Notes d’allocution d’Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté

Discours

À l’occasion d’une conférence de presse sur le Programme des aides familiaux

Toronto (Ontario)
Le 3 décembre 2017

Tel que prononcé

Merci beaucoup, Marco, pour cette aimable présentation. Je tiens également à souligner la présence de mes collègues fédéraux qui sont ici, l'honorable Salma Zahid, députée de Scarborough‑Centre, oui de Scarborough‑Centre, et Rob Oliphant, mon collègue, ainsi que Jenny Kwan, qui est porte‑parole de l’opposition en matière d’immigration et députée du Nouveau Parti démocratique.

Je tiens également à profiter de l’occasion pour vous remercier tous de vous être joints à nous aujourd’hui, tout particulièrement les aides familiaux qui sont dans la salle aujourd’hui, pour les services qu'ils offrent aux familles canadiennes et à nos collectivités. Merci beaucoup.

Je veux tout d’abord vous parler d’une histoire que j’ai lue récemment au sujet d’une femme prénommée Jocelyne. Jocelyne a été séparée pendant plus de 10 ans de ses trois enfants, qui sont aux Philippines. Et en tant que père de trois jeunes garçons, mes enfants me manquent énormément lorsque je suis loin d’eux pendant une semaine ou deux en raison de mon travail à Ottawa. Je ne peux pas imaginer être séparé d’eux pendant 13 ans.

Le mois dernier, sa demande a finalement été accueillie, et elle a obtenu la résidence permanente du Canada et elle obtiendra bientôt, nous l’espérons, la citoyenneté canadienne. Mais malheureusement, nous avons entendu beaucoup, beaucoup d'histoires comme celle-ci. Et trop de familles sont séparées depuis trop longtemps. Pour cette histoire déchirante et de nombreuses autres, nous sommes vraiment désolés et nous espérons faire beaucoup, beaucoup mieux.

Nous comprenons à quel point la situation est difficile pour les aides familiaux et que certains d’entre eux continuent d’être séparés de leur famille en attendant le traitement de leur demande de résidence permanente. En effet, nous avons écouté et continuerons d’écouter les préoccupations des aides familiaux à l’échelle du pays au sujet de ces délais déraisonnables. Et nous sommes tout à fait sensibles à votre situation.

Il n’y a pas si longtemps, j’ai eu l’occasion de tenir une séance de discussion ouverte avec Marco Mendicino, Michael Levitt ainsi que Salma et Ally Assassi à propos de cette même question. Et nous avons entendu des aides familiaux de diverses parties de la ville et de la province parler des problèmes qu'ils vivaient et des délais déraisonnables avec lesquels ils doivent composer. Encore une fois, je tiens à remercier tous les aides familiaux de votre travail acharné et de votre dévouement ainsi que de l’aide que vous apportez pour prendre soin de nos proches. Vous aidez à soutenir les familles et faites partie de notre économie en pleine croissance. Les contributions que vous apportez à nos collectivités sont en effet très, très importantes et ne peuvent pas être surestimées. Je vous remercie donc encore une fois.

Notre gouvernement est déterminé à soutenir les aides familiaux ainsi que les parents et les familles ayant des besoins d’aide à domicile. Dans le cadre de l'ancien Programme des aides familiaux résidants, les aides familiaux se voyaient offrir un accès direct à la résidence permanente et devaient vivre chez leur employeur. En réponse aux préoccupations soulevées au sujet des mauvais traitements potentiels, ce programme a été fermé aux nouveaux demandeurs en novembre 2014. Parallèlement, le gouvernement a créé deux nouveaux programmes destinés aux aides familiaux : la catégorie de la garde d’enfants et la catégorie des soins aux personnes ayant des besoins médicaux élevés.

Ces deux programmes offrent des voies d’accès à la résidence permanente aux aides familiaux avec des délais de traitement rapides et sans les obliger à vivre chez leur employeur. Nous continuons d'encourager tous les aides familiaux et les membres de leur famille, qui sont intéressés et admissibles, à présenter une demande de résidence permanente au Canada et à le faire par l’intermédiaire de l’un de ces deux programmes parce qu’ils sont beaucoup plus rapides.

Pendant que nous traitons ces nouvelles demandes en un temps record, nous continuons également à traiter les demandes des aides familiaux qui font partie de l’ancien programme. Nous avons donc travaillé avec diligence pour réduire l'arriéré relativement à ces anciennes demandes.

Des délais de traitement extrêmement longs et des arriérés considérables, voilà ce dont nous avons hérité avec ce programme. Par conséquent, il est important aujourd’hui que notre gouvernement fasse le point sur ce programme et réaffirme son engagement à accélérer la réunification des familles pour les personnes dont la demande est en attente.

En date d’octobre 2017, nous avons réduit l’arriéré dans l’ancien Programme des aides familiaux résidants à environ 23 000 demandes. Il s’agit d’un progrès important, car en mai 2014, l’arriéré a atteint un sommet de 62 000 demandes, nous l’avons donc réduit à 23 000 personnes. Nous avons atteint cet objectif en réalisant des économies, notamment en consacrant des ressources supplémentaires expressément pour réduire cet arriéré. Et je suis heureux d’annoncer que nous sommes sur la bonne voie pour atteindre 5 000 demandes de plus et rendre des décisions définitives qui étaient prévues à l’origine pour 2017.

Nous avons également ajouté un nouveau protocole de communication où nous communiquons avec les aides familiaux et les membres de leur famille pour nous assurer que leurs demandes sont complètes. Cela nous permet de traiter les demandes encore plus rapidement. De plus, comme vous le savez, dans le contexte de notre nouveau plan pluriannuel des niveaux d’immigration, nous continuerons d’admettre un grand nombre de résidents permanents dans le cadre de l’ancien Programme des aides familiaux résidants jusqu’à ce que tous les cas restants soient réglés. Selon les niveaux prévus, nous comptons admettre jusqu’à 20 000 aides familiaux en tant que résidents permanents, ce qui doublerait le nombre moyen d’admissions qui se situait à environ 10 000 de 2005 à 2014. Nous doublons donc le nombre de demandes reçues afin de réduire et d’éliminer l'arriéré dans l’ancien programme des aides familiaux.

Au cours des derniers mois, je me suis rendu dans divers bureaux des visas, plus récemment à Beijing et à Manille, où j’ai eu l’occasion de voir directement nos agents des visas et nos agents chargés de la résidence permanente mettre en œuvre ces gains d’efficacité et d’autres pratiques, afin d’accélérer les délais de traitement et de mieux servir nos clients.

Nous avons réalisé des progrès importants quant à la réduction de l’arriéré, mais nous reconnaissons que nous devons faire plus pour réunir les aides familiaux et leur famille encore plus rapidement. Ainsi, selon le plan de notre gouvernement, nous éliminerons en grande partie cet arriéré dans un délai d’un an. Cela signifie que les aides familiaux pourront retrouver leur famille plus rapidement. Par conséquent, je suis heureux de vous annoncer aujourd’hui que nous réglerons 80 p. 100 de toutes les demandes d’aides familiaux attente de traitement d’ici la fin de 2018.

Selon le plan de notre gouvernement, nous nous engageons également à régler 80 p. 100 de toutes les nouvelles demandes complètes présentées le 1er octobre 2017 ou après cette date, dans un délai d’un an. Le gouvernement a entendu les préoccupations des aides familiaux, et, bien que de nombreux demandeurs au titre de la catégorie des aides familiaux résidants aient été séparés des membres de leur famille pendant longtemps, ils peuvent être assurés qu'ils recevront bientôt une décision relativement à leur demande.

Grâce à ce plan, les personnes qui ont manifesté avec diligence de la bienveillance et de la compassion à l’égard des Canadiens et qui ont patiemment attendu le traitement de leur demande peuvent enfin atteindre leur objectif de se joindre à la société canadienne en tant que résidents permanents et ultérieurement, espérons-le, en tant que citoyens canadiens. Le gouvernement s'engage à soutenir les aides familiaux, mais nous souhaitons également offrir un meilleur soutien aux parents et aux familles qui en ont besoin.

C'est pourquoi, dans le cadre du budget de 2017, nous maintenons notre engagement à éliminer les frais de 1 000 $ liés à l’étude d'impact sur le marché du travail pour la plupart des familles canadiennes qui ont besoin d’un aide familial. Comme il a été proposé dans le budget de 2017, ces frais seraient éliminés pour toutes les familles ayant besoin d’un aide familial ou de soins aux personnes ayant des besoins médicaux élevés. Ces frais seront également éliminés pour les familles qui ont besoin d’un gardien d’enfants et dont le revenu du ménage est inférieur à 150 000 $. D’autres nouvelles relativement à ces deux mesures sont attendues très prochainement.

Grâce à ces annonces, les aides familiaux pourraient être réunis avec leur famille beaucoup plus tôt, et la plupart des familles canadiennes qui ont besoin d’un aide familial seront en mesure de bénéficier de leurs services ici plus facilement, sans avoir à se soucier d’autres coûts.

Comme je l’ai mentionné précédemment, on ne peut jamais trop insister sur l’importance des contributions des aides familiaux à la société canadienne et à notre pays. Il faut une personne extraordinaire pour s’occuper de nos jeunes et de nos personnes âgées. Grâce aux contributions des aides familiaux, les personnes âgées peuvent demeurer dans le confort de leur foyer, ce que nous favorisons tous. Les aides familiaux apportent également leur aide pour élever notre prochaine génération d’enfants en prenant soin d’eux pendant que leurs parents vont au travail ou à l’école. Grâce à leur travail acharné, les aides familiaux contribuent à soutenir les familles canadiennes et notre économie. Cela procure des avantages incommensurables à notre société et, au bout du compte, à tous les Canadiens. Tous les aides familiaux méritent donc de profonds remerciements de chacun d’entre nous. Nous vous remercions tous de votre dévouement, de votre engagement et, surtout, de la compassion que vous démontrez chaque jour à chacun d’entre nous.

Je vous remercie. Nous savons que le fait d’être réuni avec vos proches peut avoir des répercussions profondes sur votre vie et la changer. Notre gouvernement est donc déterminé à veiller d'abord et avant tout à la réunification des familles et à mettre l’accent sur ce point. Nous nous engageons donc à réduire les délais de traitement des nouvelles demandes et à éliminer les arriérés relativement aux anciennes demandes. En prenant toutes ces mesures, nous faisons une chose, la chose qui est la plus importante, soit réunir les familles le plus rapidement possible.

Merci beaucoup.

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