Évaluation et Rapport de situation du COSEPAC sur la Maraîche Lamna nasus au Canada - 2014

Dessin au trait d'une maraîche (Lamna nasus) adulte.

En voie de disparition
2014

Logotype du COSEPAC

Les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) sont des documents de travail servant à déterminer le statut des espèces sauvages que l’on croit en péril. On peut citer le présent rapport de la façon suivante :

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Secrétariat du COSEPAC
a/s Service canadien de la faune
Environnement Canada
Ottawa (Ontario)
K1A 0H3

Tél. : 819-953-3215
Téléc. : 819-994-3684
COSEPAC Courriel
COSEPAC site Web

©Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2014.

No de catalogue CW69-14/388-2014F-PDF
ISBN 978-0-660-22213-4

Logotype du COSEPAC

Sommaire de l’évaluation - mai 2014

La maraîche se rencontre dans les eaux tempérées de l’Atlantique Nord, de l’Atlantique Sud, du Pacifique Sud, du sud de l’océan Indien et de l’océan Antarctique. Dans l’Atlantique Nord-Ouest, elle est présente depuis le nord de Terre-Neuve-et-Labrador jusqu’au New Jersey et peut-être jusqu’en Caroline du Sud. Les femelles matures fréquentent les eaux encore plus méridionales de la mer des Sargasses. L’espèce est largement répandue dans l’Atlantique canadien, et on la trouve dans le golfe du Saint-Laurent, autour de Terre-Neuve-et-Labrador, sur le plateau néo-écossais et dans la baie de Fundy. La majorité de la population de l’Atlantique Nord-Ouest vit en eaux canadiennes.

La maraîche est une espèce des eaux froides, présente tant en zones côtières qu’en haute mer, le plus souvent sur les plateaux continentaux. En territoire canadien, elle fréquente principalement les bassins profonds et la bordure des plateaux, à des profondeurs de moins de 200 m et à des températures variant de 5 à 10 °C. Les aires d’accouplement se trouvent sur les bancs au large du sud de Terre-Neuve-et-Labrador ainsi que sur le banc Georges, et les aires de mise bas sont situées dans la mer des Sargasses. La maraîche est l’une des espèces de requins pélagiques qui plongent le plus en profondeur, le record étant de 1 360 m.

Les femelles adultes se reproduisent tous les ans, et la période de gestation dure 8 ou 9 mois. Dans l’Atlantique Nord-Ouest, l’accouplement a lieu à l’été ou au début de l’automne, et les femelles mettent bas à la fin de l’hiver ou au début du printemps. La portée compte de 2 à 6 petits, la moyenne étant de 3,9. La maraîche est une espèce à croissance lente et à maturité tardive. La longueur et l’âge auxquels 50 % des individus sont matures sont de 174 cm et 8 ans pour les mâles et de 217 cm et 13 ans pour les femelles. Les maraîches croissent rapidement pendant leur première année de vie et, dans l’Atlantique Nord-Ouest, elles peuvent être pêchées dès l’âge 0-1. On a été en mesure de valider l’âge des individus jusqu’à 26 ans, mais les maraîches peuvent sans doute vivre plus d’une quarantaine d’années. La mortalité naturelle est estimée à 0,10 à 0,20, et la durée d’une génération est de 18 ans.

La maraîche est un requin à sang chaud. La présence d’un système vasculaire d’échange de la chaleur permet aux individus de maintenir leur température corporelle de 7 à 10 °C plus élevée que la température de l’eau ambiante. La maraîche est un prédateur opportuniste qui se nourrit d’une variété de proies, dont des poissons et des céphalopodes.

Les déplacements et les tendances migratoires de la maraîche dans l’Atlantique Nord-Ouest portent sur une vaste étendue et sont réguliers année après année. Les poissons arrivent d’abord dans le golfe du Maine et dans les eaux adjacentes au sud du plateau néo-écossais à la fin de l’hiver, se déplacent ensuite vers le nord-est, vers les bassins du large, au printemps, et atteignent enfin la côte sud de Terre-Neuve-et-Labrador et le golfe du Saint-Laurent à l’été et à l’automne. Elles reviennent vers le sud-ouest à la fin de l’automne, et les femelles matures migrent plus au sud, vers la mer des Sargasses, à l’hiver.

L’effectif total des maraîches en 2009 a été estimé à environ 197 000 à 207 000 individus, dont 11 000 à 14 000 femelles reproductrices. La biomasse totale de la population était d’environ 10 000 tonnes métriques cette même année. Depuis 1961, l’effectif des femelles reproductrices et l’effectif total ont décliné de quelque 74-77 % et 56-70 %, respectivement. Le déclin de la population semble avoir cessé au cours de la dernière décennie alors que la pêche a diminué. On croit devoir attendre des décennies avant que la population ne se rétablisse si les taux de mortalité accidentelle restent à moins de 4 % de la biomasse vulnérable.

La surpêche dans l’Atlantique Nord-Ouest dans les années 1960 et 1990 a causé 2 effondrements successifs de la population de maraîches. Au Canada, les débarquements ont d’abord été limités par des quotas en 1998; ils faisaient moins de 100 tonnes annuellement de 2009 à 2011. La pêche dirigée a été suspendue en 2013. Toutefois, les maraîches font encore partie des prises accessoires des pêches à la palangre visant l’espadon et le thon, de même que des pêches à la palangre, au filet maillant et au chalut de fond visant les poissons de fond. Dans le Canada atlantique, les rejets de maraîches ne figurent toujours pas dans les statistiques de la plupart des pêches. Des données sont toutefois recueillies par les observateurs des pêches canadiennes. On dispose de peu d’information sur les captures à l’extérieur du Canada. Les captures inconnues et non réglementées peuvent compromettre le rétablissement de la population.

Au Canada, la maraîche est gérée d’après les évaluations des stocks, et la pêche dirigée n’a pas été autorisée en 2013. En 2004, le COSEPAC a évalué l’espèce et l’a désignée en voie de disparition d’après le critère A2bd, mais elle n’a pas été ajoutée à la liste de la Loi sur les espèces en péril (LEP) à cause des pertes économiques associées à l’élimination de la pêche dirigée. Les taux de prise étaient jugés comme suffisamment bas pour éviter de compromettre le rétablissement de l’espèce. L’UICN considère la maraîche comme vulnérable (A2bd+3d+4bd) en raison de sa faible capacité de reproduction et de sa valeur commerciale élevée. En 2013, la maraîche a été inscrite à l’annexe II de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).

Porbeagle

Insérer le texte ici

Données démographiques

Information sur la répartition

Nombre d’individus matures dans chaque population
Population Nombre d’individus matures
Total 11 339-14 207 (nombre de femelles reproductrices en 2009)

Analyse quantitative

Menaces (réelles ou imminentes pour les populations ou leur habitat)

Les pêches constituent la plus grande menace pour la maraîche dans l’Atlantique Nord-Ouest. La surpêche dans les années 1960, puis plus tard dans les années 1990, a mené à l’effondrement de deux populations. Comme la pêche dirigée à la maraîche n’a pas été autorisée en 2013, les menaces liées à la pêche se limitent aux prises accessoires.

Immigration de source externe (immigration de l’extérieur du Canada)

Nature délicate de l’information sur l’espèce

Historique du statut

Autre source d’information : rapport du COSEPAC de 2004

Statut et justification de la désignation

Depuis la préparation du dernier rapport de situation du COSEPAC sur la maraîche (COSEPAC, 2004), plusieurs nouvelles études ont été menées sur l’espèce dans l’Atlantique Nord-Ouest. Une étude de suivi par satellite a repéré une aire de mise bas en eaux internationales. Des femelles matures ont migré jusqu’à 2 356 km au sud de la mer des Sargasses en hiver pour y mettre bas au printemps. La même étude a permis de constater que la maraîche fait partie des requins pélagiques qui atteignent les plus grandes profondeurs, et des femelles matures ont été observées à plus de 1 360 m de profondeur. D’après les captures de maraîches dans les eaux de Terre-Neuve et du Labrador, l’aire de répartition de l’espèce s’étend légèrement un peu plus vers le nord le long de la côte que ne l’indiquait le rapport précédent du COSEPAC. À la lumière de ce constat, on a notamment élargi la zone d’occurrence de la maraîche, laquelle est passée de 1 210 000 à 1 313 086 km2. En 2006, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a changé la désignation de l’espèce, la faisant passer de « risque faible, quasi menacée » à « vulnérable ». En 2013, la maraîche a été inscrite à l’annexe II de la CITES. La même année, la pêche dirigée à la maraîche a été interdite au Canada.

Logotype du COSEPAC

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) a été créé en 1977, à la suite d’une recommandation faite en 1976 lors de la Conférence fédérale-provinciale sur la faune. Le Comité a été créé pour satisfaire au besoin d’une classification nationale des espèces sauvages en péril qui soit unique et officielle et qui repose sur un fondement scientifique solide. En 1978, le COSEPAC (alors appelé Comité sur le statut des espèces menacées de disparition au Canada) désignait ses premières espèces et produisait sa première liste des espèces en péril au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (LEP) promulguée le 5 juin 2003, le COSEPAC est un comité consultatif qui doit faire en sorte que les espèces continuent d’être évaluées selon un processus scientifique rigoureux et indépendant.

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC) évalue la situation, au niveau national, des espèces, des sous-espèces, des variétés ou d’autres unités désignables qui sont considérées comme étant en péril au Canada. Les désignations peuvent être attribuées aux espèces indigènes comprises dans les groupes taxinomiques suivants : mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons, arthropodes, mollusques, plantes vasculaires, mousses et lichens.

Le COSEPAC est composé de membres de chacun des organismes responsable des espèces sauvages des gouvernements provinciaux et territoriaux, de quatre organismes fédéraux (le Service canadien de la faune, l’Agence Parcs Canada, le ministère des Pêches et des Océans et le Partenariat fédéral d’information sur la biodiversité, lequel est présidé par le Musée canadien de la nature), de trois membres scientifiques non gouvernementaux et des coprésidents des sous-comités de spécialistes des espèces et du sous-comité des connaissances traditionnelles autochtones. Le Comité se réunit au moins une fois par année pour étudier les rapports de situation des espèces candidates.

Espèce, sous-espèce, variété ou population géographiquement ou génétiquement distincte d’animal, de plante ou d’un autre organisme d’origine sauvage (sauf une bactérie ou un virus) qui est soit indigène du Canada ou qui s’est propagée au Canada sans intervention humaine et y est présente depuis au moins cinquante ans.

Le Service canadien de la faune d’Environnement Canada assure un appui administratif et financier complet au Secrétariat du COSEPAC.

Figure 1. Dessin d’une maraîche (Lamna nasus) mâle de 81 cm LT observée au Chili. Dessin de M.H. Wagner (d’après Kato et al., (1967). Reproduit avec l’autorisation du Fish and Wildlife Service des États-Unis.
Dessin au trait d'une maraîche adulte.
Photo: © M.H. Wagner, 1967.
Description longue pour la figure 1

Dessin au trait d'une maraîche (Lamna nasus) adulte. Le dessin montre la face dorsale foncée et la face ventrale blanche. Une pointe blanche se trouve sur le bas de la bordure arrière de la première nageoire dorsale, laquelle est triangulaire et à peu près aussi haute que longue. La seconde nageoire dorsale et la nageoire anale, petites, sont insérées juste l'une au-dessus de l'autre. La nageoire caudale est en forme de croissant, le lobe inférieur mesurant de deux tiers à trois quarts de la longueur du lobe supérieur. Les nageoires pectorales sont grandes et deux fois plus longues que larges. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Figure 2. Aire de répartition mondiale de la maraîche. La couleur rouge indique la plus forte probabilité d'occurrence. Tiré de FishBase (www.fishbase.org).
Aire de répartition mondiale
Photo : © FishBase
Description longue pour la figure 2

Carte de l'aire de répartition mondiale de la maraîche, les différentes couleurs correspondant à différentes probabilités d'occurrence. La maraîche se rencontre principalement à l'intérieur des bandes latitudinales comprises entre les 30e et 70e parallèles nord et entre les 30e et 50e parallèles sud. Elle fréquente une ceinture circumplanétaire d'eaux tempérées dans tout l'hémisphère Sud. Dans l'Atlantique Nord Ouest, on trouve l'espèce depuis le nord de Terre-Neuve-et-Labrador, au Canada, jusqu'au New Jersey et peut-être jusqu'à la Caroline du Sud, aux États-Unis. Dans l'est de l'Atlantique, l'espèce fréquente les eaux au large de l'Islande, en Europe, et celles au large du nord de l'Afrique, de même que les mers Baltique et Méditerranée. Dans l'hémisphère Sud, on peut observer la maraîche au sud du Brésil, dans les eaux de l'Argentine et du Chili, au large de l'Afrique du Sud et dans tout le sud de l'océan Indien, de même qu'au large du sud de l'Australie et dans les eaux de la Nouvelle Zélande et de l'Antarctique. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Figure 3. Carte montrant les endroits où les étiquettes ont été posées (carrés noirs) et où celles-ci ont émergé pour 21 maraîches marquées au large de la côte Est du Canada. Les mâles (cercles pleins verts) et les femelles immatures (cercles vides roses avec un centre) sont restés au nord du 37e parallèle nord, tandis que toutes les femelles matures (cercles pleins roses) dont l'étiquette a émergé au printemps avaient migré vers la mer des Sargasses en avril. Les chiffres indiquent le mois de l'émergence des étiquettes. Reproduit avec l'autorisation de Campana et al. (2010).
Carte montrant les endroits où les étiquettes
Photo : © Reproduit avec l'autorisation de Campana et al, 2010.
Description longue pour la figure 3

Carte montrant les endroits où les étiquettes ont été posées et où elles ont émergé pour 21 maraîches marquées au large de la côte Est du Canada. La zone couverte par la carte se trouve approximativement entre les 15e et 50e degrés de latitude nord et entre les 48e et 83e degrés de longitude ouest. Les mâles et les femelles immatures sont restés au nord du 37e parallèle nord, tandis que toutes les femelles matures dont l'étiquette a émergé au printemps avaient migré vers la mer des Sargasses en avril. Les chiffres indiquent le mois de l'émergence des étiquettes. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Figure 4. Zone d'occurrence de la maraîche en eaux canadiennes, en incluant et en excluant les milieux non propices (fondée sur l'étendue des lieux de capture). Au moins 15 mentions de maraîche ont été réalisées dans le golfe et l'estuaire du Saint-Laurent. La plupart de ces mentions renvoient aux lieux de capture des débarquements des pêches et aux données des observateurs des pêches fournies par Campana et al. (2012) et par Simpson et Miri (2013), et certaines sont basées sur des relevés indépendants de la pêche et des données de télémesure.
Carte montrant la zone d'occurrence de la maraîche
Photo : © observateurs des pêches fournies par Campana et al. (2012) et par Simpson et Miri (2013), et certaines sont basées sur des relevés indépendants de la pêche et des données de télémesure
Description longue pour la figure 4

Carte montrant la zone d'occurrence de la maraîche en eaux canadiennes. La zone d'occurrence mesure 1 866 975 kilomètres carrés sur le territoire canadien (zone hachurée) et 1 313 086 kilomètres carrés quand on exclut la zone terrestre non propice (zone ombragée). Les symboles correspondent aux captures de maraîches; ils indiquent les lieux de capture. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

La zone d’occurrence (EO) de la maraîche en eaux canadiennes mesure 1 866 975 km2 (figure 4). Quand on exclut la zone terrestre, la superficie de la zone d’occurrence est de 1 313 086 km2. Ces valeurs sont plus élevées que celles calculées dans le précédent rapport de situation du COSEPAC, soit de 1 212 000 km2 (COSEPAC, 2004). L’indice de zone d’occupation (IZO) a été calculé comme étant la superficie des carrés d’une grille à carrés de 2 km de côté superposés sur les aires d’accouplement, plus les lieux de capture de femelles gravides (figure 5). L’IZO a été estimé à 77 576 km2 (d’après 19 394 carrés). La zone d’occurrence et l’IZO ont été calculés d’après les lieux de capture tirés des données sur les pêches. Il est important de noter que l’IZO est probablement sous-estimé puisqu’il est uniquement fondé sur les carrés dans lesquels des maraîches ont été capturées et que les pêches ne couvraient pas l’étendue entière de l’aire de répartition de l’espèce.

Figure 5. Indice de zone d’occupation (IZO) de la maraîche calculé à partir de 19 394 carrés de 2 km de côté correspondant aux aires d’accouplement de l’espèce (sud de Terre-Neuve-et-Labrador et banc Georges). Les symboles indiquent les lieux de capture de femelles gravides (Campana et al., 2012). Il est à noter que l’IZO est probablement sous-estimé puisqu’il est uniquement fondé sur les carrés dans lesquels des maraîches ont été capturées et que les pêches ne couvraient pas l’étendue entière de l’aire de répartition de l’espèce.
Carte illustrant l'indice de zone d'occupation
Photo : © Campana et al, 2012.
Description longue pour la figure 5

Carte illustrant l'indice de zone d'occupation (IZO) de la maraîche au Canada d'après la superficie des carrés de 2 kilomètres de côté correspondant aux aires d'accouplement (sud de Terre-Neuve-et-Labrador et banc Georges; zones ombragées). L'IZO est estimé à 77 576 kilomètres carrés (19 394 carrés de la grille). Les symboles correspondent aux lieux de capture de femelles gravides. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Simpson et Miri (2013) ont fourni des données actualisées sur les captures de maraîches dans les eaux de Terre-Neuve-et-Labrador. Parmi ces données figuraient les lieux de capture tirés des relevés indépendants des pêches (menés depuis 1946) et des données recueillies par des observateurs des pêches de la région de Terre-Neuve et du Labrador.

On ne connaît pas les tendances en matière d’habitat de la maraîche, mais quelques rares données laissent entendre que leurs milieux propices ont diminué ou se sont détériorés. Vu son aire de répartition étendue, son régime alimentaire opportuniste et ses migrations sur de longues distances, la maraîche semble être une espèce qui fait preuve de souplesse et d’une capacité d’adaptation.

La durée d’une génération, soit l’âge moyen des parents dans la cohorte actuelle, est calculée comme l’âge auquel 50 % des femelles sont matures + 1/M, M étant le taux instantané de mortalité naturelle. Par conséquent, la durée d’une génération est de 18 ans (13 +1/0,2).

Figure 6. Carte des divisions de l'OPANO montrant les limites de la zone économique exclusive de 200 milles du Canada (tirée de l'OPANO).
Carte des divisions
Photo: © OPANO
Description longue pour la figure 6

Carte des divisions de l'Organisation des pêches de l'Atlantique Nord-Ouest (OPANO) montrant les limites de la zone économique exclusive de 200 milles du Canada. La zone de la carte se trouve entre les 35e et 78e degrés de latitude nord et entre les 30e et 77e degrés de longitude ouest. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Figure 7. Graphiques des barres d'erreur (moyenne et intervalles de confiance à 95 %) montrant les CPUE de maraîches par zone et par stade mature exprimées en nombre d'individus par hameçon (transformé en ln). Note : les années diffèrent d'un graphique à l'autre. Reproduit avec l'autorisation de Campana et al. (2012).
Six graphiques montrant les captures par unité d'effort
Photo: © Campana et al, 2012
Description longue pour la figure 7

Six graphiques (graphiques des barres d'erreur) montrant les captures par unité d'effort de maraîches par zone et par stade de maturité (immature/mature) exprimées en nombre d'individus par hameçon (transformé en logarithme naturel). Les zones sont les suivantes : 1) TNL-Golfe (golfe du Saint-Laurent, zone au nord du chenal Laurentien et sous-division 4Vn de l'OPANO à l'est de l'île du Cap-Breton); 2) Bassin (bassins et régions côtières du plateau néo-écossais); 3) Bordure du plateau (zone autour de la marge du plateau néo-écossais plus le golfe du Maine) (description tirée du présent rapport de situation). De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Tableau 1. Tableau présentant les effectifs estimés des femelles reproductrices et de la population totale par année (de 1961 à 2009), d'après les quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche. Selon les modèles, l'effectif de la population totale de 2009 représentait environ 22 à 27 % de celui de 1961 et 95 à 109 % de celui de 2001, et l'effectif des femelles reproductrices représentait environ 12 à 16 % de celui de 1961 et 83 à 103 % de celui de 2001.

Tableau 1. Effectifs estimés des femelles reproductrices (NFR) et de la population totale (N) par année, d'après les quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche. Tiré de Campana et al, 2012.
Année Modèle 1
NFR
Modèle 1
N
Modèle 2
NFR
Modèle 2
N
Modèle 3
NFR
Modèle 3
N
Modèle 4
NFR
Modèle 4
N
1961 71858 760620 86447 915048 79722 843866 73838 781582
1962 70398 724557 85227 877843 78424 807113 72452 745310
1963 67657 671014 82898 822375 75959 752425 69838 691436
1964 61379 553681 77528 700937 70286 632648 63834 573387
1965 51009 387974 68555 530187 60827 463948 53855 406769
1966 41668 307139 60241 448183 52131 382609 44764 325811
1967 34701 290759 53526 431292 45305 366282 37855 309646
1968 29639 306840 48034 444711 39942 381091 32692 325615
1969 24867 304562 42560 440548 34697 378099 27753 323422
1970 20788 297350 37519 431220 29988 370059 23454 316271
1971 17439 291174 33087 422212 25947 362599 19868 310002
1972 14790 291883 29405 419030 22653 361326 17001 310380
1973 12712 290825 26455 413907 20037 358161 14739 308926
1974 11235 287867 24404 406990 18206 353145 13134 305554
1975 10530 287925 23567 403304 17419 351252 12384 305197
1976 10728 284482 24077 396814 17817 346285 12626 301428
1977 11842 277123 25773 387016 19315 337778 13852 293816
1978 13729 272977 28231 380654 21603 332604 15871 289422
1979 16112 276039 30934 381371 24246 334521 18352 292174
1980 18450 279657 33263 382093 26643 336605 20734 295337
1981 20482 284362 35013 383292 28561 339358 22759 299446
1982 22153 293079 36203 388045 29988 345811 24382 307469
1983 23350 304893 36801 395483 30861 355097 25503 318515
1984 23954 317026 36769 402859 31113 364468 26018 329817
1985 24089 330796 36266 411592 30890 375311 26058 342717
1986 23751 341865 35342 417397 30223 383327 25629 352886
1987 23113 350038 34191 420200 29298 388392 24911 360152
1988 22309 353019 32959 417839 28258 388295 24039 362240
1989 21605 353904 31899 413519 27361 386192 23278 362260
1990 21102 352393 31097 407003 26697 381821 22727 359925
1991 20935 347711 30661 397555 26385 374428 22516 354463
1992 20342 326215 29848 371532 25680 350363 21902 332225
1993 19223 298943 28536 340072 24466 320729 20778 304286
1994 18404 282670 27471 320080 23515 302385 19938 287468
1995 17648 261331 26416 295351 22593 279165 19147 265652
1996 16487 247655 24914 278409 21241 263675 17944 251537
1997 15511 237495 23526 265231 20030 251846 16907 241000
1998 14305 221276 21867 246095 18564 233998 15630 224410
1999 13120 210158 20188 232187 17095 221324 14363 212955
2000 12136 199455 18686 218800 15812 209116 13289 201926
2001 10999 190024 17031 206680 14377 198163 12062 192162
2002 10239 187734 15764 201796 13325 194408 11210 189559
2003 9735 190978 14782 202369 12545 196128 10618 192466
2004 9477 194669 14085 203234 12033 198173 10277 195754
2005 9422 195477 13630 200981 11746 197152 10144 196060
2006 9590 196501 13431 198668 11701 196143 10241 196484
2007 9973 198019 13475 196514 11887 195390 10559 197295
2008 10560 202488 13739 196923 12287 197320 11086 200944
2009 11339 206956 14207 196911 12886 198970 11809 204482
Figure 8. Comparaison de la série chronologique prévue de l'effectif des femelles reproductrices (graphique du haut), de l'effectif des recrues d'âge 1 (graphique du milieu) et de l'effectif total (graphique du bas) de chacun des quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche. Reproduit avec l'autorisation de Campana et al. (2012).
Trois graphiques montrant la série chronologique
Photo: © Reproduit avec l'autorisation de Campana et a, 2012
Description longue pour la figure 8

Trois graphiques montrant la série chronologique prévue de l'effectif des femelles reproductrices (graphique du haut), de l'effectif des recrues d'âge 1 (graphique du milieu) et de l'effectif total (graphique du bas) de chacun des quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche tirées de Campana et al. (2012). Les tendances des effectifs de la maraîche sont semblables d'un modèle à l'autre. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Figure 9. Série chronologique prévue de l'effectif (log) des femelles reproductrices (graphique du haut) et de l'effectif total (log) (graphique du bas) de chacun des quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche présentées dans Campana et al. (2012). Les courbes de régression ont servi à calculer les taux de déclin du tableau 2.
Deux graphiques montrant la série chronologique
Photo: © Présentées dans Campana et al, 2012
Description longue pour la figure 9

Deux graphiques montrant la série chronologique prévue de l'effectif (logarithme) des femelles reproductrices (graphique du haut) et de l'effectif total (logarithme) (graphique du bas) de chacun des quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche présentées dans Campana et al. (2012). De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Tableau 2.Tableau résumant les paramètres de régression (logarithme naturel) des effectifs (logarithme) de tous les individus et des femelles reproductrices calculés par chacun des quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche présentées dans Campana et al, 2012.

Tableau 2. Tableau sommaire des paramètres de régression des effectifs (log) de tous les individus et des femelles reproductrices calculés par chacun des quatre modèles ajustés en fonction des données sur la maraîche présentées dans Campana et al, 2012.
Modèle Période Effectif % de var. Paramètres de
la régression
du log naturel
Nbre d'années
Paramètres de
la régression
du log naturel
R2
Paramètres de
la régression
du log naturel
Valeur P
Paramètres de
la régression
du log naturel
Pente
Paramètres de
la régression
du log naturel
Point d'intersection
1 1961-2009 Total -56 48 0,57 <0,001 -0,017 13,01
1 1961-2009 Reproductrices -74 48 0,51 <0,001 -0,028 10,54
2 1961-2009 Total -70 48 0,82 <0,001 -0,025 13,40
2 1961-2009 Reproductrices -77 48 0,76 <0,001 -0,031 11,06
3 1961-2009 Total -65 48 0,75 <0,001 -0,022 13,24
3 1961-2009 Reproductrices -76 48 0,68 <0,001 -0,030 10,86
4 1961-2009 Total -60 48 0,63 <0,001 -0,019 13,08
4 1961-2009 Reproductrices -74 48 0,57 <0,001 -0,028 10,64

Sur le plan de la reproduction, les maraîches de l’Atlantique Nord-Ouest semblent être indépendantes de la population de l’Atlantique Nord-Est. Il n’y a donc pas de possibilité d’immigration à partir de cette population de l’est de l’Atlantique. Les maraîches de l’Atlantique Nord-Ouest effectuent des déplacements sur de longues distances le long du littoral est canadien et états-unien, et près de 80 à 90 % de la population vit en eaux canadiennes. Il est par conséquent peu probable que des poissons du faible effectif confiné aux eaux états-uniennes viennent immigrer du côté canadien.

Figure 10. Débarquements de maraîches dans l'Atlantique Nord-Ouest de 1961 à 2011 (sous-zones 2 à 6 de l'OPANO). Reproduit avec l'autorisation de Campana et al., (2012).
Débarquements de maraîches dans l'Atlantique Nord-Ouest
Photo: © Reproduit avec l'autorisation de Campana et al, 2012
Description longue pour la figure 10

Graphique en barres illustrant les débarquements annuels de maraîches par pays dans l'Atlantique Nord-Ouest (sous-zones 2 à 6 de l'OPANO 6) de 1961 à 2011. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

Figure 11. Débarquements déclarés et rejets estimés de maraîches en eaux canadiennes de 1996 à 2010. Tiré des données de Campana et al. (2011, 2012) et de Simpson et Miri (2013).
Débarquements déclarés et rejets estimés de maraîches
Photo: © Tiré des données de Campana et al, 2011 - 2012 et de Simpson et Miri, 2013
Description longue pour la figure 11

Graphique illustrant les débarquements déclarés et les rejets estimés de maraîches en eaux canadiennes de 1996 à 2010. De plus amples détails se trouvent aux paragraphes précédents ou suivants.

La maraîche est une espèce fortement migratrice, et on la trouve partout dans l’ensemble de son aire de répartition dans l’Atlantique Nord-Ouest. Au Canada, la plus grande menace qui pèse actuellement sur la maraîche est la surpêche découlant des multiples prises accessoires faites par les autres pêches, qui ne sont pas étroitement surveillées et qui ne déclarent pas ou rejettent une grande quantité de poissons. Par conséquent, il est difficile d’appliquer la définition de « localités » de l’UICN ou du COSEPAC dans le cas de la maraîche.

Aux États-Unis, la maraîche est gérée aux termes du plan de gestion des pêches visant les grands migrateurs (Highly Migratory Species Fisheries Management Plan; http://www.nmfs.noaa.gov/sfa/hms/hmsdocument_files/FMPs.htm; en anglais seulement). Parmi les restrictions en vigueur figurent des limites de sorties et d’engins de pêche, des quotas en poids, une taille minimale des poissons aux débarquements et l’interdiction de prélever les ailerons de requins (NOAA, 2011). Les palangriers pélagiques doivent aussi respecter les fermetures de périodes ou de zones de pêche. La maraîche a été désignée espèce préoccupante (« species of concern ») en 2006 et, en 2010, le National Marine Fisheries Service a reçu deux pétitions demandant l’ajout de l’espèce à l’Endangered Species Act (ESA). Toutefois, aucune pétition n’est parvenue à ses fins, et la maraîche ne figure toujours pas dans l’ESA (NOAA, 2011).

En eaux internationales, la pêche à la maraîche fait l’objet de certaines mesures de gestion. En 1999, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a élaboré le Plan d’action international pour la conservation et la gestion des requins (PAI-REQUINS), qui est un protocole volontaire visant à assurer la conservation et la gestion des requins et leur utilisation durable à long terme (FAO, 1999).En collaboration avec le PAI-REQUINS, des entités de l’Atlantique Nord telles que le Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM), la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA) et l’OPANO, ont entrepris des initiatives pour encourager leurs États membres à recueillir des informations sur les requins, dont la maraîche (FAO, 1999).

En mars 2013, à la 16e Conférence des parties, l’ajout de la maraîche à l’annexe II de la CITES (http://www.cites.org/eng/news/pr/2013/20130314_cop16.php; en anglais seulement) a enfin été accepté, après deux essais infructueux. Le MPO prévoit produire ses avis de commerce non préjudiciables (ACNP) en juin 2014, avis qui examineront les questions liées à la recherche, à la gestion et à l’application de la réglementation entourant l’exportation de l’espèce (Shaw, comm. pers., 2014). Les conséquences de l’ajout de l’espèce à l’annexe II ne seront pas connues avant la production des ACNP.

La situation de la population de maraîches n’a pas encore été cotée à l’échelle mondiale (cote G) ou nationale (cote N) au Canada (www.natureserve.org). Elle n’a pas non plus été évaluée à l’échelle des provinces ou des territoires canadiens (cote infranationale S), sauf au Québec. Le Québec a récemment changé la cote infranationale de la maraîche, la faisant passer de S4 à S3S4 (Gauthier, comm. pers., 2012), S4 signifiant « apparemment non en péril », et S3, « vulnérable ». L’espèce est susceptible d’être désignée espèce menacée ou espèce vulnérable au Québec (Éditeur officiel du Québec, 2010). La cote générale de la maraîche au Canada et dans l’Atlantique est 1, ce qui indique que l’espèce est considérée comme une espèce en péril par le Conseil canadien pour la conservation des espèces en péril (CCCEP, 2006).

Les zones de protection marines (ZPM) existantes ne protègent pas suffisamment la maraîche, car elles couvrent moins de 1 % de l’aire de répartition de l’espèce, qui est de plus une grande migratrice. Depuis 2004, 5 petites ZPM ont été créées sur la côte Est du Canada, et celles-ci se trouvent dans l’aire de répartition de la population de maraîches de l’Atlantique Nord-Ouest (http://www.dfo-mpo.gc.ca/oceans/marineareas-zonesmarines/mpa-zpm/index-fra.htm). Quatre d’entre elles se trouvent le long des côtes du Nouveau-Brunswick, de l’Île-du-Prince-Édouard et de Terre-Neuve-et-Labrador, et leur superficie est petite (< 100 km2 de superficie totale). La cinquième ZPM, qui mesure 2 634 km2, se situe dans le Goulet, canyon profond sur la marge du plateau néo-écossais près de l’île de Sable, à environ 200 km des côtes de la Nouvelle-Écosse. Cette grande ZPM comprend 3 zones de gestion, et la pêche à la palangre pélagique est interdite dans l’une d’elles. Six autres zones/milieux (côtiers et hauturiers) sont considérées comme zones d’intérêt en vue de la désignation future de ZPM le long de la côte Est canadienne. Des maraîches ont également déjà été vues dans l’estuaire du Saint-Laurent, très près (à quelques kilomètres en amont) du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent, à La Malbaie (Paradis, comm. pers., 2012).

La rédactrice du présent rapport remercie chaleureusement Steve Campana, qui lui a donné accès aux données et aux évaluations sur la maraîche, discuté avec elle de la population et de la pêche et répondu à ses questions. Elle tient également à remercier les personnes suivantes, qui l’ont aidée dans la préparation du rapport : Joseph Pratt et Stephen Turnbull (University of New Brunswick) ainsi que Mary Sabine (ministère des Ressources naturelles du Nouveau-Brunswick), pour les données sur la maraîche dans les eaux néo-brunswickoises et la baie de Fundy; Mark Simpson (MPO), pour les données sur la maraîche dans les eaux de Terre-Neuve-et-Labrador; Mike Eagles et Jennifer Shaw (MPO) ainsi qu’Isabelle Gauthier et Annie Lévesque (ministère des Resources naturelles et de la Faune du Québec), pour l’information et les mises à jour concernant le statut de la protection et la gestion de la maraîche; Stefen Gerriets (CDC du Canada atlantique), Donald McAlpine (Musée du Nouveau-Brunswick) ainsi que Briar Howes et Sylvain Paradis (Parcs Canada), pour les données sur les lieux de capture et la répartition; Henrik Larsen (Conseil international pour l’exploration de la mer), pour l’accès à la documentation sur la maraîche; Jenny Wu (Secrétariat du COSEPAC), pour la préparation de la carte de l’aire de répartition canadienne et les calculs de l’aire de répartition; Julie Perrault (Secrétariat du COSEPAC) et Alan Sinclair (COSEPAC), pour les discussions et conseils sur les évaluations et rapports de situation du COSEPAC. Enfin, la rédactrice remercie Julia Baum, qui a rédigé le rapport de situation original du COSEPAC sur la maraîche, et les responsables du projet Sea Around Us, qui l’ont aidée à rédiger le présent rapport.

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Annexe 1. Débarquements déclarés (en tonnes métriques) de maraîches par pays dans les sous-zones 2 à 6 de l'OPANO. Les débarquements canadiens sont convertis en équivalent de poids vif, lequel diffère dans certains cas du poids vif consigné dans les statistiques. Tiré de Campana et al, 2012.
Année Canada Îles Féroé France Islande Japon Norvège Espagne URSS É.-U. Total
1961 0 100 - - - 1824 - - - 1924
1962 0 800 - - - 2216 - - - 3016
1963 0 800 - - - 5763 - - - 6563
1964 0 1214 - 7 - 8060 - - - 9281
1965 28 1078 - - - 4045 - - - 5151
1966 0 741 - - - 1373 - - - 2114
1967 0 589 - - 36 - - - - 625
1968 0 662 - - 137 269 - - - 1068
1969 0 865 - - 208 - - - - 1073
1970 0 205 - - 674 - - - - 879
1971 0 231 - - 221 - - - - 452
1972 0 260 - - - 87 - - - 347
1973 0 269 - - - - - - - 269
1974 0 - - - - - - - - 0
1975 0 80 - - - - - - - 80
1976 0 307 - - - - - - - 307
1977 0 295 - - - - - - - 295
1978 1 121 - - - - - - - 122
1979 2 299 - - - - - - - 301
1980 1 425 - - - - - - - 426
1981 0 344 - - 3 - - - - 347
1982 1 259 - - 1 - - - - 261
1983 9 256 - - 0 - - - - 265
1984 20 126 - - 1 17 - - - 164
1985 26 210 - - 0 - - - - 236
1986 24 270 - - 5 - - 1 - 300
1987 59 381 - - 16 - - 0 12 468
1988 83 373 - - 9 - - 3 32 500
1989 73 477 - - 9 - - 3 4 566
1990 78 550 - - 8 - - 9 19 664
1991 329 1189 - - 20 - - 12 17 1567
1992 814 1149 - - 7 - - 8 13 1991
1993 920 465 - - 6 - - 2 39 1432
1994 1573 - - - 2 - - - 3 1578
1995 1348 - 7 - 4 - - - 5 1364
1996 1043 - 40 - 9 - - - 8 1100
1997 1317 - 13 - 2 - 3 - 2 1337
1998 1054 - 20 - 0 - 9 - 12 1095
1999 955 - - - 6 - 3 - 3 967
2000 899 - 13 - 24 - 5 - - 941
2001 499 - 2 - 25 - 3 - - 528
2002 229 - 1 - 0 - 5 - 0 236
2003 139 - 2 - 0 - 2 - 0 143
2004 218 - 4 - 0 - 5 - 1 228
2005 203 - - - - - 7 - 0 210
2006 190 - - - - - 9 - 0 199
2007 93 - - - - - 6 - - 99
2008 125 - - - - - 37 - - 162

Les données de l’Atlantique Nord-Ouest proviennent de la FAO (rapport du groupe de travail sur les requins de la CICTA, Miami, 26-28 février 1996) pour la période 1950-1960; de l’OPANO pour la période 1964-1986; du PIO de la région Scotia-Fundy et de Terre-Neuve-et-Labrador pour la période 1987-2004 (comprend les débarquements et les rejets); de la base de données Capture Production de Fishstat Plus de la FAO (version 2.32, mars 2008), de la base de données 21 B de l’OPANO ou de l’ensemble de données de la tâche 1 de la CICTA de 2009 pour la période de 2000-2008.
Les données du Canada proviennent de l’OPANO pour la période de 1961-1990, du Zonal Statistics File du MPO (corrigées en fonction de l’équivalent de poids vif approprié) pour la période 1991-2002 et du SIPMAR du MPO pour la période 2003-2008.
Les données des îles Féroé proviennent de la FAO (rapport du groupe de travail sur les requins de la CICTA, Miami, 26-28 février 1996) pour la période 1961-1963.
Les données de France proviennent de Statistiques FAO (1998) et de Fishstat Plus de la FAO (version 2.32)pour la période 2000-2006.
Les données de l’Atlantique Nord-Ouest proviennent de la base de données 21B de l’OPANO (prises pour le code 469, grands requins) pour la période 2000-2006 (Japon).
Les données de la Norvège proviennent de l’OPANO pour la période 1961-1986.
Les données de l’OPANO sur les prises en Espagne pour 2005 (231 tm) et 2006 (230 tm) étaient erronées et ne sont pas rapportées ici.
Les données de l’Atlantique Nord-Ouest pour les États-Unis proviennent de la FAO (rapport du groupe de travail sur les requins de la CICTA, Miami, 26-28 février 1996) pour la période de 1961 à 1994.

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