Le point sur les opérations
Le NCSM Charlottetown se rend à l'opération HORIZON
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Un membre de l'équipe de protection du navire assure la surveillance à bord du NCSM Charlottetown alors qu'il s'approche du canal de Panama dans le cadre de l'opération HORIZON.
Un membre de l'équipe de protection du navire assure la surveillance à bord du NCSM Charlottetown alors qu'il s'approche du canal de Panama dans le cadre de l'opération HORIZON.
Le Navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Charlottetown a quitté le port le 1e février pour un déploiement de six mois dans la région indo-pacifique afin d'appuyer les opérations HORIZON et NEON.
Le 16 février, le Charlottetown a franchi une première étape importante de son déploiement en transitant par le canal de Panama. Ce transit a nécessité des efforts coordonnés pour naviguer en toute sécurité dans le système d'écluses du canal, qui élève les navires d'environ 26 mètres.
Le navire participera à des exercices multinationaux et à des missions de coopération avec des alliés et des partenaires, renforçant la sécurité régionale et faisant progresser la Stratégie indopacifique du Canada. Ces opérations démontrent l’engagement continu du Canada en matière de défense dans la région ainsi que son rôle de partenaire étranger fiable.
Carte des opérations et exercices de la MRC (Cliquer pour agrandir)
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- OP HORIZON
- OP NEON
- OP LATITUDE
- OP LENTUS
- OP NANOOK
- OP CARIBBE
- OP PROJECTION
- OP REASSURANCE
- OP AMARNA
- EX BALAKATAN
- EX VALIANT SHIELD
- EX KEEN SWORD
- EX TALISMAN SABRE
- EX RIMPAC
- EX ARCTIC EDGE
- EX TRIDENT FURY
- EX FORMIDABLE SHIELD
- EX TRADEWINDS
- EX CUTLASS FURY
- EX JOINT WARRIOR
- EX STEADFAST DEFENDER
Le NCSM Ottawa termine l’entraînement aux fins de la disponibilité opérationnelle avec Entraînement maritime (Pacifique)
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Un marin monte la garde sur le pont d'envol du NCSM Ottawa pendant l'entraînement de préparation avec Entraînement maritime (Pacifique) au large des côtes de la Colombie-Britannique.
Le NCSM Ottawa a participé à un entraînement avec Entraînement maritime (Pacifique) du 19 janvier au 6 février, opérant le long de la côte de la Colombie-Britannique et dans le détroit de Barkley, avec une escale à Port Alberni.
Pendant cette période en mer, le navire a suivi une l’instruction de base de disponibilité opérationnelle – niveau élémentaire (navire unique) (BSSRT) et l’instruction de disponibilité opérationnelle (Air) – niveau intermédiaire (IASRT), tout en effectuant des essais en mer sur des capteurs améliorés.
Cette formation s'inscrit dans le cadre du processus visant à rendre le navire pleinement opérationnel. La BSSRT confirme que le navire et son équipage peuvent naviguer en toute sécurité, tandis que l'IASRT s'appuie sur ces principes fondamentaux pour améliorer la préparation aux missions.
Les essais en mer constituent une première étape dans la validation des systèmes améliorés et permettent de s'assurer que le NCSM Ottawa est prêt à être déployé et à First-of-Class Mk 54 Torpedo Firings mener à bien les tâches qui lui sont assignées.
Le NCSM Yellowknife patrouille dans la mer des Caraïbes
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Un manœuvrier du NCSM Yellowknife et des membres de l’équipe tactique d’application de la loi de la garde côtière des États Unis retournent au navire après avoir inspecté un objet repéré sur l'eau pendant l'opération CARIBBE, le 15 février 2026.
Le NCSM Yellowknife a pris la mer le 21 janvier pour un déploiement de sept semaines dans le cadre de l'opération CARIBBE en mer des Caraïbes. L'opération CARIBBE est la contribution du Canada aux efforts multinationaux visant à lutter contre le trafic illicite de stupéfiants en mer des Caraïbes et dans l'est de l'océan Pacifique. Le Yellowknife opère aux côtés de la Garde côtière américaine afin de détecter, de surveiller et d'intercepter de manière légale les navires suspects de trafic.
Dans le cadre de cette opération, les membres des Forces armées canadiennes (FAC) effectuent des exercices avec des embarcations pneumatique à coque rigide et maintiennent leur état de préparation à l'interception en mer. L'opération CARIBBE renforce les partenariats dans l'hémisphère ouest et soutient les efforts internationaux visant à empêcher les stupéfiants illicites d'atteindre les communautés nord-américaines.
Le Yellowknife devrait regagner son port d'attache le 12 mars.
Les navires CSM Frédérick Rolette et Robert Hampton Gray renforcent la préparation dans l'Arctique
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Les navires CSM Frédérick Rolette et Robert Hampton Gray naviguent dans le détroit de Northumberland pendant des essais par temps froid, traversant les glaces saisonnières sous le pont de la Confédération.
Les navires CSM Frédérick Rolette et Robert Hampton Gray effectuent des essais par temps froid et s'entraînent à naviguer dans les glaces dans le détroit de Northumberland, entre l'Île-du-Prince-Édouard et le Nouveau-Brunswick. Opérant dans des glaces saisonnières et à basse température, les navires vérifient les performances de leur équipement, leur maniabilité et leur état de préparation opérationnelle global dans des conditions hivernales, notamment en passant sous le pont de la Confédération dans des eaux infestées de glaces.
Dans le cadre du développement continu des capacités dans l'Arctique, le NCSM Robert Hampton Gray a mené un entraînement de familiarisation avec les brise-glaces avec le navire de la Garde côtière canadienne (NGCC) Jean Goodwill dans la baie des Chaleurs. Le personnel de la Garde côtière a fait la démonstration des techniques de recul et de bouclage utilisées pour libérer les navires pris dans les glaces et réduire la pression exercée par celles-ci.
Pendant ce temps, le NCSM Frédérick Rolette a poursuivi ses essais de navigation dans les glaces, avec à son bord du personnel scientifique chargé de mesurer l'épaisseur de la glace et les conditions environnementales pendant le trajet. Ces activités contribuent à l'amélioration des procédures pour des opérations sûres et efficaces dans les eaux couvertes de glace.
Actualités
Le NCSM Regina effectue les premiers tirs de torpilles Mk 54 de sa classe
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Une torpille légère Mark 54 est lancée depuis le NCSM Regina lors d'essais de tir réel dans les zones d'essais et d'expérimentation maritimes des Forces canadiennes, au large de l'île de Vancouver, en février 2026.
Le NCSM Regina est devenu le premier navire de la Marine royale canadienne (MRC) à effectuer des tirs de torpilles légères Mark 54, marquant ainsi une étape importante dans la modernisation des frégates de classe Halifax du Canada et renforçant la capacité de lutte anti-sous-marine de la Marine.
Les tirs ont eu lieu du 2 au 4 février au Centre d’expérimentation et d’essais maritimes des Forces canadiennes, au large de la côte est de l'île de Vancouver, au nord de Nanaimo, dans le cadre du projet de modernisation des torpilles légères.
Au cours de l'exercice, le Regina a engagé une cible d'essai sous-marine fixe afin d'évaluer l'intégration du système, la détection des cibles, la préparation des armes et les procédures de lancement dans des conditions de tir réel. Les essais ont également permis d'évaluer de nouveaux outils de collecte et d'analyse de données afin de soutenir la mise en œuvre à l'échelle de la flotte.
La torpille Mk 54 renforcera la capacité de la MRC à contrer les menaces sous-marines modernes lorsqu'elle sera mise en service opérationnel sur les navires de la classe Halifax.
Mat 2 Marco Petrucci : La confiance à tous les niveaux
Transcription
Mon arrière-arrière-grand-père a servi pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale en Italie. Il a même été capturé. Quelques soldats allemands ont été retrouvés tués dans la région de Pianosinatico, d’où vient ma famille. À cause de cela, ils ont aligné 25 Sisi et 25 Petrucci, les Sisi sont les homologues des Petrucci, et ils les ont tous fusillés. Nous avons donc un monument funéraire à Pianosinatico lequel sont inscrits 50 noms. Et nous sommes tous allés visiter ce tombeau.
Vous savez, quand on termine le secondaire, on pense que le monde nous appartient, que tout va être facile. Mais ce n’était absolument pas le cas. J’ai été serveur chez Boston Pizza, j’ai été sauveteur, j’ai été un enseignant suppléant à un moment donné, mais en fin de compte, ces emplois ne me donnaient pas assez de motivation. Alors, quand j’ai commencé à chercher la bonne voie à suivre dans ma vie, j’en ai parlé à mon père et nous avons conclu que le métier de technicien de marine dans la Marine semblait vraiment être une bonne option.
N’ayant aucune expérience dans ce domaine, j’étais un peu nerveux. Première tâche : assure-toi que le navire avance.
C’est maintenant ma première sortie en mer, sans avoir suivi l’instruction, je suis responsable de tout ce que je fais. Je veux acquérir de l’expérience dans la marine, je veux acquérir l’expérience des groupes professionnels. J’ai eu l’occasion de travailler en mécanique et en électricité et de travailler avec l’ensemble du personnel technique. On m’envoie transférer, par exemple, de l’huile dans nos circuits de SLP. C’est comme notre boîte d’engrenage. C’est la partie la plus importante du navire pour nous. Si quelque chose tourne mal, le navire peut s’arrêter et causer des retards. Et maintenant, j’en suis responsable. Nous sommes ceux qui enfilent la tenue de feu.
Luttes. Incendies. Inondations. Dommages. Écrasements d’hélicoptère, tout ce qui précède. Exact. Alors oui, il faut qu’il y ait de la confiance à tous les niveaux, parce que, si quelque chose arrive, nous pouvons compter les uns sur les autres. Nous avons donc développé une très forte camaraderie. Nous avons vu le meilleur et le pire de chacun d’entre nous. Et c'est l’une des raisons pour lesquelles nous pouvons sincèrement nous considérer comme une famille.
On accueille de nouveaux gars, des recrues. Et maintenant, je suis l’un de ceux vers qui ils se tournent. Poursuivre, vous savez, ce que ma famille défendait signifie vraiment beaucoup pour moi. Mon travail consistera donc toujours à être dans les salles des machines, à manier des clés.
À Pianosinatico, secondnous avons rendu un dernier hommage aux défunts, et c’était très solennel. Mais en même temps, je suis fier de faire partie de cette lignée, de cette histoire de gens qui se sont défendus et et qui ont fait des sacrifices. Et, au bout du compte, ont réussi.
Le matelot de 2e classe (mat 2) récemment promu Marco Petrucci est technicien de marine (TECH MAR) dans la MRC, où il est chargé de l'entretien et de la réparation des systèmes mécaniques et électriques qui permettent aux navires de guerre de fonctionner.
Pour le mat 2 Petrucci, le service est également façonné par l'histoire de sa famille, dont les ancêtres ont subi les conséquences de la guerre en Italie pendant la Seconde Guerre mondiale. Cet héritage nourrit son engagement envers le travail d'équipe et la responsabilité. « La confiance doit régner à tous les niveaux », dit-il, réfléchissant à la confiance que les marins accordent les uns aux autres en mer. Aujourd'hui mentor du personnel subalterne, le mat 2 Petrucci soutient le développement des futurs techniciens tout en contribuant à la disponibilité opérationnelle continue de la MRC. Regardez la vidéo de son histoire complète.
Le ministre de la Défense visite la BFC Esquimalt
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L'honorable David McGuinty, ministre de la Défense nationale (à gauche) ; le vice-amiral Angus Topshee, commandant de la Marine royale canadienne (au centre) ; le contre-amiral David Patchell, commandant des Forces maritimes du Pacifique (à droite) naviguent à bord du patrouilleur d'instruction (PCT) Grizzly dans le cadre d'une visite à la BFC Esquimalt, dans le port d'Esquimalt, le 19 février.
Le ministre de la Défense, David McGuinty, s'est rendu à la base des Forces canadiennes (BFC) Esquimalt le 19 février 2026 afin de rencontrer les dirigeants de la Marine, les marins et le personnel de soutien. Les discussions ont porté sur l'état de préparation opérationnelle, le bien-être du personnel et les efforts continus de modernisation de la flotte.
Au cours de sa visite, le ministre a rencontré des familles de militaires et a discuté d'initiatives visant à améliorer la qualité de vie des marins et de leurs familles, notamment les travaux en cours avec la province de la Colombie-Britannique pour améliorer l'accès aux services de garde d'enfants et de soins de santé.
Le ministre a visité l'Unité de plongée de la flotte (Pacifique), le port d'Esquimalt et Installation de maintenance de la Flotte Cape Breton afin de s'informer sur les projets actuels et futurs visant à soutenir le maintien en état de la flotte. Il est également monté à bord du navire canadien de Sa Majesté (NCSM) Vancouver pour rencontrer l'équipage et observer les opérations en cours.
Des futures spécialités navales pour garantir la préparation opérationnelle
La Marine royale canadienne (MRC) a réalisé une analyse des groupes professionnels afin de mettre à jour sa structure professionnelle et d'aligner les compétences, la formation et les parcours professionnels sur les besoins de la future flotte. L'analyse a recommandé de transformer neuf groupes professionel militaire (GPM) gérés par la MRC vers treize GPM modernisées afin de refléter l'évolution des technologies, les systèmes de combat avancés et les environnements opérationnels de plus en plus complexes. Ces changements visent à soutenir la résilience de la main-d'œuvre et à garantir que les marins sont prêts à exploiter et à entretenir de nouvelles classes de navires et de nouvelles capacités.
La nouvelle structure de groupe professionnelle ayant été approuvée, la MRC passe maintenant à la phase de planification de la mise en œuvre. Cette phase se concentre sur l'élaboration d'un plan de transition mûrement réfléchi qui établit un équilibre entre la gestion du personnel, la formation, la disponibilité opérationnelle de la flotte et l'évolution de carrière. Aucun changement individuel n'est apporté à ce stade. Au cours des prochains mois, la MRC poursuivra son engagement auprès des différentes formations afin d'affiner le plan et de fournir des informations supplémentaires à mesure que les détails de la mise en œuvre seront confirmés.
La Marine accepte la livraison du gros remorqueur naval Canso
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Le navire auxiliaire des Forces canadiennes (NAFC) Canso naviguant sous un pont à Halifax.
Le 27 février 2026, des représentants du ministère de la Défense nationale ont souligné l'arrivée du navire auxiliaire des Forces canadiennes (NAFC) Canso à la base des Forces canadiennes de Halifax, en Nouvelle-Écosse. Le NAFC Canso est le troisième grand remorqueur naval livré dans le cadre du projet de recapitalisation de la flotte et le premier affecté à la côte Est. Le navire a terminé son transit depuis Ocean Industries Inc., à Île-aux-Coudres, au Québec, à la fin de 2025 et a été accepté en janvier 2026. La propriété sera transférée à la Marine royale canadienne (MRC) une fois la formation de l'équipage terminée.
Les grands remorqueurs navals fournissent un soutien essentiel dans les ports et sur les côtes, notamment pour l'accostage, le remorquage côtier et la lutte contre les incendies. À mesure que notre flotte s'agrandira au cours des prochaines années avec l'arrivée des navires de patrouille arctiques et hauturiers de classe Harry DeWolf, des navires ravitailleurs auxiliaires de classe Protecteur et des destroyers de classe River, la demande de services de soutien portuaire augmentera.
En décembre 2025, le contrat a été modifié pour inclure deux remorqueurs supplémentaires, le NAFC Sansum et le NAFC Belle Isle, portant le total à six navires. Une fois livrés, trois remorqueurs opéreront sur chaque côte, renforçant ainsi la redondance et maintenant la disponibilité opérationnelle de la flotte.
PO1 Evans : Trouver une raison d'être sous la surface
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Le M 1 Evans dans la salle de contrôle du sous-marin CSM Corner Brook.
Le maître de 1re classe (M 1) Yevrag Evans s'est enrôlé dans les Forces armées canadiennes en 2005, perpétuant ainsi la tradition militaire de sa famille. À la recherche d'une plus grande stabilité et d'une responsabilité partagée, il a obtenu ses dauphins et est devenu sous-marinier qualifié en 2009.
Le service à bord d'un sous-marin exige une compréhension approfondie des systèmes interconnectés et une grande confiance au sein d'un équipage réduit. Depuis plus de 21 ans, le M 1 Evans a occupé divers postes, notamment dans les domaines de la lutte anti-sous-marine, de la guerre électronique, du contrôle de tir sous-marin et du renseignement. Aujourd'hui, alors qu'il progresse vers des postes opérationnels de haut niveau, il encadre les futurs sous-mariniers et met l'accent sur la responsabilité, la patience et le travail d'équipe.
L'exercice ROGUISH BUOY 2026 renforce la préparation des plongeurs de combat sur l'île de Vancouver
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Les plongeurs se se préparent au champ de démolition sous‑marin de Whirl Bay pendant l'exercice Roguish Buoy.
Les plongeurs de combat se sont entraînés à Albert Head et au champ de tir sous-marin de Whirl Bay du 21 janvier au 12 février dans le cadre de l'exercice ROGUISH BUOY. ROGUISH BUOY est le seul exercice collectif dédié aux plongeurs de combat au Canada. Il vise à maintenir la disponibilité opérationnelle, à renouveler les certifications et à perfectionner les capacités sous-marines avancées, notamment en matière de démolition, de reconnaissance, de navigation et de techniques d'insertion et d'extraction. Des opérations d’héliportage ont été menées en partenariat avec le 443e Escadron d'hélicoptères maritimes.
Organisé sur l'île de Vancouver pour la troisième année consécutive, l'exercice a également vu la participation du Royaume-Uni, de la Lettonie, de l'Allemagne et des Pays-Bas. L'entraînement aux côtés de partenaires alliés dans un environnement maritime réaliste a renforcé l'interopérabilité et permis aux équipes de plongée canadiennes de rester prêtes à soutenir des opérations complexes au pays et à l'étranger.
Du nouveau dans le domaine de la défense
La Stratégie Industrielle de Défense renforce la capacité souveraine
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Le NCSM Protecteur le long d'un chantier naval à Vancouver, en Colombie-Britannique.
Le 17 février 2026, le gouvernement du Canada a publié la Stratégie Industrielle de Défense du Canada, qui présente un plan à long terme visant à renforcer la base industrielle de défense du pays et à soutenir la disponibilité opérationnelle des FAC. Soutenue par un financement dédié de 6,6 milliards de dollars et alignée sur un réinvestissement de 81,8 milliards de dollars dans la défense, la stratégie établit une nouvelle Agence de l’investissement pour la défense (AID) et introduit un cadre « CONSTRUIRE-COLLABORER-ACHETER » pour guider les futurs achats, en donnant la priorité à la production nationale dans les domaines clés de la capacité souveraine et en augmentant à 70 % la part des acquisitions de défense attribuées à des entreprises canadiennes.
Articulée autour de cinq piliers, la stratégie met l'accent sur le renouvellement des relations avec l'industrie, l'accélération des achats, l'investissement dans la recherche et le développement, la sécurisation des chaînes d'approvisionnement essentielles et la collaboration avec des partenaires, notamment dans le Nord et l'Arctique canadiens.
Elle fixe comme objectif de porter la disponibilité opérationnelle de la flotte maritime à 75 %, tout en augmentant de 85 % les investissements dans la recherche et le développement liés à la défense, en augmentant les exportations de 50 % et en soutenant la création de jusqu'à 125 000 nouveaux emplois. La stratégie vise à renforcer la construction navale, l'aérospatiale, les systèmes numériques, les munitions et les systèmes sans équipage afin d'améliorer la préparation de la défense et la sécurité nationale à long terme.
Le premier ministre Mark Carney assure la participation du Canada à l’instrument SAFE de l’Union européenne
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Le premier ministre Mark Carney rencontre la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, António Costa, à Ottawa le 1er décembre 2025, lors d'une réunion entre le Canada et l'Union européenne.
Le 1er décembre 2025, à Ottawa, le premier ministre Mark Carney a annoncé la conclusion des négociations permettant la participation du Canada à l'instrument SAFE (Agir pour la sécurité en Europe) de l'Union européenne. SAFE est un instrument financier relevant du plan Préparation à l’horizon 2030 de l'Union européenne qui prévoit jusqu'à 244 milliards de dollars de prêts aux États membres pour soutenir les achats de défense à grande échelle, notamment des munitions, des missiles, des drones, des systèmes d'artillerie et d'autres capacités essentielles. Le Canada deviendra le premier pays non européen à participer à cet instrument après l'adoption d'une décision du Conseil autorisant l'accord bilatéral.
La participation du Canada à SAFE devrait élargir l'accès au marché pour les fabricants canadiens du secteur de la défense, renforcer la coopération industrielle avec les alliés européens et soutenir le développement des capacités des Forces armées canadiennes. Alors que les États membres de l'Union européenne augmentent leurs investissements dans le domaine de la défense, la collaboration par le biais d'achats communs vise à accélérer la préparation, à renforcer les partenariats transatlantiques en matière de sécurité et à contribuer à combler les lacunes existantes en matière de capacités.

