Allocution prononcée par l’honorable Sean Fraser, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté : Le point sur plusieurs initiatives d’IRCC

Discours

Le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, Sean Fraser, et le Haut‑Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, Filippo Grandi, font le point sur plusieurs initiatives d’IRCC.

Ottawa (Ontario)

6 avril 2022

Tel que prononcé

Bonjour à tous. Je suis extrêmement honoré d’être accompagné ici par mon ami Filippo Grandi, le Haut‑Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Le Haut‑Commissaire Grandi et le Haut‑Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés sont parmi les partenaires les plus solides du Canada dans le cadre de ses initiatives humanitaires dans le monde. Je tiens à vous remercier sincèrement et publiquement pour – pour votre appui, qui remonte maintenant à de nombreuses années.

Le Haut‑Commissaire Grandi et moi avons discuté aujourd’hui des plans du Canada pour accueillir des visiteurs fuyant la guerre en Ukraine, ainsi que de l’engagement continu du pays à accueillir les ressortissants afghans au Canada. Comme nous l’avons annoncé, le Canada accueille les personnes qui fuient la guerre en Ukraine et cherchent un refuge temporaire.

En collaboration avec nos partenaires, nous allons continuer de faire tout ce que nous pouvons pour nous assurer que les Ukrainiens reçoivent de l’aide pendant leur séjour au Canada. Depuis le 1er janvier, plus de 12 000 Ukrainiens sont arrivés ici, au Canada. Au cours des deux dernières semaines, depuis le lancement du nouveau processus accéléré, l’Autorisation de voyage d’urgence Canada-Ukraine, nous avons reçu plus de 112 000 demandes de personnes qui souhaitent venir au Canada. Au cours des derniers jours, nous en avons approuvé plus de 26 500.

Comme vous le savez ce programme permettra aux Ukrainiens de venir au Canada pour trois ans avec des permis de travail et d’études ouverts qui leurs permettront de travailler et de suivre des cours immédiatement.

Pour appuyer la réponse du Canada, nous avons agi rapidement. Nous avons notamment simplifié le processus et nos exigences concernant les visas, tout en accordant la priorité à la sécurité des Canadiennes et Canadiens. Afin de réduire la pression exercée sur la collecte des données biométriques, nous dispensons certaines personnes appartenant à des groupes à faible risque de l’obligation de fournir leurs données biométriques. Il s’agit notamment des jeunes de 18 ans ou moins, des personnes de plus de 60 ans ainsi que des personnes qui ont des – des antécédents de voyage au Canada et qui ont suivi les règles lors de précédentes – précédentes visites.

Encore une fois, ces décisions concernant les dispenses liées à la biométrie ont été prises avec beaucoup de soins parce que nous voulons nous assurer que les Canadiennes et Canadiens continuent d’avoir confiance dans le processus en place, qui accélère à la fois l’arrivée des Ukrainiens et qui ne compromet pas les – les résultats importants en matière de sécurité découlant de – de l’évaluation biométrique.

Nous continuons à chercher des moyens de soutenir les Ukrainiens et à savoir de quels soutiens ils auront besoin une fois qu’ils sont arrivés au Canada parce que nous savons que le voyage ne s’arrêtera pas à leur arrivée.

Même si la plupart d’entre eux arrivent à titre de résident temporaire, nous avons annoncé récemment que nous allions également élargir le soutien à l’établissement pour tous les Ukrainiens qui viennent au Canada, en reconnaissance des circonstances particulières auxquelles ils doivent faire face. Cela signifie que les Ukrainiens auront accès à des services clés pour les aider à s’établir dans leur nouvelle collectivité. Cela comprendra des choses comme une formation linguistique et des services d’aide à l’emploi pour les femmes, les aînés, les jeunes et les personnes LGBTQ2+.

Cela comprendra aussi, dans bien des cas, les soutiens intangibles, qui permettent à une personne de réussir après son arrivée au Canada. Parfois, il s’agit de petites choses comme s’assurer que les gens comprennent comment inscrire leur enfant dans un club de soccer ou comment prendre l’autobus. Parfois, il s’agit de choses importantes comme la garde d’enfants pendant que les parents suivent une formation linguistique.

Pour ceci nous allons compter sur plus de 550 agences de services d’établissements à travers le Canada qui se mobilisent pour jouer un rôle clé dans le soutien des Ukrainiens après leur arrivée.

Je tiens également à souligner que, à compter de ce mois-ci, la Société canadienne de la Croix-Rouge, avec l’appui du gouvernement du Canada, fournit aux Ukrainiens des trousses d’arrivée à – initialement aux aéroports de Toronto, de Vancouver et d’Edmonton. Ces trousses comprennent de l’information clé sur le soutien et les services, ainsi que des renseignements en ukrainien.

C’est ce que nous devons faire. Nous savons que venir vivre dans un nouveau pays même temporairement n’est pas facile. Et nous continueront à chercher des moyens de soutenir d’avantage les Ukrainiens après leur arrivée.

Je tiens à préciser que, malgré les énormes efforts que nous déployons pour appuyer l’Ukraine, nous demeurons extrêmement déterminés à aider ceux en Afghanistan envers qui nous avons pris un engagement. La semaine dernière, j’ai eu le privilège d’accueillir près de 300 réfugiés parrainés par le secteur privé qui sont arrivés à l’aéroport international Pearson à bord d’un vol nolisé. Cela a constitué un jalon important dans l’initiative du Canada en matière de réinstallation des Afghans, car 10 000 réfugiés afghans sont maintenant arrivés au pays depuis le début de la crise humanitaire.

Je veux également souligner que, plus tôt aujourd’hui, un autre vol est arrivé à Calgary. Plus de 330 réfugiés afghans se voient maintenant offrir une seconde vie ici, au Canada. En fait, lorsque j’étais à Calgary il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de rencontrer dans la rue un réfugié afghan récemment arrivé qui m’a reconnu et qui voulait remercier le Canada.

Après une brève conversation, que – qu’il m’a exprimé sa gratitude et que je lui ai donné l’accolade pour lui souhaiter la bienvenue dans – dans notre pays, 90 secondes plus tard, il a aperçu sept ou huit amis qui étaient arrivés à bord du même vol et qui venaient à sa rencontre en courant sur l’avenue Steven. J’ai déjà vécu à Calgary, et je suis – je suis attaché à cette ville. Et – et c’est un moment que je n’oublierai jamais.

Ce sont des gens qui venaient de sortir de la quarantaine : je crois que c’était le premier ou le deuxième jour où ils étaient autorisés à explorer le pays, et j’ai été l’une des premières personnes qu’ils ont rencontrées. Cela m’a donné confiance dans le fait que – que nous faisons ce qu’il faut pour prendre un engagement substantiel envers ceux qui ont fui les talibans en Afghanistan et qui vivent maintenant au Canada.

Le fait de pouvoir accueillir personnellement ceux qui sont arrivés à bord d’un avion à l’aéroport Pearson la semaine dernière a été un moment incroyable. Vous voyez, ce nombre de 10 000 personnes, je le mets en perspective. Je vis dans la ville de New Glasgow, qui compte moins de 10 000 habitants. Je trouve extraordinaire de penser que le nombre des personnes qui sont déjà arrivées au Canada dépasse le nombre d’habitants de ma collectivité; et que nous allons poursuivre dans cette voie pour en accueillir 40 000.

Mais ce qui m’a vraiment touché – et qui m’a marqué –, c’est le fait de voir des enfants du même âge que mes propres enfants, qui ne se souviennent peut-être pas de la vie sous le régime des talibans. J’ai eu la chance de rencontrer un certain nombre d’enfants qui sont venus au Canada en tant que réfugié et qui s’adaptent à la vie ici de la même façon que mes enfants. Et c’est – c’est extraordinaire de constater la – la différence que – que ce programme va faire dans leur vie.

Les histoires de ces nouveaux arrivants ne – ne prennent pas fin pas avec – avec l’arrivée d’un avion. Nous savons qu’ils arrivent dans des collectivités, grandes et petites, qui les accueillent à bras ouverts.

Nous avons aidés encore plus d’Afghans à arriver rapidement et en toute sécurité au Canada pour commencer leur nouvelle vie. Et nous sommes déterminés à prendre notre objectif de réinstaller au moins 40 000 réfugiés Afghans.

J’aimerais souligner que nous poursuivons cette initiative et que nous continuerons de travailler avec les fournisseurs de services d’établissement et de réinstallation des provinces et – et des territoires, ainsi qu’avec les répondants privés et d’autres intervenants pour accueillir d’autres réfugiés afghans.

Je tiens – je tiens également à souligner que le – le Canada n’est pas le seul pays à s’engager à développer des nouvelles initiatives pour aider les refugies qui vient en cherche – à chercher refuge dans notre pays.

Aujourd’hui, nous avons eu l’occasion de nous joindre aux dirigeants d’autres pays et d’organisations internationales pour lancer une nouvelle initiative emballante dont je suis très fier. Il s’agit de l’Alliance mondiale pour la mobilité des travailleurs réfugiés. Je suis très honoré que le Canada soit le premier président de cette Alliance. Nous allons mobiliser des intervenants mondiaux provenant de gouvernements, d’entreprises, d’ONG et de la société civile afin d’accroître le nombre de réfugiés qualifiés qui sont accueillis au Canada, tout en réduisant les pénuries de main-d’œuvre là où les besoins se font le plus sentir.

Cette initiative s’appuie sur un programme novateur qui est né et qui a grandi ici, au Canada. Le Projet pilote sur la voie d’accès à la mobilité économique (ou PVAME, comme nous – nous l’appelons pour faire court) est un programme qui reconnaît les compétences et les capacités des réfugiés et qui leur permet, ainsi qu’à leur famille, d’immigrer au Canada dans le cadre des programmes économiques existants. Ce que cela nous permet vraiment de faire, c’est d’uniformiser les règles du jeu pour les réfugiés qui sont forcés de fuir leur pays pour des raisons indépendantes de leur volonté en offrant une autre voie d’accès au pays.

Cette voie d’accès est complémentaire à nos efforts de réinstallation, ce qui permet au Canada de faire encore plus pour aider certains des millions de – de personnes déplacées dans le monde. Cela s’ajoute donc aux engagements humanitaires que nous avons déjà pris. Grâce au PVAME, nous sommes sur la bonne voie cette année pour réinstaller plus de 500 réfugiés.

De plus, j’ai l’intention d’élargir considérablement ce programme dans les années à venir afin d’attirer des milliers de réfugiés ou de personnes de talent déplacées supplémentaires au Canada, tout en respectant fièrement nos engagements humanitaires. J’ai vu la réussite de ce programme dans ma collectivité. À cinq minutes de chez moi, il y a une entreprise – en fait, ce n’est pas une entreprise, mais un établissement de soins de longue durée, Glen Haven Manor. Il y a des employés qui ont été formés à l’étranger comme professionnel de la santé et qui se trouvent être des réfugiés.

Ils ont été amenés à devenir dans notre collectivité des travailleurs de la santé dans le cadre de volets économiques. Ils offrent aux parents de mon ami des soins dans la collectivité où ils vivent depuis de nombreuses années. Ce sont des gens qui font une énorme différence.

Même si nous avons récupéré plus de 112 % des emplois perdus durant la pandémie avant l’arrivée du variant Omicron dans nos collectivités, il y avait plus de 900 000 postes à pourvoir. Maintenant, nous avons l’occasion de mettre ce programme à profit afin de changer la façon dont les réfugiés sont perçus dans le monde : non pas seulement en tant que personnes qui ont besoin d’aide (bien qu’elles le soient en grande partie), mais aussi en tant que personnes qui peuvent apporter une immense contribution à nos collectivités et les transformer en des milieux de vie plus dynamiques. C’est l’occasion qui se présente au monde entier; et le Canada, en tant que membre de cette Alliance mondiale, va saisir cette occasion.

En élargissant ce programme il sera plus facile de – de faire appel au talent du monde entier tout en offrant refuge ici au Canada pour les réfugiés.

Je pense que, dans l’ensemble, le Haut‑Commissaire Grandi sera d’avis que les actions dont j’ai parlé aujourd’hui perpétuent la longue tradition de contributions humanitaires du Canada dans le monde. Ces actions témoignent de notre engagement continu à prendre en charge partagée les personnes déplacées et persécutées dans le monde.

Encore une fois, c’est un grand honneur d’accueillir le Haut‑Commissaire Grandi. Je l’inviterais maintenant à dire quelques mots. Merci.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :