Gérardie de Virginie (Aureolaria virginica) : programme de rétablissement [proposition] 2024

Titre officiel : Programme de rétablissement de la gérardie de Virginie (Aureolaria virginica) au Canada [proposition] 2024

Loi sur les espèces en péril (LEP)
Série de Programmes de rétablissement

Proposition

2024

Gérardie de Virginie
Gérardie de Virginie
Information sur le document

Référence recommandée

Environnement et Changement climatique Canada. 2024. Programme de rétablissement de la gérardie de Virginie (Aureolaria virginica) au Canada [Proposition], Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril, Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa. ix + 32 p.

Version officielle

La version officielle des documents de rétablissement est celle qui est publiée en format PDF. Tous les hyperliens étaient valides à la date de publication.

Version non officielle

La version non officielle des documents de rétablissement est publiée en format HTML, et les hyperliens étaient valides à la date de publication.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d’information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de résidence, les plans d’action et d’autres documents connexes portant sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en périlNote de bas de page 1.

Illustration de la couverture : Aureolaria virginica – © Graham Buck

Also available in English under the title: "Recovery Strategy for the Downy Yellow False Foxglove (Aureolaria virginica) in Canada [Proposed]"

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996)Note de bas de page 2, les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de la gérardie de Virginie et a élaboré ce programme de rétablissement conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec la Province de l’Ontario, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada, ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la gérardie de Virginie et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement et Changement climatique Canada et d’autres autorités responsables et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, y compris la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsque l’habitat essentiel est désigné, dans un programme de rétablissement ou dans un plan d’action, la LEP exige que l’habitat essentiel soit alors protégé.

Dans le cas de l’habitat essentiel désigné pour les espèces terrestres, y compris les oiseaux migrateurs, la LEP exige que l’habitat essentiel désigné dans une zone protégée par le gouvernement fédéralNote de bas de page 3 soit décrit dans la Gazette du Canada dans un délai de 90 jours après l’ajout dans le Registre public du programme de rétablissement ou du plan d’action qui a désigné l’habitat essentiel. L’interdiction de détruire l’habitat essentiel aux termes du paragraphe 58(1) s’appliquera 90 jours après la publication de la description de l’habitat essentiel dans la Gazette du Canada.

Pour l’habitat essentiel se trouvant sur d’autres terres domaniales, le ministre compétent doit, soit faire une déclaration sur la protection légale existante, soit prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées.

Si l’habitat essentiel d’un oiseau migrateur ne se trouve pas dans une zone protégée par le gouvernement fédéral, sur le territoire domanial, à l’intérieur de la zone économique exclusive ou sur le plateau continental du Canada, l’interdiction de le détruire ne peut s’appliquer qu’aux parties de cet habitat essentiel — constituées de tout ou partie de l’habitat auquel la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs s’applique aux termes des paragraphes 58(5.1) et 58(5.2) de la LEP.

En ce qui concerne tout élément de l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si le ministre compétent estime qu’une partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée par des dispositions ou des mesures en vertu de la LEP ou d’autres lois fédérales, ou par les lois provinciales ou territoriales, il doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant l’interdiction de détruire l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

Remerciements

Le présent programme de rétablissement a été préparé par Burke Korol (Environnement et Changement climatique Canada – Service canadien de la faune, région de l’Ontario), avec l’aide de Shady Abbas (Environnement et Changement climatique Canada – Service canadien de la faune, région de l’Ontario). Marie-Claude Archambault, Holly Bickerton, Krista Holmes, Stephanie Muckle, Kate O’Donoghue, Karolyne Pickett et Chris Rohe (Environnement et Changement climatique Canada – Service canadien de la faune, région de l’Ontario) ont fourni des commentaires précieux. Le Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario a fourni des données à jour sur les occurrences d’élément. Nous tenons à remercier les propriétaires et les gestionnaires des terres du sud-ouest de l’Ontario qui ont autorisé l’accès à leur propriété, ce qui a permis de mettre à jour l’information sur l’espèce au Canada. Des remerciements sont aussi adressés à toutes les autres parties qui ont fourni des conseils et des commentaires ayant permis d’orienter l’élaboration du programme de rétablissement, en faisant part de leurs idées et en participant aux réunions de consultation.

Sommaire

En avril 2018, la gérardie de Virginie (Aureolaria virginica) a été évaluée comme étant en voie de disparition par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC). Elle figure à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) depuis février 2023.

La gérardie de Virginie est une grande plante herbacée vivace qui présente des fleurs jaune éclatant et des poils simples sur les tiges, les sépales et les fruits. Elle fleurit tout au long des mois de juillet et d’août. Les nombreuses capsules fructifères mûrissent à l’automne et produisent chacune 300 à 500 graines. Cette espèce est hémiparasite : elle extrait une partie de son eau et de ses nutriments depuis les racines d’autres plantes (espèces hôtes), plus particulièrement des chênes (Quercus spp.).

Au Canada, cette plante a une petite répartition, étant limitée au sud-ouest de l’Ontario, et n’est présente que dans cinq localités confirmées dans des forêts, des boisés et des savanes à chênes où le couvert végétal est ouvert à semi-ouvert. La disponibilité de ses espèces hôtes ligneuses limite la répartition de la gérardie de Virginie.

Les principales menaces qui pèsent sur cette espèce comprennent le déclin continu de l’étendue et de la qualité de son habitat en raison de la suppression des incendies, des espèces indigènes problématiques (c.-à-d. le cerf de Virginie) et des espèces envahissantes.

Il a été déterminé que le rétablissement de cette espèce était réalisable, et le présent programme de rétablissement a donc été préparé conformément au paragraphe 41(1) de la LEP.

Les objectifs en matière de population et de répartition pour la gérardie de Virginie au Canada visent à réduire le risque de disparition de l’espèce en maintenant et en augmentant l’étendue et la qualité de son habitat dans les sous-populations existantes, ainsi qu’à l’emplacement de toute autre sous-population d’origine naturelle découverte à l’avenir, et à réduire les menaces locales.

Des stratégies générales sont présentées pour aborder les menaces à la survie et au rétablissement de l’espèce. La mise en œuvre de ces stratégies est nécessaire pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition.

L’habitat essentiel de la gérardie de Virginie a été désigné. Cette désignation a été effectuée à l’aide de la meilleure information accessible pour appuyer les objectifs en matière de population et de répartition. En résumé, l’habitat essentiel de cette plante comprend des savanes à chênes ouvertes ou partiellement ombragées sur des sols secs. L’habitat essentiel désigné dans le présent programme de rétablissement ne permet pas d’atteindre les objectifs fixés en matière de population et de répartition pour la gérardie de Virginie. Un calendrier des études décrit les principales activités requises pour achever la désignation de l’habitat essentiel.

Un ou plusieurs plans d’action suivront le présent programme de rétablissement. Ils seront affichés dans le Registre public des espèces en péril dans les dix ans suivant la publication de la version définitive du programme de rétablissement.

Résumé du caractère réalisable du rétablissement

D’après les trois critèresNote de bas de page 4 suivants qu’Environnement et Changement climatique Canada utilise pour définir le caractère réalisable du rétablissement, le rétablissement de la gérardie de Virginie au Canada est déterminé comme étant réalisable du point de vue technique et biologique.

1. Les caractéristiques de survieNote de bas de page 5 peuvent-elles être prises en compte dans la mesure où le risque de disparition de l’espèce de la planète ou du pays par suite de l’activité humaine est réduit?

Oui. Deux caractéristiques de survie de la gérardie de Virginie, soit la redondanceNote de bas de page 6 et la connectivitéNote de bas de page 7, doivent être prises en compte afin de réduire le risque de disparition du pays de cette espèce par suite de l’activité humaine. En ce qui concerne cette espèce, la redondance n’est pas fortement démontrée en raison d’un déclin continu de la zone d’occurrence, de l’indice de zone d’occupation (IZO), de la qualité de l’habitat, du nombre de sous-populations et du nombre d’individus matures, en combinaison avec la petite taille de la zone d’occupation et du faible IZO. On croit qu’il est possible d’améliorer la redondance (c.-à-d. freiner le déclin des paramètres de population susmentionnés) en mettant en œuvre des techniques de gestion de l’habitat appropriées qui peuvent améliorer l’étendue et la qualité de l’habitat de savane à chênes (par exemple brûlages dirigés, gestion du couvert végétal et lutte contre les espèces végétales envahissantes) là où l’espèce est présente. La connectivité fait référence au petit nombre d’endroits où l’espèce est présente au Canada; ce facteur peut être amélioré à plus long terme en facilitant la dispersion de l’espèce vers un habitat restauré où elle n’est pas présente.

2. L’espèce est-elle actuellement en mesure de persister au Canada sans intervention humaine délibérée et/ou sera-t-elle éventuellement en mesure d’atteindre et de maintenir son indépendance dans l’état où la condition 1 est respectée (c.-à-d. après que les principales caractéristiques de survie ont été prises en compte), de sorte qu’elle ne dépend pas d’une intervention humaine importante, directe et continue?

Oui, avec une certaine incertitude. Au Canada, l’aire de répartition de la gérardie de Virginie est limitée en raison de sa présence dans les boisés et les savanes à chênes du sud-ouest de l’Ontario. La cartographie des terres datant d’avant la colonisation européenne a montré qu’il y avait autrefois 584 km2 de savane en Ontario (Bakowsky, comm. pers., 2022). La savane est maintenant l’un des types d’habitat les plus menacés au Canada (Rodger, 1998). En Ontario, jusqu’à 98 % des savanes à chênes ont disparu, et les boisés qui restent sont petits et fragmentées (Rodger, 1998). Les écosystèmes à chênes sont en déclin dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce (McEwan et al., 2011; Brose et al., 2014).

L’étendue et la qualité de l’habitat de savane à chênes dont dépend la gérardie de Virginie ont été réduites en partie en raison de la suppression des incendies au cours du dernier siècle (McEwan et al., 2011; Brose et al., 2014; Nowacki et Abrams, 2008). L’occurrence naturelle des incendies de forêt maintient l’habitat de savane à chênes en rouvrant le couvert forestier, permettant ainsi la survie et la régénération des chênes qui ne tolèrent pas l’ombre. La gestion continue de l’habitat (par exemple brûlages dirigés visant à imiter les incendies naturels) sera nécessaire pour restaurer et maintenir à long terme un habitat convenable pour l’espèce, car la présence continue d’établissements humains dans le sud-ouest de l’Ontario exige la poursuite des activités de suppression des incendies.

La surabondance de cerfs de Virginie et la forte pression du broutage qui en résulte sur la gérardie de Virginie peuvent être attribuées à l’augmentation des ressources alimentaires disponibles en raison des activités agricoles et sylvicoles, ainsi qu’à la réduction de la chasse et du nombre de prédateurs naturels (Côté et al., 2004). Par conséquent, une intervention humaine indirecte peut être nécessaire de façon continue en raison de la quasi-absence de prédateurs naturels des cerfs dans le sud-ouest de l’Ontario à cause de l’activité humaine.

À plus long terme, si davantage d’habitat convenable est restauré avec succès et si la connectivité est améliorée, il pourrait tout de même être nécessaire de récolter des graines de plantes matures et de faciliter la dispersion afin d’établir de nouvelles sous-populations de la gérardie de Virginie, parce que l’espèce n’a peut-être pas la capacité de disperser ses graines sur les longues distances qui demeureront probablement entre les parcelles d’habitat convenables dans le paysage fragmenté du sud-ouest de l’Ontario (COSEWIC, 2018). Une fois les nouvelles sous-populations établies, il est peu probable que les efforts d’ensemencement devront se poursuivre puisque les taux de germination sont généralement élevés (King, 1989). En outre, il peut être difficile de transplanter des plantes matures en raison de leur cycle vital d’hémiparasitesNote de bas de page 8. Cependant, des études portant sur d’autres gérardies semblables suggèrent que la transplantation pourrait être réussie grâce à l’application de macronutriments et d’autres techniques horticoles standard (Musselmann, 1969; Mann et Musselman, 1981).

3. La condition de l’espèce peut-elle être améliorée par rapport à la condition qu’elle avait lorsqu’elle a été évaluée et désignée comme étant en péril?

Oui. La condition de l’espèce fait référence à la combinaison de facteurs qui contribuent au risque de disparition de la planète ou du pays (ECCC, 2020). La perte historique de cinq sous-populations au Canada et le déclin continu de l’étendue et de la qualité de l’habitat convenable ont entraîné une détérioration de la condition naturelle de l’espèce. Toutefois, la situation actuelle peut être améliorée en freinant le déclin des paramètres énumérés au paragraphe 1 ci-dessus. Pour ce faire, il serait utile de mettre en œuvre des pratiques de gestion de l’habitat établies (par exemple brûlages dirigés) et des mesures d’atténuation des menaces (par exemple gestion du cerf de Virginie pour réduire l’herbivorie). En appliquant ces techniques, on s’attend à ce que la redondance et la connectivité de la population canadienne de gérardie de Virginie puissent être améliorées.

La mise en œuvre réussie des programmes sur la faune et l’habitat exige habituellement une coopération intergouvernementale et la participation de nombreuses personnes, organisations et collectivités. La croissance prévue de la population humaine et le nombre limité de parcelles restantes d’habitat de savane à chênes dans l’aire de répartition naturelle de l’espèce pourraient entraîner des utilisations concurrentes et conflictuelles des terres. Cela souligne l’importance d’une gestion coopérative et durable des espèces en péril qui tienne compte de toutes les valeurs écosystémiques.

1. Évaluation de l’espèce par le COSEPAC

Date de l’évaluation : avril 2018

Nom commun (population) : Gérardie de Virginie

Nom scientifique : Aureolaria virginica

Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition

Justification de la désignation : Au Canada, cette espèce végétale vivace a une distribution restreinte au sud-ouest de l’Ontario. Il y a peu d’individus dans les cinq localités restantes, situées dans des savanes à chênes et des boisés. Des déclins ont été observés dans la distribution de l’espèce et dans la qualité de son habitat. La lutte contre les incendies et le broutage par le cerf de Virginie menacent les localités existantes restantes.

Présence au Canada : Ontario

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « en voie de disparition » en avril 2018.

* COSEPAC (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada)

2. Information sur la situation de l’espèce

À l’échelle mondiale, la gérardie de Virginie a reçu la cote G5 (en sécurité); elle est cependant classée comme étant gravement en péril au Canada et en Ontario (cotes N1 et S1, respectivement; NatureServe, 2022). Le pourcentage de l’aire de répartition mondiale de la gérardie de Virginie au Canada est estimé à 1 %. Le statut de conservation de la gérardie de Virginie dans l’ensemble de son aire de répartition aux États-Unis est présenté à l’annexe A.

La gérardie de Virginie a été inscrite comme espèce en voie de disparition à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en février 2023. En Ontario, l’espèce est inscrite comme espèce en voie de disparition sur la liste des espèces en péril au titre de la Loi de 2007 sur les espèces en voie de disparition de l’Ontario (LEVD, 2007).

3. Information sur l’espèce

3.1 Description de l’espèce

La gérardie de Virginie est une plante herbacée non graminoïdeNote de bas de page 9 vivace de la famille des Orobanchacées. Ses feuilles lobées présentent des tiges courtes et sont disposées sur des côtés opposés de ses tiges dressées. La tige, les sépales (collectivement appelées le calice) et les fruits sont recouverts de poils simples. Les nombreuses et grandes fleurs jaunes et éclatantes ont la forme d’un entonnoir et comptent cinq parties régulières. Les fleurs sont portées sur des pédicellesNote de bas de page 10 courts qui poussent à l’aisselle des feuilles supérieures. La plante fleurit tout au long des mois de juillet et d’août. Les fruits de la gérardie de Virginie sont constitués de capsules qui mûrissent à l’automne et qui produisent chacune de 300 à 500 très petites (2 mm) graines ailées (COSEWIC, 2018; Morawetz, 2012). Cette espèce ne possède pas de mécanismes spécialisés de dispersion de ses graines (COSEWIC, 2018).

La morphologie de la gérardie de Virginie est très semblable à celle de la gérardie jaune (A. flava) et de la gérardie fausse-pédiculaire (A. pedicularia). Cependant, la gérardie jaune a des tiges sans poils, et les feuilles de la gérardie fausse-pédiculaire sont plus divisées que les feuilles lobées de la gérardie de Virginie.

La gérardie de Virginie est une plante hémiparasite, ce qui signifie qu’elle obtient de l’eau et des nutriments en partie en fixant ses racines à celles de chênes (Quercus spp.) ou d’autres plantes hôtes (COSEWIC, 2018). En Ontario, la gérardie de Virginie se limite apparemment aux arbres appartenant au groupe des chênes blancs. Le chêne blanc (Q. alba) a été trouvé dans toutes les sous-populations existantes (COSEWIC, 2018).

Comme de nombreuses autres espèces dont les fleurs sont relativement grandes et voyantes, la gérardie de Virginie est bien adaptée aux bourdons (par exemple Bombus spp.) (Bell et Musselman, 1982) et à d’autres insectes, dont les lépidoptères (COSEWIC, 2018), qui la pollinisent vraisemblablement. Les plantes individuelles ont besoin de pollen provenant d’autres plantes pour produire des graines (Bell et Musselman, 1982).

3.2 Population et répartition de l’espèce

La gérardie de Virginie se trouve dans l’est de l’Amérique du Nord. Au Canada, l’espèce se trouve seulement dans le sud-ouest de l’Ontario (figure 1). L’annexe B indique le nom et l’emplacement général des sous-populations de gérardie de Virginie au Canada. Le dernier relevé connu de la gérardie de Virginie (en 2016) a confirmé l’existence de cinq sous-populations (COSEWIC, 2018). L’une de ces sous-populations a été observée en 2021 (Korol, obs. pers.). Cette espèce a disparu d’au moins 5 de ses 12 sites connus (COSEWIC, 2018). Deux autres sous-populations sont considérées comme historiques parce que de l’habitat convenable est susceptible d’y persister, mais il n’a pas fait l’objet d’une recherche approfondie.

Figure 1. Veuillez lire la description longue.

Figure 1. Répartition canadienne des sous-populations de gérardie de Virginie (source des données : NHIC, 2020).

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 UTM Zone 17N = Zone 17N – Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Description longue

La figure 1 montre la répartition des sous-populations de la gérardie de Virginie en Ontario. Quatre sous‑populations existantes se trouvent au sud et au sud‑est de Kitchener, et une sous‑population existante se trouve dans le secteur de la pointe Turkey. Il y a une sous‑population disparue au sud‑est de Kitchener, trois à la limite de Niagara Falls et une dans le secteur de la pointe Turkey. Il y a aussi deux sous‑populations historiques au sud de Kitchener. 

3.3 Besoins de la gérardie de Virginie

La gérardie de Virginie se trouve dans les milieux secs des hautes terres, dans les forêts et les boisés à chênes (COSEWIC, 2018). Un sol nu est un facteur important de la germination des graines de cette plante (COSEWIC, 2018). En raison de la préférence de l’espèce pour les milieux ouverts, les parcelles occupées dans les zones boisées se trouvent souvent dans des situations topographiques particulières (par exemple près des eaux libres, sur des pentes orientées vers le sud ou l’ouest, ou sur les dos de crêtes, les abords de vallée ou les bordures d’escarpement), qui permettent une grande pénétration de la lumière (COSEWIC, 2018). Ces situations topographiques peuvent également offrir des avantages climatiques, comme des températures hivernales modérées. Comparativement à d’autres espèces d’Aureolaria en Ontario, la gérardie de Virginie a été observée, quoique dans un état de santé généralement mauvais, dans des forêts dont le couvert forestier peut atteindre de 70 à 90 % (COSEWIC, 2018).

Cette espèce obtient ses nutriments de la photosynthèse et en parasitant les racines des chênes, plus particulièrement le chêne blanc; cette dernière méthode peut fournir à l’espèce un avantage concurrentiel sur les sols sujets à la sécheresse (COSEWIC, 2018).

Facteurs limitatifs

Divers facteurs limitatifs touchent la gérardie de Virginie. Par exemple, elle se trouve à la limite nord de son aire de répartition naturelle et existe dans des sous-populations géographiquement et génétiquement isolées les unes des autres et de celles des États américains voisins.

Les populations qui se trouvent à la limite de l’aire de répartition d’une espèce occupent souvent un habitat de moindre qualité et sont plus fragmentées, moins denses et plus variables que celles de la partie principale de l’aire (Channell et Lomolino, 2000; Vucetich et Waite, 2003). La diversité génétique est parfois inférieure dans les populations périphériques, qui peuvent toutefois présenter des caractéristiques génétiques uniques (Vucetich et Waite, 2003). Comme la gérardie de Virginie au Canada se trouve dans de petites sous-populations isolées, elle est vulnérable à la disparition du pays en raison de la stochasticité environnementale (événements fortuits comme les gelées hâtives ou tardives ou les tempêtes de grêle).

4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

L’évaluation des menaces pesant sur la gérardie de Virginie (COSEWIC, 2018; tableau 1) se fonde sur le système unifié de classification des menaces de l’UICN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature-Partenariat pour les mesures de conservation), version 3.2. Les menaces sont définies comme étant les activités ou les processus immédiats qui ont entraîné, entraînent ou pourraient entraîner la destruction, la dégradation et/ou la détérioration de l’entité évaluée (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d’intérêt (mondiale, nationale ou infranationale). Ce processus d’évaluation ne tient pas compte des facteurs limitatifs. Aux fins de l’évaluation des menaces, seulement les menaces présentes et futures sont considérées. Les menaces historiques, les effets indirects ou cumulatifs des menaces ou toute autre information pertinente qui aiderait à comprendre la nature de la menace sont présentés dans la section Description des menaces.

Tableau 1. Résumé de l’évaluation des menaces pour la gérardie de Virginie
Menace Description de la menace Impacta Portéeb Gravitéc Immédiatetéd
1 Développement résidentiel et commercial Inconnu Généralisée Inconnue Modérée
1.1 Zones résidentielles et urbaines Non calculé (immédiateté inconnue) Généralisée Extrême Inconnue
5 Utilisation des ressources biologiques Moyen-faible Généralisée-grande Modérée-légère Modérée
5.3 Exploitation forestière et récolte du bois Moyen-faible Généralisée-grande Modérée-légère Élevée
6 Intrusions et perturbations humaines Moyen-faible Restreinte Élevée à modérée Élevée
6.1 Activités récréatives Moyen-faible Restreinte Élevée à modérée Élevée
7 Modifications des systèmes naturels Moyen Restreinte Extrême-Élevée Élevée
7.1 Incendies et suppression des incendies Moyen Restreinte Extrême-Élevée Élevée
8 Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques Moyen Grande Modérée Élevée
8.1 Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes Moyen-faible Restreinte Modérée-légère Élevée
8.2 Espèces indigènes problématiques Moyen Grande Modérée Élevée
9 Pollution Inconnu Généralisée Inconnue Élevée
9.5 Polluants atmosphériques Inconnu Généralisée Inconnue Élevée
11 Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents Pas une menace Généralisée Neutre ou avantage possible Faible
11.1 Sécheresses Pas une menace Généralisée Neutre ou avantage possible Faible

a Impact – Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. Le calcul de l’impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L’impact d’une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l’espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d’un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d’impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l’impact ne peut être déterminé (par exemple lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l’impact n’est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d’évaluation (par exemple l’immédiateté est non significative/négligeable ou faible puisque la menace n’existait que dans le passé); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n’est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu’il y a un avantage possible.

b Portée – Proportion de l’espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d’ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l’espèce dans la zone d’intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %; négligeable < 1 %).

c Gravité – Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l’ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l’espèce d’ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1-10 %; négligeable < 1 %; neutre ou avantage possible ≥ 0 %).

d Immédiateté – Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.

4.2 Description des menaces

On pense que la gérardie de Virginie est touchée par quatre grandes catégories de menaces (tableau 1), soit l’utilisation des ressources biologiques (exploitation forestière et récolte du bois), les intrusions et perturbations humaines (activités récréatives), les modifications des systèmes naturels (incendies et suppression des incendies), les espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques (espèces exotiques [non indigènes] envahissantes, espèces indigènes problématiques).

Menace 5.3 Exploitation forestière et récolte du bois (impact moyen-faible)

Des arbres sont périodiquement abattus dans plusieurs sous-populations de gérardie de Virginie (COSEWIC, 2018). Le matériel d’exploitation forestière peut endommager les plantes, favoriser l’introduction et la propagation d’espèces envahissantes et éliminer les arbres hôtes. Par ailleurs, la récolte du bois peut être bénéfique pour l’espèce lorsqu’elle est effectuée selon des pratiques exemplaires de gestion, par exemple en créant des trouées dans le couvert forestier et en réduisant la concurrence liée à la régénération de l’érable rouge (Acer rubrum). La gestion de l’érable rouge est en cours dans certains sites (par exemple gorge Spencer) (COSEWIC, 2018).

Menace 6.1 Activités récréatives (impact moyen-faible)

L’utilisation de sentiers récréatifs par les randonneurs ou les cyclistes dans certaines zones occupées par la gérardie de Virginie menace l’espèce; une sous-population risque de disparaître en raison de l’élargissement des sentiers et du piétinement subséquent des plantes adjacentes aux sentiers (COSEWIC, 2018). Des sentiers plus larges augmentent également la superficie où le sol est compacté, ce qui rend la germination des graines plus difficile. Les activités récréatives peuvent également entraîner la perte du réservoir de graines en raison de l’érosion et faciliter l’introduction et la propagation d’espèces envahissantes.

Menace 7.1 Incendies et suppression des incendies (impact moyen)

L’habitat de savanes et de forêts dominées par les chênes dont a besoin l’espèce a été considérablement réduit au cours des 150 dernières années en raison de la colonisation des Européens et de la conversion des terres à des fins agricoles (COSEWIC, 2018). Seulement 1 % à 2 % de la superficie originale de ce type d’habitat en Ontario existe aujourd’hui (COSEWIC, 2018). Avant la colonisation européenne, la faible densité d’arbres et les trouées dans le couvert de l’écosystème étaient en partie maintenues par des feux périodiques allumés par les peuples des Premières Nations (Rodewald, 2003; Rodger, 1998). Traditionnellement, les feux servaient à entretenir des forêts ouvertes pour les portages et les camps des Premières Nations (Bakowsky et Riley, 1994). Le feu a également été utilisé pour défricher des terres à des fins agricoles, avant et après la colonisation européenne (Rodewald, 2003). Par le passé, les incendies de forêt causés par la foudre ont également créé un habitat de savanes à chênes (Rodger, 1998), mais ces incendies sont éteints de nos jours pour protéger les personnes et les biens.

La savane à chênes et, dans une moindre mesure, les boisés à chênes dépendent d’incendies périodiques qui limitent l’établissement d’arbustes ligneux vivaces et de forêts au couvert fermé (Rodger, 1998). L’absence d’incendies périodiques, qui étaient auparavant entretenus par des événements naturels ou par l’intendance autochtone, a entraîné la « mésophicationNote de bas de page 11 » des habitats de boisés à chênes à certains endroits (Bakowsky et Riley, 1994; Nowacki et Abrams, 2008; McEwan et al., 2011; Brose et al., 2014). La pratique historique de suppression des incendies et l’absence actuelle de brûlages dirigés dans tous les sites existants de la gérardie de Virginie donnent lieu à des conditions de croissance défavorables, comme une faible pénétration de la lumière, une accumulation d’une épaisse et humide litière de feuilles et un changement dans l’espèce dominante du couvert, soit du chêne à l’érable (Nowacki et Abrams, 2008; McEwan et al., 2011; Brose et al., 2014).

Menace 8.1 Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes (impact moyen-faible)

Des plantes vasculaires non indigènes et envahissantes comme le nerprun bourdaine (Frangula Alnus) et le dompte-venin de Russie (Vincetoxicum rossicum) sont présentes là où se trouvent certaines sous-populations de gérardie de Virginie (par exemple la gorge Spencer et le boisé Clappison). Les conditions ombragées créées par ces arbustes non indigènes réduisent la quantité d’habitat convenable (c.-à-d. partiellement ensoleillé) pour la gérardie de Virginie. La perte d’habitat convenable entraîne une diminution du nombre de plantes et une baisse de la productivité des graines. Les plantes non indigènes envahissantes accroissent également la concurrence pour l’espace, les nutriments et l’humidité dont a besoin la gérardie de Virginie. En outre, les plantes envahissantes peuvent remplacer d’autres espèces de plantes indigènes et, parce que les plantes non indigènes ne sont pas recherchées par le cerf de Virginie, une espèce indigène, le remplacement peut accroître la pression du broutage sur les espèces indigènes restantes (voir la menace 8.2).

Des éclosions de la spongieuse (Lymantra dispar) ont déjà causé une mortalité élevée des chênes et sont susceptibles de se reproduire périodiquement. Toutefois, la gérardie de Virginie pourrait également bénéficier d’un plus grand nombre de trouées dans le couvert, à condition qu’une quantité suffisante de chênes survivent (COSEWIC, 2018).

Menace 8.2 Espèces indigènes problématiques (impact moyen)

Le broutage de la gérardie de Virginie par le cerf de Virginie représente une menace pour plusieurs sous-populations, surtout dans les régions où les densités de cerfs dépassent la capacité de charge des ressources alimentaires disponibles. Dans le sud de l’Ontario, ce sont principalement les conditions météorologiques, les maladies et la chasse qui limitent le nombre de cerfs, mais ils connaissent généralement une surabondance en raison de l’activité humaine (par exemple l’élimination des prédateurs). Bien que les cerfs puissent aider à maîtriser la végétation concurrente (par exemple l’érable rouge), la pression du broutage a un impact négatif net sur la gérardie de Virginie. À l’heure actuelle, la gestion des populations de cerfs n’a lieu à proximité d’aucune sous-population ontarienne de gérardie de Virginie.

5. Objectifs en matière de population et de répartition

L’alinéa 41 (1) de la LEP stipule que le programme de rétablissement doit inclure un énoncé des objectifs en matière de population et de répartition pour une espèce en voie de disparition ou menacée. Les objectifs d’Environnement et Changement climatique Canada en matière de population et de répartition de la gérardie de Virginie au Canada visent à réduire le risque de disparition de l’espèce en :

L’approche recommandée pour le rétablissement de la population canadienne consiste à améliorer la redondanceNote de bas de page 13 de l’espèce en freinant le déclin de la qualité de l’habitat à l’échelle locale (à l’intérieur et à proximité des sous-populations existantes). Pour ce faire, il est possible de mettre en œuvre des mesures de gestion de l’habitat (par exemple brûlages dirigés, lutte contre les espèces envahissantes, gestion du couvert forestier). On s’attend à ce que l’amélioration de l’habitat (par exemple conditions de sol sec, réduction de l’ombrage, présence réduite d’espèces envahissantes) permette à tout le moins de maintenir le nombre de sous-populations existantes et leur abondance, ce qui est le moyen le plus efficace de maintenir la zone d’occurrence et l’IZO actuels.

Il pourrait être possible d’augmenter le nombre de sous-populations existantes (d’améliorer la connectivitéNote de bas de page 14) en réintroduisant l’espèce là où les sous-populations sont disparues du pays ou en établissant des sous-populations dans des zones d’habitat inoccupé, qu’elles soient existantes ou créées par la restauration de l’habitat. Pour ce faire, il sera vraisemblablement nécessaire de faciliter la dispersion (collecte des graines et plantation dans un habitat inoccupé), car la capacité de dispersion des graines de l’espèce est trop faible pour compenser le degré de fragmentation de l’habitat causé par les activités humaines qui sont maintenant présentes dans son aire de répartition naturelle.

6. Stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Selon le COSEPAC (COSEWIC, 2018), la gérardie de Virginie a fait l’objet de relativement peu d’efforts de recherche ciblés au Canada, mis à part le travail de terrain effectué en 1990 (McLeod, 1990) puis en 2016 pour le présent rapport de situation. Notre compréhension actuelle de la répartition historique au Canada de la gérardie de Virginie est également fondée sur la documentation de sous-populations disparues du pays et présumées disparues du pays entre 1945 et 1995. L’Office de protection de la nature de Hamilton gère l’espèce et son habitat sur l’une de ses propriétés; il a notamment érigé une clôture pour protéger les plantes contre le piétinement et a réduit la couverture d’arbustes vivaces pour accroître la pénétration de la lumière (McDonell, comm. pers., 2021).

De 2018 à 2020, avec le soutien financier du Programme d’intendance de l’habitat pour les espèces en péril du gouvernement fédéral, le St. Williams Conservation Reserve Community Council a dirigé un projet visant à restaurer l’habitat de savane à chênes dans la réserve de conservation de St. Williams, près de la pointe Turkey. Les résultats du projet sur trois ans comprenaient 8 hectares d’habitat amélioré grâce à des brûlages dirigés, 367,1 hectares d’habitat amélioré grâce à la lutte contre les espèces envahissantes, et 30,5 hectares d’habitat amélioré grâce à l’éclaircissement des peuplements de conifères. Depuis 2020, l’amélioration de la savane à chênes située dans la réserve de conservation de St. Williams grâce à la lutte contre les espèces envahissantes, à l’éclaircissement mécanique et à l’enlèvement des conifères non indigènes, à la plantation d’espèces indigènes de chênes, d’arbustes et de fleurs sauvages et aux brûlages dirigés a été financée par le Fonds de la nature du Canada, par l’entremise du Long Point Walsingham Forest Priority Place Open Country Working Group. Bien que la réserve de conservation de St. Williams ne soit pas connue à l’heure actuelle pour soutenir des sous-populations de gérardie de Virginie, la réserve est située à moins de 1 km de l’habitat essentiel (voir la section 7 ci-dessous) de la sous-population de l’écloserie Normandale (carte D-1, annexe D). Par conséquent, les améliorations apportées à la savane à chênes de la réserve pourraient en faire un endroit souhaitable pour établir une nouvelle sous-population à l’avenir.

6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

Les mesures de rétablissement de la gérardie de Virginie au Canada sont indiquées au tableau 2. Elles comprennent des mesures visant à réduire le risque de disparition de l’espèce au pays et à contrer les menaces auxquelles elle fait face afin d’atteindre l’objectif de gestion énoncé à la section 5 ci-dessus. Les mesures de conservation ont été classées selon le système de classification des mesures de conservation élaboré par le Partenariat pour les mesures de conservation (CMP, 2016).

La première grande catégorie de mesures de rétablissement concerne la gestion directe de l’espèce et de son habitat. Les mesures axées sur l’habitat sont centrées sur la mise en œuvre de plans visant à gérer la couverture végétale ligneuse et la propagation de plantes non indigènes afin de maintenir les savanes et les forêts dominées par les chênes où la quantité de lumière solaire atteignant le sol fournit des conditions de croissance appropriées pour la gérardie de Virginie, et sur la réduction au minimum du piétinement découlant des activités récréatives afin d’éviter la mortalité directe des plantes individuelles et le compactage/l’érosion du sol. Pour réduire la mortalité directe des individus, les mesures comprennent la réduction de la pression du broutage par les cerfs. Si l’atteinte de l’objectif de gestion le justifie, la germination ex situ et la translocation de l’espèce devraient être mises en œuvre afin d’accroître l’abondance et la zone d’occupation dans les sous-populations existantes et/ou d’établir des sous-populations dans les zones non occupées.

La deuxième catégorie de mesures de rétablissement concerne les changements dans le comportement humain. Ces mesures comprennent la sensibilisation du public à la menace posée par la randonnée et le vélo hors des sentiers, ainsi que d’autres mesures de sensibilisation ciblant les propriétaires fonciers privés, les sociétés forestières et les gouvernements municipaux afin de promouvoir l’intendance de l’habitat de la savane à chênes et d’en prévenir la perte, en plus d’empêcher la surexploitation des chênes hôtes.

La troisième catégorie de mesures de conservation concerne les activités de planification et de recherche qui permettront de mettre en œuvre avec succès les activités de gestion et de sensibilisation décrites ci-dessus, de prévenir d’autres effets négatifs qui pourraient toucher l’espèce et d’effectuer le suivi de l’abondance de l’espèce et de la situation des menaces à l’échelle des sous-populations. Les mesures comprennent l’utilisation des processus municipaux de planification de l’utilisation des terres pour éviter les répercussions sur les sous-populations, ainsi que la réalisation d’activités de recherche concernant le caractère réalisable de la collecte de graines, de la germination ex situ et de la translocation de l’espèce.

Tableau 2. Mesures de rétablissement

A. Mesures de restauration des cibles/réduction des facteurs de stress
Information Stratégie généralea Description générale de l’approche Prioritéb Menace, facteur limitatif ou préoccupation abordée
1. Gestion des milieux terrestres et aquatiques 1.1 Intendance des sites/zones
  • Gérer la végétation ligneuse et les espèces végétales non indigènes envahissantes pour maintenir les forêts de chênes et l’habitat forestier par les moyens suivants :
    • coupe sélective des arbres;
    • extraction manuelle ou application d’herbicides;
    • fauchage;
    • brûlages dirigés.
Élevée

Menace 5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois

Menace 7.1 – Incendies et suppression des incendies

Menace 8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes

1. Gestion des milieux terrestres et aquatiques 1.1 Intendance des sites/zones
  • Réduire au minimum les répercussions de la randonnée hors sentier et des autres activités récréatives.
Moyenne Menace 6.1 – Activités récréatives
2. Gestion de l’espèce 2.1 Intendance de l’espèce
  • Mettre en œuvre les mesures appropriées pour réduire l’impact du cerf de Virginie.
Moyenne Menace 8.2 – Espèces indigènes problématiques
2. Gestion de l’espèce 2.2 Réintroduction et translocation de l’espèce
  • Selon les résultats des activités de recherche sur le caractère réalisable de la collecte des graines et de la germination ex situ pour la gérardie de Virginie (voir ligne 8.1), effectuer la translocation d’individus de l’espèce, en vertu des permis appropriés (par exemple permis de la LEP), pour augmenter les sous-populations existantes, ou établir des sous-populations dans un habitat convenable qui est actuellement inoccupé par l’espèce.
Moyenne Toutes les menaces
B. Changements comportementaux/réduction des menaces
Information Stratégie généralea Description générale de l’approche Prioritéb Menace, facteur limitatif ou préoccupation abordée Menace, facteur limitatif ou préoccupation abordée
3. Sensibilisation 3.1 Sensibilisation et communications
  • Élaborer et mettre en œuvre une stratégie de communication et de sensibilisation ciblant les propriétaires fonciers, les entreprises d’exploitation forestière et les gestionnaires des terres dont les propriétés abritent la gérardie de Virginie, afin de les sensibiliser à l’espèce, à ses besoins en matière d’habitat et aux menaces qui pèsent sur elle (par exemple l’enlèvement des chênes).
Moyenne Menace 5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
3. Sensibilisation 3.1 Sensibilisation et communications
  • Informer le public des avantages écologiques des brûlages dirigés et des mesures de sécurité prises lors de leur exécution.
Faible Menace 7.1 – Incendies et suppression des incendies
3. Sensibilisation 3.1 Sensibilisation et communications
  • Installer des affiches dans l’habitat de savane à chênes pour sensibiliser les gens à l’espèce et aux préoccupations connexes en matière de conservation.
Faible Menace 6.1 – Activités récréatives
5. Mesures incitatives économiques, touchant notamment les sources de revenus, et de nature morale 5.2 Meilleurs produits et meilleures pratiques de gestion
  • Promouvoir les coupes sélectives et des pratiques exemplaires de gestion liées à la gestion des boisés et à la récolte du bois (par exemple conserver les chênes)
Élevée Menace 5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
5. Mesures incitatives économiques, touchant notamment les sources de revenus, et de nature morale 5.2 Meilleurs produits et meilleures pratiques de gestion
  • Promouvoir des pratiques exemplaires de gestion liées à l’entretien des propriétés (par exemple lutte contre les plantes envahissantes)
Moyenne Menace 8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes
C. Mesures concernant les conditions favorables
Information Stratégie généralea Description générale de l’approche Prioritéb Menace, facteur limitatif ou préoccupation abordée
6. Désignation et planification de la conservation 6.2 Servitudes et droits d’utilisation des ressources
  • Établir des ententes d’intendance et des servitudes de conservation avec les gestionnaires et propriétaires des terres pour conserver l’habitat de l’espèce et limiter la récolte du bois dans l’habitat convenable.
Élevée Menace 5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
Menace 6.1 – Activités récréatives
Menace 7.1 – Incendies et suppression des incendies
Menace 8.1 – Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes
6. Désignation et planification de la conservation 6.3 Zonage et désignation des terres et des eaux
  • Établir des zones désignées par les municipalités pour conserver l’espèce (par exemple zones écosensibles).
Moyenne Menace 5.3 – Exploitation forestière et récolte du bois
8. Recherche et suivi de la situation 8.1 Recherche de base et suivi de la situation
  • À l’aide de protocoles normalisés, surveiller l’abondance de la gérardie de Virginie et l’état des menaces à l’échelle des sous-populations.
Moyenne Toutes les menaces
8. Recherche et suivi de la situation 8.1 Recherche de base et suivi de la situation
  • Effectuer des activités de recherche sur le caractère réalisable de la collecte de graines, de la germination ex situ, de la transplantation et de la propagation in vitro de la gérardie de Virginie.
  • Déterminer quelles sont les sous-populations disparues du pays pour lesquelles le rétablissement est possible (par exemple des arbres hôtes sont présents et l’habitat est en bon état).
Moyenne Toutes les menaces
8. Recherche et suivi de la situation 8.1 Recherche de base et suivi de la situation
  • Mener des recherches pour combler les lacunes en matière de connaissances (par exemple tolérance à la lumière, répercussions des pratiques de gestion actuelles utilisées pour lutter contre la spongieuse, analyse de la viabilité des populations, études sur les pollinisateurs).
Faible Toutes les menaces
8. Recherche et suivi de la situation 8.2 Évaluation, mesures de l’efficacité et apprentissage
  • Évaluer l’efficacité des accords d’intendance de l’habitat.
Faible Toutes les menaces
10. Développement institutionnel 10.3 Création d’alliances et de partenariats
  • Appuyer la collecte et le partage des connaissances traditionnelles autochtones, y compris en ce qui a trait aux pratiques traditionnelles de collecte des graines et de gestion du feu.
Moyenne Toutes les menaces
10. Développement institutionnel 10.3 Création d’alliances et de partenariats
  • Encourager le public à signaler les observations de la gérardie de Virginie au Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario (par exemple au moyen de l’application mobile iNaturalist).
Faible Toutes les menaces
10. Développement institutionnel 10.4 Financement de la conservation
  • Appuyer les initiatives prises par les communautés autochtones et d’autres propriétaires fonciers pour conserver l’habitat de l’espèce.
Moyenne Toutes les menaces

a Voir la catégorisation des actions de conservation du CMP (version 2.0) pour plus de renseignements sur les stratégies générales et approches : Version 2.0 of Threats and Actions Classification Available (en anglais seulement)

b « Priorité » reflète l’ampleur dans laquelle la stratégie générale contribue directement au rétablissement de l’espèce ou est un précurseur essentiel à une approche qui contribue au rétablissement de l’espèce.

7. Habitat essentiel

7.1 Désignation de l’habitat essentiel de l’espèce

En vertu de l’alinéa 41(1)c) de la LEP, les programmes de rétablissement doivent inclure une désignation de l’habitat essentiel de l’espèce, dans la mesure du possible, et des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de cet habitat. Aux termes du paragraphe 2(1) de la LEP, l’habitat essentiel est « l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement d’une espèce sauvage inscrite, qui est désigné comme tel dans un programme de rétablissement ou un plan d’action élaboré à l’égard de l’espèce ».

L’habitat essentiel de la gérardie de Virginie, au Canada, est désigné comme étant l’étendue des caractéristiques biophysiques (voir la section 7.1.2) partout où elles se trouvent dans les zones renfermant l’habitat essentiel décrit à la section 7.1.1 (annexe D). Cette espèce est très vulnérable aux perturbations (par exemple piétinement involontaire); par conséquent, les carrés de quadrillage UTM de 1 km x 1 km sont établis de manière à délimiter généralement les zones renfermant de l’habitat essentiel afin de respecter la nature sensible de l’espèceNote de bas de page 15.

L’habitat essentiel désigné dans le présent programme de rétablissement fédéral aidera à atteindre les objectifs en matière de population et de répartition qui sont énoncés à la section 5. Toutefois, il est reconnu que l’habitat essentiel désigné est insuffisant. Les sous-populations de gérardie de Virginie du marais Sudden et du boisé Cambridge Railway, dans la région de Waterloo, disposent encore probablement d’un habitat convenable, mais elles n’ont pas fait l’objet de recherches approfondies au cours des 40 dernières années. Par conséquent, l’habitat essentiel n’a pas pu être désigné dans ces deux localités historiques. Un calendrier des études (section 7.2; tableau 3) a été élaboré et décrit les activités requises pour la désignation de l’habitat essentiel additionnel nécessaire à l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. De l’habitat essentiel additionnel pourrait être ajouté si de nouvelles données le justifient (par exemple nouveaux sites colonisés par l’espèce ou zones adjacentes aux sites existants qui deviennent colonisées). Pour obtenir plus d’information sur la désignation de l’habitat essentiel, veuillez communiquer avec Environnement et Changement climatique Canada – Service canadien de la faune, à RecoveryPlanning-Planificationduretablissement@ec.gc.ca.

7.1.1 Zones renfermant de l’habitat essentiel

Au Canada, la présence et la persistance de la gérardie de Virginie dépendent d’une zone plus grande que celle occupée par les individus de cette espèce. Cette plante a besoin d’éléments écologiques et du paysage qui favorisent et maintiennent les caractéristiques biophysiquesNote de bas de page 16 favorisant ses processus vitaux (par exemple la reproduction et la dispersion).

La zone contenant l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie est définie comme suit :

1) L’habitat convenableNote de bas de page 17 où l’on trouve les plantesNote de bas de page 18 de la gérardie de Virginie.

7.1.2 Caractéristiques biophysiques de l’habitat essentiel

Dans les milieux décrits au point 7.1.1, l’habitat essentiel est désigné lorsque les caractéristiques biophysiques suivantes, habituellement caractérisées comme suit, sont présentes :

7.2 Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

Tableau 3. Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

Description de l’activité

En collaboration avec les propriétaires fonciers et à l’aide de méthodes de relevé normalisées, recueillir des renseignements plus précis et plus récents sur l’emplacement et l’habitat des sous-populations historiques de la gérardie de Virginie là où l’habitat essentiel n’est pas actuellement désigné. Les lieux de relevé comprennent le marais Sudden et le boisé Cambridge Railway. Voir l’annexe B.

Justification

Les sous-populations 6 et 7 (annexe B) n’ont pas fait l’objet de recherches en 2016. La meilleure information disponible indique qu’il reste de l’habitat convenable à proximité de ces sous-populations. Des données sur l’emplacement et l’habitat sont nécessaires pour désigner l’habitat essentiel en vue d’atteindre l’objectif en matière de population et de répartition.

Échéancier

2024 à 2029

7.3 Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel

Pour pouvoir protéger et gérer l’habitat essentiel, il est nécessaire de comprendre ce qui constitue la destruction de cet habitat. Le risque de destruction est déterminé au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu’il y a dégradation d’un élément de l’habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l’habitat essentiel n’est plus en mesure d’assurer ses fonctions lorsque exigé par l’espèce. La destruction peut être le résultat d’une ou de plusieurs activités à un moment donné, ou des effets cumulés d’une ou de plusieurs activités au fil du temps.

Il est à noter que ce ne sont pas toutes les activités qui se produisent dans l’habitat essentiel ou à proximité qui sont susceptibles de causer sa destruction. Certaines activités qui perturbent brièvement l’habitat essentiel sans toucher les individus eux‑mêmes ou leurs résidences peuvent, avec une gestion appropriée, améliorer la qualité future de l’habitat essentiel. Certaines perturbations de l’habitat de la gérardie de Virginie peuvent être bénéfiques pour l’espèce en maintenant un couvert forestier ouvert par les coupes sélectives d’arbres non hôtes ou par la gestion des espèces envahissantes ou de la végétation ligneuse vivace. Ces perturbations pourraient améliorer l’habitat de cette plante et de ses hôtes, les chênes. Il est possible que les activités de gestion de l’écosystème (par exemple brûlages dirigés) soient menées d’une manière qui favorise une mosaïque d’habitats de boisés à chênes à couvert ouvert ou fermé sans endommager ou détruire l’habitat essentiel.

Le tableau 4 donne des exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de l’espèce du Canada; il peut toutefois exister d’autres activités destructrices.

Tableau 4. Exemples d’activités susceptibles de détruire l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie
Description de l’activité Description de l’effet relatif à la perte de fonction Détails de l’effet
Défrichage et nivellement des sites; conversion des terres pour l’agriculture; construction de bâtiments (par exemple maisons) ou d’infrastructures (par exemple routes, corridors de services publics ou installations de production d’énergie); excavation de carrières d’agrégats

Ces activités entraînent l’élimination complète du couvert forestier ou arbustif, de la végétation du sous-étage et des composantes biotiques et abiotiques de la couverture végétale (par exemple roches, arbres tombés ou débris de végétation) dans l’empreinte du projet.

Le nivellement et le pavage peuvent également modifier la topographie et l’hydrologie de l’habitat, ce qui le rend inadéquat pour la germination et la croissance de la gérardie de Virginie.

Les activités détruiront l’habitat essentiel si elles se déroulent dans l’un des milieux décrits à la section 7.1.1, et ce, à tout moment de l’année. L’activité peut également endommager ou détruire l’habitat essentiel lorsqu’elle se produit à l’extérieur des limites de ce dernier dans les cas où elle entraîne des changements du régime hydrologique de l’habitat essentiel.
Introduction d’espèces végétales envahissantes Des espèces végétales envahissantes peuvent s’établir dans de nouvelles zones quand les graines sont dispersées par la circulation des véhicules ou par le déplacement de matériaux de remblayage (c.-à-d. dépôt de terre qui contient des graines de plantes envahissantes), par exemple. Les espèces de plantes envahissantes peuvent avoir une incidence négative sur l’habitat essentiel en diminuant la quantité de lumière, d’eau et d’éléments nutritifs dans la mesure où ces facteurs nuisent à la fonction de l’habitat de telle sorte qu’il ne fonctionne plus comme habitat de croissance pour la gérardie de Virginie. Les activités endommageront ou détruiront probablement l’habitat essentiel si elles se déroulent dans l’un des milieux décrits à la section 7.1.1, et ce, à tout moment de l’année. Les activités qui se déroulent en dehors de l’habitat essentiel peuvent l’endommager ou le détruire si le site d’introduction est situé dans le rayon de propagation de la plante par rapport à la limite de l’habitat essentiel.
Utilisation hors sentier de véhicules motorisés et d’équipement lourd L’activité conduira au compactage et à l’érosion du sol, ce qui pourrait le rendre non convenable à la germination des graines et à la croissance des racines de la gérardie de Virginie. Les activités qui se limitent à la surface de routes, de voies d’accès et de sentiers récréatifs autorisés n’entraîneraient pas la destruction de l’habitat essentiel. Les activités pourraient endommager ou détruire l’habitat essentiel si elles se déroulent dans l’un des milieux décrits au point 7.1.1, et ce, à tout moment de l’année.

8. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement énumérés ci-après permettront d’évaluer les progrès accomplis vers l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.

Tous les dix ans, le succès de la mise en œuvre du programme de rétablissement de la gérardie de Virginie sera évalué en fonction des indicateurs de rendement suivants :

9. Énoncé sur les plans d’action

Un ou plusieurs plans d’action seront élaborés pour la gérardie de Virginie et affichés dans le Registre public des espèces en péril d’ici dix ans, ou selon les priorités et les ressources disponibles.

10. Références

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Annexe A : Cotes de conservation attribuées par NatureServe à la gérardie de Virginie aux États-Unis

NatureServeNote de bas de page 20

État et Classement par État

Alabama - SNR

Connecticut - SNR

Delaware - S4

District de Columbia - SNR

Floride - SNR

Géorgie - SNR

Indiana - S4

Kentucky - S5

Louisiane - SNR

Maryland - SNR

Massachusetts - SNR

Michigan - SNR

Mississippi - SNR

New Hampshire – S1

New Jersey - S5

État de New York - S5

Caroline du Nord - S5

Ohio - SNR

Pennsylvanie - SNR

Rhode Island – S2

Caroline du Sud - SNR

Tennessee - SNR

Texas - SNR

Vermont – S1

Virginie - S5

Virginie-Occidentale - S5

Rangs de statut de conservation (S-infranational); 1 : gravement en péril, 2 : en péril; 3 : vulnérable, 4 : apparemment en sécurité, 5 : en sécurité, NR : non cotée.

Annexe B : Sous-populations de la gérardie de Virginie au Canada

Tableau B-1. Sous-populations de la gérardie de Virginie (Source : COSEWIC, 2018)
Numéro de la sous-population Nom de la sous-population, comté/municipalité régionale Nombre de plantes (2016) Situation
1 Shep’s Subdivision, Waterloo 287 Existante
2 Boisé Clappison Escarpment, Halton 14 Existante
3 Gorge Spencer, Hamilton 12 Existante
4 Écloserie Normandale, Norfolk 66 Existante
5 Lacs Spottiswood, Brant 9 Existante
6 Marais Sudden, Waterloo Inconnue Historique* (dernière observation en 1977)
7 Boisé Cambridge Railway, Waterloo Inconnue Historique* (dernière observation à la fin des années 1970)
8 Cootes Paradise North, Hamilton - Disparue du pays.
9 Vallées du ruisseau Fifteen-Sixteen Mile, Niagara - Disparue du pays.
10 St. Davids, Niagara - Disparue du pays.
11 Queenston Heights, Niagara - Disparue du pays.
12 Région de Walsingham, Norfolk - Disparue du pays.
Sans objet Estimation de l’abondance 400 Sans objet

* Historique : situation d’une sous-population d’une espèce végétale pour laquelle aucun relevé n’a été effectué depuis plus de 40 ans, sans qu’il y ait de preuve de destruction de l’habitat (NatureServe, 2020).

Annexe C : Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmesNote de bas de page 21. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement, et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l’environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durableNote de bas de page 22 (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci‑dessous.

La gérardie de Virginie se trouve en association avec d’autres espèces dépendantes des savanes à chênes. Il s’agit notamment de plusieurs autres plantes rares de l’écozone des plaines à forêts mixtes, dont la téphrosie de Virginie (Tephrosia virginiana) et la violette pédalée (Viola pedata), qui sont toutes deux classées S1 en Ontario. Le maintien des savanes à chênes exige des incendies périodiques. On s’attend à ce que la gestion et la protection de cet habitat profitent aux espèces dépendantes des savanes à chênes ainsi qu’à ses processus et fonctions écosystémiques. Cependant, certaines espèces présentes dans l’habitat de la gérardie de Virginie ne dépendent pas d’incendies périodiques ou ne s’y adaptent pas. Les activités de planification du rétablissement seront mises en œuvre en prenant en considération toutes les autres espèces en péril associées, de manière à ne causer aucun effet négatif sur ces espèces ou leur habitat.

La possibilité que la mise en œuvre du programme ait des conséquences néfastes imprévues sur d’autres espèces a été envisagée. En général, la plupart des activités de rétablissement proposées, y compris la gestion de l’habitat, seront bénéfiques aux espèces végétales et animales indigènes. L’EES a permis de conclure que le programme sera favorable à l’environnement et n’entraînera pas d’effets négatifs considérables impossibles à éviter ou à atténuer.

Annexe D : Habitat essentiel de la gérardie de Virginie au Canada

Figure D. Veuillez lire la description longue.
Description longue

Figure D. Gérardie de Virginie au Canada – Sud de l’Ontario. Vue d’ensemble (Ontario). Étendue de la carte de l’habitat essentiel pour la gérardie de Virginie en Ontario, telle qu’elle est illustrée aux figures D-1 à D-9.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 UTM Zone 17N = Zone 17N – Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Description longue

La figure D montre une carte de l’étendue de l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie dans le sud de l’Ontario pour les figures D-1, D-2, D-3, D-4 et D-5.

Figure D-1. Veuillez lire la description longue.

Figure D-1. La gérardie de Virginie au Canada. L’habitat essentiel de la gérardie de Virginie en Ontario est représenté par les carrés rouges, là où les critères énoncés à la section 7.1 sont respectés. Les carrés du quadrillage UTM de 1 1x1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 UTM Zone 17N = Zone 17N – Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Description longue

La figure D-1 montre l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie à la pointe Turkey, dans le comté de Norfolk. Il y a une zone renfermant de l’habitat essentiel dans 10 carrés de 1x1 km du quadrillage UTM de référence. Il y a des aires protégées ou de conservation terrestres non fédérales dans la réserve de conservation St. Williams, dans le parc provincial Turkey Point et dans la réserve Strongman-Guiler Conservation Legacy. Certains des carrés de 1x1 km du quadrillage UTM de référence contenant de l’habitat essentiel comprennent des parties du nord du parc provincial Turkey Point et de la réserve de conservation St. Williams. 

Figure D-2. Veuillez lire la description longue.

Figure D-2. La gérardie de Virginie au Canada. L’habitat essentiel de la gérardie de Virginie en Ontario est représenté par les carrés rouges, là où les critères énoncés à la section 7.1 sont respectés. Les carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 UTM Zone 17N = Zone 17N – Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Description longue

La figure D-2 montre l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie entre Cambridge et Brantford, en Ontario. Il y a une zone contenant de l’habitat essentiel dans 9 carrés de 1x1 km du quadrillage UTM de référence, qui comprennent les lacs Spottiswood et le lac Pinehurst

Figure D-3. Veuillez lire la description longue.

Figure D-3. La gérardie de Virginie au Canada. L’habitat essentiel de la gérardie de Virginie en Ontario est représenté par les carrés rouges, là où les critères énoncés à la section 7.1 sont respectés. Les carrés du quadrillage UTM de 1x1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 UTM Zone 17N = Zone 17N – Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Description longue

La figure D-3 montre l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie au sud‑est de Cambridge, en Ontario. Il y a une zone contenant de l’habitat essentiel dans 6 carrés de 1x1 km du quadrillage UTM de référence, qui comprend le lac Taylor et des parties de la rivière Grand.

Figure D-4. Veuillez lire la description longue.

Figure D-4. La gérardie de Virginie au Canada. L’habitat essentiel de la gérardie de Virginie en Ontario est représenté par les carrés rouges, là où les critères énoncés à la section 7.1 sont respectés. Les carrés du quadrillage UTM de 1x1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 UTM Zone 17N = Zone 17N – Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Description longue

La figure D-4 montre l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie au sud‑ouest de Burlington, en Ontario. Il y a une zone contenant de l’habitat essentiel dans 6 carrés de 1x1 km du quadrillage UTM de référence

Figure D-5. Veuillez lire la description longue.

Figure D-5. La gérardie de Virginie au Canada. L’habitat essentiel de la gérardie de Virginie en Ontario est représenté par les carrés rouges, là où les critères énoncés à la section 7.1 sont respectés. Les carrés du quadrillage UTM de 1x1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :

NAD 1983 UTM Zone 17N = Zone 17N – Système de référence géodésique nord-américain de 1983

Description longue

La figure D-5 montre l’habitat essentiel de la gérardie de Virginie au sud‑ouest de Burlington, en Ontario. Il y a une zone contenant de l’habitat essentiel dans 2 carrés de 1x1 km du quadrillage UTM de référence. Il y a trois aires protégées ou de conservation terrestres non fédérales : Bonta, Mcnally et l’aire naturelle Waterdown Woods se trouvent toutes au nord‑ouest de la zone d’habitat essentiel.

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2025-02-06