Allocution prononcée par l’honorable Ahmed Hussen, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté : Lancement de deux nouveaux programmes pilotes d’immigration destinés aux aides familiaux

Discours

L’allocution prononcée fait foi

Toronto (Ontario)
Le 23 février 2019

Merci beaucoup, Rob. Merci aussi à The Neighbourhood Organization de nous accueillir aujourd’hui pour cette annonce réellement importante.

Je veux commencer en soulignant la présence de mes collègues, que j’apprécie beaucoup. Un grand merci d’abord à Rob Oliphant, député de Don Valley-Ouest, de nous accueillir aujourd’hui. Rob Oliphant est également président du Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration de la Chambre des communes. Ce comité a travaillé fort afin de produire des études et des rapports qui ont soutenu le processus de création de politiques d’IRCC.

À ses côtés se trouve Michael Levitt, député de York-Centre, mon collègue au Parlement et également président du Comité des affaires étrangères. Il s’agit également d’un comité très important, qui définit les politiques du Canada en matière d’affaires étrangères et concernant notre place dans le monde.

Juste ici à ma droite se trouve Salma Zahid, députée de Scarborough-Centre, ma collègue qui siège également au Comité de la citoyenneté et de l’immigration et qui se préoccupe profondément de la question des aides familiaux.

J’ai bien sûr été très heureux de rencontrer tous les responsables et organisateurs de cet événement de The Neighbourhood Organization. J’ai constaté le travail qu’ils font et vu des étudiants qui maîtrisent très bien l’anglais. Ils continuent d’apprendre, ce qui leur permettra de s’intégrer plus rapidement en milieu du travail.

J’aimerais commencer en précisant que nous nous trouvons aujourd’hui sur le territoire traditionnel des Mississaugas de New Credit.

Je suis heureux d’être ici parmi vous.

Les aides familiaux aident nos personnes âgées, nos enfants et de nombreux Canadiens qui ont besoin d’aide. Ils contribuent à élever nos enfants pendant que leurs parents vont travailler ou étudier, en plus d’apporter de nombreuses contributions à nos communautés et à notre économie. Sans aide familial, certaines personnes se retrouveraient seules à prendre soin de leurs proches. Ils aident les familles à prodiguer ces soins, afin qu’ils puissent eux-mêmes sortir de la maison pour aller travailler ou étudier.

Et je peux vous dire que nous sommes tous ici aujourd’hui parce que nous croyons qu’il est enfin temps que le Canada s’occupe d’eux – les aides familiaux – en reconnaissance de leurs soins et des contributions qu’ils apportent au Canada.

Les aides familiaux qui arrivent au pays ont été confrontés à de nombreux défis et obstacles; des défis dont vous nous avez parlés à maintes reprises. J’ai moi-même reçu des témoignages concernant ces défis ou j’en ai été témoin, non seulement à Toronto, mais partout au pays.

Je vais vous donner l’exemple de Jocelyne, une aide familiale se trouvant ici au Canada qui a été séparée de sa famille pendant 13 ans – ce qui est beaucoup trop long! C’était une situation difficile pour elle et sa famille. Elle a finalement été réunie avec sa famille, mais seulement en 2017. Je l’ai rencontrée, avec sa famille, et j’ai remercié Jocelyne de toutes les contributions qu’elle a apportées à notre pays.

Malheureusement, son expérience est beaucoup trop commune dans la collectivité des aides familiaux. En 2014, il y avait un arriéré lié à 62 000 aides familiaux dans le cadre du Programme des aides familiaux résidants. En 2017, cet arriéré avait été réduit et était lié à environ 24 000 personnes et je me suis engagé à ce que le gouvernement diminue cet arriéré de 80 % d’ici la fin de 2018. Je suis ici pour vous dire que non seulement nous y sommes arrivés, mais nous sommes allés plus loin: nous avons réduit cet arriéré de 94 %.

En parlant de statistiques, nous avons des familles d’aides familiaux qui ont été séparées pendant 5 à 7 ans, dans l’attente de pouvoir retrouver leurs proches. Le gouvernement a réduit à 12 mois le délai d’attente pour le parrainage des proches.

J’ai aussi le plaisir aujourd’hui de mentionner qu’il s’agit de la nouvelle norme. Chaque fois qu’un aide familial parrainera des membres de sa famille et de ses proches au Canada, le traitement sera d’un maximum de 12 mois.

Nous avons également maintenu une période d’attente de six mois pour les demandes liées aux programmes pilotes de la garde d’enfants et de soins aux personnes à besoins médicaux élevés. Au fil des ans, des dizaines de milliers d’aides familiaux ont obtenu le statut de résident permanent dans le cadre du Programme des aides familiaux résidants après avoir travaillé pour des familles au Canada pendant au moins deux ans.

En 2014, ce programme a été clos et de nombreux aides familiaux ont continué d’arriver au Canada en croyant à tort qu’ils continueraient d’être admissibles à la résidence permanente après avoir acquis l’expérience de travail nécessaire. On ne leur a pas dit que le programme avait pris fin. Beaucoup ne se sont pas rendu compte qu’ils n’étaient pas inscrits au Programme des aides familiaux résidants. D’autres ont découvert que c’était le cas seulement après avoir commencé à travailler au Canada. Ainsi, beaucoup d’aides familiaux travaillent tranquillement au Canada, mais n’ont pas été en mesure d’être admissibles à la résidence permanente dans le cadre du nouveau système.

Eh bien, je peux vous dire que mes collègues Michael, Rob, Salma et moi-même, ainsi que bien d’autres, vous avons très bien entendu dans tout le pays lorsque vous nous avez mentionné que cette situation devait changer. Aujourd’hui, nous prenons donc des mesures afin d’aider ces personnes, ainsi que celles qui se retrouvent dans les limbes du Programme des aides familiaux résidants qui n’existe plus.

Comme vous le savez, les programmes pilotes de la garde d’enfants et de soins aux personnes ayant des besoins médicaux élevés arriveront à expiration plus tard cette année. L’année dernière, j’ai donc pris la parole à la Chambre des communes pour réaffirmer l’engagement clair du gouvernement à l’égard des aides familiaux, à savoir que nous continuerons d’offrir un parcours vers la résidence permanente à ces personnes.

À l’expiration de ces programmes pilotes, nous lancerons deux nouveaux programmes quinquennaux à l’intention des aides familiaux : un programme destiné aux personnes offrant des services de garde à domicile et un autre aux travailleurs de soutien à domicile. Ces nouveaux programmes permettront de déterminer si un aide familial répond aux exigences liées à la résidence permanente avant d’arriver au Canada.

Qu’est-ce que cela signifie? Eh bien que le seul critère qu’un aide familial à domicile devra encore satisfaire à son arrivée au Canada sera d’acquérir deux années d’expérience de travail. Ces programmes pilotes offriront également aux aides familiaux la possibilité de changer d’employeur, au besoin. Un aide familial ne sera plus lié à un seul employeur. Si un aide familial travaille pour un employeur en particulier et se sent victime de mauvais traitements ou d’exploitation, il pourra choisir un autre employeur.

Nous éliminons également certains des obstacles qui empêchent ces personnes de faire venir leur famille avec elles au Canada lorsqu’elles y acceptent un emploi. Comment procéderons-nous? Premièrement, nous fournirons des permis de travail ouverts aux époux et aux partenaires en union de fait.

Ensuite, nous fournirons également des permis d’études à leurs enfants qui les accompagnent.

Enfin, les aides familiaux n’auront plus à choisir entre accepter un emploi au Canada et laisser les membres de leur famille dans leur pays. Ils pourront venir avec les membres de leur famille (leurs enfants et leurs conjoints) et commencer une nouvelle vie au Canada.

En outre – revenons aux personnes laissées pour contrer en raison de la clôture du Programme des aides familiaux résidants en 2014 –, nous lancerons bientôt un parcours permettant également aux aides familiaux d’accéder à la résidence permanente. Le parcours sera ouvert du 4 mars au 4 juin. Il permettra à de nombreux aides familiaux dans cette situation très difficile d’accéder immédiatement à la résidence permanente.

Je profite de l’occasion afin de remercier tous les aides familiaux, non seulement ceux qui sont ici aujourd’hui, mais ceux partout au pays qui nous regardent, parce qu’ils nous aident à prendre soin de nos proches. Vous avez tant donné au Canada et nous voulons vous en remercier.

Les aides familiaux méritent notre gratitude; ils méritent que l’on travaille fort pour eux et que nous en prenions soin, en échange de tout ce qu’ils font pour le Canada, et ce chaque jour. Ce sera une promesse pour les aides familiaux, comme Jocelyne et tous ceux qui viendront au Canada dans l’avenir. Ils auront une vie meilleure, car ils pourront faire venir leurs familles ainsi que leurs enfants au Canada. Et ils disposeront toujours d’une nouvelle façon d’accéder à la résidence permanente au Canada, le meilleur pays au monde.

Merci.


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