Escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) : programme de rétablissement modifié proposition 2024

Titre officiel : Programme de rétablissement modifié de l’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) au Canada [Proposition]

Loi sur les espèces en péril
Série de Programmes de rétablissement

Proposition

2024

Escargot-forestier de Townsend
Escargot-forestier de Townsend
Information sur le document

Référence recommandée

Environnement et Changement climatique Canada. 2024. Programme de rétablissement modifié de l’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) au Canada. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa. ix + 79 p.

Version officielle

La version officielle des documents de rétablissement est celle qui est publiée en format PDF. Tous les hyperliens étaient valides à la date de publication.

Version non officielle

La version non officielle des documents de rétablissement est publiée en format HTML, et les hyperliens étaient valides à la date de la publication.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, y compris les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes portant sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en périlNote de bas de page 1.

Photo de la couverture : © Escargot-forestier de Townsend; Photo : Eric Gross

Also available in English under the title:
“Amended Recovery Strategy for the Oregon Forestsnail (Allogona townsendiana) in Canada [Proposed]”

Préambule

Programme de rétablissement modifié de l’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) au Canada (Proposition 2024)

Le Programme de rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) au Canada (Environnement et Changement climatique Canada, 2016) a été affiché comme version finale dans le Registre public des espèces en péril en février 2016. Conformément aux articles 45,52 et 70 de la Loi sur les espèces en péril, le ministre compétent peut respectivement modifier un programme de rétablissement, un plan d’action ou un plan de gestion, et ce, à tout moment.

La proposition du programme de rétablissement modifié inclut :

Le présent programme de rétablissement modifié a été élaboré conjointement par le personnel d’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC) et de la province de la Colombie-Britannique (C.-B.).

Une fois ce document modifié dans le Registre public des espèces en péril comme version finale, il remplacera le Programme de rétablissement de l’escargot-forestier (Allogona townsendiana) au Canada (2016).

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996) Note de bas de page 2 , les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de l’escargot-forestier de Townsend et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la province de la Colombie-Britannique, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et toutes les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de l’escargot-forestier de Townsend et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement et Changement climatique Canada et d’autres autorités responsables et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du programme demeure assujettie aux crédits, priorités et contraintes budgétaires des instances responsables et des organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, y compris la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsque l’habitat essentiel est désigné, dans un programme de rétablissement ou dans un plan d’action, la LEP exige que l’habitat essentiel soit alors protégé.

Dans le cas de l’habitat essentiel désigné pour les espèces terrestres, y compris les oiseaux migrateurs, la LEP exige que l’habitat essentiel désigné dans une zone protégée par le gouvernement fédéralNote de bas de page 3 soit décrit dans la Gazette du Canada dans un délai de 90 jours après l’ajout dans le Registre public du programme de rétablissement ou du plan d’action qui a désigné l’habitat essentiel. L’interdiction de détruire l’habitat essentiel aux termes du paragraphe 58(1) s’applique après les 90 jours suivant la publication de la description de l’habitat essentiel dans la Gazette du Canada.

Pour l’habitat essentiel se trouvant sur d’autres terres domaniales, le ministre compétent doit, soit faire une déclaration sur la protection juridique existante, soit prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées.

Si l’habitat essentiel d’un oiseau migrateur ne se trouve pas dans une zone protégée par le gouvernement fédéral, sur le territoire domanial, à l’intérieur de la zone économique exclusive ou sur le plateau continental du Canada, l’interdiction de le détruire ne peut s’appliquer qu’aux parties de cet habitat essentiel — constituées de tout ou partie de l’habitat auquel la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs s’applique aux termes des paragraphes 58(5.1) et 58(5.2) de la LEP.

En ce qui concerne toute partie de l’habitat essentiel se trouvant sur des terres non domaniales, si le ministre compétent estime qu’une partie de cet habitat essentiel n’est pas protégée par les dispositions de la LEP, par les mesures prises aux termes de cette dernière ou par toute autre loi fédérale, ou par les lois provinciales ou territoriales, il doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant l’interdiction de détruire l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

Remerciements

Le présent document est une mise à jour du programme de rétablissement préparé en 2016. Ce programme de rétablissement modifié a été réalisé par Jennifer Heron et Dawn Marks (Ministry of Water, Land and Resource Stewardship [WLRS] de la Colombie-Britannique) et par Eric Gross, Greg Rickbeil et Megan Harrison (Environnement et Changement climatique Canada – Service canadien de la faune – Région du Pacifique [ECCC, SCF-PAC]) conjointement avec ECCC, SCF-Région de la capitale nationale.

Lea Gelling (Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique) a aidé à mettre à jour l’information sur l’occurrence de l’escargot-forestier de Townsend. Danielle Yu et Sean Butler (ECCC, SCF-PAC) ont apporté une aide précieuse pour la cartographie et la préparation des figures.

Des renseignements supplémentaires sur les évaluations des menaces, les sites, l’histoire naturelle et/ou les mesures de rétablissement ont été fournis par Kristiina Ovaska, Lennart Sopuck, Ryan Durand, Joseph Carney, Tanya Bettles, Bill Harrower, Pamela Zevit, Patrick Lilley, Joanne Neilson, Ross Vennesland, Sofi Hindmarch, Markus Merkens, Lois Pittaway, Joshua Malt, Joanna Hirner, Angela Manweiler et Beth Reimer.

Un examen scientifique et technique a été réalisé par Todd Kohler, Andrea Schiller, Cain van Cadsand et Angela Manweiler (ministère de la Défense nationale), Lee Voisin, Noella Trimble et Matt Huntley (ECCC, SCF-Région de la capitale nationale), Cassandra Harper (Première Nation kʷikʷəƛ̓əm), Holly Bickerton (Agence Parcs Canada), Kristiina Ovaska et Lennart Sopuck (Biolinx Environmental Research Ltd.), Michelle Franklin, Karen Clark et Tamara Horechko (Agriculture et Agroalimentaire Canada), Andrea Shaw (Ministry of Agriculture and Fisheries de la Colombie-Britannique), Alanah Nasadyk et Alana Phillips (WLRS de la Colombie-Britannique), Grant Bracher (Ministry of Forests de la Colombie-Britannique) et Ann Garibaldi (Ministry of Energy, Mines, and Low Carbon Innovation de la Colombie-Britannique).

Sommaire

L’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) a été désigné espèce en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), car la répartition de cette espèce se limite à une très petite région du sud‑ouest de la Colombie-Britannique continentale et du sud de l’île de Vancouver. Les sous‑populations sont grandement fragmentées et connaissent une baisse soutenue aux chapitres de la zone d’occurrence et de la qualité de l’habitat, principalement à cause de l’aménagement urbain. L’espèce est inscrite comme espèce en voie de disparition au Canada à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP). En Colombie-Britannique, l’escargot-forestier de Townsend est coté S2 (en péril) par le Conservation Data Centre, et figure sur la liste rouge provinciale. Son rétablissement est biologiquement et techniquement réalisable.

L’escargot-forestier de Townsend est un grand escargot hermaphrodite endémique à l’ouest de l’Amérique du Nord. La coquille des individus matures est brun pâle ou jaune paille, de forme globulaire et aplatie, et mesure de 23 à 35 mm de diamètre. L’escargot-forestier de Townsend se trouve à la limite septentrionale de son aire de répartition dans les basses terres continentales et la vallée du bas Fraser de la Colombie-Britannique et, par conséquent, pourrait posséder des adaptations particulières.

L’escargot-forestier de Townsend se rencontre dans des forêts mixtes et des forêts décidues habituellement dominées par l’érable à grandes feuilles (Acer macrophyllum), le peuplier de l’Ouest (Populus trichocarpa) et le thuya géant (Thuja plicata), qu’on trouve de façon éparse. De nombreuses mentions proviennent de milieux riverains et de bords de forêt comportant généralement un tapis dense d’herbacées indigènes basses. La présence de l’espèce est liée à celle de l’ortie dioïque (Urtica dioica ssp.). Toutes les sous-populations canadiennes de l’escargot-forestier de Townsend occupent des sites se trouvant à moins de 500 m au‑dessus du niveau de la mer.

Les principales menaces qui pèsent sur l’espèce comprennent l’aménagement résidentiel et commercial, les activités récréatives et les espèces exotiques envahissantes, dont certaines consomment directement les individus, tandis que d’autres modifient leur habitat.

L’objectif en matière de population et de répartition consiste à rétablir l’escargot-forestier de Townsend au Canada en améliorant la redondance et la connectivité au sein de la population, principalement en freinant le déclin continu de la répartition de l’espèce et en assurant que l’habitat est maintenu et/ou rétabli entre les parcelles occupées ou à l’intérieur de celles‑ci.

Les stratégies générales à l’appui du rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend sont présentées à la section 6.

L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend a été désigné dans la mesure du possible. Suffisamment d’habitat essentiel a été désigné pour soutenir l’objectif en matière de population et de répartition.

Un ou plusieurs plans d’action pour l’escargot-forestier de Townsend seront affichés dans le Registre public des espèces en péril dans les dix ans suivant la publication du présent programme de rétablissement.

Résumé du caractère réalisable du rétablissement

D’après les quatre critères suivants qu’Environnement et Changement climatique Canada utilise pour définir le caractère réalisable du rétablissement, le rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend est déterminé comme étant réalisable du point de vue technique et biologique. Conformément au principe de précaution, le présent programme de rétablissement a été élaboré en vertu du paragraphe 41(1) de la LEP, tel qu’il convient de faire lorsque le rétablissement est déterminé comme étant réalisable du point de vue technique et biologique. Ce programme de rétablissement prend en considération les inconnues entourant le caractère réalisable du rétablissement de l’espèce.

1. Des individus de l’espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.

Oui. La persistance de sous-populations de l’escargot-forestier de Townsend pendant au moins 10 ans dans de nombreux sites (par exemple parcs provinciaux Bridal Veil Falls et Cultus Lake, parc régional Colony Farm), combinée à la présence connue de juvéniles/d’œufs dans certains sites, indique que des individus capables de se reproduire sont disponibles.

2. De l’habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l’espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l’habitat.

Oui. La modélisation du SCF d’ECCC (Rickbeil, 2021) indique qu’une superficie de plus de 40 000 hectares d’habitat présentant les caractéristiques nécessaires au soutien de l’escargot-forestier de Townsend est toujours présente dans l’aire de répartition canadienne de l’espèce. La majeure partie de l’habitat restant se trouve dans de petites parcelles isolées et/ou perturbées; sa capacité à soutenir l’escargot-forestier de Townsend est donc probablement limitée (COSEWIC, 2013). Il existe toutefois des possibilités de rétablir l’habitat de manière à accroître la taille, l’état et la connectivité des parcelles.

3. Les principales menaces pesant sur l’espèce ou son habitat (y compris les menaces à l’extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.

Oui. Il est possible d’éviter les menaces du développement urbain et agricole par la protection de l’habitat. En outre, il existe des possibilités, pour certaines parcelles, de rétablir l’habitat de manière à accroître la taille, l’état et la connectivité des parcelles. Les menaces découlant de modifications écosystémiques causées par des espèces de plantes introduites ou non indigènes ou par la propagation d’espèces de prédateurs non indigènes peuvent être plus difficiles à prendre en charge, bien qu’il soit possible d’éliminer les espèces de plantes et d’escargots introduites dans les sites individuels. Les menaces telles que les incendies et les inondations peuvent aussi être évitées ou atténuées dans certains sites. En outre, il est possible de gérer les activités récréatives de manière à réduire au minimum la compaction du sol dans certains sites.

4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.

Oui. Des techniques de planification du rétablissement ont été employées avec succès dans le cas d’espèces pour lesquelles les menaces et les exigences étaient semblables. Parmi les exemples, mentionnons la protection de l’habitat, l’enlèvement de menaces propres aux sites (comme des espèces prédatrices introduites et/ou des plantes entraînant des changements écosystémiques), le reboisement de l’habitat défriché et la collaboration avec les gestionnaires et les propriétaires des terres en vue d’élaborer des lignes directrices propres aux sites en matière de gestion exemplaire. On considère que l’élevage en captivité pour complémenter les sous-populations sauvages ne constitue pas une bonne technique de rétablissement ou mesure d’atténuation.

1. Évaluation de l’espèce par le COSEPAC*

Date de l’évaluation : Mai 2013

Nom commun (population) : Escargot-forestier de Townsend

Nom scientifique : Allogona townsendiana

Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition

Justification de la désignation : Ce grand escargot terrestre est endémique à l’ouest de l’Amérique du Nord. Au Canada, il se rencontre principalement dans la vallée du bas Fraser, la région la plus densément peuplée et la plus grandement fragmentée de la Colombie-Britannique. L’espèce a également été trouvée dans un seul site sur l’île de Vancouver. La perte d’habitat causée par le développement résidentiel et commercial continue de fragmenter et d’isoler les populations restantes.

Présence au Canada : Colombie-Britannique

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « en voie de disparition » en novembre 2002. Réexamen et confirmation du statut en mai 2013.

* COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

2. Information sur la situation de l’espèce

L’escargot-forestier de Townsend est inscrit à l’annexe 1 de la LEP (2005) comme étant en voie de disparition. L’espèce ne figure pas sur la liste du Forest and Range Practices Act, de l’Oil and Gas Activities Act ou du Wildlife Act de la Colombie-Britannique.

Tableau 1. Cotes de conservation de l’escargot-forestier de Townsend (B.C. Conservation Data Centre,, 2021; NatureServe, 2022)
Cote mondiale (G)* Cote nationale (N)* Cote infranationale (S)* Statut selon le COSEPAC Liste de la C.-B.
G3G4 (2010) Canada (N2) Colombie-Britannique (S2) En voie de disparition (2013) Liste rouge

* Cotes : 1 – gravement en péril; 2 – en péril; 3 – vulnérable (susceptible de disparaître du pays ou de la planète); 4 – apparemment non en péril; 5 – non en péril; H – possiblement disparue; NR – non classée.

3. Information sur l’espèce

3.1 Description de l’espèce

L’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) (famille des Polygyridés) est un grand escargot terrestre (diamètre de la coquille des adultes : 23 à 35 mm) hermaphroditeNote de bas de page 4 et endémique à l’ouest de l’Amérique du Nord (figure 1). La couleur de la coquille varie, d’ambrée ou brun rougeâtre à jaune paille, et des lignes blanches parcourent chaque segment de la spirale. La coquille est globulaire et légèrement aplatie. Elle présente habituellement de 5,25 à 6 tours chez l’adulte, avec des striesNote de bas de page 5 sinueuses spiralées très fines. Elle est aussi irrégulièrement sculptée de dépressions et de petites côtesNote de bas de page 6 axiales irrégulières de couleur pâle ressemblant à des rides (Pilsbry, 1940). À mesure que l’escargot vieillit, le périostracumNote de bas de page 7 s’écaille et pâlit, rendant les stries sinueuses moins faciles à distinguer. L’escargot-forestier de Townsend est dépourvu de fines structures trichoïdes, qui sont typiques chez des espèces similaires. La principale caractéristique distinctive des adultes est le péristomeNote de bas de page 8 (bordure de l’ouverture de la coquille), qui est épais et fortement réfléchi vers l’extérieur. Il n’y a pas de dentNote de bas de page 9 à l’intérieur de l’ouverture.

Figure 1. Veuillez lire la description longue.

Figure 1. Vue du dessus d’un escargot-forestier de Townsend adulte (gauche), du dessous (centre) et du dessous de sa coquille, montrant le péristome blanc (droite). Le 11 juin 2010, parc régional Colony Farm. Photos de J. Heron.

Description longue

Figure 1 : La Figure montre trois photos d’escargots-forestiers de Townsend adultes. De gauche à droite, les photos montrent le dessus de l’escargot, le dessous de l’escargot, et le dessous de la coquille (avec le péristome blanc), respectivement.

Les œufs de l’escargot-forestier de Townsend sont ronds, globuleux, opaques, blanc grisâtre et légèrement aplatis, et ils ont une fine texture granuleuse (Forsyth, 2004; Steensma et al., 2009; COSEWIC, 2002, 2013). Les œufs sont pondus individuellement ou en grappes, avec en moyenne 34 œufs pondus en captivité (Steensma et al., 2009). La taille des amas d’œufs in situ n’a pas été consignée. Le diamètre moyen des œufs pondus en captivité est de 3,1 mm (Steensma et al., 2009).

Les escargots-forestiers de Townsend adultes et jeunes ont une apparence semblable, mais la coquille des jeunes est plus mince et transparente, particulièrement vers la fin du tour le plus extérieur, et ne présente pas de blanchiment. En outre, la coquille des jeunes ne présente généralement pas de bord épaissi.

De manière générale, les tendances saisonnières de l’escargot-forestier de Townsend sont les suivantes (résumé de COSEWIC, 2013). C’est au printemps, durant les mois d’humidité, que l’espèce atteint son plus haut taux d’activité et que se produit l’accouplement. L’accouplement commence en février et se poursuit jusqu’au début de juin. La ponte survient après que les adultes se soient creusé un chemin jusqu’à des chambres de nidification nouvelles ou existantes. Les jeunes escargots naissent environ huit ou neuf semaines après la ponte (Steensma et al., 2009). À l’approche des mois chauds et secs de l’été, les individus se mettent à la recherche d’un abri profond dans les feuilles mortes, sous les grumes ou l’écorce de débris ligneux de grande dimension, ou dans des endroits comparables dans les forêts décidues où l’espèce vit la plupart du temps (voir la section 3.3., Besoins de l’escargot-forestier de Townsend). La période d’estivation dure quelques mois; entre le milieu et la fin du mois de septembre, les escargots redeviennent actifs et le restent tout l’automne, saison plus humide. Les escargots-forestiers de Townsend commencent à entrer en hibernation vers les premières gelées. L’hibernation commence entre la fin d’octobre et le début novembre, et peut durer jusqu’à la fin de février lorsque les températures sont inférieures à 10,6 °C (Steensma et al., 2009). Durant l’hibernation, les escargots-forestiers de Townsend s’enfouissent dans la litière de feuilles mortes, la mousse, le sol ou d’autres formes d’abri, à une profondeur de 2 à 7 cm. Ils développent un épiphragmeNote de bas de page 10 et orientent l’ouverture de leur coquille vers le haut (Steensma et al., 2009).

Il est probable que les adultes atteignent la maturité reproductive dans les deux ans, et vivent au moins de cinq (Steensma et al., 2009) à 8 ans (COSEWIC, 2002), bien qu’il s’agisse vraisemblablement d’une sous-estimation. D’après l’âge probable des individus au moment de la première reproduction et compte tenu de la longévité de l’espèce, la durée d’une génération est de quatre à six ans environ, et s’établit en moyenne à cinq ans.

On peut difficilement confondre l’escargot-forestier de Townsend avec d’autres espèces d’escargots terrestres dans son aire de répartition en Colombie-Britannique, sauf peut-être avec le Monadenia fidelis (Pacific Sideband). La coquille de celui-ci ne présente toutefois pas de bord blanc épaissi et, lorsqu’on compare plusieurs spécimens, on constate que le Monadenia fidelis adulte est généralement plus gros que l’escargot-forestier de Townsend. Les comparaisons morphologiques avec d’autres escargots terrestres semblables que l’on trouve dans l’aire géographique mondiale occupée par l’espèce sont détaillées dans les rapports de situation du COSEPAC (COSEWIC, 2002, 2013).

3.2 Population et répartition de l’espèce

La totalité de l’aire de répartition mondiale de l’escargot-forestier de Townsend se trouve dans l’ouest de l’Amérique du Nord (figure 2). L’espèce atteint la limite septentrionale de son aire de répartition dans le sud‑ouest de la Colombie-Britannique. Vers le sud, l’aire de répartition s’étend depuis la dépression de Puget, dans l’État de Washington, jusqu’à la vallée de la Willamette, dans le centre-ouest de l’Oregon. Les mentions les plus à l’est proviennent d’un site à l’ouest de Hope, en Colombie-Britannique, du centre‑sud de l’État de Washington et du centre‑nord de l’Oregon, dans la vallée du Columbia (Forsyth, 2004; Burke, 2013). D’après les mentions récentes (recueillies dans les 10 dernières années) et historiques (combinées), on estime la superficie de l’aire de répartition mondiale de l’espèce à quelque 135 000 km2 (estimé de Burke, 2013).

Figure 2. Veuillez lire la description longue.

Figure 2. Aire de répartition mondiale de l’escargot-forestier de Townsend, d’après Pilsbry (1940, figure 508), Burke (2013) et les mentions en Colombie-Britannique (B.C. Conservation Data Centre, 2021). Publié dans COSEWIC (2002).

Description longue

Figure 2 : Carte illustrant un polygone de l’aire de répartition mondiale de l’escargot-forestier de Townsend dans l’ouest de l’Amérique du Nord. Le contour du polygone s’étend depuis le sud-ouest de la Colombie-Britannique jusqu’au centre de l’Oregon, en passant par l’État de Washington.

L’aire de répartition canadienne de l’escargot-forestier de Townsend se limite aux basses terres côtières de la vallée du bas Fraser. Un site se trouve toutefois dans le sud‑est de l’île de Vancouver en Colombie-Britannique (figure 3). Dans la vallée du bas Fraser, la mention située la plus au nord‑est se trouve à proximité de Hope, et celle qui est située la plus à l’ouest se trouve à Tsawwassen. Sur l’île de Vancouver, la présence de l’escargot-forestier de Townsend est connue dans la collectivité de Westholme, près de Duncan (B.C. Conservation Data Centre, 2020). Toutes les observations ont été effectuées à moins de 500 m au‑dessus du niveau de la mer.

Les mentions de l’escargot-forestier de Townsend en Colombie-Britannique datent de 1901Note de bas de page 11 à 2020 (COSEWIC, 2002, 2013; B.C. Conservation Data Centre, 2021). D’après les mentions vérifiables (par exemple celles de 1903 à 2020), la superficie de l’aire de répartition de l’espèce en Colombie-Britannique est estimée à quelque 4 425 km2 (cette valeur inclut la zone d’eau salée non convenable formée par le détroit de Georgia, entre l’île de Vancouver et la vallée du bas Fraser). Sur l’île de Vancouver, la zone d’occurrence de l’espèce est inférieure à 1,5 km2. Les zones d’occurrence historique et récente (au cours des dix dernières années) sont semblables. La zone d’occurrence canadienne représente environ 1 % de l’aire de répartition mondiale de l’espèce (COSEWIC, 2013).

Figure 3. Veuillez lire la description longue.

Figure 3. Aire de répartition canadienne approximative de l’escargot-forestier de Townsend (Allogona townsendiana) dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

USA = É.-U.

Description longue

Figure 3 : Carte contenant un polygone de l’aire de répartition canadienne de l’escargot-forestier de Townsend dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. L’aire de répartition de l’espèce est contenue dans la vallée du bas Fraser, de Hope (au nord-est) à Tsawwassen (à l’ouest). De plus, on trouve l’espèce dans un site du sud-est de l’île de Vancouver.

Les données dont on dispose sont insuffisantes pour estimer avec précision l’abondance de l’escargot-forestier de Townsend dans l’ensemble de son aire de répartition en Colombie-Britannique. Cependant, les sites de l’escargot-forestier de Townsend cartographiés par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique (B.C. Conservation Data Centre, 2021) et les données recueillies durant la préparation du présent document fournissent certains renseignements quant à l’abondance de l’espèce. Au sein de la population d’escargots-forestiers de Townsend la plus étudiée en Colombie-Britannique (zone d’étude écologique de l’Université Trinity Western [TWU-ESA]), les estimations de la densité à l’intérieur des parcelles de relevé variaient, avec une densité globale moyenne de 1,0 escargot/m2 (Steensma et al., 2009). Dans un autre site abritant une sous-population d’escargots-forestiers de Townsend (Chilliwack), la densité estimée variait entre 0,05 et 0,38 escargot/m2 (Hawkes et Gatten, 2011; ISL, 2015). Dans les denses parcelles dominées par l’ortie dioïque du parc régional Colony Farm, des densités aussi élevées que 19 escargots/m2 ont été constatées (Gross, comm. pers. 2020). Cependant, dans la plupart des études effectuées à ce jour, on a établi les parcelles de relevé de façon opportuniste dans des parcelles d’habitat de grande qualité, plutôt que de les répartir au hasard dans des sites plus vastes, ce qui a produit des estimations de la densité qui ne sont probablement pas représentatives de toutes les sous-populations et qui ne peuvent donc pas être utilisées pour produire des estimations des sous-populations à l’échelle du site.

On dispose de très peu d’information sur les fluctuations et les tendances des populations de l’escargot-forestier de Townsend au Canada. De nombreux facteurs abiotiques influent vraisemblablement sur les fluctuations naturelles des effectifs d’escargots, y compris les taux d’humidité, les régimes météorologiques et les fluctuations des températures saisonnières (comme les épisodes de gel en début de saison) ou les inondations erratiques. Parmi les facteurs biotiques qui contribuent aux fluctuations, on compte les parasites, les prédateurs, la disponibilité des minéraux, les nutriments assurant la bonne croissance de la coquille (par exemple par la consommation de plantes telles que l’ortie dioïque) ainsi que la disponibilité du substrat où les individus se réfugient et/ou pondent.

Bien que des données sur les tendances de la population canadienne n’aient pas été recueillies pour l’escargot-forestier de Townsend, l’habitat de ce dernier connaît un déclin, plus particulièrement depuis les 10 dernières années. L’aménagement des terres à des fins urbaines et agricoles dans la vallée du bas Fraser et dans le sud‑est de l’île de Vancouver a éliminé l’habitat boisé, réduit la couverture de milieux humides et donné lieu à une perte de cours d’eau (voir la section 4 – Menaces). Par conséquent, il est probable que l’escargot-forestier de Townsend ait, par le passé, affiché une structure de métapopulation plus étendue à l’intérieur de l’habitat convenable situé dans son aire de répartition connue du sud‑ouest de la Colombie-Britannique.

3.3 Besoins de l’escargot-forestier de Townsend

L’escargot-forestier de Townsend vit dans les forêts décidues et mixtes de faible altitude (moins de 500 m au-dessus du niveau de la mer) qui présentent un microhabitat à humidité élevée et à structures multiples. Des éléments et caractéristiques spécifiques doivent être présents pour soutenir un certain nombre de fonctions essentielles du cycle vital de l’espèce, notamment l’accouplement, la ponte/l’incubation des œufs, l’estivation/hibernation, la recherche de nourriture et la fuite.

Caractéristiques topographiques et couvert arboré/arbustif fournissant de l’humidité soutenue et une litière de feuilles – toutes les fonctions vitales

L’humidité a une grande influence sur le caractère convenable de l’habitat pour l’escargot-forestier de Townsend. Les escargots sont menacés par la déshydratation et subissent une perte d’eau constante par évaporation, à travers la surface des poumons et le tégument, ainsi que par le dépôt continu de mucus dilué qu’ils laissent en se déplaçant. Les gastéropodes, comme l’escargot-forestier de Townsend, recherchent les abris et les microhabitats qui retiennent l’eau et les basses températures, et leur activité principale consiste principalement à éviter la déshydratation (Prior, 1985). Les sites occupés par l’escargot-forestier de Townsend présentent habituellement des caractéristiques topographiques qui recueillent l’eau de surface et/ou souterraine et qui favorisent une humidité élevée persistante (par exemple ravins, ravines, dépressions).

Un couvert (arbres ou grands arbustes) intact est nécessaire pour maintenir/modérer l’humidité des sites et servir de source de litière de feuilles. La strate arborescente est dominée (à plus de 40 %) par des essences décidues, et l’âge des peuplements est supérieur à 20 ans (B.C. Conservation Data Centre, 2021). Les essences de l’étage supérieur comprennent l’érable à grandes feuilles (Acer macrophyllum), le peuplier de l’Ouest (Populus trichocarpa), et le thuya géant (Thuja plicata), lequel se rencontre de façon éparse. Parmi les autres espèce présentes, mentionnons le bouleau à papier (Betula papyrifera), le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), l’aulne rouge (Alnus rubra) et le sapin grandissime (Abies grandis) (B.C. Conservation Data Centre, 2021). À certains endroits (par exemple parc régional Colony Farm), il n’y a pas de couvert arboré. À la place, une couche arbustive et herbacée de très grande taille et de très grande densité (qui comprend l’ortie dioïque, voir ci-dessous) maintient l’humidité et fournit une litière de feuilles. Les parcelles d’habitat de l’escargot-forestier de Townsend présentent une composition variable en espèces arbustives indigènes (B.C. Conservation Data Centre, 2021).

Sous étage de végétation dense – recherche de nourriture et d’abris

L’escargot-forestier de Townsend occupe des zones de végétation herbacée relativement dense composée de végétaux vivants et sénescentsNote de bas de page 12 qui constituent une source de nourriture et servent de couvert à tous les stades vitaux des individus. L’escargot-forestier de Townsend a aussi été observé en train de pondre des œufs à la base de la végétation, notamment la renoncule rampante (Ranunculus repens; Edworthy et al., 2012).

La plupart des milieux servant d’habitat à l’escargot-forestier de Townsend comportent des étendues d’ortie dioïque (Edworthy et al., 2012; B.C. Conservation Data Centre, 2021). La consommation régulière de cette plante par les individus est sans doute nécessaire au développement de la coquille, puisqu’elle présente de fortes concentrations de calcium et d’autres minéraux essentiels à la durabilité des coquilles. L’ortie dioïque est également très importante pour d’autres espèces d’escargots terrestres (Iglesias et Castillejo, 1998). En étudiant l’association entre l’escargot-forestier de Townsend et l’ortie dioïque dans la TWU-ESA, à Langley, Waldock (2002) a observé une corrélation positive entre l’abondance des escargots et celle de l’ortie dioïque. La plupart des occurrences de l’escargot-forestier de Townsend en Colombie-Britannique proviennent d’un habitat contenant l’ortie dioïque (B.C. Conservation Data Centre, 2021). Cette espèce est associée à des sols humides et riches qui contiennent d’importantes quantités d’azote et de phosphore (Pojar et MacKinnon, 1994). On trouve deux sous-espèces d’ortie dioïque en Colombie-Britannique. L’Urtica dioica y est indigène, tandis que l’Urtica gracilis ne l’est pas (B.C. Conservation Data Centre,, 2021). On ignore si l’escargot-forestier de Townsend affiche une préférence ou un lien obligatoire avec l’une de ces espèces d’ortie dioïque ou les deux.

Abris et substrat meuble – ponte/incubation des œufs, estivation/hibernation, recherche d’abris

Les sols utilisés par l’escargot-forestier de Townsend pour la ponte/l’incubation des œufs, l’estivation/hibernation et la recherche d’abris sont caractérisés par des couches de litière de type mullNote de bas de page 13 productives, humides et bien développées, qui offrent une humidité soutenue et permettent aux individus de s’y enfouir (Cameron, 1986; COSEWIC, 2002, 2013; Steensma et al., 2009; B.C. Conservation Data Centre, 2021). La plupart des individus creusent de nouveaux nids dans la couche de litière du sol, mais certains nids ont plutôt été observés dans des dépressions existantes du sol ou de la mousse, ou sous des débris ligneux grossiers (Steensma et al., 2009). Durant les périodes où les individus sont inactifs, l’estivation et l’hivernation, ils cherchent à s’abriter en s’enfouissant dans la litière ou en se déplaçant sous des troncs d’arbres tombés au sol, sous l’écorce de débris ligneux grossiers, à la base des polystics à épées (Polystichum munitum) ou dans les épais tapis de mousses (Prior, 1985; Steensma et al., 2009; Gross, comm. pers., 2020). Des individus en hibernation ont été trouvés enfouis jusqu’à 7 cm sous la surface du sol (Steensma et al., 2009).

Substrat d’accouplement – accouplement

L’accouplement des escargots-forestiersd e Townsend a été observé directement sur des débris ligneux grossiers ou à forte proximité (moins de 3 m) (Steensma et al., 2009). L’accouplement a aussi lieu sur d’autres substrats décrits ci-dessus.

3.4 Rôles écologiques

À l’instar d’autres escargots terrestres herbivores, l’escargot-forestier de Townsend accomplit des fonctions écologiques importantes dans les écosystèmes forestiers à titre de décomposeur et de consommateur de matières végétales vivantes et en décomposition (voir Mason 1970; Richter, 1979, 1980ab; Gervais et al., 1998). Certaines espèces contribuent aussi à la dispersion de graines de plantes et de spores de champignons, y compris des champignons qui entretiennent des associations mycorhyziennes essentielles avec les racines des arbres. L’importance de ce rôle est inconnue, mais elle pourrait être considérable compte tenu de la taille relativement grande de l’espèce et de son abondance locale dans les milieux humides propices.

L’abondance de l’escargot-forestier de Townsend peut être élevée dans certains sites (B.C. Conservation Data Centre,, 2021), et l’espèce peut constituer une source de nourriture importante pour d’autres invertébrés et diverses espèces d’oiseaux ou de petits mammifères. Plus particulièrement, les coquilles constituent probablement une source de calcium importante pour les oiseaux (par exemple pour le développement des coquilles d’œufs; Graveland, 1995; Mänd et al., 2000) ou pour d’autres invertébrés présents dans l’écosystème. Par exemple , l’escargot Haplotrema vancouverense (Robust Lancetooth), un escargot prédateur, a été aperçu en train de se nourrir d’œufs et de jeunes escargots-forestiers de Townsend (Steensma et al., 2009; J. Heron, obs. pers.). Diverses espèces d’arthropodes parasitoïdes dépendent probablement de cette espèce pour boucler leur cycle vital, mais les liens obligatoires existant entre ces espèces sont inconnus.

3.5 Facteurs limitatifs

Les facteurs limitatifs ne sont généralement pas d’origine humaine et comprennent des caractéristiques qui limitent la capacité de l’espèce à réagir favorablement aux mesures de rétablissement et de conservation. Les principaux facteurs limitatifs pour l’escargot-forestier de Townsend sont hypothétiques, mais ils sont probablement liés à une combinaison des facteurs ci-dessous.

4. Menaces

Les menaces sont définies comme étant les activités ou les processus immédiats qui ont entraîné, entraînent ou pourraient entraîner la destruction, la dégradation et/ou la détérioration de l’escargot-forestier de Townsend au Canada. Aux fins de l’évaluation des menaces, seules les menaces présentes et futures sont prises en considérationNote de bas de page 14. Les menaces présentées ici ne comprennent pas les caractéristiques biologiques de l’espèce ou de la population (par exemple la dépression de consanguinité, la petite taille de la population, l’isolement génétique ou la probabilité de régénération ou de recolonisation des écosystèmes) qui sont considérées comme des facteurs limitatifsNote de bas de page 15. Les menaces historiques, les effets indirects ou cumulatifs des menaces ou toute autre information pertinente qui aiderait à comprendre la nature des menaces sont présentés dans la section Description des menaces.

4.1 Évaluation des menaces

L’évaluation des menaces qui pèsent sur l’escargot-forestier de Townsend se fonde sur le système unifié de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature – Partenariat pour les mesures de conservation; CMP, 2010). La plupart des menaces sont liées aux activités humaines, mais peuvent aussi être d’origine naturelle. L’incidence des activités humaines peut être directe (par exemple la destruction de l’habitat) ou indirecte (par exemple l’introduction d’espèces envahissantes). Les effets des phénomènes naturels (par exemple incendies, inondations) peuvent être particulièrement importants lorsque l’espèce est concentrée en un lieu ou que les occurrences sont peu nombreuses, parfois à cause des activités humaines (Master et al.,2009). En conséquence, la définition d’une menace comprend les phénomènes naturels, mais il faut l’appliquer avec prudence. Les événements stochastiques doivent être considérés comme une menace seulement lorsqu’une espèce ou un habitat est atteint par d’autres menaces et a perdu sa résilience, et est donc devenu vulnérable à la perturbation (Salafsky et al., 2008). En pareil cas, l’incidence de ces événements sur la population sera beaucoup plus grande que l’incidence qu’ils auraient eue dans le passé.

Tableau 2. Évaluation des menaces pour l’escargot-forestier de Townsend, mise à jour en décembre 2020
Numéro Menace Impact (calculé) Portée (10 prochaines années) Gravité (10 ans ou 3 générations) Immédiateté
1 Développement résidentiel et commercial Élevé-moyen Grande (31-70 %) Élevée-modérée (11-70 %) Élevée (continue)
1.1 Zones résidentielles et urbaines Élevé-moyen Grande (31-70 %) Élevée-modérée (11-70 %) Élevée (continue)
1.2 Zones commerciales et industrielles Faible Petite (1-10 %) Extrême (71-100 %) Élevée (continue)
1.3 Zones touristiques et récréatives Faible Petite (1-10 %) Élevée (31-70 %) Élevée (continue)
2 Agriculture et aquaculture Moyen Restreinte (11‑30 %) Extrême (71-100 %) Élevée (continue)
2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois Moyen Restreinte (11‑30 %) Extrême (71-100 %) Élevée (continue)
2.2 Plantations pour la production de bois et de pâte Négligeable Négligeable (< 1 %) Élevée-légère (1-70 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
2.3 Élevage de bétail Faible Petite (1-10 %) Élevée (31-70 %) Élevée (continue)
3 Production d’énergie et exploitation minière Faible Petite (1-10 %) Extrême (71-100 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
3.2 Exploitation de mines et de carrières Faible Petite (1-10 %) Extrême (71-100 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
4 Corridors de transport et de service Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue)
4.1 Routes et voies ferrées Négligeable Généralisée (71‑100 %) Négligeable (< 1 %) Élevée (continue)
4.2 Lignes de services publics Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
5 Utilisation des ressources biologiques Faible Petite (1-10 %) Élevée-modérée (11-70 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
5.1 Chasse et capture d’animaux terrestres Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
5.2 Cueillette de plantes terrestres Inconnu Généralisée (71‑100 %) Inconnue Élevée (continue)
5.3 Exploitation forestière et récolte du bois Faible Petite (1-10 %) Élevée à modérée (11‑70 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
6 Intrusions et perturbations humaines Faible Grande (31-70 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue)
6.1 Activités récréatives Faible Grande (31-70 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue)
6.2 Guerre, troubles civils et exercices militaires Négligeable Négligeable (< 1 %) Négligeable (< 1 %) Élevée (continue)
6.3 Travail et autres activités Inconnu Petite (1-10 %) Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
7 Modifications des systèmes naturels Faible Grande (31-70 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue)
7.3 Autres modifications de l’écosystème Faible Grande (31-70 %) Légère (1-10 %) Élevée (continue)
8 Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques Inconnu Généralisée (71‑100 %) Inconnue Élevée (continue)
8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants Inconnu Généralisée (71‑100 %) Inconnue Élevée (continue)
8.4 Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue Inconnu Inconnue Inconnue Inconnue
8.6 Maladies de cause inconnue Inconnu Inconnue Inconnue Inconnue
9 Pollution Moyen-faible Restreinte-petite (1-30 %) Élevée-légère (1-70 %) Élevée (continue)
9.3 Effluents agricoles et sylvicoles Moyen-faible Restreinte-petite (1-30 %) Élevée-légère (1-70 %) Élevée (continue)
10 Phénomènes géologiques Négligeable Petite (1-10 %) Négligeable (< 1 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
10.2 Tremblements de terre et tsunamis Négligeable Négligeable (< 1 %) Extrême (71-100 %) Inconnue
10.3 Avalanches et glissements de terrain Négligeable Petite (1-10 %) Négligeable (< 1 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
11 Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
11.2 Sécheresses Inconnu Généralisée (71‑100 %) Inconnue Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)
11.4 Tempêtes et inondations Faible Petite (1-10 %) Légère (1-10 %) Modérée (possiblement à court terme, < 10 ans/3 générations)

a Impact – Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. Le calcul de l’impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L’impact d’une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l’espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d’un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d’impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l’impact ne peut être déterminé (par exemple lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l’impact n’est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d’évaluation (par exemple l’immédiateté est non significative/négligeable ou faible puisque la menace n’existait que dans le passé); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n’est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu’il y a un avantage possible.

b Portée – Proportion de l’espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d’ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l’espèce dans la zone d’intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %; négligeable = < 1 %).

c Gravité – Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l’ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l’espèce d’ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %; négligeable = < 1 %; neutre ou avantage possible = ≥ 0 %).

d Immédiateté – Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative. Pour l’escargot-forestier de Townsend, la durée maximale d’une génération est de 8 ans, ce qui correspond à des prévisions des menaces sur 24 ans dans le futur.

4.2 Description des menaces

La présente évaluation des menaces a été mise à jour d’après le rapport de situation du COSEPAC (COSEWIC, 2013) et le plan de rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend.de 2012 (Oregon Forestsnail Recovery Team, 2012) ainsi que d’après de nouveaux renseignements obtenus dans le cadre d’une rencontre tenue avec des biologistes possédant une expertise régionaleNote de bas de page 16. L’évaluation des menaces mise à jour tient compte de l’ensemble de l’habitat potentiel à l’intérieur de l’aire de répartition connue de l’espèce autour des occurrences ainsi que des connaissances additionnelles locales dont on dispose sur l’habitat pour chaque partie de l’aire de répartition de l’espèce. Les menaces qui pèsent sur l’escargot-forestier de Townsend sont prévues dans le futur sur trois générations (24 ans).

L’impact global des menaces qui pèsent sur l’escargot-forestier de Townsend à l’échelle de son aire de répartition est très élevé-élevéNote de bas de page 17. L’impact global des menaces tient compte des incidences cumulatives de menaces multiples. Les principales menaces sont le développement résidentiel et commercial, l’intensification de l’agriculture, et les modifications des écosystèmes qui résultent des effets cumulatifs de la propagation d’espèces non indigènes et des utilisations récréatives.

Les descriptions des menaces pour les menaces à impact faible à très élevé sont fournies en ordre séquentiel selon le tableau 2 ci-dessus.

Menace 1 (UICN-CMP) – Développement résidentiel et commercial (impact élevé-moyen)

La majeure partie de l’aire de répartition de l’escargot-forestier de Townsend au Canada se trouve dans des zones de basses terres urbaines où la population humaine est en croissance, ou à proximité. Plus de 29 000 hectares (66 %) d’habitat modélisé de l’escargot-forestier de Townsend (d’après Rickbeil, 2021) se trouvent sur des terres où le développement à des fins résidentielles ou commerciales est possible. Les activités humaines associées à l’urbanisation, notamment celles qui requièrent un déboisement ou la destruction de l’habitat de l’espèce ou qui viennent modifier les régimes hydrologiques naturels, peuvent avoir un impact sur le microhabitat et la structure globale des peuplements forestiers, nécessaires au maintien des populations de l’espèce. La réduction de la taille des parcelles d’habitat à cause du développement adjacent a aussi probablement pour effet d’accroître la vulnérabilité des individus restants à la déshydratation en raison des effets de bordure (par exemple assèchement du tapis forestier et fluctuations néfastes du microclimat [Prior, 1985; Burke et al., 1999]).

1.1 Zones résidentielles et urbaines (impact élevé-moyen)

Les basses terres continentales et la vallée du bas Fraser sont soumises à un rapide développement résidentiel et urbain. Les zones de faible altitude et peu accidentées sont très prisées pour le développement. Aujourd’hui, la plupart des grandes zones d’habitat naturel restantes dans l’aire de répartition principale de l’escargot-forestier de Townsend sont de propriété privée. Chaque administration municipale dispose d’un plan communautaire officiel désignant les secteurs pouvant faire l’objet d’un aménagement résidentiel ou commercial en réponse à l’augmentation de la population. En vertu du Local Government Act de la Colombie-Britannique, tout propriétaire foncier qui divise sa propriété doit mettre en réserve 5 % des terres qui seront divisées pour en faire un parc, ou bien verser un montant en contrepartie. Cette exigence ne procure pas nécessairement un habitat aux espèces en péril. En effet, si le plan communautaire officiel ne précise pas le type et l’emplacement des parcs à aménager, l’administration locale peut préférer recueillir l’argent et l’affecter à des projets communautaires ailleurs dans la municipalité. En outre, si l’on construit une propriété sans faire de sous-division (par exemple construction d’une maison, d’une grange), la mise en réserve des terres n’est pas requise (Stewardship Centre for British Columbia, 2016). Certaines municipalités désignent des zones de permis d’aménagement écosensible et peuvent exempter les zones sensibles présentant une valeur écologique élevée (par exemple espèces en péril) de toute forme de développement. Par contre, si rien n’est prévu à cet égard dans le plan communautaire officiel, les composantes valorisées de l’écosystème telles que l’escargot-forestier de Townsend pourraient être laissées sans protection. Si l’on se projette sur trois générations (24 ans), il est probable qu’un minimum de 11 % d’habitat naturel occupé de l’escargot-forestier de Townsend sera touché par le développement résidentiel. La gravité est élevée à modérée, selon le degré de rétention de l’habitat dans divers milieux aménagés.

1.2 Zones commerciales et industrielles (impact faible)

Des plans d’agrandissement de parcs industriels et commerciaux ont été publiés pour certaines municipalités de la vallée du bas Fraser, et la portée, la gravité et l’immédiateté de l’impact du développement commercial/industriel potentiel varient d’une municipalité à l’autre. À titre d’exemple, d’après le « City in the Country Plan » de la Ville d’Abbotsford, il faudra agrandir les parcs industriels et commerciaux générateurs d’emplois de 1 300 acres au cours des 20 prochaines années, en construisant les ensembles résidentiels sur les collines, et non en empiétant sur la réserve de terres agricoles (City of Abbotsford, 2004). Dans le cadre du processus de développement, la Ville d’Abbotsford veille à mettre en place des mesures de protection et des distances de recul des milieux humides. Ensemble, ces exigences protègent l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend. Cependant, cela ne s’applique que lorsqu’elles se chevauchent. À South Surrey, de grandes superficies sont réservées pour l’aménagement futur de parcs commerciaux et de bâtiments industriels légers et, à l’heure actuelle, il n’est pas obligatoire d’y effectuer un relevé des espèces en péril avant le développement. Dans le Grand Vancouver, la superficie zonée aux fins du développement industriel représente environ 4 % du territoire. La portée est considérée petite (la proportion d’habitat en péril à cause du développement commercial est probablement beaucoup plus faible que celle qui est menacée par le développement résidentiel). Par contre, la gravité est extrême en raison de la quantité beaucoup plus faible d’espaces verts conservés lors du développement commercial.

1.3 Zones touristiques et récréatives (impact faible)

Dans la vallée du bas Fraser et le sud-est de l’île de Vancouver, la demande en matière de tourisme et d’espaces récréatifs a augmenté considérablement au cours de la dernière décennie. Plus de 24 % de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend modélisé (d’après Rickbeil, 2021) se trouve dans des parcs (municipaux, régionaux ou provinciaux) ou sur les terres de la Couronne provinciale. Dans les parcs déjà en place, de même que dans les propriétés régionales et municipales, l’aménagement d’espaces récréatifs peut nuire à la conservation de l’escargot-forestier de Townsend. Parmi les menaces éventuelles, on compte la construction de sentiers et l’expansion d’emprises dans les sites très fréquentés comme le parc régional Colony Farm, le couloir de verdure de la rivière Brunette, l’île Brae et les milieux humides Cheam, ainsi que la création de nouveaux emplacements de camping (par exemple dans les secteurs de Hope et de Chilliwack), l’aménagement de pistes de moto hors route (par exemple dans les zones adjacentes au parc provincial Bridal Veil Falls), et l’aménagement de terrains de golf dans les secteurs d’Abbotsford, de Chilliwack et de Hope. Les terres de la Couronne provinciale non désignées sont aussi utilisées pour la conduite de véhicules tout-terrain (par exemple motos hors route). Le fait d’agrandir les espaces récréatifs vient intensifier la construction de routes et de sentiers, lesquels peuvent servir de corridors (vers des milieux naturels) qui facilitent et accélèrent la propagation d’espèces envahissantes (par exemple les graines de plantes peuvent coller aux pneus de voiture et s’en décoller à un autre endroit) (Trombulak et Frissell, 2000) (voir les menaces 7 et 8 de l’UICN-CMP). Toutes ces activités d’expansion risquent de détruire l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend et/ou de tuer les individus.

Menace 2 (UICN-CMP) – Agriculture et aquaculture (impact moyen)

2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois (impact moyen)

Plus de 25 % de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend modélisé (d’après Rickbeil, 2021) se trouve dans la réserve de terres agricoles. L’habitat de forêts compris dans la réserve de terres agricoles est sujet au déboisement et à la conversion. Les propriétaires/gestionnaires des terres peuvent déboiser celles-ci en prévision d’un aménagement agricole, même lorsque des cultures ou des pratiques agricoles ne sont pas prévues dans les prochaines années (par exemple un sol récemment déboisé se trouvant sous un couvert forestier doit être amendé pour soutenir des cultures destinées à la consommation humaine). À l’heure actuelle, on n’exige aucune évaluation environnementale visant les espèces en péril, ni aucun relevé avant le déboisement des terres à des fins agricoles. Il s’agit d’une menace éventuelle dans bon nombre de sites agricoles de la vallée du bas Fraser où des bordures d’habitat naturel occupé restant (par exemple bordures des fossés, bordures des cultures, pourtour des champs agricoles) entourent les champs agricoles (Bettles, comm. pers., 2020; Zevit, comm. pers., 2020; Bianchini, comm. pers., 2021). Toutefois, là où la réserve de terres agricoles chevauche des zones riveraines qui abritent le poisson et son habitat, les mesures de protection de la Loi sur les pêches s’appliquent, ce qui confère une certaine protection indirecte à l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend.

2.3 Élevage de bétail (impact faible)

On a observé des effets néfastes sur l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend découlant du pâturage (par exemple chevaux, bovins, ovins) dans au moins trois sites (B.C. Conservation Data Centre,, 2021). On ne connaît pas l’impact du pâturage sur les gastéropodes, mais le rassemblement des animaux d’élevage à côté des cours d’eau, dans les zones riveraines fragiles, entraîne souvent une mortalité directe en raison du piétinement des individus et de l’habitat (par exemple ortie dioïque et autres plantes herbacées). Dans les municipalités de Langley à Hope, de nombreuses fermes d’élevage de bovins laitiers et de poulets sont adjacentes à des forêts naturelles et à des zones riveraines. De grandes zones agricoles dans la vallée du bas Fraser chevauchent l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend; le nombre de sous‑populations touchées par l’élevage (par exemple poulets, visons, porcs, wapitis, bisons, chèvres ou autres; BC Ministry of Agriculture, 2017) est donc probablement plus grand que le nombre de sous-populations touchées par le pâturage. La portée de cette menace est petite; la gravité est variable d’un site à l’autre et selon le régime de pâturage, et la menace est permanente.

Menace 3 (UICN-CMP) – Production d’énergie et exploitation minière (impact faible)

3.2 Exploitation de mines et de carrière (impact faible)

L’extraction de gravier et l’exploitation de carrières de matériaux pour la construction de routes constituent une menace localisée dans les sites de la vallée du bas Fraser, particulièrement dans le secteur du mont Sumas. L’empreinte globale de cette menace est petite à l’heure actuelle, mais elle pourrait prendre de l’expansion à l’avenir, et donne lieu à une perte totale d’habitat là où elle se trouve.

Menace 4 (UICN-CMP) – Corridors de transport et de service (impact faible)

4.2 Lignes de services publics (impact faible)

Le tracé du progrès d’agrandissement du réseau de Trans Mountain de Hope à Burnaby, qui consiste à doubler le pipeline de Trans Mountain existant, chevauche l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend à l’intérieur et à proximité de l’entreprise existante. La présence de l’espèce a été constatée dans de nombreux sites le long de ce corridor (B.C. Conservation Data Centre,, 2021). La construction du pipeline devrait toucher les sous-populations de l’espèce en entraînant de la mortalité directe durant la construction et l’entretien, une perte directe d’habitat et la dégradation de l’habitat adjacent par des effets de bordure et l’introduction et la propagation d’espèces non indigènes envahissantes. Bien que de nombreux sites soient visés par des mesures d’atténuation impliquant le sauvetage et le déplacement,

En outre, des travaux d’agrandissement des emprises et des installations hydroélectriques sont prévus dans l’ensemble de la vallée du bas Fraser, notamment dans les vastes zones d’urbanisation qui requièrent des infrastructures de services publics nouvelles ou améliorées. La perte d’habitat qui en résulte ne survient pas aux mêmes endroits que là où les routes sont construites, et l’impact global est cumulatif.

Menace 5 (UICN-CMP) – Utilisation des ressources biologiques (impact faible)

5.1 Chasse et capture d’animaux terrestres (impact faible)

On a observé à quelques occasions des citoyens qui recueillaient des escargots terrestres pour les consommer (Durand, comm. pers., 2020; Bianchini, comm. pers., 2021). Des individus sont aussi recueillis pour la recherche. L’impact cumulatif de la collecte d’escargots est considéré négligeable à faible. On dispose toutefois de peu d’information sur cette menace.

5.2 Cueillette de plantes terrestres (impact inconnu)

Dans le contexte d’une sensibilisation accrue aux plantes indigènes locales et aux végétaux cultivés localement, la consommation d’espèces indigènes est de plus en plus prisée. L’ortie dioïque (ts’ex̱ts’ix̱: Sḵwx̱wú7mesh) revêt une importance culturelle pour les peuples autochtones de la région (Turner, 2005). Les peuples autochtones et d’autres membres du public consomment cette plante, et certaines fermes locales la fournissent à leurs abonnés. Il est probable que ces fermes ne fassent que cueillir la plante sans la cultiver (par exemple cultures), ce qui signifie que la plante serait recueillie dans l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend. La cueillette illégale de l’ortie dioïque par le public a lieu dans certains parcs, comme le parc régional Colony Farm (Merkens, comm. pers., 2020) et le parc provincial Bridal Veil Falls (Gross, comm. pers., 2020).

Des champignons (diverses espèces) font aussi l’objet d’une cueillette illégale dans les parcs et les aires protégées, et sont également cueillis sur les terres de la Couronne provinciale. La recherche de champignons a lieu au printemps (de mars à juin), puis à l’automne (de septembre à novembre), et peut exiger l’enlèvement (à la main ou à l’aide d’un râteau ou d’un autre instrument) des couches de litière et d’humusNote de bas de page 18 pour exposer les champignons qui poussent en dessous. Cette pratique exposerait également les escargots qui se reposent, se cachent ou hibernent, et les rendrait plus vulnérables à la déshydratation, au piétinement et à la prédation. Les champignons peuvent également être cueillis à la main directement à partir de la surface sans enlever de couche du sol, et il est courant pour les amateurs de transporter des couteaux spécifiquement pour couper les organes de fructification au‑dessus du sol et éviter de perturber le sol et le mycélium. La cueillette à la main d’autres plantes de petits fruits a aussi lieu à l’automne, et les gens peuvent par inadvertance piétiner les escargots-forestiers de Townsend qui se trouvent sous ces plantes herbacées.

Les effets cumulatifs de ces pratiques à l’échelle locale et à l’échelle de l’aire de répartition sont probablement variables et propres à chaque site. On ignore quel est l’impact de cette menace pour l’escargot-forestier de Townsend.

5.3 Exploitation forestière et récolte du bois (impact faible)

L’exploitation forestière et les activités d’extraction des ressources forestières par le passé ont eu un impact sur l’aire de répartition de l’escargot-forestier de Townsend en Colombie-Britannique. Les terres forestières, notamment dans les zones rurales de Mission, Chilliwack et Hope, font toujours l’objet d’une exploitation marquée en raison de la demande élevée de produits forestiers. Les pratiques d’aménagement forestier, y compris l’éclaircie précommerciale, l’élagage, l’élimination de certaines essences, les pratiques de fertilisation, l’exploitation de parcelles et la coupe à blanc ont, selon toute vraisemblance, une incidence négative sur les sous-populations d’escargots-forestiers de Townsend. L’escargot-forestier de Townsend n’est pas inscrit à titre d’espèce sauvage désignée (Identified Wildlife) en vertu du Forest and Range Practices Act (FRPA) de la Colombie-Britannique; il n’est donc pas protégé contre la récolte de bois.

Les pratiques d’éclaircie précommerciale et d’élagage réduisent la quantité de feuilles ou de branches mortes sur le tapis forestier qui servent d’abri à l’escargot-forestier de Townsend, ou modifient le moment où elles tombent au sol. L’élagage des branches latérales amenuise la couverture forestière, avec pour conséquence une baisse de l’humidité relative et la dessiccationNote de bas de page 19 subséquente du tapis forestier. De plus, l’enlèvement actif des arbres et l’utilisation de la machinerie peuvent mener à la compaction du couvert végétal, écraser des individus de l’espèce, perturber les débris ligneux grossiers et d’autres abris, et entraîner des effets localisés dans la zone de récolte. Aujourd’hui, les pratiques d’aménagement forestier intensif visent à enlever les débris ligneux grossiers durant la récolte de deuxième rotation. Les débris de ce type peuvent donc se faire rares dans les forêts qui font l’objet d’un aménagement intensif. On croit que les débris ligneux grossiers sont importants pour assurer le maintien de microclimats stables pour le développement des œufs et qu’ils constituent un microhabitat propice pour l’escargot-forestier de Townsend.

Plus de 1 300 hectares (environ 3 %) de l’habitat modélisé de l’escargot-forestier de Townsend (d’après Rickbeil, 2021) sur les terres de la Couronne provinciale font partie de zones forestières visées par un permis d’exploitation en vigueur, et il y en a d’autres dans le territoire forestier exploitable où l’exploitation forestière future est possible. L’exploitation forestière est également possible dans d’autres régimes fonciers (par exemple terres privées). Il existe aussi une récolte illégale soutenue de thuyas géants anciens pour l’utilisation dans les bardeaux de fente, ou d’autres arbres plus gros pour les produits d’art et d’artisanat, dans toute l’aire de répartition de l’escargot-forestier de Townsend (Yoder, 2022). La portée de cette menace est petite (< 10 %), mais la gravité de l’exploitation forestière diffère selon le site et l’activité; la fourchette de gravité reflète donc cette incertitude (11-70 %).

Menace 6 (UICN-CMP) – Intrusions et perturbations humaines (impact faible)

6.1 Activités récréatives (impact faible)

Parmi les activités récréatives pratiquées dans l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend, on compte le camping, la randonnée (par exemple parc régional Sumas Mountain), la marche et le vélo (par exemple parc régional Colony Farm, parc régional Brunette River Greenway), la promenade de chiens sans laisse (par exemple la plupart des parcs urbains et des terres de la Couronne provinciale non désignées) et la conduite de véhicules tout-terrain et de motocyclettes (par exemple sur des terres privées). Il ne faut pas oublier non plus la conduite de motos hors route, notamment sur le mont Sumas. De telles activités peuvent mener à la dégradation de l’habitat sous l’effet de la compaction des sols et peuvent être une cause de mortalité accidentelle pour l’espèce, surtout en bordure des sentiers.

Les activités récréatives peuvent avoir une incidence considérable là où l’espèce se limite à de petites parcelles d’habitat (par exemple parc Brunette River Greenway [Grand Vancouver]; parc Neilson [district régional de la vallée du Fraser]; parc régional Colony Farm [Grand Vancouver]). Le piétinement accidentel, par exemple , peut mener à une mortalité importante, surtout durant la période de reproduction printanière, lorsque les escargots sont actifs sur le tapis forestier.

Plus de 24 % de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend modélisé (d’après Rickbeil, 2021) se trouve dans des parcs (municipaux, régionaux ou provinciaux) ou sur les terres de la Couronne provinciale où il peut y avoir une pression exercée par les activités récréatives. Les zones très fréquentées à des fins récréatives comprennent des milieux dans les parcs des districts régionaux du Grand Vancouver et de la vallée du Fraser; des milieux sur le mont Sumas, sur des terres du gouvernement de la Colombie-Britannique ou des terres privées (y compris les terres appartenant aux administrations locales); certaines parties de la TWU-ESA; et certains parcs provinciaux, dont ceux de Cultus Lake (Chilliwack) et de Bridal Falls (à l’ouest de Hope).

La randonnée, la conduite de VTT et les activités connexes peuvent également favoriser la propagation d’espèces introduites (8.1). L’utilisation des sentiers pour l’équitation a sans doute aussi un impact sur l’habitat (notamment en raison du piétinement des sentiers ou des bordures et de la défécation des chevaux qui favorise la propagation de champignons, de graines, etc.).

La collecte d’ortie dioïque et de champignons (5.2), d’escargots-forestiers de Townsend (5.1) et d’autres ressources biologiques (5.2) dans les aires récréatives est évaluée dans d’autres catégories de menaces.

Menace 7 (UICN-CMP) – Modifications des systèmes naturels (impact faible)

7.3 Autres modifications de l’écosystème (impact faible).

Toute activité qui modifie l’habitat soutenant les sous-populations d’escargots-forestiers de Townsend est évaluée comme une modification de l’écosystème. Ces modifications de l’habitat peuvent se produire à la suite de la suppression des incendies (qui peut limiter la quantité de forêt décidue de début de succession représentée dans le paysage), de la construction de routes (qui peut modifier les cours d’eau et les régimes de drainage dans l’habitat adjacent de l’escargot-forestier de Townsend et donc avoir une incidence sur l’humidité du site), et de l’introduction de plantes non indigènes envahissantes (qui peuvent modifier l’humidité du site et la structure du sol).

Les forêts dominées par les feuillus se développent naturellement à la suite de perturbations localisées, comme dans le cas d’un incendie. La suppression à long terme des incendies peut donner lieu à des paysages dominés par des forêts de conifères, ce qui réduit la quantité d’habitat disponible pour soutenir l’escargot-forestier de Townsend.

L’habitat de ce dernier comprend des ravins et des ravines où s’écoulent des cours d’eau naturels tant permanents que saisonniers. La construction de routes de transport dans les zones naturelles entraîne souvent des changements dans les cours d’eau existants (par exemple si une route traverse un ruisseau; projets de prolongement de routes et d’autoroutes pour lesquels on prévoit le détournement, le remblayage et la modification de certains cours d’eau), ce qui peut modifier les conditions d’humidité dans l’habitat adjacent de l’escargot-forestier de Townsend. Dans l’aire de répartition géographique de l’escargot-forestier de Townsend, les longues routes et les autres corridors de transport similaires ont déjà entraîné la fragmentation d’une grande partie de l’habitat naturel qui subsiste et représentent une menace à d’autres égards, notamment en raison de la fréquence d’utilisation par l’humain (6.1). La bordure des routes agit comme un corridor vers les milieux naturels et favorise la propagation rapide d’espèces introduites, par exemple lorsque des graines collées aux pneus de voiture se décollent dans de nouveaux sites (Trombulak et Frissell, 2000).

Certaines espèces végétales envahissantes viennent modifier la végétation du tapis forestier et la structure des sols et favorisent la pénétration de la lumière à travers la végétation du sous‑étage, jusqu’au tapis forestier. L’augmentation de la luminosité entraîne un assèchement du microclimat et du sous-étage et la dessiccation du tapis forestier. Elle intensifie également le stress lié à déshydratation chez les gastéropodes qui ont besoin d’un taux d’humidité élevé. Des plantes envahissantes comme le genêt à balais (Cytisus scoparius), l’ajonc d’Europe (Ulex europaeus), le houx commun (Ilex aquifolium), le daphné lauréole (Daphne laureola), le lamier jaune (Lamiastrum galeobdolon) et l’anthrisque des bois (Anthriscus sylvestris) sont susceptibles de gagner les zones perturbées. Le lierre commun (Hedera helix) peut se propager et remplacer la végétation indigène du tapis forestier. Aucun gastéropode indigène n’a été trouvé parmi les colonies de lierre commun (Burke et al., 1999). Plus de 90 % des sites occupés connus abritent des espèces introduites, plus particulièrement la ronce discolore (Rubus armeniacus), et d’autres végétaux non indigènes. Sur un site appartenant au ministère de la Défense nationale, une parcelle de surveillance antérieurement occupée ne l’était plus après avoir été envahie par la ronce discolore (A. Manweiler, comm. pers., 2022). Le houx commun et la ronce discolore sont aussi des végétaux envahissants très répandus dans les écosystèmes indigènes du sud de l’île de Vancouver; on sait qu’ils délogent les espèces végétales indigènes, et il se peut qu’ils aient un impact sur l’ortie dioïque. L’escargot-forestier de Townsend semble en mesure de survivre dans un habitat où la ronce discolore est présente (par exemple parc régional Colony Farm). Cependant, parce que l’espèce est longévive (jusqu’à 8 ans), on ne sait pas si l’accouplement, la ponte et la survie des juvéniles sont réussis dans les zones où l’abondance des plantes envahissantes est élevée. La menace des plantes envahissantes existe vraisemblablement dans tous les sites où vit l’escargot-forestier de Townsend.

Des mesures peuvent être prises pour enlever les plantes envahissantes ou lutter contre leur propagation dans bon nombre de parcs et d’aires protégées où se trouve l’espèce. Les plantes envahissantes ont tendance à être concentrées le long des bords des sentiers et des emprises, et la végétation est enlevée à ces endroits dans le cadre de l’entretien des sentiers à l’intention du public. De nombreux exploitants de parcs savent que des sous-populations d’escargots-forestiers de Townsend sont présentes, et utilisent des pratiques de gestion exemplaires pour les conserver et les améliorer, ainsi que pour réduire au minimum les répercussions de l’enlèvement de la végétation et du piétinement par le public (par exemple parc régional Colony Farm, parc provincial Bridal Veil Falls, parc provincial Cultus Lake).

Menace 8 (UICN-CMP) – Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (impact inconnu)

8.1 Espèces ou agents pathogènes exotiques (non indigènes) envahissants (impact inconnu)

Cette catégorie de menaces fait référence aux espèces exotiques/non indigènes envahissantes qui s’attaquent directement aux œufs de l’escargot-forestier de Townsend ou aux individus juvéniles ou adultes. Les plantes non indigènes modifient les processus écosystémiques et sont considérées comme une menace indirecte pour l’escargot-forestier de Townsend (par exemple en modifiant les niveaux de luminosité et les régimes d’humidité ou en supplantant l’ortie dioïque). Elles sont prises en compte dans la catégorie de menace 7.3 (Autres modifications de l’écosystème).

On a relevé la présence d’espèces introduites de gastéropodes et d’autres invertébrés dans la majorité des milieux servant d’habitat à l’escargot-forestier de Townsend, quoiqu’on ne connaisse pas parfaitement la portée de ces introductions, ni la nature des espèces présentes. Plus de 90 % des sites abritent des espèces introduites, plus particulièrement des gastéropodes, des lombrics et divers coléoptères carabidés (B.C. Conservation Data Centre,, 2021).

Les gastéropodes terrestres envahissants chassent directement l’escargot-forestier de Townsend, et peuvent constituer une menace pour l’espèce s’ils lui font compétition pour la nourriture ou les abris ou s’ils en font leur proie (COSEWIC, 2002). Rollo et Wellington (1979) ont observé des agressions intraspécifiques et interspécifiques chez les limaces et une compétition pour les refuges. Les espèces introduites de gastéropodes d’origine européenne sont répandues dans les zones urbaines et agricoles de la vallée du bas Fraser et le sud de l’île de Vancouver, et plusieurs espèces ont gagné les milieux forestiers (Forsyth, 1999, 2001). Les humains peuvent favoriser involontairement la propagation de ces espèces dans de nouvelles régions en y transportant des végétaux de pépinière, des plantes ornementales ou d’autres matières avec de la terre ou en y rejetant des résidus de jardins (Forsyth, 1999).

Les sous-populations d’escargots-forestiers de Townsend persistent malgré la présence généralisée d’invertébrés non indigènes envahissants (grande portée) dans ces mêmes habitats, mais la gravité et les répercussions sont inconnues.

8.4 Espèces ou agents pathogènes problématiques d’origine inconnue; 8.6 Maladies de cause inconnue (impacts inconnus)

Au cours des dix dernières années, il y a eu un développement important dans l’aire de répartition géographique de l’escargot-forestier de Townsend. Au cours des processus d’évaluation environnementale et de planification du développement, diverses options d’atténuation ont été proposées pour l’escargot-forestier de Townsend. Parmi ces propositions d’atténuation, on compte le sauvetage et le déplacement d’individus vivants dans des habitats adjacents ou à proximité. On ignore quel est le potentiel de propagation de maladies découlant du déplacement d’individus.

Menace 9 (UICN-CMP) – Pollution (impact moyen-faible)

9.3 Effluents agricoles et sylvicoles (impact moyen-faible)

Les pesticides, surtout ceux qui visent les gastéropodes, peuvent nuire aux sous‑populations d’escargots-forestiers de Townsend en tuant à la fois les individus et les œufs. C’est seulement sur les propriétés privées à proximité des maisons, des granges ou d’autres structures construites par l’humain et lorsque l’on confond l’escargot-forestier de Townsend avec une espèce nuisible que des pesticides visant spécialement les gastéropodes sont susceptibles d’être employés. De façon générale, les épandages d’herbicides dans les parcs et les aires protégées ont diminué par suite de l’adoption par de nombreuses administrations régionales et municipales de règlements restreignant l’utilisation de ces produits chimiques (par exemple ville de Richmond). À l’échelle de la Colombie-Britannique, un certain nombre d’initiatives interdisant l’utilisation résidentielle de pesticides à des fins cosmétiques ont été mises en place (B.C. Ministry of Environment, 2009). Ces initiatives ne font toutefois pas l’unanimité dans certaines municipalités (voir par exemple Cassidy, 2011).

Les effluents agricoles et forestiers sont susceptibles de nuire à l’habitat et aux individus de l’espèce. À titre d’exemple, l’utilisation d’herbicides visant à limiter la régénération de l’érable à grandes feuilles dans les terres forestières commerciales peut aussi avoir un impact sur les sous-populations d’escargots dans les peuplements matures adjacents sous l’effet de la dérive des pesticides. En effet, les jeunes érables à grandes feuilles qui poussent dans les plantations de conifères font compétition aux essences commerciales, et des herbicides sont appliqués sur la souche ou les feuilles pour en limiter la croissance. Ce type de traitement peut causer des dommages à l’habitat des escargots terrestres ou en réduire l’étendue.

On observe fréquemment l’escargot-forestier de Townsend en bordure des forêts et des sentiers, y compris à côté de sentiers récréatifs très fréquentés dans des parcs urbains. D’autres escargots terrestres, dont l’Arianta arbustorum (Copse Snail), préfèrent se déplacer le long des routes (Baur et Baur, 1990). L’application d’herbicides visant à limiter les végétaux en bordure des routes et des sentiers nuit sans doute aux gastéropodes à ces endroits, sans compter que les effets cumulatifs et persistants des herbicides dans de tels milieux peuvent conduire à un déclin à long terme des populations de gastéropodes (El‑Gendy et al., 2020). L’utilisation d’herbicides est moins fréquente de nos jours, puisque bon nombre de municipalités interdisent certains de ces produits. Toutefois, on ne sait pas exactement dans quelle mesure la pratique était courante ou l’est encore dans l’aire de répartition de l’espèce.

L’étroite relation entre l’escargot-forestier de Townsend et l’ortie dioïque peut nuire de façon indirecte à l’habitat de l’espèce. En effet, on décide parfois d’éliminer la plante dans les aires récréatives très fréquentées par l’humain, puisqu’elle a tendance à irriter la peau (par exemple parc régional Glen Valley et d’autres parcs comptant des terrains de balle à proximité des aires naturelles).

L’épandage de pesticides et d’engrais dans les exploitations agricoles et les jardins pourrait menacer l’escargot-forestier de Townsend dans les milieux adjacents à l’interface entre les milieux urbains et agricoles en raison de la dérive de pesticides et d’engrais. On a constaté la présence de l’escargot-forestier de Townsend à côté de zones agricoles et urbaines, quoique l’impact global sur l’espèce soit inconnu. La superficie des cultures de bleuets continue de s’étendre dans la vallée du Fraser, notamment dans de nombreux sites potentiels adjacents à l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend. Les préoccupations concernant les ravageurs des fruits, comme la drosophile à ailes tachetées (Drosophila suzukii), ont donné lieu à l’enlèvement de haies. Il s’agit d’une stratégie utilisée par certains cultivateurs pour lutter contre les éventuels réservoirs de drosophiles. Cette approche pourrait être problématique pour les espèces de lisières comme l’escargot-forestier de Townsend.

La menace s’applique à de nombreuses sous-populations existantes ainsi qu’à des parcelles d’habitat potentiel. Toutefois, il existe sans doute d’autres sites adjacents à des zones agricoles où s’écoulent des effluents.

Menace 11 (UICN-CMP) – Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents (impact faible)

11.2 Sécheresses (impact inconnu)

L’augmentation des sécheresses estivales peut affecter les milieux occupés par l’escargot-forestier de Townsend en diminuant l’humidité des sites. Combinée à d’autres menaces, telles que le détournement et le remblayage des cours d’eau (évaluées à la section 7.2), la sécheresse provoquée par les changements climatiques pourrait avoir des répercussions sur l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend d’ici trois générations. Toutefois, on ne connaît pas l’ampleur et l’impact de cette menace sur les sous-populations d’escargots-forestiers de Townsend.

11.4 Tempêtes et inondations (impact faible)

Une grande partie de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend se trouve dans la zone inondable potentielle du fleuve Fraser ou des bassins hydrographiques adjacents (B.C. Ministry of Environment and Climate Change Strategy, 2021). Dans l’aire de répartition de l’espèce, ce sont des secteurs de Langley, de Pitt Meadows, de Chilliwack, de Kent, d’Abbotsford, de Tsawwassen, de Mission, de Hope, de Port Coquitlam et de Surrey qui sont les plus vulnérables aux inondations (Fraser Basin Council, 2011). La vallée du bas Fraser a connu des inondations majeures : la plus importante est survenue en 1894, et la deuxième plus importante, en 1948. Selon les scénarios de changement climatique, on prévoit une probabilité de 30 % d’une inondation majeure dans la vallée du bas Fraser au cours des 50 prochaines années (Fraser Basin Council, 2011).

5. Objectif en matière de population et de répartition

L’objectif en matière de population et de répartition consiste à rétablir l’escargot-forestier de Townsend au Canada en améliorant la redondance et la connectivité au sein de la population, principalement en freinant le déclin continu de la répartition de l’espèce et en assurant que l’habitat est maintenu et/ou rétabli entre les parcelles occupées ou à l’intérieur de celles‑ci.

Justification

L’escargot-forestier de Townsend a été évalué comme étant en voie de disparitionNote de bas de page 20 en raison de sa zone d’occurrence limitée et d’un faible indice de zone d’occupation (IZO)/d’une faible répartition, en combinaison avec : 1) une forte fragmentation; 2) des déclins continus observés de la zone d’occurrence et de l’IZO, du nombre de populations/localités et de la superficie/de l’étendue/de la qualité de l’habitat; 3) un déclin continu du nombre d’individus matures inféré d’après la perte observée de l’habitat (COSEWIC, 2013). On ignore quelle était la zone d’occurrence de l’espèce avant l’impact des activités humaines, mais on présume qu’elle était généralement confinée aux basses terres côtières de la vallée du bas Fraser (c.-à-d. limitée, même dans son état naturel). Toutefois, l’habitat de l’espèce n’aurait alors pas été gravement fragmenté, et il n’y aurait pas eu de déclin de l’habitat occupé/la répartition (zone d’occurrence et IZO). La réduction des déclins continus dans les caractéristiques de répartition (zone d’occurrence/IZO et fragmentation) est de première importance pour l’atteinte d’un état de rétablissement de l’espèce (les caractéristiques de survie qui doivent être améliorées pour réaliser le rétablissement sont la redondanceNote de bas de page 21 et la connectivitéNote de bas de page 22 [ECCC, 2020]). Le rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend à un état d’espèce préoccupante ou non en péril est donc centré sur l’arrêt des pertes supplémentaires sur le plan de la zone d’occurrence et de l’IZO de l’espèce, et met un accent particulier sur l’arrêt de toute fragmentation supplémentaire de l’habitat et, dans la mesure du possible, sur la réduction de la fragmentation existante de manière à améliorer la superficie et la connectivité de l’habitat.

6. Stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Protection et restauration de l’habitat (en cours)

L’habitat de l’escargot-forestier de Townsend en bordure des cours d’eau est protégé indirectement par certaines dispositions du Water Protection Act de la Colombie-Britannique. Cette loi protège les eaux de la Colombie-Britannique en reconfirmant que l’eau de surface est souterraine est la propriété de la Province, et elle définit les limites de prélèvement d’eau en vrac et interdit le détournement à grande échelle de l’eau entre les bassins hydrographiques. La Loi ne traite pas de la protection de l’habitat riverain adjacent aux cours d’eau.

L’habitat de l’escargot-forestier de Townsend est protégé indirectement par les dispositions du Riparian Areas Protection Regulation (RAPR) pris en vertu du Riparian Areas Protection Act, qui exige des zones tampons autour des cours d’eau (selon la taille de ceux‑ci). Bien que le RAPR ne s’applique pas à l’échelle de la province, il s’applique à l’aire de répartition de l’escargot-forestier de Townsend au Canada, à l’exception du territoire domanial, des aménagements institutionnels, des installations hydroélectriques et des activités agricoles, minières et forestières. Le RAPR s’applique principalement aux ensembles résidentiels et commerciaux. Cependant, la taille des zones tampons d’habitat n’est souvent pas suffisante pour protéger une sous‑population entière d’individus (toutes les occurrences ou tous les habitats ne se trouvent pas dans des zones riveraines). Le Water Sustainability Act protège la végétation riveraine sous la laisse des hautes eaux d’un cours d’eau, d’un lac, d’un étang, d’un milieu humide ou d’une source.

L’inscription de l’escargot-forestier de Townsend à titre d’espèce sauvage désignée (Identified Wildlife) en vertu du FRPA est recommandée. L’espèce n’est actuellement pas inscrite à la liste de cette loi. L’inscription permettrait de protéger certains des sites reconnus comme occupés et l’habitat de l’espèce à l’intérieur de zones d’habitat faunique sur des terres de la Couronne provinciale.

L’escargot-forestier de Townsend a été observé dans les parcs provinciaux Bridal Veil Falls et Cultus Lake, et les individus qui s’y trouvent sont protégés en vertu du Park Act de la Colombie-Britannique. Il n’existe actuellement aucune mesure de gestion précise concernant l’espèce dans les plans directeurs de ces parcs. Toutefois, le personnel des parcs est au courant de la présence de l’escargot-forestier de Townsend dans ces aires récréatives populaires (Hirner, comm. pers., 2020).

Les gestionnaires des terres du Grand Vancouver (district régional) savent que l’escargot-forestier de Townsend y est présent et travaillent à incorporer des pratiques exemplaires de gestion dans les plans d’entretien des parcs là où l’espèce a été observée (Merkens, comm. pers., 2020).

Il n’existe aucun règlement municipal ou régional visant à protéger spécifiquement l’escargot-forestier de Townsend. Cependant, de nombreux processus d’approbation de permis (selon l’administration) exigent la réalisation d’évaluations environnementales tenant compte des valeurs fauniques et des impacts sur les milieux naturels. Certaines municipalités ont un plan communautaire officiel dans lequel sont désignées des zones de permis d’aménagement fragiles sur le plan écologique et qui exige que les travaux d’aménagement soient réalisés en dehors de ces zones qui renferment des composantes valorisées de l’écosystème (espèces en péril).

Des sous-populations de l’espèce ont été observées dans quatre aires de conservation privées dans la vallée du bas Fraser. L’une de ces aires, la TWU-ESA, comprend environ 50 hectares d’habitat et est visée en partie par des mesures de protection de l’habitat du poisson appliquées par le Ministry of Environment de la Colombie-Britannique. Les trois autres appartiennent à l’Association de conservation de la vallée du Fraser (Neilson, comm. pers., 2020) ou sont gérées par celle‑ci. Il s’agit des aires de conservation South Fraser Way (1 hectare) et Auchenway (0,5 hectare), et de la propriété McKee (3,2 hectares).

L’escargot-forestier de Townsend est inclus comme considération dans les ordres permanents des champs de tir militaires et dans les activités d’entretien et d’aménagement de sites au secteur d’entraînement des OPSEE (ministère de la Défense nationale, Base de soutien de la 3e Division du Canada Edmonton, Services de sécurité et de l’environnement, Détachement de la Colombie-Britannique continentale) afin de protéger les individus et leur habitat (Manweiler, comm. pers., 2020; Kohler, comm. pers., 2021).

Les lignes directrices en matière de pratiques exemplaires de gestion pour l’escargot-forestier de Townsend ont été mises à jour en août 2018 (Heron, comm. pers., 2020).

Des projets de restauration de l’habitat ont eu lieu à plusieurs endroits dans la région de Chilliwack, y compris dans le parc régional Cheam Wetlands et dans la réserve naturelle Great Blue Heron. Le suivi de la restauration est en cours.

Recherche et suivi

De 2000 à 2011, d’importantes activités de recherche et de relevé ont été réalisées dans l’aire de répartition de l’escargot-forestier de Townsend en Colombie-Britannique (voir l’annexe A; COSEWIC, 2013). Dans leur ensemble, les activités de recherche ont été centrées sur le sud‑est de l’île de Vancouver, sur plusieurs îles du sud des îles Gulf et sur certaines zones de la vallée du bas Fraser et de la région côtière « Sunshine Coast ». Des activités de relevé ont aussi été centrées sur les limites de l’aire de répartition connue de l’espèce. Malgré les efforts de recherche soutenus, l’aire de répartition connue n’a pas augmenté de manière significative (COSEWIC, 2002, 2013; B.C. Conservation Data Centre, 2021).

Des relevés réalisés par des groupes de conservations locaux des espèces en péril travaillant sur plusieurs des îles Gulf n’ont pas permis de constater la présence de l’escargot-forestier de Townsend (par exemple Galiano, Mayne, Pender, Saltspring), tout comme sur l’île de Vancouver (par exemple Victoria Natural History Society). Les relevés se sont poursuivis jusqu’en 2020, mais l’espèce n’a pas été repérée.

Plus récemment (de 2013 à 2020), la plupart des occurrences de l’escargot-forestier de Townsend ont été relevées dans le cadre de processus d’évaluation environnementale et de projets de développement (B.C. Conservation Data Centre, 2020; Heron, comm. pers., 2020). De nombreuses municipalités situées dans l’aire de répartition principale de l’escargot-forestier de Townsend exigent le signalement des espèces en péril au cours des processus d’évaluation (par exemple Abbotsford, Surrey).

L’escargot-forestier de Townsend est facile à identifier, et les observations de l’espèce communiquées au Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique surviennent souvent de façon impromptue (Gelling, comm. pers., 2020). Des activités soutenues d’intendance et de sensibilisation réalisées par des biologistes à l’emploi de l’administration locale et des organismes de conservation continuent de faire mieux connaître l’escargot-forestier de Townsend auprès des biologistes professionnels qui travaillent dans l’aire de répartition de l’espèce. Par conséquent, des chercheurs, des organismes de conservation, des biologistes, des naturalistes et des membres du public ont gracieusement communiqué leurs données au Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique (2011), et les renseignements sur la répartition sporadique de l’espèce et son association à un habitat ont considérablement augmenté. Bon nombre d’observations sont maintenant enregistrées sur la plateforme iNaturalist et dans d’autres forums en ligne.

Une étude de marquage-recapture menée par le SCF d’ECCC est en cours au parc provincial Bridal Veil Falls depuis 2017 (Gross, comm. pers., 2020).

Sensibilisation

Plusieurs organismes de conservation travaillant dans la vallée du bas Fraser ciblent l’escargot-forestier de Townsend dans leurs activités de sensibilisation (par exemple South Coast Conservation Program, Fraser Valley Conservancy) (Neilson, comm. pers., 2020; Zevit, comm. pers., 2020).

6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

Tableau 3. Tableau de planification du rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend

Protection et restauration de l’habitat
Menace de l’UICN-CMP ou élément limitatif Prioritéa Description générale des approches de recherche et de gestion
Tous Élevée 1. Travailler avec les organismes de conservation locaux pour établir des ententes de conservation avec les propriétaires fonciers privés dont les propriétés renferment de l’habitat essentiel. Déterminer et saisir les possibilités de restauration de l’habitat dans les endroits où la fragmentation est évidente.
Tous Élevée 2. Travailler avec les communautés autochtones pour conserver, gérer et restaurer l’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend sur leurs terres et territoires.
Tous Élevée 3. Prendre des mesures de protection en vertu des lois existantes et des politiques gouvernementales pour l’habitat essentiel situé sur les terres publiques fédérales et provinciales (par exemple réserves de terres agricoles). Déterminer et saisir les possibilités de restauration de l’habitat dans les endroits où la fragmentation est évidente.
Tous Élevée 4. Collaborer avec les municipalités en vue d’inciter ces dernières à utiliser les outils de protection environnementale prévus par la réglementation en vigueur (par exemple zones de permis d’aménagement, Riparian Areas Regulation). En outre, collaborer pour élaborer et formuler de nouveaux outils de protection environnementale propres à chaque administration locale dans le but de permettre la mise en place de mesures de protection prises en charge localement pour les propriétaires privés dans chacune des administrations (par exemple déterminer les termes à utiliser pour les règlements municipaux, les zones visées par des permis d’aménagement écosensible et les restrictions concernant les pesticides, propres à chaque administration locale).
Tous Élevée 5. Continuer à mettre à jour et à améliorer les pratiques exemplaires de gestion destinées aux propriétaires fonciers en fonction de l’utilisation des terres (gestionnaires des terres, promoteurs immobiliers, propriétaires de petites propriétés et résidents; terres appartenant aux administrations locales; consultants travaillant auprès de propriétaires fonciers). Inclure des mesures de gestion de l’habitat des invertébrés vivant dans le tapis forestier en fonction de différentes pratiques d’utilisation des terres.
Tous Élevée Lands Act de la Colombie-Britannique.
6.1, 7.3 Élevée 7. Collaborer avec les parcs et les aires protégées pour veiller à ce que les activités de planification de la gestion des parcs tiennent compte de l’escargot-forestier de Townsend. Des mesures comme des panneaux d’information, des options de gestion/restauration de la végétation autour des habitats occupés, et de la formation en ce qui concerne l’identification de l’espèce pour le personnel des parcs. À tous les paliers de gouvernement, la mise en œuvre des recommandations de ces plans fera en sorte de réduire au minimum les menaces qui pèsent sur l’espèce dans les aires protégées.
Tous Modérée 8. Au cours des relevés, s’efforcer de dresser la liste des menaces pesant sur l’habitat, de les quantifier et de les coter (selon les catégories de l’UICN-CMP) pour chaque site connu au moyen d’un protocole normalisé et ainsi évaluer les raisons pouvant expliquer la présence ou l’absence d’individus dans certains milieux. Intégrer cette catégorisation des menaces dans les lignes directrices en matière de pratiques exemplaires de gestion et les conseils fournis durant les évaluations environnementales.
1.1, 1.2, 1.3, 7.3, 10.2, 11.2, 11.4 Modérée 9. Superposer l’information spatiale sur les inondations et les incendies à la cartographie de l’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend. Cela permettra de déterminer les milieux qui risquent d’être plus vulnérables face aux menaces mentionnées et permettra d’estimer l’impact si une de ces menaces se concrétise.
6.1, 7.3 Modérée 10. Dans les parcs et les zones récréatives, déterminer les menaces propres aux sites pour réduire au minimum les dommages causés à l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend par l’érosion et l’élimination de la végétation (par exemple activités de gestion, de prévention ou de suppression des incendies), restreindre l’utilisation intensive à des fins récréatives dans les habitats occupés connus, et mettre en œuvre des programmes de gestion/d’élimination des espèces envahissantes.
2.1, 2.2, 2.3, 3.2, 5.2, 6.1, 8.1, 9.3 Élevée 11. Travailler avec les propriétaires et gestionnaires des terres pour adopter des options de restauration de l’habitat. Centrer la restauration sur les zones comportant une abondance élevée de plantes non indigènes (par exemple ronce discolore, genêt à balais, houx commun, lierre commun), en revégétalisant les zones avec l’ortie dioïque (par exemple zones riveraines, corridors de services publics et de transmission, bords de routes, bords de sentiers), en remettant en état les zones où les pratiques agricoles du passé ont mené à une baisse de la qualité de l’habitat, et en adoptant d’autres options.
Sensibilisation
Menace de l’UICN-CMP ou élément limitatif Prioritéa Description générale des approches de recherche et de gestion
Tous Modérée 12. Continuer de travailler avec des organismes de conservation non gouvernementaux et des partenaires gouvernementaux, y compris les communautés autochtones, pour accroître la compréhension du public et des collectivités à l’égard de l’escargot-forestier de Townsend et des menaces qui pèsent sur l’espèce. Élaborer des idées et des options de projet pour la restauration de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend, de sorte que les gestionnaires/propriétaires des terres puissent intégrer des mesures de restauration dans les projets en cours et les nouveaux projets dans ces zones de gestion/administrations respectives.
7.3 Modérée 13. Travailler avec le Conseil sur les espèces envahissantes pour accroître la compréhension du public de l’importance des gastéropodes indigènes (pour l’agriculture, le public et le jardinage) et la différence entre les espèces indigènes et non indigènes, et encourager les citoyens à prévenir l’introduction accidentelle d’espèces envahissantes dans de nouveaux sites et/ou encourager la lutte contre ces espèces par des moyens écologiques.
Recherche et suivi
Menace de l’UICN-CMP ou élément limitatif Prioritéa Description générale des approches de recherche et de gestion
Lacune dans les connaissances Élevée 14. Élaborer des protocoles et mettre en œuvre des sites d’essai qui permettent de surveiller (au moyen d’études de capture-marquage-recapture) les sous-populations récupérées d’escargot-forestier de Townsend. Établir en parallèle des études de marquage-recapture dans des sites protégés. Recueillir des données, par exemple sur les déplacements, le cycle vital et les menaces subséquentes (par exemple espèces envahissantes) et sur d’autres facteurs.
Lacune dans les connaissances Modérée 15. Établir des protocoles et des sites d’essai pour effectuer le suivi des répercussions du transport de pesticides et d’herbicides par ruissellement en provenance de propriétés situées en bordure des sites connus sur l’escargot-forestier de Townsend et son habitat.
Lacune dans les connaissances Modérée 16. Élaborer des programmes de suivi dans les sites connus afin de surveiller les profils d’activité quotidienne/saisonnière et la dynamique à long terme des populations d’escargots-forestiers de Townsend et d’étudier en détail les milieux auxquels l’espèce est associée.
Lacune dans les connaissances Modérée 17. Dans le cadre d’un programme de suivi à long terme, évaluer les changements dans l’utilisation et la répartition de l’habitat attribuables aux changements climatiques (par exemple sécheresses plus fréquentes).
Lacune dans les connaissances Faible 18. Étudier la répartition des escargots-forestiers de Townsend et leur utilisation des milieux en rapport avec celles des espèces concurrentes et des prédateurs introduits.

a « Priorité » reflète l’ampleur dans laquelle la stratégie générale contribue directement au rétablissement de l’espèce ou est un précurseur essentiel à une approche qui contribue au rétablissement de l’espèce.

7. Habitat essentiel

En vertu de l’alinéa 41(1)c) de la LEP, les programmes de rétablissement doivent inclure une désignation de l’habitat essentiel de l’espèce, dans la mesure du possible, et des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de cet habitat. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend est désigné dans le présent programme de rétablissement dans la mesure où le permettent les meilleures données disponibles. L’habitat essentiel désigné est considéré comme suffisant pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition; par conséquent, un calendrier d’études n’est pas requis.

7.1 Désignation de l’habitat essentiel de l’espèce

L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend a été désigné dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique. Les zones géospatiales renfermant l’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend sont présentées aux figures 4 à 16. À l’intérieur de ces zones géospatiales, l’habitat essentiel est désigné là où les caractéristiques biophysiques suivantes sont rencontrées.

7.1.1 Description des caractéristiques biophysiques

Une description des éléments biophysiques et des caractéristiques connus de l’habitat qui sont nécessaires pour soutenir les processus (fonctions) du cycle vital de l’escargot-forestier de Townsend au Canada est résumée à la section 3.3 (Besoins de l’escargot-forestier de Townsend), et constitue la base de la description des caractéristiques biophysiques présentée au tableau 4 ci-dessous.

Tableau 4. Résumé des fonctions essentielles, des éléments biophysiques et des principales caractéristiques de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend au Canada.

Tableau 4. Résumé des fonctions essentielles, des éléments biophysiques et des principales caractéristiques de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend au Canada
Stade vital Fonction Éléments biophysiques Caractéristiques
Tous Tous
  • Éléments topographiques fournissant une humidité soutenue.
  • Couvert arbustif intact (arbres ou grands arbustes) présentant une composante décidue pour maintenir des conditions humides et offrir une litière de feuilles et des débris ligneux grossiers.

Caractéristiques topographiques : ravins, ravines, basses terres, plaines d’inondation, collines avec aspects frais et dépressions

Caractéristiques du couvert : couvert d’arbres de plus de 20 ans avec composition de plus de 40 % de feuillus, ou couvert de grands arbustes

Juvénile (≤ 3 ans)

Adulte

(> 3 ans)

Alimentation/recherche de nourriture
  • Dense végétation du sous-étage pour maintenir des conditions humides et offrir un abri contre les prédateurs pendant les périodes d’activité.
  • Présence de la plante nourricière préférée de l’espèce, afin de fournir une source alimentaire à forte teneur en calcium.

Dense végétation du sous-étage : couverture dense de plantes herbacées, parsemée d’arbustes ou de fougères

Plante nourricière préférée : ortie dioïque

Œuf

Juvénile (1 à 3 ans)

Adulte

(> 3 ans)

Ponte/ incubation, estivation et hibernation
  • Présence d’abris fournissant des refuges humides (mais non inondables) pendant l’inactivité (lorsque l’espèce se réfugie, estive, hiberne et pond ses œufs).
  • Substrat meuble permettant à l’espèce de s’enfouir et de pondre.

Couverture : litière de feuilles, débris ligneux grossiers, mousses ou débris/tapis de végétation, bases de polystics à épées

Substrat meuble : Couche de sol organique de type mull (humus) d’une profondeur supérieure à 7 cm

Adulte

(> 3 ans)

Accouplement
  • Présence de débris ligneux grossiers servant de substrat pour l’accouplement.
Débris ligneux grossiers de toute taille/densité/classe de décomposition

7.1.2 Information et méthodes utilisées pour désigner l’habitat essentiel

Afin d’empêcher les pertes futures de l’étendue et de la répartition de l’espèce, ainsi que de la disponibilité/connectivité de l’habitat convenable connexe, il était d’abord important de délimiter dans l’espace l’habitat restant de l’espèce. Un modèle de prévision de l’occupation de l’habitatNote de bas de page 23 élaboré par le SCF d’ECCC (voir Rickbeil, 2021) a constitué la couche de base à partir de laquelle les zones géospatiales contenant l’habitat essentiel ont été choisies. Les variables d’entrée utilisées dans le modèle étaient : plus de 1 700 points d’occurrence de l’escargot-forestier de Townsend fournis par le Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique (B.C. Conservation Data Centre,, 2021) et issus d’une base de données interne du SCF d’ECCC des variables de structure, de composition et de perturbation des forêts extraites d’ensembles de données de Ressources naturelles Canada (White et al., 2017); des données sur les sols et les cours d’eau obtenus à partir du catalogue de données de la Colombie-Britannique (catalogue.data.bc.gov); des variables de la topographie extraites des données de la Shuttle Radar Topography Mission (SRTM) (Crippen et al., 2016). L’aire de répartition de l’escargot-forestier de Townsend a été divisée en unités de modélisation d’environ 0,28 hectare, ce qui correspond approximativement au domaine vital d’un individu (Edworthy et al., 2012). Chaque unité a été catégorisée comme suit : occupation prévue; occupation non prévue; aucune prévision (par exemple lorsque les variables d’entrée sous-jacentes étaient manquantes et, donc, que les prévisions du modèle ne pouvaient pas être produites). Les procédures complètes de la modélisation sont décrites plus en détail dans un document distinct (Rickbeil, 2021), qui est disponible sur demandeNote de bas de page 24.

Les zones géospatiales contenant l’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend ont été obtenues par l’application des méthodes suivantes :

  1. Combler les lacunes dans le modèle pour s’assurer que l’ensemble de l’habitat occupé est représenté, de manière à refléter la répartition actuelle de l’espèce.
    Pour les occurrences situées dans les unités de modélisation pour lesquelles des prévisions en matière d’occupation ne pouvaient pas être produitesNote de bas de page 25, recatégoriser manuellement comme occupées les unités de modélisation contenant un couvert de feuillusNote de bas de page 26 à moins de 200 mNote de bas de page 27 des points d’occurrence.
  2. Choisir toutes les unités de modélisation qui ont été catégorisées comme « occupées » par les prévisions du modèle ou manuellement.
  3. Délimiter les parcelles d’habitat distinctes :
    1. combiner les unités de modélisation adjacentes pour délimiter des parcelles d’habitat distinctes;
    2. faire correspondre les parcelles d’habitat avec la base de données sur les occurrences de l’escargot-forestier de Townsend pour catégoriser les parcelles comme suit :
      1. occupation confirmée (correspond à une occurrence documentée);
      2. occupation non confirmée (ne correspond pas à une occurrence documentée).
  4. Exclure les parcelles isolées qui ont été basées sur une seule unité de modélisation catégorisée comme « occupation prévue », pour éliminer les zones qui ne font pas réellement partie de la répartition actuelle ou potentielle de l’espèce :
    Éliminer les unités de modélisation isolées (seules) dont l’occupation a été prévue par le modèle d’après des variables localisées, mais où le paysage environnant ne convient pas à la présence de l’escargot-forestier de Townsend (par exemple petit groupe de feuillus dans une cour sans végétation naturelle environnante).
  5. Choisir tout l’habitat qui est présumé occupé :
    1. choisir toutes les parcelles où l’occupation est confirmée;
    2. choisir les parcelles où l’occupation n’est pas confirmée, mais qui se trouvent à moins de 3 kmNote de bas de page 28 d’une parcelle où l’occupation est confirmée.
  6. Appliquer une zone de fonctions essentielles :
    Appliquer une zone tampon de 50 mNote de bas de page 29 à toutes les parcelles où l’occupation est présumée, de manière à inclure la forêt environnante et de compenser toute dégradation éventuelle de l’habitat causée par les effets de bordure.

7.1.3 Emplacement géospatial des zones contenant de l’habitat essentiel

Les zones géospatiales renfermant l’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend sont présentées aux figures 4 à 16. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur les cartes fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel.

À l’intérieur de ces polygones, seules les zones non convenables qui ne possèdent à aucun moment les éléments et caractéristiques nécessaires à l’escargot-forestier de Townsend sont exclues de la désignation de l’habitat essentiel. Parmi les exemples de zones exclues, on compte les zones cultivées ou aménagées, les bâtiments, les routes, les surfaces artificielles et les plans d’eau.

Figure 4. Veuillez lire la description longue.

Figure 4. Vue d’ensemble de l’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend au Canada. L’habitat essentiel est représenté par les polygones ombrés en jaune, là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel. Le territoire des États-Unis (sous la ligne tiretée) est exclus.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 4 : Carte montrant une vue d’ensemble des polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent dans le sud-ouest de la Colombie-Britannique, au Canada.

Figure 5. Veuillez lire la description longue.

Figure 5. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend dans le sud de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Southern Vancouver Island = Sud de l’île de Vancouver

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

Description longue

Figure 5 : Carte montrant un polygone contenant la zone d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouve dans le sud de l’île de Vancouver, en Colombie-Britannique. Le polygone est délimité par quatre carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 6. Veuillez lire la description longue.

Figure 6. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Delta, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel. Le territoire des États-Unis (sous la ligne tiretée) est exclus.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 6 : Carte montrant trois polygones contenant la zone d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouve à Delta, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par un total de neuf carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 7. Veuillez lire la description longue.

Figure 7. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Coquitlam, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

Description longue

Figure 7 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Coquitlam, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 8. Veuillez lire la description longue.

Figure 8. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend au lac Stave, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Stave Lake = Lac Stave

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 8 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent autour du lac Stave, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 9. Veuillez lire la description longue.

Figure 9. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Maple Ridge et à Langley, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 9 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Maple Ridge et à Langley, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 10. Veuillez lire la description longue.

Figure 10. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Langley, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel. Le territoire des États-Unis (sous la ligne tiretée) est exclus.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 10 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Langley, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 11. Veuillez lire la description longue.

Figure 11. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à proximité du lac Pitt, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

Pitt Lake = Lac Pitt

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Widgeon Valley National Wildlife Area = Réserve nationale de faune de la Vallée-Widgeon

Description longue

Figure 11 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à proximité du lac Pitt, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km. La Figure montre aussi un polygone délimitant la réserve nationale de faune de la Vallée-Widgeon.

Figure 12. Veuillez lire la description longue.

Figure 12. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Abbotsford, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 12 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Abbotsford, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 13. Veuillez lire la description longue.

Figure 13. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend de Nicomen à Harrison Mills, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 13 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Nicomen et à Harrison Mills, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 14. Veuillez lire la description longue.

Figure 14. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Chilliwack, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 14 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Chilliwack, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km. La Figure montre aussi un polygone délimitant la réserve naturelle Great Blue Heron.

Figure 15. Veuillez lire la description longue.

Figure 15. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Agassiz, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 15 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Agassiz, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

Figure 16. Veuillez lire la description longue.

Figure 16. L’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend à Hope, en Colombie-Britannique, se trouve dans les polygones ombrés en jaune là où les critères et la méthodologie énoncés à la section 7.1.2 sont respectés. Le quadrillage UTM de 1 km x 1 km (en rouge) superposé sur la carte fait partie d’un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer les zones géographiques générales renfermant de l’habitat essentiel. Les zones à l’extérieur des polygones ombrés ne renferment pas d’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

UTM Zone 10N = Zone UTM 10N

North American Datum 1983 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Kilometres = Kilomètres

United States = États-Unis

Description longue

Figure 16 : Carte montrant les polygones contenant les zones d’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend qui se trouvent à Hope, en Colombie-Britannique. Les polygones sont délimités par des carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km.

7.2 Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel

La compréhension de ce qui constitue la destruction de l’habitat essentiel est nécessaire à sa protection et à sa gestion. La destruction de l’habitat est déterminée au cas par cas. Il y a destruction si une partie de l’habitat essentiel est dégradée, de façon permanente ou temporaire, d’une manière telle qu’elle ne remplit plus son rôle lorsque l’espèce en a besoin pour accomplir avec succès toute partie de son cycle vital. La destruction peut découler d’une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d’une ou de plusieurs activités au fil du temps.

Le tableau 5 présente des activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de l’espèce. Il peut toutefois exister d’autres activités destructrices.

Tableau 5. Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de l’escargot-forestier de Townsend
Description de l’activité Description de l’effet Détails de l’effet
Modification de la topographie et/ou du régime hydrologique (par exemple détournement de ruisseau, remblai de ravins/ravines/dépressions). Des activités comme le détournement de ruisseaux ou le remblai de ravins et de dépressions pourraient entraîner la destruction de l’habitat essentiel en éliminant ou en réduisant considérablement les sources d’humidité de surface ou souterraine dont l’escargot-forestier de Townsend a besoin pour accomplir toutes ses fonctions vitales.

Menaces connexes de l’UICN-CMP : 1.1, 1.2, 1.3, 2.1, 3.2, 4.2, 5.3

Seuils : Inconnus

Durée/permanence : Permanent

Conversion complète de l’habitat (par exemple développement résidentiel, commercial, industriel ou agricole). La conversion complète de l’habitat entraînerait la destruction de l’habitat essentiel par l’élimination des caractéristiques essentielles dont l’escargot-forestier de Townsend a besoin pour accomplir toutes ses fonctions vitales.

Menaces connexes de l’UICN-CMP : 1.1, 1.2, 1.3, 2.1, 3.2, 4.2

Seuils : Inconnus

Durée/permanence : Permanent

Enlèvement du couvert de feuillus ou d’arbres mixtes (par exemple déboisement). L’élimination du couvert de feuillus pourrait entraîner la destruction de l’habitat essentiel en exposant le sous-étage à plus de chaleur et de lumière et en réduisant l’humidité soutenue dont l’escargot-forestier de Townsend a besoin pour accomplir toutes ses fonctions vitales. Elle pourrait aussi enlever la source de l’épaisse litière de feuilles et de débris ligneux grossiers dont l’escargot-forestier de Townsend a besoin pour s’enfuir, s’accoupler, pondre et estiver/hiberner.

Menaces connexes de l’UICN-CMP : 1.1, 1.2, 1.3, 2.1, 3.2, 4.2, 5.3

Seuils : Inconnus

Durée/permanence : Permanent

Enlèvement de la végétation du sous-étage (arbustes et plantes herbacées) (par exemple activités de gestion de la végétation y compris l’épandage d’herbicides et d’autres produits chimiques, le fauchage et le brûlage de broussailles. L’élimination de la végétation du sous-étage pourrait entraîner la destruction de l’habitat essentiel en exposant le sous-étage à plus de chaleur et de lumière et en réduisant l’humidité soutenue dont l’escargot-forestier de Townsend a besoin pour accomplir toutes ses fonctions vitales ainsi que la quantité d’abris physiques que l’espèce utilise pour échapper aux prédateurs. L’enlèvement de la plante préférée par l’espèce (ortie dioïque) pourrait donner lieu à la destruction de l’habitat de cette dernière par l’élimination de ses possibilités de s’alimenter et de s’abriter.

Menaces connexes de l’UICN-CMP : 1.1, 1.2, 1.3, 2.1, 2.3, 3.2, 4.2, 5.3

Seuils : Inconnus

Durée/permanence :

Il serait possible d’accomplir une certaine gestion de la végétation sans entraîner de destruction permanente si les activités sont planifiées de façon à coïncider avec les périodes d’hibernation/estivation et si une partie de la végétation est conservée (par exemple coupes limitées plutôt que fauchage complet), ce qui lui permettrait de se rétablir avant la prochaine saison d’activité. L’estivation a lieu pendant des périodes prolongées de chaleur et de temps sec, habituellement d’août à la mi-septembre, et l’hibernation a lieu de la première gelée (habituellement à la fin d’octobre ou de novembre) à la mi-février.

Enlèvement de la litière de feuilles, des débris ligneux grossiers ou de la mousse à la surface (par exemple raclage/essouchage du sol après le déboisement). L’enlèvement de la litière de feuilles, des débris ligneux grossiers ou de la mousse pourrait donner lieu à la destruction de l’habitat essentiel par l’élimination des abris nécessaires à la fuite et à l’hibernation/estivage. En outre, l’enlèvement des débris ligneux grossiers pourrait entraîner la destruction de l’habitat en raison de la perte du substrat requis par l’espèce pour s’accoupler.

Menaces connexes de l’UICN-CMP : 1.1, 1.2, 1.3, 2.1, 2.3, 3.2, 4.2, 5.3

Seuils :

Pour les débris ligneux grossiers et la mousse, le seuil de destruction est inconnu. Pour ce qui est de la couche organique du sol, la destruction aurait lieu si elle était enlevée pour donner lieu à une profondeur restante inférieure à 7 cm.

Durée/permanence : Permanent

Utilisation de machinerie lourde, conduite répétée de véhicules motorisés (par exemple véhicules hors route, VTT, motocyclettes) ou rassemblement de bétail entraînant la compaction du sol. La compaction pourrait donner lieu à la destruction de l’habitat en éliminant le sol meuble dont l’escargot-forestier de Townsend a besoin pour pondre et s’enfouir en préparation à l’estivation et à l’hibernation.

Menaces connexes de l’UICN-CMP : 2.3, 6.1

Seuils : Inconnus

Durée/permanence : Permanent

Introduction délibérée d’espèces végétales non indigènes (par exemple ensemencement ou plantation, déchargement de résidus de jardin). L’introduction d’espèces végétales non indigènes pourrait entraîner la destruction de l’habitat si les espèces introduites rivalisent avec les plantes indigènes dont l’escargot-forestier de Townsend a besoin comme sources d’abris, d’alimentation et de conditions humides sur le sol forestier.

Menaces connexes de l’UICN-CMP : 7.3

Seuils : Inconnus

Durée/permanence : Permanent

8. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous permettront d’évaluer les progrès accomplis vers l’atteinte de l’objectif en matière de population et de répartition.

9. Énoncé sur les plans d’action

Un ou plusieurs plans d’action visant l’escargot-forestier de Townsend seront publiés dans le Registre public des espèces en péril dans les dix ans suivant la publication du programme de rétablissement définitif.

10. Références

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11. Communications personnelles

Bettles, Tanya. Coordonnatrice de l’environnement, Ville d’Abbotsford, Abbotsford (Colombie-Britannique).

Bianchini, Claudio. Bianchini Environmental Services, Delta (Colombie-Britannique).

Durand, Ryan. Durand Environmental Services, Nelson (Colombie-Britannique).

Gelling, Lea. Zoologiste de programme. Conservation Data Centre de la Colombie-Britannique, Ministry of Environment and Climate Change Strategy de la Colombie-Britannique, Victoria (Colombie-Britannique).

Gross, Eric. Environnement et Changement climatique Canada, Service canadien de la faune, Delta (Colombie-Britannique).

Heron, Jennifer. Ministry of Environment and Climate Change Strategy de la Colombie-Britannique, Conservation Science Section, Surrey (Colombie-Britannique).

Hirner, Joanna Spécialiste de la conservation, région de la côte sud, B.C. Parks, North Vancouver (Colombie-Britannique).

Kohler, Todd. Ministère de la Défense nationale, biologiste, Services de sécurité et de l’environnement, Détachement de la Colombie-Britannique continentale.

Manweiler, Angela. Ministère de la Défense nationale, agente de l’environnement, Services de sécurité et de l’environnement, Détachement de la Colombie-Britannique continentale.

Merkens, Markus. Spécialiste de la gestion des ressources naturelles, Regional Parks and Environment, Burnaby (Colombie-Britannique).

Neilson, Joanne. Directrice exécutive, Fraser Valley Conservancy, Langley (Colombie-Britannique).

Ovaska, Kristiina. Biolinx Environmental Research Ltd., North Saanich (Colombie-Britannique).

Sopuck, Lennart, Biolinx Environmental Research Ltd., North Saanich (Colombie-Britannique).

Zevit, Pamela. Planificatrice de la conservation de la biodiversité, Ville de Surrey, Surrey (Colombie-Britannique).

Annexe A : Relevés des gastéropodes

Tableau A1. Relevés des gastéropodes ciblant l’escargot-forestier de Townsend dans l’île de Vancouver, les îles Gulf et la vallée du bas Fraser, en Colombie-Britannique.
Année du relevé Référence du rapport Nbre total de sites examinés Nbre de sites des basses terres continentales et de la « Sunshine Coast » examinés Nbre de sites de l’île de Vancouver examinés Nbre de sites des îles Gulf examinés Effort de recherche – temps (heures) Effort de recherche – distance (km)
1984 Cameron, 1986 38 - - - - -
1999-2003 Ovaska et Sopuck, 2000, 2001, 2002a, 2003a 26 2 24 0 - -
2000-2001 Ovaska et al., 2001 142 38 104 0 196,6 -
2002 Ovaska et Sopuck, 2002b 3 0 3 0 71,6 5,6
2003 Ovaska et Sopuck, 2003b 52 30 22 0 19,25 -
2003 Ovaska et Sopuck, 2003c, 2004a 43 0 30 13 - -
2003-2004 Ovaska et Sopuck, 2004b 43 4 39 0 131,1 -
2004-2005 Ovaska et Sopuck, 2005 47 47 0 0 57,9 -
2006 Ovaska et Sopuck, 2006a 26 0 26 0 - -
2006 Ovaska et Sopuck, 2006b 21 0 21 0 - -
2007 Ovaska et Sopuck, 2007a 6 0 6 0 - 9,2
2007 Ovaska et Sopuck, 2007b 6 0 6 0 - -
2008 COSEWIC, 2010 17 4 13 0 - -
2008 Ovaska et Sopuck, 2008 22 0 22 0 - -
2009 Bains et al., 2009 10 10 0 0 43 49,6
2008 Ovaska et Sopuck, 2009a 6 0 6 0 - -
2008 Ovaska et Sopuck, 2009b 22 0 22 0 - -
2008-2009 Ovaska et Sopuck, 2009c 22 0 22 0 - -
2009 Department of National Defence, 2009 6 0 6 0 - -
2010 Ovaska et Sopuck, 2010 10 0 10 0 - 7,2
2010 Parkinson et Heron, 2010 5 5 0 0 30 34,3
2009 Sopuck et Ovaska, 2010a 5 0 0 5 - -
2010 Sopuck et Ovaska, 2010b 1 1 0 0 - -
2011 J. Heron, données pers., 2011 39 39 0 0 144 418,9
2009-2011 Ovaska et al., 2011 5 5 0 0 - -
1990-2011 R. Forsyth, données pers., 2011 450 S.O. S.O. S.O. 75,5 -
Total : 1984-2011 - 1 083 232 382 18 826,9 524,8

Annexe B : Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmesNote de bas de page 30. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairées du point de vue de l’environnement, et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l’environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durableNote de bas de page 31.

Le processus de planification du rétablissement vise à protéger les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé ci-dessous.

Le présent programme de rétablissement fédéral favorisera l’environnement en encourageant le rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend. À l’instar d’autres escargots terrestres herbivores, l’escargot-forestier de Townsend accomplit des fonctions écologiques importantes dans les écosystèmes forestiers à titre de décomposeur et de consommateur de matières végétales vivantes et en décomposition (voir Mason, 1970; Richter, 1979, 1980ab; Gervais et al., 1998). Certaines espèces contribuent aussi à la dispersion de graines de plantes et de spores de champignons, y compris des champignons qui entretiennent des associations mycorhyziennes essentielles avec les racines des arbres. L’importance de ce rôle est inconnue, mais elle pourrait être considérable compte tenu de la taille relativement grande de l’espèce et de son abondance locale dans les milieux humides propices.

L’abondance de l’escargot-forestier de Townsend peut être élevée dans certains sites (B.C. Conservation Data Centre,, 2020), et l’espèce peut constituer une source de nourriture importante pour d’autres invertébrés et diverses espèces d’oiseaux ou de petits mammifères. Les coquilles constituent probablement une source de calcium importante pour d’autres invertébrés dans l’écosystème. Diverses espèces d’arthropodes parasitoïdes dépendent probablement de cette espèce pour boucler leur cycle vital, mais les liens obligatoires existant entre ces espèces ne sont pas entièrement connus).

La conservation de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend aura des avantages indirects pour d’autres espèces en péril de la vallée du bas Fraser. Les écosystèmes de feuillus des basses terres et des zones riveraines de la vallée du bas Fraser et du sud de l’île de Vancouver sont globalement menacés par le développement urbain et rural, la fragmentation et les changements écologiques résultant d’espèces introduites. Les écosystèmes composés de peuplements décidus anciens présentant une composante d’érables à grandes feuilles et une grande composante d’épiphytes comprenant des lycopodes (par exemple Selaginella oregana) et une abondance de mousses véritables (Hylocomium splendens, Leucolepis menziesii, Isothecium stoloniferum et Neckera menziesii), des lichens (Cladonia, Nephroma et Crocynia spp.) et le polypode réglisse (Polypodium glycyrrhiza) sont importants pour bon nombre d’espèces, y compris des espèces en péril. Ces écosystèmes auraient tout à gagner d’une évaluation détaillée de la qualité de l’habitat et des menaces d’origine humaine auxquelles ils font face, et le travail sur l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend sera bénéfique à ces écosystèmes dans leur ensemble. Les érables à grandes feuilles anciens soutiennent de riches communautés d’épiphytes (mousses, lichens, hépatiques, fougères) et contribuent de manière considérable au cycle des éléments nutritifs et à la séquestration du calcium par l’importante quantité de feuilles qu’ils produisent, leur teneur élevée en éléments nutritifs et leur rapidité relative de décomposition; ils fournissent aussi d’abondants débris ligneux grossiers et troncs nourriciers lorsqu’ils tombent (Peterson et al., 1999).

Des approches écosystémiques coordonnées sont nécessaires pour s’assurer que les activités de rétablissement de l’escargot-forestier de Townsend sont compatibles avec celles visant d’autres espèces et écosystèmes dans son aire de répartition. Les activités d’intendance axées sur la protection de l’habitat de l’escargot-forestier de Townsend ou la sensibilisation du public aux valeurs de conservation de cet habitat pourraient profiter à toutes les espèces sauvages indigènes qui utilisent ces écosystèmes. La protection et/ou la gestion appropriée des zones importantes aideront à rétablir les écosystèmes à long terme. Les activités de rétablissement visant l’escargot-forestier de Townsend ne devraient entraîner aucun impact négatif.

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2024-03-28