Page 4 : Karine Duffy à Stéphanie Gagnon

Karine Duffy

Photo: Megan Boucher

Sterne de Dougall

Photo: Jared Maida


À mes débuts au Service canadien de la faune, j’ai été assistante de terrain pour les espèces en péril dans le Canada atlantique. J’ai eu la chance incroyable de voir de mes yeux certaines de nos plus importantes espèces en voie de disparition et menacées. Plus particulièrement, j’ai passé du temps sur l’île Country, juste au large de la côte de la Nouvelle-Écosse. Là, nous devions suivre la colonie nicheuse de Sternes de Dougall, tandis que les individus construisaient leurs nids, pondaient leurs oeufs et apprenaient aux oisillons à voler. Ce fut un moment privilégié d’observer la nature et d’aider au succès de la survie de cette espèce. Quelle expérience unique que de vivre sur cette île et de faire partie de quelque chose de plus grand.

Daniel Dupont

Photo: Céline Boucher

Bécasse d’Amérique

Photo: Daniel Dupont


J’ai commencé à faire le recensement de la Bécasse d’Amérique en l’année 2000 et j’ai l’intention de continuer longtemps à participer bénévolement à cette recherche. Je recueille mes données à la brunante en écoutant leur chant, ce « pint » si caractéristique. J’aime beaucoup cet oiseau migrateur peu connu de la plupart des gens et très discret. Par son camouflage, il ressemble à s’y tromper à un petit amas de feuilles mortes. Son long bec recouvert de tissus membraneux est spécialisé pour la capture de vers de terre et ses yeux placés vers l’arrière lui confèrent une vision à presque 360 degrés.

Gilles Falardeau

Photo: Madeleine Papineau

Traquet motteux

Photo: John D. Reynolds


À l’été 2000, j’ai passé quelques semaines en Ungava pour le travail. Il y avait un couple de Traquets motteux qui nichait près de la maison que nous habitions à Kangirsuk. C’était un plaisir de voir un des membres du couple tous les matins en sortant de la maison. Nous avons aussi trouvé quelques nids de Plectrophanes des neiges. Et c’est sans compter les Labbes parasites et les Labbes à longue queue observés à quelques reprises. C’était vraiment spécial de voir dans leurs sites de nidification toutes ces espèces qu’on ne voit qu’en migration dans le sud.

Kristina Fickes

Photo: Jason Gadoury

Carouge à épaulettes

Photo: Yves Guillot


Lorsque je vois des oiseaux planer au dessus des villes, des champs, des forêts, de la toundra, de l’océan, Je pense à la liberté. La liberté de vivre au rythme des marées et des courants, La liberté de découvrir le monde, Et de retourner ensuite à la maison. Perchés sur une branche, cachés dans les arbustes, nichés dans les herbes, se laissant flotter sur les vagues.

Benoît Fontaine

Photo: Hélène Gaulin



La nature et les oiseaux sont pour moi une source de beauté pure. Une beauté qui fait du bien, qui ramène à l’essentiel de la vie. Les oiseaux me rappellent de prendre une pause de mon quotidien, de simplement m’arrêter quelques secondes et d’apprécier la vie et la beauté qui m’entoure. Une envolée d’Oies des neiges, le plumage de l’Arlequin, les hirondelles qui reviennent dans la cabane chaque année, le chant des grives, les drôles de juvéniles, les mésanges avec nous toute l’année en forêt comme en ville, le colibri si près dans la mangeoire… il suffit de s’arrêter…

Don Ford

Photo: Jean Ford

Harfang des neiges

Photo: Carole Labbé


Il y a quelques années, pendant une excursion de recherche de rapaces nocturnes sur l’île Amherst, je suis sorti de l’auto pour scruter les aires de repos au loin. Je me suis enorgueilli d’avoir repéré un Harfang des neiges que mon jeune fils pourrait voir. Je lui ai dit de s’approcher et lui ai donné des indications précises sur l’emplacement de l’oiseau. Mon fils semblait plus intéressé par un tas de roches proche de l’auto, mais il m’a écouté et a consciencieusement suivi mes indications et l’a repéré. C’est alors qu’il s’est exclamé : « Joli hibou, papa, mais c’est beaucoup plus facile de voir celui qui est ici, près des roches! » 

Charles Francis

Photo: Cecilia Fung

Paruline à collier

Photo: Charles Francis


Je ne sens jamais que le printemps est vraiment arrivé tant que je n’ai pas passé quelques jours à participer à des études sur la migration printanière des oiseaux. J’ai un attachement particulier pour la réserve nationale de faune de la Pointe-du-Prince-Édouard, en Ontario, où j’ai participé pour la première fois à des activités de baguage, il y a 37 ans, avec les Kingston Field Naturalists. Depuis, j’ai aidé à enseigner à des douzaines d’étudiants universitaires le baguage, les techniques de recherche sur le terrain et l’identification des oiseaux. Il y a quelque chose de magique dans le fait d’observer plus de 20 espèces de parulines et des douzaines d’autres espèces d’oiseaux parmi les feuilles en bourgeons, avec les fleurs sauvages du printemps tout autour, et le lac en trame de fond.

Ella et Alexandre Gadoury

Photo: Jason Gadoury

Dessins de Ella et Alexandre Gadoury

Dessin: Ella et Alexandre Gadoury


J’aime les oiseaux parce qu’ils sont vraiment beaux. J’aime la couleur rouge des cardinaux et le long bec des pics-bois. Ils font des trous dans les arbres morts. C’est une bonne chose, et ça ne leur fait pas mal, car ils sont déjà morts. J’aime aussi les Bernaches du Canada surtout parce qu’à l’automne et au printemps, elles volent dans le ciel pour retourner et elles forment presque toujours un V. J’aime aussi nourrir les mésanges et regarder les oiseaux manger dans notre mangeoire.

Alexandre et Ella Gadoury (7 et 10 ans)

Danielle Gagnon

Photo: Pierre Sigouin


J’étais aux Îles-de-la-Madeleine et j’espérais avoir le plaisir de voir des oiseaux de rivage. J’avais l’oeil ouvert, les jumelles toujours à proximité. Et puis, un soir, dans le silence, apparaît sur le balcon un tout petit oiseau, immobile, qui s’est sans doute frappé à la fenêtre. Je suis sortie tranquillement, malgré mon excitation de pouvoir observer de si près ce qui me semblait être une Paruline jaune. Elle ne bougeait pas ; elle était étourdie. Je voulais tellement qu’elle soit indemne et qu’elle s’envole. Lorsqu’elle m’a vue, elle s’est envolée. Ouf ! J’ai continué à savourer ces quelques instants de beauté et de fragilité.

Stéphanie Gagnon

Photo: Michel Gendron

Chouette rayée

Photo: Stéphanie Gagnon


Mon travail de technicienne de la faune m’a souvent permis de vivre des moments hauts en émotions, particulièrement lors d’inventaires d’oiseaux. Un moment marquant fut sans doute lors d’un inventaire de hiboux et de chouettes à la Réserve nationale de faune du lac Saint-François. Au beau milieu d’une belle nuit sombre et silencieuse de février, je me suis fait frapper de plein fouet dans le dos. Aussitôt un oiseau s’est perché à proximité sur une branche avec un air aussi surpris que le mien. Une jolie Chouette rayée venait, à sa façon, de m’aviser que j’étais sur son territoire…

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