Page 7 : Pierre Laporte à Britney Macleod

Pierre Laporte

Photo: Pierre Laporte

Grive à dos olive

Photo: Christian Marcotte


Depuis 34 ans, j’effectue, à titre de bénévole, un projet de baguage dans le Refuge d’oiseaux migrateurs de l’Île-aux-Basques. En 1998, en pliant mon dernier filet de la saison, j’y trouve à mon grand étonnement une Grive à dos olive qui portait déjà une bague. Je constate dans mes notes de terrain que j’avais moi-même bagué cet oiseau à la même date en 1990. L’oiseau, que j’avais bagué adulte, était donc âgé de plus de neuf ans. J’avais donc brisé le record de longévité de cette espèce, qui était de neuf ans et un mois. L’oiseau n’a pas été repris après cette date.

Josée Lefebvre

Photo: Christian Marcotte

Oie des neiges

Photo: Christian Marcotte


À chaque année, le même rituel se répète. À l’arrivée du mois d’août, l’excitation augmente. L’appel de l’air arctique se fait sentir. Une journée passée dans les aéroports et les avions et me voilà dans un camp de recherche isolé au nord du 72e parallèle pour aller baguer  des Grandes Oies des neiges. Le marmonnement des familles d’oies qui broutent à proximité de nos tentes, les plongeons, les grues et les labbes qui volent au-dessus de nos têtes et le plaisir de tenir, à nouveau, des oies entre mes mains. Un périple annuel dont je ne me lasse pas.

Karine Lefebvre

Photo: Karine Lefebvre

Marcareux moine et Petit pingouin

Photo: Suzanne Labbé



En ce matin brumeux de juillet, aux Îles-de-la-Madeleine, le capitaine nous attend à quai. Il nous annonce que les forces de la nature ont été suffisamment clémentes pour nous laisser prendre le large. Une fois à proximité du Refuge d’oiseaux migrateurs des Rochersaux-Oiseaux, en compagnie de deux agents de la Gendarmerie royale du Canada,  nous quittons le bateau pour poursuivre notre route à bord d’un zodiac. C’est sous un ciel radieux et la surveillance d’une dizaine de phoques communs que nous assistons à l’impressionnant spectacle qu’offrent les milliers de Fous de Bassan, de Guillemots marmettes, de Petits Pingouins et de Macareux moines ayant élu domicile sur le Rocher.

Moira Lemon

Photo: Glen Keddie

Guillemot à cou blanc

Photo: Moira Lemon



L’arrivée nocturne des Guillemots à cou blanc dans leurs colonies de nidification à Haida Gwaii est l’une de mes expériences préférées. Au début, la noirceur et la tranquillité s’installent dans la forêt. Et puis ça commence : le bruit sourd d’ailes qui s’agitent rapidement, un bruit d’impact, une pause, le doux son de pattes sur le parterre forestier. D’autres  individus suivent, s’écrasant parfois dans les branches et tombant comme des roches sur le sol. La forêt prend rapidement vie grâce à un choeur de chants mélodieux. Après quelques heures, le silence revient. À mesure que l’aube approche, l’enchantement est brisé avec l’apparition de la première corneille bruyante, qui annonce le début de la journée.

Christine Lepage

Photo: Francis St-Pierre

Macreuse à front blanc

Photo: Francis St-Pierre



Mon travail de biologiste au Service canadien de la faune m’a amenée à m’intéresser aux canards de mer, en particulier les macreuses. Dans le cadre de l’étude de leurs déplacements – encore peu connus –, j’ai la chance de les avoir en main pour les baguer ou les marquer. Quand on a ces oiseaux sous les yeux, on ne peut que s’émerveiller des couleurs  étonnantes de la tête du mâle Macreuse à front blanc ou de l’originalité et de la coquetterie de l’oeil du mâle Macreuse brune. Manifestement, la diversité des formes et des couleurs des oiseaux est stupéfiante.

Chantal Lepire

Photo: Michel Proulx

Mouette tridactyle

Photo: Chantal Lepire



En vacances aux Îles-de-la-Madeleine pour un safari photo, j’ai eu la chance d’observer des Mouettes tridactyles lors de leur période de nidification. En me préparant à photographier les adultes au nid, j’ai eu toute une surprise! Un oisillon à peine sorti de sa coquille pointait son bec vers mon objectif. Émue devant sa vulnérabilité, j’ai capturé cette scène qui restera à jamais gravée dans ma mémoire!

Renee Levesque

Photo: John Levesque



J’ai rencontré Ava, un Cygne trompette âgé de six ans, sur un petit quai à la baie Cache en présence de Beverly Kingdon. C’est elle qui a bagué Ava l’année où elle a éclos. Pour Beverly, qui a joué un rôle déterminant dans la revitalisation de l’espèce en Ontario, il s’agissait de retrouvailles remplies d’émotion. Beverly et Ava ont renoué le lien qui les unissait en partageant du maïs. Ce comportement leur était familier. Mais quand j’ai pris la place de Beverly pour nourrir Ava, nous avons partagé un moment de confiance et d’intimité : la fermeté ligneuse du bec d’Ava saisissant les grains de maïs dans ma main, je ne l’oublierai jamais.

Laurence Lévesque

Photo: Camille Sauvageau-Lacroix

Grand chevalier

Photo: Suzanne Labbé


J’adore photographier les oiseaux de rivage en migration à l’automne. On peut bien s’approcher lorsqu’on prend le temps, ils s’habituent à notre présence et vaquent à leurs activités normales. Tous les automnes, je me rends à la barre de sable de Portneuf-sur-Mer, sur la Côte-Nord du Québec. J’y vois des spectacles incroyables chaque fois… Des groupes énormes de bécasseaux, pluviers ou chevaliers tournoient autour de moi, et les Busards Saint-Martin, Faucons émerillons et Faucons pèlerins en pourchassent souvent. Malgré la vitesse et les prouesses incroyables de ces rapaces, je n’ai pas encore vu d’oiseau de rivage se faire attraper… ces petits oiseaux m’impressionneront toujours.

John Lounds

Photo: Conservation de la nature Canada

Mouette tridactyle

Photo: John Chardine


L’une des plus mémorables occasions de ma vie remonte à lorsque j’ai fait découvrir à des membres du conseil et à des amis les merveilles du rocher Bird, au cap St. Mary’s, à l’extrémité sud de la péninsule d’Avalon à Terre-Neuve. La journée était brumeuse (comme c’est souvent le cas) et nous marchions sur le plateau au sommet de la falaise, puis nous nous sommes retournés vers l’océan. Au bord de la falaise se dresse ce rocher, complètement couvert de Fous de Bassan et d’autres oiseaux de mer. Ils se trouvaient peut-être à 10 mètres de nous, mais ils ne s’en inquiétaient pas du tout, sachant que les gens sans défense sur le rivage ne pouvaient pas les atteindre.

Britney MacLeod

Photo: Agathe Lebeau

Starique de Cassin

Photo: Carita Bergman



L’une des plus mémorables occasions de ma vie remonte à lorsque j’ai fait découvrir à des membres du conseil et à des amis les merveilles du rocher Bird, au cap St. Mary’s, à l’extrémité sud de la péninsule d’Avalon à Terre-Neuve. La journée était brumeuse (comme c’est souvent le cas) et nous marchions sur le plateau au sommet de la falaise, puis nous nous sommes retournés vers l’océan. Au bord de la falaise se dresse ce rocher, complètement couvert de Fous de Bassan et d’autres oiseaux de mer. Ils se trouvaient peut-être à 10 mètres de nous, mais ils ne s’en inquiétaient pas du tout, sachant que les gens sans défense sur le rivage ne pouvaient pas les atteindre.

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