Des techniciens de l’ARC impressionnent à une compétition d’entretien aérospatial

Article de nouvelles / Le 18 avril 2019

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Par la major Holly-Anne Brown

La pression n’a rien d’étranger aux techniciens d’aéronefs de l’Aviation royale canadienne.

Ils savent que la disponibilité opérationnelle des Forces armées canadiennes et la capacité d'exercer une puissance aérienne quand et où elle est nécessaire dépendent grandement de leur capacité d’entretenir les aéronefs de l’ARC pour qu’ils soient prêts à partir sur-le-champ afin de participer à des opérations.

En avril 2019, l’ARC a accentué la pression en envoyant cinq équipes, soit plus de 30 militaires, à Atlanta, en Géorgie, où elles ont passé quatre jours afin de participer à la compétition annuelle d’entretien aérospatial, commanditée par l’Aerospace Maintenance Council (AMC).

La sergent Dawn Dearing, du Centre d'essais techniques (Aérospatiale), à la 4e Escadre Cold Lake, en Alberta, sait ce que c’est que de se mesurer aux meilleurs et aux plus brillants techniciens de l’industrie aéronautique. L’an dernier, elle a fait partie de l’Équipe Elevate Aviation à la compétition organisée par l’AMC à Orlando, en Floride. Elevate Aviation est un organisme sans but lucratif canadien qui « donne aux femmes les outils nécessaires afin qu’elles s’épanouissent et s’accomplissent dans le domaine de l’aviation ».

Sa participation à la compétition a suscité l’idée d’inscrire des équipes de l’ARC cette année.

La compétition de 2019, commanditée par l’AMC, comprenait 30 épreuves d’entretien d’aéronefs; chacune était conçue, élaborée, supervisée et évaluée par une gamme d’entreprises aériennes, d’organisations et d’industries du domaine de l’aéronautique. Les compétences des spécialistes de l’entretien ont été mises à l’épreuve dans diverses disciplines : inspection, dépannage, réparations et essais. Parmi les épreuves figuraient les suivantes : retirer et inspecter des roues et des freins, évaluer les dommages par enfoncement sur un panneau de cellule, régler des câbles d’aileron et diagnostiquer des pannes de systèmes de distribution d’énergie électrique d’un aéronef.

Quatre-vingt-quatre équipes, qui représentaient des forces armées, des entreprises aériennes civiles, des entreprises d’aviation ainsi que des écoles secondaires et des collèges offrant des programmes en aéronautique, se sont mesurées les unes aux autres en luttant contre la montre pour suivre un scénario fixe s’accompagnant d’un jeu d’instructions détaillées.

Non seulement la compétition était une nouvelle expérience pour les techniciens de l’ARC, expérience qui reposait sur les pratiques des industries et des organisations de l’aviation civile, les compétiteurs ont dû accomplir toutes les tâches en quinze minutes ou moins. La sergent Dearing convient que les techniciens doivent pouvoir travailler en respectant des délais très serrés, mais elle s’empresse de préciser que la pression qu’ils subissent dans leurs escadrons ne correspond pas vraiment à celle qui va de pair avec une compétition chronométrée.

« J’estime que cette compétition nous incite à nous dépasser, explique-t-elle. Quand nous sommes dans notre unité au Canada, on ne nous impose pas de délai fixe. Nous savons que nous devons respecter nos engagements opérationnels et faire en sorte que les aéronefs puissent décoller à temps, mais d’un autre côté, si nous devons prendre du recul et dire à notre client que nous ne pouvons pas régler son problème au cours des cinq prochaines minutes, il comprend la situation. Mais, ici, nous avons quinze minutes, puis nous devons déposer nos outils et passer à autre chose. »

La concurrence a été vive; tous, aussi bien les jeunes étudiants que les vétérans de l’aviation, ont manifesté des talents remarquables.

« Cette compétition est étonnante; il n’y a pas d’autre façon de la décrire, dit l’adjudant-chef Steve Godin, adjudant-chef du service d’entretien des aéronefs. Elle porte sur à peu près tous les aspects du travail portant sur les aéronefs. »

En dépit des difficultés, les spécialistes de l’entretien de l’ARC ont fait plus que bonne figure tout au long de la compétition.

L’équipe du 435e Escadron de transport et de sauvetage, basé à Winnipeg, est arrivée deuxième dans l’ensemble de la catégorie militaire, et la sergent Amélie Côté, membre de l’équipe de la 4e Escadre, a enregistré le meilleur temps pour l’exécution de la 3e épreuve : compétences liées à la tôle, groupe des technologies aéronautiques. Cette épreuve, qui portait sur la tôle et les structures de métal, visait à évaluer les compétences et l’efficacité des compétiteurs, qui devaient trouver une pièce, déterminer l’emplacement de trous et de cales et percer ou agrandir des trous (au besoin) dans des pièces d’aluminium.

« Leur connaissance des aéronefs est tout simplement phénoménale, ajoute l’adjudant-chef Godin. Ils nous ont montré que ce sont des chefs. Nous sommes très fiers d’eux. »

La compétition a aussi donné aux techniciens de l’ARC une merveilleuse occasion de faire l’essai de nouvelles disciplines, d’apprendre grâce à toute une gamme d’expériences et d’acquérir des points de vue neufs.

« C’était un véritable plaisir de voir les nouvelles technologies mises au point dans l’industrie aérospatiale, dit le caporal Nick Burely, membre de l’équipe du 435e Escadron. Quand vous travaillez sur une cellule d’aéronef depuis un certain temps, vous en venez à tomber un peu dans une sorte de routine; ici, nous avons une belle occasion de rompre avec nos habitudes pour découvrir de nouvelles technologies... et peut-être aussi des façons de faire notre travail mieux et avec une plus grande efficacité. »

« À mes yeux, le meilleur aspect de cette compétition, c’est qu’elle pousse les techniciens hors de leur zone de confort, affirme le colonel Andrew Wedgwood, conseiller du service d’entretien des aéronefs. Ils ont accompli des tâches qui n’étaient peut-être pas liées à leur métier, mais c’est la façon dont ils ont réagi en dehors de cette zone de confort qui a été importante, car ils auront à faire face à des situations de ce genre au cours de leur carrière. »

La compétition de l’an prochain aura lieu à Dallas, au Texas. Forts de l’expérience acquise et du succès remporté cette année, de nombreux concurrents de l’ARC brûlent déjà d’y participer.

Cependant, comme le dit la caporal Samantha Yeadon, membre de l’équipe des « Spitfires » de l’ARC, la meilleure récompense réside peut-être dans le constat que « cette compétition nous donne la confiance voulue pour aller au-delà de ce que nous pensons être la limite de nos moyens ».

Cinq équipes de l’ARC ont pris part à la compétition à Atlanta.

  • L’équipe de la 4e Escadre, dirigée par la sergent Dawn Dearing. Cette équipe de Cold Lake, en Alberta, comprend des techniciens provenant d’unités de l’ensemble de la 4e Escadre.
  • L’équipe des « Rams » du 401e Escadron d’appui tactique, dirigée par l’adjudant Darryl Poole. Le 401e Escadron est également basé à la 4e Escadre.
  • L’équipe d’entretien d’aéronefs de recherche et de sauvetage de la 19e Escadre, dirigée par le sergent Brad Saunders. Cette équipe comprend des techniciens de plusieurs escadrons de la 19e Escadre Comox, en Colombie-Britannique.
  • L’équipe du 435e Escadron de transport et de sauvetage, dirigée par la sergent Serena Cross. Le 435e Escadron est également basé à la 19e Escadre.
  • L’équipe féminine des « Spitfires » de l’ARC, dirigée par l’adjudant-maître Theresa Nevills. Cette équipe rassemble des femmes de plusieurs unités de l’ARC disséminées dans tout le pays.
  • De plus, quatre techniciennes de l’ARC ont fait partie de l’équipe féminine d’Elevate Aviation, composée de cinq personnes.
Pour voir la liste complète des participants, lisez l’article .

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2021-03-03