Charte sur les plastiques dans les océans

Ambition

Les déchets de plastique marins constituent un problème mondial qui nécessite une action mondiale pour apporter de réels changements. Le 9 juin 2018, le Canada, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Royaume-Uni et l’Union européenne ont adopté la Charte sur les plastiques dans les océans afin de démontrer leur engagement à prendre des mesures concrètes et ambitieuses pour aborder le problème.

La Charte jette les bases nécessaires afin d’assurer que les plastiques sont conçus pour être réutilisés et recyclés. En signant la Charte, nos partenaires s’engagent à adopter une approche plus efficace en matière d’utilisation des ressources et de cycle de vie des plastiques sur terre et en mer. Grâce à des partenariats avec des entreprises, des organisations internationales et d’autres pays, nous pouvons accroître l’élan en faveur d’une action réelle contre la pollution par le plastique dans le monde.

Objectif et portée

La Charte sur les plastiques dans les océans rassemble les principaux gouvernements, les entreprises et les organisations de la société civile afin qu’ils appuient ses objectifs et s’engagent à prendre des mesures pour promouvoir une gestion des plastiques durable et efficace sur le plan des ressources.

Partenaires

Les partenaires sont invités à mettre les objectifs et les engagements de la Charte en œuvre au sein de leurs champs de compétence et domaines d’influence respectifs. Ils sont également invités à rendre compte de leurs progrès de mise en œuvre de la Charte sur les plastiques dans les océans par l’entremise de leurs propres mécanismes et processus de production de rapports.

Gouvernements

*Nouveau

  1. Canada
  2. Union Européenne
  3. France
  4. Allemagne
  5. Italie
  6. Royaume-Uni
  7. Jamaïque
  8. Kenya
  9. Mexique
  10. Norvège
  11. Îles Marshall
  12. Pays-Bas
  13. Sénégal
  14. Nauru
  15. Les Palaos
  16. Cabo Verde
  17. Birmanie
  18. Samoa
  19. Costa Rica
  20. *Monaco
  21. *Fidji

Entreprises et organismes

*Nouveau

  1. A&W Food Services of Canada Inc.
  2. Clean Foundation
  3. Develop Nova Scotia
  4. Enerkem
  5. IKEA
  6. Loop Industries Inc.
  7. Nestlé
  8. Oceans North
  9. One More Generation
  10. OneLessStraw
  11. Precovery Labs
  12. Pyrowave
  13. Sea Going Green
  14. Sky PLC
  15. The Coca-Cola Company
  16. The Tare Shop
  17. Unilever
  18. Volvo Car Group
  19. BASF Canada s'est engagé à mettre en œuvre les sections 3 et 4.
  20. Walmart s’est engagé à atteindre 100 % d’emballage de marque privée recyclable d’ici 2025.
  21. ACME Containers Limited
  22. African Institute at the University of Lagos
  23. BIDCO Africa Limited
  24. BioCellection
  25. Capwell Industries LTD
  26. Coca Cola Beverages Africa-Kenya
  27. Cooper K Brands LTD
  28. Dunia Designs
  29. General Plastics
  30. General Printers Limited
  31. Global Initiatives
  32. Greenplast International LTD
  33. Kenya Association of Manufacturers (KAM)
  34. Kenya Association of Tour Operators
  35. KEPSA/Sustainable Inclusive Business
  36. Kevian Kenya Ltd
  37. Kibra Green
  38. Mayers Natural Spring Water - Kenya
  39. Melvin Marsh International Limited
  40. Packaging Industries Limited
  41. PETCO Kenya
  42. Plastic Energy
  43. Polyflex Industries Limited
  44. Pride Industries Limited
  45. Scrumptious Eats Kenya
  46. Skanem Interlabels Nairobi Limited
  47. Stop! MicroWaste
  48. Sunworld Safaris
  49. Sustainable Environmental Development Watch (Suswatch)
  50. T3 (Trash Thread Textile)
  51. Turtle Bags
  52. Unilever East Africa
  53. University of Nairobi
  54. X-Calibur Construction Chemistry (EA) Ltd
  55. *Ocean Wise
  56. *Éco Héros
  57. *Students on Ice
  58. *Schad Foundation
  59. *Sitka Foundation
  60. *Union internationale pour la conservation de la nature
  61. *PyroCore ltd
  62. *RICE A/S
  63. *Techpak Industries Limited

Comment adhérer

Si vous souhaitez devenir un partenaire pour soutenir la Charte sur les plastiques dans les océans, vous pouvez envoyer une déclaration d’intérêt à l’adresse suivante : ec.chartesurlesplastiquesplasticscharter.ec@canada.ca. On invite les partenaires à préciser leur intention de travailler à la mise en œuvre de la Charte dans son ensemble ou de certains domaines spécifiques conformément à leurs champs de compétence et leurs domaines d’influence.

Les déclarations d’intérêt sont acceptées du directeur général ou du président d’une organisation, du ministre de l’Environnement, du ministre des Affaires étrangères ou du chef de l’État ou du gouvernement.

Lire la Charte sur les plastiques dans les océans

Les matières plastiques sont l’une des inventions les plus révolutionnaires du siècle dernier et jouent un rôle important dans notre économie et notre vie quotidienne. Cependant, dans leur forme actuelle, la production, l’utilisation, la gestion et l’élimination des plastiques constituent une menace pour l’environnement, les sources de revenus et, potentiellement, la santé humaine. Elles représentent également une perte importante de valeur, de ressources et d’énergie.

Nous nous engageons à adopter une approche plus efficace et plus durable quant à la gestion des matières plastiques. Nous prenons la résolution d’adopter une approche axée sur le cycle de vie en ce qui a trait à la gérance des plastiques sur terre et en mer. Cette approche vise à éviter le recours inutile aux plastiques et à en prévenir les déchets. Elle vise en outre, au moyen de différentes mesures stratégiques, à s’assurer que les plastiques sont conçus pour être récupérés, réutilisés, recyclés et gérés à la fin du cycle de vie, de sorte à éviter les déchets.

Nous nous efforçons d’accroître l’utilisation efficace des ressources tout en renforçant les systèmes de réacheminement des déchets et l’infrastructure de collecte et de traitement des matières plastiques. Nous tentons aussi de récupérer la valeur des matières plastiques au sein de l’économie pour ainsi réduire les émissions de gaz à effet de serre et empêcher le rejet des matières plastiques dans l’environnement.

Nous cherchons à stimuler l’innovation pour créer des solutions, des technologies et des solutions de rechange durables tout au long du cycle de vie du plastique afin de permettre aux consommateurs et aux entreprises de changer leur comportement. Nous nous emploierons à mobiliser et à appuyer les initiatives concertées entre les gouvernements, l’industrie, le milieu universitaire, les citoyens et les jeunes. Nous reconnaissons également la nécessité d’agir conformément aux engagements précédents du G7 et au Programme pour 2030, lequel établit un cadre mondial pour le développement durable.

Nous nous engageons à prendre des mesures en vue d’adopter une approche de la gestion du cycle de vie des matières plastiques dans l’économie axée sur les ressources, de la manière suivante :

1. Conception, production et post-utilisation durables

  • Travailler avec l’industrie afin d’atteindre une cible de 100 % de produits de plastique réutilisables et recyclables d’ici 2030, ou récupérables là où des solutions de rechange viables ne seront pas en place.
  • Tenir compte de tous les impacts environnementaux des solutions de rechange afin de réduire considérablement l’utilisation inutile de plastiques à usage unique.
  • Passer des marchés publics écologiques pour réduire les déchets et soutenir le marché des plastiques secondaires et les solutions de rechange au plastique.
  • Travailler avec l’industrie pour augmenter de 50 % le contenu recyclable des produits de plastique d’ici 2030, là où cette mesure pourra être mise en place.
  • Soutenir des marchés secondaires de matières plastiques, entre autres utiliser des mesures stratégiques et élaborer des mesures incitatives, des normes ou des exigences internationales pour la gouvernance, la conception et le contenu recyclé.
  • Travailler avec l’industrie à réduire l’utilisation des microbilles de plastique dans les produits cosmétiques à rincer et les produits de consommation de soins personnels, autant que possible d’ici 2020, et se pencher sur d’autres sources de microplastiques.

2. Collecte, gestion et autres systèmes et infrastructures

  • Travailler avec l’industrie et les autres niveaux de gouvernement pour recycler et réutiliser au moins 55 % des emballages de plastique d’ici 2030 et récupérer 100 % de tous les plastiques d’ici 2040.
  • Accroître la capacité nationale de gestion des matières plastiques à titre de ressource, en prévenir le rejet dans l’environnement marin, peu importe la source, et en permettre la collecte, la réutilisation, le recyclage, la récupération ou l’élimination écologiquement rationnelle.
  • Encourager l’application d’une méthode globale à l’égard de la chaîne d’approvisionnement de la production de plastique pour accroître la responsabilité et prévenir les pertes inutiles, y compris dans le cas des granules de plastique de préproduction.
  • Accélérer les mesures internationales et mobiliser les investissements pour lutter contre les déchets marins dans les points chauds mondiaux et les zones vulnérables grâce au financement public-privé et au renforcement des capacités pour les infrastructures de gestion des déchets et des eaux usées, des solutions novatrices et l’assainissement des côtes.
  • Collaborer avec les partenaires concernés, en particulier les gouvernements locaux, pour faire progresser les efforts visant à réduire les déchets marins et le rejet de plastiques, notamment dans les petites îles et les collectivités éloignées, au moyen par exemple de mesures de sensibilisation.

3. Modes de vie et éducation durables

  • Renforcer les mesures, comme les instruments basés sur le marché pour empêcher le plastique de pénétrer dans les océans, et renforcer les normes d’étiquetage pour permettre aux consommateurs de prendre des décisions durables sur le plastique, y compris les emballages.
  • Soutenir les initiatives de leadership de l’industrie et favoriser l’échange de connaissances au moyen des alliances existantes et d’autres mécanismes.
  • Promouvoir le rôle de leadership des femmes et des jeunes en tant que promoteurs de pratiques de consommation et de production durables.
  • Appuyer des plateformes d’échange d’information pour favoriser les efforts de sensibilisation et d’éducation sur la prévention et la réduction de la production de déchets de plastique, la pollution par les plastiques et l’élimination des déchets marins.

4. Recherche, innovation et nouvelles technologies

  • Évaluer la consommation actuelle de plastique et entreprendre une analyse prospective du niveau de consommation de plastique par les principaux secteurs d’utilisation, tout en déterminant et encourageant l’élimination des usages inutiles.
  • Inviter les ministres de l’Environnement du G7, lors de leur prochaine réunion, à faire progresser de nouvelles initiatives, comme le Défi innovation en matière de plastique du G7, afin de promouvoir la recherche et le développement de technologies, de méthodes de conception ou de production nouvelles et plus durables par le secteur privé et les innovateurs pour s’attaquer aux déchets de plastique dans les océans, en mettant l’accent sur toutes les étapes de la chaîne de production et d’approvisionnement.
  • Promouvoir la recherche, le développement et l’utilisation de technologies permettant d’éliminer les plastiques et les microplastiques des eaux usées et des boues d’épuration.
  • Orienter le développement et l’utilisation appropriée de matières plastiques et de solutions de rechange novatrices permettant de s’assurer que les plastiques ne sont pas nocifs pour l’environnement.
  • Harmoniser les méthodes de surveillance scientifique du G7.
  • Collaborer à la recherche sur les sources et le devenir des plastiques et sur leur impact sur la santé humaine et marine.

5. Mesures dans les zones côtières et littorales

  • Encourager la tenue de campagnes sur les déchets marins dans les pays du G7 auprès des jeunes et des partenaires pertinents afin de sensibiliser le public, de recueillir des données et d’éliminer les débris des côtes et des rivages à l’échelle mondiale.
  • Accélérer la mise en œuvre du Plan d’action des dirigeants du G7 de 2015 pour lutter contre les déchets marins par le biais des programmes régionaux sur les mers, des initiatives dirigées par les ORGP, le cas échéant, et des investissements ciblés pour les activités de nettoyage qui se révèlent écologiquement viables dans les points chauds mondiaux et les zones prioritaires, en particulier sur les engins de pêche abandonnés, perdus ou autrement mis au rebut et les déchets générés et collectés par les activités de pêche.
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