Vidéo – Pourquoi recourir à un diagramme des valeurs?

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    Durée de la vidéo : 00:25:38

    Cette vidéo est en anglais, la narration est traduite de l'anglais vers le français.

    [Signature de Patrimoine canadien]

    [Signature de l’Institut canadien de conservation]

    [Texte à l’écran :

    L’Institut canadien de conservation (ICC)

    Présente un extrait de :

    La gestion du risque et la prise de décisions axée sur le risque relativement aux collections des musées, des galeries, des archives et des maisons historiques

    Conférencier : José Luiz Pedersoli Jr., scientifique du patrimoine, Scientia Pro Cultura

    Séance : Pourquoi recourir à un diagramme des valeurs?

    Cet atelier de perfectionnement professionnel de niveau avancé a eu lieu du 15 au 18 mars 2016 à l’ICC, à Ottawa.]

    José Luiz Pedersoli Jr. (scientifique du patrimoine, Scientia Pro Cultura) : « Cet exposé porte sur ce dont j’ai parlé auparavant sur le fait que les valeurs et l’importance sont au cœur de l’approche de gestion des risques.

    Il s’agit d’un outil que nous avons élaboré et utilisons dans le cadre de l’approche appelée « diagramme des valeurs » que nous allons tenter de vous présenter dans le présent exposé et de justifier son utilisation. »

    [Texte à l’écran : Pourquoi recourir à un diagramme des valeurs?]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Parmi les diverses définitions du risque que nous trouvons dans les dictionnaires et les normes, une d’elles est la possibilité de perte.

    Il ne s’agit pas que de la possibilité qu’un incident se produise, mais aussi de son incidence.

    La perte de quoi? Quelle est la valeur de cette perte? Quelle est son ampleur?

    Quand nous pensons au risque, nous examinons la possibilité que l’incident se produise et ensuite tentons également d’évaluer l’ampleur de la perte.

    Voici une citation d’un recueil sur la gestion du risque ou l’analyse du risque.

    La source est là : Model Assist. »

    [Texte à l’écran : Pour qu’une analyse des risques puisse aider le gestionnaire à déterminer les options à privilégier, une question claire doit être formulée relativement à une estimation quantitative.]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Plusieurs spécialistes du risque y ont contribué et l’un d’eux dit : « Pour qu’une analyse des risques puisse aider le gestionnaire à déterminer les options à privilégier », nous parlons ici des décisions, « une question claire doit être formulée relativement à une estimation quantitative. »

    Nous avons besoin de quantifier une chose pour nous aider à prendre notre décision. »

    [Gros plan d’un récif de corail, avec le texte : Fraction des espèces potentiellement disparues]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Certains exemples dans d’autres domaines, si vous parlez des écosystèmes marins, quand on regarde le risque en matière de changement climatique, ce genre de chose, l’incidence.

    Donc parfois ils parlent de fraction des espèces potentiellement disparues dans cet écosystème marin.

    Quelle fraction des espèces qui existent là allons-nous perdre? Il s’agit donc d’un indicateur quantitatif. »

    [Travailleurs portant des vêtements de protection, effectuant des tests sur des oiseaux, avec le texte : Nombre de cas de maladies. Années de vie perdues qui sont prévues]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Si vous parlez d’épidémiologie, par exemple de nouvelles maladies qui apparaissent chaque jour.

    Quelques indicateurs seront : combien de cas de maladies pensons-nous avoir dans le pays, durant la prochaine année?

    Ou, combien pensons-nous perdre d’années de vie au sein de la population?

    Le ministère de la Santé gère ce type d’indicateur. »

    [Montage d’activités au marché boursier, un graphique et le texte : Profits / pertes ($)]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Si vous prenez la bourse, les finances, uniquement les profits ou les pertes.

    Je pense gagner ou perdre combien si j’investis là?

    Les pays ont un indice de risque, chaque pays a cet indice de risque, pour les investisseurs étrangers; il s’agit d’un chiffre et les investisseurs décident s’ils vont investir au moyen de cet indicateur de risque.

    Il s’agit d’exemples d’indicateurs quantitatifs. »

    [Montage de photos : une galerie d’arts avec un policier, un édifice en flamme, des objets patrimoniaux et un mur extérieur en pierre, montrant les effets des dommages causés par différents agents (eau, feu, ravageurs, lumière, vandalisme/vol, et le texte : Perte de valeur fractionnelle attendue du bien patrimonial par unité de temps (p. ex. une perte de valeur de 1 % par siècle)]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Qu’en est-il du secteur du patrimoine, qu’est-ce qui serait un indicateur adéquat quand nous parlons des risques pour les biens patrimoniaux?

    Dans l’approche que nous adoptons, c’est l’indicateur quantitatif que nous utilisons. La perte fractionnelle de valeur du bien patrimonial par unité de temps.

    Par exemple, si nous déterminons un certain risque et nous ne faisons rien à son sujet, nous allons peut-être perdre 1 % de la valeur de notre bien patrimonial au cours d’un siècle.

    Cela variera selon le risque, mais l’indicateur quantitatif que nous adoptons, quand nous parlons du risque pour les biens patrimoniaux, est la perte prévue de la valeur du bien patrimonial, fractionnelle.

    Le pourcentage de la valeur du patrimoine que nous perdons dans une certaine période de temps.

    C’est l’indicateur que nous adoptons et cela nous permet de comparer les dommages causés par l’eau avec ceux causés par le feu, la dégradation chimique, le vol, avec cette association, etc.

    Si vous pensez à toutes les choses négatives qui peuvent arriver à une collection, par exemple, qui auront une incidence sur la valeur de cette collection, et vous voulez les quantifier.

    Par exemple, si vous pensez à un incendie dans un musée, quel est le risque, quelle est la perte de valeur prévue de cette collection muséale en raison de l’incendie, par exemple au cours d’un siècle?

    Il s’agit donc de la fraction de la perte prévue dans une certaine période de temps.

    Pour y arriver, pour nous permettre, quand nous analysons le risque, de dire, ce risque, en raison de ce risque nous prévoyons perdre ce pourcentage de la valeur du bien patrimonial, dans une certaine période de temps.

    Pour y arriver, nous avons besoin de comprendre comment la valeur du bien patrimonial est répartie entre ses composantes.

    Par exemple, les collections muséales peuvent avoir quelques trésors comme des éléments vraiment importants, du type de la Mona Lisa, qui sont plus précieux que les éléments moyens de la collection.

    Nous devons comprendre cela, nous voulons quantifier cela, parce que nous voulons l’utiliser quand nous évaluons les risques.

    Quand nous estimons quelle serait l’ampleur de la perte de valeur de la collection.

    Pour illustrer cette situation, imaginez une collection hypothétique où nous avons trois catégories d’importance, d’importance relative de la valeur.

    Nous avons les « trésors », nous avons les éléments à « valeur élevée » et nous avons ensuite les éléments à « valeur moyenne », le reste de la collection.

    Si nous avons des risques qui touchent toute la collection, nous n’avons pas à en tenir compte.

    Comme un incendie majeur qui brûle tout, qui fait que tous les biens seront touchés.

    Mais assez souvent les risques sont particulièrement localisés, et ils touchent donc une partie de la collection.

    Comme une infestation de ravageurs, une fuite d’eau, ou un vol, et ils ne touchent donc pas la totalité du bien patrimonial.

    Imaginez ensuite le même type d’incident ou de processus entraînant des dommages qui touche par exemple les éléments à « valeur moyenne » ou les « trésors » et les éléments à « valeur élevée ».

    Le même incident aurait donc une incidence assez différente sur la collection selon le lieu où il se produit ou les éléments qu’il touche; nous avons donc besoin de comprendre cela.

    Nous voulons également quantifier cela afin de pouvoir estimer l’ampleur prévue de la perte de valeur de la collection en raison de ceci, de cela ou d’un autre risque.

    Comment peut-on y arriver?

    Voici une image d’un couvent, en Équateur. »

    [Montage de photos : le complexe qui comprend une église, un musée, les objets de l’église et une collection muséale]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Il s’agit d’un complexe qui comprend une église, il y a un musée à l’intérieur, et le bâtiment lui-même.

    C’est un bien patrimonial complexe, la valeur est distribuée entre le bâtiment, l’église, les objets de l’église, il y a une collection muséale, il y a la peinture sur les murs.

    Pour évaluer les risques concernant ce bien patrimonial, il faut comprendre comment la valeur globale est distribuée entre ses parties.

    C’est la façon et le moment où nous présentons cet outil appelé le « diagramme des valeurs ».

    Il s’agit simplement d’une façon de nous aider à visualiser et à communiquer la façon dont la valeur globale du bien patrimonial est distribuée entre ses différentes parties.

    Voici un autre exemple, mais ici nous voyons le « diagramme à secteurs ».

    [Quatre diagrammes circulaires et leurs tableaux de données associés (voir: La méthode ABC pour appliquer la gestion des risques à la préservation des biens culturels]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Il s’agit d’un autre exemple d’un bien patrimonial qui comprend un bâtiment, une collection et se trouve dans un site patrimonial.

    En évaluant l’importance relative de ces trois composantes, selon la mission de l’organisation, différents critères dont je vais parler brièvement plus tard.

    Nous pouvons dire que le « bâtiment » représente 50 % de la valeur globale de ce bien patrimonial.

    Les « collections » 40 % et le « site » 10 %.

    Il s’agit simplement d’un exemple pour illustrer comment nous présentons cela, et par exemple à l’intérieur du bâtiment, il y a différentes composantes qui ont une importance relative différente entre elles.

    Nous avons donc les « fenêtres », historiques, très importantes, elles représentent 20 % de la valeur du bâtiment.

    Le « fini extérieur » correspond à environ 15 % et le « fini intérieur » à 15 %.

    Si nous les additionnons, nous avons une contribution de 50 % du bâtiment.

    Nous pouvons faire la même chose pour la collection, où nous avons des textiles précieux, des objets textiles de valeur moyenne, des objets mixtes qui sont des trésors et des objets mixtes qui sont de valeur moyenne.

    Chaque catégorie représente 10 % des 40 % que représente la collection.

    Dans le site, nous avons le paysage et certaines sculptures importantes, nous prenons donc les composantes du bien patrimonial et nous assignons, nous quantifions l’importance relative de chacune d’elles, parce que si nous voulons comprendre quelle sera l’ampleur de la répercussion d’un certain risque qui endommage les fenêtres du bâtiment?

    Cela correspond à environ 20 % de la valeur du bien patrimonial qui est touché par ce risque.

    Nous voulons quantifier, déterminer les composantes pertinentes et quantifier leur importance relative.

    Nous pouvons approfondir.

    L’information dans le tableau est la même que celle qui est présentée dans le diagramme.

    Nous voyons ici le bâtiment, les collections et le site, avec leurs contributions.

    Dans le bâtiment, nous avions les fenêtres, le fini, le fini extérieur et intérieur et leurs contributions.

    Ici, nous pouvons quantifier l’importance relative d’un élément individuel.

    Par exemple, dans les fenêtres, il y en a 12, dans ce cas en particulier.

    Parce que l’ensemble des fenêtres représentent 20 % de la valeur globale du bien patrimonial, et nous avons 12 fenêtres, donc ici dans la dernière colonne, nous voyons la contribution de chaque fenêtre individuelle à la valeur globale.

    Par exemple, nous étudions le risque qu’une fenêtre soit endommagée en raison de beaucoup d’eau de pluie, donc cette fenêtre en particulier, il y a donc le risque que cela touche une fenêtre.

    Quelle fraction de la valeur du bien patrimonial est touchée; nous pouvons le voir ici, c’est environ une fenêtre qui correspond à environ 1,7 % de la valeur de la totalité du bien patrimonial.

    Un objet d’importance moyenne de la collection de textiles représente environ cette proportion de la valeur totale.

    Nous avons donc quantifié la contribution de chaque élément de ce bien par rapport à sa valeur totale.

    Quand nous regardons les risques qui touchent les objets textiles, ou juste les fenêtres, ou les sculptures.

    Nous pouvons dire que ce risque touchera cette fraction de la valeur du bien total.

    Les composantes, l’importance relative et jusqu’à l’élément individuel.

    Pour les risques qui touchent des éléments individuels nous pouvons déclarer que ce risque influera sur cette fraction de la valeur du bien patrimonial.

    Je vais vous montrer un exemple concret, le travail récent que nous avons réalisé aux Archives nationales du Brésil. »

    de [La façade avant, vue extérieure des Archives nationales du Brésil]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Ici, nous regardons les composantes de cette collection, des fonds d’archives.

    Il y avait 1 276 fonds. »

    [Graphique des différents types de fonds avec le texte : Importance relative des fonds des Archives nationales du Brésil (1 276 fonds)]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Voici les différents fonds : « images en mouvement », « cartographie », « iconographie », documents « exécutifs et législatifs », « privé », « son », documents « rares », ceci est une direction générale dans la capitale, la « bibliothèque » et ensuite le fonds « judiciaire ».

    Nous voulions avoir une idée de l’importance de chaque fonds pour la collection.

    Ce que vous voyez ici, ils ont des codes de couleur par secteur et chaque barre ici représente un fonds.

    Nous avons été capables, en discutant considérablement avec les collègues aux archives, de déterminer les critères pour réaliser cette évaluation de la valeur, comme la valeur juridique, la valeur historique, la valeur esthétique, la provenance; il y avait donc un ensemble de critères définis par l’institution.

    Ils, par la suite, ils les ont classés, et ils ont étudié chaque fonds et ils ont analysé la contribution de chaque critère à chaque fonds, afin de pouvoir avoir une idée de l’importance relative de chaque fonds de la collection.

    Les chiffres ici, ce que vous voyez dans l’échelle verticale, il s’agit de l’importance relative d’un fonds par rapport au reste.

    Vous pouvez donc voir que le « judiciaire » était la partie la plus importante de la collection, parce que dans les archives il y a beaucoup de valeur juridique et probante à cet endroit.

    Les documents du gouvernement, de la section exécutive et législative.

    En raison de la mission des Archives nationales et des critères et des pondérations établies, ces fonds montrent donc qu’ils sont plus importants pour l’institution par rapport, par exemple, à la cartographie.

    Chaque fonds individuel a été évalué et quantifié en consultation, parce qu’imaginez de nombreux ministères, de nombreuses personnes et tout le monde qui déclarent « ma collection est plus importante, ou même, aussi importante que la vôtre ».

    Il y a beaucoup de conflits, l’idée consiste donc à définir clairement les critères, comme, quels sont les critères ici qui déterminent l’importance de ces fonds?

    Valeur historique, valeur juridique, provenance et valeur artistique, statique parfois, si la pondération était faible.

    Ils ont déterminé les critères, ils ont également défini eux-mêmes ce qu’est la valeur historique, parce que pour moi c’est quelque chose, peut-être pour Stefan, et pour vous, c’est quelque chose d’autre.

    Ce fut également important de définir ensemble et de valider les critères.

    Une fois cela clairement défini, examinons maintenant les fonds et voyons la place que chaque critère occupe dans chaque fonds.

    Il y avait une échelle pour les coter. Ils l’ont fait ensemble et cela est le résultat, et il est traçable, et vous n’êtes pas perdu dans des boucles et des différends, nous pouvons remonter jusqu’à la définition, à la cote, et donc tout est là.

    Le résultat est, comme je l’ai dit, l’importance relative de chaque fonds par rapport aux autres. »

    [Un graphique et un diagramme avec le texte : Diagramme des valeurs des collections des Archives nationales du Brésil]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Grâce à cela, nous pouvons faire un « diagramme des valeurs », et chaque couleur ici dans le diagramme, correspond aux couleurs dans le graphique.

    Par exemple, en rouge vous voyez la contribution des codes judiciaires à la valeur globale de la collection archivistique.

    En bleu pâle ici, 24,1 % est la contribution de l’exécutif et du législatif.

    Ensemble, ces deux représentent 50 % de la valeur de toute la collection archivistique.

    Cela sert d’outils pour établir la priorité, pour prendre des décisions et aussi pour étudier les risques.

    À partir de l’évaluation des valeurs, nous créons un diagramme des valeurs, et c’est aussi un outil pour communiquer; donc avec le « diagramme des valeurs » il est plus facile de visualiser l’importance relative de chaque partie de la composante. »

    [Graphique à barres indiquant la répartition spatiale de la valeur entre les salles d’entreposage, les étages et les bâtiments des Archives nationales]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Nous avons également fait des choses comme, de quelle façon l’importance de cette collection archivistique est-elle distribuée dans les différentes salles d’entreposage?

    Vous voyez ici les codes « a, b, c », et chacun est une salle d’entreposage dans les archives et ici sur l’axe vertical, on voit quelle partie de la valeur de cette collection archivistique est stockée dans chaque salle, selon le « diagramme des valeurs ».

    Vous pouvez voir les salles « F » ici, surtout celle-ci est très concentrée, 12 % de la valeur de toute la collection.

    Si on regarde le cinquième étage ici, et le sixième, donc « F5, F6 » ensemble sont donc d’importantes salles d’entreposage sur lesquelles mettre l’accent, pour ce qui est de la sécurité, si vous voulez accorder une grande priorité à la régulation des conditions ambiantes et l’entretien, pour l’intervention en cas d’urgence.

    C’était bien d’avoir une idée de la distribution de cette valeur sur le plan spatial dans le bâtiment.

    Pour prendre des décisions à ce sujet et ici par exemple, très peu, presque rien ici pour ce qui est de la valeur dans ces salles d’entreposage, ils ont trouvé cela utile aussi.

    C’est une chose, simplement de tenter de comprendre comment la valeur du bien patrimonial, soit une collection dans notre cas en particulier, est distribuée entre ses parties et nous utilisons ce diagramme des valeurs, cette approche d’évaluation de la valeur pour quantifier cela.

    On s’en sert quand nous analysons le risque, mais c’est aussi un outil de communication qui montre cela comme un diagramme des valeurs.

    Quand nous analysons les risques, nous voulons également avoir une idée de l’ampleur de la perte de valeur de chaque élément touché par les risques.

    Imaginez, vous avez les objets d’une collection qui peuvent être endommagés par le feu, par l’eau, par les ravageurs, par la lumière.

    Dans chaque cas, l’ampleur des dommages et le type de dommages seront différents.

    Nous voulons donc aussi avoir une idée, si cet incident survient, s’il y a un dégât d’eau, une fuite d’un tuyau qui touche certains objets de la collection.

    Quelle sera l’ampleur de la perte de valeur des objets touchés?

    Si nous avons des objets sensibles à la lumière exposés dans certaines conditions pendant 10 ans, après 10 ans, quelle sera l’ampleur de la perte de valeur de ces objets en raison de leur décoloration? »

    [Montage de photos d’un éventail endommagé par différents facteurs]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Nous voulons quantifier cela aussi, et il s’agit d’un autre aspect et un exercice utile devrait avoir un ensemble du même type d’objets, endommagés par différents facteurs, par exemple, ceci est de la décoloration, ceci est l’original qui sert de référence, décoloré, partiellement brûlé, ici nous avons l’objet contaminé par de l’eau sale dans une inondation, attaqué par des insectes ou volé.

    Nous voulons avoir une idée, dans chaque cas, de l’ampleur de la perte de valeur, si cela se produit, par rapport à l’état actuel.

    Par exemple, le vol sera une perte totale, directe, mais si nous avons une brûlure partielle ou de la décoloration, quelle est l’ampleur de cette perte par rapport à l’état actuel de l’objet?

    Nous tentons également de quantifier cela et nous en parlerons davantage en après-midi.

    Donc simplement pour vous donner une idée, des situations concrètes.

    Cela s’est passé aux Pays-Bas en 2011, un vol de sept tableaux d’une collection dans un musée, mais ces tableaux étaient des Picasso, un Monet et un Matisse. »

    [Un policier, ou un agent de sécurité à l’extérieur d’une galerie, en soirée et un diagramme circulaire]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Quelle a été la perte de valeur pour cette collection?

    Si vous tenez compte de toute la collection et de ses sept éléments qui ont été volés, et compte tenu de leur importance relative, parce qu’il s’agissait de tableaux peints par des artistes très importants.

    Quelle a été la perte de valeur pour cette collection? »

    [Des employés mettant à sécher des parties de la collection etn diagramme circulaire]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Nous pouvons ensuite penser à toutes sortes de mésaventures.

    Par exemple, notre Bibliothèque nationale au Brésil.

    Une conduite d’eau du système de conditionnement d’air s’est brisée.

    Cela s’est produit il y a trois ans, et il y a eu beaucoup d’eau qui s’est écoulée et a touché une partie de la collection.

    Les dégâts d’eau sont différents des vols sur le plan de la perte de valeur de chaque élément touché.

    Comment évaluons-nous donc, ou quelle est la fraction de la valeur de la collection de la Bibliothèque nationale qui a été touchée dans ce cas-ci?

    Ici, je vous montre des choses qui se sont déjà produites, mais quand nous parlons des risques nous tentons d’imaginer ce qui peut se produire dans l’avenir.

    Tout comme cette situation, ou comme les risques qui réapparaissent.

    Quelle partie de notre collection ou de nos biens patrimoniaux sera touchée?

    Quelle est son ampleur et quelle est la perte de valeur prévue des éléments touchés?

    Ce raisonnement nous aide à comprendre et à quantifier le risque. »

    [Montage de photos de dommages causés par le feu; l’intérieur et l’extérieur d’édifices après un feu et un diagramme circulaire]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Le feu, donc différents types de dommages, différentes fractions du patrimoine touché et à divers degrés. »

    [Montage de photographies montrant les dommages causés par des ravageurs à la collection, un rongeur et un diagramme circulaire]

    José Luiz Pedersoli Jr. : « Nous avons des ravageurs, il s’agit d’une bibliothèque, de petits dommages causés à des livres par des rongeurs.

    Nous pouvons commencer à y penser; projetez-vous dans l’avenir.

    Quelles sont les choses qui peuvent influer sur nos biens patrimoniaux?

    Depuis les catastrophes subites à des événements lents, graduels et cumulatifs.

    Quelle partie des biens patrimoniaux sera touchée?

    Quelle est son importance par rapport au reste du bien et quelle sera l’ampleur de la perte de valeur des éléments touchés?

    Ce n’est qu’un aperçu, mais nous allons nous laisser là-dessus.

    Merci beaucoup. »

    [Applaudissements]

    [Mot-symbole Canada]


    Cette vidéo a été créée par l’Institut canadien de conservation et fait partie de l’atelier « La gestion des risques et la prise de décision fondée sur l’évaluation des risques appliquées aux collections de musées, d’archives et de maisons historiques » . Apprenez-en davantage sur la gestion des risques pour les collections patrimoniales et visionnez les enregistrements de la webdiffusion sur la gestion des risques.

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