Une équipe de techniciennes de l’ARC participera à une compétition internationale
Article de nouvelles / Le 28 mars 2019
Par Sara White
Les meilleurs techniciens d’aéronefs au monde mettront à l’épreuve leurs compétences lors de la « Air Maintenance Competition », une compétition d’entretien dans le domaine de l’aérospatiale qui se tiendra à Atlanta, en Géorgie, en avril 2019. Cinq équipes représenteront l’Aviation royale canadienne, y compris la première équipe composée uniquement de femmes.
La caporal Trisha Chipman, de la 14e Escadre Greenwood, en Nouvelle-Écosse, est une technicienne en systèmes aéronautiques dont le travail au 413e Escadron de transport et de sauvetage porte sur l’avion CC-130 Hercules. Déléguée par sa chaîne de commandement, elle est maintenant l’une des heureuses participantes qui y mettront du sien pour relever les 23 défis techniques auxquels son équipe fera face dans la division militaire.
« Je dois également passer l’examen écrit de l’équipe, dit-elle. J'ai reçu les manuels, donc j’ai beaucoup de choses à apprendre. Les résultats que j’obtiendrai détermineront également certaines des pénalités que nous pourrions recevoir, comme une diminution du temps accordé. Donc, je ne ressens aucune pression! »
Du 8 au 11 avril, elle unira ses efforts à ceux de la sergent Jayne Graham, de Cold Lake, en Alberta, entraîneuse de l’équipe, de l’adjudant-maître Theresa Nevills, de la région de la capitale nationale, chef d’équipe, de la caporal-chef Tiffany Goodwin, de Borden, en Ontario, technicienne en structures d’aéronefs, des caporaux Samantha Yeadon, de Gagetown, au Nouveau-Brunswick, et Diana Meuret, de Trenton, en Ontario, toutes deux techniciennes de systèmes avioniques, ainsi que de la caporal Dela Cruz, de Comox, en Colombie-Britannique, et de la caporal-chef Leslie Blair, de Shearwater, en Nouvelle-Écosse, toutes deux techniciennes en systèmes aéronautiques.
Les membres de l’équipe ont déjà commencé à se préparer à la compétition en discutant de la répartition des épreuves, dont le règlement de câbles, les inspections de pneus, l’enlèvement de fixations, l’installation de fixations adhésives, les produits d’étanchéité, le dépannage électrique, les conduites de fluide, les inspections de tôlerie et la réparation de composites. Elles se rencontreront à Ottawa, en Ontario, pendant quelques jours, puis s’envoleront pour la Géorgie, prêtes à relever les différents défis répartis en segments de 15 minutes.
« Ça ne me stresse pas, car je sais déjà à quelles épreuves je vais participer; je peux donc me préparer en conséquence, affirme la caporal Chipman. Nous ne faisons pas ce genre de tâches tous les jours, mais si je peux régler les câbles d’ailerons d’un Hercules, je peux accomplir ce travail peu importe le type d’aéronef. »
Pourtant, la caporal Chipman n’a pas amorcé sa carrière en suivant un cheminement technique. Elle a d’abord obtenu un diplôme en psychologie et en sociologie. Or, lorsqu’elle était au secondaire, elle a assisté à une présentation effectuée par les Forces armées canadiennes à un kiosque de recrutement qui est demeurée gravée dans sa mémoire. Elle a donc présenté une demande d’enrôlement et, en 2008, elle a prêté serment, puis commencé le Programme de formation subventionnée des militaires du rang. À l’Aviation Institute du Nova Scotia Community College, elle a suivi le programme de techniques d’entretien d’aéronefs.
« Je pensais bien aimer ce métier, qui nous amène à accomplir de nouvelles tâches et à apprendre de nouvelles choses sur les aéronefs; une journée, nous travaillons sur le train d’atterrissage, puis le lendemain sur les volets, explique-t-elle. Il y avait deux femmes dans ma classe. Parmi les 40 étudiants, il y avait cinq femmes, ce qui représente un assez bon nombre de femmes dans le programme. Je suis ici à Greenwood depuis sept ans et c’est la première fois cette année qu’il y a une autre femme dans mon équipage. La situation s’améliore. »
La caporal Chipman sait que l’ARC s’est donné la mission de recruter plus de femmes dans tous ses groupes professionnels, que ce soit pour occuper des postes liés aux opérations aériennes, aux opérations terrestres ou à l’administration. Si cette compétition d’entretien aérospatial permet de mettre en lumière le type de travail qu’accomplissent les femmes dans l’ARC, la caporal Chipman se réjouit de faire partie de l’équipe.
« Je suis enthousiaste, explique-t-elle. Pas nécessairement à l’idée de gagner, mais plutôt à celle de bien travailler et de contribuer à l’effort de mon équipe. De toute façon, je suis une personne de nature compétitive. J’estime que c’est indispensable pour travailler avec tous mes collègues masculins. »
Sara White est rédactrice en chef du journal de la 14e Escadre, « The Aurora ».