Consultations de 2022 sur les niveaux d’immigration – rapport final

Table des matières

Aperçu et contexte

Chaque année, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) s’adresse à un large éventail d’intervenants de partout au pays pour l’aider à élaborer une vision nationale de l’immigration. De mai à septembre 2022, IRCC a mené une initiative de sensibilisation et de consultation à volets multiples pour étayer son plan des niveaux d’immigration 2023. Parmi les thèmes abordés, mentionnons l’équilibre entre les différentes catégories et les différents programmes, la meilleure façon de positionner l’immigration pour soutenir la relance économique et la croissance future du Canada, la vitalité des collectivités dans toutes les régions du pays, l’immigration francophone et la réponse du Canada aux crises humanitaires.

Dans le cadre des activités de mobilisation, un sondage de consultation en ligne a été mené auprès des intervenants en mai 2022. Ces intervenants ont ensuite été invités à se joindre à la conversation sur la plateforme de mobilisation en ligne « Parlons immigration », qui leur a permis de faire part de leurs réflexions et de leurs commentaires sur l’immigration aux participants d’un océan à l’autre. Ces activités ont été complétées par des séances de discussion virtuelles à l’échelle régionale animées par l’honorable Sean Fraser, ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, et par la secrétaire parlementaire Marie-France Lalonde, d’août à septembre 2022. De plus, IRCC a engagé des discussions avec les provinces et les territoires concernant la planification des niveaux d’immigration ainsi que les programmes régionaux.

Cette consultation annuelle, à laquelle participent les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux ainsi que d’autres intervenants clés (représentants d’entreprises, établissements d’enseignement, organisations confessionnelles, associations multiculturelles ou ethnoculturelles, municipalités et administrations régionales, organismes d’établissement ou de réinstallation, etc.), est une exigence prévue par la Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés (LIPR) et est orientée par un cadre de consultation élaboré conjointement (fédéral-provincial/territorial). La planification des niveaux d’immigration tient également compte des recherches sur l’opinion publique, des renseignements sur le marché du travail et des résultats obtenus par les immigrants Note de bas de page 1.

Les conclusions résumées dans le présent rapport reflètent uniquement les points de vue des participants aux consultations. Les résultats ne devraient pas être considérés comme étant représentatifs de l’ensemble de la population canadienne ou de tous les intervenants d’IRCC. Par ailleurs, les pourcentages ont été arrondis à des nombres entiers. Il se peut donc que les totaux ne correspondent pas à 100.

Niveaux d’immigration

La LIPR exige que le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté dépose chaque année au Parlement une projection des admissions de résidents permanents (le Plan des niveaux). Le Plan des niveaux indique le nombre d’immigrants que le Canada accueillera à titre de résidents permanents dans le cadre des programmes d’immigration économique, de la catégorie du regroupement familial et des programmes visant les réfugiés et d’immigration pour des motifs d’ordre humanitaire.

Un certain nombre de facteurs sont pris en compte pour élaborer le plan des niveaux d’immigration, notamment :

Le Plan des niveaux d’immigration est conçu pour offrir des avantages à long terme au Canada, soutenir la croissance économique et répondre aux besoins du marché du travail, et pour mettre en place un système bien géré qui permet de maintenir la confiance du public.

Pour faciliter la consultation, voir le Plan des niveaux d’immigration 2023-2025 complet.

Méthodes de consultation

1. Sondage de consultation en ligne

Du 20 mai au 27 juin 2022, 2 867 organisations d’intervenants au total ont été invitées par courriel à lire les renseignements de base et à participer à un sondage de consultation en ligne (voir l’annexe A). Le sondage de consultation a été mené dans la langue officielle de choix des répondants. Les répondants ont eu l’occasion de répondre à des questions sur les niveaux d’immigration et d’autres thèmes liés à l’immigration. IRCC a reçu au total 448 sondages remplis. Diverses organisations ont répondu, notamment des organisations non gouvernementales (ONG), des organismes d’établissement/de réinstallation, des établissements d’enseignement, des organismes de développement économique, des conseils industriels/sectoriels, des administrations régionales ou municipales et des universités. Voir l’annexe C pour la liste de tous les intervenants ayant participé aux consultations sur les niveaux d’immigration de cette année.

Répartition des réponses au sondage de consultation

Région d’activité
Province/territoire Taux de réponse
Organisation nationale Note de bas de page 2 10,3 %
Alberta 10,3 %
Canada atlantique (Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Île-du-Prince-Édouard, Terre-Neuve-et-Labrador) 14,3 %
Colombie-Britannique 20,3 %
Manitoba 6,9 %
Ontario 32,6 %
Saskatchewan 8 %
Nord du Canada (Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut) 2,2 %
Type d’organisation
Objectif principal de l’organisation des intervenants Note de bas de page 3 Taux de réponse
Milieu universitaire, fondation ou établissement de recherche, ou centre d’études et de recherche 6,7 %
Entreprises 10,0 %
Chambre de commerce 2,9 %
Organisme de développement économique 7,8 %
Établissement d’enseignement ou conseil scolaire 14,1 %
Services d’emploi 6,7 %
Organisme confessionnel 1,6 %
Organisation des Premières Nations, inuite ou métisse 0,0 %
Communauté francophone ou de langue officielle en situation minoritaire 7,4 %
Gouvernement – fédéral 0,2 %
Gouvernement – administration municipale ou régionale 4,5 %
Gouvernement – provincial ou territorial 1,8 %
Gouvernement – organisme sans lien de dépendance/société d’État 1,1 %
Organisme de soins de santé ou autre service de soins 4,0 %
Consultant en immigration ou avocat spécialisé en droit de l’immigration 2,9 %
Conseil du secteur ou de l’industrie 4,2 %
Organisme 2ELGBTQI+ 0,4 %
Membre d’un partenariat local en matière d’immigration (PLI) ou d’un Réseau en immigration francophone (RIF) 5,1 %
Association multiculturelle ou ethnoculturelle 1,8 %
Organisme à but non lucratif/organisation non gouvernementale 35,0 %
Organisme d’établissement ou de réinstallation 20,3 %
Autres 5,1 %
Ne représente pas une organisation 0,4 %

1.1 Principales conclusions sur les niveaux d’immigration

Objectif de l’immigration

Lorsqu’on leur a demandé de classer de 1 à 3 les raisons les plus importantes pour lesquelles le Canada devrait avoir un système d’immigration efficace (1 étant la plus importante), les organisations d’intervenants de partout au pays considèrent que la raison la plus importante est d’aider à répondre aux besoins en matière d’économie et de main-d’œuvre et d’apporter de nouvelles compétences. Le soutien à la relance économique du Canada et les engagements humanitaires ont également été considérés comme des raisons importantes.

Niveaux d’immigration et répartition

Interrogés sur la cible théorique actuelle de 447 055 nouveaux arrivants en 2023, 45 % des répondants ont indiqué qu’il n’y avait « pas assez » d’immigrants, et 42 % ont estimé qu’il y en avait « juste assez ».

Une proportion légèrement plus élevée d’intervenants participants en Nouvelle-Écosse, au Manitoba, au Nouveau-Brunswick et à Terre-Neuve-et-Labrador ont indiqué que la cible théorique actuelle pour 2023 ne comprenait « pas assez » d’immigrants (50 % ou plus).

Interrogés sur le niveau actuel d’immigrants par catégorie, les intervenants sont partagés entre considérer que les cibles actuelles du Canada prévoient « juste assez » d’immigrants ou qu’elles n’en prévoient « pas assez » (environ quatre sur dix dans les deux cas), et pas plus de 8 % d’entre eux ont dit qu’ils pensaient que les niveaux actuels prévoient « trop » d’immigrants pour toute catégorie individuelle. Environ un sur dix a indiqué qu’il « ne savait pas » ce qu’il pensait de cette cible. Les intervenants avaient légèrement plus tendance à dire qu’il n’y avait « pas assez » d’immigrants de la catégorie économique que de considérer le nombre « juste assez ».

Question : Le Plan des niveaux d’immigration actuel du Canada définit des cibles théoriques de nouveaux résidents permanents pour chaque catégorie d’immigration pour 2023, comme le montre le tableau suivant. En ce qui concerne chacune des catégories d’immigration suivantes et le total global, pensez-vous que cela représenterait trop, pas assez ou juste assez de nouveaux résidents permanents?

  Taux de réponse %
Total général (447 055)
Trop 4 %
Pas assez 45 %
Juste assez 42 %
Je ne sais pas 9 %
Immigration économique (253 000)
Trop 4 %
Pas assez 45 %
Juste assez 43 %
Je ne sais pas 8 %
Regroupement familial (109 500)
Trop 4 %
Pas assez 42 %
Juste assez 41 %
Je ne sais pas 13 %
Réfugiés, personnes protégées et motifs d’ordre humanitaire (84 555)
Trop 8 %
Pas assez 40 %
Juste assez 40 %
Je ne sais pas 12 %

Interrogés sur les niveaux d’immigration au-delà de 2024, la majorité des répondants (55 %) ont dit qu’ils souhaiteraient voir les niveaux augmenter, tandis que près d’un tiers des participants (30 %) ont indiqué que les niveaux devraient se stabiliser à 451 000 immigrants par année.

Si les niveaux d’immigration devaient augmenter, 62 % des répondants ont indiqué que la catégorie de l’immigration économique devrait être privilégiée par rapport à la catégorie du regroupement familial et à la catégorie des personnes protégées et des réfugiés.

Question : Si les niveaux d’immigration devaient augmenter, dans quelle catégorie préféreriez-vous voir une augmentation?

  Taux de réponse
Immigration économique 62 %
Regroupement familial 15 %
Réfugiés et personnes protégées 21 %
Je ne sais pas 2 %

Par contre, si les niveaux d’immigration devaient diminuer, plus de la moitié des répondants (54 %) ont indiqué ne pas savoir laquelle des catégories devrait faire l’objet d’une réduction.

Question : Si les niveaux d’immigration devaient diminuer, dans quelle catégorie préféreriez-vous voir une diminution?

  Taux de réponse
Immigration économique 18 %
Regroupement familial 10 %
Réfugiés et personnes protégées 18 %
Je ne sais pas 54 %

2. Plateforme de mobilisation en ligne Parlons immigration

En juillet 2022, IRCC a invité tous les intervenants à poursuivre la conversation sur les niveaux d’immigration par le biais d’une plateforme de mobilisation en ligne appelée « Parlons immigration ». Cet espace commun a permis aux intervenants de partager leurs réflexions et leurs commentaires avec d’autres participants de tous les secteurs, notamment des représentants d’entreprises, des établissements d’enseignement, des organisations confessionnelles, des associations multiculturelles ou ethnoculturelles, des municipalités et des administrations régionales, et des organisations d’établissement ou de réinstallation, entre autres.

« Parlons immigration » comprenait des informations de base pour guider la participation des intervenants aux consultations annuelles de 2022 sur les niveaux d’immigration, notamment des informations supplémentaires sur cinq thèmes clés liés à l’immigration, en fonction des résultats précédents du sondage de consultation en ligne. Les cinq thèmes étaient les suivants :

Pour chaque thème, de nouveaux sujets et de nouvelles questions de discussion ont été publiés périodiquement, incitant les intervenants à se connecter plusieurs fois au cours du processus de consultation. Du contenu supplémentaire, y compris un résumé des conclusions des conversations publiques, ainsi que des questions soumises par les intervenants et des réponses élaborées par IRCC, a également été publié en ligne.

De juillet à septembre 2022, « Parlons immigration » a reçu 791 visites au total. Les intervenants ont donné leur avis sur les réalités et les défis auxquels sont confrontées leurs communautés, et ont fait part de leurs suggestions pour améliorer les programmes d’immigration actuels du Canada. Certains des commentaires publiés par les participants sont présentés ci-dessous à titre d’exemple, dans une version raccourcie et clarifiée.

« L’Association canadienne de l’outillage et de l’usinage (ACOU) représente les quelque 6 000 entreprises canadiennes qui exercent des activités d’usinage et d’outillage. La pierre angulaire de notre industrie est constituée par nos travailleurs qualifiés. […] Ce groupe a été reconnu par le gouvernement fédéral comme étant en pénurie et admissible au système Entrée express. Avec un arriéré d’environ 2,5 millions de demandeurs d’immigration, le système actuel doit être rationalisé, car le système Entrée express actuel ne répond pas aux besoins de nos membres. […] Le niveau de compétence requis dans notre industrie exige une stabilité de la main-d’œuvre. […] Nous proposons les mesures suivantes : Éliminer la nécessité d’une étude d’impact sur le marché du travail (EIMT) pour les catégories de la [Classification nationale des professions] dans lesquelles le gouvernement fédéral a reconnu qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre; prioriser davantage et réduire le temps de traitement des travailleurs étrangers temporaires; faciliter le processus de transition des travailleurs étrangers temporaires qualifiés vers la résidence permanente, et faire de la publicité/du recrutement actif par le gouvernement fédéral et le gouvernement de l’Ontario dans des pays clés afin d’attirer des candidats pour des employeurs éventuels ».

Raymond Buxton,
Association canadienne de l’outillage et de l’usinage (ACOU), Ontario

« Les discussions autour du regroupement familial se concentrent fréquemment sur le parrainage familial pour la résidence permanente. Mais c’est aussi un enjeu important pour les catégories temporaires. [Par exemple], de nombreux étudiants étrangers sont séparés lorsque leur conjoint et/ou leurs enfants se voient refuser un visa de travail/étude ou de visiteur pour les rejoindre. Si la famille réussit finalement à obtenir un visa temporaire, c’est souvent après une longue attente. […] Cela exacerbe le problème de la séparation des familles. »

Natasha Clark, Arif Abu et Danai Bélanger,
Memorial University of Newfoundland (Terre-Neuve-et-Labrador)

« Notre ville dispose d’organisations de soutien pour les nouveaux arrivants, de communautés établies issues de différentes cultures du monde, ainsi que de possibilités d’emploi et d’entrepreneuriat. Les villes de taille moyenne semblent bien équipées pour accueillir les nouveaux arrivants, mais en dehors des grands centres du Canada, ce sont les régions rurales qui retiennent l’attention. Il est regrettable que les villes de taille moyenne ne soient pas incluses dans le projet pilote visant à encourager les nouveaux arrivants à s’installer ailleurs que dans des villes comme Toronto, Vancouver et Calgary. Je propose de créer un projet pilote pour les villes de taille moyenne! »

Nicole Bruce,
Venture Kamloops (Colombie-Britannique)

« L’enseignement de l’anglais est essentiel pour permettre aux nouveaux arrivants de réussir à intégrer la main-d’œuvre canadienne. Il est donc impératif de mettre en place des mesures de soutien solides pour les éducateurs, afin de leur permettre d’enseigner efficacement la préparation à l’emploi aux apprenants. Les données actuelles sur le marché du travail indiquent un besoin immédiat de travailleurs de premier échelon dans des secteurs de services tels que le commerce de détail, l’hôtellerie, la restauration, les soins de santé et la fabrication. À l’heure actuelle, les immigrants et les nouveaux arrivants occupent un grand nombre de ces postes de premier échelon et leur contribution à la main-d’œuvre est essentielle au maintien de l’économie canadienne. […] Une formation spéciale pour les enseignants des cours d’anglais langue seconde [CALS] pourrait améliorer le taux de réussite des nouveaux arrivants en matière d’emploi et assurer la cohérence de l’information sur la préparation à l’emploi dans tout le Canada. TESL [Teachers of English as a Second language] Ontario propose une stratégie à deux volets pour répondre à ces besoins et améliorer les taux d’établissement et d’emploi des nouveaux arrivants : [élaborer] un programme de formation ciblé, à microcrédits, pour les enseignants des CALS, qui leur permettra d’accroître leurs compétences et leur capacité à enseigner efficacement la culture et la communication en milieu de travail canadien, la législation du travail et l’orientation professionnelle; [et élaborer] une série de vidéos de formation en matière d’emploi destinée aux nouveaux arrivants, qui proposera aux enseignants des leçons et des activités de 30 minutes que les étudiants pourront visionner. La série de vidéos serait complétée par des ressources pédagogiques pour la planification des cours, ainsi que par des activités pour les étudiants. Cette série de vidéos offrirait une plateforme d’apprentissage flexible indispensable, tout en favorisant une intégration réussie sur le marché du travail canadien. Une stratégie coordonnée permettra de montrer les diverses voies d’accès aux compétences appropriées pour l’emploi, d’aider les nouveaux arrivants à élaborer des objectifs d’emploi à court et à long terme, de leur transmettre des compétences clés en matière d’emploi et, finalement, de soutenir et de renforcer leur intégration réussie à la main-d’œuvre canadienne. »

Allison Keown,
TESL Ontario (Ontario)

« J’observe que les personnes, les organisations et les autres parties qui abordent les questions d’immigration rurale sont principalement établies dans les grandes métropoles et ne comprennent pas vraiment la communauté rurale. De nombreux “experts en la matière” n’ont très probablement jamais vécu dans une communauté rurale et, en tant que tels, abordent la question du point de vue d’un étranger, avec des opinions peut-être biaisées et préconçues. […] Si quelqu’un a une expérience et des idées valables en matière d’immigration rurale, ce sont les communautés rurales qui soutiennent les immigrants, les travailleurs étrangers temporaires et les autres nouveaux arrivants depuis des décennies. Il est essentiel d’établir des relations et de créer ensemble des moyens de recruter et de retenir les nouveaux arrivants dans les communautés rurales. Il faut visiter ces communautés; pas seulement une visite éclair, mais pour une période de temps suffisante, pour se déplacer et parler aux employeurs, aux organisations communautaires, aux nouveaux arrivants récents et établis. Ils doivent être écoutés et leurs défis doivent être bien compris. »

John Lafferty,
Lethbridge Family Services (Alberta)

3. Séances de discussion virtuelles régionales avec le ministre et la secrétaire parlementaire

Au total, six séances de discussion virtuelles régionales ont été organisées avec des intervenants des provinces et territoires suivants : la région de l’Atlantique (Nouveau-Brunswick, Terre-Neuve-et-Labrador, Nouvelle-Écosse et Île-du-Prince-Édouard), l’Ontario, le Manitoba, le Nord du Canada (Yukon, Territoires du Nord-Ouest, Nunavut), l’Alberta et la Saskatchewan, ainsi que la Colombie-Britannique. Les séances de discussion ont réuni des intervenants et des représentants de chacune des provinces et de chacun des territoires, à l’exception du Québec, où le gouvernement du Québec est le seul responsable de la planification de l’immigration sur son territoire.

Les séances de discussion ont eu lieu virtuellement via Zoom du 2 août 2022 au 1er septembre 2022, les deux premières étant animées par le ministre Fraser et les quatre dernières par la secrétaire parlementaire Lalonde. Les séances de discussion ont donné lieu à des présentations sur le marché du travail canadien par Pedro Antunes, économiste en chef, et Iain Reeves, directeur associé de la recherche sur l’immigration, tous deux du Conference Board du Canada. Les séances de discussion duraient de 60 à 90 minutes, et une traduction simultanée était disponible pour encourager les intervenants à participer dans l’une ou l’autre des langues officielles.

IRCC a commandé des illustrations pour résumer et représenter visuellement le contenu de la discussion de chaque séance. Vous trouverez ci-dessous un aperçu de ce qui a fait l’objet de discussions par les intervenants dans chaque région du Canada.

Une illustration dessinée à la main représente des termes clés utilisés par les participants lors des séances de discussion virtuelles pour décrire divers aspects liés à l’immigration qui étaient importants pour eux.

Une séance de discussion virtuelle dans la région de l’Atlantique sur les niveaux d’immigration
Une séance de discussion virtuelle dans la région de l’Atlantique sur les niveaux d’immigration

Une illustration dessinée à la main représente des termes clés utilisés par les participants lors des séances de discussion virtuelles pour décrire divers aspects liés à l’immigration qui étaient importants pour eux.

Une carte du Canada sur laquelle les provinces de l’Atlantique (Île-du-Prince-Édouard, Nouveau-Brunswick, Nouvelle-Écosse, Terre-Neuve-et-Labrador) ont été mises en relief indique que la « reprise économique » est en cours et que « plus de jeunes s’installent ici ».

Une loupe illustre le besoin de mettre l’emphase sur la rétention des nouveaux arrivants et le fait qu’il est nécessaire d’attirer les travailleurs de la santé et de favoriser un esprit de communauté. Dans le cas des travailleurs de la santé, un dessin montre une personne qui conduit un taxi, exprimant le but de donner aux infirmiers·ères et aux médecins l’opportunité de pratiquer dans leurs nouveaux chez-eux. Les éléments suivants sont soulignés en tant qu’aspects clés permettant d’encourager un esprit de communauté fort : les écoles, les emplois, l’implication de la communauté, et les familles. Pour les familles, une ligne pointillée est tracée jusqu’à une question : « Peut-on élargir la définition de “famille” ? » qui elle-même mène à une autre question : « Peut-on soutenir autant de gens aussi rapidement ? »

Un ordinateur et une épingle sur une carte illustrent le fait que les entreprises à distance ont du mal à accueillir les nouveaux arrivants sans adresse.

Une finissante tient un permis de travail, et les mots « prolonger les permis des étudiants internationaux » apparaissent en dessous. Au-dessus, deux lignes pointillées mènent à deux questions : « Comment déterminer qui veut étudier ? » et « Comment déterminer qui veut étudier et s’établir ? »

Deux bâtiments illustrent le fait que le logement est la priorité numéro un en matière de financement requis pour soutenir les nouveaux arrivants. Des flèchent pointent vers une citation : « Trouver du logement : un meilleur problème que la fermeture des écoles et des hôpitaux ! »

Dans une bulle de texte, on peut lire : « un marché de l’emploi serré », et des lignes pointillées sont tracées dans trois directions différentes pour exprimer la façon dont ces facteurs contribuent à la situation. Une particule de virus représente la manière dont la pandémie de la COVID-19 a mené à une halte à l’immigration; une travailleureuse de la construction et une infirmierère avec une flèche pointant vers le haut illustrent la manière dont la situation de l’emploi s’est rétablie; et une bannière avec les mots « l’année de la retraite » illustre le fait qu’un grand nombre de « boomers » quitteront le marché du travail dans les cinq prochaines années.

Un petit tableau montre deux horloges. L’horloge à gauche est petite, et inclut la légende : « 3 à 5 mois » pour indiquer qu’il s’agit du délai de traitement moyen pour les demandes de résidence permanente « avant » la pandémie de la COVID-19. L’horloge à droite est grande, et inclut la légende : « 30 mois » pour indiquer que les délais de traitement moyens des demandes de résidence permanente « maintenant » sont beaucoup plus longs qu’ils ne l’étaient.

Une flèche pointe progressivement vers le haut, illustrant le fait que les étudiants internationaux et les travailleurs temporaires sont plus susceptibles de devenir résidents (illustrés par un mortier et un travailleur temporaire transportant une valise), et que les normes de service d’IRCC par rapport aux temps d’attente s’appliqueront à nouveau d’ici la fin de l’année, avec une augmentation de 90 % des demandes traitées comparativement à l’an dernier. Ce fait est illustré par trois morceaux de papier avec trois coches vertes.

Une séance de discussion virtuelle en Ontario sur les niveaux d’immigration
Une séance de discussion virtuelle en Ontario sur les niveaux d’immigration

Une illustration dessinée à la main représente des termes clés utilisés par les participants lors des séances de discussion virtuelles pour décrire divers aspects liés à l’immigration qui étaient importants pour eux.

Une carte du Canada sur laquelle la province de l’Ontario est mise en relief indique qu’il y a une pénurie de main-d’œuvre nationale. Un court texte indique que dans les années 1970, il y avait sept travailleurs pour chaque retraitée, tandis que l’on pourrait voir seulement deux travailleurs pour chaque retraitée à l’avenir si rien n’est fait pour corriger la situation. Une flèche pointant vers le haut exprime également le besoin d’augmenter le nombre d’immigrants francophones.

On voit un avion et une bulle de texte sur laquelle on peut lire : « Comment accélérer le processus pour les travailleurs de la santé ? » Une bannière placée à côté suggère que du financement est disponible pour Entrée express, et une ligne pointillée indique que des cibles d’employeurs établies par région pourraient aider, même s’il reste toujours à savoir qui choisir pour avoir le plus d’impact.

Un graphique avec une flèche pointant vers le haut montre que l’emploi en hausse mène à la croissance. Des flèches pointant vers le bas expriment également le fait que la pandémie de la COVID-19 a eu un impact négatif sur l’offre de travailleurs et sur l’immigration.

Deux personnes sont côte-à-côte, et un employé expérimenté dit à l’autre : « Tu seras parfaite ! » Le dessin suggère que le mentorat au travail et les conseils aux nouveaux arrivants potentiels peuvent être bénéfiques aux nouveaux Canadiens·ennes.

On voit une personne assise à un bureau avec un ordinateur portatif et les mots suivants : « Travailleurs à distance internationaux ».

On voit un calendrier à côté de la citation suivante : « Les demandes devraient être traitées en jours, pas en mois. »

On voit un ordinateur sur un bureau, et plusieurs mains tendant des dossiers de candidature pour illustrer le fait que plusieurs demandes ont été soumises pour traitement. Il est indiqué que le retour aux normes de service et délais de traitement normaux devrait se faire d’ici les prochains mois.

Un homme avec une valise fait face à une ligne pointillée qui montre sept étapes. À côté, on peut lire : « Statut RP : Comment soutenir les étudiants durant leur première année, pas leur septième ? »

Cinq personnes sont assises à une table, et on peut lire sur une bannière les mots : « Bonne retraite ! » L’illustration montre que plusieurs personnes prendront leur retraite durant les cinq prochaines années.

Un camion représentant l’industrie du camionnage en Ontario roule en direction d’un signe qui bloque la route, avec les mots « règlements » écrits dessus.

Le mot « demandes » est suivi d’une flèche pointant en direction d’une pile de formulaires de demandes, et les mots « demandes qui peuvent être traitées » est suivi d’une flèche pointant en direction d’une pile beaucoup plus petite, indiquant qu’il y a plus de demandes que d’espaces disponibles.

Deux personnes sont debout sur des plateformes, l’une plus haute que l’autre, afin de montrer que les réfugiés parrainés par le secteur privé semblent mieux s’adapter que les réfugiés parrainés par le gouvernement, notamment en fait de résultats socioéconomiques – mais les deux sont importants.

Une flèche pointe vers le fait que les régions rurales manquent de soutien, ce qui est illustré par plusieurs maisons séparées par de grandes distances sur différentes collines.

Les icônes illustrées d’un cœur et d’une maison illustrent deux principaux enjeux : l’itinérance et la santé mentale.

On peut lire la citation suivante : « Nous pouvons faire des petites communautés des endroits où il fait bon vivre ».

Une séance de discussion virtuelle au Manitoba sur les niveaux d’immigration
Une séance de discussion virtuelle au Manitoba sur les niveaux d’immigration

Une illustration dessinée à la main représente des termes clés utilisés par les participants lors des séances de discussion virtuelles pour décrire divers aspects liés à l’immigration qui étaient importants pour eux.

Une carte du Canada sur laquelle la province du Manitoba est mise en relief indique que la province a « une grande histoire liée à l’immigration ». Au-dessus, un court texte indique que la part la plus élevée des travailleurs employés est constituée de personnes au début de la soixantaine. Dans 13 ans, cependant, la part la plus élevée de travailleurs sera constituée de personnes entre 20 et 32 ans.

On voit un panneau sur lequel on peut lire : « nous embauchons », et une bulle de texte inclut les mots : « l’immigration est notre outil le plus important » suivi d’une flèche montant vers le haut qui souligne la nécessité d’augmenter les niveaux d’immigration.

On voit une étudiante internationale avec une bulle de texte incluant les mots suivants : « Travailler ici pendant qu’ils étudient ». À sa droite, une personne lave de la vaisselle, et une légende inclut les mots suivants : « Nous avons besoin de toute l’aide que nous pouvons obtenir ». En dessous, il est suggéré que des prolongements sont disponibles pour les étudiants internationaux avec des permis expirés.

Une bulle de texte suggère que la formation linguistique est limitée à certains travailleurs, et souligne cette distinction pour les réfugiés versus les travailleurs temporaires.

Une flèche pointant vers le haut indique le besoin de hausser les compétences interculturelles, et une carte est affichée avec les mots : « Comment tracer des voies spécifiques ? »

Une flèche pointant vers le haut indique que le nombre de travailleurs employés au Manitoba a surpassé les niveaux pré-pandémiques, malgré le fait que la COVID-19 a empêché les nouveaux arrivants de venir au Canada. Un trophée exprime le fait que le Manitoba a le taux de chômage le plus bas au pays.

Des feux de circulation expriment la notion qu’un portail lié au statut est en développement.

Un document illustrant la reconnaissance de titres étrangers est suivi d’une ligne pointillée qui mène à un court texte suggérant que le système de points devrait refléter les secteurs les plus en demande. En dessous, des travailleurs agricoles dans un champ suggèrent que des voies d’accès à la résidence permanente pour les travailleurs temporaires sont nécessaires. Une ligne pointillée souligne également l’importance des travailleurs qualifiés et de la rétention des immigrants.

Les mots « langue » et « expérience canadienne » sont séparés par des lignes pointillées et le mot « écart », et les mots « nécessité de travailler ensemble » soulignent le besoin de combler cet écart.

On voit une pile de papiers suivie des mots : « Pourquoi tant de demandeurs ? » Deux flèches offrent davantage de contexte, indiquant qu’il y a de longs temps d’attente et que le nombre de gens qui viennent est plutôt faible.

Un·e médecin qui porte un masque est à côté d’une station de taxi et représente le besoin de permettre aux médecins étrangers d’exercer leur métier. À côté, on voit les mots : « les étudiants internationaux sont essentiels et apportent beaucoup ».

Plusieurs éléments visuels, incluant un signe de dollar ($) et une personne, représentent le besoin d’investir davantage et d’augmenter la disponibilité des services pour l’immigration francophone. Un court texte demande également : « Pourrait-elle constituer sa propre voie d’accès ? »

Une séance de discussion virtuelle dans le nord du Canada sur les niveaux d’immigration
Une séance de discussion virtuelle dans le nord du Canada sur les niveaux d’immigration

Une illustration dessinée à la main représente des termes clés utilisés par les participants lors des séances de discussion virtuelles pour décrire divers aspects liés à l’immigration qui étaient importants pour eux.

Une carte du Canada sur laquelle le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut ont été mis en relief inclut un panneau qui souligne le besoin d’accueillir des travailleurs bilingues à travers le nord du Canada afin d’avoir une population saine et équilibrée. Une flèche pointe vers la question : « Comment recruter et retenir ici ? »

Une icône représentant un groupe de travail pour la région exprime le but le retenir les gens après l’obtention de leur statut de résident permanent, et une flèche pointe vers des éléments clés qui sont cruciaux dans la réalisation de ce but : du logement abordable et accessible (incluant des petites maisons), et d’autres incitatifs qui peuvent être utilisés ailleurs aussi. Un peu à l’écart des maisons illustrées, deux autres petites maisons identifient le logement comme étant la « préoccupation # 1 ».

Une rangée de trois personnes, dont la troisième personne est seulement esquissée à l’aide de lignes pointillées, illustre la question : « Peut-on changer les plafonds pour les travailleurs temporaires ? » En dessous, un flocon de neige souligne la pertinence de cette question pour les secteurs saisonniers et le tourisme.

On voit une particule de virus anthropomorphe dire « non » à un certain nombre de personnes qui attendent en ligne, illustrant le fait que la COVID-19 a différé l’immigration et a mené à une augmentation des postes vacants.

À côté d’une bannière sur laquelle on peut lire « bonne retraite ! », une citoyenne âgée dit : « Attends… Laisse tomber ! » Un court texte indique que les « boomers » ont retardé leur retraite durant la pandémie, mais que « l’année de la retraite » s’en vient.

On voit deux maisons : la première a déjà été construite, tandis que la deuxième est seulement esquissée à l’aide de pointillés. Cela représente le besoin de métiers spécialisés, en plus des besoins dans d’autres secteurs comme les soins de santé et le commerce au détail. Il est suggéré que le système de points pourrait aider à corriger ce problème. La seconde maison représente l’annulation de projets de logements, et un court texte en dessous indique : « Pas de constructions, pas de logements, pas de population ».

Un document illustre les défis associés à l’absence de reconnaissance des titres de compétences étrangers, que ce soit à l’international, mais aussi à l’échelle provinciale et territoriale. Les infirmiers·ères et ingénieur·e·s sont cités en exemples.

Les mots « employeurs », « services » et « gouvernement » sont liés ensemble, suggérant ainsi qu’une « collaboration » est nécessaire pour la rétention des nouveaux arrivants.

Une coche verte met l’accent sur l’importance de la rétroaction pour améliorer les systèmes.

Une séance de discussion virtuelle en Alberta et en Saskatchewan sur les niveaux d’immigration
Une séance de discussion virtuelle en Alberta et en Saskatchewan sur les niveaux d’immigration

Une illustration dessinée à la main représente des termes clés utilisés par les participants lors des séances de discussion virtuelles pour décrire divers aspects liés à l’immigration qui étaient importants pour eux.

Une carte du Canada sur laquelle les provinces de l’Alberta et de la Saskatchewan ont été mises en relief inclut une flèche pointant vers le haut qui illustre la forte demande pour les travailleurs dans toutes les occupations, incluant dans les métiers spécialisés, les soins de santé, et les ventes et services. Une particule de virus et un symbole d’interdiction expriment également le fait que la halte à l’immigration et la faible croissance de la population peuvent être attribués en partie à la pandémie de la COVID-19.

On voit une loupe près des mots « identifier les lacunes », de même que deux mains levées dans les airs, suggérant qu’il y a un besoin de comprendre les difficultés et d’apprendre comment soutenir davantage. Des lignes pointillées suggèrent des exemples de telles difficultés : une bulle de texte réfère aux locuteurs qui apprennent l’anglais comme deuxième langue, posant la question à savoir s’ils ont souffert de discrimination ou possèdent des compétences qui sont sous-utilisées; les soins de santé pour les réfugiés sont mis de l’avant, et il est suggéré qu’un examen du soutien disponible est nécessaire; un verrou ouvert avec un point d’interrogation représente l’accès aux services d’établissement et souligne la nécessité d’évaluer si cela fonctionne ou non.

Un document illustre la difficulté de reconnaître les titres de compétences étrangers, même au niveau provincial. Cela est également souligné par une ligne pointillée qui devient une frontière territoriale entre l’Alberta et la Saskatchewan, et deux personnes qui sont incapables de travailler dans les deux provinces.

De hauts bâtiments représentent les grandes villes, et une flèche pointe vers le bas en direction de petites communautés, indiquant le besoin d’encourager les nouveaux arrivants à quitter les grandes zones urbaines pour s’installer dans les régions rurales, et faire en sorte que les municipalités soient de concert avec cette approche. Les mots « l’emploi d’abord, le reste suivra » apparaissent à côté. Il est suggéré que plus de logements sont peut-être nécessaires dans les petites communautés, et que du financement de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) pourrait être utile. Le besoin de services d’établissement est également souligné.

Un document intitulé « système de points », représentant Entrée express, montre le besoin d’attirer certains candidats qualifiés pour aider des secteurs spécifiques, comme les soudeurs. On voit également une maison en construction avec une personne sur une échelle, exprimant ainsi le besoin de combler les pénuries de main-d’œuvre qualifiée pour construire plus de maisons plus rapidement.

L’immigration est représentée par une balance avec le mot « équilibre » placé au milieu. Le côté gauche inclut les « besoins du Canada », tandis que le côté droit soupèse des « obligations internationales ». En dessous, il est indiqué que 2022 verra des « niveaux records d’emploi ».

Une pyramide inversée montre que les travailleurs à l’âge de la retraite (plus de 65 ans) quitteront bientôt le marché de l’emploi, ce qui mènera à une plus grande proportion de travailleurs âgés entre 29 et 40 ans.

Un·e personne tenant une ampoule dans ses mains illustre le besoin de considérer des travailleurs autonomes novateurs, et suggère que les régions rurales pourraient en bénéficier.

Un mortier illustre le fait que « les étudiants internationaux sont importants pour nous tous ! »

Une séance de discussion virtuelle en Colombie-Britannique sur les niveaux d’immigration
Une séance de discussion virtuelle en Colombie-Britannique sur les niveaux d’immigration

Une illustration dessinée à la main représente des termes clés utilisés par les participants lors des séances de discussion virtuelles pour décrire divers aspects liés à l’immigration qui étaient importants pour eux.

Une carte du Canada sur laquelle la province de la Colombie-Britannique est mise en relief indique que le marché de l’emploi s’est rétabli, et que nous sommes présentement dans la reprise, après un déclin de 2019 à 2020. Une flèche pointant vers le haut indique également que la migration interprovinciale est en hausse.

Trois offres d’emploi et de petites maisons représentent l’« écart important » entre les emplois au salaire minimum et le fait qu’il y a peu de logements, et que ceux-ci sont peu abordables.

Au-dessus d’un bâtiment, on peut lire sur un panneau les mots : « les compétences plutôt que les titres », et un panneau en-dessous suggère que les employeurs sont des gardiens. Une flèche pointe vers un document qui représente le système Entrée express, à côté d’un court texte qui suggère que celui-ci peut aider certains secteurs. À l’écart de cette section, une ligne pointillée montre le besoin de « garder notre promesse canadienne » et suggère que la reconnaissance de titres de compétences étrangers est liée au fait de garder cette promesse.

Une bulle de texte inclut les mots suivants : « Les Canadiens aiment aider ! » En dessous, un court texte pose la question du renforcement du parrainage privé des réfugiés.

Des maisons sur une colline représentent les régions rurales de la Colombie-Britannique, et des flèchent pointent vers trois aspects clés liés à l’immigration dans ces régions : le fait que les employeurs ont besoin d’encadrement; que les communautés ont besoin d’aide pour accueillir des nouveaux arrivants; et que plus de soutien est requis.

Le dessin d’une famille inclut une flèche pointant vers le haut, représentant les bénéfices liés à l’accueil de familles nombreuses. Un court texte souligne le fait que les enfants s’adaptent mieux à leur nouveau chez-eux, et qu’« on peut en faire plus » pour soutenir les familles.

Une flèche pointant vers le haut montre un taux élevé de postes vacants, et comme les derniers « boomers » prendront leur retraite dans cinq ans, il est suggéré que nous avons « un besoin urgent de travailleurs ».

Un ruban est associé aux mots « test de compétences » et indique que des compétences tangibles pourraient être utiles à des domaines comme les toitures, les revêtements de sols et la charpenterie. Une flèche pointe également vers une question concernant l’utilité d’« apprendre sur le tas » dans le cadre d’un emploi.

Une personne regardant plusieurs affichages de postes sur un babillard suggère que le tissage de meilleurs liens entre les candidats et les emplois disponibles serait peut-être nécessaire.

Annexes

Annexe A : Sondage de consultation en ligne

Annexe A : Sondage de consultation en ligne d’IRCC : questions de 2022 sur les niveaux d’immigration et l’immigration économique plus souple

Annexe B : Informations générales sur les niveaux d'immigration publiées sur Parlons immigration

Introduction

Chaque année, Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) mobilise un large éventail d’intervenantes à travers le pays afin de nous aider à façonner une vision nationale de l’immigration et contribuer au prochain Plan des niveaux d’immigration (Liens externes) du Canada, qui sera annoncé à l’automne 2022.

Il y a quelques semaines, nous vous avons invités à remplir un sondage de consultation en ligne pour partager vos commentaires sur la planification des niveaux d’immigration. Nous vous invitons maintenant à vous joindre à la conversation ici, sur Parlons immigration, une plateforme de mobilisation en ligne qui vous permet de partager vos réflexions et commentaires avec des participants de partout au pays.

À partir de vos réponses au sondage, nous avons développé des sections dédiées sur Parlons immigration autour de cinq thèmes clés liés à l’immigration. Pour chacun des thèmes, vous trouverez du matériel de référence pour vous permettre d’approfondir le sujet. Chaque semaine, nous publierons du nouveau contenu et des questions à discuter, et nous vous inviterons à répondre directement via la plateforme. Nous souhaiterons également en apprendre davantage sur vos expériences personnelles et nous solliciterons vos idées sur chaque sujet.

Comment ça marche ?

Si vous n’êtes pas encore inscrite, la première étape est de vous inscrire et de créer votre profil – nous vous demanderons de fournir votre nom, le nom de votre organisation, le type d’organisation pour laquelle vous travaillez, ainsi que votre province/territoire. Assurez-vous de cocher les cases liées aux thèmes qui vous intéressent.

Chaque semaine, nous publierons de nouvelles questions à discuter – des questions générales concernant la planification des niveaux d’immigration que vous trouverez ci-dessous, et des questions spécifiques liées à chacun des cinq thèmes indiqués ci-dessus. Cliquez sur chacun des liens pour découvrir une page dédiée à chacun de ces thèmes. Vous serez averti·e lorsqu’une nouvelle question sera publiée, et vous pourrez y répondre directement via Parlons immigration après avoir ouvert une session.

Pour chacun des thèmes, vous pouvez partager vos expériences personnelles et soumettre des idées à prendre en considération. Nous vous encourageons également à partager votre point de vue et/ou le point de vue de l’organisation que vous représentez en participant à ce forum.

Si vous avez des questions ou si vous souhaitez nous faire part de vos commentaires au sujet de cette plateforme de mobilisation en ligne, vous pouvez utiliser la section « Demandez-nous n’importe quoi » ci-dessous, ou nous envoyer un courriel à : IRCC.COMMConsultations-ConsultationsCOMM.IRCC@cic.gc.ca.

Quel est l’objet de ces consultations ?

Chaque année, IRCC mène des consultations sur l’immigration au Canada.

Nous aimerions connaître vos réflexions sur l’immigration dans le contexte actuel, ainsi que vos considérations à plus long terme. À ce titre, nous souhaitons savoir ce que vous pensez du Plan des niveaux d’immigration du Canada – notamment sur l’équilibre entre les différentes catégories et les différents programmes, et sur la façon dont l’immigration permettra de mieux soutenir le Canada, que ce soit du point de vue de la reprise économique et de la croissance future, de la vitalité des collectivités dans toutes les régions du pays, et de la réponse du Canada aux crises humanitaires.

Grâce à votre expérience dans le domaine de l’immigration, vos points de vue et vos conseils contribueront à façonner une vision nationale collective pour la planification des niveaux d’immigration dans les années à venir.

La planification des niveaux d’immigration au Canada

La Loi sur l’immigration et la protection des réfugiés exige que le ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté présente chaque année au Parlement les prévisions des admissions de résidents permanents (le Plan des niveaux d’immigration). Ce Plan des niveaux d’immigration précise le nombre d’immigrants que le Canada accueillera en tant que résidents permanents au titre des programmes d’immigration économique, de regroupement familial ainsi que des réfugiés et du volet pour considérations d’ordre humanitaire.

Le Plan des niveaux d’immigration 2022‑2024 renouvelle l’échéancier de trois ans mis en place dans le plan pluriannuel et propose d’accroître le nombre de résidents permanents accueillis chaque année au Canada pour le faire passer à 431 645 en 2022, à 447 055 en 2023 et à 451 000 en 2024. Même si les objectifs et portées sont fermes au cours de la première année, ils sont théoriques hors année et font l’objet d’une révision pour tenir compte de toute évolution ou de tout changement de la réalité. Nous vous demandons votre avis, car il est possible d’ajuster les objectifs d’admission hors année (c’est‑à‑dire 2023 et 2024 dans le cas qui nous occupe) et d’orienter les objectifs pour 2025. Consultez le Plan des niveaux d’immigration 2022-2024 en entier.

Un certain nombre de considérations sont prises en compte pour élaborer le Plan des niveaux d’immigration, notamment :

Le Plan vise à contribuer à l’établissement d’un système d’immigration qui favorise la croissance économique, appuie la diversité et aide à bâtir des collectivités dynamiques et inclusives, tout en veillant à la sécurité des Canadiens.

Le plan actuel prévoit une augmentation constante des admissions, qui représenteront tout près d’un peu plus de 1 % de la population du Canada d’ici 2024.

La question du niveau d’immigration approprié est étroitement liée à celle de la répartition (ou distribution) appropriée des résidents permanents dans les principales catégories d’immigration. Dans le plan actuel pour 2024, la catégorie de l’immigration économique représenterait 59% du total des admissions. La catégorie du regroupement familial comptera pour 25%, et les catégories des réfugiés et des considérations d’ordre humanitaire représenteront 16%.

À titre de référence, vous trouverez ci-dessous la liste complète des catégories et des sous-catégories d’immigration.

Catégories et sous-catégories d’immigration

Immigration économique

Regroupement familial

Réfugiés et personnes protégées

Considérations d’ordre humanitaire et autres

Annexe C: Intervenants ayant participé

Nom de l’organization

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