Rapport annuel de 2019 à 2020 sur la Loi sur les ressources en eau du Canada : chapitre 3

3 Surveillance de l’eau douce

En collaboration avec les gouvernements des provinces et des territoires et d’autres intervenants, ECCC mène trois types d’activités de surveillance de l’eau douce partout au Canada, afin d’obtenir de l’information sur :

3.1 Surveillance de la quantité d’eau

Le Programme hydrométrique national (PHN), un partenariat entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux et territoriaux, a pour responsabilité la fourniture des données, des connaissances et des renseignements hydrométriques essentiels dont les Canadiennes et Canadiens, et leurs institutions ont besoin pour prendre des décisions éclairées en matière de gestion de l’eau pour assurer la protection et l’intendance de l’eau douce au Canada. Ces données se trouvent sur le site Web du Bureau de l’eau d’ECCC. La Division des relevés hydrologiques du Canada, qui fait partie des Services hydrologiques nationaux (SHN) d’ECCC, est le partenaire fédéral et le principal exploitant du réseau du PHN au Canada.

Le PHN est cogéré par la Table nationale des administrateurs (TNA) et le Comité des coordonnateurs du PHN, tous deux formés de membres responsables de l’administration des accords de surveillance hydrométrique dans chaque province ou territoire et d’un administrateur national désigné par le Canada. Les deux groupes se sont réunis régulièrement au cours de l’exercice 2019‑2020 pour discuter de questions relatives au programme. Des commentaires fournis régulièrement par les deux groupes et une enquête annuelle sur la satisfaction de la TNA offrent une contribution précieuse sur les opérations, la documentation et les pratiques de diffusion du programme, ainsi que sur les ressources disponibles en matière de formation pour le PHN.

ECCC a des accords hydrométriques avec neuf provinces, le Yukon, les Territoires du Nord‑Ouest ainsi que Relations Couronne‑Autochtones et Affaires du Nord Canada (RCAANC) pour le Nunavut en vue de la collecte, de l’analyse, de l’interprétation et de la diffusion de données sur la quantité d’eau. Ces ententes sont administrées en collaboration depuis 1975 et, à l’exception de Terre‑Neuve‑et‑Labrador, du Nouveau‑Brunswick et de la Saskatchewan, elles ont été renouvelées depuis 2008. De plus, les SHN sont cosignataires d’un protocole d’entente annuel sur l’eau avec l’Île‑du‑Prince‑Édouard. L’objectif de l’entente est d’assurer la coordination des efforts provinciaux et fédéraux pour la surveillance de la santé des écosystèmes aquatiques à l’Île‑du‑Prince‑Édouard, y compris la quantité d’eau, en vue de maintenir la durabilité des ressources en eau de la province pour générer des avantages environnementaux, sociaux et économiques.

Les accords relatifs à des programmes particuliers sur les ressources en eau requièrent que les gouvernements participants précisent le montant de financement que chacun assumera ainsi que les informations et l’expertise qu’ils fourniront, dans des proportions convenues. Lorsque les accords portent sur des activités permanentes, comme les accords de surveillance hydrométrique conclus avec chaque gouvernement provincial et territorial, le partage des coûts se fait en fonction des besoins de données de chaque partie.

3.1.1 Réseau national de surveillance hydrométrique

Au cours de l’exercice 2019‑2020, le Réseau national de surveillance hydrométrique du PHN du Canada était constitué de 2 865 stations de surveillance hydrométrique (voir le tableau 1 et la figure 1). Au cours de cette période, ECCC a exploité 2 220 de ces stations hydrométriques. Parmi les stations exploitées par ECCC, 1 156 étaient entièrement ou partiellement financées par le gouvernement fédéral. Les autres stations étaient exploitées par ECCC pour le compte de gouvernements provinciaux et territoriaux ou d’un tiers, et le partage des coûts était fondé sur des besoins et des exigences précis (voir le tableau 1). Au Québec, le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques a exploité 227 stations, dont certaines étaient financées en tout ou en partie par le gouvernement du Canada.

Tableau 1. Stations du Réseau national de surveillance hydrométrique

Tableau 1. Stations du Réseau national de surveillance hydrométrique
Stations exploitées par ECCC (par entente de partage des coûts)
Province ou territoirea Gouvernement fédéral Partage des coûtsb Province ou territoire Tierce partie Stations non exploitées par ECCC (divers arrangements financiers) Total par province ou territoire
Alberta 77 159 160 34 55 485
Colombie‑Britannique 48 181 209 0 6 444
Manitoba 26 83 108 0 179 396
Nouveau‑Brunswick 14 17 24 1 0 56
Terre-Neuve-et-Labrador 15 32 70 0 0 117
Nouvelle-Écosse 10 6 12 3 0 31
Territoires du Nord‑Ouest 43 23 20 17 0 103
Nunavut 7 2 13 3 0 25
Ontario 127 68 341 9 43 588
Île‑du‑Prince‑Édouard 0 5 1 4 0 10
Québec 17 0 0 0 227 244
Saskatchewan 97 50 13 0 135 295
Yukon 9 26 26 10 0 71
Total 490 652 997 81 645 2 865

a Les stations de surveillance hydrométrique à l’intérieur des limites de chaque province, quel que soit le bureau qui les exploite.

b Les stations à coûts partagés sont des stations partiellement financées par le gouvernement fédéral, les gouvernements provinciaux et territoriaux et des tierces parties. Le ratio de partage des coûts varie d’une station à l’autre.

Remarque : Le réseau comprend également un petit nombre de stations hydrométriques internationales désignées, situées aux États‑Unis, qui ne sont pas incluses dans le présent rapport, car elles appuient des activités de la Commission mixte Internationale qui ne sont pas assujetties à la LREC.

Aucun changement notable n’a été apporté à la taille du Réseau national de surveillance hydrométrique au cours de l’exercice 2019‑2020, mais certaines modifications mineures y ont toutefois été apportées.

Figure 1. Réseau national de surveillance hydrométrique
Figure 1. Réseau national de surveillance hydrométrique
Description longue

La figure 1 est une carte du Canada qui indique l'emplacement du Réseau national des 2 865 stations de surveillance hydrométrique. (Voir Tableau 1)

Au cours de l’exercice 2019‑2020, plus de 50 des 336 téléphériques ont été traités, soit en étant réparés, utilisés à d’autres fins ou remplacés grâce au renouvellement de l’investissement. Grâce aux 40 téléphériques réparés l’année dernière, 25 % des téléphériques ont été réparés au cours des deux dernières années. Plusieurs téléphériques ont été remplacés par d’autres technologies.

Au cours de l’exercice 2019‑2020, 160 des 560 stations avec des puits de mesurage contaminés à la créosote ont été mises hors service. Des listes de vérification environnementale et des pratiques exemplaires en matière de gestion ont été préparées pour garantir la conformité environnementale de tous les projets de construction et de mise hors service.

3.1.2 Diffusion des données

Pendant la crue printanière de 2019, un soutien après les heures d’ouverture a été offert pour veiller à ce que des données hydrométriques en temps réel soient disponibles 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 pendant la période de crue.

À l’automne 2019, les SHN ont commencé à diffuser les niveaux d’eau et les débits quotidiens provisoires dans la page contenant les graphiques et les tableaux en temps réel du site Web du Bureau de l’eau. Les partenaires provinciaux et territoriaux peuvent maintenant consulter en ligne, dès le lendemain, les valeurs quotidiennes. Auparavant, les partenaires provinciaux et territoriaux recevaient par courriel, au besoin, les niveaux d’eau et les débits quotidiens provisoires ou ils attendaient de recevoir les ensembles de données définitifs et approuvés, qui sont publiés trimestriellement par les SHN. En rendant accessibles en ligne des données quotidiennes provisoires sur les niveaux d’eau et les débits, nous offrons plus rapidement à nos partenaires des données pour la réalisation d’analyses hydrologiques importantes.

Des modifications importantes ont été apportées aux systèmes de diffusion des données, car les SHN ont fait passer le système de production sur l’infonuagique d’Aquarius Next Generation (NG). Cette transition importante du programme n’a pas eu d’incidence sur la diffusion des données.

Le développement était en constante évolution afin d’automatiser le téléchargement des données approuvées quotidiennement du système de production de données aux Données Hydrométriques Nationales Archivées. Les bases de données historiques hors ligne des Données Hydrométriques Nationales Archivées ont été diffusées quatre fois, soit en avril, en juillet et en octobre 2019 ainsi qu’en janvier 2020.

3.2 Surveillance de la qualité de l’eau douce

La surveillance de la qualité de l’eau douce est un programme central d’ECCC depuis la création du Ministère au début des années 1970. Les activités de surveillance du Ministère sont essentielles pour évaluer l’état et les tendances de la qualité de l’eau, pour en rendre compte et pour assurer le respect des engagements nationaux et internationaux et des obligations du gouvernement fédéral prévues par la loi. Les données sont également utilisées pour appuyer le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l’environnement (ICDE) concernant la qualité de l’eau (voir la section 4).

Une grande partie des activités de surveillance du programme sont menées conformément à des ententes fédérales‑provinciales‑territoriales, assurant ainsi une prestation économique et non-duplicative du programme. ECCC a des accords de surveillance de la qualité de l’eau conclus avec la Colombie‑Britannique, le Yukon, Terre‑Neuve‑et‑Labrador, l’Île‑du‑Prince‑Édouard, le Nouveau‑Brunswick, le Manitoba et le Québec.

Les objectifs des ententes fédérales‑provinciales‑territoriales de surveillance de la qualité de l’eau sont les suivants :

Le réseau de surveillance à long terme de la qualité de l’eau douce est constitué de 171 sites d’échantillonnage fédéraux, fédéraux‑provinciaux et fédéraux‑territoriaux partout au Canada (voir la figure 2). La carte indique également 35 sites surveillés dans les eaux transfrontalières du Canada et des États‑Unis, ainsi que l’emplacement de sites surveillés à divers moments dans le cadre du Programme fédéral des Grands Lacs. Des échantillons d’eau sont régulièrement prélevés à ces sites pour analyser les paramètres physicochimiques de la qualité de l’eau, notamment la température, le pH, l’alcalinité, la turbidité, les ions majeurs, les éléments nutritifs et les métaux. Les pesticides, les bactéries et les autres paramètres préoccupants sont aussi surveillés en cas de problèmes de qualité de l’eau qui sont propres à un site. Les données nationales de monitoring de la qualité de l’eau à long terme sont publiées en ligne.

Figure 2. Stations de surveillance à long terme de la qualité de l’eau
Figure 2. Stations de surveillance à long terme de la qualité de l’eau
Description longue

La figure 2 est une carte du Canada qui indique l'emplacement des sites permanents de surveillance de la qualité de l'eau. Le réseau comprend des sites d’échantillonnage fédéraux, fédéraux-provinciaux et fédéraux-territoriaux, dans l’ensemble du pays. Ces sites sont distribués dans cinq aires de drainage : l’océan Arctique, l’océan Atlantique, le Golfe du Mexique, la Baie d’Hudson et l’Océan Pacifique.

Depuis 2010, la Division du monitoring et de la surveillance de la qualité de l’eau d’ECCC utilise le cadre de gestion adaptative fondé sur le risque pour optimiser ses activités de surveillance. Le cadre de gestion adaptative fondé sur le risque est défini au moyen d’un ensemble de piliers établis qui guident ses diverses composantes. Ces piliers comprennent la définition des responsabilités en matière de surveillance, la détermination des risques pour la qualité de l’eau aux stations de surveillance et dans l’ensemble des bassins hydrographiques du Canada, l’optimisation des opérations de surveillance et l’assurance de la qualité des données et de l’accès à celles‑ci, ce qui améliore la production de rapports sur les résultats.

Les stations de surveillance à long terme existantes (voir la figure 2) sont classées en fonction d’une série de réseaux à l’échelle nationale, c’est‑à‑dire les grandes rivières, les grands lacs prioritaires, les rivières transfrontalières, les cours d’eau de référence et zones de stress élevé. Chaque réseau comprend un ensemble d’objectifs de surveillance nationaux précis et a été élaboré de manière à améliorer la comparabilité des données de surveillance.

Le Programme de surveillance de la qualité des eaux douces d’ECCC convient bien aux principaux bassins versants du Canada (océan Pacifique, océan Arctique et rivière Athabasca, baie d’Hudson et océan Atlantique). Ce programme favorise une gestion rigoureuse des ressources en eau partout au pays.

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter le site Web du suivi de la qualité des eaux douces d’ECCC.

3.3 Surveillance biologique

En plus d’assurer la surveillance physicochimique de la qualité de l’eau, comme il a été expliqué plus haut, ECCC surveille également les composantes biologiques à l’aide de communautés de macroinvertébrés benthiques afin d’évaluer la santé des écosystèmes aquatiques.

Le Réseau canadien de biosurveillance aquatique (RCBA) est un volet du Programme de surveillance de la qualité des eaux douces servant à l’évaluation de la condition biologique des écosystèmes d’eau douce au Canada au moyen de méthodes normalisées de collecte et d’analyse des données. Ce volet, fondé sur des décennies de recherche et de développement dans de nombreux pays, a été adopté par de multiples organisations au Canada. On doit le succès continu du RCBA à la collaboration et au partage des données. Il est dirigé par l’équipe nationale du RCBA d’ECCC, qui offre la gestion des données en ligne, les outils et modèles d’évaluation, les protocoles d’analyse sur le terrain et en laboratoire, la certification et la formation, ainsi que la recherche et le développement en écologie. Les partenaires du Réseau mettent en commun leurs observations dans la base de données nationale. Les partenaires du RCBA comprennent des ministères du gouvernement fédéral et des gouvernements provinciaux et territoriaux, l’industrie, le milieu universitaire, les collectivités autochtones et des organisations non gouvernementales, comme des groupes communautaires de protection des bassins versants. L’équipe scientifique du RCBA, composée de scientifiques externes et d’ECCC spécialisés dans la surveillance écologique à grande échelle, formule des avis scientifiques et des recommandations.

Depuis le début de l’élaboration de programmes nationaux normalisés pour la surveillance biologique dans les années 1990, des données provenant de plus de 10 000 endroits partout au pays sont représentées dans la base de données du RCBA. Au cours de l’exercice 2019‑2020, ECCC et ses collaborateurs ont recueilli des données dans 956 sites situés dans plusieurs sous‑bassins partout au pays (voir la figure 3).

Figure 3. Stations de surveillance du RCBA
Figure 3. Stations de surveillance du RCBA
Description longue

La figure 3 est une carte du Canada qui montre l'emplacement des sites de surveillance du Réseau canadien de biosurveillance aquatique (RCBA) dans l'ensemble du pays. En 2019-2020, Environnement et changement climatique Canada et ses collaborateurs en ont recueilli à 956 sites dans plusieurs sous-bassins partout au pays.

3.4 Données régionales sur la surveillance

Les résumés des activités de surveillance réalisées dans les diverses régions du Canada sont exposés ci‑dessous, par région (le Yukon chevauchant à la fois les régions de la côte Pacifique et du Nord du Canada), comme suit :

3.4.1 Côte du Pacifique

Surveillance de la quantité d'eau

Au cours de la période allant d’avril 2019 à mars 2020, les débits annuels de l’écoulement fluvial en Colombie‑Britannique ont été sous la normale ou près de la normale (par rapport à la période allant de 1980 à 2019 avec 21 stations servant d’indicateurs dans diverses régions hydrologiques). Le ruissellement nival s’est généralement situé sous la normale en raison de l’accumulation annuelle de neige sous la normale. L’écoulement fluvial au cours de l’été et de l’automne a été sous la normale sur la côte, et près ou au‑dessus de la normale dans la partie intérieure de la Colombie‑Britannique.

Le réseau de surveillance de la quantité d’eau en Colombie‑Britannique (444 stations) a été révisé comme suit :

Surveillance de la qualité de l'eau

Les activités de surveillance de la qualité de l’eau ont été réalisées dans le bassin versant de l’océan Pacifique (qui comprend une partie de la Colombie‑Britannique et du Yukon) en vertu de l’Entente sur la surveillance de la qualité de l’eau entre le Canada et la Colombie‑Britannique [en anglais seulement] et de l’Entente sur la surveillance de la qualité de l’eau et des écosystèmes aquatiques entre le Canada et le Yukon.

Dans la région du Yukon où les cours d’eau s’écoulent vers l’ouest dans l’océan Pacifique, deux stations sur les rivières Alsek et Dezadeash ont été surveillées en collaboration avec le ministère de l’Environnement du Yukon. Les autres stations de surveillance de la qualité de l’eau au Yukon dont les cours d’eau se jettent dans la mer de Béring, qui étaient précédemment rattachées au bassin hydrographique du Pacifique, sont comprises dans la section du présent rapport qui porte sur le nord du Canada (voir la section 3.4.2).

En Colombie‑Britannique, ECCC et le ministère provincial de l’Environnement et de la Stratégie sur les changements climatiques ont effectué conjointement des activités de surveillance à 40 stations, ce qui comprend trois stations automatisées (décrites en détail plus loin). Les stations comprennent 38 stations sur les rivières et deux stations sur les lacs.

Finalement, en collaboration avec Parcs Canada, ECCC a exploité au cours de l’exercice 2019‑2020 cinq stations de surveillance à long terme de la qualité de l’eau dans les parcs nationaux Yoho, Kootenay et des Glaciers en Colombie‑Britannique ainsi que dans le parc national Kluane au Yukon. Ces sites relativement vierges fournissent des données de référence importantes aux fins de comparaison avec les sites influencés par l’activité humaine. Bon nombre de ces sites sont également situées dans des endroits pertinents pour évaluer les changements climatiques.

Surveillance du RCBA

En Colombie‑Britannique, la surveillance du RCBA est menée conjointement en vertu de l’Entente sur la surveillance de la qualité de l’eau entre le Canada et la Colombie‑Britannique. En vertu de cette Entente, ECCC et le ministère provincial de l’Environnement et de la Stratégie sur les changements climatiques ont continué de collaborer à la collecte de données pour le maintien et l’élaboration d’un modèle de référence et pour l’évaluation de stations.

Au cours de l’exercice 2019‑2020, ECCC a recueilli des données du RCBA dans 37 stations sur les cours d’eau et les rivières en Colombie‑Britannique, soit dans 21 stations servant au maintien et à l’élaboration de modèles de référence et dans 16 stations servant à l’évaluation de la condition biologique, situées au même endroit que les stations de surveillance physicochimique à long terme.

Les neuf modèles de référence à la disposition de tous les utilisateurs du RCBA pour la réalisation d’évaluations biologiques dans les bassins versants de la Colombie‑Britannique ont été élaborés conjointement par des organismes fédéraux et provinciaux (c.‑à‑d. ECCC, Parcs Canada et le ministère de l’Environnement et de la Stratégie sur les changements climatiques de la Colombie‑Britannique). Des modèles sont disponibles pour le fleuve Fraser, le bassin de la rivière Skagit, le bassin de l’Okanagan, la côte nord et la côte centrale de la Colombie‑Britannique, le nord‑est de la Colombie‑Britannique, le bassin de la rivière de la Paix et les parcs nationaux des Rocheuses. Il existe deux modèles préliminaires pour la côte sud de la Colombie‑Britannique ainsi que pour les bassins de l’Okanagan et du fleuve Columbia. Ils font actuellement l’objet d’une révision.

3.4.2 Nord du Canada

Surveillance de la quantité d'eau

La fonte printanière dans la partie ouest des Territoires du Nord‑Ouest et du Yukon a été inhabituelle en ce sens que des fontes mécaniques de la couverture des glaces n'étaient pas très répandues et les ruptures thermiques étaient prédominantes (ce qui est rare), ce qui a entraîné des niveaux d'eau anormalement bas pendant la période de débâcle. Les niveaux d’eau ont été anormalement bas pour la saison au cours de la fonte. Après la fonte, les niveaux d’eau dans le nord se situaient dans la normale au cours de l’exercice 2019‑2020, à l’exception du lac Kluane. Le lac Kluane continue de présenter des niveaux d’eau maximaux considérablement plus bas en raison de la capture de la rivière en 2016, où le débit de la rivière Slims, qui se jette dans le lac Kluane, a été détourné en raison du recul du glacier Kaskawulsh [en anglais seulement]. Pour mieux décrire et représenter la modification des caractéristiques du débit, la rivière Kluane à la sortie du lac Kluane a été rétablie à titre de station de débit annuel, dont les frais de fonctionnement sont partagés entre le gouvernement du Yukon et la Division des relevés hydrologiques du Canada.

Le réseau de surveillance de la quantité d’eau de cette région a été révisé comme suit :

Note : Vingt-cinq stations hydrométriques ont été exploitées au Nunavut par ECCC conformément à l’accord établi de partage des coûts. Les fonds de fonctionnement sont répartis conformément à un accord particulier de partage des coûts entre ECCC, RCAANC, l’Agence Parcs Canada et la ville d’Iqaluit.

Surveillance de la qualité de l'eau

ECCC a surveillé 52 stations dans le bassin versant de l’océan Arctique et dans le Nord, soit 22 dans les Territoires du Nord‑Ouest, 14 au Nunavut, 13 au Yukon et trois dans le nord de l’Alberta. La plupart de ces stations étaient exploitées dans le cadre d’un accord avec Parcs Canada et elles comprenaient sept parcs nationaux (Auyuittuq, Quttinirpaaq, Ukkusiksalik, Aulavik, Ivvavik, Tuktut Nogait et Nahanni). Bon nombre de ces stations se trouvaient au même endroit que des stations hydrométriques d’ECCC.

Des stations sur les rivières, dont une station automatisée, ont été surveillées au Yukon en collaboration avec le ministère de l’Environnement du Yukon.

Bon nombre de stations de l’Extrême‑Arctique considérées comme relativement intactes fournissent des données de référence importantes aux fins de comparaison en ce qui concerne le transport à grande distance des polluants atmosphériques vers des zones de haute latitude, ainsi que pour l’influence future potentielle de l’activité humaine dans le Nord. ECCC exploite aussi des stations de surveillance de la qualité de l’eau sur les grands fleuves et les grandes rivières du Nord, dont certains font partie de bassins transfrontaliers (p. ex. le fleuve Mackenzie, la rivière des Esclaves, la rivière Liard et le fleuve Yukon) ou de bassins versants importants du Nord (p. ex. les rivières Coppermine et Thelon, le Grand lac de l’Ours et la rivière Great Bear).

Surveillance du RCBA

Au cours de l’exercice 2019‑2020, ECCC a recueilli des données du RCBA dans cinq stations sur les cours d’eau et les rivières situées au même endroit que les stations de surveillance physicochimique à long terme au Yukon. Des modèles de bioévaluation dans le Nord sont disponibles pour l’évaluation des stations de ces échantillons du RCBA prélevés dans le bassin du fleuve Yukon ainsi que pour d’autres organismes gouvernementaux qui exécutent des programmes de biosurveillance (c.‑à‑d. ministère des Pêches et des Océans et gouvernement du Yukon). Un modèle de bioévaluation, principalement utilisé par Parcs Canada, est également disponible dans le bassin de la rivière Nahanni Sud dans les Territoires du Nord‑Ouest.

3.4.3 Région des Prairies

Surveillance de la quantité d'eau

En juin, juillet et août, la pluie régulière dans le nord‑ouest et le centre de la province a entraîné des débits supérieurs à la moyenne des cinq dernières années dans le nord de la Saskatchewan et dans les bassins de la rivière Athabasca. Les niveaux d’eau supérieurs à la moyenne ont persisté pendant plusieurs semaines en juillet et août.

Les secteurs de Rivière-la-paix et de Grande Prairie ont connu des conditions printanières hâtives grâce à la fonte des glaces qui a eu lieu une ou deux semaines plus tôt que la normale. Les rivières et les fleuves de la région ont connu des crues à la fin du mois de juin 2019 et certains niveaux d’eau les plus élevés jamais enregistrés depuis les trente dernières années. Les niveaux d’eau ont été supérieurs à la normale jusqu’à la mi‑septembre pour la plupart de ces rivières et fleuves.

Surveillance de la qualité de l'eau
Bassin versant de la rivière Athabasca

ECCC a surveillé douze stations dans le bassin versant de la rivière Athabasca, en Alberta. Dix de ces stations font l’objet d’une surveillance dans le cadre du programme de surveillance des sables bitumineux en partenariat avec le ministère de l’Environnement et des Parcs de l’Alberta. Le travail de surveillance effectué en vertu de ce plan a été conçu de manière à suivre les effets cumulatifs de l’exploitation des sables bitumineux sur l’air, l’eau, la faune et la biodiversité afin d’aider à orienter les processus décisionnels du gouvernement et de l’industrie.

Bassin versant de la baie d’Hudson

Dans le cadre du réseau national de surveillance à long terme de la qualité de l’eau douce, et en appui à l’Accord‑cadre sur la répartition des eaux de la Régie des eaux des provinces des Prairies [en anglais seulement], ECCC a surveillé 12 stations le long des principaux fleuves et rivières traversant les frontières provinciales entre l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. Ces travaux ont également permis la production de rapports annuels sur les objectifs en matière de qualité de l’eau quant aux éléments nutritifs, aux métaux, aux ions majeurs et aux pesticides, qui sont des paramètres établis par le Canada, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba. Les données et les renseignements sur la qualité de l’eau ainsi recueillis ont aussi servi à appuyer le programme du bassin du lac Winnipeg. Les données sur la qualité de l’eau sont régulièrement transmises aux partenaires et collaborateurs qui font partie du Lake Winnipeg Research Consortium, notamment le gouvernement du Manitoba, d’autres ministères fédéraux, des universités et des instituts qui s’intéressent au lac Winnipeg.

ECCC a travaillé avec le ministère du Développement durable du Manitoba dans le cadre de l’entente auxiliaire pour les sciences établie en vertu du Protocole d’entente Canada‑Manitoba portant sur le lac Winnipeg et son bassin. L’entente, conclue en 2012, soutient l’élaboration de données scientifiques, d’indicateurs et de cibles en matière d’éléments nutritifs. D’autres stations transfrontalières importantes de surveillance se trouvent dans les rivières Rouge, Pembina, Winnipeg et Souris. Les rivières Rouge et Souris, en particulier, ont subi beaucoup de problèmes de qualité de l’eau au fil du temps (nutriments, métaux, pesticides et salinité). Les problèmes de qualité et de quantité d’eau dans ces rivières sont officiellement traités par le Conseil international de la rivière Rouge et le Conseil international de la rivière Souris, qui relèvent de la Commission mixte internationale (CMI). Des mises à jour régulières sur la surveillance ont été fournies à ces conseils et à certains partenaires institutionnels au cours de l’exercice 2019‑2020.

Tous les fleuves et rivières transfrontaliers du bassin versant ont été surveillés régulièrement (de huit à douze fois par année). Au cours de la saison des eaux libres de 2019‑2020, la rivière Rouge a été surveillée plus étroitement (hebdomadaire ou bimensuelle) pour répondre aux préoccupations soulevées par l’augmentation des eaux déversées par le lac Devils (Dakota du Nord) qui traversent la frontière canadienne et pour améliorer les estimations d’apport d’éléments nutritifs dans le lac Winnipeg. De plus, ECCC a exploité une station automatisée sur la rivière Rouge à Emerson, au Manitoba, qui a servi de système d’alerte en temps réel à l’appui de la surveillance de la qualité de l’eau et des inondations transfrontalières. Des données en temps réel ont été utilisées pour évaluer les changements dans la qualité de l’eau et les précipitations intermittentes. De plus, la rivière Rouge a également fait l’objet d’une surveillance pour un ensemble de pesticides, notamment les néonicotinoïdes, les carbamates (fongicide) et la sulfonylurée (herbicide), afin d’évaluer la contamination transfrontalière.

Le lac des Bois, voie navigable qui chevauche une frontière internationale et des frontières provinciales, est relativement unique en raison du nombre d’administrations et d’organismes internationaux, comme la CMI, qui ont un rôle à jouer pour en assurer la bonne gestion environnementale. Compte tenu des préoccupations locales et nationales que soulèvent toujours la prolifération des cyanobactéries (algues bleu‑vert) nuisibles et potentiellement toxiques dans le lac des Bois et le déclin de la qualité de l’eau de celui‑ci, ECCC vient de terminer une étude approfondie de quatre ans concernant la recherche et la surveillance, y compris la participation de partenaires du milieu universitaire. Les résultats obtenus au cours des quatre dernières années orienteront les prochaines étapes et méthodes pour la gestion des problèmes liés à la qualité de l’eau dans ce bassin.

Enfin, en vertu d’un protocole d’entente avec Parcs Canada, des stations ont également été échantillonnées par ECCC dans les parcs nationaux Banff, Jasper et des Lacs‑Waterton. Ces stations ont fourni à Parcs Canada des renseignements sur la qualité de l’eau et ont été utilisées comme stations de référence dans le cadre du programme de surveillance à long terme de la qualité de l’eau d’ECCC.

Surveillance du RCBA

Dans le bassin versant de la rivière Athabasca, dans le cadre du Plan de mise en œuvre conjoint du Canada et de l’Alberta pour la surveillance visant les sables bitumineux, un échantillonnage du RCBA a été effectué à 64 stations des affluents du cours inférieur de la rivière Athabasca en 2019. Le Plan comprenait également un échantillonnage de biosurveillance à dix stations avec cinq réplicats dans le courant dominant de la rivière Athabasca, réalisé selon une méthode du RCBA adaptée aux grands fleuves et rivières. Les sites d’échantillonnage du cours inférieur de la rivière Athabasca et de ses affluents vont de la zone active d’exploitation des sables bitumineux (sites potentiellement touchés) à l’extérieur de la zone d’exploitation, ainsi qu’au‑delà de tout secteur d’exposition naturelle aux formations géologiques bitumineuses de la région (sites de référence). Au cours de l’exercice 2019‑2020, le RCBA a également effectué un échantillonnage à 16 stations des affluents de la rivière de la Paix et à 16 stations des affluents de la rivière Christina dans le cadre d’un programme de biosurveillance élargi des sables bitumineux.

En plus de la biosurveillance liée au programme sur les sables bitumineux, ECCC a recueilli des données du RCBA dans deux stations de rivières de parcs nationaux de l’Alberta servant à l’évaluation de la condition biologique, situées au même endroit que les stations de surveillance physicochimique à long terme. La surveillance du RCBA est également effectuée par Parcs Canada à d’autres stations de surveillance physicochimique à long terme. Un modèle de référence à la disposition de tous les utilisateurs du RCBA pour la réalisation d’évaluations biologiques dans les bassins versants des parcs nationaux des Rocheuses a été élaboré par Parcs Canada et chevauche la frontière entre la Colombie‑Britannique et l’Alberta.

3.4.4 Région de l’Ontario

Surveillance de la quantité d'eau

Des crues prolongées très importantes ont eu lieu pendant la crue printanière dans tout le sud de l’Ontario et près du nord de la province. Une crue considérable a eu lieu dans la rivière des Outaouais, dépassant les niveaux les plus élevés des eaux observés en 2017. Des niveaux très élevés des eaux ont été observés dans les Grands Lacs, ce qui ont contribué à de longues périodes d’inondations fluviales et d’inondations des rives. Ces inondations et les routes inondées ont donné lieu aux ordres de Transports Canada de limiter l’accès par bateau aux secteurs d’Ottawa et de Muskoka et de fermer pendant plusieurs jours de la Transcanadienne.

Surveillance de la qualité de l'eau

En Ontario, la surveillance fédérale‑provinciale et Canada–États‑Unis de la qualité de l’eau est appuyée par l’Accord Canada‑Ontario concernant la qualité de l’eau et la santé de l’écosystème des Grands Lacs (à renouveler en 2020) et l’Accord CanadaÉtats‑Unis relatif à la qualité de l’eau dans les Grands Lacs (AQEGL).

Les résultats de surveillance générés par ECCC contribuent aux indicateurs évaluant l’état de l’écosystème des Grands Lacs pour ce qui est des produits chimiques toxiques dans l’eau, les sédiments et les poissons, ainsi qu’aux indicateurs de l’état des éléments nutritifs, de la qualité de l’eau et des algues. Les activités de surveillance en Ontario concernent les Grands Lacs et le lac des Bois.

Surveillance du RCBA

ECCC a échantillonné onze stations du RCBA à l’aide du protocole en eau libre afin d’évaluer les conditions actuelles (en 2019) de la communauté benthique de la baie Jackfish, un secteur préoccupant en voie de rétablissement, et d’évaluer si celles‑ci s’améliorent avec le temps. Quatre éléments ont été ou sont évalués : la physicochimie des sédiments, la bioaccumulation de contaminants, la structure des communautés d’invertébrés benthiques et les réponses toxicologiques de quatre invertébrés (Hyalella azteca, Chironomus riparius, Hexagenia spp. et Tubifex tubifex) lors d’essais de toxicité en laboratoire sur des sédiments. Des essais de toxicité ont été retardés en raison de la COVID‑19. Ils seront terminés à une date ultérieure. Quinze stations de référence, surtout à des endroits le long de la rive nord du lac Supérieur, ont été échantillonnées dans la même étude. Les conditions aux sites des essais sont comparées à celles des sites de référence afin de déterminer les niveaux actuels de la dégradation dans la baie Jackfish. Les résultats de l’étude actuelle sont comparés à ceux d’études antérieures réalisées entre 2003 et 2019 afin de déterminer si les conditions dans la baie Jackfish s’améliorent au fil des ans. Les résultats provisoires indiquent que certaines stations de la baie Jackfish continuent leur dégradation en raison de la présence dans les sédiments de métaux et de dioxines apparentées aux polychlorodibenzodioxines (PCDD) et aux polychlorobiphényles (PCB), de la bioaccumulation de ces dioxines dans les invertébrés et d’une anomalie de la communauté benthique. Au fil des ans, les conditions dans la baie Jackfish sont généralement stables.

3.4.5 Région du Québec

Quantité d'eau
Surveillance de la qualité de l'eau

Au cours de l’exercice 2019‑2020, ECCC a exploité dix stations fédérales dans le bassin du fleuve Saint‑Laurent. Sept de ces stations ont été échantillonnées mensuellement aux fins d’analyse des paramètres physiques et des éléments nutritifs. Certaines de ces sept stations ont également été échantillonnées aux fins d’analyse des métaux, des pesticides et des polybromodiphényléthers (PBDE). Les trois autres stations, situées à l’embouchure des affluents qui se jettent dans le lac Saint‑Pierre, ont été échantillonnées au cours de l’été aux fins d’analyse des éléments nutritifs. L’une de ces stations (rivière Yamaska) a également été surveillée pour ce qui est des pesticides.

De plus, 39 stations du fleuve Saint‑Laurent et de ses affluents ont été surveillées par la province de Québec, conformément à l’Entente sur la surveillance de la qualité de l’eau entre le Canada et le Québec (2017‑2022). Ces stations ont été échantillonnées mensuellement aux fins d’analyse des paramètres physiques, des éléments nutritifs, de la chlorophylle et de coliformes fécaux. Au cours de l’été, les métaux ont été mesurés mensuellement à neuf de ces stations.

Les données recueillies aux stations du bassin du fleuve Saint‑Laurent ont été fournies au programme des ICDE concernant la qualité de l’eau et au Plan d’action Saint‑Laurent.

Surveillance du RCBA

Dans l’écosystème prioritaire du fleuve Saint‑Laurent, les activités de biosurveillance se sont concentrées sur l’évaluation de la condition biologique des milieux humides fluviaux le long du cours principal du fleuve (à l’aide du protocole pour les milieux humides du RCBA). Des données ont été recueillies à onze stations à long terme de milieux humides le long du fleuve Saint‑Laurent (lacs Saint‑Louis, Saint‑François et Saint‑Pierre).

Dans le parc national de la Mauricie, des données ont été recueillies à trois stations dans un cours d’eau de référence (à l’aide du protocole du RCBA pour les cours d’eau accessibles à gué) aux fins d’analyse de données de biosurveillance à long terme, en partenariat avec Parcs Canada.

De plus, en collaboration avec le Centre de recherche du Nunavik (Société Makivik) et Parcs Nunavik (Administration régionale Kativik), ECCC a échantillonné deux stations de référence du RCBA dans deux cours d’eau de Kuujjuaq, au Nunavik. Il s’agissait des premiers échantillons du RCBA dans le Nord-du-Québec.

3.4.6 Région de l’Atlantique

Quantité d'eau
Surveillance de la qualité de l'eau

Dans le bassin versant de l’océan Atlantique, la surveillance fédérale‑provinciale de la qualité de l’eau est appuyée par :

Au cours de l’exercice 2019‑2020, trois stations fédérales‑provinciales et huit stations provinciales ont été surveillées en vertu du Protocole d’entente sur l’eau entre le Canada et l’Île‑du‑Prince‑Édouard, y compris une station de surveillance en temps réel (automatisée) sur la rivière Wilmot. De plus, la surveillance des pesticides a été effectuée pendant la saison de végétation. Les stations sont réparties dans l’ensemble de la province et les données sont disponibles sur le site Web du gouvernement de l’Île‑du‑Prince‑Édouard [page en anglais seulement].

Au cours de l’exercice 2019‑2020, ECCC a géré 13 stations fédérales (dont deux automatisées) en Nouvelle‑Écosse en appui au programme des ICDE concernant la qualité de l’eau. Le ministère de l’Environnement de la Nouvelle‑Écosse a offert son soutien pour la collecte des données. Les stations sont réparties dans l’ensemble de la province, dans les principaux bassins versants de l’aire de drainage principale des Maritimes, y compris ceux dont les eaux se jettent dans la baie de Fundy.

À Terre‑Neuve‑et‑Labrador, 24 stations fédérales‑provinciales et 56 stations provinciales réparties dans les principales aires de drainage ont été échantillonnées de quatre à huit fois au cours de l’exercice 2019‑2020. Les données et les renseignements sur les stations sont disponibles sur le site Web de la Division de la gestion des ressources en eau de Terre‑Neuve‑et‑Labrador [page en anglais seulement].

Au cours de l’exercice 2019‑2020, dans le cadre de l’Entente sur la surveillance de la qualité de l’eau entre le Canada et le Nouveau‑Brunswick, dix stations fédérales‑provinciales ont été surveillées sur des fleuves et rivières ou des affluents transfrontaliers provinciaux ou internationaux, dans les bassins versants du fleuve Saint‑Jean (rivière Wolastoq) et de la rivière Restigouche. Quatre autres stations automatisées de surveillance en temps réel du bassin versant du fleuve Saint‑Jean (rivière Wolastoq) ont également été entretenues par ECCC aux frontières du cours d’eau transfrontalier Big Presque Isle, de la rivière Aroostook et de la rivière Meduxnekeag, ainsi que dans le chenal principal de Gagetown.

Le Conseil international du bassin de la rivière Sainte‑Croix, qui relève de la CMI, joue un rôle important dans la gestion des niveaux d’eau, de la qualité de l’eau et des pêches entre le Maine et le Nouveau‑Brunswick. Le Conseil travaille en collaboration avec les intervenants du bassin versant à la prévention et à la résolution des différends. ECCC a surveillé les niveaux d’eau à sept stations du bassin versant ainsi que la qualité de l’eau en temps réel à deux stations (automatisées) et a contribué au rapport annuel de 2019 [en anglais seulement] que le Conseil a présenté à la CMI.

Surveillance du RCBA

Dans les provinces de l’Atlantique, 146 stations de cours d’eau, rivières ou fleuves ont été surveillées par ECCC et ses partenaires reconnus officiellement en 2019. De ce nombre, 42 ont été surveillées par ECCC, 66 par d’autres ministères fédéraux ou Parcs Canada, neuf par les gouvernements provinciaux et 29 par des organismes non gouvernementaux. Ces efforts ont appuyé les ententes fédérales‑provinciales de surveillance de la qualité de l’eau conclues avec le Nouveau‑Brunswick, Terre‑Neuve‑et‑Labrador et l’Île‑du‑Prince‑Édouard. La surveillance a aussi permis aux partenaires de réaliser des évaluations dans des bassins versants transfrontaliers (c.‑à‑d. fleuve Saint‑Jean [rivière Wolastoq]) et le territoire domanial (c.‑à‑d. parcs nationaux, collectivités autochtones et bases des Forces canadiennes de Meaford et Gagetown).

Des recherches sur l’utilisation de nouvelles techniques d’évaluation du caractère satisfaisant de l’habitat aquatique à soutenir la vie aquatique, fondées sur le prélèvement d’échantillons d’acide désoxyribonucléique (ADN), ont également été menées dans le cadre d’un projet en collaboration avec l’Initiative de recherche et développement en génomique. En 2019, 74 stations ont été échantillonnées : 56 au Nouveau‑Brunswick, sept en Nouvelle‑Écosse et onze à l’Île‑du‑Prince‑Édouard. Un modèle de référence utilisant l’ADN est en cours d’élaboration pour la région de l’Atlantique.

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