Sommet B.C. Tech

Discours

Notes d'allocution
L'honorable Navdeep Bains, C.P., député
Ministre de l'Innovation, des Sciences et du Développement économique
Vancouver (Colombie-Britannique)
Le 15 mars 2017
La version prononcée fait foi

Merci Mike [Mike Agerbo de GetConnected TV et de Blink Media] de cette belle présentation.

Ministre Virk, je suis heureux de partager la scène avec vous aujourd’hui.

Je suis en Colombie-Britannique depuis maintenant trois jours.

Et, peu importe quelle partie de la province je visite, je suis émerveillé par la beauté des paysages. Je comprends pourquoi les habitants de la Colombie-Britannique sont si fiers de leur province.

Au-delà des paysages cependant, je suis impressionné par la qualité des gens, des idées et des entreprises de la province.

Lundi dernier, j’ai rencontré des travailleurs de Canfor et de l’Automotive Fuel Cell Cooperation qui s’emploient à l’adaptation de nouvelles technologies, bouleversant ainsi l’industrie forestière et celle de l’automobile.

J’ai ensuite rencontré un groupe de jeunes dirigeants très inspirants. J’ai bien aimé leurs réflexions et leurs idées sur la façon dont le Canada devrait s’y prendre pour gagner la course à l’innovation à l’échelle mondiale.

Hier, c’est avec des ingénieurs et des chercheurs incroyables d’UrtheCast que j’ai pu m’entretenir. Cette entreprise est de plus en plus reconnue dans le domaine des technologies d’observation de la Terre.

Enfin, j’ai eu la chance de visiter SFU VentureLabs avec des chefs de file du Innovation Boulevard de Surrey. Le travail effectué dans ce laboratoire incarne parfaitement le type d’innovations dont le Canada peut être fier.

Nous vivons, il est vrai, dans une ère de grands défis, mais plus encore dans une ère de possibilités infinies.

Mesdames et Messieurs, si vous ne deviez retenir qu’un seul message aujourd’hui, retenez que parmi tous les pays développés, le Canada est sans contredit un terreau fertile pour la croissance et l’investissement.

Le gouvernement du Canada possède un plan ambitieux et ciblé pour exploiter pleinement le potentiel de croissance économique du pays.

Et le chemin à emprunter pour y arriver est celui de l’innovation.

Dans le but de stimuler la croissance économique par l’innovation, notre gouvernement entend investir dans les gens, soutenir le développement de nouvelles technologies et aider les entreprises à étendre leurs activités au-delà de nos frontières.

Ces priorités s’avèrent particulièrement importantes alors qu’ailleurs dans le monde plusieurs pays commencent à faire leur propre introspection et que l’économie mondiale connaît une croissance plutôt faible.

De tous les pays industrialisés, le Canada peut se targuer d’être en mesure de tirer son épingle du jeu malgré la complexité du contexte actuel.

D’abord, nous avons une population très instruite.

Des économies les plus avancées du monde, le Canada occupe le premier rang pour ce qui est du nombre de diplômés universitaires et collégiaux.

En fait, nos scientifiques et nos chercheurs sont de véritables chefs de file mondiaux en ce qui a trait la transformation de leurs travaux en découvertes et inventions diverses.

Et, tout aussi importante est l’ouverture de notre société sur le monde, une société qui accueille et intègre bien les nouveaux arrivants.

Plusieurs d’entre nous, y compris mes propres parents, ont profité de l’accueil chaleureux des Canadiens envers les nouveaux arrivants de tous horizons.

En fait, je suis l’incarnation parfaite des possibilités offertes aux nouveaux arrivants et à leurs enfants. Une génération après l’arrivée de mes parents en provenance de l’Inde, je me tiens devant vous aujourd’hui à titre de ministre fédéral.

Le Canada bénéficie également, et ce, depuis plusieurs années, de l’arrivée de ces travailleurs de talent acharnés qui contribuent à la création d’emploi et à la prospérité du pays.

De ce fait, nous sommes un meilleur pays.

Préconiser une société ouverte qui valorise la diversité des idées et des points de vue est une bonne façon de mener des affaires.

C’est aussi un élément essentiel à l’innovation.

Et notre gouvernement en est fort conscient.

C’est pourquoi nous nous efforçons de déployer les efforts nécessaires au développement du talent de nos concitoyens et d’attirer au pays les personnes les plus talentueuses du monde entier.

Voilà comment se constitue notre main-d’œuvre. Nous créons ainsi de toutes nouvelles industries et de tout nouveaux emplois.

Nous relançons les industries existantes en les rendant plus productives et efficaces.

Bien que la main-d’œuvre au Canada soit talentueuse, la population n’est pas des plus nombreuses. Nous devons donc compter sur l’immigration pour maintenir la vitalité de notre main-d’œuvre.

Pour stimuler la venue de travailleurs qualifiés, nous avons mis en place la Stratégie en matière de compétences mondiales.

À compter du 12 juin 2017, les entreprises canadiennes pourront recruter plus facilement des travailleurs ayant une formation de pointe et les compétences les plus recherchées grâce au Volet des talents mondiaux, un pilier de la Stratégie en matière de compétences mondiales.

La Stratégie vise à établir de nouvelles normes, soit une période de deux semaines pour le traitement des visas et également une période de deux semaines pour le traitement des demandes de permis de travail pour les travailleurs hautement qualifiés désireux de travailler au Canada et présentant peu de risques.

Nous savons pertinemment qu’attirer les meilleurs talents du monde entier au Canada est une approche qui favorise la création d’emplois pour les Canadiens.

Une embauche clé en entraîne de nombreuses autres. Une masse critique de talents sert de moteur au démarrage de nouvelles entreprises ou à l’expansion des entreprises existantes. Elle entraîne la création d’un grand nombre d’emplois pour les Canadiens.

Nous sommes impatients de voir les retombées de la Stratégie, et je crois savoir que c’est votre cas aussi.

Plusieurs d’entre vous, présents ici aujourd’hui, m’ont confirmé qu’attirer les meilleurs talents du monde entier au Canada est une approche qui favorise la création d’emplois pour les Canadiens.

Sony Pictures Imageworks, ici en Colombie-Britannique, en est un parfait exemple.

Cette filiale de la compagnie japonaise Sony Corporation a établi son siège social à Vancouver, ce qui en fait la plus importante entreprise de production d’effets visuels de la ville.

Étant présente au Canada, l’entreprise est en mesure de recruter les diplômés les plus talentueux issus de nos universités et collèges.

Sony a ainsi créé des centaines d’emplois.

Le talent est véritablement le moteur de l’innovation.

Il s’agit du plus grand avantage concurrentiel du Canada dans cette course mondiale à l’innovation.

Par ailleurs, je sais qu’un des attraits du présent sommet est l’occasion qui est donnée aux entreprises de solliciter des investissements, une tribune offerte aux entreprises prometteuses pour faire valoir leur proposition en matière de valeurs, afin d’attirer des investissements qui leur permettront de croître et de créer des emplois.

Dans plusieurs cas, les fonds obtenus les aideront à commercialiser leurs concepts.

Comment pouvons-nous aider ces entreprises à accroître leurs activités?

Le Canada est un des meilleurs endroits au monde où brasser des affaires. En fait, il se classe au deuxième rang, selon le Global Entrepreneurship Monitor.

Plus de 70 000 entreprises voient le jour au Canada chaque année.

Nous désirons toutefois qu’un nombre encore plus important d’entreprises deviennent des entreprises à forte croissance qui créent de nouveaux emplois ici au Canada.

En Colombie-Britannique, les entreprises ont accès à un outil performant pour les aider à croître, soit l’Initiative d’innovation dans l’Ouest, ou Initiative InnO.

Il s’agit d’une initiative de financement fédérale de 100 millions de dollars, sur cinq ans de Diversification de l’économie de l’Ouest Canada.

Dans le cadre de l’Initiative InnO, les petites et moyennes entreprises de l’Ouest canadien peuvent obtenir de l’aide financière pour faciliter leur développement.

Au nom du gouvernement du Canada, je suis heureux d’annoncer le dernier volet de l’Initiative InnO.

Douze PME de la Colombie-Britannique vont se partager près de quinze millions de dollars. Ainsi, elles vont pouvoir commercialiser leurs produits de façon plus rapide et efficace.

Il est notamment question ici de découvertes pharmaceutiques visant à lutter contre certaines maladies importantes, de technologies d’énergie propre pour améliorer la durabilité de l’environnement, de systèmes de TI de pointe visant à rendre les milieux de travail plus efficaces ou encore de systèmes de communication modernes pour accroître la sécurité dans les transports en commun.

Ce financement est bien sûr essentiel pour les entreprises, mais au-delà du montant accordé, il est important aussi en raison des répercussions considérables qu’il entraînera sur la région.

Pour revenir aux technologies propres, cet investissement s’ajoute à un autre que nous avions déjà fait dans ce secteur émergent en Colombie-Britannique.

Lundi dernier, le ministre Virk et moi avons annoncé que nos gouvernements respectifs allaient investir 20 millions chacun pour soutenir le développement de projets d’énergie propre et des technologies connexes qui sont à l’étape de la précommmercialisation.

Selon les prévisions, le marché mondial des technologies propres devrait atteindre les trois mille milliards de dollars d’ici 2020.

Nous sommes heureux d’aider la province à obtenir sa part de ce marché lucratif.

Ces annonces représentent une excellente nouvelle pour la Colombie-Britannique.

Cette région est propice à l’innovation, car on y retrouve des emplois de grande qualité.

Le financement annoncé profitera aux entreprises de la Colombie-Britannique à long terme.

Nous devons aussi nous assurer que les travailleurs possèdent les compétences et l’expérience dont ils ont besoin pour répondre aux besoins de ces entreprises.

Pour réussir dans une économie axée sur l’innovation, il importe que les travailleurs sachent s’adapter à toutes les situations et tirer profit de leurs compétences, peu importe les expériences auxquelles ils sont confrontés.

Dans un marché qui évolue rapidement, nous sommes conscients que nous serons dépassés en un rien de temps.

Bien formés, nous serons en mesure de gérer efficacement les changements rapides inhérents à une économie numérique mondiale axée sur l’innovation.

Les Canadiens occupant ces emplois de la classe moyenne, c’est-à-dire des emplois qui peuvent difficilement faire l’objet d’une sous-traitance, d’une numérisation ou d’une automatisation, doivent acquérir des compétences particulières afin d’être en mesure de développer des produits et des services destinés au marché mondial et pour lesquels il est nécessaire de verser un salaire concurrentiel à l’échelle mondiale.

Ils se servent donc de leur connaissance du marché local pour répondre aux demandes de produits et services particuliers du marché international.

Ils travaillent en collaboration avec des équipes du monde entier aux chaînes d’approvisionnement mondiales.

Ils apportent une touche d’humanité par une prestation personnalisée de services, ce qui est plus valorisé que jamais.

Ils s’emploient à jumeler de l’information et des idées disparates créant de surprenants amalgames pour inventer quelque chose de totalement nouveau.

Dans une économie axée sur l’innovation, le mélange des genres est source d’emplois, par exemple un ingénieur et un mathématicien travaillant de concert avec un biologiste, afin de transformer une quantité importante d’information sur la génétique en un médicament pouvant sauver des vies.

Les emplois peuvent aussi venir de la collaboration d’un fermier et d’un technicien désireux de mettre au point un système de surveillance utilisé pour améliorer le rendement agricole.

Ils peuvent provenir des besoins de formation de machinistes utilisant des systèmes robotisés avancés dans l’industrie de l’automobile.

Les emplois proviendront également de l’industrie forestière qui cherche une façon plus verte et plus respectueuse de l’environnement d’exploiter les forêts.

Il peut aussi s’agir d’emplois pour le compte de producteurs d’énergie qui cherchent à développer des sources alternatives de combustibles et de produits chimiques à partir de la pulpe et autres produits du bois.

Enfin, les emplois pourraient venir de chercheurs, inspirés par la croissance des arbres, qui désirent mettre au point du matériel plus léger et durable pouvant être utilisé pour créer des pièces automobiles ou remplacer des os.

C’est dans ces secteurs qu’il y aura création de nouveaux emplois. Tous les Canadiens vont avoir accès à de meilleures possibilités et à un avenir prometteur.

Mesdames et Messieurs, c’est un temps fort pour la Colombie-Britannique et pour le Canada. Les possibilités sont à notre portée.

Profitons de ce contexte favorable.

Construisons aujourd’hui l’économie de demain.

Sortir gagnant de cette course mondiale à l’innovation serait profitable pour tous les Canadiens.

Je suis enchanté de travailler de concert avec la Colombie-Britannique à la promotion de l’innovation afin de créer un meilleur Canada.

Je vous remercie!


Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :