Paruline azurée (Setophaga cerulea): programme de rétablissement - proposition 2020

Titre officiel: Programme de rétablissement de la Paruline azurée (Setophaga cerulea) au Canada [Proposition]

Loi sur les espèces en péril (LEP)
Série de Programmes de rétablissement

Paruline azurée
Paruline azurée
Information sur le document

Référence recommandée : Environnement et Changement climatique Canada. 2020. Programme de rétablissement de la Paruline azurée (Setophaga cerulea) au Canada [Proposition]. Série de Programmes de rétablissement de la Loi sur les espèces en péril. Environnement et Changement climatique Canada, Ottawa, viii + 67 p.

Pour télécharger le présent programme de rétablissement ou pour obtenir un complément d'information sur les espèces en péril, incluant les rapports de situation du Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC), les descriptions de la résidence, les plans d'action et d'autres documents connexes portant sur le rétablissement, veuillez consulter le Registre public des espèces en péril.

Illustration de la couverture : Karl Egressy

Also available in English under the title “Recovery Strategy for the Cerulean Warbler (Setophaga cerulea) in Canada [Proposed]”

Le contenu du présent document (à l’exception des illustrations) peut être utilisé sans permission, mais en prenant soin d’indiquer la source.

Préface

En vertu de l’Accord pour la protection des espèces en péril (1996), les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux signataires ont convenu d’établir une législation et des programmes complémentaires qui assureront la protection efficace des espèces en péril partout au Canada. En vertu de la Loi sur les espèces en péril (L.C. 2002, ch. 29) (LEP), les ministres fédéraux compétents sont responsables de l’élaboration des programmes de rétablissement pour les espèces inscrites comme étant disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et sont tenus de rendre compte des progrès réalisés dans les cinq ans suivant la publication du document final dans le Registre public des espèces en péril.

Le ministre de l’Environnement et du Changement climatique et ministre responsable de l’Agence Parcs Canada est le ministre compétent en vertu de la LEP à l’égard de la Paruline azurée et a élaboré ce programme de rétablissement, conformément à l’article 37 de la LEP. Dans la mesure du possible, le programme de rétablissement a été préparé en collaboration avec les provinces de l’Ontario et du Québec, en vertu du paragraphe 39(1) de la LEP.

La réussite du rétablissement de l’espèce dépendra de l’engagement et de la collaboration d’un grand nombre de parties concernées qui participeront à la mise en œuvre des directives formulées dans le présent programme. Cette réussite ne pourra reposer seulement sur Environnement et Changement climatique Canada et l’Agence Parcs Canada, ou sur toute autre autorité responsable. Tous les Canadiens et les Canadiennes sont invités à appuyer ce programme et à contribuer à sa mise en œuvre pour le bien de la Paruline azurée et de l’ensemble de la société canadienne.

Le présent programme de rétablissement sera suivi d’un ou de plusieurs plans d’action qui présenteront de l’information sur les mesures de rétablissement qui doivent être prises par Environnement et du Changement climatique Canada et l’Agence Parcs Canada et d’autres autorités responsables et/ou organisations participant à la conservation de l’espèce. La mise en œuvre du présent programme est assujettie aux crédits, aux priorités et aux contraintes budgétaires des autorités responsables et organisations participantes.

Le programme de rétablissement établit l’orientation stratégique visant à arrêter ou à renverser le déclin de l’espèce, incluant la désignation de l’habitat essentiel dans la mesure du possible. Il fournit à la population canadienne de l’information pour aider à la prise de mesures visant la conservation de l’espèce. Lorsque l’habitat essentiel est désigné, dans un programme de rétablissement ou dans un plan d’action, la LEP exige que l’habitat essentiel soit alors protégé.

Dans le cas de l’habitat essentiel désigné pour les espèces terrestres, y compris les oiseaux migrateurs, la LEP exige que l’habitat essentiel désigné dans une zone protégée par le gouvernement fédéralFootnote 1 soit décrit dans la Gazette du Canada dans un délai de 90 jours après l’ajout dans le Registre public du programme de rétablissement ou du plan d’action qui a désigné l’habitat essentiel. L’interdiction de détruire l’habitat essentiel aux termes du paragraphe 58(1) s’appliquera 90 jours après la publication de la description de l’habitat essentiel dans la Gazette du Canada.

Pour l’habitat essentiel se trouvant sur d’autres terres domaniales, le ministre compétent doit, soit faire une déclaration sur la protection légale existante, soit prendre un arrêté de manière à ce que les interdictions relatives à la destruction de l’habitat essentiel soient appliquées.  

Si l’habitat essentiel d’un oiseau migrateur ne se trouve pas dans une zone protégée par le gouvernement fédéral, sur le territoire domanial, à l’intérieur de la zone économique exclusive ou sur le plateau continental du Canada, l’interdiction de le détruire ne peut s’appliquer qu’aux parties de cet habitat essentiel constituées de tout ou partie de l’habitat auquel la Loi de 1994 sur la convention concernant les oiseaux migrateurs s’applique aux termes des paragraphes 58(5.1) et 58(5.2) de la LEP.

En ce qui concerne tout élément de l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial, si le ministre compétent estime qu’une partie de l’habitat essentiel n’est pas protégée par des dispositions ou des mesures en vertu de la LEP ou d’autres lois fédérales, ou par les lois provinciales ou territoriales, il doit, comme le prévoit la LEP, recommander au gouverneur en conseil de prendre un décret visant l’interdiction de détruire l’habitat essentiel. La décision de protéger l’habitat essentiel se trouvant sur le territoire non domanial et n’étant pas autrement protégé demeure à la discrétion du gouverneur en conseil.

Remerciements

Le présent programme de rétablissement a été préparé par John Brett (Environnement et Changement climatique Canada-Service canadien de la faune (ECCC‑SCF) – Région de l’Ontario), avec la collaboration de Bruno Drolet (ECCC‑SCF – Région du Québec), de Rich Russell, d’Angela Darwin (ECCC‑SCF – Région de l’Ontario) et d’Al Harris (Northern Bioscience). Mike Burrell et Don Sutherland (Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario [CIPN]) ont fourni des estimations de population mises à jour pour l’Ontario. Judith Girard, Krista Holmes et Elisabeth Shapiro (ECCC‑SCF – Région de l’Ontario) ont fourni des commentaires, des conseils et des suggestions au cours de l’élaboration du présent document. Le document a pu être amélioré grâce aux commentaires du ministère des Richesses naturelles et des Forêts de l’Ontario et du ministère de l’Environnement, de la Conservation et des Parcs de l’Ontario.

L’évaluation des menaces a été coordonnée par Holly Bickerton et animée par Dwayne Lepitzki. Bruno Drolet (ECCC‑SCF – Région du Québec), Rich Russell, John Brett, Judith Girard et Lee Voisin (ECCC‑SCF – Région de l’Ontario), Jon McCracken (Études d’Oiseaux Canada), Mike Burrell (CIPN) et Marcel Gahbauer (Comité sur la situation des espèces en péril au Canada [COSEPAC]) ont participé à l’évaluation.

Nous remercions le Regroupement QuébecOiseaux et Études d’Oiseaux Canada d’avoir fourni des données et des cartes tirées des atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario et du Québec. Nous remercions également les milliers de participants aux relevés qui ont aidé à recueillir ces données.

Sommaire

La Paruline azurée (Setophaga cerulea) est un petit oiseau chanteur de la famille des parulines (Parulidés) qui se reproduit au Canada dans le sud‑ouest et l’est de l’Ontario et le sud‑ouest du Québec. Elle est présente dans des forêts de feuillus matures ou vieilles de l’est de l’Amérique du Nord et hiverne dans des forêts montagnardes du nord des Andes, en Amérique du Sud. Elle a été inscrite comme espèce en voie de disparition à l’annexe 1 de la Loi sur les espèces en péril en novembre 2017 en raison de la petite taille de sa population, qui se trouve principalement dans une seule sous‑population.

L’aire de répartition canadienne de l’espèce se concentre principalement dans deux aires de nidification en Ontario : 1) dans des forêts caroliniennes situées entre le lac Huron inférieur et le lac Ontario et 2) dans une bande qui s’étend depuis le sud‑est de la baie Georgienne jusqu’à l’axe de Frontenac, qui est situé près de l’extrémité est du lac Ontario et où l’espèce est présente en densité relativement forte. Il y a un petit nombre d’individus qui se reproduisent dans le sud‑ouest du Québec, ainsi que des mentions d’individus sans confirmation de reproduction. Des individus ont également été observés en Nouvelle‑Écosse, au Nouveau‑Brunswick, à Terre‑Neuve et au Manitoba, mais on n’a pas confirmé la présence d’individus reproducteurs dans ces provinces.  

Le déclin de la Paruline azurée à l’échelle du continent est peut‑être plus important que celui de toute autre espèce de paruline. Cette situation pourrait s’appliquer au Canada, où les résultats du premier et du deuxième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario montrent un déclin de l’espèce entre les deux périodes de l’Atlas. En 2010, la population canadienne de l’espèce était estimée entre 866 et 1 086 individus matures (COSEWIC, 2010), mais une estimation récente laisse croire que la population pourrait maintenant être beaucoup plus petite.

La population canadienne de l’espèce est touchée par des menaces dans ses aires de reproduction et d’hivernage, mais la portée et la gravité des diverses menaces, en particulier dans l’aire d’hivernage, sont incertaines. La perte et la dégradation de l’habitat attribuables à diverses causes dans les aires de reproduction et d’hivernage sont probablement les principales menaces qui pèsent sur l’espèce, mais d’autres menaces dont l’impact est inconnu comprennent les collisions avec des lignes de services publics, des espèces non indigènes envahissantes, des espèces indigènes problématiques et le déplacement et l’altération de l’habitat. 

L’objectif à long terme (30 ans) en matière de population et de répartition de la Paruline azurée au Canada consiste à atteindre une population stable d’au moins 1 000 individus matures, à maintenir son aire de répartition et à maintenir ou, dans la mesure où il est biologiquement et techniquement possible de le faire, à accroître sa zone d’occupation dans son aire de répartition canadienne actuelle. Pour soutenir l’atteinte de l’objectif à long terme, on a fixé un objectif à court terme (10 ans) consistant à stopper la tendance à la baisse de la population.  

Les stratégies générales à adopter pour contrer les menaces qui pèsent sur la survie et le rétablissement de la Paruline azurée sont présentées à la section 6.2 – Orientation stratégique pour le rétablissement.

L’habitat essentiel désigné pour la Paruline azurée n’est probablement pas suffisant pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition. Il existe actuellement des inconnues quant à la quantité, au type et à la configuration de l’habitat nécessaire à la reproduction de la Paruline azurée dans divers paysages forestiers du Canada. De plus, il y a de nombreux endroits dans l’aire de répartition canadienne pour lesquels on manque de données d’occurrence exactes, précises et récentes. Un calendrier des études requises pour recueillir les données nécessaires à l’achèvement de la désignation de l’habitat essentiel a été établi.

Un ou plusieurs plans d’action visant la Paruline azurée seront publiés d’ici 2025 dans le Registre public des espèces en péril, qui comprend déjà des plans d’action plurispécifiques préparés par Parcs Canada visant notamment la Paruline azurée.

Résumé du caractère réalisable du rétablissement

D’après les quatre critères suivants qu’Environnement et Changement climatique Canada utilise pour définir le caractère réalisable du rétablissement, le rétablissement de la Paruline azurée comporte des inconnues. Conformément au principe de précaution, un programme de rétablissement a été élaboré en vertu du paragraphe 41(1) de la LEP, tel qu’il convient de faire lorsque le rétablissement est déterminé comme étant réalisable du point de vue technique et biologique. Le présent programme de rétablissement traite des inconnues entourant le caractère réalisable du rétablissement.

1. Des individus de l’espèce sauvage capables de se reproduire sont disponibles maintenant ou le seront dans un avenir prévisible pour maintenir la population ou augmenter son abondance.

Oui. Des individus capables de se reproduire sont disponibles maintenant, mais certaines populations locales au Canada dépendent peut‑être de l’immigration pour persister. De plus, les populations sont faibles et ont connu une baisse non significative en Ontario (Francis, 2007; COSEWIC, 2010) et au Québec (COSEWIC, 2010). Les populations dans les États adjacents sont également à la baisse (COSEWIC, 2010), ce qui réduit la probabilité d’immigration. Selon les données du Relevé des oiseaux nicheurs, l’espèce aurait décliné au Michigan, en Ohio et en Pennsylvanie de 1996 à 2015 (Sauer et al., 2017), et l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’État de New York indique que le nombre de blocs où l’espèce a été observée a diminué de 13 % entre les deux dernières périodes de l’Atlas (McGowan et Corwan, 2008). Partenaires d’envol a fixé, à l’échelle du continent, des objectifs de stabilisation, puis d’accroissement de la population de Parulines azurées dont l’atteinte, soutenue par des travaux de conservation sur le terrain, pourrait accroître la disponibilité d’individus pour maintenir la population canadienne.

2. De l’habitat convenable suffisant est disponible pour soutenir l’espèce, ou pourrait être rendu disponible par des activités de gestion ou de remise en état de l’habitat.

Inconnu. L’espèce est exigeante en matière d’habitat puisqu’elle se reproduit dans des étendues de forêt de feuillus mature relativement grandes. La majeure partie de son habitat de reproduction au Canada se trouve dans l’est de l’Ontario, dans des zones continues ou quasi continues de forêt mature, où l’espèce se reproduit en plus grande concentration au Canada (COSEWIC, 2010). De l’habitat a été rendu disponible depuis un siècle par l’abandon de champs agricoles où la succession naturelle a mené à une augmentation générale du couvert forestier (Oliarnyk et Robertson, 1996). Ce processus prend cependant des décennies, et le rythme auquel des terres sont abandonnées à la succession a ralenti. Dans le sud-ouest de l’Ontario, le paysage subit une forte pression du développement agricole,  industriel et urbain, et il y a eu davantage de perte et de dégradation d’habitat, ce qui limiterait le caractère réalisable de la reforestation à l’échelle du paysage.

3. Les principales menaces pesant sur l’espèce ou son habitat (y compris les menaces à l’extérieur du Canada) peuvent être évitées ou atténuées.

Inconnu. La perte et la dégradation de l’habitat dans les aires de reproduction et d’hivernage, ainsi que le long des couloirs de migration, sont probablement les principales menaces qui pèsent sur l’espèce. Bien qu’il soit possible de contrer au moins certaines de ces menaces par des mesures de restauration et de gestion de l’habitat, on ne sait pas si ces mesures seront suffisantes, surtout dans les aires d’hivernage à l’extérieur du Canada, soit dans les forêts du nord des Andes, où les taux de déforestation comptent parmi les plus élevés dans les néotropiques (Bakermans et al., 2009).

4. Des techniques de rétablissement existent pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition ou leur élaboration peut être prévue dans un délai raisonnable.

Oui. Bien que les principales menaces qui pèsent sur l’espèce au Canada semblent être celles liées à la perte et à la dégradation de l’habitat, il existe des techniques pour limiter, voire inverser, ces processus. Pour d’abord stopper, puis inverser le déclin de la population au Canada, il faudra conserver et bien gérer les habitats de reproduction et d’hivernage et les haltes migratoires grâce à la collaboration de plusieurs organisations et gouvernements à l’échelle régionale et continentale. Les propriétaires et gestionnaires de terres peuvent utiliser des techniques de coupe forestière (p. ex. coupe sélective par arbre, jardinage par groupes, coupes en rotation) qui maintiennent à la fois la qualité économique et la santé écosystémique de la forêt. Une bonne partie de l’aire de répartition canadienne de la Paruline azurée se trouve dans un biome de forêt naturelle, où la reforestation est réalisable et le potentiel de succession en forêt est élevé.

Toutefois, comme la petite population canadienne de l’espèce se trouve dans la partie nord de son aire de répartition continentale et que la grande majorité de sa répartition et de sa population continentales se trouve plus au sud aux États‑Unis, il est important de noter que les changements de population à l’échelle continentale peuvent avoir un effet important sur le caractère réalisable de son rétablissement au Canada. Comme la population continentale de Parulines azurées présente une tendance continue à la baisse (Sauer et al., 2017), son aire de répartition pourrait se contracter, et des individus pourraient émigrer de la périphérie vers le centre de l’aire. Si cela se produisait malgré toutes les mesures décrites dans le présent programme pour s’assurer que suffisamment d’habitat convenable est disponible et que les principales menaces sont atténuées, le nombre de Parulines azurées au Canada pourrait continuer à diminuer.

1. Évaluation de l’espèce par le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)

Date de l’évaluation : Novembre 2010

Nom commun (population) : Paruline azurée

Nom scientifique : Dendroica ceruleaFootnote 2

Statut selon le COSEPAC : En voie de disparition

Justification de la désignation : Au Canada, ce passereau forestier bleu ciel se trouve à la limite nord de son aire de nidification. Comme il a besoin de superficies relativement grandes de forêt de feuillus non perturbée, ses exigences en matière de lieux de reproduction et d’hivernage sont assez spécialisées. Depuis les années 1960, des déclins de population importants ont été observés dans la majeure partie de l’aire de répartition et la présente population canadienne est estimée à environ seulement 1 000 individus. On croit que ces déclins sont principalement causés par la perte et la dégradation de l’habitat d’hivernage, limité aux forêts montagnardes du nord des Andes, en Amérique du Sud. L’espèce est également menacée par la perte et la dégradation de ses lieux de reproduction. Il y a preuve de déclin continu. Aussi, les nouvelles données démographiques semblent indiquer que les chances de rescousse de la population canadienne sont moins bonnes qu’on ne le croyait auparavant.

Présence au Canada : Ontario, Québec

Historique du statut selon le COSEPAC : Espèce désignée « préoccupante » en avril 1993. Réexamen et confirmation du statut en mai 2003. Réexamen du statut : l’espèce a été désignée « en voie de disparition » en novembre 2010.

2. Information sur la situation de l’espèce

La cote mondiale de la Paruline azurée est G4 (apparemment non en péril), et ses cotes nationales sont N3B (vulnérable, population reproductrice) au Canada et N4B (apparemment non en péril, population reproductrice) aux États‑Unis (NatureServe, 2018). L’espèce est classée S3B (vulnérable, population reproductrice) en Ontario et S1B au Québec (gravement en péril, population reproductrice) (NatureServe, 2018). L’annexe B présente la liste complète des cotes de conservation infranationales et leurs définitions. En raison du déclin de ses populations à l’échelle continentale et régionale, la Paruline azurée a été inscrite à la liste de surveillance des espèces préoccupantes à l’échelle continentale de Partenaires d’envol pour la zone continentale des États‑Unis et le Canada (Rosenberg et al., 2016). Elle est inscrite comme espèce prioritaire dans les régions de conservation des oiseaux 12 (RCO 12, forêt mixte boréale) et 13 (RCO 13, plaine du Saint‑Laurent et des lacs Ontario et Érié) en Ontario et au Québec (Environment Canada, 2013a, 2013b, 2014a, 2014b).

L’espèce est désignée « en voie de disparition » en vertu de la Loi sur les espèces en péril du Canada. En Ontario, elle est désignée « menacée » en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition (L.O. 2007, ch. 6); cette loi protège l’espèce et confère une protection générale à son habitat. Au Québec, elle est désignée comme étant « menacée » en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérablesFootnote 3.

Le COSEPAC a désigné la Paruline azurée espèce en voie de disparition en raison de la petite taille de sa population au Canada (moins de 2 500 individus) et du fait que plus de 95 % de la population se trouve dans une seule sous‑populationFootnote 4 (COSEWIC, 2010).

Environ 0,2 % de la population mondiale totale de l’espèce se trouve au Canada, d’après les données de l’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, de chercheurs de l’Université Queen’s, du programme des oiseaux en péril de l’Ontario (Ontario Birds at Risk), de Frontenac Bird Studies, du Programme de surveillance des oiseaux forestiers de l’Ontario et de la base de données SOS-POP sur les espèces en péril du Québec (SOS-POP, 2009; COSEWIC, 2010). Toutefois, selon une récente estimation fournie par le Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario, la population canadienne de Parulines azurées ne représenterait peut‑être que 0,1 % de la population mondiale (M. Burrell, comm. pers., 2018).

3. Information sur l’espèce

3.1 Description de l’espèce

La Paruline azurée est un petit oiseau chanteur (longueur de 11,5 cm et poids de 8 à 10,5 g) de la famille des Parulidés (Buehler et al., 2013). Le mâle adulte a le dessus bleu foncé, le dessous blanc et une bande foncée sur la gorge, tandis que la femelle adulte a le dessus bleu‑vert, le dessous blanc jaunâtre et le sourcil blanc ou jaunâtre (Buehler et al., 2013). Le mâle et la femelle arborent deux barres alaires blanches bien marquées et des taches blanches sur la queue. Les individus immatures (à leur premier printemps) sont semblables aux adultes, mais présentent généralement une coloration plus terne et des marques moins voyantes (Buehler et al., 2013).

3.2 Population et répartition de l’espèce

La Paruline azurée se reproduit dans l’est de l’Amérique du Nord, soit dans le nord‑est des États-Unis et dans certaines régions du sud-est du Canada (figure 1). L’espèce n’est pas répartie uniformément dans cette aire de répartition puisqu’elle est largement répandue dans certaines régions (p. ex. sud du Missouri, sud du Wisconsin, est du Kentucky, Virginie‑Occidentale, est de l’Ohio) et présente de façon très localisée dans d’autres (p. ex. Illinois, nord de l’Indiana, ouest du Tennessee, ouest du Kentucky) (Buehler et al., 2013). L’espèce passe l’hiver dans des montagnes de l’Amérique du Sud, soit sur les versants est et ouest des Andes en Colombie et en Équateur et sur les versants est des Andes au Vénézuéla, au Pérou et en Bolivie (Sullivan et al., 2009, Buehler et al., 2013). Elle effectue ses migrations printanières et automnales en survolant principalement les vallées du fleuve Mississippi et de la rivière Ohio, les États de la côte atlantique, le golfe du Mexique et, dans une moindre mesure, la côte caraïbe de l’Amérique centrale et certaines parties des Grandes Antilles (Buehler et al., 2013).

Carte, description longue ci-dessous.
Figure 1. Aire de répartition mondiale de la Paruline azurée (modifié d’après Ridgely et al., 2007).
Description longue

Cette figure montre les aires mondiales de reproduction, de migration et d’hivernage de la Paruline azurée. L’aire de reproduction de la Paruline azurée se trouve dans l’est de l’Amérique du Nord, soit dans le nord est des États Unis et dans certaines régions du sud est du Canada. La carte montre l’aire de répartition de l’espèce, depuis le sud est du Canada jusqu’au sud du Missouri, au sud du Wisconsin, à l’est du Kentucky, en Virginie Occidentale, à l’est de l’Ohio, en Illinois, au nord de l’Indiana, à l’ouest du Tennessee et à l’ouest du Kentucky. L’aire de migration de l’espèce couvre les vallées du fleuve Mississippi et de la rivière Ohio, les États de la côte atlantique, le golfe du Mexique, la côte caraïbe de l’Amérique centrale et certaines parties des Grandes Antilles. L’aire d’hivernage de l’espèce se situe dans les régions montagnardes de l’Amérique du Sud, soit sur les versants est et ouest des Andes, en Colombie et en Équateur, et sur le versant est, au Venezuela, au Pérou et en Bolivie.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler Global range = Aire de répartition mondiale de la Paruline azurée
Breeding = Reproduction
Migration = Migration
Wintering = Hivernage

L’aire de répartition canadienne de la Paruline azurée est concentrée dans deux régions de l’Ontario : 1) dans les forêts caroliniennes situées entre le lac Huron inférieur et le lac Ontario et 2) dans une bande plus au nord qui s’étend depuis le sud est de la baie Georgienne jusqu’à l’axe de Frontenac, qui est situé près de l’extrémité est du lac Ontario et où l’espèce est présente en densité relativement forte (figure 2; Environment Canada, 2011). On trouve un petit nombre d’individus, dont un nombre limité d’individus reproducteurs confirmés, dans le sud ouest du Québec (voir la figure 3; Environment Canada, 2011; Quebec Bird Breeding Atlas, 2017).

Carte, description longue ci-dessous.
Figure 2. Répartition de la Paruline azurée en Ontario de 2001 à 2005 (deuxième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario; Cadman et al., 2007). Les parcelles mesurent 10 km sur 10 km. Les données du premier Atlas ont été recueillies de 1981 à 1985.
Description longue

Cette carte montre l’aire de répartition de la Paruline azurée en Ontario, de 2001 à 2005, selon des carrés de quadrillage de 10 km x 10 km. On y indique les localités possibles, probables et confirmées de l’espèce. L’espèce se rencontre dans deux principales régions de l’Ontario, soit les forêts caroliniennes situées entre le lac Huron inférieur et le lac Ontario et la bande qui s’étend depuis le sud est de la baie Georgienne jusqu’à l’axe de Frontenac, près de l’extrémité est du lac Ontario.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Breeding evidence = Nidification
Possible = Possible
Probable = Probable
Confirmed = Confirmée
Square with adequate coverage = Parcelles où la couverture est suffisante
Found in second atlas but not in first = Signalée dans le premier atlas, mais pas dans le deuxième
Found in first atlas but not in second = Signalée dans le deuxième atlas, mais pas dans le premier

Carte, description longue ci-dessous.
Figure 3. Répartition de la Paruline azurée au Québec de 2010 à 2014 (deuxième Atlas des oiseaux nicheurs du Québec; Quebec Breeding Bird Atlas, 2017). Les parcelles mesurent 10 km sur 10 km. Les données du premier Atlas ont été recueillies de 1984 à 1989.
Description longue

Cette carte illustre l’aire de répartition de la Paruline azurée au Québec, de 2010 à 2014, selon des carrés de quadrillage de 10 km x 10 km. On y indique les localités possibles, probables et confirmées de l’espèce. Certains individus sont observés dans le sud ouest du Québec.

La population mondiale de Parulines azurées est estimée à 570 000 individus (Rosenberg et al., 2016). En 2010, la population canadienne de l’espèce a été estimée entre 433 et 543 couples (866 à 1 086 individus matures). En 2018, le Centre d’information sur le patrimoine naturel de l’Ontario a fourni une estimation révisée de 327 mâles territoriaux en Ontario (M. Burrell, comm. pers., 2018). Comme certains de ces mâles n’avaient probablement pas de partenaire, cette estimation pourrait représenter moins de 327 couples reproducteurs.  

Le Relevé des oiseaux nicheurs d’Amérique du Nord (BBS) indique un déclin à long terme de la population à l’échelle continentale (variation annuelle de la population de ‑2,63 % de 1966 à 2015, Sauer et al., 2017). Durant cette période, les populations dans la plupart des États limitrophes de l’Ontario ont connu des déclins annuels (p. ex. Michigan (-3,41 %), Ohio (-4,22 %) et Pennsylvanie (-2,48 %), mais la tendance est demeurée stable dans l’État de New York (Sauer, 2017). Toutefois, le BBS ne convient peut‑être pas bien au suivi des tendances des populations de Parulines azurées parce que les dénombrements par points d’écoute au bord de routes ne permettent pas de bien échantillonner l’habitat forestier intérieur de l’espèce (COSEWIC, 2010). Bien que les données sur l’espèce recueillies au Canada dans le cadre du BBS correspondent à la tendance continentale, les tendances au Canada ne sont fondées que sur trois parcours de relevé ou moins et sont donc peu fiables (Environment and Climate Change Canada 2017).

Les résultats du deuxième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario (2001‑2005) montrent une baisse de 30 % (P = 0,18) de la probabilité d’occurrenceFootnote 5 de l’espèce dans l’ensemble de la province entre les périodes du premier et du deuxième Atlas, mais une baisse de 47 % (P = 0,08) dans la région carolinienne (Francis, 2007). La population de l’axe de Frontenac semble relativement stable (Francis, 2007), mais sa faible productivité n’est peut‑être pas suffisante pour compenser la mortalité élevée des adultes (Jones et al., 2004; Buehler et al., 2008). Lors de la collecte des données du deuxième Atlas des oiseaux nicheurs du Québec (2010-2014), l’espèce a été détectée dans 12 parcelles de l’Atlas comparativement à 6 pendant la période du premier Atlas (1984‑1989), mais la reproduction n’a été confirmée que dans une seule de ces parcelles (figure 3; Quebec Breeding Bird Atlas, 2017).   

3.3 Besoins de la Paruline azurée

Habitat

Dans ses aires de reproduction, la Paruline azurée est principalement associée à des paysages forestiers caractérisés par des peuplements matures de feuillus de grande taille à couvert fermé ou semi‑ouvert (Buehler et al., 2013). L’habitat de reproduction de l’espèce peut être déterminé à plusieurs échelles, notamment celles du paysage, du peuplement, de la parcelle de nidification et du site de nidification (Buehler et al., 2008, Boves et al., 2013b). En Ontario, l’espèce préfère les forêts de feuillus matures dominées par le chêne (Quercus spp.) et/ou l’érable (Acer spp.) qui sont souvent associées à des basses terres marécageuses (COSEWIC, 2010), mais elle utilise également de vieilles forêts de feuillus de seconde venue (Environment Canada, 2011). Au Québec, l’espèce utilise de grands peuplements de feuillus matures, souvent là où des ruisseaux permanents sont présents (COSEWIC, 2010).

On a montré que le couvert forestier à l’échelle du paysage permet de prédire la présence et l’abondance de la Paruline azurée à diverses échelles. Dans une étude menée en Pennsylvanie, Rodewald (2004) a constaté que la présence de l’espèce présentait une relation positive avec la quantité de couvert forestier dans un rayon de 1 km du centre des sites examinés. Dans une analyse de la composition de l’habitat à l’échelle locale et à l’échelle du paysage autour de tronçons de rivières occupés par l’espèce au Missouri et en Arkansas, Thompson et al. (2012) ont observé que la quantité de couvert forestier dans un rayon de 10 km avait un effet important sur l’abondance de l’espèce. L’effet du couvert forestier à l’échelle du paysage sur la présence et l’abondance de la Paruline azurée au Canada n’est cependant pas bien compris.

Généralement considérée comme étant sensible à la superficie de l’habitat, la Paruline azurée préfère les grandes étendues d’habitat continu (Environment Canada, 2011a), mais la superficie minimale des parcelles de forêt permettant une nidification réussie semble également dépendre de la quantité de couvert forestier dans le paysage et de la distance entre les parcelles (Thompson et al., 2012; Wood et al., 2013). De petites parcelles de forêt sont utilisées par l’espèce dans des paysages en grande partie boisés (p. ex. plus de 75 % de couvert forestier dans un rayon d’environ 10 km), mais elles sont moins susceptibles d’être occupées dans des paysages dominés par l’agriculture (Thompson et al., 2012; Wood et al., 2013).

On a observé que la superficie minimale des parcelles de forêt occupées était de 700 ha et de 1 600 ha dans les États de la côte Est et au Tennessee, respectivement (Buehler et al., 2013). L’Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ohio indique que la Paruline azurée préfère les parcelles de forêt d’au moins 50 à 75 acres (20 à 30 ha) et qu’elle évite normalement les parcelles de forêt de moins de 20 à 25 acres (8 à 10 ha) (Peterjohn et Rice, 1991), mais l’Atlas ne précise pas comment ces estimations ont été faites. Bien qu’on ait observé des Parulines azurées reproductrices dans des parcelles de forêt aussi petites que 10 ha dans un paysage forestier de l’est de l’Ontario (COSEWIC, 2010; Jones, comm. pers., 2019), il est peu probable que des parcelles isolées de cette taille puissent soutenir une population viable de Parulines azurées au Canada. La superficie minimale que doit avoir une parcelle pour soutenir une population locale viable au Canada n’est pas bien comprise et peut varier selon le couvert forestier à l’échelle du paysage et selon que la région est dominée ou non par l’agriculture. La superficie des parcelles peut influer sur l’occupation et le succès de reproduction de la Paruline azurée en fonction de facteurs qui sont corrélés à la superficie des fragments. Par exemple, la prédation de nids ou le parasitisme de couvéeFootnote 6 par le Vacher à tête brune (Molothrus ater) pourrait limiter le caractère convenable des petites parcelles de forêt isolées dans certains paysages (Buehler et al., 2013). En outre, la Paruline azurée pourrait privilégier les peuplements forestiers assez grands pour abriter plusieurs territoires (Roth et Islam, 2007), mais cette question n’a pas été suffisamment étudiée.

Variant de 0,38 à 2,4 ha, la superficie des territoires de la Paruline azurée en Ontario était en moyenne de 1,04 ha dans l’étude effectuée par Oliarnyk et Robertson (1996), mais une étude plus récente (Barg et al., 2005) a montré que la superficie effectivement occupée par les individus était plus petite (moyenne de 0,7 ha, fourchette de 0,12 à 2,35 ha). Dans l’est de l’Ontario, ces territoires abritent une forte concentration de caryers cordiformes (Carya cordiformis), qui sont nettement préférés comme perchoirs de chant par la Paruline azurée (Barg et al., 2006) et qui pourraient lui servir d’importants sites d’alimentation (Gabbe et al., 2002). La Paruline azurée utilise également des érables à sucre (Acer saccharum), des frênes blancs (Fraxinus americana), des chênes (Quercus spp.) et des ormes d’Amérique (Ulmus americana) comme perchoirs de chant dans l’est de l’Ontario (Barg et al., 2006). Aux États‑Unis, la Paruline azurée niche sur le chêne blanc (Quercus alba) et l’érable à sucre et évite d’utiliser le chêne rouge (Quercus rubra) et l’érable rouge (Acer rubrum) comme sites de nidification et d’alimentation et comme perchoirs de chant (Buehler et al., 2013).

Les territoires de nidification comportent généralement des arbres de grand diamètre bien espacés et présentent un couvert structurellement complexe (Wood et al., 2013; Boves et al., 2013b). Toutefois, dans l’Indiana, les territoires abritaient des arbres plus petits, peut‑être parce que ces secteurs offrent plus de feuillage pour la recherche de nourriture (Roth et Islam, 2007). Les parcelles et territoires de nidification présentent généralement un couvert forestier plus dense que les sites non utilisés par l’espèce (Carpenter et al., 2011; Nemes et Islam, 2017). En Ontario, les sites préférés présentent un étage dominant (hauteur de plus de 18 m) et un étage moyen (hauteur de 12 à 18 m) denses (Jones et Robertson, 2001). Dans les Appalaches, les mâles préfèrent les forêts à couvert fermé dans les paysages relativement peu boisés et les territoires où le couvert est perturbé (p. ex. les zones ouvertes dans une forêt) dans les paysages très boisés (Boves et al., 2013a). Cette différence pourrait être liée à différents degrés de prédation, de parasitisme de couvée ou de concurrence avec d’autres espèces d’oiseaux, particulièrement le Pioui de l’Est (Contopus virens) et la Paruline à gorge noire (Setophaga virens) (Boves et al., 2013a).

La Paruline azurée a tendance à choisir des territoires éloignés des bordures « abruptes », c.‑à-d. les transitions abruptes entre la forêt et d’autres types d’habitats (Wood et al., 2013). La présence de bordures abruptes peut accroître la prédation et le parasitisme de couvée (Sallabanks et al., 2000). Dans une étude menée en Virginie‑Occidentale, Wood et al. (2006) ont observé que l’abondance de la Paruline azurée augmentait avec la distance jusqu’à 340 m de la lisière de la forêt. Toutefois, les territoires de la Paruline azurée sont souvent associés à des trouées dans le couvert à l’intérieur des forêts (Perkins et Wood, 2014; Roth et Islam, 2007; Wood et al., 2013), où la végétation pourrait être plus productive en raison d’une pénétration accrue de la lumière et de plus fortes teneurs du sol en humidité et en nutriments, et où les insectes proies seraient donc plus abondants (Nemes et Islam, 2017). Le degré d’utilisation des trouées dans le couvert pourrait dépendre de la structure de la forêt et du paysage environnant (Perkins et Wood, 2014). Dans les paysages forestiers relativement intacts, les zones qui ont un sous‑étage dense et un étage dominant peu dense pourraient attirer la Paruline azurée, mais celle‑ci pourrait éviter ces zones perturbées dans les paysages fragmentés (Buehler et al., 2013).

Bien que la Paruline azurée n’utilise pas les forêts mixtes et de conifères pour sa reproduction, des parcelles de forêt de conifères dans une matrice de forêt mixte ou feuillue contribuent au couvert forestier à l’échelle du paysage et réduisent les bordures abruptes. De plus, une étude récente a montré que les territoires de la Paruline azurée se trouvaient plus près de parcelles de forêt de conifères que ce à quoi on s’attendait compte tenu de la disponibilité de l’habitat (Kaminski et Islam, 2013) quoique cette situation pourrait être attribuable à une relation avec d’autres éléments de l’habitat. Il faudrait mener d’autres études à ce sujet. 

Les territoires de la Paruline azurée sont souvent associés à des terrains en pente (Barnes et al., 2016; Boves et al., 2013a; Nemes et Islam, 2017, Roth and Islam, 2007). Les pentes pourraient favoriser une structure plus diversifiée de la végétation en permettant à la lumière de pénétrer sous le couvert (Nemes et Islam, 2017) ou elles pourraient abriter proportionnellement plus d’arbres dont la hauteur dépasse la hauteur moyenne du couvert que les terrains plats. Dans les territoires, les parcelles de nidification se trouvent plus souvent sur des crêtes et au fond de vallées que sur des terrains à mi‑pente (Nemes et Islam, 2017).

On en sait moins sur l’habitat utilisé par la Paruline azurée pendant ses migrations, mais on a trouvé l’espèce le long des côtes de l’Amérique centrale, dans des forêts matures primaires et secondaires et dans des plantations rustiques de caféiers sous ombrage (Welton et al., 2012; Buehler et al., 2013). L’espèce passe l’hiver dans les Andes à des altitudes variant de 850 à 2 000 m (Fundación ProAves et al., 2010), dans des forêts matures, peu perturbées, de feuillus à feuilles persistantes, mais aussi dans des forêts secondaires et des plantations rustiques de caféiers, de cardamomes et de cacaoyers à l’ombre d’arbres indigènes laissés sur pied (COSEWIC, 2010; Colorado et al., 2012; Buehler et al., 2013).

La Paruline azurée semble être exclusivement insectivore durant la période de reproduction, mais elle consomme aussi du nectar hors de cette période (COSEWIC, 2010).

Facteurs limitatifs

L’espèce pourrait être limitée par des facteurs intrinsèques comme la grande fidélité au siteFootnote 7, la connectivité migratoireFootnote 8 et les voies de migration sur de longues distances. Les adultes sont très fidèles au site (Jones et al., 2004; Barg et al., 2005, 2006) et ne réagissent pas nécessairement à la dégradation de l’habitat dans un site de reproduction donné en se déplaçant dans un habitat plus convenable (COSEWIC 2003). L’espèce se reproduirait ainsi dans de l’habitat sous‑optimal, ce qui pourrait réduire sa productivité. La connectivité migratoire mise en évidence chez la Paruline azurée pourrait nuire à sa conservation, car un déclin de l’espèce dans une aire d’hivernage accentuerait probablement son déclin dans l’aire de reproduction correspondante, et vice versa (Jones et al., 2008). La migration serait une période de forte mortalité pour l’espèce et d’autres parulines (Jones et al., 2004; Sillett et Holmes, 2002). Étant donné la distance de migration relativement grande et les longues périodes de migration au printemps (2 mois) et à l’automne (4 mois), la Paruline azurée est soumise à des périodes prolongées de stress physiologique élevé et d’exposition accrue à la prédation (Hamel, 2000; COSEWIC, 2010).

La population canadienne pourrait également être limitée par sa dépendance à l’égard de l’immigration à partir des populations voisines. Au moins une localité de l’est de l’Ontario ne produit peut‑être pas suffisamment d’individus pour maintenir une population stable et pourrait dépendre de l’immigration d’autres localités (Jones et al., 2004). Il y a toujours un flux génétique entre les populations du Canada et des États‑Unis (Veit et al., 2005; Deane et al., 2013), mais la possibilité d’immigration de source externe diminue avec le déclin de la population mondiale (Buehler et al., 2008; COSEWIC, 2010). La sensibilité à la superficie de l’habitat pourrait être un autre facteur limitatif pouvant rendre les populations non viables. En effet, la Paruline azurée est peut‑être moins productive dans les paysages à faible couvert forestier, mais elle peut s’accommoder de petites parcelles de forêt proches les unes des autres si le couvert forestier est élevé à l’échelle du paysage (Buehler et al., 2008; Thompson et al., 2012; Wood et al., 2013).

4. Menaces

4.1 Évaluation des menaces

L’évaluation des menaces pesant sur la Paruline azurée se fonde sur le système unifié de classification des menaces de l’IUCN-CMP (Union internationale pour la conservation de la nature-Partenariat pour les mesures de conservation) (Salafsky et al., 2008). Les menaces sont définies comme étant les activités ou les processus immédiats qui ont entraîné, entraînent ou pourraient entraîner la destruction, la dégradation et/ou la détérioration de l’entité évaluée (population, espèce, communauté ou écosystème) dans la zone d’intérêt (mondiale, nationale ou infranationale). Ce processus d’évaluation ne tient pas compte des facteurs limitatifs. Aux fins de l’évaluation des menaces, seulement les menaces présentes et futures qui devraient toucher la population au cours des dix prochaines années sont considérées. Les menaces historiques, les effets indirects ou cumulatifs des menaces ou toute autre information pertinente qui aiderait à comprendre la nature des menaces sont présentés dans la section Description des menaces.

La portée et la gravité de nombreuses menaces, particulièrement dans les aires d’hivernage, sont inconnues. D’autres études sont nécessaires pour déterminer l’impact relatif des menaces dans les aires de reproduction et d’hivernage qui pèsent sur la population canadienne de Parulines azurées.

L’impact de chaque menace qui pèse sur l’espèce est faible ou inconnu, mais l’effet cumulatif de ces menaces devrait avoir un impact beaucoup plus important sur la population. Par exemple, si la perte et la dégradation de l’habitat dans les aires d’hivernage sont considérées comme les principales menaces qui pèsent sur la Paruline azurée (COSEWIC, 2010), les activités individuelles responsables de cette déforestation (p. ex. agriculture, conversion en pâturage ou foresterie) ont chacune une portée relativement limitée, et par conséquent un impact estimé faible.

Tableau 1. Évaluation du calculateur de menaces pour la Paruline azurée
Menace Nombre de la menacea Description de la menace Impactb Portéec Gravitéd Immédiatetée
1. Développement résidentiel et commercial 1.1 Zones résidentielles et urbaines Faible Petite Extrême-élevée Élevée
1. Développement résidentiel et commercial 1.2 Zones commerciales et industrielles Faible Petite Extrême-élevée Élevée
2. Agriculture et aquaculture 2.1 Cultures annuelles et pérennes de produits autres que le bois Faible Petite Élevée Élevée
2. Agriculture et aquaculture 2.3 Élevage de bétail Inconnu Inconnue Extrême-élevée Élevée
4. Corridors de transport et de service 4.2 Lignes de services publics Inconnu Généralisée Inconnue Élevée
5. Utilisation des ressources biologiques 5.3 Exploitation forestière et récolte du bois Faible Petite Élevée Élevée
7. Modifications des systèmes naturels 7.3 Autres modifications de l’écosystème Inconnu Généralisée Inconnue Élevée
8. Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques 8.1 Espèces exotiques (non indigènes) envahissantes Inconnu Inconnue Inconnue Inconnue
8. Espèces et gènes envahissants ou autrement problématiques 8.2 Espèces indigènes problématiques Inconnu Restreinte Inconnue Élevée
11. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents 11.1 Déplacement et altération de l’habitat Inconnu Grande-petite Inconnue Modérée
11. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents 11.3 Températures extrêmes Inconnu Grande-petite Inconnue Élevée
11. Changements climatiques et phénomènes météorologiques violents 11.4 Tempêtes et inondations Inconnu Généralisée-grande Inconnue Élevée

a Les numéros renvoient aux menaces de niveau 1 (chiffres entiers) et de niveau 2 (chiffres avec une décimale).

b Impact – Mesure dans laquelle on observe, infère ou soupçonne que l’espèce est directement ou indirectement menacée dans la zone d’intérêt. Le calcul de l’impact de chaque menace est fondé sur sa gravité et sa portée et prend uniquement en compte les menaces présentes et futures. L’impact d’une menace est établi en fonction de la réduction de la population de l’espèce, ou de la diminution/dégradation de la superficie d’un écosystème. Le taux médian de réduction de la population ou de la superficie pour chaque combinaison de portée et de gravité correspond aux catégories d’impact suivantes : très élevé (déclin de 75 %), élevé (40 %), moyen (15 %) et faible (3 %). Inconnu : catégorie utilisée quand l’impact ne peut être déterminé (p. ex. lorsque les valeurs de la portée ou de la gravité sont inconnues); non calculé : l’impact n’est pas calculé lorsque la menace se situe en dehors de la période d’évaluation (p. ex. l’immédiateté est non significative/négligeable ou faible puisque la menace n’existait que dans le passé); négligeable : lorsque la valeur de la portée ou de la gravité est négligeable; n’est pas une menace : lorsque la valeur de la gravité est neutre ou qu’il y a un avantage possible.

c Portée – Proportion de l’espèce qui, selon toute vraisemblance, devrait être touchée par la menace d’ici 10 ans. Correspond habituellement à la proportion de la population de l’espèce dans la zone d’intérêt (généralisée = 71-100 %; grande = 31-70 %; restreinte = 11-30 %; petite = 1-10 %; négligeable < 1 %).

d Gravité – Au sein de la portée, niveau de dommage (habituellement mesuré comme l’ampleur de la réduction de la population) que causera vraisemblablement la menace sur l’espèce d’ici une période de 10 ans ou de 3 générations (extrême = 71-100 %; élevée = 31-70 %; modérée = 11-30 %; légère = 1‑10 %; négligeable < 1 %; neutre ou avantage possible ≥ 0 %).

e Immédiateté – Élevée = menace toujours présente; modérée = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à court terme [< 10 ans ou 3 générations]) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à court terme); faible = menace pouvant se manifester uniquement dans le futur (à long terme) ou pour l’instant absente (mais susceptible de se manifester de nouveau à long terme); non significative/négligeable = menace qui s’est manifestée dans le passé et qui est peu susceptible de se manifester de nouveau, ou menace qui n’aurait aucun effet direct, mais qui pourrait être limitative.

4.2 Description des menaces

La principale menace pour la Paruline azurée est la perte et la dégradation des forêts. Les menaces sont abordées ci-dessous sous chacune des menaces de catégorie 1 qui sont énumérées ici dans l’ordre dans lequel elles sont présentées dans le tableau 1.

Menace 1 (UICN) – Développement résidentiel et commercial

Menaces 1.1 Zones résidentielles et urbaines; 1.2 Zones commerciales et industrielles

La plus grande partie de l’aire de répartition de la Paruline azurée au Canada se trouve dans le sud de l’Ontario, où vit environ 36 % de la population humaine du pays (Statistics Canada, 2017). Dans certaines régions où l’espèce est particulièrement concentrée, la population humaine pourrait augmenter de 35 % d’ici 2041 (Ontario Ministry of Finance, 2016). Au Canada, le développement résidentiel et commercial est la deuxième cause de déforestation après le développement agricole (Masek et al., 2011), et le développement urbain a été identifié comme une cause importante de déforestation dans le sud de l’Ontario (MacIntosh et al., 2014; Ontario Biodiversity Council, 2015). La conversion de boisés de feuillus matures en terres résidentielles entraîne la perte et la fragmentation de l’habitat de la Paruline azurée, deux facteurs de stress qui ont grandement contribué au déclin de l’espèce (COSEWIC, 2010; Environment Canada, 2011). Le développement résidentiel peut également causer la perte et la dégradation de l’habitat de halte migratoire utilisé pendant la migration (Barrow et al., 2005). Cependant, la portée de ces menaces dans l’aire de reproduction canadienne est considérée comme faible, car bon nombre des parcelles forestières matures qui soutiennent actuellement la Paruline azurée se trouvent à l’intérieur d’aires protégées (p. ex. des parcs et des aires de conservation) et ne devraient pas être converties en secteurs résidentiels, commerciaux ou industriels au cours des dix prochaines années.

Menace 2 (UICN) – Agriculture et aquaculture

Menace 2.1 Cultures annuelles et pluriannuelles de produits autres que le bois

L’agriculture représente une menace importante pour l’espèce dans ses sites de reproduction en raison de la conversion de boisés de feuillus matures en terres agricoles, ce qui entraîne la perte et la fragmentation de l’habitat. Au Canada, et particulièrement dans le sud de l’Ontario, l’agriculture est la principale cause de déforestation (Masek et al., 2011; MacIntosh et al.; 2014; Ontario Biodiversity Council, 2015), et le paysage de l’aire de répartition canadienne de la Paruline azurée est dominé par les terres agricoles.

La quantité d’habitat actuellement occupée par la Paruline azurée au Canada qui devrait être convertie en terres agricoles au cours des dix prochaines années est probablement négligeable, ce qui réduit l’impact estimé de cette menace. Cependant, la conversion historique des forêts aux fins de l’agriculture continue probablement d’avoir une incidence sur les populations locales de Parulines azurées au Canada; dans un paysage agricole très fragmenté, les populations de Parulines azurées pourraient ne pas être viables (Buehler et al., 2008).

Dans les aires d’hivernage, l’agriculture (p. ex. les plantations de caféiers de plein soleil, les plantations de bananiers et les pâturages) contribue également à la perte d’habitat et est considérée comme une menace pour la population canadienne de Parulines azurées (COSEWIC, 2010; Environment Canada, 2011). Bien qu’il ait été démontré que les plantations traditionnelles de caféiers sous ombrage fournissent un habitat de qualité dans les aires d’hivernage (Bakermans et al., 2009), la conversion accrue des plantations traditionnelles en plantations plus intensives de caféiers de plein soleil pourrait contribuer à la perte future d’habitat d’hivernage (COSWIC, 2010; Fundación ProAves et al., 2010).

Les forêts montagnardes des Andes septentrionales, où la Paruline azurée a l’habitude d’hiverner, ont connu des taux de déforestation parmi les plus élevés des régions néotropicales, 60 à 90% des Andes septentrionales ayant été déboisées pour répondre à la croissance démographique et agricole (Henderson et al., 1991; Moreno et al., 2006). Les taux de déforestation augmentent à certains endroits. Entre 1990 et 2015, la Colombie a perdu plus de six millions d’hectares de forêt, avec une augmentation de 44 % de la déforestation entre 2015 et 2016 (Murillo‑Sandoval et al., 2018).

La protection de ce qui reste de l’habitat naturel de la Paruline azurée dans l’aire d’hivernage est soit inexistante, soit rarement appliquée (Fundación ProAves et al., 2010).

Menace 2.3 Élevage de bétail

Bien qu’elle ne soit pas préoccupante dans les aires de reproduction, la conversion de l’habitat convenable en pâturage constitue une menace pour la Paruline azurée dans ses aires d’hivernage (Bakermans et al., 2009; COSEWIC, 2010). On estime que 17 % du défrichement dans les contreforts des Andes en Colombie est dû au pâturage du bétail (Murillo-Sandoval et al., 2018). Toutefois, on ne sait pas quelle proportion des individus canadiens qui hivernent sera exposée à cette menace, ce qui donne lieu à une estimation inconnue de la portée et des répercussions.

Menace 4 (UICN) – Corridors de transport et de service

Menace 4.2 Lignes de services publics

Il est bien connu que les structures hautes et éclairées, comme les tours de télécommunication, constituent une menace particulière pour les migrants néotropicaux, en particulier pendant la migration nocturne (Shire et al., 2000; Longcore et al., 2012; idem, 2013). Une étude de 11 ans portant sur une seule tour de télévision en Floride a révélé la mort de 93 Parulines azurées (Stoddard et Norris, 1967). Il a été suggéré que les événements durant la migration ou dans les aires d’hivernage étaient probablement responsables de la plus grande partie de la mortalité des mâles adultes de cette espèce, et que la survie des adultes avait un effet plus important sur le taux de croissance de la population que la fécondité saisonnière (Jones et al., 2004). Comme le nombre de tours de télécommunication et d’autres structures hautes augmente dans l’ensemble de l’aire de répartition de l’espèce, on s’attend à ce que cette menace augmente avec le temps, même si d’autres études sont nécessaires pour déterminer son impact (COSEWIC, 2010).

Menace 5 (UICN) – Utilisation des ressources biologiques

Menace 5.3 Exploitation forestière et récolte du bois

La Paruline azurée utilise de grands peuplements de forêts décidues matures caractérisés par de hauts arbres de grand diamètre. Les pratiques de récolte du bois qui favorisent le maintien de jeunes peuplements (p. ex. la récolte à courte rotation) qui sont équiennes semblent constituer une menace pour l’espèce puisqu’elles réduisent la disponibilité des forêts matures (Buehler et al., 2013). Les coupes au diamètre, qui éliminent la plupart des arbres matures et réduisent le couvert forestier, sont courantes dans la région de conservation des oiseaux no 13 (Grands Lacs et plaine du Saint‑Laurent; Ontario Partners in Flight, 2008). Des études indiquent que l’abondance de la Paruline azurée (p. ex. la densité du territoire) peut en fait être plus élevée dans les peuplements modérément exploités que dans les peuplements non exploités (Boves et al., 2013a; Sheehan et al., 2014; Boves et al., 2015), mais que le succès de reproduction peut être inférieur dans ceux qui ont été exploités (Boves et al., 2013a; Boves et al., 2015). Cela suggère que les peuplements exploités peuvent constituer un « piège écologiqueFootnote 9 » pour la Paruline azurée (Boves et al., 2015). Des densités plus faibles de Parulines azurées ont été observées dans des peuplements fortement exploités (p. ex. coupes à blanc) [Wood et al., 2005]. L’exploitation forestière peut également mener à la fragmentation des forêts, dont il a été démontré qu’elle nuit à cette espèce sensible à la superficie (Buehler et al., 2013). On présume que la portée de cette menace est faible au Canada, car bon nombre des parcelles forestières matures qui continuent de soutenir la Paruline azurée ne sont pas soumises à des activités de récolte; dans la principale population de l’espèce dans la région de Frontenac, l’exploitation forestière a eu un impact minimal sur le couvert forestier ces dernières années (T. Beaubiah, comm. pers., 2017). Cependant, le défrichement historique des forêts pour la récolte pourrait continuer à avoir une incidence sur les populations locales de Parulines azurées au Canada; dans un paysage très fragmenté, les populations de Parulines azurées pourraient ne pas être viables (Buehler et al., 2008).

La portée et l’impact global de cette menace peuvent être plus importants dans les aires d’hivernage de la Paruline azurée. Cependant, bien que la déforestation globale de l’habitat d’hivernage constitue une menace importante, la proportion des pertes forestières dans les aires d’hivernage spécifiquement attribuables aux activités de récolte peut être inférieure à ce qu’elle est pour les autres sources.

Menace 7 (UICN) – Modifications des systèmes naturels

Menace 7.3 Autres modifications de l’écosystème

La réduction de la disponibilité des insectes proies due à l’utilisation de néonicotinoïdes et d’autres insecticides au Canada pourrait potentiellement avoir une incidence sur la Paruline azurée, car cette espèce forestière est souvent présente dans les paysages dominés par des terres agricoles. Les néonicotinoïdes ont une propension à se propager dans l’environnement, et il a été démontré qu’ils ont un effet négatif sur les espèces d’oiseaux insectivores en réduisant l’abondance des proies invertébrées (Hallmann et al., 2014). Mineau et Palmer (2013) ont laissé entendre que les effets des néonicotinoïdes sur les oiseaux pourraient ne pas se limiter à l’échelle des fermes, mais s’étendre probablement à l’échelle des bassins hydrographiques ou des régions; par conséquent, les néonicotinoïdes pourraient avoir des répercussions sur les insectes et les oiseaux vivant à l’extérieur des fermes visées.

Les insectes forestiers non indigènes envahissants et les maladies des arbres qui peuvent causer la perte d’espèces d’arbres importantes (p. ex. chênes) pour la Paruline azurée ont été désignés comme une menace pour l’espèce au Canada (COSEWIC, 2010; Environment Canada, 2011; idem, 2013a; idem, 2013b; idem, 2014a; idem, 2014b). Il s’agit notamment de la spongieuse (Lymantria dispar), de l’agrile du chêne (Agrilus sulcicollis), de l’agrile du frêne (Agrilus planipennis), du longicorne asiatique (Anoplophora glabripennis), du chancre du noyer cendré et de la maladie corticale du hêtre. Le flétrissement du chêne, une maladie fongique qui peut entraîner la défoliation et la mort des espèces de chênes que l’on trouve souvent dans les territoires de la Paruline azurée, a été signalé dans les États adjacents à l’aire de répartition canadienne de la Paruline azurée. D’autres études sont nécessaires pour évaluer l’impact de ces espèces envahissantes non indigènes sur l’habitat de la Paruline azurée. Il est possible que, dans certaines situations, ces ravageurs et maladies puissent créer des trouées dans le couvert qui conviennent à la Paruline azurée.

Tout comme les espèces non indigènes envahissantes mentionnées ci-dessus, les espèces indigènes problématiques qui causent la défoliation du couvert forestier et la perte d’arbres clés peuvent représenter une menace pour la Paruline azurée (Environment Canada, 2011; idem, 2013a; idem, 2013b). Par exemple, des infestations de la livrée des forêts (Malacosoma disstria) entraînant une défoliation modérée à grave se sont produites dans l’aire de répartition de la Paruline azurée au Canada (Ontario Ministry of Natural Resources, 2012). D’autres études sont nécessaires pour évaluer l’impact de cette menace sur la Paruline azurée.

Menace 8 (UICN) – Espèces et gènes envahissants ou problématiques

Menace 8.2 Espèces indigènes problématiques

Plusieurs études ont rapporté des effets négatifs de la prédation des nids (Oliarnyk et Robertson, 1996; Barg et al., 2006; Rogers, 2006; Buehler et al., 2008; Roth et Islam, 2008). Avant l’arrivée des Européens, la communauté de prédateurs dans l’habitat occupé par la Paruline azurée dans l’est de l’Amérique du Nord était probablement très différente de la communauté que l’on trouve aujourd’hui dans les paysages modifiés par les humains. Certains prédateurs indigènes de la Paruline azurée (p. ex. Corneille d’Amérique [Corvus brachyrhynchos], Geai bleu [Cyanocitta cristata], écureuil gris [Sciurus carolinensis], écureuil roux [Tamiasciurus hudsonicus]) peuvent réagir positivement au déboisement forestier et aux activités humaines (p. ex. alimentation) de grande échelle, au moins à une échelle locale. Les taux de prédation des nids de la Paruline azurée peuvent être plus élevés dans les paysages très fragmentés à faible couvert forestier et comptant de grandes superficies d’habitat de bordure (Buehler et al., 2008), surtout par les prédateurs aviaires (Environment Canada, 2013c).

Le Vacher à tête brune est une autre espèce indigène problématique qui est considérée comme une menace pour la Paruline azurée (COSEWIC, 2010; Environment Canada, 2011). La colonisation européenne et le déboisement à grande échelle des forêts ont permis au Vacher à tête brune d’augmenter la taille et la répartition de ses populations, augmentant ainsi l’exposition de la Paruline azurée à la menace du parasitisme des couvées (Environment Canada, 2013a; idem, 2013b). Le parasitisme des nids de la Paruline azurée par le Vacher à tête brune a été signalé à un taux de 18 % dans le sud-ouest de l’Ontario (Peck et James, 1987). Cette menace pourrait être exacerbée par la fragmentation de l’habitat, comme l’ont montré des études sur d’autres espèces d’oiseaux forestiers (p. ex. Robinson et al., 1995; Hochachka et al., 1999; Thompson et al., 2000). Cependant, la gravité de la menace du parasitisme des couvées demeure incertaine. Les populations de Vachers à tête brune ont récemment subi un déclin important dans la majeure partie de leur aire de répartition dans l’est de l’Amérique du Nord (Cox et al., 2012; Sauer et al., 2017). En Ontario, l’espèce a connu un déclin de 4,08 % entre 2005 et 2015 à l’échelle de la province et de 2,58 % dans la région de conservation des oiseaux des Grands Lacs d’aval et de la plaine du Saint-Laurent (Sauer et al., 2017). Les taux de parasitisme des couvées ont diminué considérablement au Missouri entre 1991 et 2010, parallèlement à un déclin des populations (Cox et al., 2012).

Menace 11 (UICN) – Changement climatique et phénomènes météorologiques violents

Menace 11.1 Déplacecement et altération de l’habitat

Les espèces migratrices qui se déplacent sur de longues distances comme la Paruline azurée peuvent être plus vulnérables aux conséquences potentielles des changements climatiques, comme l’évolution du moment de l’émergence des plantes et des insectes (Miller‑Rushing et al., 2008; COSEWIC, 2010). Contrairement aux espèces migratrices qui se déplacent sur de courtes distances, qui peuvent utiliser la température ou des indicateurs liés à la température comme indices pour commencer la migration printanière, les grands migrateurs peuvent se fier à des indices évolutifs ou à des rythmes biologiques internes moins flexibles (Miller‑Rushing et al., 2008). Cela pourrait avoir des conséquences si la végétation et la disponibilité alimentaire maximales le long des routes migratoires et dans les aires de reproduction évoluent au fil du temps (Miller‑Rushing et al., 2008).

Menace 11.3 Températures extrêmes

La survenue de phénomènes graves liés au climat, comme les vagues de froid au début de la période de reproduction de la Paruline azurée, est considérée comme une menace qui peut réduire le succès de nidification de l’espèce (COSEWIC, 2010). Les données sur cet effet font défaut au Canada, mais un taux accru d’échec de nidification en Indiana en 2003 a été attribué aux vagues de froid (Roth et Islam, 2008).

Menace 11.4 Tempêtes et inondations

Les tempêtes de verglas ou les orages qui ont endommagé l’habitat de la Paruline azurée (p. ex. en causant une diminution du feuillage du couvert végétal) ont eu une incidence négative sur l’occurrence, l’abondance et la reproduction de l’espèce au Canada, au moins à court terme (Bannon et Robert, 1996; Jones et al., 2001; Morneau, 2002; Wormington et Huebert, 2008). De même, des déclins locaux à la suite de tempêtes de verglas ont été constatés au Missouri et en Arkansas (Buehler et al., 2013). Compte tenu de la petite taille de la population de Parulines azurées au Canada, les effets de tels phénomènes stochastiques au niveau de la population ne sont pas négligeables (Environment Canada, 2011). L’augmentation de la fréquence et de la gravité des tempêtes dues aux changements climatiques pourrait également accroître l’ampleur de cette menace. Toutefois, il est possible que les dommages causés par les tempêtes de verglas entraînent la formation de trouées dans le couvert forestier qui conviennent à la Paruline azurée, surtout à long terme.

En tant que grand migrateur qui voyage le long du golfe du Mexique ou qui traverse celui‑ci, la Paruline azurée est exposée de façon relativement importante aux tempêtes tropicales, surtout pendant la période de migration automnale.

5. Objectifs en matière de population et de répartition

Le COSEPAC a évalué la Paruline azurée comme étant en voie de disparition en raison de la petite taille de sa population au Canada (c.-à-d. moins de 2 500 individus), de son déclin continu et du fait que plus de 95 % de la population se retrouve dans une seule sous-populationFootnote 10 (COSEWIC, 2010). Des estimations récentes de la taille de la population suggèrent que la population a continué de diminuer, passant d’environ 1 000 individus au Canada à la fin des années 2000 (COSEWIC, 2010) à 327 mâles territoriaux en Ontario (où se trouve la majorité de la population canadienne) en 2018 (M. Burrell, comm. pers. 2018).

Cette espèce a connu des changements importants et largement irréversibles dans une grande partie de son habitat dans de vastes superficies de son aire de reproduction, de migration et d’hivernage, ce qui rend le rétablissement de l’état historique des populations probablement irréalisable. De plus, l’importance relative des facteurs à l’origine des récents déclins de population observés au Canada comporte certaines inconnues. Enfin, les facteurs à l’extérieur du Canada, y compris les tendances démographiques de la population régionale ou continentale et l’impact des menaces liées aux aires de migration et d’hivernage, pourraient avoir un impact plus important sur la population canadienne que les menaces ou la disponibilité de l’habitat au Canada. Toutefois, il pourrait être possible de stabiliser et d’accroître la population au Canada, surtout si l’objectif de Partenaires d’envol de ralentir et d’inverser le déclin de la population continentaleFootnote 11 (Rosenberg et al., 2016) est atteint.

Les objectifs en matière de population et de répartition pour la Paruline azurée au Canada sont les suivants :

Long terme (30 ans)

Court terme (10 ans)

À long terme, l’augmentation de la population au moins jusqu’à la taille de la population récemment connue de 1 000 individus matures (COSEWIC, 2010) et la stabilisation de la population à ce niveau, à tout le moins, contribue au rétablissement à long terme de l’espèce. La réalisation de cet objectif est probablement faisable sur les plans biologique et technique, si l’état de la population régionale ou continentale s’améliore conformément aux objectifs continentaux établis par Partenaires d’envol (Rosenberg et al., 2016). En même temps, le maintien de l’aire de répartition de l’espèce tient compte de la représentativité de la population canadienne, et le maintien ou l’augmentation de la zone d’occupation de l’espèce permettra d’assurer la stabilité de la population.

À court terme, le fait de s’attaquer à la tendance de la population (c.-à-d. mettre fin au déclin) améliorera l’état de la population canadienne de Parulines azurées et répondra au critère selon lequel elle a été évaluée comme étant en voie de disparition par le COSEPAC. Pour atteindre cette portion de l’objectif, il faudra conserver un habitat forestier de grande qualité capable de soutenir des couples reproducteurs productifs qui contribueront à une tendance démographique stable.

Puisque la population canadienne de Parulines azurées se trouve dans la partie nord de l’aire de répartition continentale de l’espèce, et puisque la majeure partie de cette aire de répartition et la vaste majorité de la population continentale se trouvent plus au sud aux États-Unis (figure 1), il est important de noter que les changements dans la population à l’échelle régionale et continentale peuvent avoir un effet important sur le caractère réalisable du rétablissement au Canada. Puisque la population continentale connaît actuellement une tendance à la baisse (Sauer et al., 2017), l’aire de répartition de l’espèce pourrait se contracter, même si un habitat convenable suffisant est disponible au Canada. Dans un tel cas, malgré toutes les mesures décrites dans le présent programme pour s’assurer qu’un habitat convenable suffisant est disponible et que les principales menaces sont atténuées, le nombre de Parulines azurées au Canada pourrait continuer à diminuer.

Les objectifs à court et à long terme en matière de population, y compris les périodes de 10 et 30 ans, sont conformes aux objectifs continentaux établis par Partenaires d’envol (Rosenberg et al., 2016). Puisque l’état de la population canadienne peut être étroitement lié à l’état de la population régionale ou continentale, l’harmonisation des objectifs canadiens avec les objectifs continentaux devrait être ciblée lorsque cela est possible.

6. Stratégies et approches générales pour l’atteinte des objectifs

Un certain nombre d’approches de rétablissement hautement prioritaires ont été décrites dans le présent programme de rétablissement en vue d’atteindre les objectifs en matière de population et de répartition. Pour enrayer le déclin et, en fin de compte, renverser et stabiliser la tendance de la population, trois approches générales devraient être nécessaires : la conservation et la gestion de l’habitat, le suivi et la recherche, et la sensibilisation et la communication.

6.1 Mesures déjà achevées ou en cours

Ontario

Québec

À l’échelle de l’aire de répartition

6.2 Orientation stratégique pour le rétablissement

Tableau 2. Tableau de planification du rétablissement
Stratégie générale pour le rétablissement Menace ou facteur limitatif Prioritéf Description générale des approches de recherche et de gestion
Conservation et gestion de l’habitat 5.3 Élevée
  • Collaborer avec des partenaires de l’industrie (p. ex. l’industrie forestière) afin de formuler et de peaufiner des recommandations en matière d’aménagement forestier pour la Paruline azurée et d’en tenir compte dans les plans d’aménagement des forêts exploitées dans divers paysages de l’aire de reproduction au Canada.
  • Collaborer avec les propriétaires fonciers et d’autres intervenants afin d’élaborer et de peaufiner les recommandations en matière d’aménagement forestier pour la Paruline azurée dans les plans d’aménagement pour les forêts publiques et privées dans divers paysages de l’aire de reproduction au Canada.
Conservation et gestion de l’habitat Tous Élevée
  • Répondre aux besoins de la Paruline azurée dans tout nouveau plan d’aménagement des terres publiques au Canada (aires protégées, parcs, etc.) ou toute mise à jour qui soutient les populations, et tenir compte des recommandations appropriées en matière d’aménagement forestier, le cas échéant.
  • Tenir compte des besoins en habitat de la Paruline azurée dans les initiatives d’aménagement forestier à l’échelle du paysage qui tiennent compte des besoins de multiples espèces en péril et les mettent en équilibre.
Conservation et gestion de l’habitat 1.1, 1.2, 2.1, 5.3, 7.3 Élevée
  • Cerner les possibilités de ralentir ou d’arrêter la perte du couvert forestier décidu dans les paysages où la Paruline azurée se reproduit.
  • Faciliter la conservation des principaux sites de reproduction au Canada qui ne sont pas encore conservés (p. ex. par l’acquisition, des mesures d’intendance ou des partenariats avec des organismes de conservation), dans la mesure du possible.
Conservation et gestion de l’habitat 1.1, 1.2, 2.1, 5.3, 7.3 Élevée
  • Promouvoir l’utilisation de feuillus aux fins de reboisement, lorsque cela est possible et approprié, pour a) augmenter la taille des parcelles forestières existantes et b) accroître la couverture forestière dans les paysages où la Paruline azurée se reproduit.
Suivi et recherche Lacunes dans les connaissances Moyenne
  • Poursuivre les projets d’atlas des oiseaux nicheurs en Ontario et au Québec afin d’obtenir régulièrement des renseignements sur l’état et la répartition des populations dans l’ensemble de l’aire de répartition.
  • Mener des relevés périodiques ou continus à l’échelle de l’aire de répartition à l’extérieur des projets d’atlas, en tenant compte des programmes existants (p. ex. le Programme de surveillance des oiseaux forestiers) lorsque cela est possible et approprié, pour s’assurer a) que les changements dans l’état et la répartition des populations peuvent être évalués en utilisant des périodes plus courtes (p. ex. tous les cinq ou dix ans), et b) qu’il existe suffisamment de renseignements pour les futures mises à jour de l’habitat essentiel (voir tableau 3, section 7.2) et inclure le suivi de l’habitat disponible et de la couverture terrestre lorsque possible.
  • Peaufiner et compiler les connaissances géographiques des populations, de l’habitat et du régime foncier au Canada.
Suivi et recherche 5.3 Lacunes dans les connaissances Élevée
  • Effectuer des recherches à l’échelle du paysage et sur les effets de la taille des parcelles forestières sur l’occupation, la productivité et la survie de la Paruline azurée au Canada; les résultats de ces études peuvent être utilisés pour éclairer les futures initiatives de conservation et les mises à jour de l’habitat essentiel; lorsque disponibles, intégrer les données du programme Monitoring Avian Productivity and Survivorship (MAPS) aux analyses.
  • Étudier la réaction des populations nicheuses (répartition, densité et productivité) aux activités de conservation et aux pratiques sylvicoles dans divers paysages du Canada; examiner et tenir compte des résultats provenant d’autres zones ou études existantes lorsque cela est possible.
  • Mener des recherches pour déterminer l’importance relative des menaces qui pèsent sur la Paruline azurée au Canada, afin que les ressources de conservation de cette espèce puissent être utilisées de façon efficace.
Suivi et recherche Tous Élevée
  • Collaborer avec des chercheurs et des organisations internationales afin d’évaluer et d’atténuer les menaces auxquelles font face les populations canadiennes de Parulines azurées, y compris celles des aires d’hivernage et des routes migratoires.
Suivi et recherche Lacunes dans les connaissances Moyenne
  • Déterminer ou élaborer des modèles pour mesurer les changements dans l’aire de répartition de l’espèce (en remplaçant ou en complétant la zone d’occurrence au besoin).
Suivi et recherche Lacunes dans les connaissances Moyenne
  • Réduire les lacunes dans les connaissances démographiques et améliorer la capacité de suivi des tendances de l’habitat et des populations et d’estimation de la taille des populations dans les aires de reproduction à des échelles spatiales appropriées.
  • Établir des cibles quantitatives en matière de population et de répartition (p. ex. des cibles de population précises sur le plan géographique) et des cibles en matière de taux démographiques lorsque cela est possible.
Sensibilisation et communication Tous Moyenne
  • Assurer la participation du Canada aux groupes de travail internationaux qui ciblent les mesures de conservation de la Paruline azurée dans ses aires de reproduction, de migration et d’hivernage.
Sensibilisation et communication 5.3 Élevée
  • Promouvoir des régimes d’exploitation compatibles avec la Paruline azurée et des recommandations en matière d’aménagement forestier dans les boisés publics et privés.
Sensibilisation et communication Tous Moyenne
  • Promouvoir et discuter du statut, de la conservation et de la gestion avec d’autres gouvernements, organismes de conservation, gestionnaires forestiers et propriétaires fonciers, et promouvoir des stratégies de gestion de l’habitat à usages multiples compatibles avec les besoins de la Paruline azurée et d’autres espèces forestières matures.

f « Priorité » reflète l’ampleur dans laquelle la stratégie générale contribue directement au rétablissement de l’espèce ou est un précurseur essentiel à une approche qui contribue au rétablissement de l’espèce.

6.3 Commentaires à l’appui du tableau de planification du rétablissement

Le rétablissement de la Paruline azurée nécessitera l’engagement et la collaboration des instances internationales, fédérales et provinciales, des peuples autochtones, des collectivités locales, des propriétaires fonciers, de l’industrie et des autres parties intéressées. Le tableau de planification du rétablissement définit des approches qui s’inscrivent dans trois stratégies générales (conservation et gestion de l’habitat, suivi et recherche, et sensibilisation et communication), qui visent à améliorer l’état de la population régionale ou continentale, à accroître la productivité des populations canadiennes et à gérer les causes de mortalité élevée en dehors de la période de reproduction.

Étant donné que la population canadienne de Parulines azurées dépend probablement de l’immigration (COSEWIC, 2010), la capacité d’assurer sa stabilité est probablement réduite sans une population régionale ou continentale améliorée. L’amélioration de l’état de la population régionale ou continentale augmentera les chances que les populations canadiennes locales puissent être maintenues grâce à l’immigration pendant que des mesures sont prises pour contrer les menaces locales. Des approches qui appuient les mesures de conservation à l’échelle régionale ou continentale devraient être entreprises dans la mesure du possible.

Les données suggèrent que, même si la population de l’est de l’Ontario est actuellement stable, le taux de reproduction pourrait ne pas être suffisant pour compenser la mortalité des adultes (Jones et al., 2004a; Buehler et al., 2008). Plus particulièrement, une augmentation du nombre de descendants peut être nécessaire pour assurer la stabilité d’une population locale. Pour assurer la stabilité de la population canadienne, il pourrait être nécessaire d’améliorer les conditions dans les aires de reproduction, y compris la qualité et la quantité de l’habitat de reproduction, et de contrer d’autres menaces locales.

En plus d’un faible taux de reproduction, la mortalité élevée chez les adultes, surtout en dehors de la période de reproduction, peut limiter la capacité d’atteindre une population stable au Canada (COSEWIC, 2010). Il faudra probablement travailler avec des partenaires et appuyer des projets qui s’attaquent aux menaces dans l’aire de répartition hors reproduction (c.-à-d. migration et hivernage) pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition.

En plus de ces approches générales, la recherche et le suivi seront nécessaires pour s’assurer que les lacunes dans les connaissances qui limitent la capacité d’orienter et d’évaluer les mesures de conservation sont comblées.

7. Habitat essentiel

7.1 Désignation de l’habitat essentiel de l’espèce

L’habitat essentiel est l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement de l’espèce. L’alinéa 41(1)c) de la Loi sur les espèces en péril exige que les programmes de rétablissement comprennent une désignation de l’habitat essentiel de l’espèce, dans la mesure du possible, ainsi que les activités risquant d’entraîner la destruction de cet habitat.

Au Canada, la persistance de la Paruline azurée dépend probablement d’une superficie plus grande que celle occupée par les individus de l’espèce. Elle exige des caractéristiques écologiques ou paysagères qui favorisent et maintiennent les caractéristiques biophysiquesFootnote 15 utilisées par l’oiseau et qui permettent aux processus naturels liés à la dynamique des populations et à la reproduction d’avoir lieu. Étant donné que la taille minimale des parcelles forestières pour la Paruline azurée nicheuse semble dépendre de la quantité de couvert forestier à l’échelle du paysage (Wood et al., 2013), l’habitat nécessaire à la survie ou au rétablissement devrait nécessiter des considérations à l’échelle du paysage, et la quantité et la configuration de l’habitat essentiel à l’échelle locale peuvent dépendre de la composition du paysage environnant.

Même si l’espèce occupe parfois de petites parcelles forestières, cela ne se produit habituellement que dans les paysages dominés par la forêt (Wood et al., 2013). Comme l’indique la section 3.3, l’importance du couvert forestier à l’échelle du paysage a été démontrée à de multiples échelles dans l’aire de répartition de la Paruline azurée, dont 1 km (Rodewald, 2004Footnote 16) et 10 km (Thompson et al., 2012). Cependant, les besoins forestiers à l’échelle du paysage de la Paruline azurée au Canada ne sont pas bien compris, et d’autres études sont nécessaires pour déterminer une superficie minimale d’habitat essentiel à maintenir à cette échelle du paysage au pays. Bien que des individus reproducteurs aient été observés dans des parcelles forestières d’une superficie aussi faible que 10 ha dans les paysages forestiers de l’est de l’Ontario (COSEWIC, 2010; Jones, comm. pers., 2019), il est peu probable que des parcelles isolées de cette taille puissent soutenir une population canadienne stable d’au moins 1 000 individus matures, particulièrement dans les secteurs dominés par l’agriculture.  Par conséquent, l’habitat essentiel de la Paruline azurée au Canada comprend la parcelle d’habitat nécessaire à l’accomplissement de ses activités de reproduction ainsi que l’habitat forestier environnant, afin d’assurer que la couverture forestière adjacente contribuant à la qualité des parcelles occupées soit maintenue. Un calendrier d’études (section 7.2) a été élaboré afin de fournir l’information nécessaire pour achever la désignation de l’habitat essentiel qui sera suffisant pour atteindre les objectifs en matière de population et de répartition. Entre-temps, et en l’absence de besoins confirmés à l’échelle du paysage propres au Canada pour la Paruline azurée, un rayon de 1 km est utilisé pour l’habitat essentiel dans le présent programme de rétablissement. Ce rayon englobe les parcelles d’habitat utilisées directement pour les activités de reproduction ainsi que les zones de couverture forestière continue à proximité qui contribuent au caractère convenable de ces parcelles.

L’habitat essentiel de la Paruline azurée au Canada est désigné comment étant l’étendue des caractéristiques biophysiques (voir la section 7.1.2) là où ces caractéristiques se trouvent dans les zones renfermant l’habitat essentiel décrit à la section 7.1.1 (annexe A – figures A-1 à A-9).

Pour obtenir plus d’information sur la désignation de l’habitat essentiel, veuillez communiquer avec Environnement et Changement climatique Canada – Service canadien de la faune, à ec.planificationduretablissement‑recoveryplanning.ec@canada.ca.

7.1.1 Zones qui renferment l’habitat essentiel

Les zones qui renferment l’habitat essentiel sont délimitées en fonction de l’application séquentielle et additive des éléments suivants :

  1. les sites ayant fait l’objet d’une confirmation de la nidificationFootnote 17 au cours d’une année quelconque de 2009 à 2018 ou d’une occupation sur plusieurs années démontréeFootnote 18 (c.‑à‑d. avec des observations faites durant la période de reproductionFootnote 19 au cours de trois années distinctes entre 2009 et 2018Footnote 20);
  2. l’habitat boisé contigu dans un rayon de 1 km autour des sites décrits au point 1Footnote 21.

Les mentions de reproduction confirmées ou une occupation sur plusieurs années démontrée ont été utilisées pour désigner les sites qui sont importants pour la Paruline azurée au Canada et qui devraient être nécessaires à la survie et au rétablissement de l’espèce. Il est souvent difficile de confirmer les mentions de reproduction de la Paruline azurée en raison de la difficulté d’observer les individus et les nids haut dans le feuillage des arbres. Dans le deuxième Atlas des oiseaux nicheurs de l’Ontario, la reproduction n’a été confirmée que dans 9 des 86 carrés de l’atlas où la Paruline azurée a été détectée – et plusieurs de ces confirmations ont été faites par des équipes étudiant l’espèce (Francis, 2007). Pour cette raison, toutes les observations (y compris les observations possibles, probables et confirmées) au cours de la période de reproduction sont utilisées pour déterminer l’occupation sur plusieurs années comme cela est décrit ci‑dessus.

7.1.2 Caractéristiques biophysiques de l’habitat essentiel

Dans les zones qui renferment l’habitat essentiel, les sites présentant les caractéristiques biophysiques suivantes sont désignés comme étant l’habitat essentiel. Les caractéristiques biophysiques sont regroupées dans deux catégories  qui soutiennent les populations nicheuses locales de Parulines azurées : l’habitat de reproduction et la matrice forestière à l’échelle du paysage.

  1. Habitat de reproduction (y compris la parade nuptiale, la défense du territoire, la nidification et la recherche de nourriture)
    • Forêt décidue avec les caractéristiques suivantesFootnote 22 :
      • Présence d’arbres de grand diamètreFootnote 23 (c.‑à‑d. ≥ 38cm); et
      • Surface terrière ≥ 23 m2/ha; et
      • Présence de trouées dans le couvert (trouées typiquement de 40 à 100 m2, à des densités d’environ une trouée par 0,5 ha).
  2. Ou

  3. Matrice forestière à l’échelle du paysage
    • Forêt décidue, mixte ou de conifères

Étant donné que la probabilité de reproduction de la Paruline azurée est associée à l’interaction entre la qualité de l’habitat à l’échelle locale et la qualité de l’habitat à l’échelle du paysage (Wood et al., 2013), il est important de tenir compte des deux échelles pour définir les caractéristiques de l’habitat convenable.

Bien que les forêts mixtes ou de conifères ne soient pas utilisées par la Paruline azurée pour la reproduction, ces types de forêts à l’échelle locale contribuent au couvert forestier à l’échelle du paysage et réduisent les « bordures abruptes » (p. ex. les bordures entre les forêts et les terres agricoles), ce qui peut réduire la prédation et le parasitisme (voir la discussion dans Sallabanks et al., 2000). De plus, une étude récente a révélé que les territoires de la Paruline azurée étaient situés plus près des parcelles de forêts de conifères que prévu selon la disponibilité (Kaminski et Islam, 2013), bien que cela puisse être dû à une corrélation avec d’autres caractéristiques de l’habitat – une étude plus approfondie est nécessaire. Même si la valeur relative des parcelles de forêts mixtes et de forêts de conifères pour la Paruline azurée à l’échelle du paysage est en grande partie inconnue, ces types de forêts sont inclus dans les caractéristiques biophysiques comme approche de précaution qui sert à maintenir le couvert forestier à l’échelle du paysage et à fournir une bande tampon pour les autres types d’habitats convenables.

7.2 Calendrier des études visant à désigner l’habitat essentiel

Tableau 3. Calendrier des études pour la désignation de l’habitat essentiel
Description de l’activité Justification Échéancier
1. Élaborer, peaufiner et mettre à l’essai des modèles d’habitat conjointement avec des études de productivité (voir le tableau 6.2) pour déterminer la taille et la configuration de l’habitat à l’échelle du paysage qui est nécessaire pour soutenir les populations locales dans divers paysages. Intégrer les résultats d’autres domaines ou d’études existantes, dans la mesure du possible.> Il y a actuellement des inconnues quant à la quantité, au type et à la configuration de l’habitat nécessaire pour soutenir des populations locales productives dans divers paysages forestiers du Canada. 2020 à 2026
2. Obtenir des observations à jour à partir des relevés et des mesures de suivi décrites au tableau 6.2 pour délimiter les sites de reproduction importants au Canada. Il y a de nombreux sites dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne pour lesquels on manque d’observations exactes, précises et récentes. 2020 à 2026
3. À l’aide des résultats de l’activité 1, déterminer les principales caractéristiques du paysage et les configurations des parcelles d’habitat qui sont nécessaires pour soutenir les populations locales dans l’ensemble de l’aire de répartition canadienne, et utiliser ces résultats pour mettre à jour l’approche pour l’habitat essentiel, au besoin. Une fois que l’on connaîtra les exigences en matière d’habitat dans divers paysages, il faudra procéder à des analyses pour désigner l’habitat nécessaire à l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition.  2026 à 2027

7.3 Activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel

La compréhension de ce qui constitue la destruction de l’habitat essentiel est nécessaire à la protection et à la gestion de cet habitat. La destruction est déterminée au cas par cas. On peut parler de destruction lorsqu’il y a dégradation d’un élément de l’habitat essentiel, soit de façon permanente ou temporaire, à un point tel que l’habitat essentiel n’est plus en mesure d’assurer ses fonctions lorsque l’espèce en a besoin. La destruction peut découler d’une activité unique à un moment donné ou des effets cumulés d’une ou de plusieurs activités au fil du temps.

Les activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel de la Paruline azurée comprennent, sans toutefois s’y limiter, celles qui sont décrites dans le tableau 4.

Tableau 4. Exemples d’activités susceptibles d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel
Description de l’activité Description de l’effet relatif à la perte de fonction de l’habitat essentiel Détails de l’effet
Enlèvement des zones boisées (développement, construction de routes, défrichage pour l’agriculture, etc.) L’enlèvement d’une zone boisée élimine, entièrement ou en partie, l’écosystème ou le paysage dont l’espèce a besoin pour sa survie, y compris les éléments de l’habitat qui sont utilisés pour la reproduction et l’alimentation.

Si cette activité se produit dans l’habitat essentiel, à n’importe quel moment de l’année, les effets seront directs et entraîneront certainement la destruction de l’habitat essentiel.

Une légère récolte sélective des arbres au moyen des pratiques exemplaires de gestion pour cette espèce (Stewart, 2017) pourrait éviter la destruction de l’habitat essentiel.

L’enlèvement d’un nombre limité d’arbres, donnant lieu à des trouées dans le couvert de moins de 100 m2 à des densités ne dépassant pas une trouée par 0,5 ha, ne devrait pas être considéré comme une destruction de l’habitat essentiel, sauf dans les cas où des feuillus de grand diamètre sont enlevés (voir ci‑après; Stewart, 2017).

Dans les forêts mixtes et de conifères, seules les activités qui entraînent l’élimination complète d’une zone boisée devraient être considérées comme une destruction de l’habitat essentiel. Les coupes d’éclaircie visant à faciliter le rétablissement des forêts de feuillus indigènes ne doivent pas être considérées comme une destruction de l’habitat essentiel.

Récolte forestière donnant lieu à des conditions non convenables dans les forêts/peuplements. La modification d’une zone forestière élimine, en tout ou en partie, les caractéristiques de l’écosystème sur lesquelles l’espèce compte pour sa survie, y compris les éléments de l’habitat qui servent à la reproduction et à l’alimentation.

Les activités de récolte dans l’habitat essentiel de la Paruline azurée devraient être évaluées au cas par cas. Une légère récolte sélective des arbres au moyen des pratiques exemplaires de gestion pour cette espèce (Stewart, 2017) pourrait éviter la destruction de l’habitat essentiel.

Dans les forêts mixtes et de conifères, seules les activités qui entraînent l’élimination complète d’une zone boisée (voir ci-dessus) devraient être considérées comme une destruction de l’habitat essentiel. La récolte qui permet de conserver la superficie globale de ces types de couverture forestière ne constitue vraisemblablement pas une destruction de l’habitat essentiel.

Enlèvement de feuillus de grand diamètre (DHP ≥ 38 cm; Stewart, 2017). La modification d’une zone forestière élimine, en tout ou en partie, les caractéristiques de l’écosystème sur lesquelles l’espèce compte pour sa survie, y compris les éléments de l’habitat qui servent à la reproduction et à l’alimentation.

Si cette activité se produit dans l’habitat essentiel, à n’importe quel moment de l’année, les effets seront directs et entraîneront certainement la destruction de l’habitat essentiel.

Cette activité ne concerne que les peuplements de feuillus.

Création/maintien d’habitat de bordure dans les forêts par la création ou le maintien de sentiers, de chemins de débardage, de lignes de services publics ou d’autres aménagements qui donnent lieu à des conditions non convenables dans la forêt/les peuplements. La modification d’une zone forestière élimine, en tout ou en partie, les caractéristiques de l’écosystème sur lesquelles l’espèce compte pour sa survie, y compris les éléments de l’habitat qui servent à la reproduction et à l’alimentation. Les altérations de l’habitat pourraient devenir permanentes et irréversibles.

Si cette activité se produit dans l’habitat essentiel, à n’importe quel moment de l’année, les effets seront directs. L’enlèvement d’un nombre limité d’arbres, donnant lieu à des trouées dans le couvert de moins de 100 m2 à des densités ne dépassant pas 1 trouée par 0,5 ha, ne devrait pas être considéré comme une destruction de l’habitat essentiel, sauf dans les cas où des feuillus de grand diamètre sont enlevés (Stewart, 2017). La destruction sera déterminée au cas par cas.

Cette activité ne concerne que les peuplements de feuillus.

Comme les routes et les lignes de services publics existantes ne sont pas incluses dans les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2., l’entretien des routes et lignes de services publics existantes n’est pas considéré comme une activité susceptible d’entraîner la destruction de l’habitat essentiel, tant que la densité des arbres le long des routes et des corridors n’est pas réduite.

8. Mesure des progrès

Les indicateurs de rendement présentés ci-dessous proposent un moyen de définir et de mesurer les progrès vers l’atteinte des objectifs en matière de population et de répartition. Les progrès précis réalisés en vue de la mise en œuvre du programme de rétablissement seront mesurés par rapport aux indicateurs définis dans les plans d’action ultérieurs.

Le succès de la mise en œuvre du programme de rétablissement sera évalué au moyen des indicateurs de rendement suivants :

9. Énoncé sur les plans d’action

Un ou plusieurs plans d’action visant la Paruline azurée seront élaborés d’ici décembre 2025. Les plans d’action multi-espèces de Parcs Canada indiquent les mesures de rétablissement propres aux parcs nationaux et aux lieux patrimoniaux nationaux où l’espèce est présente (une liste des plans d’action multi-espèces actuels, y compris ceux qui portent sur la Paruline azurée, est présentée dans la section relative aux documents du Registre public des espèces en péril).

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Sheehan, J., P.B. Wood, D.A. Buehler, P.D. Keyser, J.L. Larkin, A.D. Rodewald, T.B. Wigley, T.J. Boves, G.A. George, M.H. Bakermans, T.A. Beachy, A. Evans, M.E. McDermott, F.L. Newell, K.A. Perkins et M. White. 2014. Avian response to timber harvesting applied experimentally to manage cerulean warbler breeding populations. Forest Ecology and Management 321: 5-18.

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Wormington, A. et C. Huebert. 2008. Managed Area Element Status Assessment, Cerulean Warbler, Point Pelee National Park.

Annexe A : Habitat essentiel de la Paruline azurée

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-1. Habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Bruce, en Ontario. La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant l’habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Bruce, en Ontario. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage de 1 km x 1 km. L’habitat essentiel est entouré par le lac Huron.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Bruce county Ontario = Comté de Bruce, Ontario
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
1 x 1 km standardized UTM grid squares within which critical habitat is found = Carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km renfermant de l’habitat essentiel
Lake Huron = Lac Huron
Owen Sound = Bras Owen
UTM Zone 17 = Zone UTM 17
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
W (west) = O (ouest)

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-2. Habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Norfolk, en Ontario. La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant l’habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Norfolk, en Ontario. On compte quatre zones d’habitat essentiel dans ce comté. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage de 1 km x 1 km. Il se situe à proximité du lac Érié.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Norfolk county Ontario = Comté de Norfolk, Ontario
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
1 x 1 km standardized UTM grid squares within which critical habitat is found = Carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km renfermant de l’habitat essentiel
Lake Erie = Lac Érié
UTM zone 17 = Zone UTM 17
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
W (west) = O (ouest)

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-3. Habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Peterborough, en Ontario. La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant l’habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Peterborough, en Ontario. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage de 1 km x 1 km. Il se situe à proximité du parc provincial Wolf Island.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Peterborough County Ontario = Comté de Peterborough, Ontario
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
1 x 1 km standardized UTM grid squares within which critical habitat is found = Carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km renfermant de l’habitat essentiel
Lake Erie = Lac Érié
UTM zone 17 = Zone UTM 17
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
W (west) = O (ouest)
Wolf Island Provincial Park = Parc provincial Wolf Island

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-4. Habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Lanark, en Ontario. La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant l’habitat essentiel de la Paruline azurée dans le comté de Lanark, en Ontario. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage de 1 km x 1 km. Il se situe à proximité du lac Big Rideau et de Brockville, en Ontario.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Lanark County Ontario = Comté de Lanark, Ontario
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
1 x 1 km standardized UTM grid squares within which critical habitat is found = Carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km renfermant de l’habitat essentiel
UTM zone 18 = Zone UTM 18
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
W (west) = O (ouest)

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-5. Habitat essentiel de la Paruline azurée dans Frontenac, en Ontario. La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant les deux zones d’habitat essentiel de la Paruline azurée dans Frontenac, en Ontario. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage de 1 km x 1 km. L’une des zones d’habitat essentiel se situe à proximité du lac Devil, et l’autre, du lac Opinicon.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Frontenac Ontario = Frontenac, Ontario
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
1 x 1 km standardized UTM grid squares within which critical habitat is found = Carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km renfermant de l’habitat essentiel
Lake Erie = Lac Érié
UTM zone 18 = Zone UTM 18
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
W (west) = O (ouest)

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-6. Habitat essentiel de la Paruline azurée dans Leeds–Grenville, en Ontario. La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 1 km x 1 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant les deux zones d’habitat essentiel de la Paruline azurée dans Leeds‑Grenville, en Ontario. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage de 1 km x 1 km. L’une des zones d’habitat essentiel se situe à proximité du lac Charleston, et l’autre, du ruisseau Morton.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Leeds Grenville Ontario = Leeds–Grenville, Ontario
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
1 x 1 km standardized UTM grid squares within which critical habitat is found = Carrés du quadrillage UTM de référence de 1 km × 1 km renfermant de l’habitat essentiel
UTM zone 18 = Zone UTM 18
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
W (west) = O (ouest)

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-7. Habitat essentiel de la Paruline azurée au Québec (vue d’ensemble). Les carrés du quadrillage UTM de 10 km x 10 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant un aperçu des zones d’habitat essentiel de la Paruline azurée au Québec. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage UTM de 10 km x 10 km. L’une des zones d’habitat essentiel se situe en partie à Gatineau, au Québec, et l’autre se trouve à proximité du lac Champlain et de Plattsburgh, dans l’État de New York.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Quebec = Québec
QC-Overview = Qc – Vue d’ensemble
Legend = Légende
10 x 10 km standardized UTM grid squares = Carrés du quadrillage UTM de référence de 10 km × 10 km
Lake Ontario = Lac Ontario
UTM zone 18 = Zone UTM 18
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
Adirondack Mountains = Adirondacks
Lake Champlain = Lac Champlain
W (west) = O (ouest)

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-8. Habitat essentiel de la Paruline azurée au Québec (QC-01). La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 10 km x 10 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte donnant un aperçu des zones d’habitat essentiel de la Paruline azurée au Québec. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage UTM de 10 km x 10 km. Il se situe à proximité de Gatineau, de Chelsea, de Hallow Glen et de Luskville, au Québec, et du lac Ontario.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Quebec = Québec
QC-01 = Qc – 01
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
10 x 10 km standardized UTM grid squares = Carrés du quadrillage UTM de référence de 10 km × 10 km
UTM zone 18 = Zone UTM 18
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
Adirondack Park = Parc des Adirondacks
W (west) = O (ouest)

Carte, description longue ci-dessous.
Figure A-9. Habitat essentiel de la Paruline azurée au Québec (QC-02). La zone renfermant de l’habitat essentiel, tel que décrit à la section 7.1, est représentée par l’unité ombragée en jaune. À l’intérieur de cette zone, l’habitat essentiel se rencontre uniquement là où les caractéristiques biophysiques décrites à la section 7.1.2 sont respectées. Les carrés du quadrillage UTM de 10 km x 10 km (contour en rouge) présentés sur cette figure constituent un système de quadrillage national de référence utilisé pour indiquer l’emplacement géographique général renfermant de l’habitat essentiel.
Description longue

Carte illustrant un aperçu des zones d’habitat essentiel de la Paruline azurée au Québec. L’habitat essentiel se trouve à l’intérieur de carrés de quadrillage UTM de 10 km x 10 km. Il se situe à proximité de la baie Missisquoi, de Phillipsburg et de Saint‑Armand, au Québec.

Veuillez voir la traduction française ci-dessous :
Cerulean Warbler = Paruline azurée
Critical habitat = Habitat essentiel
Quebec = Québec
QC-02 = Qc – 02
Legend = Légende
Detailed units within which critical habitat is found = Unités détaillées renfermant de l’habitat essentiel
10 x 10 km standardized UTM grid squares = Carrés du quadrillage UTM de référence de 10 km × 10 km
UTM zone 18 = Zone UTM 18
North American Datum 1963 = Système de référence géodésique nord-américain de 1983
Kilometers = Kilomètres
© 2019. Her majesty the Queen in Right of Canada = © Sa Majesté la Reine du chef du Canada, 2019
ESRI World Topographic Maps ArcGis 10.2.2 © 2019 = © ESRI – Carte topographique mondiale ArcGIS 10.2.2, 2019
Adirondack Park = Parc des Adirondacks
United States = États-Unis
W (west) = O (ouest)

Annexe B : Cotes de conservation infranationales attribuées à la Paruline azurée (Setophaga cerulea) au Canada et aux États-Unis

Tableau A-1. Cotes de conservation infranationales de la Paruline azurée (Setophaga cerulea)
Pays (cote N) État ou province (cote S)
États-Unis (N4B) Alabama (S1B), Arkansas (S3B), Connecticut (S3B), Delaware (S1B), District de Columbia (S2N), Floride (SNA), Géorgie (S1), Illinois (S3), Indiana (S3B), Iowa (S2B,S3N), Kansas (S1B), Kentucky (S4S5B), Louisiane (S1B), Maryland (S3B), Massachusetts (S1B,S2M), Michigan (S3), Minnesota (S3B), Mississippi (S2B), Missouri (S2S3), Nebraska (S2), New Hampshire (S3B), New Jersey (S3B,S3N), New York (S3?B), Caroline du Nord (S2B), Ohio (S4), Oklahoma (S2B), Pennsylvanie (S4B), Rhode Island (S1B,S2N), Caroline du Sud (S1?B), Dakota du Sud (S1B), Tennessee (S3B), Texas (SHB,S3N), Vermont (S1S2B), Virginie (S3S4B), Virginie occidentale (S2B), Wisconsin (S2S3B)
Canada
(N3B, NUM)
Ontario (S3B), Québec (S1B)

Source : NatureServe (2018)

Tableau A-2. Définitions des cotes de conservation nationales (N) et infranationales (S) (Master et al., 2012)
Cote Définition
N1
S1
Gravement en péril – Espèce extrêmement susceptible de disparaître du territoire en raison d’une aire de répartition très limitée, d’un nombre très restreint de populations ou d’occurrences, de déclins très marqués, de menaces graves ou d’autres facteurs.
N2
S2
En péril – Espèce très susceptible de disparaître du territoire en raison d’une aire de répartition limitée, d’un nombre restreint de populations ou d’occurrences, de déclins marqués, de menaces graves ou d’autres facteurs.
N3
S3
Vulnérable – Espèce modérément susceptible de disparaître du territoire en raison d’une aire de répartition plutôt limitée, d’un nombre relativement faible de populations ou d’occurrences, de déclins récents et généralisés, de menaces ou d’autres facteurs.
N4
S4
Apparemment non en péril – Espèce assez peu susceptible de disparaître du territoire en raison de la grande étendue de son aire de répartition ou du grand nombre de populations ou d’occurrences, mais pour laquelle il existe des sources de préoccupations en raison de déclins localisés récents, de menaces ou d’autres facteurs.
N5
S5
Non en péril – Espèce très peu susceptible de disparaître du territoire en raison de la très vaste étendue de son aire de répartition ou de l’abondance de populations ou d’occurrences et ne suscitant aucune préoccupation associée à des déclins ou à des menaces ou n’en suscitant que très peu.
N#N#
S#S#
Cote d’intervalle – Une cote combinant deux valeurs numériques (p. ex. S2S3 ou S1S3) est utilisée pour indiquer l’intervalle d’incertitude quant à la situation d’une espèce ou d’un écosystème. Les intervalles ne peuvent sauter plus d’un rang (p. ex. on utilise la cote SU plutôt que la cote S1S4).
SH Possiblement disparue – Espèce qui était présente par le passé et qui pourrait être retrouvée. Certains éléments indiquent que l’espèce ou l’écosystème a peut‑être disparu du territoire concerné, mais on ne peut l’affirmer avec certitude. Voici des exemples : 1) la présence de l’espèce n’a pas été signalée au cours des 20 à 40 dernières années malgré les recherches effectuées, et/ou on a trouvé des preuves de perte ou de dégradation importantes de son habitat; 2) des recherches infructueuses ont été menées pour trouver l’espèce ou l’écosystème, mais pas de façon suffisamment rigoureuse pour que l’on puisse présumer qu’ils ne sont plus présents dans le territoire.
SNA Non applicable – Aucune cote de conservation ne s’applique, car l’espèce ou l’écosystème n’est pas une cible appropriée en matière de conservation.
SNR Non classée – Espèce dont la cote de conservation n’a pas encore été déterminée.
NU
SU
Espèce non classable – Espèce actuellement impossible à classer en raison d’un manque de données ou de données passablement contradictoires sur sa situation ou les tendances la concernant.
B Population reproductrice
N Population non reproductrice
M Population migratrice

Annexe C : Indices de reproduction

Catégorie : Reproduction possibleFootnote 25
Code Description du comportement
H Espèce observée pendant sa période de reproduction dans un habitat de nidification convenable.
S Mâle chantant présent, ou appels nuptiaux entendus, pendant la période de reproduction de l’espèce dans un habitat de nidification convenable.
Catégorie : Reproduction probable
Code Description du comportement
P Couple observé pendant la période de reproduction dans un habitat de nidification convenable.
T Territoire permanent présumé par l’audition de chants territoriaux à deux reprises au même endroit, à au moins une semaine d’intervalle.
D Parade, incluant les interactions entre un mâle et une femelle ou encore entre deux mâles. Inclus le transfert de nourriture durant la parade et les copulations.
V Visite d’un site de nidification probable.
A Comportement agité ou cris d’alarme provenant d’un adulte.
B Plaque incubatrice sur une femelle adulte ou protubérance cloacale sur un mâle adulte.
N Construction d’un nid ou creusage d’une cavité de nidification.
Catégorie : Reproduction confirmée
Code Description du comportement
DD Comportement de distraction ou feinte de blessure.
NU Ancien nid (occupé durant la période de l’étude) ou présence de coquilles d’œufs.
FY Jeunes ayant récemment quitté le nid ou jeunes en duvet, y compris les jeunes incapables d’un vol soutenu.
AE Adulte quittant un site de nidification ou arrivant à celui-ci dans des circonstances indiquant l’existence d’un nid actif.
FS Adulte transportant un sac fécal.
CF Adulte transportant de la nourriture pour des jeunes.
NE Nid contenant un ou plusieurs œufs.
NY Nid contenant un ou plusieurs jeunes (vus ou entendus).

Annexe D : Effets sur l’environnement et sur les espèces non ciblées

Une évaluation environnementale stratégique (EES) est effectuée pour tous les documents de planification du rétablissement en vertu de la LEP, conformément à la Directive du Cabinet sur l’évaluation environnementale des projets de politiques, de plans et de programmes. L’objet de l’EES est d’incorporer les considérations environnementales à l’élaboration des projets de politiques, de plans et de programmes publics pour appuyer une prise de décisions éclairée du point de vue de l’environnement, et d’évaluer si les résultats d’un document de planification du rétablissement peuvent affecter un élément de l’environnement ou tout objectif ou cible de la Stratégie fédérale de développement durable (SFDD).

La planification du rétablissement vise à favoriser les espèces en péril et la biodiversité en général. Il est cependant reconnu que des programmes peuvent, par inadvertance, produire des effets environnementaux qui dépassent les avantages prévus. Le processus de planification fondé sur des lignes directrices nationales tient directement compte de tous les effets environnementaux, notamment des incidences possibles sur des espèces ou des habitats non ciblés. Les résultats de l’EES sont directement inclus dans le programme lui-même, mais également résumés dans le présent énoncé, ci‑dessous.

Même si la mise en œuvre du présent programme de rétablissement devrait avantager l’environnement et les espèces indigènes qui préfèrent les forêts matures comme la Paruline azurée, les effets négatifs possibles ont aussi été pris en compte. Ces effets concernent les espèces dont les besoins particuliers pourraient différer de ceux de la Paruline azurée. Par exemple, il est possible que les approches de gestion de l’habitat favorisant la Paruline azurée au Canada nuisent aux espèces qui ont besoin d’un habitat de campagne ouverte, comme le Goglu des prés ( Dolichonyx oryzivorous) ou la Sturnelle des prés ( Sturnella magna), ou d’un habitat en début de succession, comme la Paruline à ailes dorées ( Vermivora chrysoptera). Même les espèces qui utilisent des forêts matures pourraient avoir des besoins particuliers qui entrent en conflit avec ceux de la Paruline azurée (p. ex. le Moucherolle vert peut éviter les trouées dans le couvert qu’utilise la Paruline azurée).

Par conséquent, il importe que les activités de gestion de l’habitat de la Paruline azurée soient planifiées et mises en œuvre d’un point de vue écosystémique par l’élaboration, selon les commentaires des administrations responsables, des intervenants, des peuples autochtones et des propriétaires fonciers, de plans multi-espèces, de programmes de rétablissement fondés sur l’écosystème, ou de plans de gestion qui tiennent compte des besoins d’espèces multiples, y compris d’autres espèces en péril. Bon nombre des activités d’intendance et d’amélioration de l’habitat visant à favoriser la Paruline azurée seront mises en œuvre par l’entremise de programmes de conservations fondés sur l’écosystème qui tiennent compte des besoins d’autres espèces en péril.

Tableau 5. Espèces qui devraient bénéficier des techniques de rétablissant visant la Paruline azurée.
Nom commun Nom scientifique Statut selon la LEP
Moucherolle vert Empidonax virescens En voie de disparition
Hêtre à grandes feuilles Fagus grandifolia Sans objet
Chouette rayée Strix varia Sans objet
Pic mineur Picoides pubescens Sans objet
Tyran huppé Myiarchus crinitus Sans objet
Pic chevelu Picoides villosus Sans objet
Troglodyte familier Troglodytes aedon Sans objet
Paruline hochequeue Parkesia motacilla Menacée
Petite Nyctale Aegolius acadicus Sans objet
Paruline orangée Protonotaria citrea En voie de disparition
Pic à ventre roux Melanerpes carolinus Sans objet
Petit polatouche Glaucomys volans Sans objet
Mésange bicolore Baeolophus bicolor Sans objet
Sittelle à poitrine blanche Sitta carolinensis Sans objet
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