CIMM - Mot d’ouverture de l’honorable Marco E. L. Mendicino, C. P., député, Ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté - 10 mars, 2021

Devant le Comité permanent de la citoyenneté et de l’immigration de la Chambre des communes (CIMM)

Travailleurs étrangers temporaires/EIMT, Hong Kong

10 mars 2021

958 mots (5-6 minutes)

Madame la Présidente, membres du Comité, merci de m’avoir invité à me joindre à vous aujourd’hui.

J’aimerais souligner que je me joins à vous depuis le territoire traditionnel non cédé de la Première nation des Mississaugas de Credit et des Haudenosaunee (Toronto)/nation algonquine Anishinabeg (Ottawa).

Après mes interventions d’aujourd’hui, je sais que vous vous entretiendrez également avec certains des fonctionnaires qui relèvent de moi.

Je parlerai plus tard de nos initiatives concernant les résidents de Hong Kong, mais d’abord j’aimerais aborder les recherches du Comité sur les études d’impact sur le marché du travail (EIMT) en ce qui concerne les travailleurs étrangers temporaires et notre système d’immigration.

Comme vous le savez peut-être, le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) est un programme axé sur la demande et l’intérêt des employeurs, qui a pour but d’aider les employeurs canadiens à obtenir les services de travailleurs étrangers pour combler des pénuries de main-d’œuvre. Il comporte plusieurs volets, dont un pour le secteur agricole.

Pour faire des embauches dans le cadre du PTET, un employeur doit d’abord demander une étude d’impact sur le marché du travail, outil essentiel pour protéger l’accès des Canadiens au marché du travail, garantissant que les employeurs ont fait des efforts raisonnables pour embaucher des travailleurs canadiens avant d’essayer de recruter des ressortissants étrangers.

Comme nos collègues d’Emploi et Développement social Canada peuvent l’expliquer, leur ministère gère l’évaluation des demandes d’EIMT et rend des décisions à leur égard.

Le rôle d’IRCC consiste à délivrer les permis de travail. Cela exige que nous recevions une preuve d’EIMT favorable ou neutre d’un employeur, que les ressortissants étrangers doivent nous soumettre avec leur demande de permis de travail pour entrer au Canada dans le cadre du PTET.

L’autre programme canadien de travail pour les ressortissants étrangers, le Programme de mobilité internationale, est différent. IRCC en est l’unique responsable et son objectif principal est de promouvoir les grands intérêts économiques, culturels et nationaux du Canada, plutôt que d’aider à pourvoir des emplois pour lesquels la demande est particulièrement forte.

Les travailleurs qui viennent dans le cadre de ce programme sont exemptés du processus d’EIMT et comprennent, par exemple, les titulaires d’un permis de travail postdiplôme, les jeunes du programme vacances-travail et les époux ou conjoints de résidents temporaires.

Madame la Présidente, j’espère que cela vous donne du contexte sur les résidents temporaires et sur nos efforts pour garantir que les travailleurs canadiens jouissent de possibilités d’emplois.

Passons maintenant à Hong Kong. Dans la foulée des recommandations faites récemment par le Comité spécial sur les relations Canada-Chine, le Comité a surement des questions à me poser concernant les voies que les résidents de Hong Kong peuvent emprunter pour venir au Canada de façon temporaire ou permanente.

Les mesures que j’ai annoncées en novembre représentent un élargissement considérable des possibilités pour les résidents de Hong Kong – y compris ceux qui sont peut-être préoccupés par l’évolution de la situation là-bas – de choisir le Canada comme endroit pour étudier, travailler et s’installer.

En plus des voies d’accès au Canada existantes qui sont déjà offertes aux résidents de Hong Kong – y compris les volets de migration économique et du regroupement familial –, le Ministère a lancé une nouvelle initiative de résidence temporaire pour les jeunes de Hong Kong.

Ce nouveau programme offre des permis de travail ouverts d’une validité maximale de trois (3) ans aux personnes qui ont obtenu un certificat ou un diplôme d’un établissement postsecondaire canadien désigné au cours des cinq (5) dernières années, ou un titre de compétences équivalent dans un établissement d’enseignement à l’étranger.

Le processus de réception des demandes pour le nouveau permis de travail ouvert a été lancé le 8 février dernier.

Je dois également ajouter que dans le cadre de cette initiative, les époux, conjoints de fait et enfants à charge admissibles peuvent également demander un permis de travail ou d’études.

De plus, Madame la Présidente, le Ministère crée deux nouvelles voies d’accès à la résidence permanente, qui seront offertes plus tard cette année.

La première ciblera les anciens résidents de Hong Kong qui ont acquis au moins un an d’expérience de travail au Canada, et qui remplissent d’autres critères tels que des niveaux minimaux de compétences linguistiques et de scolarité.

La deuxième permettra aux personnes qui ont obtenu leur diplôme d’un établissement d’enseignement postsecondaire au Canada de demander directement la résidence permanente.

Je tiens à assurer au Comité qu’aucun résident de Hong Kong ne se verra automatiquement interdire l’entrée au Canada uniquement en raison d’une accusation ou d’une condamnation en vertu de la Loi sur la sécurité nationale.

La participation à des protestations pacifiques n’est pas considérée comme une infraction au Canada et ne constituerait pas un motif d’interdiction de territoire. C’est pourquoi les résidents de Hong Kong risquant d’être persécutés qui ont fui vers un autre pays pourraient également être admissibles aux programmes canadiens de réinstallation existants.

Il s’agit notamment du Programme de parrainage privé de réfugiés et du Programme de réfugiés pris en charge par le gouvernement. Comme tous les ressortissants étrangers qui se trouvent au Canada, les résidents de Hong Kong ont également accès au système d’octroi de l’asile.

Madame la Présidente, ces mesures s’ajoutent à celles prises par les partenaires internationaux du Canada en réponse à l’imposition et à la mise en œuvre par la Chine de la Loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.

Je suis convaincu que ces initiatives viennent enrichir les programmes d’immigration existants du Canada.

Par ailleurs, une fois que les restrictions de voyage seront réduites, elles contribueront à attirer des étudiants étrangers et des travailleurs qualifiés de Hong Kong, à soutenir notre croissance économique et à apporter des solutions aux résidents qui ne s’y sentent plus en sécurité.

Merci Madame la Présidente. Je serai heureux de répondre à vos questions.

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