Allocution prononcée par l'honorable Lena Metlege Diab, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté : Canada accorde la priorité aux talent dans d’Éntree express.

Discours

Sous réserve de modification. Ce discours a été traduit en conformité avec la Politique sur les langues officielles du gouvernement du Canada et révisé aux fins d’affichage et de distribution conformément à sa politique sur les communications.

Prononcé le 18 Février 2026, à Toronto, Ontario

Introduction

Merci à Batia [Stein, EY Law] pour cette présentation, au Canadian Club de m’avoir invitée et à vous tous d’être présents aujourd’hui.

Je tiens d’abord à souligner que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel des Wendat, des Anishnaabeg, des Haudenosaunee et des Mississaugas of the Credit.

Enfin, je tiens aussi à remercier le sous-ministre Harpreet Kochhar pour sa présence parmi nous.

Histoire de la ministre

Je suis heureuse de vous parler d’immigration aujourd’hui. C’est quelque chose qui est profondément ancré dans mon histoire personnelle — et dans l’histoire du Canada.

Je suis née à Halifax, mais j’ai passé une grande partie de mon enfance dans la patrie de mes parents, dans un village montagneux du nord du Liban. J’ai fait mon école primaire en français et en libanais.

Lorsque la guerre a éclaté, nous sommes revenus au Canada et j’ai dû m’adapter à un nouveau mode de vie, notamment à la langue anglaise.

Ces événements ont façonné ma façon de comprendre l’expérience des nouveaux arrivants.

Je sais que l’immigration peut être une occasion en or pour le Canada et les nouveaux arrivants — lorsque la bonne stratégie est en place.

L’expérience que j’ai acquise en tant qu’avocate et ancienne ministre de l’Immigration de la Nouvelle-Écosse m’a également fourni des renseignements précieux qui orientent chaque jour mes décisions.

Nous abordons les défis actuels en matière d’immigration avec détermination, résolution et compassion. Et nous faisons des progrès. En janvier, j’ai eu le plaisir d’annoncer que nous avons atteint nos objectifs en matière d’immigration l’an dernier.

Aujourd’hui, c’est une excellente occasion de réfléchir à ce à quoi ressemblait l’immigration au Canada lorsque j’ai assumé mes fonctions il y a moins d’un an, comparativement à la situation actuelle.

Je vous parlerai de la façon dont nous rétablissons le contrôle et la stabilité du système d’immigration du Canada, et je vous présenterai certaines des nombreuses mesures que nous prenons pour veiller à ce que le système soutienne l’économie et le tissu social du Canada.

Changements liés à la pandémie

Lorsque la pandémie mondiale a frappé en 2019, et que notre santé et notre économie étaient en crise, le Canada s’est servi de l’immigration pour combler les pénuries urgentes de main-d’œuvre et soutenir notre reprise.

Malheureusement, elle a aussi fait croître notre population plus rapidement que de nombreuses collectivités canadiennes ont pu l’absorber, ce qui a exercé des pressions sur le logement, les infrastructures et les services sociaux.

Faire le point et passer à l’action

Lorsque notre nouveau premier ministre m’a nommée ministre de l’Immigration le printemps dernier, la tâche était claire :

  • Rétablir le contrôle, l’équilibre et la confiance dans notre système d’immigration.
  • Attirer les meilleurs et les plus brillants pour faire progresser l’économie canadienne, tout en réalisant nos objectifs humanitaires.

Nous avions besoin d’un nouveau départ. Nous avons donc examiné attentivement et honnêtement les pressions qui s’exercent dans l’ensemble du système et nous avons travaillé avec des partenaires de l’ensemble du gouvernement — et du pays — afin d’établir des objectifs clairs en matière d’immigration dans un cadre mesuré.

Les Canadiens ont donné à notre gouvernement le mandat clair de réduire et de stabiliser l’immigration, et c’est ce que nous faisons.

Nous avons réduit le nombre de nouveaux résidents permanents à moins de 1 p. 100 de la population.

Nous réduisons la population de résidents non permanents, y compris les étudiants étrangers et les travailleurs temporaires, pour atteindre l’objectif de moins de 5 p. 100 d’ici la fin de 2027.

Nous modernisons notre système d’octroi de l’asile.

Nous observons déjà des résultats.

En 2025, les demandes d’asile ont diminué du tiers. En outre, le nombre d’arrivées de travailleurs temporaires et d’étudiants étrangers a diminué de plus de 50 % en 2025 par rapport à 2024.

Et nous constatons déjà des répercussions positives : les loyers sont à la baisse en général. Ici, à Toronto, les loyers sont en baisse et la ville a déclaré avoir réduit la demande de réfugiés et de demandeurs d’asile.

Collaboration

Par conséquent, la confiance envers l’immigration commence à se rétablir.

Nous y sommes parvenus, en partie, en nous concentrant sur les priorités locales, provinciales et territoriales et en mettant l’accent sur les résultats que les gens peuvent observer dans leur vie quotidienne.

Lorsque les nouveaux arrivants aident à combler des besoins en main-d’œuvre, à construire plus de maisons et à améliorer l’accès aux soins de santé, tous les Canadiens en profitent.

La confiance augmente lorsque les résultats sont prévisibles – pour les employeurs, les collectivités et le pays. Dans une ville comme Toronto, où les talents, le capital et l’innovation se recoupent à l’échelle mondiale, la prévisibilité est essentielle.

Les institutions doivent savoir que les règles seront appliquées de façon uniforme et ne changeront pas en cours de route.

Cette stabilité permet aux institutions et aux intervenants canadiens de planifier à long terme. Une base solide et prévisible nous aide à répondre aux exigences économiques actuelles et futures.

Cibler les talents

À l’heure actuelle, mon ministère déploie beaucoup d’efforts et d’énergie pour attirer et retenir les talents mondiaux, en faisant venir les bonnes personnes pour aider à bâtir un avenir plus solide.

Bien faire les choses dépend en grande partie de la façon dont nous sélectionnons les nouveaux arrivants.

Dans l’ensemble des ministères, notre gouvernement s’est lancé dans une stratégie d’attraction de talents internationaux ambitieuse.

Au ministère de l’Immigration, nous utilisons les outils dont nous disposons pour attirer des talents qui font croître notre économie et comblent d’importantes pénuries de main-d’œuvre.

Notre système Entrée express est au cœur même de notre approche pour attirer et retenir les travailleurs qualifiés dont le Canada a besoin.

Entrée express est un système en ligne que nous utilisons pour gérer les demandes de trois programmes de résidence permanente. Il s’agit du Programme de la catégorie de l’expérience canadienne, du Programme des travailleurs qualifiés (fédéral) et du Programme des travailleurs de métiers spécialisés (fédéral).

Dans le cadre des rondes axées sur les catégories, nous invitons les candidats du bassin d’Entrée express qui possèdent les compétences et l’expérience dont nous avons besoin pour accroître notre capacité dans des secteurs et des professions clés.

Les candidats obtiennent des points et sont classés dans le bassin en fonction de leurs compétences, de leur scolarité, de leurs aptitudes linguistiques, de leur expérience de travail et d’autres facteurs. Ce que les employeurs recherchent.

Aujourd’hui, je suis ravie de pouvoir profiter de cette occasion pour vous annoncer comment IRCC peaufinera Entrée express en 2026.

Premièrement, nous allons maintenir les catégories existantes qui fonctionnent.

Cela signifie qu’IRCC continuera de tenir des rondes d’invitation pour sélectionner les candidats ayant de solides compétences en français, ainsi que ceux qui ont une expérience de travail dans les domaines suivants :

  • soins de santé et services sociaux, comme les infirmières praticiennes, les dentistes, les pharmaciens, les psychologues et les chiropraticiens.
  • Nous ferons la même chose pour les métiers de charpentier, de plombier et de machiniste. Ces catégories contribueront à la réalisation des projets de logement et d’infrastructure du gouvernement visant à bâtir le pays.
  • Nous favoriserons les professions du domaine de l’éducation : les sciences, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques, aussi connues sous l’acronyme « STIM ».

Les catégories des STIM comprennent les ingénieurs et les spécialistes de la cybersécurité. L’économie de demain sera alimentée par l’innovation et des technologies comme l’intelligence artificielle. La croissance de ces industries crée des emplois et des possibilités pour l’avenir.

Deuxièmement, nous introduisons de nouvelles catégories conçues pour répondre aux besoins changeants du Canada et les appuyer, ainsi que pour refléter la détermination de notre gouvernement à attirer les meilleurs talents au pays.

Voici nos nouvelles catégories d’Entrée express pour 2026 :

  • Nous ajoutons des catégories pour les chercheurs et les cadres supérieurs qui ont de l’expérience de travail au Canada, tout en reconnaissant que dans certaines professions, de nombreuses années d’expérience sont requises pour apporter une contribution significative.

    En traçant clairement la voie à suivre vers la résidence permanente, nous appuyons les efforts fédéraux plus vastes visant à stimuler l’innovation et la croissance, y compris une initiative de 1,7 milliard de dollars annoncée en décembre par Innovation, Sciences et Développement économique Canada pour attirer au pays des chercheurs de calibre mondial.

  • Nous ajoutons des catégories pour les candidats qui ont de l’expérience dans les métiers du secteur des transports, notamment les pilotes, les mécaniciens d’aéronefs et les inspecteurs.

    Nous avons déterminé qu’il y avait des besoins criants pour ces métiers. En mettant l’accent sur ces catégories, cela nous aide à transporter des marchandises d’un bout à l’autre du pays et vers de nouveaux marchés, et favorisera ainsi le commerce, les chaînes d’approvisionnement et la résilience économique.

  • Enfin, nous avons créé une nouvelle catégorie pour les recrues militaires qualifiées permettant d’attirer des demandeurs étrangers militaires hautement qualifiés. Les recrues admissibles qui ont une offre d’emploi des Forces armées canadiennes – y compris les médecins, le personnel infirmier et les pilotes – peuvent être invitées à présenter une demande de résidence permanente.

    Ils seront assujettis aux mêmes exigences en matière de sécurité et à toutes les exigences militaires. Cette nouvelle catégorie réaffirme l’engagement du gouvernement visant à renforcer nos forces armées, à défendre notre souveraineté et à assurer la sécurité des Canadiens.

    Cette catégorie et d’autres catégories prioritaires appuient la Stratégie industrielle de défense du Canada annoncée plus tôt cette semaine en ajoutant un éventail de travailleurs essentiels pour favoriser notre souveraineté et notre sécurité.

Enfin, je vous rappelle qu’en décembre, j’ai annoncé une nouvelle catégorie d’Entrée express 2026 réservée aux médecins étrangers ayant de l’expérience de travail au Canada.

Le fait de tracer clairement la voie à suivre vers la résidence permanente aide à garder les médecins au Canada et favorise un meilleur accès aux soins.

C’est pourquoi, cette semaine, nous enverrons des invitations aux candidats d’un certain nombre de programmes. Cela comprend les invitations aux candidats des provinces et des territoires, ainsi que la catégorie de l’expérience canadienne — deux catégories qui ont déjà été lancées.

Et dans les jours à venir, un premier tour pour les médecins et un autre séparé pour les autres professionnels de la santé et des services sociaux.

Enfin, il est important de souligner qu’Entrée express continue d’appuyer notre engagement à long terme visant à renforcer la vitalité francophone partout au pays.

Récemment, j’ai eu le plaisir d’annoncer que, pour la quatrième année consécutive, le Canada a dépassé son objectif en matière d’immigration francophone, atteignant près de 9 % d’admissions hors Québec de personnes francophones.

Pour 2026, le Canada a un plan ambitieux visant à accueillir plus de 30 000 nouveaux arrivants francophones chaque année au cours des trois prochaines années pour atteindre un objectif de 12 % d’immigration francophone hors Québec d’ici 2029.

Plus de francophones, ce sont aussi plus d'enseignants, d'infirmières, d'entrepreneurs et de travailleurs qui contribuent concrètement à la vitalité économique de nos communautés. Il s’agit de professions identifiées par les intervenants comme étant particulièrement en demande.

Mon ministère travaille sans relâche afin d’élargir et d’intensifier ses efforts de recrutement.

Comme je l’ai mentionné plus tôt, les efforts déployés par IRCC pour attirer des talents font partie de la Stratégie d’attraction des talents internationaux de notre gouvernement.

Nous n’attendons pas que les bonnes personnes nous trouvent. Nous allons dans le monde pour recruter les gens dont notre pays a besoin, les mettre en contact avec des employeurs canadiens et souligner pourquoi le Canada est le meilleur endroit au monde où bâtir une carrière et faire sa vie.

Les employeurs peuvent planifier, embaucher et investir en toute confiance grâce à un programme Entrée express qui fonctionne efficacement pour eux.

Alors que nous cherchons à recruter et à maintenir en poste les travailleurs dont nous avons besoin, nous savons qu’il y a toujours place à l’amélioration, et le travail se poursuit.

Nous sommes à l’écoute et nous peaufinons la façon dont nous sélectionnons et évaluons les candidats dans le système Entrée express. Le dialogue ouvert est au cœur de notre processus décisionnel, pour moi en tant que ministre et pour mon ministère.

Nous travaillons également en étroite collaboration avec les provinces et les territoires pour apporter des améliorations, dont la réduction des obstacles et le soutien de cheminements plus rapides vers une carrière au Canada, par l’entremise du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers.

Tous les paliers de gouvernement doivent travailler ensemble pour faire croître l’économie canadienne.

Tourné vers l’avenir

Qu’il s’agisse d’employeurs et d’entrepreneurs, de dirigeants régionaux et communautaires, de réfugiés ou de groupes d’établissement, je peux vous dire que nous sommes à l’écoute. Et nous prenons aussi des décisions qui, bien que difficiles, sont nécessaires pour rétablir l’équilibre dans notre système.

Moins d’un an après le début du mandat de notre gouvernement, nous réalisons des progrès.

La réussite passe par la discipline. Sans cela, nous risquons de réaliser ces progrès et de gagner la confiance des Canadiens.

Mon ministère s’affaire actuellement à rétablir le contrôle du système d’immigration de sorte que ses niveaux demeurent durables et équilibrés, qu’ils favorisent la croissance économique du Canada et répondent aux besoins en main-d’œuvre.

Merci.

Détails de la page

2026-02-18