Page 8 : Alex Martin à Marie-France Noël

Alex Martin

Photo: Chantal Lepire

Plectrophane des neiges

Photo: Pierre Bannon


Je participe au programme « Inventaire des hiboux nocturnes du Québec ». Suivant un protocole strict, au coucher du soleil, à des endroits précis, nous activons une bande sonore. Puis, nous attendons la venue - ou pas - des maîtres de la nuit. Un son se fait entendre, puis un autre. Les hululements se rapprochent, l’intensité augmente, l’adrénaline aussi. Tout à coup, les voilà, deux magnifiques Chouettes rayées, perceptibles dans la pénombre. Perchées sur les plus hautes branches d’un arbre, elles nous observent. Il fait nuit mais nous percevons leur regard curieux et…inquisiteur. Nous sommes sur leur territoire. Beauté magique, instant de bonheur.

Bev McBride

Photo: Karen Timm


Imaginez observer des milliers d’oiseaux de centaines d’espèces de partout au pays tous les ans pendant 12 ans. Excitant, n’est-ce pas ? C’est ce que j’ai ressenti comme technicienne au Service canadien de la faune dans le cadre du Relevé des oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord. J’avais simplement besoin d’un peu d’imagination et d’une connaissance des oiseaux, et je consignais les données provenant de bénévoles de partout au pays après leur avoir envoyé leurs trousses au début du printemps. Aujourd’hui, je travaille dans un autre programme du Service canadien de la faune, mais je participe au recensement de plusieurs parcours du Relevé chaque année. Il s’agit d’un programme fantastique ! J’encourage tous les amoureux des oiseaux à approfondir leurs talents d’identification des oiseaux et à participer au Relevé.

John McKay

Photo: John McKay

Plongeon du Pacifique

Photo: Christian Marcotte


Il y a trente ans, mon défunt père avait suspendu une mangeoire d’oiseaux dans notre cour, en Nouvelle-Écosse, et après avoir vu le magnifique assortiment d’oiseaux qui y venaient, je suis tombé amoureux ! J’ai acheté le Guide des oiseaux de Peterson, et j’ai commencé à identifier tous les POB (petits oiseaux bruns) : j’ai découvert un kaléidoscope de couleurs. À partir de là, mon intérêt a grandi. J’ai commencé à participer aux Recensements des oiseaux de Noël, ce qui me comblait. J’ai combiné ma passion pour les oiseaux à mon amour de la nature et de la photographie. Il y a vingt-trois ans, j’ai déménagé à Yellowknife, dans les Territoires du Nord Ouest, pour continuer d’explorer les merveilles à plumes de ce monde!!!

Michael Mesure

Photo: Naturally Superior Adventures

Troglodyte familier

Photo: Carol L. Edwards


Je patrouillais à l’extérieur d’un immeuble de bureaux à la recherche d’oiseaux entrés en collision avec des vitres réfléchissantes lorsque le gardien de sécurité qui m’accompagnait a pointé un amas de fientes d’oiseaux sous un arbre. En regardant dans l’arbre, nous avons aperçu une Petite Nyctale. L’oiseau était émacié. Sans soins, il allait certainement mourir. Lentement, pour que l’oiseau ne prenne pas son envol, j’ai étendu mon filet vers les branches. Se déplaçant le long de la branche pour éviter la capture, l’oiseau s’est élancé de son perchoir et a plané vers le gazon. Il a heureusement atterri doucement sur le sol, où j’ai pu le capturer et le transporter au Toronto Wildlife Centre pour qu’on puisse le soigner et le remettre en liberté.

Ella Meyer

Photo: Barbara Campbell

Cardinal rouge

Photo: Mary Hindle


Après avoir regardé avec un vif intérêt, j’ai finalement demandé : « Papa, est-ce que je peux le toucher ? » J’ai pris mon courage à deux mains, et j’ai d’abord touché la griffe du canard avec mon doigt, puis sa patte et enfin ses plumes. « Ok, il est temps de le laisser aller », a dit papa. Quelques canards plus tard, j’ai demandé : «Papa, est-ce que je peux le relâcher ? » Avec un peu d’aide, j’ai enroulé mes mains autour de l’oiseau, je l’ai posé sur le sol, et tout de suite, il s’est envolé. Ah que j’aime ce travail! 

Ella Meyer (3 ans à l’époque)

Shawn Meyer

Photo: Barbara Campbell


Bravant la houle à la Pointe du Prince Édouard, nous nous sommes accroupis derrière une barre de sable de deux pieds de haut sur la flèche de Gull. Devant nous s’étalait l’immensité du lac Ontario, au dessus duquel nos filets japonais s’étendaient. Quelques milliers de Hareldes kakawis s’affairaient près de nous comme une nuée d’abeilles. Puis c’est arrivé : environ douze canards se sont pris dans les filets. À bord d’un zodiac, nous avons capturé les oiseaux et les avons ramenés sur terre pour les examiner et les baguer. Quand je tiens un canard, je me demande d’où il vient.

Rhonda Millikin

Photo: Michael S. Roway

Grive à collier

Photo: Suzanne Labbé


Je sors de mon sac à couchage à 3 h du matin pour aller ouvrir les filets d’oiseaux à un kilomètre de notre camp. Des amateurs passionnés d’oiseaux de partout dans le monde se sont réunis sur les bords de la rivière Taku, et je suis l’ornithologue responsable de leur transmettre des connaissances sur le monde merveilleux des oiseaux forestiers. Je reviens après une heure avec 30 passereaux de toutes les couleurs et formes. Le café est prêt, et les amateurs sont assemblés afin d’aider à peser, à mesurer et à saisir les données. Je leur demande : « À quelle espèce appartient celui ci ? » Avec beaucoup d’enthousiasme, ils lèvent la main. Chacun est maintenant capable de décrire le style de vie de l’oiseau d’après le bec et les pattes.

Guy Morrison

Photo: Guy Morrison

Bécasseau semipalmé

Photo: Garry Donaldson



Dans la seconde moitié des années 1970, j’ai organisé un projet à grande échelle de baguage des oiseaux de rivage sur la côte ouest de la baie James. À cette époque, on en savait peu sur les populations d’oiseaux de rivage qui migrent à travers cette zone. Nous avons bagué plus de 60 000 oiseaux de rivage, dont environ 40 000 Bécasseaux semipalmés. Ces oiseaux de rivage munis de bagues de couleur et marqués à la teinture ont été aperçus dans de nombreuses parties de la côte est du Canada et des États-Unis, ainsi que vers le sud jusque dans le nord de l’Amérique du Sud. Au moyen de relevés aériens, nous avons déterminé l’importance de la côte pour de nombreuses espèces, y compris le Bécasseau maubèche et la Barge hudsonienne, dont la plupart volent directement jusqu’en Amérique du Sud.

Silke Neve

Photo: Rachel Vallender

Piranga écarlate

Dessin: Franziska Harper (10 ans)

Après 20 ans au Service canadien de la faune entourée d’ornithologues et de chasseurs passionnés, j’ai un petit faible pour les oiseaux. Je me souviens de mon excitation lorsque je me suis rendu compte que je pouvais identifier quelques espèces (vraiment peu !) d’après leur chant, lorsque j’ai vu des milliers de Bécasseaux variables dans le delta du fleuve Fraser ou encore lorsque j’ai observé un Grand Héron piquer dans les champs lors de mon trajet à vélo vers mon lieu de travail. Plus récemment, j’ai eu la chance de voir mes enfants obnubilés par les oiseaux visitant la mangeoire de notre cour et de réaliser que même l’enfant le plus énergique peut rester assis en silence et regarder les oiseaux manger.

Marie-France Noël

Photo: Marie-France Noël

Pluvier siffleur

Photo: Christian Marcotte



C’est au Nouveau-Brunswick que j’ai passé mon premier été à travailler avec les oiseaux. J’ai été embauchée comme étudiante pour faire un relevé des plages de la province, à la recherche de Pluviers siffleurs, une espèce en voie de disparition. Cet été m’a fait réaliser à quel point le Nouveau-Brunswick et son habitat côtier sont spéciaux pour les espèces  sauvages qui y vivent ou qui s’y arrêtent durant la migration. Cela m’a donné une nouvelle appréciation des oiseaux, et j’y ai découvert ma passion pour la conservation. J’ai eu le souffle coupé lorsque j’ai vu des milliers de Pluviers semipalmés atterrir sur les côtes de la baie de Fundy pour se reposer et se nourrir.

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