L’héliotin orangé (Pyrrhia aurantiago) : évaluation et rapport de situation du COSEPAC 2018

Titre officiel : Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur L’héliotin orangé (Pyrrhia aurantiago) au Canada 2018

Comité sur la situation des espèces en peril au Canada (COSEPAC)
En voie de disparition 2018

Matériel appartenant à des tierces parties

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Photo en vue latérale d’un héliotin orangé
L’héliotin orangé
Information sur le document

Les rapports de situation du COSEPAC sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante : COSEPAC. 2018. Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur l’héliotin orangé (Pyrrhia aurantiago) au Canada. Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Ottawa. x + 42 p. (Registre public des espèces en péril).

Note de production :

Le COSEPAC remercie Al Harris et Robert Foster d’avoir rédigé le rapport de situation sur l’héliotin orangé (Pyrrhia aurantiago) au Canada, aux termes d’un marché conclu avec Environnement et Changement climatique Canada. La supervision et la révision du rapport ont été assurées par Jenny Heron, coprésidente du sous-comité de spécialistes des arthropodes.

Pour obtenir des exemplaires supplémentaires, s’adresser au :

Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement et Changement climatique Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-938-4125
Téléc. : 819-938-3984
Courriel : ec.cosepac-cosewic.ec@canada.ca
Site web : COSEPAC

Also available in English under the title “COSEWIC Assessment and Status Report on the False-foxglove Sun Moth Pyrrhia aurantiago in Canada”.

Héliothin orangé — Photo : Mary Gartshore (reproduction autorisée).

COSEPAC sommaire de l’évaluation

Sommaire de l’évaluation – avril 2018

Nom commun : Héliotin orangé

Nom scientifique : Pyrrhia aurantiago

Statut : En voie de disparition

Justification de la désignation : Ce papillon nocturne rare est seulement présent dans trois localités au Canada, toutes situées dans des savanes dominées par les chênes et des boisés ouverts du sud de l’Ontario. On estime que 99 % de ce type d’habitat a disparu de l’Ontario. Les larves dépendent de la gérardie jaune et de la gérardie fausse-pédiculaire, toutes deux en péril au Canada. Les sous-populations canadiennes de ce papillon nocturne se trouvent principalement dans des zones protégées où les menaces principales sont le broutage excessif des plantes hôtes larvaires par le cerf de Virginie indigène et les effets de la concurrence des plantes envahissantes sur les plantes hôtes.

Répartition : Ontario

Historique du statut : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2018.

COSEPAC résumé

Héliotin orangé
Pyrrhia aurantiago

Description et importance de l’espèce sauvage

L’héliotin orangé est une noctuelle (famille des Noctuidés). Les adultes mesurent environ 30 mm de longueur et ont une envergure de 25 à 33 mm. Les ailes antérieures sont orange foncé à la base et violettes sur le tiers apical, les deux couleurs étant séparées par une bande sombre irrégulière. Les ailes postérieures sont jaunâtres à la base et deviennent graduellement rouge terne ou rose sur le tiers apical. Le thorax et l’abdomen sont couverts de poils orange. Les jeunes chenilles sont blanchâtres à jaunâtres et ne portent pas de marques. Les chenilles matures sont brun foncé et présentent des rayures plus pâles sur les côtés et le dos ainsi que des taches noirâtres sur la tête.

Répartition

L’aire de répartition mondiale de l’héliotin orangé s’étend depuis le sud du Maine jusqu’au sud de l’Ontario et au sud du Wisconsin, vers l’ouest, et jusqu’à l’est du Texas et au centre de la Floride, vers le sud. Au Canada, l’aire de répartition de l’espèce se trouve dans le sud-ouest de l’Ontario, depuis l’est du lac Érié jusqu’au lac Huron, vers l’ouest, et jusqu’à Windsor, vers le sud. On compte cinq sous-populations connues de l’espèce. Les sous-populations de la région de Pinery, de Turkey Point et du complexe de prairies Ojibway, à Windsor, sont considérées comme existantes, alors que les occurrences de London et de Delhi sont considérées comme disparues.

Habitat

L’héliotin orangé se rencontre dans les savanes et les forêts claires dominées par des chênes où poussent les plantes hôtes utilisées par ses larves, soit la gérardie jaune (Aureolaria flava) et la gérardie fausse-pédiculaire (Aureolaria pedicularia). Les milieux occupés par l’héliotin orangé comprennent les sols sableux ou loameux secs situés près des Grands Lacs. Les plantes hôtes larvaires de l’héliotin orangé sont également des espèces en péril au Canada.

Biologie

L’héliotin orangé produit habituellement une seule génération par année. À la fin de l’été, les femelles pondent des œufs sur les fleurs des plantes hôtes; les chenilles s’enfouissent dans les capsules et se nourrissent des graines qu’elles contiennent jusqu’à l’automne. Entre la fin de septembre et octobre, les chenilles trouvent un endroit propice dans le sol, sous les plantes hôtes, pour passer l’hiver en diapause. Les chenilles émergent au printemps suivant et peuvent se nourrir avant la nymphose. Les adultes émergent l’été suivant ou peuvent demeurer au stade nymphal pendant deux ou trois ans avant d’émerger. Les adultes sont actifs en août et en septembre. Ils sont nocturnes et se nourrissent de nectar.

Taille et tendances de la population

On connaît mal la taille et les tendances des populations d’héliotins orangés, principalement en raison du manque de spécimens observés et/ou prélevés. L’espèce a probablement connu un déclin au Canada à cause du déclin de ses deux plantes hôtes et de leur habitat. Environ 99 % de l’habitat de savane a disparu dans le sud de l’Ontario, et l’espèce a vraisemblablement disparu dans deux des cinq sites historiques. Le nombre de sites occupés semble être stable depuis 10 ans.

Menaces et facteurs limitatifs

Les trois sous-populations canadiennes existantes de l’espèce se trouvent dans des aires protégées, où les principales menaces sont le broutage excessif des plantes hôtes larvaires par le cerf de Virginie indigène et les modifications de l’écosystème dues à la concurrence des plantes envahissantes qui délogent les plantes hôtes. Par le passé, l’héliotin orangé était menacé par la perte de l’habitat de savane à chênes.

Protection, statuts et classements

Toutes les populations existantes d’héliotins orangés au Canada se trouvent dans des parcs provinciaux ou municipaux. L’espèce n’est pas protégée aux termes de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral ou de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario. La cote de conservation mondiale attribuée à l’héliotin orangé est G3 (vulnérable), et sa cote de conservation provinciale en Ontario est S1 (gravement en péril).

Résumé technique

Nom scientifique : Pyrrhia aurantiago

Nom français : Héliotin orangé

Nom anglais : False-foxglove Sun Moth

Répartition au Canada: Ontario

Données démographiques

Durée d’une génération (généralement, âge moyen des parents dans la population)
1 à 3 ans
Le cycle vital peut être complété en une seule année; les individus de l’espèce peuvent passer 2 à 3 ans au stade nymphal.
Y a-t-il un déclin continu [observé, inféré ou prévu] du nombre total d’individus matures?
Données insuffisantes
Pourcentage estimé de déclin continu du nombre total d’individus matures sur [cinq ans ou deux générations].
Données insuffisantes
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix dernières années ou trois dernières générations].
Données insuffisantes
Pourcentage [prévu ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours des [dix prochaines années ou trois prochaines générations].
Données insuffisantes
Pourcentage [observé, estimé, inféré ou présumé] [de réduction ou d’augmentation] du nombre total d’individus matures au cours de toute période de [dix ans ou trois générations] commençant dans le passé et se terminant dans le futur.
Données insuffisantes
Est-ce que les causes du déclin sont a) clairement réversibles et b) comprises et c) ont effectivement cessé?
a. Non
b. Oui, en partie
c. Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre d’individus matures?
Non

Information sur la répartition

Superficie estimée de la zone d’occurrence:
10 124 km2
Indice de zone d’occupation (IZO) (Fournissez toujours une valeur établie à partir d’une grille à carrés de 2 km de côté:
12 km2
La population totale est-elle « gravement fragmentée », c.-à-d. que plus de 50 % de sa zone d’occupation totale se trouve dans des parcelles d’habitat qui sont a) plus petites que la superficie nécessaire au maintien d’une population viable et b) séparées d’autres parcelles d’habitat par une distance supérieure à la distance de dispersion maximale présumée pour l’espèce?:
a. Inconnu
b. Probablement
Nombre de « localités »* (utilisez une fourchette plausible pour refléter l’incertitude, le cas échéant) :
3 localités; le site de Windsor pourrait avoir disparu, car il a été répertorié pour la dernière fois en 1982.
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de la zone d’occurrence?:
Inconnu
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de l’indice de zone d’occupation?:
Inconnu
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de sous-populations?:
Inconnu
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] du nombre de localités*?:
Inconnu
Y a-t-il un déclin [observé, inféré ou prévu] de [la superficie, l’étendue ou la qualité] de l’habitat?:
Oui; déclin observé de la qualité de l’habitat dû au broutage par les cerfs de Virginie et à la concurrence de plantes non indigènes qui délogent les plantes hôtes.
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de sous-populations?:
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes du nombre de localités*?:
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de la zone d’occurrence?:
Non
Y a-t-il des fluctuations extrêmes de l’indice de zone d’occupation?:
Non

*(Voir « Définitions et abréviations » sur le site Web du COSEPAC et International Union for Conservation of Nature (IUCN) (en anglais seulement) pour obtenir des précisions sur ce terme.)

Nombre d’individus matures dans chaque sous-population
Sous-populations (utilisez une fourchette plausible) Nombre d’individus matures
Pinery, Turkey Point et Windsor (sites existants) Inconnu
Total Inconnu

Analyse quantitative

La probabilité de disparition de l’espèce à l’état sauvage est d’au moins [20 % sur 20 ans ou 5 générations, ou 10 % sur 100 ans]. : Données insuffisantes

Menaces (directes, de l’impact le plus élevé à l’impact le plus faible, selon le calculateur des menaces de l’UICN)

Un calculateur des menaces a-t-il été rempli pour l’espèce? Oui; l’impact calculé est élevé. La téléconférence consacrée aux menaces a eu lieu le 23 janvier 2017 (voir le tableau 5).

1.1 Zones résidentielles et urbaines (impact moyen)
1.2 Zones commerciales et industrielles (impact moyen)
1.3 Zones touristiques et récréatives (impact faible)
6.1 Activités récréatives (impact faible)
6.3 Travail et autres activités (impact faible)
7.3 Autres modifications de l’écosystème (impact faible)
8.2 Espèces ou agents pathogènes indigènes problématiques (impact moyen)

Quels autres facteurs limitatifs sont pertinents?

  • Faible abondance
  • Durée de vie possiblement courte des adultes

Les plantes hôtes sont aussi des espèces en péril.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Situation des populations de l’extérieur les plus susceptibles de fournir des individus immigrants au Canada. :
Statut non déterminé au Michigan; voir le tableau 6 pour connaître les cotes de conservation attribuées à l’espèce ailleurs dans son aire de répartition
Une immigration a-t-elle été constatée ou est-elle possible? :
Probablement pas. On ne connaît pas la capacité de dispersion de l’espèce ni la situation des populations les plus proches au Michigan
Des individus immigrants seraient-ils adaptés pour survivre au Canada? :
Oui, probablement
Y a-t-il suffisamment d’habitat disponible au Canada pour les individus immigrants? :
Inconnu
Les conditions se détériorent-elles au Canada?+ :
Oui, à cause du broutage par les cerfs de Virginie et de la concurrence que livrent les plantes envahissantes non indigènes aux plantes hôtes de l’espèce
Les conditions de la population source se détériorent-elles?+ :
Inconnu
La population canadienne est-elle considérée comme un puits?+ :
Peu probable
La possibilité d’une immigration depuis des populations externes existe-t-elle? :
Peu probable

+ Voir le tableau 3 (Lignes directrices pour la modification de l’évaluation de la situation d’après une immigration de source externe)

Nature délicate de l’information sur l’espèce

L’information concernant l’espèce est-elle de nature délicate? : Non

Historique du statut

COSEPAC : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2018

Statut et justification de la désignation

Statut : En voie de disparition

Code alphanumérique : B2ab(iii,v)

Justification de la désignation : Ce papillon nocturne rare est seulement présent dans trois localités au Canada, toutes situées dans des savanes dominées par les chênes et des boisés ouverts du sud de l’Ontario. On estime que 99 % de ce type d’habitat a disparu de l’Ontario. Les larves dépendent de la gérardie jaune et de la gérardie fausse-pédiculaire, toutes deux en péril au Canada. Les sous-populations canadiennes de ce papillon nocturne se trouvent principalement dans des zones protégées où les menaces principales sont le broutage excessif des plantes hôtes larvaires par le cerf de Virginie indigène et les effets de la concurrence des plantes envahissantes sur les plantes hôtes.

Applicabilité des critères

Critère A (déclin du nombre total d’individus matures) : Sans objet.

Critère B (aire de répartition peu étendue et déclin ou fluctuation) : Correspond aux critères de la catégorie « espèce en voie de disparition » B2ab(iii,v), car l’IZO est inférieur au seuil établi (12 km²) et l’espèce est présente dans moins de 5 localités. Il y a un déclin continu (iii) de la superficie, de l’étendue et/ou de la qualité de l'habitat à cause du broutage par le cerf de Virginie et des effets de la concurrence des plantes envahissantes sur les plantes hôtes; et (v) du nombre d’individus matures, ce déclin étant inféré en raison du broutage par le cerf de Virginie des fleurs et des capsules de gérardie, où se trouvent les chenilles de l’héliotin orangé.

Critère C (nombre d’individus matures peu élevé et en déclin) : Sans objet.

Critère D (très petite population totale ou répartition restreinte) : Sans objet.

Critère E (analyse quantitative) : Sans objet.

Préface

Historique du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Mandat du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Composition du COSEPAC

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsables des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Définitions (2018)

Espèce sauvage
Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.
Disparue (D)
Espèce sauvage qui n’existe plus.
Disparue du pays (DP)
Espèce sauvage qui n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qui est présente ailleurs.
En voie de disparition (VD)
(Remarque : Appelée « espèce disparue du Canada » jusqu’en 2003.)
Espèce sauvage exposée à une disparition de la planète ou à une disparition du pays imminente.
Menacée (M)
Espèce sauvage susceptible de devenir en voie de disparition si les facteurs limitants ne sont pas renversés.
Préoccupante (P)
(Remarque : Appelée « espèce en danger de disparition » jusqu’en 2000.)
Espèce sauvage qui peut devenir une espèce menacée ou en voie de disparition en raison de l'effet cumulatif de ses caractéristiques biologiques et des menaces reconnues qui pèsent sur elle.
Non en péril (NEP)
(Remarque : Appelée « espèce rare » jusqu’en 1990, puis « espèce vulnérable » de 1990 à 1999.)
Espèce sauvage qui a été évaluée et jugée comme ne risquant pas de disparaître étant donné les circonstances actuelles.
Données insuffisantes (DI)
(Remarque :Autrefois « aucune catégorie » ou « aucune désignation nécessaire ».)
Une catégorie qui s’applique lorsque l’information disponible est insuffisante (a) pour déterminer l’admissibilité d’une espèce à l’évaluation ou (b) pour permettre une évaluation du risque de disparition de l’espèce.

Remarque : Catégorie « DSIDD » (données insuffisantes pour donner une désignation) jusqu’en 1994, puis « indéterminé » de 1994 à 1999. Définition de la catégorie (DI) révisée en 2006.

Le Service canadien de la faune d’Environnement et Changement climatique Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Description et importance de l’espèce sauvage

Nom et classification

Embranchement : Arthropoda – Arthropodes

Classe : Insecta – Insectes

Ordre : Lepidoptera – Papillons

Superfamille : Noctuoidea Latreille, 1809

Famille : Noctuidae Latreille, 1809 – Noctuelles

Sous-famille : Heliothinae Boisduval, 1828 – Héliotins

Genre : Pyrrhia Hübner

Espèce : Pyrrhia aurantiago (Guenée 1852)

Numéro de catalogue dans Moths of North America (MONA) : 11065 (Hodges et al, 1983).

Synonymes : D’abord décrite sous le nom de Xanthia aurantiago Guenée 1852, l’espèce a été renommée Rhodoecia aurantiago (Guenée 1852) et a généralement été connue sous ce nom jusqu’à ce que le genre Rhodoecia soit synonymisé avec le genre Pyrrhia (Pogue, 2008). Les autres synonymes comprennent Pyrrhia illiterata Grote 1874, Orthosia differta Morrison 1875, Heliothis illinoiensis French 1879 et Orthosia aurantiago (Grote, 1880) (Pogue et al., 2010).

Aucune sous-espèce n’a été désignée, mais Forbes (1954) a distingué deux races : une race du nord dans l’État de New York, et une race plus petite, en Floride.

Nom français : Héliothin orangé

Noms anglais : False-foxglove Sun Moth(NatureServe, 2018), Orange Sallow Moth, Orange Sallow (Covell, 1984), False Foxglove Sun Moth (Wagner et al., 2011), Aureolaria Seed Borer (NatureServe, 2018).

Description morphologique

Adultes

L’héliotin orangé adulte mesure environ 30 mm de longueur et a une envergure de 25 à 33 mm. Les ailes antérieures sont orange foncé à la base et violet pâle à violet foncé sur le tiers apical, les deux couleurs étant séparées par une bande sombre irrégulière (figure 1). Des taches violacées ou noires irrégulières couvrent les ailes antérieures (Forbes, 1954; Covell, 1984). Les ailes des adultes nouvellement émergés peuvent être couvertes d’écailles rougeâtres, qui masquent les marques jusqu’à ce qu’elles disparaissent (Schweitzer et al., 2011). Les ailes postérieures sont jaunâtres à la base et deviennent graduellement rouge terne ou rose sur le tiers apical (Forbes, 1954). Le thorax et l’abdomen sont couverts de poils orange.

L’héliotin orangé ressemble au Pyrrhia adela (également présent en Ontario), dont les ailes antérieures présentent toutefois une bande régulière (plutôt qu’irrégulière) (Schweitzer et al., 2011).

Photo en vue latérale d’un héliotin orangé posé sur une fleur
Figure 1. Héliotin orangé adulte recueilli à Pinery, le 5 août 2016. Photo : Mary Gartshore (reproduction autorisée).
Description longue

Photo of a False-foxglove Sun Moth, lateral view, posed on a flower. The forewing is dark orange at the base with a band of pale to dark purple on the outer third, separated by a dark, jagged band. Irregular purplish or black spots and blotches cover the forewing.

Chenilles

Les chenilles matures sont brun foncé et présentent des rayures plus pâles sur les côtés et le dos ainsi que des taches noirâtres sur la tête (Forbes, 1954; Wagner et al.,2011). Leur corps est dépourvu de poils et mesure jusqu’à 30 mm de longueur et 6 mm de largeur (Crumb, 1956); il est toutefois couvert de petits granules se terminant par une épine (Forbes, 1954; Wagner et al., 2011). Les chenilles plus jeunes sont pâles ou jaunâtres et ne portent pas de marques.

Œufs et chrysalides

Les œufs et les chrysalides de l’espèce n’ont pas été décrits et n’ont jamais été observés au Canada.

Structure spatiale et variabilité des populations

Aucune structure de population n’a été établie et aucune étude génétique n’a été réalisée sur l’héliotin orangé au Canada ou ailleurs. On croit que les héliotins orangés des sous-populations de la Floride sont plus petits que ceux des États du Midwest américain (Slotten, comm. pers., 2016), mais aucune étude génétique ou morphologique n’a été menée.

La répartition de l’héliotin orangé est éparse et l’espèce est rare dans l’ensemble de son aire de répartition en Amérique du Nord. Son profil de répartition est étroitement lié aux occurrences dispersées de ses plantes hôte et à leur habitat (Schweitzer et al.,2011). Les sous-populations canadiennes d’héliotins orangés sont probablement isolées les unes des autres et se trouvent isolées par rapport aux sous-populations des États-Unis en raison de la répartition de l’habitat convenable et de la disparition de sous-populations.

Unités désignables

Il existe une seule unité désignable d’héliotin orangé au Canada. Toutes les occurrences de l’espèce se trouvent dans l’aire écologique nationale des plaines des Grands Lacs (COSEWIC, 2015a). On ne dispose d’aucune donnée sur le caractère distinct, la structure génétique ou l’importance du point de vue évolutif des différentes sous-populations, et aucune sous-espèce n’est reconnue.

Importance de l’espèce

Les occurrences canadiennes d’héliotin orangé se trouvent à la limite nord de l’aire de répartition mondiale de l’espèce et sont isolées des sous-populations existantes connues les plus proches aux États-Unis par une distance de plus de 200 km. L’héliotin orangé se rencontre dans un type de communauté rare à l’échelle mondiale, soit celui de la savane à chêne des teinturiers à herbes hautes sur sol sec (Dry Black Oak Tallgrass Savanna) (NHIC, 2016). Les deux espèces végétales qui servent d’hôtes aux chenilles de l’héliotin orangé sont rares et en déclin en Ontario (Oldham et Brinker, 2009; COSEPAC, 2018).

Répartition

Aire de répartition mondiale

L’aire de répartition mondiale de l’héliotin orangé s’étend depuis le sud du Maine jusqu’au sud de l’Ontario et au sud du Wisconsin, vers l’ouest, et jusqu’à l’est du Texas et au centre de la Floride, vers le sud (figure 2) (Schweitzer et al.,2011). Son aire de répartition chevauche celle des trois principales espèces de plantes qui servent d’hôtes à ses larves, soit la gérardie fausse-pédiculaire (Aureolaria pedicularia), la gérardie jaune (A. flava) et l’A. grandiflora (Large-flower False Foxglove).

Carte montrant la répartition de toutes les mentions connues de l’héliotin orangé
Figure 2. Carte montrant l’emplacement de toutes les mentions connues de l’héliotin orangé en Amérique du Nord (tableau 1). La zone ombragée illustre l’aire de répartition combinée des trois principales espèces de plantes hôtes larvaires de l’héliotin orangé : l’Aureolaria flava, l’A. pedicularia et l’A. grandiflora (Pennell, 1935).
Description longue

Carte montrant la répartition de toutes les mentions connues de l’héliotin orangé en Amérique du Nord (les différents symboles indiquent l’emplacement des mentions et les périodes où elles ont été consignées). L’aire de répartition combinée des trois principales espèces de plantes hôtes larvaires (Aureolaria flava, A. pedicularia et A. grandiflora) est également indiquée.

L’héliotin orangé semble être rare et réparti de façon éparse dans la plus grande partie de son aire de répartition (Schweitzer et al., 2011). L’espèce est cependant considérée comme moins rare dans le nord-est et le sud de son aire de répartition, au Massachusetts (Schweitzer et al.,2011) et dans le centre-nord de la Floride (Slotten, comm. pers., 2016). Il existe des mentions historiques de l’espèce (datant de plus de 40 ans), mais il n’y a pas de mentions récentes connues en Arkansas, au Connecticut, dans le Maine, dans le Maryland, au Michigan, au Missouri, au New Hampshire, dans l’État de New York (partie continentale), en Pennsylvanie et en Caroline du Sud (Schweitzer et al.,2011 et références énumérées au tableau 1).

Tableau 1. Mentions canadiennes de l’héliotin orangé
Sous-population no Date de la collecte / observation Nom du site Personne ayant effectué la collecte Numéro de spécimen et/ou notes Source
1 19 août 1982 Windsor J. Pilkington NOC14579 Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématode, Ottawa, Ontario.
2 2 août 1936 Grand Bend Hudson-Wood CNC LEP 00064372 Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématode, Ottawa, Ontario.
2 12 septembre 2015 « Port Franks » (c.-à-d. Pinery) K. Stead Adulte Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématode, Ottawa, Ontario.
2 7 août 2015 Pinery K. Stead 2 adultes Schmidt et al., 2016.
2 4 août 2016 Pinery K. Stead Adulte K. Stead, comm. pers., 2016
3 28 septembre 2015 Turkey Point C. Jones;
R. Craig
Chenille du dernier stade dans la litière de feuilles à la base d’individus de l’espèceAureolaria pedicularia C. Jones, comm. pers., 2016
4 Vers 1900 London H.S. Saunders Non disponible Musée royal de l’Ontario, Toronto, Ontario.
5 20 août 1971 Delhi Cheng et Hanlon CNC LEP 00064371 Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématode, Ottawa, Ontario.

Aire de répartition canadienne

L’aire de répartition canadienne de l’héliotin orangé est restreinte au sud-ouest de l’Ontario et s’étend depuis l’est du lac Érié jusqu’au lac Huron, vers l’ouest, et jusqu’à Windsor, vers le sud. L’espèce n’occupe que les savanes de la zone carolinienne, dans le sud de l’Ontario, où poussent les plantes hôtes utilisées par ses larves, soit la gérardie jaune et la gérardie fausse-pédiculaire (figure 3; tableau 1). On compte cinq sous-populations d’héliotins orangés au Canada, dont trois sont considérées comme existantes (Windsor, Pinery et Turkey Point) et deux sont considérées comme disparues (London et Delhi). Les mentions d’occurrences disparues datent de plus de 40 ans et de plus de 100 ans, respectivement, et il semble que les plantes hôtes aient disparu de ces sites ou qu’on n’en compte plus que quelques individus (COSEWIC, 2018). Environ 1 % de l’aire de répartition mondiale de l’héliotin orangé se trouve au Canada.

Carte de l’aire de répartition canadienne de l’héliotin orangé
Figure 3. Aire de répartition canadienne de l’héliotin orangé de 1900 environ à 2016 (tableaux 1 et 2). On compte neuf mentions d’adultes et une mention de chenille de l’espèce. Les occurrences antérieures à 2015 ont été établies d’après des étiquettes de spécimens, sans coordonnées précises. Ces mentions ont été cartographiées selon leur emplacement approximatif (par exemple, « Delhi »). Les mentions de gérardies (Aureolaria flava et A. pedicularia) proviennent du rapport du COSEPAC (COSEWIC, 2018).
Description longue

Carte de l’aire de répartition canadienne de l’héliotin orangé de 1900 environ à 2016, indiquant l’emplacement des occurrences existantes et disparues. Les mentions de gérardies (Aureolaria flava et A. pedicularia) sont également indiquées sur la carte (différents symboles sont utilisés pour préciser si les occurrences sont existantes, historiques ou disparues).

Zone d’occurrence et zone d’occupation

La zone d’occurrence de l’héliotin orangé au Canada est de 10 124 km2. Cette zone a été calculée en établissant un polygone convexe minimum comprenant les trois sous-populations existantes de l’espèce, à Windsor, à Pinery et à Turkey Point (figure 4). L’indice de zone d’occupation (IZO) est de 12 km2 (3 carrés de quadrillage, selon une grille à carrés de 2 km de côté).

Sommaire biographique des rédactrices du rapport

Allan Harris compte plus de 25 années d’expérience comme biologiste dans le nord de l’Ontario. Il détient un baccalauréat (B. Sc.) en biologie de la faune de l’Université de Guelph et une maîtrise (M. Sc.) en biologie de l’Université Lakehead. Après avoir occupé un poste de biologiste au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario pendant sept ans, il a cofondé Northern Bioscience, une entreprise de consultation écologique établie à Thunder Bay, en Ontario. Allan Harris a rédigé ou a corédigé des dizaines d’articles scientifiques, de rapports techniques et d’articles de vulgarisation, y compris des rapports de situation du COSEPAC sur le monarque, l’héliotin d’Aweme, l’hémileucin de Nuttall, le criquet du lac Huron, le gomphe riverain, le gomphe de Laura, le gomphe des rapides, la cicindèle à grandes taches de Gibson, la cicindèle verte des pinèdes, l’hespérie de Powesheik, le mormon, l’amiral de Weidemeyer, l’hémileucin du ményanthe, le perceur du ptéléa, la gnaphose de Snohomish, l’escargot-forestier à larges bandes, l’aster de la Nahanni, l’aster fausse-prenanthe, la buchnéra d’Amérique, le trille à pédoncule incliné et le lipocarphe à petites fleurs. Il est également auteur d’un rapport provincial sur la situation du caribou des bois en Ontario et auteur ou coauteur de programmes de rétablissement nationaux et provinciaux visant des espèces de plantes vasculaires et d’oiseaux en péril.

Robert Foster est cofondateur et partenaire principal de Northern Bioscience, entreprise qui offre des services professionnels de consultation écologique en appui aux travaux de gestion, de planification et de recherche sur les écosystèmes. Il est titulaire d’un baccalauréat en biologie (B. Sc) de l’Université Lakehead et d’un doctorat en zoologie (D. Phil.) de l’Université d’Oxford. Robert Foster a travaillé pendant plus de 25 ans comme écologiste en Ontario et a réalisé de nombreux relevés d’insectes à des fins de planification et d’évaluation environnementales d’aires protégées en Ontario ainsi qu’au Manitoba, au Minnesota, au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique. Rob a rédigé ou corédigé plus de 20 rapports de situation du COSEPAC sur diverses espèces, dont 15 insectes, 5 plantes vasculaires, une araignée, un escargot terrestre et un oiseau.

Carte montrant la zone d’occurrence (délimitée par un trait) de l’héliotin orangé au Canada.
Figure 4.   Zone d’occurrence de l’héliotin orangé au Canada (voir le tableau 1 pour les détails).

Activités de recherche

Les mentions canadiennes d’héliotin orangé sont échelonnées de 1900 environ à 2016 (tableau 1). On compte neuf mentions d’adultes et une mention de chenille de l’espèce.

L’héliotin orangé est actif la nuit, et la capture d’adultes se fait à l’aide des méthodes de relevé qui sont généralement utilisées pour les papillons nocturnes (p. ex. lampes à lumière noire, lampes à vapeur de mercure et appâts). La plupart des adultes ont été capturés au moyen de pièges à ultra-violets. Les relevés visuels des chenilles du dernier stade sur les plantes hôtes pourraient constituer la méthode de relevé la plus efficace (Wagner et al., 2011). La recherche de trous percés dans les capsules de graines des plantes hôtes de septembre à octobre est considérée comme une méthode aussi efficace que la recherche de chenilles matures se nourrissant sur la face extérieure des capsules (Chaloux, 2015). Les adultes semblent eux aussi attirés par les appâts (Schweitzer et al.,2011).

Les recherches récentes sur l’héliotin orangé sont résumées au tableau 2. Avant 2015, aucun relevé ciblant l’héliotin orangé n’avait été réalisé. Les modalités détaillées des activités de recherche réalisées par le passé sont inconnues, mais la plupart ou la totalité des spécimens prélevés avant 2015 l’ont probablement été lors d’observations fortuites ou de relevés non ciblés portant sur des papillons nocturnes.

Tableau 2. Activités de recherche sur l’héliotin orangé durant les relevés réalisés en 2015 et en 2016 dans le cadre de la préparation du présent rapport de situation. La recherche de dommages causés par les chenilles se nourrissant de capsules de graines de gérardie fausse pédiculaire a débuté à Turkey Point le 21 septembre 2016 (Heagy, comm. pers., 2016). On a également cherché des chenilles de l’espèce lors des relevés ciblant les plantes hôtes en août 2016 (Heagy, comm. pers., 2016). Rob Craig (RC), Mary Gartshore (MG), Allan Harris (AGH), Audrey Heagy (AH), Jessica Linton (JL), Jeremy deWaard (JD) et Colin Jones (CJ) ont réalisé les relevés
Date Localité Activité de recherche
(minutes-personnes)
Héliotin orangé déctecté Conditions météorologiques Obser-vateur
Mai à septembre
2014
Parc provincial The Pinery, Parc provincial Turkey Point,
Ojibway Prairie
Un piège Malaise dans chacun de ces parcs pendant la période de vol Non Variable JD
28 septembre 2015 Parc provincial Turkey Point 180 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non Non consignées RC, CJ
29 septembre 2015 Parc provincial The Pinery 220 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non Non consignées RC, CJ
30 septembre 2015 Parc provincial The Pinery 220 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non Non consignées RC, CJ
12 août 2016 Parc provincial Turkey Point Lampes à vapeur de mercure de 21 h à 23 h 15; deux lampes à lumière noire durant toute la nuit Non 24°C, humidité très élevée, courte averse à l’aube MG
Août 2016 Windsor, Pinery, Turkey Point et Jardins botaniques royaux Relevés larvaires effectués en même temps que les relevés ciblant les plantes (Heagy, comm. pers., 2016) Non Relevés larvaires MG, AH
20 septembre 2016 Parc provincial Turkey Point 200 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 16 °C, temps calme, dégagé AGH, AH
21 septembre 2016 Parc Ojibway 85 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 22 °C, temps ensoleillé, calme AGH
21 septembre 2016 Parc patrimonial Tallgrass Prairie 50 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 22 °C, temps ensoleillé, calme AGH
21 septembre 2016 Réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie 70 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 25 °C, temps nuageux, calme AGH
22 septembre 2016 Parc provincial The Pinery – ouest 105 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 25 °C, temps partiellement nuageux, calme AGH
22 septembre 2016 Parc provincial The Pinery – est 90 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 25 °C, temps partiellement nuageux, calme AGH
22 septembre 2016 Parc provincial The Pinery – chemin 20 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 25 °C, temps partiellement nuageux, calme AGH
22 septembre 2016 Parc provincial The Pinery – pont 30 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 25 °C, temps partiellement nuageux, calme AGH
23 septembre 2016 Jardins botaniques royaux – vallée Hendrie 270 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 15 °C, bruine, venteux AGH
23 septembre 2016 Jardins botaniques royaux – pointe Sassafras 200 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non 15 °C, bruine, venteux AGH
1er octobre 2016 Parc provincial The Pinery 40 minutes; recherche visuelle de dommages causés par l’alimentation des chenilles Non Relevé larvaires CJ; JL

Total – relevés larvaires : 1 780 minutes

L’espèce a été capturée pour la première fois au Canada à London, en Ontario, aux environs de l’année 1900 : l’étiquette des spécimens n’indique pas de date, mais Saunders était actif de la fin des années 1800 au début des années 1900 (Hubley, comm. pers., 2016). La plante hôte a pratiquement disparu de la région de London; un seul individu de gérardie jaune a été observé durant les relevés de 2016 (COSEWIC, 2018), et l’héliotin orangé a probablement aussi disparu de la région de London.

Deux spécimens d’héliotin orangé du Musée royal de l'Ontario capturés au nord du lac Ontario, à « Kendel » et à « Port Hope », sont en fait des chrysographes (Schmidt, comm. pers., 2017). Par conséquent, ces sites ne sont plus considérés comme valides.

Les deux mentions de « Delhi » proviennent probablement de la station de recherche Delhi (Gartshore, comm. pers., 2016), où des activités de surveillance des insectes nuisibles aux cultures ont été réalisées durant les années 1970 (les dates exactes et les méthodes utilisées sont inconnues) (Walker, 1983).

L’héliotin orangé n’a pas été observé depuis plus de 40 ans et la plante hôte n’est apparemment plus présente dans un rayon de 25 km ou plus de la station (Heagy, comm. pers., 2016). L’héliotin orangé a probablement disparu à Delhi.

Une seule mention d’héliotin orangé, datée de 1982, provient de Windsor. Le lieu de collecte exact n’est pas connu, mais le responsable de la collecte (J.E. Pilkington) était actif dans le complexe de prairies Ojibway (où la gérardie jaune est présente) entre 1972 et 1985 (Paiero et al.,2010). Le complexe de prairies Ojibway est composé de cinq aires protégées (réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie, parc Ojibway, parc patrimonial Tallgrass Prairie, aire naturelle Spring Garden et parc patrimonial Black Oak) comprenant une superficie de 320 ha de prairie et de savane (Bakowsky et Riley, 1992). Les relevés effectués en 2016 n’ont pas permis de trouver l’héliotin orangé, mais celui-ci pourrait persister à cet endroit, étant donné que l’habitat et la plante hôte sont toujours présents.

Dans l’aire de répartition historique des plantes hôtes, des relevés ont été effectués annuellement dans le parc High, à Toronto (p. ex. Yukich, 2014) et à Walsingham (Gartshore, comm. pers., 2016).

Les spécimens prélevés dans la région de Pinery sont datés de 1937 à 2016, et 78 années séparent la première et la deuxième mention (tableau 1). Les références à « Pinery » englobent la région qui s’étend depuis Grand Bend, à l’extrémité nord du parc provincial The Pinery, jusqu’à Port Franks, à l’extrémité sud. Le Refuge du bleu mélissa comprend 15 ha de savane à chênes à Port Franks (Lambton Wildlife Inc., 2017). Il existe un spécimen de gérardie fausse-pédiculaire daté de 1926 en provenance d’Ipperwash (à environ 5 km au sud-ouest du parc), mais le statut de cette occurrence est inconnu, et elle est classée « historique » (COSEWIC, 2018). Les coordonnées du spécimen d’héliotin orangé récolté en 1937 (étiqueté « Grand Bend ») sont inconnues, mais des mentions récentes ont été répertoriées dans la savane à chêne des teinturiers et à chêne blanc, à l’extrémité nord du parc et dans les terrains privés adjacents à l’extérieur du parc (Stead, comm. pers., 2016). Des lampes à lumière noire et à vapeur de mercure ont été utilisées chaque année depuis 1993 pour piéger des héliotins orangés près de Pinery, notamment durant la plupart des nuits de la période de vol estimée. On ne dispose cependant pas d’estimations précises concernant les relevés effectués (Stead, comm. pers., 2016). Des pièges ont été placés à proximité de gérardies fausses-pédiculaires ou dans les plantes elles-mêmes (Stead, comm. pers., 2016). Seulement quatre adultes ont été répertoriés, ce qui peut indiquer une absence d’attirance pour la lumière et/ou une faible densité d’individus de l’espèce (tableau 1). Le parc provincial The Pinery comprend 1 250 ha environ de savane à chênes et à pins (Bakowsky et Riley, 1992).

L’habitat de la gérardie fausse-pédiculaire à Turkey Point a été exploré à la recherche de chenilles le 28 septembre 2015 (figure 6), et une seule chenille du dernier stade a été observée dans la litière de feuilles sous une plante (Jones, comm. pers., 2016). Des recherches similaires ont été entreprises au parc provincial The Pinery et dans les zones environnantes les 29 et 30 septembre 2015, puis en septembre 2016, mais aucune chenille n’a été trouvée (Jones, comm. pers., 2016; Linton, comm. pers., 2018). En 2014, des pièges Malaise ont été installés pour quatre mois au parc provincial The Pinery, au parc provincial Turkey Point et à Ojibway Prairie, mais aucun héliotin orangé n’a été capturé (deWaard, comm. pers., 2018). Les pièges Malaise ne sont pas des plus efficaces pour la capture de papillons nocturnes, mais ils ont été utilisés durant toute la période de vol connue et ils ont permis la capture de papillons nocturnes.

La recherche de dommages causés par l’alimentation des chenilles sur les capsules de graines de gérardie fausse-pédiculaire a été entreprise à Turkey Point le 21 septembre 2016 (Heagy, comm. pers., 2016). Des relevés larvaires ont aussi été effectués durant les recherches ciblant les plantes hôtes au mois d’août 2016 à Windsor, à Pinery, à Turkey Point et aux Jardins botaniques royaux (Heagy, comm. pers., 2016). Aucune chenille d’héliotin orangé n’a été observée.

Le 12 août 2016, deux lampes à vapeur de mercure ont été placées sur des draps de 21 h à 23 h 15, et deux lampes à lumière noire ont été installées toute la nuit au parc provincial Turkey Point dans le cadre d’activités de recherche ciblant l’héliotin orangé au stade adulte (Gartshore, comm. pers., 2016). Aucun adulte de l’espèce n’a été capturé.

Des relevés ont été réalisés du 20 au 23 septembre 2016 (Harris, comm. pers., 2016), durant la période où les chenilles du dernier stade se nourrissent à l’extérieur des capsules de graines et sont plus faciles à observer. Des recherches ciblant les gérardies ont été réalisées à Turkey Point (3,3 heures-personnes), à Windsor (3,4 heures-personnes) et dans la région de Pinery (4,2 heures-personnes). Des sites potentiels hébergeant la gérardie fausse-pédiculaire dans la vallée Hendrie et à Cootes Paradise, dans les Jardins botaniques royaux, à Hamilton, ont également été explorés (7,8 heures-personnes). Aucune chenille d’héliotin orangé n’a été observée (Harris, comm. pers., 2016). Combinées à d’autres activités de recherche (tableau 2), les activités de recherche récentes totalisent plus de 29 heures.

L’île Walpole héberge des plantes hôtes, mais aucun relevé ciblant l’héliotin orangé n’y a été réalisé.

L’héliotin orangé n’a pas été répertorié dans sept sous-populations existantes de gérardie jaune et dans quatre sous-populations existantes de gérardie fausse-pédiculaire au Canada (COSEWIC, 2018). Dans la plupart de ces sous-populations, aucune activité de recherche connue ciblant l’héliotin orangé n’a été réalisée. La plus grande sous-population de plantes hôtes où des relevés de papillons n’ont pas été réalisés est celle de l’île Walpole, où l’effectif inféré de la sous-population de gérardie jaune est de 50 à 200 individus (COSEWIC, 2018).

Habitat

Besoins en matière d’habitat

L’héliotin orangé est associé à ses plantes hôtes larvaires, la gérardie fausse-pédiculaire et la gérardie jaune, qui poussent dans les savanes et les forêts claires dominées par des chênes, sur sol sec et sablonneux ou rocheux (figures 5 et 6) (Schweitzer et al.,2011). Les deux plantes hôtes parasitent les racines de chênes. La gérardie fausse-pédiculaire est une espèce annuelle qui parasite le chêne des teinturiers (Quercus velutina), mais peut aussi utiliser d’autres plantes ligneuses, du moins dans la partie sud de son aire de répartition (Voss et Reznicek, 2012). La gérardie jaune est une espèce vivace qui parasite les racines du chêne blanc (Quercus alba) (Voss et Reznicek, 2012).

Photo de l’habitat de l’héliotin orangé dans le parc provincial The Pinery.
Figure 5. Habitat de l’héliotin orangé dans la région de Pinery, septembre 2016. Photo : A. Harris.
Photo de l’habitat de l’héliotin orangé dans le parc provincial Turkey Point.
Figure 6. Habitat de l’héliotin orangé dans le parc provincial Turkey Point, septembre 2016. Photo : A. Harris.

À Turkey Point, l’héliotin orangé a été observé dans une colonie de gérardie fausse-pédiculaire, dans une savane à chêne des teinturiers sur sable fin loameux. L’habitat de la gérardie fausse-pédiculaire est semblable dans la région de Pinery, où la savane à chêne des teinturiers se trouve sur de vieux cordons dunaires (Bakowsky, 1994). L’emplacement précis de la collecte effectuée à Windsor en 1982 est inconnu, mais cet emplacement se trouve probablement dans le complexe de prairies Ojibway. La gérardie jaune pousse dans la forêt claire et la savane à chêne des teinturiers, dans des sables lacustres fins sur substrat d’argile (COSEWIC, 2018).

L’habitat occupé par les sous-populations canadiennes plus anciennes n’est pas connu. Dans l’État de New York et au Massachusetts, l’héliotin orangé a également été capturé dans des corridors de transport d’électricité, à la lisière de champs abandonnés et en bordure de routes, là où se trouvent des chênes et d’autres plantes hôtes (Nelson, 2012; Chaloux, 2015).

La gérardie fausse-pédiculaire et la gérardie jaune poussent souvent dans des sites qui brûlent fréquemment et pourraient bénéficier d’incendies réguliers (Schweitzer et al.,2011).

Tendances en matière d’habitat

Depuis l’arrivée des colons européens, plus de 99 % de l’habitat de prairie et de savane a disparu dans le sud de l’Ontario, remplacé par des cultures et d’autres formes d’aménagement (Bakowsky et Riley, 1992). La suppression des incendies contribue également à la modification de l’habitat. La savane fait habituellement partie d’une matrice de forêts claires et de prairies; la superficie de la savane en Ontario au moment de l’arrivée des colons est inconnue.

Les savanes étaient auparavant plus étendues dans l’aire de répartition connue de l’héliotin orangé dans la région de Pinery, à Windsor et dans le comté de Norfolk (qui comprend Turkey Point et Delhi) (Bakowsky et Reilly, 1992). La savane a pratiquement disparu dans les sites historiques de l’héliotin orangé à London, en Ontario.

On croit que les sous-populations de plantes hôtes auraient diminué de façon importante au cours du dernier siècle en Ontario (Oldham et Brinker, 2009). Au moins quatre sous-populations de gérardie jaune et dix sous-populations de gérardie fausse-pédiculaire ont disparu depuis les années 1970 (COSEWIC, 2018). Au moins trois des sept sous-populations existantes de gérardie jaune ont diminué au cours des 20 dernières années (COSEWIC, 2018).

La plus grande partie de l’habitat restant se trouve dans des aires protégées : il y est géré au moyen de brûlages dirigés qui visent à maintenir la végétation de savane et est sans doute relativement stable depuis 10 ans (MacKenzie, comm. pers., 2017; COSEWIC, 2018). Cependant, les populations croissantes de cerfs de Virginie (Odocoileus virginanus) et les plantes envahissantes continuent de modifier l’habitat (voir Menaces et facteurs limitatifs).

Les effets des changements climatiques sur la végétation de la savane ne sont pas clairement établis et il est difficile de déterminer les tendances en Ontario, où la plus grande partie de la savane se trouve dans des aires protégées et est gérée activement au moyen de brûlages dirigés.

Biologie

Seulement huit individus adultes et une chenille d’héliotin orangé ont été répertoriés au Canada; la majorité des renseignements sur la biologie de l’espèce qui sont présentées ci-après ont été extrapolés à partir des données recueillies sur les sous-populations des États-Unis, notamment les données détaillées résumées par Schweitzer et al. (2011).

Cycle vital et reproduction

L’héliotin orangé produit probablement une seule génération par année. Au Canada, les adultes volent de la fin de juillet à la mi-septembre (tableau 1) et jusqu’à la fin d’octobre dans la partie sud de l’aire de répartition de l’espèce aux États-Unis (Forbes, 1954; Schweitzer et al., 2011; Brou, 2016). Les adultes sont nocturnes et butinent les fleurs à la recherche de nectar (Schweitzer et al., 2011).

Les femelles pondent probablement leurs œufs sur les fleurs des plantes hôtes (Schweitzer et al.,2011), notamment la gérardie fausse-pédiculaire (figure 7) et la gérardie jaune (figure 8). Les espèces Aureolaria grandiflora (Largeflower Yellow False Foxglove) et Dasistoma macrophylla (Mullein Foxglove) servent également de plantes hôtes aux États-Unis, mais elles ne sont pas présentes au Canada (Schweitzer et al.,2011). Des espèces des genres Agalinis et Gerardia ont également été mentionnées comme plantes hôtes, mais il s’agirait d’une erreur dans l’interprétation des changements apportés à la nomenclature du genre Aureolaria (Schweitzer et al., 2011). Les chenilles en captivité acceptent également la linaire vulgaire (Linaria vulgaris) et le muflier commun (Antirrhinum majus) comme plantes hôtes (deux espèces auparavant classées dans la famille des Scrofulariacées, mais qui sont maintenant classées dans la famille des Plantaginacées) (Wyatt, 1938).

Photo en gros plan de capsules de graines de gérardie fausse-pédiculaire au parc provincial The Pinery.
Figure 7. Capsules de graines de gérardie fausse-pédiculaire; région de Pinery, septembre 2016. Photo : A. Harris.
Photo en gros plan, prise à Windsor, d’une tige et d’une capsule de gérardie jaune portant des marques de broutage attribuées au cerf de Virginie.
Figure 8. Gérardie jaune portant des marques de broutage attribuées au cerf de Virginie; Windsor, septembre 2016. Photo : A. Harris.

Les jeunes chenilles creusent une galerie dans l’ovaire des fleurs de la plante hôte, scellent l’ouverture avec de la soie et se nourrissent de graines et de parties florales dans les capsules en développement (Wyatt, 1938). Les chenilles restent dans les capsules jusqu’à ce qu’elles y soient trop à l’étroit, puis en sortent. Les chenilles plus vieilles demeurent sur la plante hôte et se nourrissent en grugeant la paroi des capsules pour atteindre les graines. Les chenilles sont elles aussi nocturnes (Schweitzer et al.,2011). Après s’être alimentées pendant plusieurs semaines, les chenilles descendent au sol pour se nymphoser. Dans l’État de New York, des chenilles ont été observées du début de septembre jusqu’à la fin d’octobre (Chaloux, 2015), voire jusqu’au mois de novembre dans certains cas (Schweitzer et al.,2011). La seule occurrence connue de chenille au Canada a été observée au sol, sous une plante hôte, le 28 septembre 2015; elle s’apprêtait probablement à se nymphoser (Jones, comm. pers., 2016).

À l’automne, les chenilles s’enfouissent dans la litière de feuilles ou dans le sol, se nymphosent et passent l’hiver dans des cellules souterraines. Les adultes peuvent émerger l’année suivante ou demeurer au stade nymphal pendant deux ou trois ans avant d’émerger (Schweitzer et al.,2011; Wyatt, 1938). Schweitzer et al., (2011) ont élevé 27 nymphes, dont aucune n’a hiverné pendant plus d’un an, mais les nymphes recueillies par Wyatt (1938) à la même date en 1935 ont hiverné pendant un, deux ou trois ans, malgré le fait qu’elles aient apparemment été conservées dans des conditions similaires. Les nymphes de l’étude de Wyatt provenaient de la région de Chicago, soit approximativement à la même latitude que les sous-populations canadiennes. La taille des chenilles au moment de la nymphose pourrait avoir une incidence sur la durée du stade nymphal. Chez les Schinia (genre qui appartient aussi à la sous-famille des Héliothinés), les petites larves sont plus susceptibles d’hiverner pendant plus d’un an sous forme de nymphes que les larves plus grosses de la même espèce (Schweitzer et al.,2011).

Physiologie et adaptabilité

Le cycle vital de l’héliotin orangé est spécialisé. Les chenilles se nourrissent exclusivement de deux espèces hémiparasites d’Aureolaria au Canada, qui sont elles aussi confinées dans l’habitat de savane à chênes. Des chenilles ont pu être élevées en captivité à l’aide de plantes de la famille des Scrofulariacées (Wyatt 1938), qui ne sont pas connues comme plantes hôtes de l’espèce en milieu naturel. L’héliotin orangé n’a donc pas une très bonne capacité d’adaptation.

Déplacements et dispersion

La capacité de dispersion de l’héliotin orangé est inconnue. Comme l’espèce occupe la savane, où les feux sont fréquents, la dispersion peut se faire régulièrement entre des parcelles d’habitat en raison de la nature dynamique du milieu. L’héliotin orangé n’est pas une espèce migratrice.

Relations interspécifiques

Les chenilles de l’arlequin de l’épinette (Palthis angulalis) (Lepidoptera; Erebidae) peuvent être en compétition avec les chenilles de l’héliotin orangé pour les plantes hôtes. En septembre 2016, des chenilles d’arlequin de l’épinette avaient consommé le contenu d’environ 2 % des capsules de graines de gérardie fausse-pédiculaire à Turkey Point et de jusqu’à 40 % des capsules de graines dans certaines colonies dans la région de Pinery (Harris, comm. pers., 2016). Les chenilles d’une autre espèce de papillon nocturne, la tordeuse de la verveine (Endothenia hebesana; famille des Tortricidés; Schmidt, comm. pers., 2016), ont infesté les capsules de graines d’environ 60 % des gérardies fausses-pédiculaires aux Jardins botaniques royaux, à Hamilton, en Ontario. L’Endothenia hebesana est un prédateur de graines généraliste qui est répandu (Bodeux 2006). Le baltimore (Euphydryas phaeton) utilise également des espèces du genre Aureolaria comme hôtes larvaires (Schweitzer et al.,2011).

Les parasites de l’héliotin orangé sont sans doute semblables à ceux des autres Lépidoptères et comprennent les guêpes (Hyménoptères) de différentes familles et des mouches tachinaires (Tachinidés) (Young, 1997). Les prédateurs de l’héliotin orangé comprennent probablement des insectes, des araignées, des musaraignes, des chauves-souris et des oiseaux (Young, 1997).

Le cerf de Virginie broute abondamment la gérardie jaune et au moins modérément la gérardie fausse-pédiculaire (voir Menaces et facteurs limitatifs).

Taille et tendances de la population

Activités et méthodes d’échantillonnage

L’héliotin orangé a été peu souvent capturé au moyen de lampes, même lorsque des activités de recherche intensives ont été réalisées sur plusieurs décennies (p. ex. relevés effectués par Brou, 2016; Stead, comm. pers., 2016), ce qui donne à penser que l’espèce est présente en faible densité, à intervalles irréguliers, ou n’est pas beaucoup attirée par les pièges lumineux. Les techniques de relevé utilisées sont présentées à la section Activités de recherche.

Abondance

Aucune estimation de l’abondance n’est disponible pour l’héliotin orangé. L’espèce est apparemment rare au Canada : on ne compte que neuf mentions confirmées de l’espèce (huit adultes et une chenille) entre 1900 environ et 2016. Seulement quatre adultes ont été trouvés dans la région de Pinery entre 1993 et 2016, malgré les activités d’échantillonnage réalisées la plupart des nuits durant la période de vol (Stead, comm. pers., 2016).

Les sous-populations de plantes hôtes à Windsor, Pinery et Turkey Point ne fournissent pas nécessairement une indication des populations d’héliotins orangés, mais on suppose qu’une plus grande abondance de plantes hôtes peut soutenir une plus grande sous-population du papillon. Des recherches sont nécessaires pour étayer cette hypothèse. Le tableau 3 fournit une estimation de l’abondance des sous-populations de plantes hôtes (COSEWIC, 2018).

Tableau 3. Abondance des sous-populations de plantes hôtes aux sites existants hébergeant l’héliotin orangé
Nom du site Sous-population de gérardie fausse-pédiculaire Sous-population de gérardie jaune
Windsor Aucun individu 286 – 1 036 individus
Complexe Pinery 3 500 – 5 000 individus Aucun individu
Turkey Point 3 000 – 5 000 individus Aucun individu
Total 7 500 – 10 000 individus 286 – 1 036 individus
Tableau 4. Sources des mentions d’héliotin orangé (voir la figure 2)
Pays/État/Province Source
États-Unis Schweitzer et al.,2011
Alabama Hill, comm. pers., 2016
Arkansas Arkansas Lepidoptera Survey, 2016
Arkansas Osborne, comm. pers., 2016
Caroline du Nord Hall, comm. pers., 2016; Snyder, 2016; Sullivan, comm. pers., 2016
Floride Kons et Borth, 2006; Slotten, comm. pers., 2016
Géorgie Adams, comm. pers., 2016
Illinois Wyatt, 1938; Mahoney, comm. pers., 2016; Wiker, comm. pers., 2016
Indiana Wiker, comm. pers., 2016
Kentucky Laudermilk, comm. pers., 2016
Louisiane Brou, 2016; Hill, comm. pers., 2016
Maine Brower, 1984; deMaynadier, comm. pers., 2016
Massachusetts Nelson, 2012
Michigan Moore, 1955
Mississippi Hill, comm. pers., 2016
Missouri Buback, comm. pers., 2016
New Hampshire Stanwood, comm. pers., 2016
New Jersey Weintraub, comm. pers., 2016
New York Forbes, 1954; Chaloux, 2015; Conrad, comm. pers., 2016; Weintraub, comm. pers., 2016
Ohio Rings et al.,1992; Weintraub, comm. pers., 2016
Ontario Hubley, comm. pers., 2016; Lonsdale, comm. pers., 2016
Pennsylvanie Leppo, comm. pers., 2016
Virginie Roble, comm. pers., 2016
Virginie-Occidentale Olcott, comm. pers., 2016
Wisconsin Kons et al.,2007; Watson, comm. pers., 2016

Fluctuations et tendances

On ne dispose d’aucune information sur les tendances ou les fluctuations des sous-populations d’héliotins orangés au Canada, mais ces sous-populations ont probablement diminué au cours du dernier siècle avec le déclin de l’habitat et des plantes hôtes. La tendance à court terme est moins claire, car la plus grande partie de l’habitat restant des occurrences connues se trouve dans des aires protégées et est gérée en vue du maintien de la végétation de savane.

Parmi les autres espèces de la sous-famille des Héliothinés figurent le ver de l’épi du maïs (Helicoverpa zea) et la noctuelle verdoyante (Heliothis virescens). Ces insectes qui s’attaquent aux cultures deviennent parfois très abondants (Wagner et al., 2011).

Les sous-populations d’héliotins orangés ont probablement diminué dans le nord-est des États-Unis (Somes, comm. pers., 2016; Weintraub, comm. pers., 2016).

Immigration de source externe

La possibilité d’une immigration à partir de populations des États-Unis est inconnue, mais une telle immigration est peu probable. Les sous-populations de la région de Pinery et de Turkey Point se trouvent à la limite nord de l’aire de répartition des plantes hôtes et sont situées à plus de 100 km de la plus proche occurrence existante connue aux États-Unis, mais les occurrences historiques de London et de Delhi se trouvaient auparavant entre la région de Pinery et Turkey Point. Windsor est situé à environ 30 km de la plus proche occurrence connue au Michigan, mais toutes les mentions connues au Michigan datent de plus de 60 ans et la situation actuelle des sous-populations du Michigan est inconnue.

Menaces et facteurs limitatifs

Menaces

Le broutage par le cerf de Virginie indigène (p. ex. consommation de chenilles se nourrissant dans les capsules) et la compétition des espèces végétales envahissantes subie par les plantes hôtes sont sans doute les menaces les plus importantes qui pèsent sur l’héliotin orangé et ses plantes hôtes, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des aires protégées. Le développement résidentiel et commercial constitue une menace pour les sous-populations de plantes hôtes de la région de Pinery qui sont situées à l’extérieur du parc provincial The Pinery.

Les menaces potentielles sont décrites à l’aide des catégories du calculateur de menaces proposé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Partenariat pour les mesures de conservation (Conservation Measures Partnership, ou CMP) (UINC-CMP) (voir Salafsky et al., 2008; Master et al., 2009; Open Standards, 2017). L’impact global des menaces calculé est élevé (tableau 5). Les menaces sont énumérées selon l’ordre dans lequel elles apparaissent au tableau 5.

Tableau 5. Résultats du calculateur des menaces concernant l’héliotin orangé (Pyrrhia aurantiago) au Canada

La classification des menaces présentée ci-dessous est fondée sur le système unifié de classification des menaces proposé par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et le Partenariat pour les mesures de conservation (Conservation Measures Partnership, ou CMP) (UICN–CMP). Pour une description détaillée du système de classification des menaces, veuillez consulter le site Web « Open Standards » (Open Standards, 2017). Les menaces peuvent être observées, inférées ou prévues à court terme. Les menaces sont caractérisées ici en fonction de leur portée, de leur gravité et de leur immédiateté. « L’impact » d’une menace est calculé selon sa portée et sa gravité. Pour plus de renseignements, voir Salafsky et al. (2008) et Master et al. (2009). Seules les menaces analysées et cotées sont incluses dans le tableau ci-dessous.

Nom scientifique et nom français de l’espèce :
Pyrrhia aurantiago - héliotin orangé
Date de la téléconférence concernant les menaces :
False-foxglove Sun Moth threats call January 23, 2016. Threat information updated after conference call for Smooth Yellow False Foxglove and Fern-leaved Yellow False Foxglove on March 4, 2017
Évaluateurs :
Al Harris (status report writer), Jenny Heron and Paul Grant (Arthropods SSC co-chairs), John Klymko, Jessica Linton, Rob Longair, Chris Schmidt (Arthropods SSC members), Colin Jones (COSEWIC member for Ontario and Arthropods SSC member), Alistair Mackenzie (Ontario Parks) and Angèle Cyr (COSEWIC Secretariat)
Calcul de l’impact global des menaces
Impact des menaces (descriptions) Comptes des menaces de niveau 1
selon l’intensité de leur impact :
Maximum de la plage d’intensité
Comptes des menaces de niveau 1
selon l’intensité de leur impact :
Minimum de la plage d’intensité
A (Très élevé) 0 0
B (Élevé) 0 0
C (Moyen) 2 2
D (Faible) 2 2
Impact global des menaces calculé : Élevé Élevé
Tableau d’évaluation des menaces
Numéro Menace Impact
(calculé)
Portée
(10 prochaines
années)
Gravité
(10 années
ou
3 générations)
Immédiateté Commentaires
1 Développement résidentiel et commercial (en anglais seulement) C Moyen Restreinte
(11-30 %)
Élevée
(31-70 %)
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Sans object
1.1 Habitations et zones urbaines C Moyen Restreinte
(11-30 %)
Élevée
(31-70 %)
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Voir le texte du rapport.
1.2 Zones commerciales et industrielles C Moyen Restreinte
(11-30 %)
Élevée
(31-70 %)
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Voir le texte du rapport.
1.3 Tourisme et espaces récréatifs D Faible Restreinte
(11-30 %)
Légère
(1-10 %)
Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Voir le texte du rapport.
2 Agriculture et aquaculture (en anglais seulement) Inconnu Restreinte
(11-30 %)
Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Sans object
2.1 Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le bois Sans object Sans object Sans object Sans object Sans objet. Menace historique. Environ 99 % de la prairie et de la savane en Ontario été défriché, probablement surtout à des fins agricoles (Bakowsky et Riley, 1994). La proportion de l’habitat de l’héliotin orangé qui a été détruite est inconnue, mais est sans doute importante. Il n’y a pas eu d’exploitation agricole dans les sites existants de l’espèce qui se trouvent dans des aires protégées au cours des 10 dernières années, et de telles activités sont peu probables au cours des 10 prochaines années.
2.2 Plantations pour la production de bois et de pâte Sans object Sans object Sans object Sans object Sans objet. Les plantations historiques de pins dans les savanes de la région de Pinery et à Turkey Point pourraient avoir endommagé l’habitat des gérardies, mais de telles plantations ne sont plus établies, et les activités de débroussaillage et de brûlage dirigé contribuent à remettre en état l’habitat (MacKenzie, comm. pers., 2017).
2.3 Élevage et élevage à grande échelle Inconnu Restreinte
(11-30 %)
Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Le pâturage de chevaux peut être autorisé dans le secteur adjacent au parc provincial The Pinery, mais il n’existe aucune mention de l’héliotin orangé dans ces sites à l’heure actuelle.
3 Production d’énergie et exploitation minière (en anglais seulement) Inconnu Restreinte
(11-30 %)
Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Sans object
3.2 Exploitation de mines et de carrières Inconnu Restreinte
(11-30 %)
Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Une sablière en activité et une sablière fermée situées à côté du parc provincial The Pinery pourraient avoir causé la destruction d’habitat de l’héliotin orangé (MacKenzie, comm. pers., 2017). Le zonage autorise l’extraction de sable dans certains lots (Municipality of Lambton Shores, 2017).
4 Corridors de transport et de service (en anglais seulement) Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) Restreinte
(11-30 %)
Inconnue Faible (possiblement à long terme, > 10 ans / 3 gén.) Sans object
4.1 Routes et voies ferrées Non calculé (en dehors de la période d’évaluation) Restreinte
(11-30 %)
Inconnue Faible (possiblement à long terme, > 10 ans / 3 gén.) Sans objet. Menace historique. Les corridors de transport et de service pourraient avoir constitué une menace pour l’habitat de l’héliotin orangé par le passé. Malgré le fait que le site de Turkey Point se trouve à moins de 100 m d’une route, celle‑ci n’a pas eu d’effets connus sur l’habitat de l’héliotin orangé ou sur ses plantes hôtes. L’emprise réservée pour un chemin d’accès entre le parc provincial The Pinery et une propriété privée adjacente a peu de chances d’être aménagée (MacKenzie, comm. pers., 2017).
4.2 Lignes de services publics N’est pas une menace Restreinte
(11-30 %)
Neutre ou avantage possible Inconnue L’héliotin orangé occupe des corridors de transport d’électricité dans l’État de New York, où l’élimination d’arbres et d’arbustes maintient l’habitat ouvert pour les plantes hôtes larvaires (Nelson, 2012; Chaloux, 2015). Les chenilles de l’héliotin orangé observées à Turkey Point en 2015 se trouvaient sur l’emprise d’une ligne de transmission (Jones, comm. pers., 2016).
5 Utilisation des ressources biologiques (en anglais seulement) Inconnu Généralisée (71-100 %) Inconnue Élevée (menace toujours présente) Sans object
5.1 Chasse et prélèvement d’animaux terrestres Négligeable Restreinte
(11-30 %)
Négligeable (< 1 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Il est peu probable que l’héliotin orangé soit prélevé de manière non durable. La capture d’animaux sans autorisation est interdite dans les parcs; la portée de la menace est donc limitée au secteur adjacent au parc provincial The Pinery.
5.2 Cueillette de plantes terrestres Inconnu Généralisée (71-100 %) Inconnue Élevée (menace toujours présente) La capture d’héliotins orangés et la cueillette de plantes hôtes ne constituent probablement pas une menace pour les populations canadiennes, car la plupart des populations se trouvent dans des aires protégées où la cueillette ne peut être effectuée sans un permis de recherche émis par le ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario. Peu de visiteurs du parc s’aventurent à l’extérieur des sentiers, là où se trouvent la majorité des gérardies (MacKenzie, comm. pers., 2017). Les deux espèces de gérardies possèdent de grandes fleurs voyantes et peuvent être cueillies en dehors du parc.
5.3 Exploitation forestière et récolte du bois N’est pas une menace Restreinte
(11-30 %)
Neutre ou avantage possible Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Faible possibilité dans le secteur adjacent au parc provincial The Pinery.
6 Intrusions et perturbations humaines (en anglais seulement) D Faible Généralisée (71-100 %) Légère
(1-10 %)
Élevée (menace toujours présente) Sans object
6.1 Activités récréatives D Faible Généralisée (71-100 %) Légère
(1-10 %)
Élevée (menace toujours présente) Voir le texte du rapport.
6.3 Travaux et autres activités D Faible Généralisée (71-100 %) Légère
(1-10 %)
Élevée (menace toujours présente) Voir le texte du rapport.
7 Modification du système naturel (en anglais seulement) D Faible Généralisée (71-100 %) Légère
(1-10 %)
Élevée (menace toujours présente) Sans object
7.1 Incendies et suppression des incendies Inconnu Généralisée (71-100 %) Inconnue Élevée (menace toujours présente) Des brûlages dirigés sont effectués aux sites de Pinery, de Windsor et de Turkey Point pour maintenir l’habitat de savane. Les brûlages excessifs nuisent à certains insectes des prairies. Ils pourraient être bénéfiques pour les plantes, mais nuisibles pour les insectes.
7.3 Autres modifications de l’écosystème D Faible Généralisée (71-100 %) Légère
(1-10 %)
Élevée (menace toujours présente) Par le passé, des pins ont été plantés dans l’habitat de savane aux sites de Pinery et de Turkey Point, mais la plantation de pins a cessé. Les menaces liées à l’empiètement des espèces non indigènes envahissantes et aux dommages causés aux chênes (entraînant le déclin des plantes hôtes) par l’alimentation de la spongieuse européenne sont cotées dans cette catégorie.
8 Espèces et gènes envahissants ou problématiques (en anglais seulement) C Moyen Généralisée (71-100 %) Modérée (11-30 %) Élevée (menace toujours présente) Sans object
8.1 Espèces exotiques/non indigènes envahissantes Sans object Sans object Sans object Sans object Voir le texte du rapport. Menace cotée sous la rubrique 7.3 Autres modifications de l’écosystème.
8.2 Espèces indigènes problématiques C Moyen Généralisée (71-100 %) Modérée (11-30 %) Élevée (menace toujours présente) Voir le texte du rapport.
9 Pollution (en anglais seulement) Sans object Sans object Sans object Sans object Sans object
9.3 Effluents agricoles et forestiers Sans object Sans object Sans object Sans object Application possible de pesticide pour lutter contre la spongieuse européenne (Lymantria dispar) et atténuer les répercussions de l’introduction de celle‑ci sur les chênes dont dépendent les plantes hôtes. Non applicable à l’heure actuelle. La menace serait cotée sous la rubrique 7.3.
11 Changement climatique et phénomènes météorologiques violents (en anglais seulement) Inconnu Généralisée (71-100 %) Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Sans object
11.1 Déplacement et altération de l’habitat Inconnu Généralisée (71-100 %) Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Voir le texte du rapport.
11.2 Sécheresses Inconnu Généralisée (71-100 %) Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Voir le texte du rapport.
11.3 Températures extrêmes Inconnu Généralisée (71-100 %) Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans / 3 gén.) Voir le texte du rapport.

Menace 1 de l’UICN – Développement résidentiel et commercial (impact moyen)

1.1 Zones résidentielles et urbaines (impact moyen)

La partie privée de la savane à chênes bordant le parc provincial The Pinery héberge une occurrence de gérardie fausse-pédiculaire et pourrait faire l’objet d’un développement résidentiel ou autre (MacKenzie, comm. pers., 2017). Des parties de ce secteur sont zonées à des fins industrielles, institutionnelles, commerciales et d’aménagement futur dans le plan officiel de la municipalité (Municipality of Lambton Shores, 2017). Le développement résidentiel réalisé à proximité des occurrences de Turkey Point, de Pinery et de Windsor par le passé a probablement détruit l’habitat de l’héliotin orangé, mais on ignore dans quelle mesure. Il n’y a pas eu de développement résidentiel à proximité des sites existants (dans les aires protégées) ou il y en a eu très peu au cours des dix dernières années.

1.2 Zones commerciales et industrielles (impact moyen)

Des parties du secteur adjacent au parc provincial The Pinery sont zonées à des fins industrielles et commerciales dans le plan officiel de la municipalité (Municipality of Lambton Shores, 2017) et pourraient être aménagées. Ce secteur héberge une occurrence de gérardie fausse-pédiculaire.

1.3 Zones touristiques et récréatives (impact faible)

L’aménagement d’un terrain de camping constitue une menace potentielle dans le parc provincial Turkey Point (COSEWIC, 2018), mais est peu probable dans la région de Pinery (MacKenzie, comm. pers., 2017).

Menace 6 de l’UICN – Intrusions et perturbations humaines (impact faible)

6.1 Activités récréatives (impact faible)

La plus grande partie de l’habitat restant de l’héliotin orangé est située dans des parcs provinciaux et d’autres aires protégées, où cet habitat n’est pas exposé à un trop grand nombre de randonneurs ou d’autres utilisateurs. Les plantes hôtes présentes dans les parcs provinciaux The Pinery et Turkey Point se trouvent loin des sentiers ou sur des sentiers qui ne sont pas utilisés durant l’été, et l’impact des activités récréatives dans ces sites est considéré comme faible. Les visiteurs ont tendance depuis quelque temps à rester sur les sentiers dans les parcs, à cause de l’incidence accrue de la tique à pattes noires (Ixodes scapularis) qui peut transmettre la maladie de Lyme (MacKenzie, comm. pers., 2017). Des véhicules tout-terrain (VTT) circulent sur l’emprise routière adjacente au parc provincial The Pinery et entrent parfois illégalement dans le parc.

Menace 7 de l’UICN – Modifications des systèmes naturels (impact faible)

7.1 Incendies et suppression des incendies (impact inconnu)

L’habitat de l’héliotin orangé dans la région de Pinery (Bakowsky, 1994), à Turkey Point (COSEWIC, 2009) et à Windsor (Paiero et al., 2010) a régulièrement fait l’objet de brûlages dirigés. Le feu permet de maintenir l’habitat de savane en réduisant l’empiètement des arbres, des arbustes et des plantes envahissantes (Kline, 1997). Les espèces de gérardies bénéficient des incendies, qui réduisent la compétition exercée par les autres plantes et fournissent un terrain de germination favorable pour les graines. La gérardie fausse-pédiculaire est particulièrement associée aux incendies, possiblement parce qu’en tant qu’espèce annuelle, elle dépend des perturbations pour se reproduire (Schweitzer et al.,2011).

Les brûlages excessifs peuvent réduire les sous-populations de certains Lépidoptères des prairies (Swengel et al.,2010). Les brûlages dirigés sont souvent plus fréquents, plus intenses et plus étendus (couvrant parfois toute une parcelle d’habitat) que les incendies naturels, et sont réalisés en dehors de la saison des incendies naturels. Les chrysalides de l’héliotin orangé passent l’hiver dans le sol, où elles sont protégées des feux peu intenses jusqu’au début de l’été (Schweitzer et al., 2011); d’août à octobre, les chenilles sont toutefois vulnérables aux incendies. Depuis les années 1990, les responsables des parcs s’efforcent de réaliser des brûlages dirigés de faible intensité sur de plus petites superficies afin de préserver des refuges pour les insectes (MacKenzie, comm. pers., 2017). Les brûlages dirigés sont de plus en plus difficiles à réaliser dans les parcs du sud de l’Ontario à cause du caractère plus imprévisible des conditions météorologiques et d’une résistance accrue du public (MacKenzie, comm. pers., 2017). L’héliotin orangé a évolué en présence d’incendies, et ceux-ci pourraient lui être bénéfiques; l’impact global sur les sous-populations de l’espèce est inconnu.

7.3 Autres modifications de l’écosystème (impact faible)

De nombreuses menaces cumulatives contribuent à la modification de l’habitat de l’héliotin orangé. Les plantes envahissantes peuvent dégrader l’habitat de savane en entrant en compétition avec les gérardies pour l’espace et les nutriments. À Windsor, les sites sont menacés par le robinier faux-acacia (Robinia pseudoacacia), le roseau commun (Phragmites australis ssp.australis) et l’alliaire officinale (Alliaria petiolata) (Cedar, comm. pers., 2016). Dans la région de Pinery et à Turkey Point, les espèces végétales envahissantes ne posent pas encore de problèmes dans les habitats de savane, mais dans la région de Pinery, on a noté une augmentation importante de l’oléastre à ombelles (Elaeagnus umbellata), des nerpruns (Rhamnus spp.) et de l’alliaire officinale (Alliaria petiolata) au cours des dix dernières années (MacKenzie, comm. pers., 2017). Les secteurs adjacents à la région de Pinery ne font pas l’objet de brûlages dirigés (voir 7.1) et peuvent être plus vulnérables aux espèces envahissantes que les secteurs situés dans les parcs.

Menace 8 de l’UICN – Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact moyen)

8.1 Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes

Cette menace est analysée dans la présente rubrique mais est cotée dans la catégorie 7.3, Autres modifications de l’écosystème, car elle est considérée comme immédiate (la menace pèse sur les plantes hôtes).

8.2 Espèces indigènes problématiques (impact moyen)

Le broutage excessif par le cerf de Virginie indigène constitue peut-être la menace la plus importante qui pèse sur l’héliotin orangé dans la plus grande partie de son aire de répartition (Schweitzer et al.,2011). Depuis les années 1970, les sous-populations de cerfs de Virginie ont augmenté dans la plus grande partie de l’est de l’Amérique du Nord, et l’héliotin orangé est plus susceptible de se rencontrer dans les régions de la Caroline du Nord et du New Jersey où les sous-populations de cerfs ont été grandement limitées par la chasse (Schweitzer et al., 2011). Les sous-populations de cerfs de la région de Pinery ont augmenté, passant d’environ 35 animaux en 1957 à 480 en 1980 et à 880 en 1992 (Bakowsky, 1994). Le broutage excessif a entraîné l’élimination des espèces végétales les plus prisées et a favorisé l’abondance des plantes envahissantes (Bakowsky, 1994). L’abattage de cerfs a débuté dans les années 1990 dans la région de Pinery et a permis de ramener la population à environ 30 animaux en 2016 (Bakowsky, 1994; MacKenzie, comm. pers., 2017). D’autres opérations d’abattage seront requises pour maintenir les effectifs à un bas niveau, car les cerfs ne sont pas abattus à l’extérieur du parc et forment une population source qui pose une menace constante pour les sous-populations de plantes hôtes présentes dans le parc. Des opérations d’abattage ont également été menées à Long Point, près de Turkey Point (MacKenzie, comm. pers., 2017), mais pas à Windsor (Cedar, comm. pers., 2016).

Toutes les occurrences de gérardie jaune observées en 2016 dans le sud de l’Ontario présentaient des signes de broutage par les cerfs (COSEWIC, 2018). La gérardie fausse-pédiculaire est également broutée, mais apparemment dans une moindre mesure (COSEWIC, 2018). À Windsor, la gérardie jaune avait été abondamment broutée par des cerfs en septembre 2016 (Harris, comm. pers., 2016). La plupart des individus de l’espèce présentaient des signes de dommages, et certains avaient été broutés jusqu’à quelques centimètres du sol. Les cerfs consomment la plupart des fleurs de gérardie jaune à Windsor avant qu’elles puissent produire des graines (Cedar, comm. pers., 2016). Les jeunes chenilles d’héliotin orangé sont probablement mangées avec les fleurs, alors que les chenilles plus vieilles sont privées de nourriture lorsque les fleurs et les jeunes capsules de graines sont consommées (Schweitzer et al.,2011). Le broutage répété des cerfs peut tuer la gérardie jaune (Schweitzer et al.,2011). La gérardie fausse-pédiculaire est peut-être moins recherchée par les cerfs et n’est pas broutée lorsque les effectifs de cerfs sont faibles et que les autres sources de nourriture sont abondantes (Heagy, comm. pers., 2016). Dans la région de Pinery et à Turkey Point, les plantes présentaient peu de signes de broutage en septembre 2016, mais la gérardie fausse-pédiculaire avait été abondamment broutée par les cerfs dans les Jardins botaniques royaux (Harris, comm. pers., 2016).

Menace 11 de l’UICN – Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact inconnu)

Les effets des changements climatiques sur l’héliotin orangé et son habitat sont inconnus. Parmi les effets possibles figurent une modification de la phénologie perturbant le moment où surviennent l’émergence des adultes ou d’autres stades vitaux importants, une diminution du taux de survie des larves durant l’hiver et une modification des régimes d’incendies et de la dynamique de la végétation. Les effets des changements climatiques sur la végétation de savane sont difficiles à prédire en Ontario, où la plus grande partie de la savane se trouve dans des aires protégées et est gérée activement au moyen de brûlages dirigés. La répartition géographique générale de l’héliotin orangé donne à penser que l’espèce tolère une grande variété de conditions climatiques, y compris des températures plus élevées que celles que l’on connaît actuellement au Canada. Les plantes hôtes pourraient être moins vulnérables à la sécheresse que les plantes concurrentes étant donné qu’elles sont parasites et obtiennent des nutriments des plantes hôtes. Les sécheresses occasionnelles pourraient donc être bénéfiques pour les gérardies.

L’augmentation de la fréquence des gelées en début ou en fin de saison pourrait tuer des fleurs de gérardie ou des chenilles d’héliotin orangé en train de s’alimenter.

Facteurs limitatifs

Les facteurs qui limitent l’héliotin orangé sont hypothétiques, mais ils sont probablement liés à la disponibilité limitée et à la répartition éparse de l’habitat de savane et des plantes hôtes. L’héliotin orangé semble former des petites sous-populations localisées dans des parcelles d’habitat isolées. Il n’y a sans doute pas de croisement ou d’échange génétique entre les sous-populations, ou il y en a très peu. La dépression de consanguinité pourrait causer la disparition d’occurrences à l’échelle locale.

Nombre de localités

Trois sous-populations d’héliotins orangés sont considérées comme existantes au Canada (Windsor, Pinery et Turkey Point). La nature et l’intensité des menaces varient, et chaque sous-population constitue une localité compte tenu des menaces associées à la consommation des plantes hôtes (et des chenilles en développement ou qui s’alimentent) par le cerf de Virginie et de la modification continue de l’écosystème (p. ex. changements survenant dans l’habitat) dans chaque site. L’île Walpole pourrait constituer une quatrième localité là où des plantes hôtes sont présentes, mais l’héliotin orangé n’a pas fait l’objet de relevés à cet endroit.

Protection, statuts et classements

Statuts et protection juridiques

L’héliotin orangé et ses plantes hôtes ne sont pas inscrits aux termes de la Loi sur les espèces en péril du gouvernement fédéral ou de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario.

Statuts et classements non juridiques

Tableau 6. Cotes de conservation mondiales, nationales et infranationales attribuées à l’héliotin orangé
Cotes mondiale, provinical, et infranationales Cote de conservation Référence
Échelle mondiale Vulnérable à probablement non en péril (G3G4) NatureServe, 2018
Canada NNR (espèce non classée) NatureServe, 2018
États-Unis NNR (espèce non classée) NatureServe, 2018
Ontario Gravement en péril (S1) Jones, comm. pers., 2016
Maine et Pennsylvanie Occurrence historique (SH) NatureServe, 2018
Connecticut En péril (S2) NatureServe, 2018
Indiana Gravement en péril à en péril (S1S2) NatureServe, 2018
Caroline du Nord et Virginie Gravement en péril à vulnérable (S1S3) NatureServe, 2018
Massachusetts Vulnérable à probablement non en péril (S2S3) NatureServe, 2018
Arkansas, Maryland, Michigan et Wisconsin Espèce non classée (SNR) NatureServe, 2018
New Hampshire, New Jersey, New York Statut inconnu (SU) NatureServe, 2018
Illinois Occurrence historique, mais non cotée par NatureServe (2018) Wyatt, 1936
Caroline du Sud, Floride, Géorgie, Kentucky, Mississippi, Missouri, Ohio, Oklahoma, Texas, Louisiane, Virginie-Occidentale Mentions de l’espèce répertoriées dans ces États, mais espèce non cotée par NatureServe (2018) Brou, 2016; Schweitzer et al., 2011

À l’échelle infranationale, l’héliotin orangé est classé comme espèce préoccupante au Massachusetts (Nelson, 2012). La gérardie jaune et la gérardie fausse-pédiculaire, espèces hôtes de l’héliotin orangé, sont classées S2 (en péril) en Ontario et N2 (en péril) au Canada (NatureServe, 2018).

Protection et propriété de l’habitat

L’héliotin orangé est présent dans le parc provincial Turkey Point. Les spécimens d’héliotin orangé capturés en 2015 et en 2016 dans la région de Pinery se trouvaient sur des terrains privés, près de la limite du parc provincial The Pinery. L’habitat de savane à chênes et l’occurrence de gérardie fausse-pédiculaire se prolongent dans le parc. L’emplacement exact de l’occurrence de Windsor est inconnu, mais une sous-population de gérardie jaune se trouve dans le parc Ojibway et le parc Tallgrass Prairie, détenus et gérés par la Ville de Windsor, et dans la réserve naturelle provinciale Ojibway Prairie.

Il faut un permis pour capturer des insectes et récolter des plantes dans le complexe de prairies Ojibway, et des mesures de protection seraient sans doute requises pour faire en sorte que l’héliotin orangé et ses plantes hôtes ne subissent pas de dommages non intentionnels.

Remerciements

Audrey Heagy et Mary Gartshore ont indiqué les sites de relevé des espèces d’Aureolaria, et Audrey Heagy a participé aux relevés ciblant l’héliotin orangé à Turkey Point. Ken Stead a fourni des renseignements sur les spécimens de papillons capturés. Colin Jones a fourni des données de relevé. Brad Hubley (Musée royal de l’Ontario), Owen Lonsdale (Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes [CNC]) et Chris Schmidt (CNC) ont fourni des renseignements sur des spécimens. Wasyl Bakowsky a présenté des données inédites sur les savanes de l’Ontario. Nadia Cavallin et Colin Chapman (Jardins botaniques royaux) ont fourni de l’information sur les sites et les relevés de la vallée Hendry et de la pointe Sassafrass. Karen Cedar a coordonné l’accès au parc Ojibway et l’information sur les sites de Windsor. David Galbraith et Thys Theysmeyer ont autorisé l’accès aux Jardins botaniques royaux. Mark Custers, Julie Foster, Alistair MacKenzie, Shannon McGaffey, Alex Meilutis, Michelle Smith et Jim Wigle (Parcs Ontario) ont autorisé l’accès aux parcs. Nous remercions également les personnes mentionnées dans les sections sur les sources d’information et les experts contactés. Des suggestions et des commentaires ont été formulés par les membres du Sous-comité de spécialistes des arthropodes ainsi que les membres et les réviseurs du COSEPAC : Jessica Linton, Chris Schmidt, Brian Starzomski, Syd Cannings, David McCorquodale, Sarah Semmler, Cory Sheffield, Donna Hurlburt, John Klymko, Paul Grant, Jenny Heron, Colin Jones, Bruce Bennett, Ruben Boles, Elisabeth Shapiro, Marcel Gahbauer et Dave Fraser.

Experts contactés

Bakowsky, W. Écologiste communautaire, Centre d’information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Peterborough (Ontario).

Cavallin, Nadia. Conservatrice d’herbier et biologiste de terrain, Jardins botaniques royaux, Burlington (Ontario).

Cedar, Karen. Naturaliste, parc Ojibway, Ville de Windsor, Windsor (Ontario).

Chapman, Colin. Stagiaire en botanique, Jardins botaniques royaux, Burlington (Ontario).

deWaard, Jeremy. Associate Director – Collections, Centre for Biodiversity Genomics, University of Guelph, Guelph (Ontario).

Galbraith, David. Responsable, activités scientifiques, Jardins botaniques royaux, Burlington (Ontario).

Gartshore, Mary. Biologiste. Walsingham (Ontario).

Heagy, Audrey. Biologiste. Walsingham (Ontario).

Hubley, Brad. Gestionnaire de la collection d’entomologie, Département d’histoire naturelle, Musée royal de l’Ontario, Toronto (Ontario).

Jones, Colin. Zoologiste, Centre d’information sur le patrimoine naturel, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, Peterborough (Ontario).

MacKenzie, Alistair. Natural Heritage Education and Resource Management Supervisor, parc provincial The Pinery, Parcs Ontario, Grand Bend (Ontario).

McGaffey, Shannon. Écologiste de zone intérimaire, Zone sud-ouest, Parcs Ontario, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, London (Ontario).

Meilutis, Alex. Écologiste de zone adjointe intérimaire, Zone sud-ouest, Parcs Ontario, ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario, London (Ontario).

Schmidt, Christian. Chercheur. Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Ottawa (Ontario).

Stead, Ken. Amateur de papillons de nuit, Port Franks (Ontario).

Theysmeyer, Tys. Responsable, espaces naturels, Jardins botaniques royaux, Burlington (Ontario).

Sources d’information

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Sommaire biographique des rédactrices du rapport

Allan Harris compte plus de 25 années d’expérience comme biologiste dans le nord de l’Ontario. Il détient un baccalauréat (B. Sc.) en biologie de la faune de l’Université de Guelph et une maîtrise (M. Sc.) en biologie de l’Université Lakehead. Après avoir occupé un poste de biologiste au ministère des Richesses naturelles de l’Ontario pendant sept ans, il a cofondé Northern Bioscience, une entreprise de consultation écologique établie à Thunder Bay, en Ontario. Allan Harris a rédigé ou a corédigé des dizaines d’articles scientifiques, de rapports techniques et d’articles de vulgarisation, y compris des rapports de situation du COSEPAC sur le monarque, l’héliotin d’Aweme, l’hémileucin de Nuttall, le criquet du lac Huron, le gomphe riverain, le gomphe de Laura, le gomphe des rapides, la cicindèle à grandes taches de Gibson, la cicindèle verte des pinèdes, l’hespérie de Powesheik, le mormon, l’amiral de Weidemeyer, l’hémileucin du ményanthe, le perceur du ptéléa, la gnaphose de Snohomish, l’escargot-forestier à larges bandes, l’aster de la Nahanni, l’aster fausse-prenanthe, la buchnéra d’Amérique, le trille à pédoncule incliné et le lipocarphe à petites fleurs. Il est également auteur d’un rapport provincial sur la situation du caribou des bois en Ontario et auteur ou coauteur de programmes de rétablissement nationaux et provinciaux visant des espèces de plantes vasculaires et d’oiseaux en péril.

Robert Foster est cofondateur et partenaire principal de Northern Bioscience, entreprise qui offre des services professionnels de consultation écologique en appui aux travaux de gestion, de planification et de recherche sur les écosystèmes. Il est titulaire d’un baccalauréat en biologie (B. Sc) de l’Université Lakehead et d’un doctorat en zoologie (D. Phil.) de l’Université d’Oxford. Robert Foster a travaillé pendant plus de 25 ans comme écologiste en Ontario et a réalisé de nombreux relevés d’insectes à des fins de planification et d’évaluation environnementales d’aires protégées en Ontario ainsi qu’au Manitoba, au Minnesota, au Québec, en Alberta et en Colombie-Britannique. Rob a rédigé ou corédigé plus de 20 rapports de situation du COSEPAC sur diverses espèces, dont 15 insectes, 5 plantes vasculaires, une araignée, un escargot terrestre et un oiseau.

Collections examinées

Les collections suivantes ont fait l’objet d’un examen visant à trouver des spécimens d’héliotin orangé :

Arkansas Tech University (recherche en ligne)

Collection nationale canadienne d’insectes, d’arachnides et de nématodes, Ottawa (Ontario) (Owen Lonsdale)

Carnegie Museum of Natural History, Pittsburgh (Pennsylvanie) (John E. Rawlins)

Drexel University Academy of Natural Sciences, Philadelphie (Pennsylvanie) (J. D. Weintraub)

Illinois Natural History Survey, Champaign (Illinois) (Jim Wiker)

Mississippi Entomological Museum, Starkville (Mississippi) (JoVonn Hill)

Musée royal de l’Ontario, Toronto (Ontario) (Brad Hubley).

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