Consultation sur la Mulette verruqueuse (Cyclonaias tuberculata)
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Résumé de l’information et sondage pour les consultations sur l’inscription possible de la mulette verruqueuse en tant qu’espèce menacée sur la Liste des espèces en péril – Veuillez fournir vos commentaires d’ici le 31 octobre 2022.
Consultations
Votre opinion compte!
La Loi sur les espèces en péril (LEP) du Canada assure la protection juridique des espèces sauvages en péril afin de conserver la diversité biologique. En outre, elle reconnaît que tous les Canadiens ont un rôle à jouer dans la conservation des espèces sauvages.
Avant de prendre une décision concernant l’inscription en tant qu’espèce menacée de la mulette verruqueuse sur la Liste des espèces en péril, nous aimerions connaître votre opinion et recueillir vos commentaires et vos suggestions au sujet des répercussions écologiques, culturelles et économiques pouvant découler de l’inscription ou de la non-inscription de cette espèce aux termes de la LEP.
Ajout d’une espèce à la Liste des espèces en péril
Le processus d’inscription d’une espèce en vertu de la LEP comprend plusieurs étapes :
- une évaluation de la situation par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)
- les consultations publiques qui sont organisées pour connaître l’opinion des Canadiens
- la décision prise par le gouvernement du Canada d’inscrire ou non l’espèce sur la Liste des espèces en péril
Faits sur la mulette verruqueuse
La mulette verruqueuse est l’une des 54 espèces de moules d’eau douce du Canada et la seule moule du genre Cyclonaias trouvée au Canada. Il s’agit d’une moule rare, que l’on ne trouve qu’en Amérique du Nord, et qui peut atteindre une longueur maximale de 20 centimètres. Sa coquille épaisse est habituellement arrondie sur le côté antérieur et carrée sur le côté postérieur, et la couleur de sa coquille varie du jaune vert au brun rougeâtre. La majeure partie de la coquille est recouverte de nodules proéminents ou de « bosses ».
L’habitat de prédilection de la mulette verruqueuse est constitué de rivières, dont la taille varie de moyenne à grande, et le courant de modéré à rapide, avec des substrats de galets, de gravier, de sable et, à l’occasion, de boue.
Au Canada, la mulette verruqueuse n’était observée historiquement que dans les rivières Détroit, Sydenham et Thames et le lac Érié. On croit maintenant qu’elle a disparu de la rivière Détroit et du lac Érié, mais que des populations demeurent dans les rivières Ausable, Sydenham et Thames (figure 2).
Qui a attribué le statut d’espèce menacée à la mulette verruqueuse?
En 2021, le COSEPAC a évalué la mulette verruqueuse comme étant une espèce menacée. Le COSEPAC est un comité d’experts indépendants qui évalue les espèces sauvages qui risquent de disparaître du Canada et leur attribue un statut. Il effectue ses évaluations en fonction de la meilleure information disponible, qui comprend des données scientifiques, des connaissances écologiques locales et le savoir traditionnel des peuples autochtones. En vertu de la LEP, une espèce menacée est définie comme étant une espèce susceptible de devenir une espèce en voie de disparition si rien n’est fait pour contrer les facteurs qui contribuent à la tendance à la baisse des populations.
Pourquoi la mulette verruqueuse est-elle en péril?
Le COSEPAC a estimé que la mulette verruqueuse était menacée en raison du déclin de la qualité de l’habitat. La pollution, les changements climatiques, les espèces envahissantes (par exemple, les moules zébrées et quagga, le gobie à taches noires) et le dragage constituent des menaces pour les populations de mulette verruqueuse.
Que se passera-t-il si l’espèce est inscrite en vertu de la Loi sur les espèces en péril
Si la mulette verruqueuse était inscrite comme espèce menacée, les interdictions énoncées en vertu de la LEP entreraient immédiatement en vigueur dans les eaux canadiennes. Il sera interdit de tuer, de blesser, de harceler, de capturer, de prendre, de posséder, de collectionner, d’acheter, de vendre ou d’échanger des individus de l’espèce. Les activités qui peuvent avoir une incidence sur l’espèce ou son habitat essentiel peuvent être autorisées en vertu des articles 73 et 74, ou exemptées en vertu de l’article 83, si l’activité ne met pas en péril la survie ou le rétablissement de l’espèce.
Un programme de rétablissement et des plans d’action subséquents seraient élaborés, afin de définir des mesures pour lutter contre les menaces connues. L’habitat essentiel, c’est-à-dire l’habitat nécessaire à la survie et au rétablissement de la mulette verruqueuse devra être désigné, dans la mesure du possible, dans le cadre d’un programme de rétablissement ou d’un plan d’action, et être protégé contre la destruction. Si inscrit, Pêches et Océans Canada collaborera avec les parties intéressées pour élaborer un programme de rétablissement ou un plan d’action. Un programme de rétablissement devrait être préparé dans les 2 ans suivant l'inscription.
Description longue
Figure 2. La figure 2 est nommée « Répartition des populations de la mulette verruqueuse ». La carte représente le sud-ouest de l'Ontario, incluant le lac Sainte-Claire, le lac Érié et la partie sud du lac Huron. Cette zone comprend la répartition des populations de mulette verruqueuse et des coquilles au fil des années: moules vivantes de 1996 à 2021, coquilles ou valves fraîches de 1996 à 2021 et coquilles altérées historiques (avant 1996) ou récentes. Les Premières nations, les parcs et les zones bâties sont également indiqués à titre de référence. La carte montre une échelle de 60 km. Une carte supplémentaire illustre l'emplacement des mentions de mulette verruqueuse par rapport à la province de l'Ontario et aux autres Grands Lacs. Les mentions vivantes de mulette verruqueuse sont limitées aux rivières Ausable, Sydenham et Thames. Des mentions historiques ou récentes de coquillages altérés existent dans les rivières Ausable, Sydenham, Thames et Detroit, ainsi que dans le lac Érié à proximité de l'île Pelée et des îles environnantes.
Nous aimerions recevoir vos commentaires sur les effets potentiels de la reclassification ou non du mulette verruqueuse dans une catégorie de risque plus important, soit d’espèce préoccupante à espèce en voie de disparition sur la Liste des espèces en péril de la LEP. Vos commentaires sont importants.
Veuillez répondre au sondage: nous souhaitons connaître votre opinion.
Avant de remplir ce sondage, vous pouvez consulter les liens suivants, qui renferment des renseignements généraux :
- Mulette verruqueuse (Cyclonaias tuberculata) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2021
- D’autres renseignements sur l’espèce sont disponibles dans le Registre public des espèces en péril.
Merci de répondre à ce sondage.
Pour nous joindre
Programme sur les espèces en péril
Région de l’Ontario et des Prairies
867, chemin Lakeshore
Burlington (Ontario) L7S 1A1
fwisar@dfo-mpo.gc.ca