Rapport financier trimestriel (RFT) pour le trimestre terminé le 31 décembre 2021

1. Introduction

Le présent rapport financier trimestriel a été préparé par la direction en vertu de l’article 65.1 de la Loi sur la gestion des finances publiques et selon les modalités prescrites par le Conseil du Trésor. Il devrait être lu de concert avec le Budget principal des dépenses - Budget des dépenses 2021-2022 et le Budget supplémentaire des dépenses (B), 2021-2022. Ce rapport n’a pas fait l’objet d’un examen ni d’une vérification externe.

Protection, Sécurité, Engagement (PSE) est la politique de défense qui présente une vision et une approche de la défense pour le gouvernement du Canada qui renforcera :

  • la protection au pays à l’aide de forces armées prêtes et aptes à défendre la souveraineté canadienne, à apporter une aide en cas de catastrophe naturelle, à appuyer les opérations de recherche et sauvetage ou à répondre à d’autres urgences;
  • la sécurité en Amérique du Nord active au sein du partenariat de défense renouvelé avec le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD) et les États-Unis afin de surveiller et de défendre l’espace aérien continental et les zones océaniques;
  • l’engagement dans le monde avec les Forces armées canadiennes participant à la stabilité et à la paix mondiale grâce à des opérations de soutien et de maintien de la paix.

Le ministère continue à s’acquitter de son mandat pour atteindre les résultats liés aux 7 responsabilités essentielles, y compris les Services internes. Une description sommaire de ces responsabilités essentielles se trouve dans le Plan ministériel 2021-2022.

1.1 Pandémie mondiale (COVID-19)

La propagation mondiale de la COVID-19 a eu un impact sur le ministère en l'amenant à activer son plan de continuité des activités à la mi-mars 2020, selon lequel les membres du personnel non essentiels travaillent depuis à distance. Malgré le taux de vaccination élevé, les cas de COVID-19 ont de nouveau augmenté partout au pays. Vu la croissance explosive des cas du variant préoccupant Omicron, qui est vite devenu le variant dominant au Canada et dans le monde entier, le gouvernement du Canada a mis à jour ses directives sur la santé au travail visant la fonction publique fédérale en demandant aux ministères de suspendre leurs plans d’augmentation de l’occupation de leurs locaux, de revoir les taux d’occupation actuels et, au besoin, d’envisager d’augmenter le travail à distance. Le ministère demeure intransigeant dans la protection des capacités primordiales qui sont essentielles à la défense du Canada et à la protection des Canadiens et Canadiennes.

1.2 Méthode de présentation

Ce rapport trimestriel a été préparé par la direction en utilisant une comptabilité axée sur les dépenses. L’état des autorisations joint à ce rapport inclut les autorisations de dépenser du ministère accordées par le Parlement et le Secrétariat du Conseil du Trésor et utilisées par le ministère de manière cohérente avec le Budget principal des dépenses 2021-2022 et le Budget supplémentaire des dépenses (B), 2021-2022. Ce rapport trimestriel a été rédigé à l’aide d’un référentiel d’information financière à usage particulier conçu pour répondre aux besoins en information financière à l’égard de l’utilisation des autorisations de dépenser.

Le gouvernement ne peut pas dépenser sans l’autorisation préalable du Parlement. Les autorisations sont accordées par l’intermédiaire de lois de crédits, sous forme de limites annuelles ou par le biais de lois, sous forme d’autorisations législatives de dépenser à des fins déterminées.

Le ministère utilise la méthode de la comptabilité d’exercice intégrale pour la préparation et présentation de ses états financiers ministériels consolidés annuels, qui font partie du processus de rapport sur les résultats ministériels. Toutefois, les pouvoirs de dépenser votés par le Parlement sont encore en fonction d’une comptabilité axée sur les dépenses. La principale différence entre les rapports financiers trimestriels et les états financiers ministériels consolidés est le décalage entre le moment où les recettes et les dépenses sont constatées. Les rapports financiers trimestriels constatent les recettes seulement lorsque l’argent est reçu et les dépenses seulement lorsqu’elles sont payées. Les états financiers ministériels consolidés constatent les recettes lorsqu’elles sont gagnées et les dépenses lorsqu’elles sont encourues. Dans ce dernier cas, les recettes sont donc comptabilisées même si l’argent n’a pas été reçu, et les dépenses sont comptabilisées même si elles n’ont pas été payées.

2. Faits saillants des résultats financiers trimestriels et cumulatifs

Cette section fournit les faits saillants financiers et les explications des écarts entre les résultats financiers trimestriels et cumulatifs pour le trimestre terminé le 31 décembre 2021 et les résultats de la même période de l’exercice précédent.

2.1 État des autorisations

En comparaison avec celles du même trimestre de l’exercice précédent, les autorisations budgétaires cumulatives disponibles du ministère ont augmenté de 752,4 millions de dollars. Tel qu’indiqué dans le Tableau 1 : État des autorisations, les autorisations budgétaires totales ont augmenté de 25 180,6 millions de dollars en 2020-2021 à 25 933,0 millions de dollars en 2021-2022. Les principales raisons qui expliquent ces changements sont énoncées ci-dessous.

Écarts relatifs aux autorisations cumulatives de l'exercice

(en millions de dollars)

Initiative Fonctionnement Capital Subventions et contributions Paiements liés au régime d’assurance-invalidité de longue durée et d’assurance-vie pour les membres des Forces canadiennes Autorisations législatives budgétaires Total des écarts*
Administration de la paie – Fonction publique et Forces armées canadiennes 426,4 s/o s/o s/o 136,4 562,8
Diverses exigences ministérielles 225,5 115,8 s/o s/o (52,3) 289,0
Opération et maintien en puissance (maintenance de la flotte) des capacités militaires et des exigences de fonctionnement 231,9 s/o s/o s/o s/o 231,9
Financement pour la mise en œuvre de l’entente de règlement définitive du recours collectif Heyder et Beattie 131,2 2,5 s/o s/o 0,6 134,3
Financement des contributions élargies à l’OTAN 40,0 s/o 23,9 s/o s/o 63,9
Mise en œuvre de PSE 98,8 (85,5) 7,7 s/o 13,5 34,5
Grands projets d’acquisition de biens d’équipement et d’infrastructure (0,1) (121,2) s/o s/o 2,0 (119,3)
Financement supplémentaire pour les opérations de déploiement (136,2) (5,3) s/o s/o (10,8) (152,3)
Financement supplémentaire pour les activités liées à la COVID-19 (234,7) (21,3) s/o s/o (36,4) (292,4)
Écarts cumulatifs des autorisations disponibles 782,8 (115,0) 31,6 s/o 53,0 752,4

*Un écart positif indique une augmentation des autorisations cumulatives disponibles pour l’utilisation du cumul au troisième trimestre (T3) 2021-2022 par rapport au cumul au T3 2020-2021 et un écart négatif indique une diminution des autorisations cumulatives disponibles pour l’utilisation du cumul au T3 2021-2022 par rapport au cumul au T3 2020-2021.

L'augmentation cumulative nette des autorisations de 752,4 millions de dollars par rapport au troisième trimestre de 2021-2022 s’explique par des écarts dans le financement de plusieurs initiatives.

  • Administration de la paie – Fonction publique et Forces armées canadiennes (augmentation de 562,8 millions de dollars)

L'augmentation est due aux fonds supplémentaires reçus en 2021-2022 pour les augmentations des taux de rémunération et indemnités des Forces armées canadiennes et aux ajustements apportés aux conditions de service ou d'emploi de l'administration publique fédérale dans diverses conventions collectives.

  • Diverses exigences ministérielles (augmentation de 289,0 millions de dollars)

L'augmentation nette est principalement liée à une augmentation du budget de fonctionnement reporté de 2020-2021 à 2021-2022. De plus, le ministère a demandé un transfert de crédits de fonctionnement aux crédits en capital à l'appui de la mise en œuvre de l’harmonisation des crédits avec la définition des crédits pour les dépenses en capital.

  • Opération et maintien en puissance (maintenance de la flotte) des capacités militaires et des exigences de fonctionnement (augmentation de 231,9 millions de dollars)

Pour assurer un soutien continu des exigences de fonctionnement et d’immobilisation, le ministère a reçu des fonds supplémentaires pour compenser la croissance soutenue et l’impact de l’inflation sur le budget de la défense.

  • Financement pour la mise en œuvre de l’entente de règlement définitive du recours collectif Heyder et Beattie (augmentation de 134,3 millions de dollars)

Les recours collectifs Heyder et Beattie ont réclamé des dommages intérêts relativement à la discrimination fondée sur le sexe, aux agressions sexuelles et au harcèlement sexuel. Ce financement servira à continuer de remplir les obligations et les paiements en vertu de l'entente finale, y compris l'indemnisation des demandeurs et l'administration des réclamations.

  • Financement des contributions élargies à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) (augmentation de 63,9 millions de dollars)

Le ministère a reçu des fonds supplémentaires en 2021-2022 pour couvrir les contributions canadiennes accrues au budget commun de l’OTAN.

  • Mise en œuvre de PSE (augmentation de 34,5 millions de dollars)

L’augmentation nette du financement est principalement liée aux demandes supplémentaires requises pour exécuter les engagements globaux de la politique PSE, y compris les exigences de financement pour l'expansion des Forces armées canadiennes et du soutien au personnel civil, et la Stratégie de santé globale et de bien-être.

  • Grands projets d'acquisition de biens d'équipement et d'infrastructure (diminution de 119,3 millions de dollars)

La diminution nette du financement est attribuable aux modifications apportées au profil de dépenses pluriannuel des grands projets d’équipement et d’infrastructures. Ces ajustements permettent d’aligner les ressources financières et les délais d’acquisition des projets. La diminution des besoins de trésorerie est principalement attribuable aux projets de navire de soutien interarmées et de remplacement d’aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe. Les diminutions ont été partiellement compensées par les augmentations liées aux projets de navire de combat de surface canadien et de prolongation de l'utilisation des chasseurs Hornet.

  • Financement supplémentaire pour les opérations de déploiement (diminution de 152,3 millions de dollars)

La diminution est principalement due aux exigences du calendrier pour le financement. Le financement supplémentaire pour diverses opérations de déploiement sera demandé au dernier trimestre de l'exercice 2021-2022.

  • Financement supplémentaire pour les activités liées à la COVID-19 (diminution de 292,4 millions de dollars)

Le ministère a reçu 292,4 millions de dollars en 2020-2021 pour appuyer la réponse des Forces armées canadiennes à la COVID-19 (y compris l’opération LASER). Aucun financement supplémentaire n’a été demandé pour les activités liées à la COVID-19 en 2021-2022.

2.2 Dépenses ministérielles budgétaires par article courant

En comparaison avec celles du même trimestre de l’exercice précédent, les dépenses budgétaires cumulatives nettes du ministère ont augmenté de 1 074,6 millions de dollars. Tel qu'indiqué dans le Tableau 2 : Dépenses budgétaires ministérielles par article courant, les dépenses ont augmenté de 14 995,0 millions de dollars en 2020-2021 à 16 069,6 millions de dollars en 2021-2022.

Écarts cumulatifs aux dépenses budgétaires nettes (présentés par article courant)

(en millions de dollars)

Article courant

2021-2022

Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre

2020-2021

Cumul des crédits utilisés à la fin du trimestre

Écart cumulatif
Services professionnels et spéciaux 2 793,1 2 335,5 457,6
Personnel 8 014,9 7 676,2 338,7
Autres subventions et paiements 396,4 200,5 195,9
Transports et communications 415,5 313,2 102,3
Services publics, fournitures et approvisionnements 651,8 559,0 92,8
Réparation et entretien 1 050,3 961,5 88,8
Location 395,9 322,1 73,8
Acquisition de terrains, de bâtiments et travaux 375,2 314,3 60,9
Paiements de transfert 140,8 123,9 16,9
Autres dépenses 15,6 12,6 3,0
Acquisition de machines et de matériel 1 985,7 2 400,5 (414,8)
Revenus affectés aux dépenses (165,6) (224,3) 58,7
Total des dépenses budgétaires nettes 16 069,6 14 995,0 1 074,6

L'augmentation cumulative nette des dépenses budgétaires de 1 074,6 millions de dollars s’explique principalement par les écarts détaillés ci-dessous.

  • Services professionnels et spéciaux (augmentation de 457,6 millions de dollars)

L’augmentation des dépenses est principalement due à une augmentation des services d'ingénierie et des contrats/entrepreneurs en raison de la levée des retards et des restrictions liés à la COVID-19 par rapport au troisième trimestre de l'exercice précédent. Il y a eu également une augmentation des services de santé aux membres militaires par rapport à l'année précédente principalement en raison des restrictions liées à la COVID-19 en 2020-2021 qui ont différé ou retardé la plupart des services de routine.

  • Personnel (augmentation de 338,7 millions de dollars)

L’augmentation des dépenses est principalement due au fait que les membres des Forces armées canadiennes et plusieurs employés civils ont reçu des augmentations salariales, ce qui a également entraîné une augmentation des cotisations de l’employeur aux fonds de pension et des indemnités. Il y a également eu une augmentation du nombre de réservistes à temps plein pour aider dans le cadre de l'opération LASER, car leur capacité à s'entraîner et à défiler a augmenté en raison de la levée des restrictions liées à la COVID-19. De plus, il y a eu une augmentation des paiements d'indemnisation des accidents du travail et des services de santé mentale.

  • Autres subventions et paiements (augmentation de 195,9 millions de dollars)

L’augmentation des dépenses est principalement attribuable au paiement d’un important règlement et à des paiements de recours collectifs au cours de l'exercice.

  • Transports et communications (augmentation de 102,3 millions de dollars)

L'augmentation des dépenses est principalement due à la reprise des déménagements des membres militaires qui avaient été annulés ou reportés au cours de l'exercice précédent ainsi que la reprise des activités liées aux voyages en raison de la levée des restrictions liées à la COVID-19. Il y a également eu une augmentation des voyages militaires au cours de cet exercice par rapport à l'année précédente en raison de l'administration des vaccins contre la COVID-19 à travers le Canada et des mesures de protection de la santé.

  • Services publics, fournitures et approvisionnements (augmentation de 92,8 millions de dollars)

L’augmentation des dépenses est principalement due à un assouplissement en 2021-2022 des restrictions fédérales et provinciales mises en œuvre en 2020-2021 en raison de la COVID-19. Cela a entraîné une augmentation des besoins en carburant en raison d'un nombre plus élevé de vols, des coûts des services publics en raison de l'accès accru aux bâtiments et de l'utilisation générale des approvisionnements et de la nourriture à mesure que les opérations militaires et la formation reprenaient.

  • Réparation et entretien (augmentation de 88,8 millions de dollars)

L'augmentation des dépenses est due à la reprise des projets de réparation et d'entretien liés aux infrastructures qui avaient été précédemment interrompus ou reportés en raison de la COVID-19, et au calendrier des paiements de cas des ventes militaires étrangères dans le cadre du projet de la Modernisation des torpilles légères.

  • Location (augmentation de 73,8 millions de dollars)

L'augmentation des dépenses est due au non-respect du calendrier des paiements pour les accords d'occupation des locaux du Quartier général de la Défense nationale (Carling) l'exercice précédent, et à une augmentation des licences de l’application Microsoft Office 365 et d’autres logiciels en raison du travail à distance, et de la location d’aéronefs à l'appui de l'opération AEGIS. Au fur et à mesure de la levée des restrictions, le retour des formations et activités quotidiennes ont également entraîné une augmentation des locations.

  • Acquisition de terrains, de bâtiments et travaux (augmentation de 60,9 millions de dollars)

L’augmentation des dépenses est principalement due à la réduction des retards et des restrictions liés à la COVID-19 qui ont été mis en œuvre l'exercice précédent, à l'achat d'un nouveau manège militaire, la construction d’une jetée ainsi qu'au calendrier des paiements par rapport à l'exercice précédent.

  • Acquisition de machines et de matériel (diminution de 414,8 millions de dollars)

La diminution des dépenses est principalement attribuable au calendrier des paiements d'étape et au volume plus élevé de livraisons au cours de l'année précédente pour divers projets majeurs, dont le projet de modernisation de la cryptographie de la Défense, le projet de navire de soutien interarmées et le projet de remplacement d’aéronefs de recherche et de sauvetage à voilure fixe.

  • Revenus affectés aux dépenses (diminution de 58,7 millions de dollars)

La diminution des revenus affectés aux dépenses est principalement due aux différences dans le calendrier des paiements reçus de pays étrangers.

3. Risques et incertitudes

Alors que la menace de la pandémie de la COVID-19 continue d'évoluer, le ministère reste déterminé à adapter sa stratégie d'atténuation pour l'aligner sur les directives de santé publique mises à jour, pour la reprise graduelle des activités à travers le Canada. Le ministère a évalué son plan de reprise des activités afin de déterminer les étapes et les conditions requises pour la reprise des travaux. Jusqu’au moment où le risque de transmission entre individus aura chuté considérablement, et que les taux civils d’infection et de vaccination le permettront, le ministère continuera d'appliquer sa stratégie d'atténuation des risques stratifiée dans ses installations. Cela comprend la restriction du nombre de personnes dans les installations, le respect continu des mesures de santé publique comme le port du masque et la distanciation physique, et la mise en œuvre du programme de test de détection rapide d’antigènes (TDRA) dans les milieux de travail ministériels à risque élevé. La rapidité avec laquelle les restrictions seront levées dans chacune des installations ministérielles variera en fonction des directives provinciales/territoriales et régionales en matière de santé publique, lesquelles sont fondées sur des données probantes et tiennent compte des niveaux de risque différents qui s’appliquent aux diverses activités. La direction continuera d'ajuster les activités en fonction des circonstances locales. Dans toutes les décisions, la direction considérera attentivement la santé des membres de l'Équipe de la Défense, les recommandations de l'autorité médicale supérieure et les conseils des autorités régionales de la santé. Outre les risques associés à la COVID-19, les autres risques examinés ci-dessous sont toujours d’actualité.

Pour remplir sa mission, le ministère achète les biens et services nécessaires à la formation des forces armées, à l’exécution d’opérations à la demande du gouvernement du Canada et à l’acquisition des infrastructures et du matériel rattachés, et ce, aux niveaux national et international.

Les opérations financières du ministère sont exposées à divers risques externes, tant financiers qu’économiques, comme l’inflation, les opérations sur devises et la fluctuation du prix du produit de base. Selon ce qui advient de ces risques, ils pourraient mener à une hausse ou une baisse des dépenses que prévues. Par exemple, une montée de la valeur du dollar canadien ou une baisse du prix des produits de base pourrait entraîner une baisse des dépenses. D’autre part, une augmentation des dépenses pourrait se traduire par une dépréciation du dollar canadien ou une augmentation des prix des produits de base (notamment les prix du pétrole qui ont, par exemple, fortement rebondi au cours des derniers mois en réponse aux perspectives d'amélioration des conditions économiques).

Le ministère continue de s'attaquer aux risques financiers associés aux problèmes de paie Phénix par la mise en œuvre de nouveaux contrôles et le renforcement des contrôles existants. Dans le cadre des efforts du ministère pour l’atténuation des risques liés à Phénix, plusieurs initiatives ont été mises en œuvre, telles que la mise en place d'une capacité de saisie des données centralisée, la création de groupes de travail sur l’intégrité des données et la formation pour améliorer l’exactitude des paiements et identifier les besoins de formation dans l’ensemble du ministère. De plus, le Programme d'assurance de la qualité de la rémunération des civils a considérablement amélioré la vérification de l'exactitude des paiements pour la rémunération de base et la rémunération d'intérim, dont les résultats sont analysés et envoyés, le cas échéant, aux conseillers en rémunération pour qu'ils prennent des mesures correctives.

Bien que le ministère tienne compte de principaux facteurs de risques économiques et financiers (dont l’inflation visant particulièrement la défense et l’opération sur devises) lors de l’élaboration de ses stratégies de dépenses, il n’exerce aucun contrôle sur ces derniers.

Le programme d’acquisition d’immobilisations du ministère comprend d’importants projets d’acquisition étalés sur plusieurs années. Des retards dans les activités d’approvisionnement ou de passation des marchés, ou dans la livraison de biens par les fournisseurs pour des projets individuels pourraient entraîner une diminution des dépenses ou des surplus budgétaires.

Des risques découlent également des réclamations et des litiges mettant en cause les activités normales du ministère. Lorsque le ministère reçoit une réclamation ou un litige alléguant une responsabilité délictuelle ou contractuelle additionnelle visant à couvrir les pertes, les dépenses ou les dommages, la situation est analysée et une position appropriée est élaborée, sur la base d'un avis juridique. Des litiges ou des règlements peuvent être poursuivis et ils sont énoncés dans les rapports du ministère.

De plus, d’importants besoins opérationnels non prévus peuvent se présenter en tout temps, obligeant le ministère à se déployer n’importe où dans le monde. Selon la portée de la demande opérationnelle, le coût des opérations non prévues peut être atténué par des réaffectations à l’interne ou par la demande d’un financement gouvernemental supplémentaire.

4. Changements importants quant aux programmes, au fonctionnement et au personnel

La propagation mondiale de la COVID-19 a eu des répercussions sur les opérations des Forces armées canadiennes dans toutes les régions, pour l’ensemble de l’effectif et des programmes. Depuis le début de la pandémie de la COVID-19, de nombreuses directives ont été publiées à l’intention de l’Équipe de la Défense afin de préserver la santé des Forces armées canadiennes et d’assurer sa capacité à défendre et à soutenir le Canada et la population canadienne. Au cours de cette période, le ministère et les Forces armées canadiennes ont joué un rôle déterminant dans l’intervention du gouvernement du Canada face à la COVID-19 et dans les opérations de la campagne de vaccination. Par exemple, l'opération LASER et l’opération VECTOR ont été lancées en 2020 pour faciliter le soutien des Forces armées canadiennes aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux dans le cadre de la distribution et de l’administration des vaccins contre la COVID-19. Les Forces armées canadiennes ont la capacité unique de se déployer rapidement partout au Canada pour offrir de l’aide aux collectivités dans le besoin. Cette assistance complète et renforce les ressources fédérales, provinciales et locales en fournissant du personnel militaire bien formé et du matériel spécialisé.

L'Équipe de la Défense poursuit l'opération LASER et l’opération VECTOR pour fournir un soutien aux gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux pour lutter contre la COVID-19.

Les Forces armées canadiennes ont été déployées à l'appui de l'opération AEGIS, contribuant aux efforts du gouvernement du Canada dans l'opération d'évacuation de l’Afghanistan de non combattants et l'évacuation de l'ambassade canadienne à Kaboul.

Dans un environnement touché par une pandémie mondiale, le ministère reste engagé dans la mise en œuvre de ses diverses initiatives reliées à la politique PSE comme le renouvellement de ses principales flottes d’équipement, notamment les avions de combat et les navires de guerre maritimes.

Le 25 novembre 2021, le général Wayne Eyre, qui était précédemment Chef d’état-major par intérim de la Défense, a été nommé Chef d’état-major de la Défense

En janvier 2022, M. Bill Matthews a été nommé sous-ministre de la Défense nationale et Mme Stefanie Beck sous-ministre déléguée de la Défense nationale.

 

 

Approuvé par :

 

// L'original signé par //

Bill Matthews

Sous-ministre de la Défense nationale

 

// L'original signé par //

Cheri Crosby, CPA, CMA

Dirigeante principale des finances

 

Date : 1er mars 2022

Ottawa, Canada

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