Dossier d'information créé pour le ministre des Finances et du Revenu national et le sous-ministre des Finances à l'occasion de leur comparution devant le Comité permanent des finances le 6 octobre 2025 sur le cycle budgétaire 2025-2026 et le projet de loi C-4, Loi concernant certaines mesures d'abordabilité pour les Canadiens et une autre mesure
Table des matières
- Projet de loi C-4, Loi visant à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens
- Document d'information : Une nouvelle approche budgétaire
- Cycle budgétaire 2025 2026
- Dates de dépôt des budgets fédéraux, provinciaux et territoriaux
- Mesures d'abordabilité
- Loi visant à bâtir le Canada et Bureau des grands projets
- Examen exhaustif des dépenses
- Commerce et droits de douane entre le Canada et les États-Unis
- Droits de douane chinois et autres
- La lutte contre les crimes financiers (Mesures de lutte contre le blanchiment d'argent)
- Dépenses de défense (y compris en Ukraine)
- Stratégie de gestion de la dette
- Projets de propositions législatives portant sur des mesures fiscales déjà annoncées
- Aperçu de la situation économique et financière
- Indicateurs financiers clés du Canada
- Comparaison financière des pays du G7
- Épicerie à prix abordable/inflation alimentaire
- Abordabilité du logement
- Consultations prébudgétaires en vue du budget de 2025
- Biographies des membres du comité
Projet de loi C-4, Loi visant à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens
Faits et chiffres clés
- Le projet de loi C-4 propose ce qui suit :
- Faire passer le taux d'imposition de la première tranche de revenu des particuliers de 15 % à 14 %, pour offrir un allègement fiscal à près de 22 millions de Canadiens et Canadiennes.
- Le taux de 14,5 pour cent s'applique pour 2025.
- Pour les particuliers, l'allègement fiscal pourrait aller jusqu'à 420 $ en 2026 (soit la première année complète où le taux d'imposition serait de 14 %).
- Pour les familles à deux revenus, l'allègement fiscal pourrait aller jusqu'à 840 $.
- Éliminer la taxe sur les produits et services (TPS) pour les acheteurs d'une première habitation neuve d'une valeur maximale de 1 million de dollars, ce qui leur permettrait d'économiser jusqu'à 50 000 $, et réduire la TPS pour les acheteurs d'une première habitation neuve d'une valeur comprise entre 1 million de dollars et 1,5 million de dollars.
- Éliminer de la législation la tarification du carbone pour les consommateurs, après la cessation de son application, en date du 1er avril 2025.
- Modifier la Loi électorale du Canada pour apporter des changements aux exigences de protection des renseignements personnels par les partis politiques.
- Faire passer le taux d'imposition de la première tranche de revenu des particuliers de 15 % à 14 %, pour offrir un allègement fiscal à près de 22 millions de Canadiens et Canadiennes.
- Le projet de loi a été adopté en deuxième lecture à la Chambre des communes le 12 juin 2025, avec le soutien de tous les partis, et a été renvoyé au Comité permanent des finances aux fins d'examen. À ce jour, son examen n'est pas terminé.
Renseignements supplémentaires
Le projet de loi C-4, Loi visant à rendre la vie plus abordable pour les Canadiens, est composé de quatre parties :
- La partie 1 modifie la Loi de l'impôt sur le revenu afin de réduire le taux marginal d'imposition des particuliers dans la tranche d'imposition la plus basse (57 375 $ et moins en 2025) à 14,5 % pour l'année d'imposition 2025 et à 14 % pour les années d'imposition 2026 et suivantes.
- Près de 22 millions de Canadiens bénéficieraient d'un allégement fiscal allant jusqu'à 420 $ par personne en 2026, ce qui permettrait aux familles à deux revenus d'économiser jusqu'à 840 $ par année.
- La majeure partie de l'allégement fiscal ira aux personnes dont le revenu imposable total est inférieur à 114 750 $ en 2025, près de la moitié de l'aide bénéficiant aux Canadiens de la première tranche (revenu imposable de 57 375 $ et moins en 2025).
- L'Agence du revenu du Canada a mis à jour ses tables de retenues à la source pour la période de juillet à décembre 2025 afin que les employeurs et les administrateurs de la paye puissent réduire les retenues d'impôt à compter du 1er juillet. Cela signifie que les personnes ayant un revenu d'emploi et d'autres revenus assujettis à la déduction à la source pourraient déjà se voir retenir l'impôt au nouveau taux de 14 %. Sinon, les particuliers bénéficieront de cet allégement fiscal lorsqu'ils déposeront leur déclaration de revenus 2025 au printemps 2026.
- La partie 2 modifie la Loi sur la taxe d'accise et les règlements connexes afin de mettre en œuvre un remboursement temporaire de la TPS pour les nouveaux logements pour les acheteurs d'une première habitation.
- On estime que cette mesure permettra aux acheteurs d'une première habitation d'économiser un total de 3,9 milliards de dollars sur cinq ans.
- Éliminer la TPS sur les maisons neuves jusqu'à 1 million de dollars et réduire la TPS sur les maisons neuves jusqu'à 1,5 million de dollars créera aussi une demande pour les maisons neuves, ce qui pourrait à son tour stimuler les nouvelles constructions. L'expansion du parc immobilier est essentielle pour résoudre les problèmes d'accessibilité au logement.
- Cette mesure vise à aider les acheteurs d'une première habitation à entrer sur le marché immobilier, plutôt que les personnes qui possèdent déjà une maison.
- La partie 3 abroge la partie 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre et le Règlement sur la redevance sur les combustibles
- La partie 4 modifie la Loi électorale du Canada pour modifier les exigences relatives aux politiques des partis politiques en matière de protection des renseignements personnels.
Questions soulevées par les parlementaires et les parties prenantes
Partie 1 – Loi de l'impôt sur le revenu
Certains sénateurs et parties prenantes ont remis en question l'impact potentiellement négatif que la réduction du premier taux d'imposition personnel (et donc du taux de crédit non remboursable) aura sur certaines personnes qui reçoivent des crédits d'impôt non remboursables, notamment sur le crédit d'impôt pour personnes handicapées (CIPH) et le crédit d'impôt pour frais médicaux (CIFM).
Question :
Le gouvernement répondra-t-il aux préoccupations concernant les conséquences de la réduction du premier taux d'imposition personnel de 15 % à 14 % pour les Canadiens qui bénéficient d'un allégement fiscal dans le cadre du crédit d'impôt pour personnes handicapées et du crédit d'impôt pour frais médicaux?
Réponse :
Ce qui compte pour tout changement fiscal, c'est l'incidence sur la facture fiscale globale du particulier. Pour des millions de Canadiens, y compris 4,5 millions de personnes qui demandent le crédit d'impôt pour personnes handicapées ou le crédit d'impôt pour frais médicaux, les réductions d'impôt touchant les classes moyennes l'emporteront sur la réduction de la valeur des crédits non remboursables.
Le gouvernement a entendu les préoccupations concernant l'impact négatif potentiel du projet de loi C-4 sur un très petit nombre de personnes qui reçoivent les crédits d'impôt pour personnes handicapées et/ou frais médicaux. Nous examinons cette question de plus près.
Partie 2 – Loi sur la taxe d'accise
- Certains intervenants se sont demandé pourquoi le rabais de la TPS pour les nouveaux logements ne s'applique qu'aux achats dans le cadre d'ententes conclues à partir du 27 mai 2025.
Question :
Pourquoi la politique ne s'applique-t-elle pas aux achats qui n'avaient pas été finalisés avant le 27 mai 2025?
Réponse :
Chaque fois qu'une modification est apportée à une politique, il y aura inévitablement des gens qui se rangeront d'un côté ou de l'autre. Les personnes ayant déjà décidé d'acheter une nouvelle maison avant le 27 mai 2025 ont accepté un prix qui ne reflétait pas la mesure. Cette approche assure l'équité puisqu'elle traite tous les acheteurs ayant conclu des ententes avant le 27 mai de la même façon.
Partie 3 - Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre
- Les députés et les sénateurs pourraient se demander pourquoi la Partie 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre (LTPGES) est abrogée par phases.
Question :
Pourquoi est-il nécessaire de procéder à l'abrogation par phases plutôt que d'un coup?
Réponse :
Une abrogation séquentielle des dispositions relatives à la redevance sur les combustibles aiderait à assurer un processus ordonné pour les contribuables. Les contribuables auront six mois supplémentaires pour réclamer les remboursements auxquels ils ont droit, par exemple pour la redevance sur les combustibles payée sur le carburant acheté avant le 1er avril 2025 mais exporté à cette date ou après cette date depuis une province ou un territoire où la redevance s'appliquait. Diverses dispositions administratives resteront dans la législation pour une période plus longue afin d'assurer la continuité et la certitude des activités finales de liquidation, y compris les processus administratifs de l'ARC qui pourraient continuer à s'appuyer sur les règles existantes, telles que les définitions. Ces phases supplémentaires de l'abrogation concernent les obligations relatives à la redevance sur les combustibles pour les périodes de déclaration antérieures au 1er avril 2025. La redevance sur les combustibles a cessé de s'appliquer à partir du 1er avril 2025.
- Lors du débat de la deuxième lecture, plusieurs membres du Parti conservateur ont demandé au gouvernement d'abroger également la partie 2 de la LTPGES, qui met en œuvre un système de tarification basé sur la production pour les grands émetteurs dans les administrations inscrites.
- Le Bloc Québécois a soutenu qu'il est injuste que le gouvernement ait procédé à un paiement final de la Remise canadienne sur le carbone en avril 2025 (seulement dans les provinces où la redevance sur les combustibles s'appliquait) qui n'était pas financé par la redevance sur les combustibles, mais par le Trésor public.
Question :
Pourquoi le gouvernement a-t-il versé un paiement final de la Remise canadienne sur le carbone en avril 2025 uniquement aux résidents des provinces où la redevance sur les combustibles s'appliquait?
Réponse :
Dans le cadre de la transition vers l'abandon de la redevance sur les combustibles, les Canadiens admissibles ont reçu un dernier paiement de la Remise canadienne sur le carbone, débutant en avril 2025.
Le gouvernement a décidé de verser ce dernier paiement aux ménages admissibles dans les provinces où la redevance sur les combustibles fédérale s'appliquait, car les familles canadiennes, surtout les familles à faible revenu, comptaient dessus et planifiaient leur budget familial en supposant qu'elles la recevraient.
La redevance sur les combustibles fédérale ne s'appliquait que dans les provinces qui n'avaient pas leurs propres systèmes pour imposer un prix à la consommation pour la pollution, et la majorité des recettes de la redevance sur les combustibles fédérale étaient retournées aux ménages de ces provinces par l'intermédiaire de la Remise canadienne sur le carbone.
Partie 4 - Loi électorale du Canada
- Aucune préoccupation majeure n'a été soulevée par les partis d'opposition à la Chambre des communes concernant la partie 4. Lors du débat sur la deuxième lecture, le député Bonk (PCC) a souligné que le gouvernement devrait saisir l'occasion de créer un cadre clair, axé sur les principes et applicable en matière de protection des renseignements personnels. Il a ajouté que, bien que le projet de loi règle les lacunes de compétence, cela ne doit pas être confondu avec une solution globale.
- Des inquiétudes ont été soulevées au Sénat concernant les dispositions de la partie 4 affaiblissant les protections en matière de vie privée et rendant potentiellement les renseignements personnels des électeurs vulnérables à une utilisation abusive par les partis politiques.
Question :
Pourquoi les partis politiques fédéraux seraient-ils exemptés de respecter les lois provinciales sur la protection des renseignements personnels? Est-ce en réponse aux litiges en cours en Colombie-Britannique?
Réponse :
En 2022, le commissaire à l'information et à la protection de la vie privée de la Colombie-Britannique a conclu que la loi provinciale, la Loi sur la protection des renseignements personnels, s'applique aux partis politiques fédéraux de la province. Cela ouvre la porte à des autorités concurrentes et à un patchwork de règles provinciales sur la protection des renseignements personnels applicables aux partis politiques fédéraux, où les obligations des partis politiques fédéraux varient selon les administrations, ce qui pourrait entraîner de l'incertitude, de l'inefficacité, de la confusion et, ultimement, une érosion de la confiance des électeurs quant à la gestion de leurs renseignements personnels. Le gouvernement fédéral a été clair sur le fait que la Loi électorale du Canada prévoit une approche fédérale uniforme en ce qui concerne les activités des partis politiques fédéraux impliquant des renseignements personnels, y compris, mais sans s'y limiter, leur collecte, utilisation, divulgation, conservation et élimination.
- Bien que l'on ne s'attende pas à ce qu'elle attire beaucoup d'attention, les partis d'opposition pourraient se demander comment la partie 4 sera appliquée.
Question :
Que se passe-t-il si quelqu'un ne respecte pas la politique en matière de protection des renseignements personnels?
Réponse :
Les partis politiques fédéraux et ceux agissant en leur nom (par exemple, les bénévoles) devront s'y conformer ou pourraient faire face à de nouvelles conséquences en vertu du régime d'application actuel de la Loi électorale du Canada, incluant des lettres d'avertissement et d'information ou, si nécessaire, une pénalité administrative de 50 $ à 1 500 $ pour une personne ou de 300 $ à 5 000 $ pour une entité.
Question :
Le commissaire à la protection de la vie privée aura-t-il un rôle à jouer?
Réponse :
Non. Conformément à la réglementation des partis politiques fédéraux par la Loi électorale du Canada, la surveillance réglementaire demeurerait entre les mains du directeur général des élections et du commissaire aux élections fédérales. Le commissaire à la protection de la vie privée n'a pas de mandat en vertu de la loi. Ce projet de loi ne change rien à cela.
- De plus, la chef du Parti vert, Elizabeth May, a soutenu que la partie 4 n'a aucun lien clair avec l'abordabilité, transformant ainsi le projet de loi C-4 en un projet de loi omnibus nécessitant des votes séparés.
Loi concernant certaines mesures d'abordabilité pour les Canadiens et une autre mesure
Partie 1 - Loi de l'impôt sur le revenu
Réduire les taux d'imposition du revenu des particuliers
Messages clés
- Le gouvernement fédéral propose de faire passer le taux d'imposition de la première tranche de revenu des particuliers de 15 % à 14 %, à compter du 1er juillet, afin de mettre plus d'argent dans les poches des travailleuses et travailleurs canadiens.
- Les travailleuses et les travailleurs canadiens pourraient déjà constater ces économies fiscales dès le 1er juillet, lorsque les taux de retenue ont été rajustés.
- Les particuliers qui profiteraient de l'allègement fiscal pourraient économiser jusqu'à 420 $ en 2026 (la première année complète où le taux serait de 14 %), et les familles à deux revenus pourraient économiser jusqu'à 840 $.
Questions et réponses
Q. Le gouvernement a annoncé que le taux d'imposition de la première tranche de revenu passe à 14 % à compter du 1er juillet 2025. Si tel est le cas, pourquoi le taux d'imposition sera-t-il de 14,5 % pour l'année d'imposition 2025? Qu'en est-il du revenu d'emploi qui a fait l'objet d'une retenue d'impôt de 15 % au cours de la première moitié de l'année?
R. La déclaration de revenus et le calcul des impôts se font sur une base annuelle. Pour tenir compte de la réduction d'un point de pourcentage du taux d'imposition de la première tranche de revenu qui entrera en vigueur en milieu d'année, le taux de la première tranche sera de 14,5 % pour l'année 2025 au complet. Ensuite, à compter de 2026, le taux de la première tranche sera de 14 % pour l'année complète.
Cette approche ferait en sorte que la réduction proposée du taux d'imposition soit simple pour les Canadiennes et les Canadiens.
L'Agence du revenu du Canada a mis à jour ses tables de retenues sur la paye pour la période de juillet à décembre 2025 afin que les administrateurs de la paye puissent réduire les retenues d'impôt à compter du 1er juillet. Cela signifie que, depuis le 1er juillet, les particuliers qui ont des revenus d'emploi ou d'autres revenus faisant l'objet de retenues à la source pourraient observer l'application du taux de 14 % aux impôts prélevés sur leurs revenus. Autrement, l'allègement sera observable au moment où ils produiront leur déclaration de revenus pour 2025 au printemps 2026.
Q. Quel sera le coût associé à la réduction du taux d'imposition?
R. Cette réduction d'impôt pour la classe moyenne devrait procurer un allègement de 2,6 milliards de dollars aux Canadiens en 2025, et de 5,4 milliards de dollars en 2026, la première année complète où le taux d'imposition sera de 14 %. Sur cinq ans, le coût financier serait de 27,2 milliards de dollars.
Q. Qui profitera le plus de cette réduction d'impôt? Cette réduction d'impôt va-t-elle aider les Canadiennes et les Canadiens qui sont aux prises avec la hausse du coût de la vie?
R. Près de 22 millions de Canadiennes et de Canadiens profiteront d'un allègement fiscal allant jusqu'à 420 $ par personne en 2026, ce qui permettra aux familles à deux revenus d'économiser jusqu'à 840 $ par année.
L'allègement fiscal profitera en grande partie à des personnes dont les revenus se situent dans les deux tranches d'imposition inférieures (autrement dit, qui ont un revenu imposable d'au plus 114 750 $ en 2025). Près de la moitié d'entre elles ont des revenus qui se situent dans la première tranche d'imposition (en d'autres mots, un revenu imposable d'au plus 57 375 $ en 2025).
Q. Pourquoi le taux applicable à la plupart des crédits d'impôt non remboursables est-il aussi réduit?
R. Le taux applicable à la plupart des crédits d'impôt non remboursables est associé au plus bas taux d'imposition du revenu des particuliers pour compenser l'impôt sur le revenu qui fut utilisé pour payer les dépenses reconnues par ces crédits.
Le taux d'imposition le plus bas est utilisé pour déterminer ce montant de compensation étant donné que tous les contribuables, dans chaque tranche d'imposition, paient l'impôt au taux le plus bas sur au moins une partie de leurs revenus. L'utilisation d'un même taux de crédit pour tous les particuliers assure que notre système fiscal est équitable et que ceux qui demandent des montants semblables reçoivent le même montant d'allègement fiscal, peu importe leur niveau de revenu.
Ainsi, le taux de crédit sera automatiquement rajusté pour tenir compte du taux d'imposition réduit de 14,5 % pour 2025 et de 14 % à compter de 2026.
Document d'information
Le régime d'impôt sur le revenu des particuliers du Canada compte une structure progressive selon laquelle les taux d'imposition augmentent avec le revenu. À l'heure actuelle, les taux d'imposition marginaux varient de 15 % à 33 %, et les seuils des tranches sont indexés à l'inflation de manière à suivre le rythme du coût de la vie.
Cette mesure ferait passer le taux d'imposition de la première tranche de revenu, qui s'applique au revenu imposable de 57 375 $ et moins en 2025, de 15 % à 14 %.
Étant donné que la déclaration de revenus et le calcul des impôts se font sur une base annuelle, pour tenir compte d'une réduction d'un point de pourcentage du taux d'imposition de la première tranche de revenu qui entrerait en vigueur en milieu d'année (c.-à-d. le 1er juillet 2025), le taux d'imposition serait de 14,5 % pour l'année 2025 au complet, et de 14 % à compter de 2026. Le taux applicable à la plupart des crédits d'impôt non remboursables demeurera le même que celui du plus bas taux d'imposition du revenu des particuliers.
Ce changement profiterait à près de 22 millions de Canadiennes et de Canadiens. Les particuliers qui profiteraient de l'allègement fiscal pourraient économiser jusqu'à 420 $ en 2026 (la première année complète où le taux serait fixé à 14 %) et les familles à deux revenus pourraient économiser jusqu'à 840 $.
L'Agence du revenu du Canada mettrait à jour ses tables de retenues sur la paye pour la période de juillet à décembre 2025 afin que les administrateurs de la paye puissent réduire les retenues d'impôt à compter du 1er juillet. Cela signifie qu'à compter du 1er juillet, les particuliers qui ont des revenus d'emploi ou d'autres revenus faisant l'objet de retenues à la source pourraient observer l'application du taux de 14 % aux impôts prélevés sur leurs revenus. Autrement, l'allègement sera observable au moment où ils produiront leur déclaration de revenus pour 2025 au printemps 2026.
Partie 2 - Modification de la Loi sur la taxe d'accise et de règlements connexes
Remboursement de la TPS pour les acheteurs d'une première habitation
Messages clés
- Le remboursement de la TPS pour les acheteurs d'une première habitation vise à aider les acheteurs d'une première habitation à accéder au marché du logement.
- La mesure éliminerait la TPS pour les maisons d'une valeur inférieure ou égale à 1 million de dollars et accorderait un allègement partiel de la TPS sur les maisons dont la valeur se situe entre 1 million de dollars et 1,5 million de dollars.
- Cette mesure permettra aux Canadiens d'épargner jusqu'à 50 000 $ sur une habitation neuve – permettant ainsi à lus de jeunes et de familles de faire leur entrée dans le marché du logement.
Questions et réponses
Q. Pourquoi la politique ne s'applique-t-elle pas aux achats récents qui ne sont pas encore finalisés?
R. Chaque fois qu'il y a un changement de politique, il y aura des personnes qui se trouveront de part et d'autre du changement. L'approche adoptée par le gouvernement garantit que le remboursement de la TPS est conforme au double objectif de la mesure, qui est :
- d'encourager les acheteurs d'une première habitation à acheter une nouvelle habitation en réduisant le coût d'achat anticipé; et
- en conséquence, d'encourager les promoteurs à accroître l'offre afin de répondre à cette augmentation de la demande.
Accorder le remboursement aux acheteurs d'une première habitation qui ont déjà conclu un contrat ne servirait aucun de ces deux objectifs.
C'est également l'approche la plus équitable. Elle garantit que les acheteurs qui ont conclu des contrats avant l'annonce du 27 mai – et qui ont accepté un prix qui ne reflète pas le remboursement – sont tous traités de manière égale, quelle que soit la date de clôture de leur transaction.
Il serait injuste d'accorder le remboursement à certains acheteurs mais pas à d'autres uniquement en fonction de leur date de clôture.
*Caviardé*
Q. Quel est le but de cette mesure?
R. La mesure éliminerait la TPS pour les acheteurs d'une première habitation d'habitations dont la valeur est inférieure ou égale à 1 million de dollars et réduirait la TPS pour les acheteurs d'une première habitation d'habitations dont la valeur se situe entre 1 million de dollars et 1,5 million de dollars. Cela réduira les frais initiaux liés à l'achat d'une habitation neuve pour ces acheteurs afin de les aider à faire leur entrée dans le marché du logement.
Q. Pourquoi la mesure est-elle limitée aux acheteurs d'une première habitation, pourquoi pas tous les acheteurs?
R. La mesure vise à aider les acheteurs d'une première habitation à faire leur entrée dans le marché du logement, plutôt que les personnes qui sont déjà propriétaires d'une maison.
Q. Pourquoi le critère pour déterminer si une personne est un acheteur d'une première habitation ne se réfère-t-il qu'à une période de quatre ans?
R. Ce délai est conforme à celui utilisé pour les autres mesures fiscales fédérales, y compris le compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété, le Régime d'accession à la propriété et le crédit d'impôt pour les acheteurs d'une première habitation et en facilitera l'administration et la conformité.
*Caviardé*
Q. Qu'est-ce que le gouvernement espère réaliser en supprimant la TPS sur les maisons neuves pour les acheteurs d'une première habitation?
R. Cette mesure pourrait encourager les acheteurs d'une première habitation à songer à l'achat d'une nouvelle habitation plutôt qu'à une maison dans le marché de revente. Cette demande accrue pour de nouvelles habitations encouragerait les promoteurs à construire un plus grand nombre d'habitations afin de répondre à cette demande, ce qui pourrait avoir un effet positif sur l'offre de logements. L'élargissement du parc de logements est essentiel pour répondre aux questions d'abordabilité du logement.
Q. Pourquoi la mesure est-elle temporaire?
R. La mesure vise non seulement à aider les acheteurs d'une première habitation à faire leur entrée dans le marché du logement, mais également à encourager les promoteurs à accroître l'offre afin de répondre à cette demande. La nature temporaire de la mesure devrait accélérer cette activité afin de tirer profit de la disponibilité du remboursement.
Q. Cette mesure exonère-t-elle également la composante provinciale de la TVH? Sinon, les provinces peuvent-elles faire le choix d'exonérer la composante provinciale de la TVH?
R. Il s'agit d'un remboursement fédéral qui ne s'applique qu'à la TPS de 5 % ou à la composante fédérale de la TVH. Il ne s'applique pas à la composante provinciale de la TVH. Les questions concernant la composante provinciale de la TVH devraient être adressées aux provinces qui appliquent la TVH.
Q. Combien d'habitations supplémentaires seront construites en raison de la mesure?
R. Cette mesure pourrait inciter les acheteurs d'une première habitation à envisager l'achat d'une habitation nouvellement construite plutôt que d'une habitation sur le marché de la revente. Cette demande accrue pour des habitations nouvellement construites pourrait encourager les promoteurs à en construire davantage pour répondre à cette demande. Il serait imprudent d'estimer combien d'unités d'habitation supplémentaires seront construites en raison de cette mesure, étant donné les nombreux autres facteurs qui influencent l'offre de logements. Cependant, la mesure devrait avoir un impact positif sur l'offre de logements.
Q. Quel est le coût fiscal estimé de la mesure?
R. Cette mesure devrait offrir 3,9 millards de dollars en économies de taxes aux Canadiens et aux Canadiennes sur cinq ans, à partir de 2025-2026.
*Caviardé*
| Coût estimé (en $ million) | 24-25 | 25-26 | 26-27 | 27-28 | 28-29 | 29-30 | Total |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Remboursement de la TPS pour l'achat d'une première habitation | 0 | 145 | 735 | 950 | 1 025 | 1 055 | 3 910 |
Le coût est plus faible au cours des premières années pour tenir compte (1) des contrats d'achat conclus avant la date de mise en œuvre qui ne donnent pas droit au remboursement et (2) du décalage dans les demandes associées aux délais de construction moyens, étant donné que le remboursement n'est disponible qu'à l'achèvement de l'habitation.
Q. Cette mesure s'applique à un nombre relativement limité d'habitations. Elle ne s'applique qu'aux nouvelles habitations, lesquelles représentent une petite fraction des ventes d'habitations, et ensuite, uniquement celles achetées par un acheteur d'une première habitation. Cette mesure va-t-elle avoir un impact sur l'accessibilité au logement?
R. Il est estimé qu'à maturité la mesure s'appliquerait à environ 47 000 habitations nouvellement construites chaque année. Cela offrira un soulagement significatif aux jeunes Canadiens et Canadiennes à travers le pays dans leur quête de posséder une habitation.
Q. Qu'en est-il des locataires : quelles mesures sont prises pour soutenir ceux qui ne cherchent pas à acheter une habitation mais qui ont des difficultés à payer des loyers élevés?
R. Le gouvernement a déjà introduit un remboursement de la TPS de 100 % pour les nouveaux immeubles d'habitation construits spécialement pour la location, ce qui a un impact positif sur la construction de nouveaux logements locatifs. Cette augmentation de l'offre de logements locatifs contribuera à rendre la location plus abordable pour ceux qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas posséder leur maison.
Q. Comment cette mesure soutient-elle les Canadiens et les Canadiennes dans des marchés à coût élevé comme Vancouver ou Toronto par rapport à des communautés plus petites?
R. En plus de supprimer entièrement la TPS sur les nouvelles habitations d'une valeur maximale de 1 million de dollars, la mesure prévoit un remboursement partiel de la TPS pour les habitations d'une valeur comprise entre 1 million et 1,5 million de dollars. Cette caractéristique de la mesure vise à s'assurer que le remboursement est également disponible dans les marchés à fort coût comme à Vancouver et à Toronto.
Partout au Canada, la grande majorité des acheteurs d'une première habitation serait admissible à un allègement complet de la TPS, car ils achètent généralement des maisons neuves d'une valeur inférieure à 1 million de dollars—le prix moyen d'une maison pour un acheteur d'une première habitation est d'environ 500 000 dollars.
Document d'information
La présente mesure instaure le remboursement de la TPS pour les acheteurs d'une première habitation, lequel a pour objet d'aider les particuliers faisant leur entrée dans le marché du logement pour la première fois et d'encourager les promoteurs immobiliers à augmenter l'offre de logements. Le remboursement accorderait un allègement intégral de la TPS sur les nouvelles maisons dont le prix d'achat est inférieur ou égal à 1 million de dollars et un allègement partiel de la TPS pour les maisons dont le prix d'achat se situe entre 1 million de dollars et 1,5 million de dollars. Le remboursement offrirait un allègement maximum de 50 000 $ sur l'achat d'une nouvelle habitation par un acheteur d'une première habitation admissible.
De façon générale, les acheteurs d'une première habitation admissibles bénéficiaient de la mesure, ces derniers étant des particuliers qui, à la fois :
- sont âgés d'au moins 18 ans;
- sont des citoyens canadiens ou des résidents permanents;
- n'ont pas, dans l'année courante ou les quatre dernières années, habité dans une habitation dont eux ou leurs époux ou conjoints de fait sont propriétaires à titre de lieu de résidence habituelle du particulier.
Les types de logements auxquels l'allègement s'appliquerait seraient les mêmes types de logements admissibles au remboursement de la TPS pour habitations neuves existant, notamment :
- les maisons unifamiliales, jumelées, en rangée et les duplex;
- les logements en copropriété;
- certaines parts de coopératives d'habitation;
- les maisons mobiles et les maisons flottantes.
La mesure s'appliquerait généralement aux achats effectués en vertu de conventions conclues à compter du 27 mai 2025 et aux habitations construites par soi-même lorsque la construction débute à compter du 27 mai 2025. La mesure est temporaire et ne s'appliquerait généralement pas aux achats d'habitations neuves en vertu d'une convention conclue après 2030 ou aux logements dont la construction débute après 2030.
Partie 3 - Modification de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre et du Règlement sur la redevance sur les combustibles
Élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs de la législation canadienne
Messages clés
- Les modifications proposées abrogeraient de la redevance sur les combustibles en vertu de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre. Ces modifications suivent le règlement adopté en mars qui a cessé l'application de la redevance fédérale sur les combustibles, à compter du 1er avril 2025.
- Cette abrogation se déroulerait en quatre phases, en commençant par une abrogation rétroactive des dispositions relatives à l'imputation de la redevance à partir du 1er avril 2025. D'autres dispositions seraient abrogées en séquence afin d'assurer un processus ordonné pour les payeurs de la redevance en ce qui concerne les périodes de déclaration antérieures.
- Les modifications législatives proposées fourniraient une certitude aux consommateurs canadiens et aux entreprises canadiennes quant à l'élimination de la tarification du carbone pour les consommateurs.
Questions et réponses
Q. Pourquoi des modifications législatives sont-elles nécessaires si l'application de la redevance sur les combustibles a déjà été suspendue par le biais d'un règlement?
R. L'abrogation du cadre législatif de la redevance sur les combustibles en vertu de la partie 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre (LTPGES) fournirait une certitude aux consommateurs canadiens et aux entreprises canadiennes quant à l'élimination permanente de la tarification du carbone pour les consommateurs.
Q. Pourquoi est-il nécessaire de procéder à l'abrogation en plusieurs phases plutôt que d'un seul coup?
R. Une abrogation séquentielle des dispositions de la redevance sur les combustibles aiderait à assurer un processus ordonné pour les payeurs de la redevance. Ceux-ci disposeront d'un délai supplémentaire de six mois pour demander les remboursements auxquels ils ont droit, par exemple pour la redevance sur les combustibles payée sur le carburant acheté avant le 1er avril 2025 mais exporté le 1er avril ou après cette date d'une province ou d'un territoire où la redevance s'appliquait. Diverses dispositions administratives resteront dans la législation pendant une plus longue période afin d'assurer la continuité et la certitude relativement aux dernières activités de réduction progressive des opérations, y compris les processus administratifs de l'Agence du revenu du Canada qui peuvent continuer de reposer sur les règles existantes comme les définitions. Ces phases additionnelles d'abrogation se rapportent aux obligations en matière de redevance sur les combustibles pour les périodes de déclaration antérieures au 1er avril 2025. La redevance sur les combustibles a cessé de s'appliquer à partir du 1er avril 2025.
Q. Quelle est l'incidence de l'abrogation de la redevance sur les combustibles sur les émissions?
R. Puisque la redevance sur les combustibles a déjà été éliminée par le biais d'un règlement pris en mars 2025, il n'y a aucun impact différentiel sur les émissions provenant des modifications législatives proposées.
Cela dit, comme indiqué dans le Résumé de l'étude d'impact de la réglementation accompagnant le règlement pris en mars 2025, le ministère des Finances Canada, à l'aide des données sur les émissions d'Environnement et Changement climatique Canada, a estimé que l'élimination de la redevance sur les combustibles entraînerait une diminution cumulative de 12,57 Mt de réductions d'émissions de gaz à effet de serre de 2025 à 2030.
Les répercussions sur la réduction des émissions pourraient être atténuées par d'autres politiques climatiques éventuelles mises en œuvre à la place de la redevance sur les combustibles. Le gouvernement fédéral a l'intention de recentrer les normes fédérales en matière de la tarification de la pollution par le carbone pour veiller à ce que des systèmes de tarification du carbone soient mis en place dans tout le Canada pour un large éventail d'émissions de gaz à effet de serre provenant de l'industrie.
Q. Quelle est l'incidence de l'abrogation de la redevance sur les combustibles sur l'inflation?
R. Puisque la redevance sur les combustibles a déjà été éliminée par le biais d'un règlement pris en mars 2025, il n'y a aucun impact différentiel sur l'inflation provenant des modifications législatives proposées.
Cela dit, le ministère des Finances estime que l'élimination de la redevance sur les combustibles pourrait réduire l'indice des prix à la consommation d'environ 0,7 point de pourcentage au cours de la première année.
Les données de Statistique Canada ont montré une diminution de l'IPC, d'un exercice à l'autre, en avril par rapport à mars, due principalement à une réduction des prix de l'énergie.
Q. Depuis l'élimination de la redevance sur les combustibles, pourquoi le gouvernement a fourni un paiement final de la remise canadienne sur le carbone en avril 2025 seulement aux résidents des provinces où la redevance s'appliquait?
A. Dans le cadre de la transition vers le retrait de la redevance sur les combustibles, les Canadiens admissibles ont reçu un paiement final de la remise canadienne sur le carbone en avril 2025.
Le gouvernement a décidé de fournir ce paiement final aux ménages admissibles dans les provinces où la redevance s'appliquait parce que les familles canadiennes, surtout les familles à faible revenu, comptaient sur ce paiement, et planifiaient leurs budgets en présumant qu'elles allaient le recevoir.
La redevance sur les combustibles s'appliquait seulement dans les provinces qui n'avaient pas leurs propres systèmes de tarification sur le carbone pour mettre en place un prix consommateur sur la pollution, et la majorité des produits de la redevance était retournée aux ménages dans ces provinces à travers la remise canadienne sur le carbone.
Document d'information
La présente mesure abrogerait de façon permanente le cadre de la redevance sur les combustibles dans la partie 1 de la Loi sur la tarification de la pollution causée par les gaz à effet de serre (LTPGES). La mesure légiférerait l'abrogation de la tarification du carbone pour les consommateurs après l'adoption du règlement mettant fin à la redevance sur les combustibles à compter du 1er avril 2025.
Les modifications proposées entreraient en vigueur en quatre phases afin d'assurer un processus ordonné pour les payeurs de la redevance et l'Agence du revenu du Canada :
- Dans la première phase, les dispositions relatives à l'imputation de la redevance seraient abrogées de façon rétroactive à compter du 1er avril 2025.
- Dans la deuxième phase, les dispositions permettant certains remboursements seraient abrogées à compter du 1er octobre 2025. Par exemple, cela permettrait aux payeurs de la redevance de demander un remboursement de la redevance sur les combustibles payée avant le 1er avril 2025 sur le combustible qui est exporté le 1er avril 2025 ou après cette date.
- Toutes les dispositions relatives aux inscriptions seraient abrogées à compter du 1er novembre 2025, donnant aux inscrits jusqu'au 31 octobre pour produire des déclarations visant à demander des remboursements survenant avant le 1er octobre.
- Toutes les dispositions restantes de la partie 1 de la LTPGES seraient abrogées, notamment les définitions, les règles d'interprétation et les règles administratives et de procédure, à compter du 1er avril 2035. Cela assurerait la continuité et la certitude relativement aux dernières activités de réduction progressive des opérations, y compris les processus de l'Agence du revenu du Canada qui continuent de s'appuyer sur les règles existantes. Cette continuité permet également de s'assurer que les payeurs de la redevance sur les combustibles ont la capacité d'interagir avec le gouvernement de manière prévisible et directe en ce qui concerne toute obligation résiduelle en matière de redevance sur les combustibles.
La mesure ne s'étend pas à la partie 2 de la LTPGES, laquelle met en œuvre un système de tarification fondé sur le rendement pour les grands émetteurs dans les juridictions assujetties.
Partie 4 – Modification de la Loi électorale du Canada
Loi électorale du Canada
Messages clés
- La partie 4 du projet de loi C-4 précise que les activités des partis politiques fédéraux relatives aux renseignements personnels relèvent exclusivement de la compétence fédérale et de la Loi électorale du Canada.
- S'il est adopté, il soulignerait que les partis politiques fédéraux ne sont pas tenus de se conformer aux lois provinciales sur la protection des renseignements personnels et consoliderait la Loi électorale du Canada en tant que régime exclusif, national et uniforme concernant la protection de renseignements personnels par les partis politiques fédéraux dans l'ensemble du Canada.
- Il clarifierait aussi que ce régime s'applique rétroactivement depuis le 31 mai 2000, date à laquelle la Loi électorale du Canada a été abrogée et remplacée dans le cadre d'une modernisation majeure.
- Le projet de loi C-4 prévoit des exigences plus étendues pour les partis politiques fédéraux en ce qui concerne leurs politiques de protection de renseignements personnels qui vont au-delà de l'utilisation et de la collecte de données. Entre autres, les politiques en question doivent être disponibles dans les deux langues officielles et être rédigées dans un langage clair.
Questions et réponses
Q. Quelles seront les obligations des partis politiques fédéraux en matière de protection des renseignements personnels si le projet de loi C-4 est adopté?
R. Si le projet de loi est adopté, les partis politiques fédéraux admissibles et enregistrés devront veiller à ce que leurs politiques sur la protection des renseignements personnels répondent aux nouvelles exigences. Elles devront être publiquement disponibles dans les deux langues officielles et rédigées dans un langage clair. Le type de renseignements personnels visés par les activités de récolte, de conservation, d'utilisation, de communication et de retrait des partis devra également être énoncé. En outre, les partis politiques fédéraux seront tenus de fournir une explication, à l'aide d'exemples concrets, de la manière dont ils exercent leurs activités relatives aux renseignements personnels.
Q. Que se passera-t-il si une personne ne se conforme pas à la politique sur la protection des renseignements personnels?
R. Les partis politiques fédéraux et les personnes qui agissent en leur nom (par exemple, les bénévoles) seront tenus de se conformer aux dispositions de la Loi électorale du Canada, sous peine de subir les conséquences prévues dans le cadre du régime d'application de la loi actuel. Ils pourraient recevoir une lettre d'avertissement ou une lettre d'information. Si cela est justifié, des sanctions administratives pécuniaires de 50 $ à 1 500 $ pour un particulier ou de 300 $ à 5 000 $ pour une entité pourraient également être imposées.
Q. Le Commissariat à la protection de la vie privée aura-t-il un rôle à jouer?
R. Non. Conformément à la réglementation des partis politiques fédéraux en vigueur dans la Loi électorale du Canada, le directeur général des élections et le commissaire aux élections fédérales continueront à être responsables de la surveillance réglementaire. Le Commissariat à la protection de la vie privée n'a pas de mandat au titre de la loi. Ce projet de loi ne change rien à cela.
Q. Pourquoi les partis politiques fédéraux ne sont-ils pas couverts par la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) ou la Loi sur la protection des renseignements personnels?
R. La LPRPDE s'applique aux organismes qui exercent des activités commerciales, tandis que la Loi sur la protection des renseignements personnels s'applique aux institutions fédérales. Aucune des deux lois ne s'applique aux pratiques des partis politiques fédéraux en matière de renseignements personnels, car ils n'exercent pas d'activités commerciales et ne sont pas des institutions fédérales. Les partis politiques fédéraux jouent un rôle distinct en démocratie. Le parlement s'est penché sur les pratiques des partis politiques fédéraux en matière de renseignements personnels uniquement dans la Loi électorale du Canada, qui encadre l'enregistrement des partis politiques fédéraux et réglemente leurs autres activités.
Q. Pourquoi cette mesure a-t-elle été proposée dans un projet de loi fiscal?
R. Elle a été présentée à la première occasion possible pour le Parlement de préciser son intention en ce qui concerne les questions relatives à la compétence fédérale en matière d'exigences sur la protection des renseignements personnels pour les partis politiques fédéraux.
Q. Pourquoi le régime est-il rétroactif à partir de l'an 2000?
R. En juin 2023, la Loi électorale du Canadaa été modifiée pour préciser qu'elle était et demeure un régime national, uniforme, exclusif et complet pour le traitement des renseignements personnels par les partis politiques fédéraux. Toutefois, cette modification n'a pas été expressément rétroactive malgré l'intention claire du gouvernement. Ainsi, le projet de loi C-4 vise à préciser davantage l'intention du Parlement d'affirmer la compétence fédérale sur le traitement des renseignements personnels par les partis politiques fédéraux depuis que la loi a été abrogée et remplacée dans le cadre des efforts importants de modernisation déployés en 2000.
Q. Pourquoi les partis politiques fédéraux seraient-ils exemptés de l'obligation de se conformer aux lois provinciales sur la protection des renseignements personnels? S'agit-il d'une réponse au litige en cours en Colombie-Britannique?
R. En 2022, le commissaire à l'information et à la protection de la vie privée de la Colombie-Britannique estimait que la loi provinciale, soit la Personal Information Protection Act, s'appliquait aux partis politiques fédéraux dans la province. Or, cela ouvrirait la porte à des juridictions concurrentes et à un ensemble disparate de règlements provinciaux en matière de protection des renseignements personnels applicables aux partis politiques fédéraux. De plus, les obligations des partis politiques fédéraux varieraient d'un secteur de compétence à l'autre. Cela risquerait d'être une source d'incertitude, d'inefficacité et de confusion et les électeurs pourraient ne plus avoir confiance dans la façon dont leurs renseignements personnels sont gérés. Le gouvernement fédéral a été clair : la Loi électorale du Canada prévoit une approche fédérale uniforme en ce qui concerne les activités des partis politiques fédéraux relatives aux renseignements personnels, notamment en ce qui concerne leur collecte, leur utilisation, leur communication, leur conservation et leur retrait.
Q. Pourquoi les exigences plus strictes en matière de protection des renseignements personnels du projet de loi C-65, mort au Feuilleton, ne font-elles pas partie du projet de loi proposé?
R. La Loi électorale du Canada fait l'objet d'examens réguliers afin d'y apporter des améliorations. Toutefois, la priorité, en ce moment, est de préciser l'intention du Parlement en ce qui concerne la compétence fédérale en matière de traitement des renseignements personnels par les partis politiques fédéraux.
Document d'information
Le projet de loi C-4, Loi concernant certaines mesures d'abordabilité pour les Canadiens et une autre mesure, vise à clarifier l'intention du Parlement de faire relever exclusivement de la compétence fédérale et de la Loi électorale du Canada les activités relatives aux renseignements personnels exercées par les partis politiques fédéraux.
Si le projet de loi C-4 est adopté, il sera établi clairement que les partis politiques fédéraux ne sont pas tenus de se conformer aux lois provinciales sur la protection des renseignements personnels, conformément à l'intention du Parlement de faire de la Loi électorale du Canada le seul régime national de protection des renseignements personnels s'appliquant uniformément aux partis politiques fédéraux à l'échelle du Canada.
C-4 clarifierait également ainsi que ce régime s'applique rétroactivement depuis le 31 mai 2000, date à laquelle la Loi électorale du Canada a été abrogée et remplacée dans le cadre d'une modernisation majeure.
Le projet de loi prévoit aussi des exigences supplémentaires relatives à la politique sur la protection des renseignements personnels des partis politiques fédéraux, qui doit : être disponible dans les deux langues officielles; être rédigée dans un langage clair; indiquer les types de renseignements personnels recueillis, conservés, utilisés, communiqués ou retirés; et expliquer la manière dont le parti exerce ses activités relatives aux renseignements personnels, y compris à l'aide d'exemples concrets.
Document d'information : Une nouvelle approche budgétaire
Le gouvernement adopte une nouvelle méthode budgétaire qui fera des investissements en capital une priorité nationale. Cette nouvelle approche repose sur le Cadre de budgétisation des investissements en capital qui distingue les dépenses de fonctionnement courantes des dépenses stimulant les investissements en capital des secteurs public et privé. L'application de cette optique dans la prise de décisions au gouvernement aidera à cerner les mesures favorisant l'atteinte de l'objectif de générer des investissements privés de 500 milliards de dollars supplémentaires *caviardé* et à donner la priorité à ces mesures. Elle permettra aussi de soutenir deux importants objectifs budgétaires pour le budget de 2025 :
- équilibrer les dépenses de fonctionnement courantes et les revenus d'ici 2028-2029, pour revoir la composition des dépenses afin de privilégier les investissements en capital;
- maintenir le ratio du déficit au PIB sur une trajectoire descendante au cours de la période de projection, pour assurer une gestion rigoureuse des finances publiques pour les générations à venir.
Le cadre sera appliqué au budget fédéral, tout en préservant la comparabilité entre les diverses publications financières. Il est conçu pour améliorer, et non remplacer, les rapports financiers existants. Les Comptes publics du Canada continueront de respecter les normes comptables du secteur public, qui autorisent la capitalisation des coûts liés aux actifs contrôlés par l'État.
Le gouvernement adoptera également un cycle budgétaire d'automne à partir du budget de 2025. Le dépôt du budget à l'automne, avant la présentation du Budget principal des dépenses, renforcera la transparence et facilitera le contrôle des dépenses publiques pour les parlementaires. Cela favorisera également une planification financière efficace pour les ministères et organismes fédéraux, les provinces et les territoires, les fiscalistes, ainsi que les entreprises. Les organisations qui dépendent du financement fédéral pour offrir des programmes et des services aux Canadiens et aux Canadiennes auront maintenant de la visibilité sur les fonds disponibles avant le début du nouvel exercice et de la saison de construction, ce qui permettra de lancer les projets sans délai. Le budget d'automne sera suivi par une mise à jour économique et budgétaire au printemps.
L'importance de la formation de capital
Les investissements en capital sont les fondements de la croissance économique. En améliorant la productivité du Canada, les investissements en capital stimulent la création d'emplois de qualité et contribuent à améliorer le niveau de vie à long terme. Or, les investissements des entreprises américaines ont augmenté de façon constante, alors qu'au Canada ils sont restés proches de leur niveau de 2015 (Graphique 1). De plus, alors que de nombreux pays ont accéléré les investissements dans la propriété intellectuelle, les technologies de pointe et la fabrication moderne pour renforcer leur potentiel économique, les investissements du Canada ont été nettement moins concentrés dans ce type d'investissements visant à améliorer la productivité prospective (Graphique 2). Ce retard a freiné l'innovation, créé des risques pour la compétitivité du Canada et rendu l'économie moins résiliente. Cet écart en matière d'investissement pose un défi croissant dans une économie mondiale de plus en plus façonnée par l'évolution de la dynamique commerciale et l'adoption rapide de l'intelligence artificielle. Sans un changement radical dans les investissements en capital, le Canada risque de prendre encore plus de retard. Pour y remédier, il faut que les secteurs public et privé s'engagent à nouveau à faire des investissements en capital une priorité nationale.
Investissement non résidentiel réel des entreprises depuis 2000, Canada et États-Unis, T1 de 2000 au T2 de 2025
Investissement non résidentiel en proportion du PIB, Canada et États-Unis, 2023
Cadre de budgétisation des investissements en capital
Le nouveau Cadre de budgétisation des investissements en capital uniformise le classement des dépenses, y compris les dépenses fiscales, qui contribuent à la formation de capital – appelée ici « investissement en capital » – tout en conservant les catégories préexistantes utilisées dans les budgets et les rapports financiers. Le cadre s'inspire des pratiques exemplaires d'autres économies avancées et est adapté au contexte canadien. Il établit des critères clairs et normalisés pour déterminer si une mesure donnée peut être considérée comme un investissement en capital.
Dans ce cadre, les investissements en capital sont généralement définis comme toute dépense publique ou dépense fiscale qui contribue à la formation de capital dans le secteur public ou privé, et qui figure directement au bilan du gouvernement ou à celui d'une entité du secteur privé, d'une communauté autochtone ou d'un autre ordre de gouvernement. Selon cette définition générale, l'objectif est de mettre l'accent sur les investissements en capital qui répondent aux critères suivants :
- Conditionnalité – lorsque le bénéficiaire du financement est tenu d'investir dans la formation de capital pour bénéficier de l'avantage.
- Lien clair – lorsque les dépenses favorisent ou permettent des investissements en capital dans des secteurs ou des projets identifiables.
Les dépenses qui ne sont pas classées dans les investissements en capital seraient considérées comme des dépenses de fonctionnement courantes. Elles comprendraient les dépenses publiques importantes, comme les transferts aux particuliers, les transferts au titre de la santé et des programmes sociaux, ainsi que les coûts liés aux opérations et aux services gouvernementaux, y compris les salaires et les avantages sociaux. Le gouvernement est déterminé à équilibrer les dépenses de fonctionnement et les revenus d'ici 2028-2029.
Selon les critères ci-dessus, les dépenses du gouvernement fédéral qui constituent des investissements en capital seraient généralement catégorisées comme suit :
- Transferts en capital – transferts à d'autres ordres de gouvernement et à des organisations qui sont expressément destinés à être investis par le bénéficiaire dans des infrastructures ou des actifs productifs.
- Incitatifs fiscaux axés sur le capital en matière d'impôt sur le revenu des sociétés – dépenses fiscales qui encouragent la nouvelle formation de capital.
- Amortissement des immobilisations – dépenses comptabilisées afin de répartir le coût des immobilisations détenues ou contrôlées par le gouvernement fédéral sur leur durée de vie utile.
- Recherche et développement du secteur privé – financement direct ou incitatifs fiscaux pour les activités de recherche et développement qui permettent la commercialisation ou l'expansion et augmentent la capacité de production future.
- Soutien pour débloquer des investissements en immobilisation privés supplémentaires à grande échelle – accords négociés avec les promoteurs de projets prévoyant des subventions d'exploitation exceptionnelles et importantes destinées à débloquer des investissements en immobilisation privés supplémentaires à grande échelle.
- Incitatifs augmenter le parc de logements – mesures visant à accélérer l'offre de nouveaux logements.
Il est estimé que les dépenses actuellement projetées dans ces catégories se chiffrent entre 1,2 % et 1,4 % du PIB, avant les décisions découlant des mesures prises dans l'Énoncé économique de l'automne de 2024 et le budget de 2025. De plus amples détails seront communiqués dans le budget de 2025, ce qui permettra aux Canadiens de mieux comprendre comment les choix budgétaires soutiennent la capacité économique future.
Comptes publics
En tant que gestionnaire financier responsable, le gouvernement demeure déterminé à garantir l'objectivité et l'intégrité de ses états financiers, qui sont présentés dans les Comptes publics du Canada. Les résultats ainsi présentés continueront d'être fondés sur les normes comptables canadiennes du secteur public.
L'approche du nouveau Cadre de budgétisation des investissements en capital sera appliquée au budget fédéral, mais les utilisateurs pourront encore comparer l'information de diverses publications financières, y compris les Comptes publics du Canada. Le budget continuera d'inclure des tableaux classant les dépenses prévues selon les concepts des Comptes publics, afin de maintenir la capacité de comparer les montants budgétés avec les résultats.
Cycle budgétaire d'automne
La transition vers un cycle budgétaire d'automne commencera par le budget de 2025 et entraînera les changements suivants :
- Les consultations prébudgétaires se dérouleront maintenant en été.
- Le budget sera déposé à l'automne, avant le dépôt du Budget principal des dépenses.
- Le budget sera le principal document financier du gouvernement. Il sera suivi d'une mise à jour économique et budgétaire au printemps au début du nouvel exercice.
Le dépôt du budget à l'automne, bien avant le début du nouvel exercice, se traduira par :
- davantage de prévisibilité et une meilleure planification pour les organisations, les entreprises, les planificateurs budgétaires provinciaux et territoriaux, les investisseurs et la population canadienne;
- l'inclusion d'un plus grand nombre de mesures budgétaires dans le Budget principal des dépenses, permettant aux parlementaires d'exercer un meilleur contrôle des dépenses publiques. Cela répondra aux appels du Comité permanent des opérations gouvernementales et des prévisions budgétaires et le directeur parlementaire du budget à mieux harmoniser le budget et le Budget principal des dépenses, dont le dépôt au Parlement doit avoir lieu au plus tard le 1er mars de chaque année;
- plus de temps pour l'examen parlementaire du projet de loi d'exécution du budget pour le prochain exercice;
- une meilleure harmonisation avec la saison de construction, permettant à davantage de projets de démarrer sans retard.
Le gouvernement demeure engagé à mener des consultations sur la mise en œuvre des mesures budgétaires, notamment en matière fiscale et législative.
Cibles budgétaires
Le gouvernement s'engagera à respecter deux cibles budgétaires et un grand objectif, dans le cadre de sa planification budgétaire responsable et des grands changements jamais vus en une génération en ce qui concerne l'ordre économique mondial :
- équilibrer les dépenses de fonctionnement courantes et les revenus d'ici 2028-2029, pour revoir la composition des dépenses afin de privilégier les investissements en capital;
- maintenir le ratio du déficit au PIB sur une trajectoire descendante au cours de la période de projection, pour assurer une gestion rigoureuse des finances publiques pour les générations à venir.
L'objectif budgétaire qui guidera ce gouvernement sera de générer des investissements privés de 500 milliards de dollars, en revoyant la composition des dépenses afin de privilégier les investissements en capital.
Mise en œuvre
- [Les Comptes publics du Canada de 2025 seront déposés le [X] octobre 2025.]
- Le dépôt du budget de 2025 le 4 novembre 2025 marquera le début de la transition vers un cycle budgétaire d'automne.
- Le budget de 2025 présentera et mettra en application le nouveau Cadre de budgétisation des investissements en capital du gouvernement.
Produit connexe
- Communiqué de presse
Cycle budgétaire 2025 2026
Cycle parlementaire dans le scénario du budget de l'automne, auquel s'ajoutent le calendrier budgétaire des PT et la saison de construction traditionnelle.
| Avant une nouvelle année financière** | ||
|---|---|---|
| Juin - août | Consultations prébudgétaires | |
| Automne | Budget fédéral | |
| Fédéral | Provincial/territorial*** | |
| Février - avril | Budget principal des dépenses | Budgets Budget principal des dépenses |
| Plans ministériels | ||
| Crédits provisoires | ||
| Durant l'exercice financier | ||
| Printemps | Mise à jour économique et budgétaire | |
| Mai | Budget supplémentaire des dépenses (A) | |
| Juin | Approbation des pleins crédits/Fin de la période d'octroi de crédits | |
| Octobre - novembre | Budget supplémentaire des dépenses (B) | |
| Décembre | Fin de la période d'octroi de crédits | |
| Février | Budget supplémentaire des dépenses (C) | |
| Mars | Fin de la période d'octroi de crédits | |
| Après l'année financière | ||
| Du printemps à l'automne | Saison de construction traditionnelle | |
| Octobre | Comptes publics du Canada | |
| Novembre | Rapports sur les résultats ministériels | |
|
*Tableau reproduit à partir du site Web Procédure financière de la Chambre des communes (« Aperçu du cycle financier »), avec des ajustements de dates pour refléter le passage à un cycle budgétaire d'automne, les dates des budgets des provinces et territoires, ainsi que le calendrier de la saison de construction traditionnelle. **Actuellement, l'article 83.1 du Règlement de la Chambre des communes prévoit que le Comité permanent des finances mène une étude des consultations prébudgétaires chaque année entre septembre et décembre. Compte tenu du passage du gouvernement à un budget d'automne, la Chambre pourrait décider de modifier son Règlement pour exiger que le Comité mène cette étude au printemps en prévision du prochain budget d'automne. ***Les dates varient selon la province et le territoire, et peuvent parfois s'écarter des échéances habituelles. |
||
| Pays | Par la loi (date limite/règle légale) | En pratique (moment habituel où le budget est publié et adopté) | Budget le plus récent (lors de sa première présentation publique) | Prochain budget | Période d'approbation du budget (analyse préliminaire) |
|---|---|---|---|---|---|
| Canada | Aucune obligation de publier ou de déposer un budget fédéral à un moment précis ou même chaque année. | Le budget est généralement déposé entre février et avril. L'Énoncé économique de l'automne est présenté généralement plus tard dans l'année. | 16 avril 2024. | 4 novembre 2025 | ~7 à 9 mois après le dépôt du budget. De nombreux pouvoirs de dépenser liés aux postes budgétaires viennent avec le Budget supplémentaire (A) d'ici juin. D'autres tranches suivent en décembre avec le Budget supplémentaire (B). Budget principal des dépenses d'ici le 1er mars. |
| France | Le PLF (projet de loi de finances) doit être déposé au plus tard le premier mardi d'octobre à l'Assemblée nationale | Présenté en septembre au Conseil des ministres; déposé fin septembre/début octobre; examen parlementaire d'octobre à mi-décembre; adoption d'ici le 31 décembre. | 2 octobre 2025. Première ébauche pour le Haut Conseil des finances publiques, présentation à l'Assemblée nationale avant le 13 octobre. | N. A. | ~3 mois à compter de la présentation du PLF en septembre au Conseil des ministres. Les lois de finances rectificatives (lois de finances complémentaires) ajustent les crédits budgétaires au cours de l'année. |
| États-Unis | Le président doit soumettre le budget au plus tôt le premier lundi de janvier et au plus tard le premier lundi de février | Généralement soumis début février; le Congrès suit ensuite son calendrier | 2 mai 2025. L'administration a publié une première demande initiale (« allégée ») pour l'exercice 2026; des volumes plus complets ont suivi plus tard en mai/juin. | N. A. | ~8 mois après le dépôt du budget, la date limite étant la fin de l'exercice financier (30 septembre). En pratique, elle est généralement repoussée aux mois suivants. |
| Royaume-Uni | Il n'existe pas de « Jour du budget » établi par la loi. L'Office for Budget Responsibility doit produire des prévisions au moins deux fois par exercice financier. | Depuis 2017, le budget principal est à l'automne; un énoncé au printemps fournit habituellement la mise à jour de mi-année. | 30 octobre 2024. Budget de l'automne 2024 présenté au Parlement. | 26 novembre 2025 | ~7 à 8 mois après le dépôt du budget. Le budget principal des dépenses a été publié en avril et approuvé en juillet. Les budgets supplémentaires des dépenses sont habituellement présentés en février pour les modifications apportées au cours de l'exercice – puis débattus/votés début mars |
| Allemagne | Le budget fédéral est établi par la loi avant le début de l'exercice financier (pas de date de dépôt fixe). | Le Cabinet adopte le projet durant l'été; le Bundestag tient sa première lecture en septembre (« Haushaltswoche »); l'adoption finale a généralement lieu en décembre. |
30 juillet 2025 Le Cabinet fédéral a adopté l'ébauche, par le gouvernement, du budget fédéral 2026 et le plan financier pour 2029. | N. A. | ~3 mois à compter de la première lecture. Il est possible de modifier le budget lorsque des changements importants doivent être apportés en cours d'année. Une gestion provisoire est permise si la loi de finances n'est pas en vigueur. |
| Italie | Le gouvernement doit présenter le projet de loi de finances de l'État au Parlement d'ici le 20 octobre. S'il n'est pas approuvé avant le 31 décembre, le Parlement peut autoriser une gestion provisoire pouvant aller jusqu'à quatre mois. | Approbation du Cabinet en octobre, adoption au Parlement d'ici la fin décembre (également en parallèle avec le processus du projet de plan budgétaire de l'UE en octobre). | 15 octobre 2024. Le Conseil des ministres a approuvé le projet de loi de finances 2025; communiqué de presse publié ce soir-là, suivi d'une conférence de presse détaillée le 16 octobre. | Mi-octobre 2025 | ~2 à 2,5 mois. En cas de retard, une gestion provisoire pouvant aller jusqu'à 4 mois est autorisée par la loi. Les mesures assestamento (ajustement de mi-année) et decreto-legge (ensuite converties) peuvent modifier les crédits au cours de l'année. |
| Japon | Le Cabinet prépare et soumet le budget à la Diète (pas de date fixe prévue par la loi). La session ordinaire de la Diète se réunit en janvier pour examiner le budget. | Le Cabinet approuve le projet fin décembre, le soumet en janvier; son adoption a lieu d'ici la fin mars, avant début de l'exercice le 1er avril. | 27 décembre 2024. Le Cabinet a approuvé le projet de budget pour l'exercice 2025 (soumis à la Diète avec les discours du ministre le 24 janvier 2025). | N. A. | ~2 mois à compter de la soumission du budget en janvier. Les budgets supplémentaires sont courants au cours de l'exercice financier; la Diète doit les adopter au même titre que le budget principal. |
Dates de dépôt des budgets fédéraux, provinciaux et territoriaux
Faits et chiffres clés
Dates de dépôt des budgets et des budgets des dépenses fédéraux
- Bien qu'il n'y ait pas de calendrier légiféré, le budget fédéral est traditionnellement déposé en février ou mars, à quelques exceptions près, en particulier ces dernières années.
- Les dates de publication des budgets des dépenses suivent le calendrier des crédits :
- Période se terminant le 23 juin : tient habituellement compte de la totalité des crédits pour le Budget principal des dépenses qui, selon le Règlement de la Chambre des communes, doit être déposé avant le 1er mars de chaque année, ainsi que le Budget supplémentaire des dépenses (A).
- Période se terminant le 10 décembre : tient compte du Budget supplémentaire des dépenses (B).
- Période se terminant le 26 mars : tient compte du Budget supplémentaire des dépenses (C) et des crédits provisoires pour le Budget principal des dépenses.
Date de dépôt des budgets et des budgets des dépenses des provinces et territoires
- Les gouvernements provinciaux et territoriaux ont leurs propres cycles et calendriers financiers.
- Les dates du dépôt des budgets varient généralement sur une période de huit semaines, mars étant le mois le plus courant.
- Les budgets principaux des dépenses sont publiés annuellement, généralement en même temps que les budgets ou peu après.
- Des budgets supplémentaires des dépenses sont publiés au besoin tout au long de l'année. Ils sont rares dans certaines administrations. Dans certains cas, ils peuvent être publiés avec des mises à jour économiques et financières périodiques plutôt que seuls comme des documents distincts.
Renseignements supplémentaires
| Année | Date du budget | Date de présentation de la LEB |
|---|---|---|
| 2011 | 6 juin 2011 | 14 juin 2011 |
| 2012 | 29 mars 2012 | 26 mars 2012 |
| 2013 | 21 mars 2013 | 29 avril 2013 |
| 2014 | 11 février 2014 | 28 mars 2014 |
| 2015 | 21 avril 2015 | 7 mai 2015 |
| 2016 | 22 mars 2016 | 20 avril 2016 |
| 2017 | 22 mars 2017 | 11 avril 2017 |
| 2018 | 27 février 2018 | 27 mars 2018 |
| 2019 | 19 mars 2019 | 8 avril 2019 |
| 2021 | 19 avril 2021 | 30 avril 2021 |
| 2022 | 7 avril 2022 | 28 avril 2022 |
| 2023 | 28 mars 2023 | 20 avril 2023 |
| 2024 | 16 avril 2024 | 2 mai 2024 |
Aperçu du cycle annuel d'approbation et d'établissement de rapports
Dates types de dépôt des budgets provinciaux
| 2023 | 2024 | 2025 | |
|---|---|---|---|
| Colombie-Britannique | |||
| Budget | 28 février | 22 février | 4 mars |
| Budget principal des dépenses | 28 février | 22 février | 4 mars |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 29 août | 22 août | 7 août |
| Alberta | |||
| Budget | 28 février | 29 février | 27 février |
| Budget principal des dépenses | 28 février | 29 février | 27 février |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 29 juin | 27 juin | 27 juin |
| Saskatchewan | |||
| Budget | 22 mars | 20 mars | 19 mars |
| Budget principal des dépenses | 22 mars | 20 mars | 19 mars |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | 5 décembre | – |
| Comptes publics | 29 juin | 27 juin | 30 juin |
| Manitoba | |||
| Budget | 7 mars | 2 avril | 20 mars |
| Budget principal des dépenses | 7 mars | 2 avril | 20 mars |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 29 septembre | 27 septembre | 26 septembre |
| Ontario | |||
| Budget | 23 mars | 26 mars | 15 mai |
| Budget principal des dépenses | 20 avril | 17 avril | 4 juin |
| Budget supplémentaire des dépenses | 29 novembre | – | – |
| Comptes publics | 27 septembre | 19 septembre | 26 septembre |
| Québec | |||
| Budget | 21 mars | 12 mars | 25 mars |
| Budget principal des dépenses | 20 mars | 12 mars | 25 mars |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 11 décembre | 2 octobre | 26 septembre |
| Nouveau-Brunswick | |||
| Budget | 22 mars | 19 mars | 18 mars |
| Budget principal des dépenses | 22 mars | 19 mars | 18 mars |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 27 septembre | 16 septembre | S. O. |
| Nouvelle-Écosse | |||
| Budget | 23 mars | 29 février | 18 février |
| Budget principal des dépenses | 23 mars | 29 février | 18 février |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 12 septembre | 26 juillet | 22 septembre |
| Île-du-Prince-Édouard | |||
| Budget | 25 mai | 29 février | 10 avril |
| Budget principal des dépenses | 25 mai | 29 février | 10 avril |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 6 novembre | 11 octobre | S. O. |
| Terre-Neuve-et-Labrador | |||
| Budget | 23 mars | 20 mars | 9 avril |
| Budget principal des dépenses | 23 mars | 20 mars | 9 avril |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 30 octobre | 29 octobre | S. O. |
| Yukon | |||
| Budget | 2 mars | 7 mars | 6 mars |
| Budget principal des dépenses | 2 mars | 7 mars | 6 mars |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 21 novembre | 24 octobre | S. O. |
| Territoires du Nord-Ouest | |||
| Budget | 8 février | 24 mai | 6 février |
| Budget principal des dépenses | 8 février | 24 mai | 6 février |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 19 décembre | 15 novembre | S. O. |
| Nunavut | |||
| Budget | 23 février | 26 février | 24 février |
| Budget principal des dépenses | 23 février | 26 février | 24 février |
| Budget supplémentaire des dépenses | – | – | – |
| Comptes publics | 7 mai | 20 décembre | S. O. |
| Province | Remarques |
|---|---|
| Colombie-Britannique | Le budget doit être remis le (ou avant) le quatrième mardi de février, sauf en année électorale, et les budgets principaux des dépenses doivent également être déposés à cette même date ou avant. |
| Alberta | En vertu de Financial Administration Act (FAA) de l'Alberta, le gouvernement de l'Alberta est tenu de préparer et de déposer son budget à l'Assemblée législative. Bien que la FAA ne fixe pas de date précise pour déposer le budget, elle exige que le budget, appelé « Estimates », soit déposé avant la fin février de chaque année. |
| Ontario | Le budget des dépenses doit être déposé dans les 12 jours de session suivant la présentation du budget. » (Annexe des budgets des dépenses | Assemblée législative de l'Ontario) |
| Yukon | La Loi sur la gestion des finances publiques exige que les comptes publics soient déposés avant le 31 octobre. |
| Territoires du Nord-Ouest | La Loi sur la gestion des finances publiques des T.-N.-O. exige que le gouvernement des Territoires du Nord-Ouest prépare et dépose ses comptes publics à l'Assemblée législative au plus tard le 31 décembre suivant la fin de l'exercice; ou si l'Assemblée législative ne siège pas, au plus tard le cinquième jour de la séance ultérieure. |
Mesures d'abordabilité
Faits et chiffres clés
- Le gouvernement aide les familles canadiennes (environ 900 000 enfants) à économiser des milliers de dollars grâce au système pancanadien de services de garde d'enfants à 10 $ par jour, qui, depuis 2021, a donné lieu à la création de 166 000 nouvelles places en garderie.
- L'allocation canadienne pour enfants (ACE) aide environ 3,5 millions de familles à assumer les coûts liés à l'éducation des enfants en fournissant 28,2 milliards de dollars en 2024‑2025.
- Le Régime canadien de soins dentaires, qui a récemment été bonifié, permet au participant moyen de réaliser des économies de plus de 800 $ par année. Plus de 4,8 millions de Canadiens s'y sont inscrits, et plus de 2 millions d'entre eux reçoivent déjà des soins essentiels.
- Grâce au Programme national d'alimentation scolaire, jusqu'à 400 000 enfants de plus recevront des repas. Le programme permet à une famille participante moyenne de deux enfants d'économiser 800 $ par année en épicerie, les familles à faible revenu étant celles qui en bénéficient le plus.
- Ces dernières années, le gouvernement a modernisé le régime de concurrence du Canada en vue d'accroître la concurrence au sein de notre économie. Une concurrence plus forte devrait donner lieu à une baisse des prix, à de meilleurs services pour les consommateurs et à une innovation accrue sur le marché.
- L'accès aux contraceptifs aux médicaments contre le diabète pour les Canadiens a été élargi, en commençant par ceux du Manitoba, de la Colombie-Britannique, de l'Île‑du‑Prince‑Édouard et du Yukon.
Renseignements supplémentaires
Système pancanadien d'apprentissage et de garde des jeunes enfants (AGJE)
Dans le budget de 2021, le gouvernement s'est engagé, en collaboration avec les provinces et les territoires (PT), à mettre en place le système pancanadien d'AGJE. Les ententes bilatérales conclues dans ce cadre prévoient les objectifs clés suivants :
- Réduire les frais des services d'apprentissage et de garde des jeunes enfants de 50 % d'ici décembre 2022 (objectif atteint).
- Ramener les frais de places réglementées de garde d'enfants à 10 $ par jour en moyenne d'ici mars 2026.
- Créer 250 000 places en garderies réglementées d'ici mars 2026.
La plupart des PT sont en bonne voie d'atteindre ces objectifs d'ici la fin des ententes actuelles, c'est-à-dire le 31 mars 2026. La majorité a déjà signé des ententes de prolongation couvrant la période de 2026-2027 à 2030-2031, avec une hausse de financement de 3 %, sans ajout de nouveaux objectifs. L'Alberta, la Saskatchewan et l'Ontario n'ont pas encore signé ces ententes de prolongation.
Au 31 mars 2026, le gouvernement aura investi plus de 35 milliards de dollars dans le cadre du système d'AGJE, y compris l'apprentissage et la garde des jeunes enfants autochtones (AGJEA), avec un financement annuel continu de 9,2 milliards de dollars.
Allocation canadienne pour enfants
Pour l'année de prestations 2024-2025, l'ACE prévoit jusqu'à 7 787 $ par enfant de moins de 6 ans, et jusqu'à 6 570 $ par enfant âgé de 6 à 17 ans. En 2024-2025, environ 28 milliards de dollars ont été versés aux familles admissibles à cette prestation. L'ACE est constituée en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu et est considérée comme une dépense aux fins de la publication de l'information financière du gouvernement.
Régime d'assurance-médicaments
Le budget 2024 prévoit un investissement de 1,5 milliard de dollars sur cinq ans pour lancer un régime national d'assurance-médicaments. La Loi sur l'assurance médicaments présente la vision du gouvernement d'un régime national universel d'assurance-médicaments et affirme l'intention de collaborer avec les PT pour mettre en œuvre la première phase du programme afin de fournir une couverture universelle à payeur unique pour les moyens de contraception et les médicaments contre le diabète. À ce jour, le Manitoba, la Colombie-Britannique, l'Île-du-Prince-Édouard et le Yukon ont signé des ententes d'assurance-médicaments. Le financement vise à bonifier et à élargir les programmes publics de médicaments déjà en place dans les PT.
Régime canadien de soins dentaires
Le Régime canadien de soins dentaires vise à rendre les soins dentaires plus abordables pour les personnes admissibles au Canada. Ce programme s'adresse aux Canadiens qui ne bénéficient d'aucune assurance dentaire et dont le revenu familial est inférieur à 90 000 $ par année. Les familles dont le revenu annuel est inférieur à 70 000 $ n'ont aucune quote-part à payer. Le programme a été lancé initialement en 2023 pour les aînés. Le programme a progressivement été élargi aux personnes en situation de handicap, aux enfants âgés de moins de 18 ans, puis aux adultes âgés de 18 à 64 ans. Depuis le 29 mai 2025, tous les Canadiens admissibles non assurés, quel que soit leur âge, peuvent faire une demande.
Programme national d'alimentation scolaire
Dans son budget de 2024, le gouvernement du Canada s'est engagé à investir 1 milliard de dollars sur cinq ans pour la mise en place du Programme national d'alimentation scolaire. Ce financement a été destiné à des ententes bilatérales avec les PT, au financement des programmes d'alimentation scolaire dans les réserves des Premières Nations, ainsi qu'auprès des membres des Premières Nations, des Inuits et Métis signataires de traités modernes et d'ententes sur l'autonomie gouvernementale. Il a également servi à soutenir des activités de mobilisation et de renforcement des capacités en lien avec l'alimentation scolaire.
En date de mars 2025, tous les PT avaient signé des ententes dans le cadre du Programme national d'alimentation scolaire. Le gouvernement fédéral travaille directement avec des partenaires autochtones au déploiement de ce financement. De plus amples renseignements seront communiqués ultérieurement.
Modernisation du cadre de la concurrence
Dans le cadre de la Loi d'exécution de l'énoncé économique de l'automne 2023 et de la Loi sur le logement et l'épicerie à prix abordable, le gouvernement du Canada a modifié la Loi sur la concurrence afin d'aider à :
- mettre fin aux pratiques de grandes entreprises, y compris les épiceries, qui tirent profit de contrats et de baux pour étouffer la concurrence;
- mettre fin aux fusions anticoncurrentielles qui font monter les prix et réduisent les choix des Canadiens;
- sévir contre les pratiques anticoncurrentielles des grandes entreprises en position dominante qui font grimper les prix;
- mettre davantage l'accent sur les répercussions sur la main-d'œuvre dans l'analyse de la concurrence;
- empêcher les fabricants de refuser de fournir les moyens de réparer des appareils d'une façon anticoncurrentielle.
Loi visant à bâtir le Canada et Bureau des grands projets
Faits et chiffres clés
- Le nouveau Bureau des grands projets (MPO) a été inauguré le 29 août et est dirigé par Dawn L. Farrell, PDG, qui apporte plusieurs décennies d'expérience dans les domaines de l'énergie, des infrastructures, de la stratégie réglementaire et de la gouvernance.
- Le BGP a son siège social à Calgary et aura des bureaux dans d'autres grandes villes canadiennes.
- Son mandat est de servir de point de contact unique pour accélérer la réalisation des projets d'intérêt national. Il le fera de deux manières principales :
- Premièrement, en rationalisant et en accélérant les processus d'approbation réglementaire.
- Deuxièmement, en aidant à structurer et à coordonner le financement de ces projets selon les besoins.
- Le 11 septembre, les cinq premiers projets ont été soumis au BGP. Ces projets sont à un stade avancé de préparation. Le BGP recommandera au gouvernement fédéral la meilleure façon de rapidement mener à bien l'approbation de chaque projet afin que les promoteurs puissent prendre des décisions d'investissement judicieuses (voir les informations supplémentaires pour obtenir la liste des projets).
- Le 11 septembre, le gouvernement a également annoncé six projets qui, selon lui, pourraient être véritablement transformateurs, mais qui en sont à un stade moins avancé et nécessitent d'être développés davantage (voir les informations supplémentaires pour obtenir la liste des projets).
- Le gouvernement a annoncé qu'il dévoilerait une nouvelle série de projets qui seront soumis au BGP d'ici la Coupe Grey (du 10 au 16 novembre).
- Le gouvernement a annoncé le 10 septembre la composition du nouveau Conseil consultatif autochtone qui aidera le BGP à fournir des avis d'experts sur les politiques, les pratiques opérationnelles et les améliorations des processus liés à la prise en compte des perspectives et des intérêts autochtones dans les grands projets.
Renseignements supplémentaires
Premiers projets devant être examinés par le nouveau Bureau des grands projets
- Le 11 septembre 2025, le Canada a annoncé la première série de projets soumis au Bureau des grands projets (BGP) pour examen :
- LNG Canada – phase 2, Kitimat, Colombie-Britannique : Ce projet doublera la production de gaz naturel liquéfié de GNL Canada. Il contribuera à diversifier nos partenaires commerciaux et répondra à la demande mondiale croissante en énergie fiable et à faible intensité en carbone grâce au GNL canadien.
- Projet de nouvelle centrale nucléaire de Darlington, Bowmanville, Ontario : Ce projet fera du Canada le premier pays du G7 à se doter d'un petit réacteur modulaire (PRM) opérationnel, une technologie clé qui pourrait répondre aux besoins canadiens et mondiaux en énergie propre.
- Projet de terminal à conteneurs de Contrecœur, Contrecœur, Québec : Ce projet permettra d'augmenter la capacité du port de Montréal d'environ 60 %, afin de doter l'Est du Canada de l'infrastructure commerciale dont il a besoin pour diversifier les routes commerciales.
- Projet de mine de cuivre de Foran à McIlvenna Bay, Centre-est de la Saskatchewan : Ce projet fournira du cuivre et du zinc afin de renforcer la position du Canada en tant que fournisseur mondial de minéraux critiques.
- Expansion de la mine Red Chris, Nord-ouest de la Colombie-Britannique : Ce grand projet d'expansion permettra de prolonger de plus de 10 ans la durée de vie de la mine, d'augmenter de plus de 15 % la production annuelle de cuivre du Canada, et de réduire de plus de 70 % les émissions de gaz à effet de serre lorsqu'il sera opérationnel.
- En plus des cinq projets mentionnés ci-dessus, le gouvernement a cerné plusieurs projets qui pourraient être véritablement transformateurs pour le pays, mais qui en sont à un stade plus précoce et nécessitent un développement plus approfondi :
- Minéraux critiques : Une priorité du BGP sera d'aider davantage de projets de minéraux critiques à prendre des décisions finales d'investissement dans un délai de deux ans.
- Wind West Atlantic Energy : Il s'agit d'un projet qui exploitera plus de 60 GW de potentiel d'énergie éolienne en Nouvelle-Écosse, et plus encore au Canada atlantique, en reliant cette énergie renouvelable et sans émissions à l'Est du pays et au Canada atlantique pour répondre à la demande en rapide croissance.
- Pathways Plus : Un projet et pipeline de captage, d'utilisation et de stockage du carbone en Alberta, qui contribuera à réduire sensiblement les émissions et qui a le potentiel de faciliter les exportations de pétrole ayant une faible empreinte carbone de la région des sables bitumineux de l'Alberta vers une variété de marchés possibles.
- Corridor économique et de sécurité pour l'Arctique : Un projet d'infrastructure terrestre et portuaire, utilisable en toutes saisons et à double usage, qui contribuera à la défense du Canada et au développement dans le Nord. Le projet soutiendra les projets de minéraux critiques dans le Nord et reliera les collectivités au reste du Canada.
- Port de Churchill Plus : En partenariat avec les peuples autochtones, ce projet permettra de moderniser le port de Churchill et d'élargir les corridors commerciaux grâce à une route praticable en toutes saisons, à une ligne de chemin de fer modernisée, à un nouveau corridor énergétique et à une capacité de déglaçage maritime, pour transformer le port de Churchill en une porte d'entrée majeure quatre saisons et à double usage pour la région.
- Train à grande vitesse Alto : Le premier train à grande vitesse du Canada, s'étendant sur environ 1 000 km de Toronto à Québec. Le BGP travaillera de manière à ce que la construction du projet débute dans quatre ans, réduisant de moitié le délai initial de huit ans.
Examen exhaustif des dépenses
Faits et chiffres clés
- Le gouvernement du Canada entreprend un examen exhaustif des dépenses pour équilibrer son budget de fonctionnement au cours des trois prochaines années.
- Les organisations passent en revue leurs programmes et leurs activités et soumettent des propositions qui permettraient de réaliser des économies allant jusqu'à 15 % de leur base des dépenses, qui est fondée sur les dépenses prévues dans le Budget principal des dépenses de 2025-2026.
- Les paiements de transfert aux provinces, aux territoires et aux particuliers qui sont prévus par la loi seront maintenus, mais la plupart des autres dépenses du gouvernement seront comprises dans l'examen.
- Les décisions définitives seront présentées dans le Budget principal des dépenses de 2026-2027.
Renseignements supplémentaires
- Les dépenses pour les opérations gouvernementales ont augmenté à un rythme insoutenable. Pour y remédier, le gouvernement s'est engagé à équilibrer son budget de fonctionnement au cours des trois prochaines années. L'examen exhaustif des dépenses (EED) veillera à ce que les dépenses gouvernementales soient durables et dirigées vers des programmes et activités rentables, au cœur du mandat fédéral, complémentaires à d'autres programmes gouvernementaux et alignés sur les priorités gouvernementales. Bien que l'objectif principal soit de réaliser des économies, cet examen vise aussi à rendre la fonction publique plus efficace et efficiente afin qu'elle puisse mieux répondre aux besoins des Canadiens et des Canadiennes.
- Le processus s'applique aux organisations fédérales appropriées, avec les exceptions suivantes :
- les mandataires du Parlement et les organismes indépendants pour préserver leur indépendance,
- les organismes à recouvrement des coûts, car les inclure ne générerait pas d'économies.
- L'examen se concentre sur les paiements opérationnels et les paiements de transfert votés. Les budgets d'investissement, comme ceux pour les infrastructures et la technologie, ne sont pas inclus. Les organisations devront élaborer des propositions d'épargne pouvant atteindre jusqu'à 15 % de leur base de dépenses assignée, qui provient des dépenses planifiées dans le budget principal des dépenses 2025-2026.
- On demande aux ministères de présenter des propositions d'économies ambitieuses pour réduire les dépenses de fonctionnement du gouvernement au quotidien, en ciblant des programmes et des activités qui donnent peu de résultats, ne sont pas au cœur du mandat fédéral, sont redondants ou ne cadrent pas avec les priorités gouvernementales.
- Le gouvernement adopte une approche large de l'examen qui reconnaît aussi l'importance des investissements clés réalisés dans certains domaines. Ainsi, le gouvernement fixe une cible d'économies plus basse de 2 % pour le ministère de la Défense nationale, l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) et la Gendarmerie royale du Canada (GRC).
- Les économies non réalisées grâce à l'initiative de recentrage des dépenses gouvernementales du budget de 2024 à partir de 2026-2027 sont incluses dans les objectifs d'épargne de cet examen.
- Tous les ministères doivent élaborer leurs propositions en utilisant l'Analyse comparative entre les sexes plus afin de déterminer comment les avantages des programmes sont répartis entre divers groupes de Canadiens. Cela nous aidera à mieux comprendre comment les personnes, en particulier celles qui en ont le plus besoin, seraient touchées par certaines décisions.
- Les ministères respecteront les dispositions relatives à l'ajustement de la main-d'œuvre et viseront à réduire au minimum le nombre d'employés touchés en utilisant tous les outils de planification des RH à leur disposition, y compris l'attrition et l'aide aux employés pour obtenir des postes de remplacement au sein de la fonction publique fédérale.
Commerce et droits de douane entre le Canada et les États-Unis
Faits et chiffres clés
- Les États-Unis ont réaffirmé leur engagement à l'égard de l'ACEUM en indiquant que les exportations canadiennes aux États-Unis qui sont conformes à l'ACEUM ne font pas l'objet de droits de douane des États-Unis de 35% en vertu de l'IEEPA.
- Les États-Unis appliquent des droits de douane sur les exportations canadiennes dans des secteurs stratégiques - 50% sur les produits canadiens d'acier, d'aluminium et de cuivre, et 25% sur les véhicules canadiens.
- De nouveaux droits de douane sur le bois (10%), et sur les meubles rembourrés et armoires de cuisine (25%) prendront effet à la mi-octobre. Le Président a également annoncé des droits de douane sur les camions et les médicaments de marque.
- Le gouvernement a appliqué des contre-tarifs sur les importations provenant des États-Unis pour défendre nos intérêts. En date du 1er septembre, compte tenu de l'engagement des États-Unis d'exclure les produits conformes à l'ACEUM de leurs tarifs, le gouvernement a ajusté les contre-tarifs en les enlevant pour tous les produits, excepté l'acier, l'aluminium et les véhicules.
- Jusqu'à maintenant, plus de 2,5$ millards de revenus ont été perçus suite aux tarifs canadiens.
- Le gouvernement continue de travailler avec les États-Unis pour résoudre les tarifs américains dans les secteurs clés encore assujettis aux tarifs.
- Le représentant américain au commerce international a entamé le 17 septembre une consultation de 45 jours pour la revue de l'ACEUM. Affaires mondiales Canada a lancé le 20 septembre une nouvelle consultation pour obtenir les points de vue les plus récentes de la part des partie prenantes canadiennes.
Renseignements supplémentaires
Droits de douane américains
Les États-Unis ont imposé les droits de douane suivants au Canada :
- droit de douane de 25 % sur les véhicules non conformes à l'Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) ainsi que sur la valeur du contenu non américain des véhicules non conformes à l'ACEUM.
- Les pièces automobiles conformes à l'ACEUM provenant du Canada sont actuellement exemptées d'un droit de douane américain de 25 %.
- 50 % sur l'acier, l'aluminium et les produits dérivés (haussé le 4 juin 2025 par rapport à 25 % auparavant);
- 50 % sur certains produits de cuivre;
- 10 % sur le bois et le bois d'œuvre résineux, 25 % sur les meubles rembourrés (passant à 30 % en 2026), et 25 % sur les placards de cuisine et les meubles de salle de bain (passant à 50 % en 2026). Ces droits de douane entreront en vigueur le 14 octobre 2025;
- 35 % sur tous les produits (sauf 10 % sur les ressources énergétiques, y compris les minéraux critiques, et la potasse) qui ne respectent pas les règles d'origine de l'ACEUM (augmenté le 1er août 2025 par rapport à 25 % auparavant).
- Le Tribunal de commerce international des États-Unis et la Cour d'appel des États-Unis pour le circuit fédéral ont statué que le président avait outrepassé son pouvoir en imposant des droits de douane en vertu de la International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). La Cour suprême a accepté la requête de l'administration américaine visant à examiner les décisions de manière accélérée à l'automne 2025, et pourrait rendre un jugement avant la fin de l'année 2025.
- Le président a également annoncé des droits de douane de 25 % sur les camions lourds et de 100 % sur les produits pharmaceutiques de marque. Les instruments juridiques nécessaires pour l'entrée en vigueur de ces droits de douane n'avaient pas encore été publiés le 1eroctobre 2025.
- Les États-Unis ont également lancé d'autres enquêtes en vertu de l'article 232 concernant les secteurs suivants, ce qui pourrait donner lieu à d'autres droits de douane : 1) semi-conducteurs; 2) minéraux critiques traités; 3) avions commerciaux et réacteurs; (4) polysilicium; (5) systèmes d'aéronef sans pilote; (6) éoliennes; (7) robotique et machines industrielles; et 8) équipement de protection individuelle et matériel médical. Le gouvernement continue à surveiller ces enquêtes.
Contre-mesures tarifaires du Canada
Le Canada a imposé des contre-mesures tarifaires touchant environ 95 milliards de dollars d'importations annuelles des États-Unis, dont l'acier, l'aluminium et d'autres produits. La réponse du Canada concernant l'automobile reflète les droits de douane américains sur l'automobile sous la forme d'un taux de 25 % pour les véhicules non conformes à l'ACEUM provenant des États-Unis, et le contenu non canadien et non mexicain des véhicules conformes à l'ACEUM provenant des États-Unis.
- Le 1erseptembre, le gouvernement a supprimé les contre-mesures tarifaires sur 44,7 milliards de dollars d'importations annuelles en provenance des États-Unis, tout en maintenant celles sur l'acier, l'aluminium et l'automobile.
Pour réduire au minimum les effets négatifs des contre-mesures tarifaires, le gouvernement a mis en place un cadre de remise afin d'offrir un allègement tarifaire exceptionnel au cas par cas. De façon plus générale, le gouvernement a également accordé un allègement tarifaire temporaire de six mois (remise), jusqu'au 15 octobre 2025, pour les produits importés des États-Unis par des entités inscrites qui soutiennent la santé publique, la sécurité publique et la sécurité nationale. Une remise des droits de douane est également accordée pour les produits utilisés dans la fabrication, la transformation ou l'emballage des aliments et des boissons, afin de donner aux entreprises canadiennes le temps de remanier leurs chaînes d'approvisionnement et de privilégier les sources nationales d'approvisionnement lorsqu'elles sont disponibles.
Pour les automobiles, le gouvernement a mis en place un cadre de remise fondé sur le rendement qui permet aux fabricants d'automobiles d'importer au Canada un certain nombre de véhicules assemblés aux États-Unis et conformes à l'ACEUM, en étant exemptés des contre-mesures tarifaires que le Canada a imposées. La remise est conditionnelle à ce que les fabricants d'automobiles poursuivent la production de véhicules au Canada et réalisent les investissements prévus. Le nombre de véhicules exempts de droits de douane qu'une entreprise est autorisée à importer sera réduit si la production ou l'investissement au Canada diminuent. Le cadre restera en vigueur jusqu'en avril 2026.
Revenus issus des contre-mesures tarifaires
À la fin septembre, le gouvernement avait perçu plus de 2,5 milliards de dollars, nets des remises et autres programmes d'allègement, provenant des contre-mesures tarifaires imposées par le Canada sur les produits américains.
Examen de l'ACEUM
Le 17 septembre, le Représentant au commerce américain (USTR) a lancé une période de consultation de 45 jours en vue de l'examen de l'ACEUM, qui comprendra la soumission de commentaires écrits et des audiences publiques. L'USTR doit présenter au Congrès, au début de janvier 2026, son évaluation du fonctionnement de l'ACEUM, ses recommandations stratégiques, la position des États-Unis quant à la prolongation de l'accord, ainsi que les mesures qu'il propose de prendre lors de cet examen.
À l'automne 2024, Affaires mondiales Canada a mené des consultations publiques sur l'ACEUM. Les intervenants ont généralement exprimé l'idée de « préserver » et de « renforcer » l'ACEUM. Le 20 septembre, Affaires mondiales Canada a lancé une autre consultation de 45 jours sur l'examen de l'ACEUM afin de recueillir les derniers points de vue.
Le Mexique a également lancé sa consultation le 17 septembre, et les commentaires sont acceptés jusqu'au 16 novembre.
Droits de douane chinois et autres
Faits et chiffres clés
- La Chine a imposé des tarifs de rétorsion en mars 2025, notamment des tarifs de 100 % sur l'huile de canola, la farine de canola et les pois canadiens, et des tarifs de 25 % sur le porc, le poisson et les produits de la mer canadiens, en réponse aux tarifs imposés par le Canada en octobre 2024 sur les véhicules électriques chinois (100 %) et les produits en acier et en aluminium (25 %).
- De plus, le 12 août, la Chine a annoncé des droits antidumping préliminaires de 76 % sur les graines de canola canadiennes et de 26 à 41 % sur le caoutchouc butyle halogéné, tout en lançant une enquête antidumping sur l'amidon de pois canadien. Ces mesures faisaient suite aux nouvelles mesures canadiennes sur les importations d'acier de tous les pays introduites en juillet 2025.
- Le Canada a adopté ses mesures commerciales en réponse aux politiques non marchandes et aux pratiques commerciales déloyales de longue date de la Chine, qui maintiennent une surcapacité mondiale dans ces secteurs et constituent une menace pour l'industrie canadienne.
- Depuis l'imposition des tarifs de 100 % en mars 2025, les exportations canadiennes de tourteau et d'huile de canola vers la Chine ont chuté de près de 80 %. *Caviardé*
- Les exportations de porc vers la Chine ont connu des baisses moins importantes, et les exportations de produits de la mer ont été très variables : si les exportations vers la Chine sont globalement en baisse, certains produits ont connu une augmentation ou ont réussi à pénétrer d'autres marchés.
- Le gouvernement fédéral s'efforce de trouver une solution diplomatique avec la Chine, notamment par le biais d'un engagement politique et officiel à haut niveau. En juin et septembre 2025, le premier ministre Carney a eu des discussions avec le premier ministre chinois Li Qiang. Les deux dirigeants ont convenu de collaborer, notamment par l'intermédiaire du Comité mixte sur l'économie et le commerce (CMEC), afin de régler les questions commerciales en suspens.
Renseignements supplémentaires
Droits de douane imposés par le Canada à la Chine
Le 15 octobre 2024, le Canada a imposé une surtaxe de 100 % sur les importations de véhicules électriques (VE) en provenance de la Chine, ainsi qu'une surtaxe de 25 % sur les importations de produits d'acier et d'aluminium en provenance de la Chine. Le gouvernement procède actuellement à un examen de ces surtaxes un an après leur mise en œuvre, comme il s'est engagé à le faire.
Droits de douane du Canada sur certaines importations d'acier et d'aluminium
Le 31 juillet 2025, le Canada a imposé des droits de douane de 25 % sur les importations de certains produits en provenance de tous les pays autres que les États-Unis contenant de l'acier fondu et coulé en Chine ou de l'aluminium fusionné et moulé en Chine à leur entrée au Canada.
Le 27 juin, le Canada a mis en place de nouveaux contingents tarifaires sur les produits sidérurgiques provenant de tous les partenaires commerciaux non signataires de l'ACEUM, et il les a modifiés le 1er août 2025. Dans le cadre des modifications du 1er août, le Canada a renforcé les contingents tarifaires, en fixant les contingents pour les partenaires non signataires de l'ALE à 50 % des volumes d'importation de 2024, et établi des contingents tarifaires pour les importations des partenaires signataires de l'ALE (sauf les États-Unis et le Mexique) à 100 % des volumes d'importation de 2024. Les importations hors contingent sont assujetties à un droit de douane de 50 %.
Droits de douane imposés par la Chine au Canada
- droits de douane de 100 % sur l'huile de canola, le tourteau de canola, et les pois du Canada, entrés en vigueur le 20 mars 2025;
- droits de douane de 25 % sur le porc, le poisson et les produits de la mer canadiens (y compris les coquillages et l'huile de poisson), entrés en vigueur le 20 mars 2025;
- droits antidumping préliminaires de 26 à 41 % sur le caoutchouc butyle halogéné canadien, entrés en vigueur le 11 août 2025;
- droits de douane préliminaires de 75,8 % sur les graines de canola canadiennes, entrés en vigueur le 15 août 2025, à la suite de l'enquête antidumping de la Chine;
- la Chine a également lancé une enquête antidumping sur les importations canadiennes d'amidon de pois, en août 2025.
Les décisions finales concernant les graines de canola et le caoutchouc étaient attendues en septembre 2025, mais le 5 septembre, la Chine a annoncé la prolongation de ses enquêtes pour six mois (devant se terminer en mars 2026).
Impacts sur l'économie canadienne
*Caviardé*
Les producteurs de canola ont exprimé une vive inquiétude quant aux répercussions économiques potentielles de ces droits de douane, certains estimant que les pertes totales pour le secteur pourraient dépasser 4 millards de dollars en 2025. *Caviardé*
Soutien fédéral aux secteurs touchés
En mars 2025, le gouvernement a annoncé de manière proactive l'apport de révisions aux programmes de gestion des risques d'entreprise afin d'atténuer l'impact des pertes dues aux perturbations du marché. Il s'agissait entre autres de l'augmentation du taux de compensation en vertu du programme Agri-stabilité, qui est passé de 80 à 90 %, et de doubler le plafond de paiement actuel, de 3 millions de dollars à 6 millions de dollars (pour l'année en cours). De plus, Financement agricole Canada a annoncé jusqu'à 1 millard de dollars de liquidités par le biais de son « Programme de soutien à la clientèle en cas de perturbations commerciales ».
Le 5 septembre, le gouvernement fédéral a annoncé des mesures supplémentaires pour soutenir tous les secteurs touchés par les droits de douane. Il s'agissait entre autres d'une nouvelle mesure incitative pour la production de biocarburants, prévoyant plus de 370 millions de dollars devant permettre aux producteurs nationaux de relever les défis posés par la concurrence, de modifications au Règlement sur les combustibles propres pour soutenir l'industrie canadienne des biocarburants (y compris le canola), et d'une autre augmentation de la limite sans intérêt du Programme de paiements anticipés, portée à 500 000 $ pour les avances sur le canola pour l'année de programme 2025. Un montant de 75 millions de dollars a été annoncé pour le programme Agri-marketing afin de soutenir la diversification des produits agricoles et des produits de la mer, en plus d'accroître le soutien aux petites et moyennes entreprises dans le cadre de l'Initiative régionale de réponse tarifaire.
La lutte contre les crimes financiers (Mesures de lutte contre le blanchiment d'argent)
Faits et chiffres clés
- Depuis 2019, le gouvernement a investi près de 379 millions de dollars pour lutter contre le recyclage des produits de la criminalité et le financement des activités terroristes (LRPC-FAT).
- Chaque budget depuis 2019 comprend des mesures visant à renforcer le cadre canadien de LRPC-FAT.
- Le projet de loi C-2, intitulé Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière, propose un ensemble complet de modifications visant à renforcer la surveillance, la conformité et l'application des mesures de LRPC-FAT, à punir les cas graves de non-conformité criminelle, à améliorer l'échange d'information et à lutter contre certains des types de blanchiment d'argent les plus courants.
Renseignements supplémentaires
Le gouvernement travaille sur plusieurs fronts pour lutter contre la criminalité financière, notamment en investissant dans l'application de la loi, en fournissant de nouveaux outils aux organismes d'application de la loi, en renforçant la conformité et la surveillance au titre de la LRPC-FAT, en améliorant l'échange d'information, en faisant preuve de leadership international, et en lançant de nouveaux partenariats novateurs pour détecter, dissuader et perturber les crimes financiers complexes :
- Il a lancé le Partenariat intégré sur le renseignement en matière de blanchiment d'argent (PIRBA) en février 2025. Le PIRBA est un partenariat public-privé entre la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les six banques d'importance systémique nationale (BISN) du Canada, visant à cibler les systèmes sophistiqués de blanchiment d'argent et le crime organisé. Le PIRBA se réunit régulièrement et la prochaine réunion du Comité directeur aura lieu en octobre *caviardé*.
- Il a créé la Cellule de coordination des opérations et de renseignement pour accélérer la circulation efficace des renseignements pour soutenir l'application de la loi au Canada et à l'étranger, dans sa lutte contre le crime organisé transnational, le blanchiment d'argent, et le trafic de drogue, et pour renforcer la sécurité frontalière.
- Il a établi une force de frappe conjointe canado-américaine pour lutter contre le crime organisé, le fentanyl et le blanchiment d'argent, qui fournira des ressources spécialisées et dédiées pour soutenir les efforts conjoints visant à détecter et perturber le trafic de fentanyl ainsi que ses catalyseurs du crime organisé et du blanchiment d'argent.
- Il a lancé un Appel à l'action contre la criminalité financière du G7 en tirant parti de la présidence canadienne du G7 pour diriger les efforts internationaux visant à renforcer les mesures de réforme liées à la LRPC et à lutter contre la criminalité financière.
- Il a conclu un protocole d'entente avec les organismes de réglementation américains pour assurer l'exercice de contrôles rigoureux de la part des banques transfrontalières dans le cadre de la LRPC.
- Il a annoncé dans l'Énoncé économique de l'automne 2023 son soutien à une nouvelle approche pour lutter contre la criminalité financière. Le budget de 2024 a alloué 1,7 million de dollars sur deux ans au ministère des Finances pour envisager des options visant à renforcer l'application des lois canadiennes sur la criminalité financière. Le ministère des Finances poursuit son travail de politique pour une nouvelle approche concernant l'application de la loi contre la criminalité financière pour améliorer les résultats opérationnels et lutter contre la criminalité financière grave et complexe au Canada.
Questions anticipées et réponses
-
Le gouvernement proposera-t-il les mesures de LRPC-FAT annoncées dans l'Énoncé économique de l'automne 2024?
Oui, le gouvernement a proposé les mesures de LRPC-FAT annoncées dans l'Énoncé économique de l'automne 2024 dans le cadre du projet de loi C-2, une Loi visant une sécurité rigoureuse à la frontière.
-
Le gouvernement envisage-t-il toujours de créer une Agence canadienne des crimes financiers, annoncée pour la première fois dans le budget de 2022?
Tel qu'il a été annoncé dans le budget de 2024, le ministère des Finances a reçu 1,7 million de dollars sur deux ans afin d'élaborer des options pour la conception d'une Agence canadienne des crimes financiers. Le Ministère poursuivra ses analyses stratégiques pour améliorer l'application de la loi sur les crimes financiers au Canada.
-
Que fait le gouvernement pour répondre aux préoccupations des États-Unis selon lesquelles le blanchiment d'argent est l'un des déclencheurs de la crise du fentanyl qui a entraîné l'imposition de droits de douane aux produits canadiens?
Le gouvernement prend des mesures pour lutter contre le blanchiment d'argent qui soutient et perpétue le trafic de fentanyl.
En février 2025, le gouvernement a mis sur pied le Partenariat intégré du renseignement sur le blanchiment d'argent (PIRBA) entre les organismes d'application de la loi et les grandes banques canadiennes afin d'améliorer l'échange d'information et de mieux détecter, décourager et perturber le blanchiment d'argent.
En mars 2025, le gouvernement a envoyé une lettre au Centre d'analyse des opérations et déclarations financières (CANAFE) pour lui demander de mobiliser des ressources afin de répondre au financement illicite qui favorise le commerce du fentanyl.
Lors de la réunion des ministres des Finances du G7, les ministres ont convenu d'un communiqué conjoint qui comprenait un Appel à l'action contre la criminalité financière.
Le projet de loi C-2 propose un ensemble complet de mesures pour lutter contre la criminalité financière, notamment en renforçant les sanctions administratives pécuniaires du régime de la LRPC-FAT, ainsi que la surveillance et la conformité, en punissant les cas de non-conformité criminelle grave, en renforçant l'échange d'information, et en s'attaquant à certains des types de blanchiment d'argent les plus courants.
Dépenses de défense (y compris en Ukraine)
Faits et chiffres clés
- En 2014-2015, les dépenses de défense du Canada représentaient environ 1 % du produit intérieur brut. Le renforcement des capacités de défense du Canada est depuis une priorité importante.
- Grâce aux investissements annoncés précédemment, le Canada était déjà en voie de tripler ses dépenses de défense de 2014-2015 à 2027-2028.
- En juin, le gouvernement du Canada a annoncé un plan pour de nouveau augmenter ses investissements dans la défense. Ce plan comprend 9,3 milliards de dollars en 2025-2026 (comptabilité de caisse) pour atteindre 2 % du PIB.
- Les dépenses seront dirigées vers la reconstruction des Forces armées canadiennes (FAC), la défense de la souveraineté du Canada, l'acquisition de plus d'équipements militaires et la réalisation d'investissements intelligents pour soutenir l'industrie canadienne et les travailleurs.
- Cela inclut une rémunération et des avantages sociaux bonifiés pour les membres des FAC, y compris la plus importante augmentation salariale depuis une génération.
- Ce plan prévoit une aide militaire de 2 milliards de dollars à l'Ukraine en 2025-2026. Depuis 2022, le Canada s'est engagé à verser 6,6 milliards de dollars d'aide militaire à l'Ukraine, pour l'aider à se défendre contre l'invasion illégale et persistante de la Russie.
- Il est un impératif moral de soutenir l'Ukraine dans sa reconstruction et le Canada peut jouer un rôle majeur dans des secteurs comme l'énergie, offrant ainsi des possibilités aux entreprises canadiennes dans un espace de plus en plus rivalisé.
- La semaine dernière, le gouvernement a annoncé la création de la nouvelle Agence de l'investissement pour la défense, qui révisera et simplifiera les achats de défense du Canada et aidera à bâtir les chaînes nationales de fabrication et d'approvisionnement, pour que les FAC disposent de l'équipement de calibre mondial dont elles ont besoin.
Si l'on insiste sur les investissements futurs dans la défense au-delà de 2025-2026
- L'annonce faite en juin concernait la réalisation d'un investissement historique dans les Forces armées et l'atteinte de l'objectif de 2 % du produit intérieur brut durant l'exercice en cours. Comme l'a dit le premier ministre, le Canada dépassera l'objectif de 2 % du produit intérieur brut au cours des exercices à venir, compte tenu des engagements du gouvernement à l'OTAN. De plus amples renseignements seront fournis dans le Budget 2025.
Renseignements supplémentaires
Dépenses de défense
Les alliés de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord s'efforcent d'accélérer leurs dépenses de défense pour atteindre l'objectif de 2 % du produit intérieur brut d'ici 2025. Le 9 juin, le gouvernement a annoncé un plan d'augmentation de ses investissements dans la défense. Ce plan s'appuie sur les engagements pris l'année dernière dans le cadre de la politique de défense renouvelée du Canada, Notre Nord, fort et libre, qui vise à renforcer la souveraineté, la sécurité et la prospérité du Canada, et à stimuler la croissance économique en cette période d'incertitude.
Le plan comprend des dépenses de défense d'un montant de 9,3 milliards de dollars (8,3 milliards de dollars selon la méthode de la comptabilité d'exercice) pour l'exercice 2025-2026, portant les dépenses de défense du Canada à 2 % du produit intérieur brut au cours de l'exercice. Il comprend aussi des investissements fondamentaux dans les Forces armées canadiennes et des investissements visant à élargir et à améliorer les capacités militaires existantes et nouvelles, à renforcer les relations du Canada avec l'industrie de la défense et à diversifier les partenariats en matière de défense.
Maintien du soutien à l'Ukraine
Le plan annoncé le 9 juin comprend une aide militaire de 2 milliards de dollars à l'Ukraine en 2025-2026.
Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, le Canada a consacré 22 milliards de dollars à de l'aide multiforme, notamment de l'aide financière, militaire, humanitaire et autre, en Ukraine. Cela comprend une aide militaire de 6,6 milliards de dollars à l'Ukraine.
De plus, depuis 2015, les Forces armées canadiennes ont dispensé une formation sur un éventail de compétences militaires à plus de 40 000 soldats ukrainiens dans le cadre de l'opération UNIFIER.
Améliorations au régime de rémunération des Forces armées canadiennes
- Le 8 août, le premier ministre a annoncé des augmentations de salaire et des incitatifs pour revitaliser les efforts de recrutement et de maintien en poste et renforcer l'état de préparation des forces. Ces nouvelles mesures comprennent les suivantes :
- des hausses salariales s'ajoutant au salaire de base qui seront appliquées de manière rétroactive au 1eravril 2025, ce qui entraînera une hausse de 20 % de la solde initiale des soldats de la Force régulière;
- une nouvelle solde du service militaire qui sera rattachée aux années de service;
- d'autres indemnités qui seront mises en œuvre au cours des 12 prochains mois, notamment du soutien pour les déménagements fréquents et la séparation des familles, des augmentations pour aider les membres des FAC qui s'entraînent au combat, ainsi qu'une rémunération supplémentaire pour les membres des FAC déployés en situation de catastrophes naturelles.
Agence de l'investissement pour la défense
- Le 2 octobre, le premier ministre a annoncé la création de la nouvelle Agence de l'investissement pour la défense, qui réorganisera et rationalisera l'approvisionnement de défense du Canada en :
- consolidant les processus d'approvisionnement en éliminant les formalités administratives afin d'accélérer les achats et d'offrir à l'industrie plus de clarté et de certitude;
- établissant un lien plus stratégique entre l'approvisionnement avec les retombées pour l'industrie à l'échelle nationale, ce qui permettra de créer de nouvelles carrières, de faire croître notre économie et de stimuler l'innovation dans les secteurs de l'aérospatiale, de la construction navale et de la fabrication de pointe;
- veillant à une collaboration dès le début entre les FAC et l'industrie canadienne de la défense, afin de permettre à l'industrie de mieux anticiper les besoins futurs de l'armée et de renforcer sa capacité à l'avance, rapidement et à grande échelle.
Stratégie de gestion de la dette
Faits et chiffres clés
- D'après les projections contenues dans l'Énoncé économique de l'automne 2024 et les mesures annoncées depuis l'Énoncé, au 9 juin 2025, le programme d'emprunt intérieur devrait s'élever à près de 610 millards de dollars en 2025-2026, dont la grande majorité servira à refinancer la dette arrivant à échéance.
- Le programme d'emprunt du Canada conserve la souplesse nécessaire pour absorber les besoins de financement supplémentaires au cours de l'exercice fiscal 2025-2026.
- Les emprunts prévus restent bien en deçà de la limite légale de 2 126 millards de dollars prévue par la Loi sur le pouvoir d'emprunt et de la limite d'emprunt annuelle de 733 millards de dollars fixée par le gouverneur en conseil.
- Les marchés primaire et secondaire pour le gouvernement du Canada continuent de très bien fonctionner et bénéficient d'une forte demande de la part des investisseurs.
Renseignements supplémentaires
-
Ce nouvel emprunt aura-t-il un impact sur la cote de crédit AAA du Canada ?
Le Canada demeure l'un des pays les mieux cotés du G7. Les agences de notation évaluent actuellement les émetteurs à la lumière des conditions macroéconomiques et budgétaires mondiales, et nous maintenons un dialogue continu avec elles. Toutes les principales agences de notation ont confirmé la cote du Canada au cours des derniers mois.
Le Rapport sur les perspectives de l'économie mondiale du Fonds monétaire international (FMI) d'avril 2025 indique qu'il s'attend à ce que le ratio dette nette des administrations publiques rapportée au PIB du Canada demeure de loin le plus faible parmi les pays du G7.
-
Quand la Stratégie de gestion de la dette sera-t-elle publiée ?
La Stratégie de gestion de la dette a été publiée le 16 juillet 2025, conformément à l'exigence de la Loi sur la gestion des finances publiques, qui stipule qu'elle doit être rendue publique dans les 30 jours de séance suivant le début de l'exercice financier.
Le ministère prépare actuellement une version révisée de la Stratégie de gestion de la dette, qui sera publiée en même temps que le budget de 2025.
-
Pourquoi les besoins d'emprunt devraient-ils être aussi élevés en 2025-2026 ?
Les besoins de refinancement représentent environ 80 % des besoins d'emprunt.
Les besoins de refinancement au cours de cet exercice financier sont principalement attribuables aux obligations à cinq ans émises durant la pandémie de COVID-19.
-
Quel est le niveau de la dette en vertu de la Loi sur la gestion des emprunts (LGE) ?
Au 31 mars 2025, le stock de la dette en vertu de la Loi sur la gestion des emprunts (LGE) était estimé à 1 788 millards de dollars.
Le stock maximal de la dette en vertu de la LGE comprend les valeurs mobilières du gouvernement du Canada, les emprunts des sociétés d'État mandataires, ainsi que les obligations hypothécaires du Canada (OHC) qui ne sont pas détenues par le gouvernement du Canada.
-
Les marchés obligataires internationaux connaissent une forte volatilité. Comment le Canada s'en sort-il ?
Les adjudications de valeurs mobilières du gouvernement continuent de bien fonctionner, soutenant ainsi des marchés financiers solides et ordonnés.
Les rendements des titres du gouvernement du Canada demeurent inférieurs à ceux des bons du Trésor américains, les rendements à 30 ans du gouvernement du Canada se situant environ 100 points de base en dessous de ceux des États-Unis. Bien que cet écart se soit rétréci en 2025, il reflète la solidité relative de la situation économique et budgétaire du Canada. De manière anecdotique, les investisseurs semblent très confiants envers le Canada, et les marchés primaires et secondaires continuent de bien fonctionner.
-
Le gouvernement émettra-t-il une obligation de transition ?
Le ministère des Finances évalue actuellement les possibilités et les étapes potentielles menant à l'émission d'obligations de transition.
Projets de propositions législatives portant sur des mesures fiscales déjà annoncées
Faits et chiffres clés
- Le 15 août 2025, le ministère des Finances a publié (à des fins de consultation) des projets de propositions législatives visant à mettre en œuvre une vaste gamme de mesures fiscales déjà annoncées. Des directives concernant les autres mesures déjà annoncées seront publiées ultérieurement.
- Les mesures clés qui ont été publiées comprennent les suivantes :
- Donner à l'Agence du revenu du Canada des pouvoirs de vérification accrus afin d'obtenir plus facilement de l'information, y compris une nouvelle peine pour non-conformité, comme annoncé dans le budget de 2024;
- Prévoir des exemptions aux règles de restriction des dépenses excessives d'intérêts et de financement (RDEIF) pour les dettes servant à financer l'acquisition, la construction ou la conversion d'ensembles résidentiels construits spécialement pour la location au Canada, comme annoncé dans le budget de 2024 et pour les dettes servant à financer une entreprise réglementée de services publics d'énergie exploitée au Canada, comme annoncé le 12 août 2024;
- Ajouter une exonération des gains en capital de 10 millions de dollars pour les ventes admissibles d'entreprises à des coopératives de travailleurs et apporter des modifications techniques à l'exemption actuelle pour les ventes à des fiducies collectives d'employés, comme annoncé dans le budget de 2024.
- Le Ministère a aussi publié (à des fins de consultation) des projets de propositions législatives de nature technique liés à la TPS/TVH et aux prélèvements d'accise. La publication comprend également une nouvelle mesure (c.-à-d. qui n'a pas été annoncée antérieurement) de clarification concernant la TPS/TVH en réaction à un arrêt défavorable de la Cour d'appel fédérale (President's Choice Bank v. The King). La mesure veille à ce que la politique selon laquelle les institutions financières n'ont généralement pas le droit de demander des crédits de taxe sur les intrants relativement à leurs services financiers exonérés soit maintenue lorsque des programmes de points de fidélité sont liés à de tels services (p. ex., les services de cartes de crédit), et à ce qu'elle protège l'assiette fiscale de la TPS/TVH.
Renseignements supplémentaires
Pouvoirs de vérification accrus de l'ARC
- Dans le budget de 2024, le gouvernement a annoncé des modifications proposées aux pouvoirs actuels de collecte de renseignements prévus dans la Loi de l'impôt sur le revenu et d'autres lois fiscales fédérales afin d'accroître les pouvoirs de vérification conférés à l'ARC par la loi et la capacité de l'ARC à lutter contre l'évitement fiscal abusif. Ces modifications donneraient à l'ARC des pouvoirs de vérification plus vastes pour obtenir plus facilement des renseignements, y compris par l'imposition d'une nouvelle pénalité pour non-conformité.
- Le rapport de 2018 du Bureau du vérificateur général a mentionné que la fourniture de renseignements par certains contribuables était en retard de plusieurs mois ou même années, rendant ainsi plus difficile pour l'ARC de recouvrer l'impôt dû. Les modifications proposées visent à améliorer l'efficience et l'efficacité des vérifications fiscales et à faciliter la perception des revenus fiscaux en temps opportun. Elles entreraient en vigueur à la date de la sanction royale de la loi habilitante.
Exceptions aux règles de RDEIF pour les logements construits expressément pour la location et les entreprises réglementées de services publics d'énergie au Canada
- Les règles de RDEIF sont une mesure d'intégrité conçue afin de prévenir l'érosion de l'assiette fiscale canadienne au moyen de déductions excessives d'intérêts. Elles s'appliquent aux années d'imposition qui commencent à compter du 1eroctobre 2023. Bien que les intérêts soient normalement déductibles, certaines multinationales ont eu recours à un endettement excessif ou à des accords de financement pour réduire leurs impôts au Canada. Les règles plafonnent généralement les intérêts déductibles à 30 % du « BAIIDA pour fins d'impôts » – le revenu imposable avant de tenir compte des intérêts, de l'impôt sur le revenu et de certaines déductions – et mettent en œuvre l'engagement pris par le Canada dans le budget de 2021 visant à s'harmoniser davantage avec ses homologues internationaux et les recommandations de l'OCDE dans le rapport Action 4 sur l'érosion de la base d'imposition et le transfert de bénéfices (BEPS).
- Le cadre de RDEIF prévoit de multiples mécanismes d'allègement offerts dans tous les secteurs. Ces mécanismes comprennent entre autres une règle de ratio de groupe (permettant des déductions plus élevées en fonction de l'endettement global de tiers), une exception pour certains groupes « exclusivement canadiens » dont le risque d'érosion de l'assiette fiscale est limité, et d'autres ajustements pour les petits contribuables ou les contribuables de minimis.
- Le budget de 2024 et un communiqué publié subséquemment ont instauré deux exceptions ciblées. La première exception, communiquée dans le budget de 2024, s'applique aux intérêts et aux frais de financement engagés avant le 1erjanvier 2036 sur les emprunts sans lien de dépendance servant directement à acquérir ou à construire des logements construits expressément pour la location au Canada, ou à convertir des biens en logements construits expressément pour la location au Canada. La seconde exception, annoncée le 12 août 2024, s'applique aux intérêts et aux frais de financement sur les emprunts servant directement à financer une entreprise réglementée de services publics d'énergie au Canada, ce qui comprend des activités telles que la production, le stockage, la transmission, la distribution, la vente ou la fourniture d'électricité, de gaz naturel, de vapeur ou d'autres intrants énergétiques, lorsque les prix sont établis ou approuvés par une entité gouvernementale.
Exonération de 10 millions de dollars de gains en capital pour les ventes admissibles d'entreprises à des coopératives de travailleurs ou à des fiducies collectives des employés
- Les fiducies collectives des employés (FCE) détiennent des actions dans une entreprise pour le compte de leurs employés, ce qui permet aux travailleurs de participer davantage aux décisions de l'entreprise et d'obtenir une plus grande part des bénéfices. Les coopératives de travailleurs sont une autre forme d'entreprise collective des employés, structurées comme une coopérative. Les FCE et les coopératives de travailleurs offrent un autre mode de relève entrepreneuriale aux propriétaires d'entreprises qui prennent leur retraite, d'autant plus que 75 % des propriétaires de petites entreprises prévoient passer le flambeau au cours des dix prochaines années.
- Dans l'Énoncé économique de l'automne de 2023, le gouvernement a proposé d'exempter d'impôt la première tranche de 10 millions de dollars de gains en capital réalisés sur la vente d'une entreprise à une FCE afin d'encourager davantage de propriétaires d'entreprise à vendre à des FCE. Cette exonération est entrée en vigueur le 20 juin 2024 (projet de loi C-69) et est en vigueur pour les années d'imposition 2024, 2025 et 2026.
- Dans le budget de 2024, le gouvernement a proposé d'élargir cette exonération temporaire des gains en capital aux coopératives de travailleurs. Les modifications proposées aux exonérations relatives aux FCE et aux coopératives de travailleurs incluses dans le communiqué du 15 août 2025 étaient généralement de nature technique en réponse à des commentaires d'intervenants.
Propositions techniques concernant la TPS/TVH et les droits d'accise
- Pour la plupart, les mesures offrent un allègement et sont non controversées. Toutefois, une mesure permettrait que les crédits de taxe sur les intrants pour les bons rachetés ne soient offerts que pour les paiements effectués exclusivement dans le cadre d'activités commerciales.
- Dans l'arrêt Banque le Choix du Président c. Le Roi, la Cour d'appel fédérale a permis aux institutions financières de demander des crédits de taxe sur les intrants en vertu des règles sur les bons de TPS/TVH relatives aux points de fidélité émis pour l'utilisation de produits financiers, comme des cartes de crédit.
- Cet arrêt va à l'encontre de la politique selon laquelle les institutions financières ne sont généralement pas admissibles à demander des crédits de taxe sur les intrants à l'égard de leurs services financiers exonérés.
- La modification proposée assure le maintien de cette politique et protège l'assiette fiscale de la TPS/TVH.
Aperçu de la situation économique et financière
Faits et chiffres clés
- Les droits de douane américains et l'incertitude commerciale persistante commencent à peser sur notre économie, en perturbant les flux commerciaux, en freinant l'investissement des entreprises et en contribuant à la perte d'emplois.
- Ces impacts se reflètent dans les chiffres : le PIB réel est resté essentiellement stable au premier semestre de 2025, et le taux de chômage est monté à 7,1 % en août, avec des pertes d'emplois principalement dans les secteurs exposés au commerce.
- Bien que les perspectives concernant le PIB réel et nominal aient été révisées à la baisse de manière considérable depuis l'Énoncé économique de l'automne 2024 (EEA 2024), les économistes du secteur privé ne s'attendent pas à ce que l'économie canadienne tombe en récession.
- Nous surveillons la situation de près, et notre priorité demeure le soutien des secteurs directement touchés par les droits de douane américains, le maintien des flux d'investissements et le renforcement des chaînes d'approvisionnement au pays.
- Le budget de 2025 sera déposé le 4 novembre. Il sera ambitieux dans ses investissements et discipliné dans ses dépenses. Guidé par le principe de dépenser moins pour investir davantage, le gouvernement présentera son plan visant à établir un équilibre entre ses dépenses de fonctionnement quotidiennes et ses revenus. Cela permettra d'effectuer des investissements générationnels pour faire croître notre économie tout en maintenant les déficits en proportion de l'économie sur une trajectoire descendante.
- Le budget de 2025 présentera également la nouvelle approche du gouvernement en matière de budgétisation, qui distingue, et réoriente, les dépenses qui stimulent la formation de capital dans les secteurs public et privé. Cette démarche viendra compléter, et non remplacer, les rapports existants. Les Comptes publics du Canada continueront de suivre les Normes comptables pour le secteur public.
Renseignements supplémentaires
- Malgré une certaine résilience au titre des dépenses de consommation, le PIB réel a presque stagner au premier semestre de l'année, en raison d'une faiblesse notable des exportations et de l'investissement des entreprises.
- En raison des droits de douane américains et de l'incertitude commerciale persistante, les économistes du secteur privé ont réduit leurs prévisions de croissance du PIB réel à environ 1 % en 2025 et 2026, bien en dessous des prévisions de l'EEA 2024 (respectivement 1,9 % et 2,1 %). Cependant, les économistes du secteur privé ne s'attendent pas à ce que l'économie canadienne tombe en récession.
- Reflétant ces révisions à la baisse du PIB réel, le niveau du PIB nominal devrait être nettement inférieur à la projection de l'EEA 2024.
- Le déficit budgétaire 2024-2025 et le ratio dette fédérale-PIB publiés dans La revue financière de mars sont inférieurs à la projection de l'Énoncé économique de l'automne 2024 et à celle du Bureau du directeur parlementaire du budget (BDPB) dans ses Perspectives économiques et financières de septembre 2025.
- Au cours des quatre premiers mois de l'exercice 2025-2026, un déficit budgétaire de 7,8 milliards de dollars a été enregistré, comparativement à un déficit de 7,3 milliards de dollars déclaré pour la même période de 2024-2025.
- Les quatre premiers mois offrent peu d'indications sur le bilan de l'année dans son ensemble, en partie en raison de la volatilité du calendrier des revenus et des dépenses, ainsi que de l'incertitude commerciale persistante.
| 2024-2025 | |||
|---|---|---|---|
| Mars 2025 Revue financière | Énoncé économique de l'automne 2024 | Perspectives économiques et financières du DPB – septembre 2025 | |
| Solde budgétaire (milliards de dollars) | -43,2 | -48,3 | -51,7 |
| Dette fédérale (en pourcentage du PIB) | 41,4 | 41,9 | 41,7 |
| Remarque : La revue financière de mars a été publiée en mai et fournit des données cumulées pour 2024-2025 au 31 mars. Des estimations et ajustements supplémentaires sont effectués lors du processus de clôture des Comptes publics annuels. | |||
- Les Perspectives économiques et financières du BDPB ont été publiées le 25 septembre. Le BDPB prévoit que le déficit augmentera en 2025-2026, atteignant 68,5 milliards de dollars (2,2 % du PIB), ce qui traduit une croissance économique plus faible et des mesures supplémentaires qui réduisent les revenus et augmentent les dépenses. Le déficit devrait diminuer et s'établir à 1,6 % du PIB (59,2 milliards de dollars) en 2030-2031.
- Le BDPB prévoit que le ratio dette fédérale-PIB sera de 42,5 % du PIB en 2025-2026 et qu'il augmentera régulièrement par la suite, pour atteindre 43,7 % en 2028-2029 et au-delà. Selon cette projection, le ratio dette fédérale-PIB ne suivra plus une trajectoire décroissante sur la période de prévision (2024-2025 à 2030-2031).
Indicateurs financiers clés du Canada
- PIB nominal
- (Statistique Canada T2 2025) : 3,2 mille milliards de dollars
- Croissance du PIB réel
- (Juillet 2025) : 0,2 %
- (T2 2025, annualisé) : -1,6 %
- Taux d'inflation
- (Août 2025) : 1,9 %
- Dette fédérale
- (Prévisions de l'Énoncé économique de l'automne 2024 pour 2025-2026) : 1,32 mille milliards de dollars
- Taux de chômage
- (Août 2025) : 7,1 %
- Revenus
- (Prévisions de l'Énoncé économique de l'automne 2024 pour 2025-2026) : 516,2 milliards de dollars
- Dépenses
- (Prévisions de l'Énoncé économique de l'automne 2024 pour 2025-2026) : 558,3 milliards de dollars
- Déficit budgétaire
- (Prévisions de l'Énoncé économique de l'automne 2024 pour 2025-2026) : -42,2 milliards de dollars
- Charges de dette par rapport au PIB
- (Prévisions de l'Énoncé économique de l'automne 2024 pour 2025-2026) : 1,7 %
- Dette fédérale par rapport au PIB
- (Prévisions de l'Énoncé économique de l'automne 2024 pour 2025-2026) : 41,7 %
- Déficit par rapport au PIB
- (Prévisions de l'Énoncé économique de l'automne 2024 pour 2025-2026) : 1,3 %
Comparaison financière des pays du G7
Faits et chiffres clés
- Le Canada maintient le plus faible ratio déficit/PIB du G7.
- Selon le Moniteur budgétaire du FMI d'avril, le déficit des administrations publiques du Canada devrait passer de 2,1 % du PIB en 2024 à 1,9 % en 2025. Il devrait ensuite diminuer à 1,6 % en 2026 et atteindre seulement 0,8 % d'ici 2030.
- Le ratio de la dette nette au PIB du Canada est de loin le plus bas parmi les pays du G7, et même inférieur à celui de certains autres pays notés AAA, tels que les Pays-Bas et l'Australie.
- Le ratio de la dette nette au PIB du Canada devrait augmenter légèrement en 2025 (de 11,9 % en 2024 à 12,5 %)—comme ce sera le cas pour tous les pays du G7 sauf le Japon. Il devrait ensuite atteindre 14,2 % d'ici 2029, avant de reprendre sa baisse en 2030.
- Le fardeau de la dette nette du Canada est encore aujourd'hui plus faible que celui de tout autre pays du G7 avant la pandémie.
- Le Canada est également l'une des deux seules économies du G7, avec l'Allemagne, à détenir une cote AAA auprès d'au moins deux des trois grandes agences mondiales de notation de crédit.
- La solide position budgétaire du Canada signifie que nous avons la capacité de répondre aux défis économiques avec confiance—en soutenant les Canadiens aujourd'hui tout en investissant dans une économie plus résiliente, compétitive et inclusive pour l'avenir.
Renseignements supplémentaires
Selon le Moniteur des finances publiques d'avril 2025 du Fonds monétaire international (FMI) (une mise à jour est prévue à la mi-octobre), à 2,2 % du PIB en 2024, le déficit du Canada était le plus faible du G7 (tableau 8). Le ratio de la dette nette au PIB du Canada prévu pour 2024 est de 11,9 %, comparativement à la moyenne du G7, à l'exclusion du Canada, de 100,4 % (tableau 9). Pour ce qui est de la dette brute, qui exclut les importants actifs financiers du Canada, le pays se classe 3e au sein du G7. Sa dette brute devrait atteindre 112,5 % du PIB en 2025 avant de diminuer pour le reste de la période de prévision et atteindre 104,1 % du PIB d'ici 2030. Le ratio de la dette brute au PIB restera donc supérieur de 13,9 points de pourcentage à son niveau d'avant la pandémie.
La situation budgétaire du Canada se compare également très bien à celle de ses pairs d'un groupe élargi composé de 30 autres économies avancées, les ratios du déficit et de la dette nette au PIB étant parmi les plus bas (graphiques 1 et 2). Cette bonne tenue contraste fortement avec la situation budgétaire du Canada dans les années 1980 et au début des années 1990, époque où l'accumulation de déficits relativement importants avait alourdi rapidement le fardeau de la dette nette et détérioré l'avantage budgétaire du pays par rapport à bon nombre de pairs des économies avancées.
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Le Canada parmi les pays du G7 | ||||||||||||
| Canada | -0,02 | -10,9 | -3,1 | 0,6 | 0,1 | -2,2 | -1,9 | -1,6 | -1,4 | -1,2 | -1,0 | -0,8 |
| Japon | -3,0 | -9,1 | -6,1 | -4,2 | -2,3 | -2,5 | -2,9 | -3,1 | -3,3 | -4,0 | -4,6 | -5,3 |
| Allemagne | 1,3 | -4,4 | -3,2 | -2,1 | -2,5 | -2,8 | -3,0 | -3,5 | -3,9 | -4,1 | -4,3 | -4,4 |
| Italie | -1,5 | -9,4 | -8,9 | -8,1 | -7,2 | -3,4 | -3,3 | -2,8 | -2,6 | -2,4 | -2,5 | -2,5 |
| Royaume-Uni | -2,5 | -13,2 | -7,7 | -4,6 | -6,1 | -5,7 | -4,4 | -3,7 | -3,1 | -2,8 | -2,6 | -2,3 |
| France | -2,4 | -8,9 | -6,6 | -4,7 | -5,4 | -5,8 | -5,5 | -5,9 | -6,1 | -6,1 | -6,0 | -6,1 |
| États-Unis | -5,8 | -14,1 | -11,4 | -3,7 | -7,2 | -7,3 | -6,5 | -5,5 | -5,4 | -5,6 | -5,5 | -5,6 |
| Le Canada parmi les pays ayant la cote AAA | ||||||||||||
| Norvège | 6,5 | -2,6 | 10,3 | 25,5 | 16,6 | 12,8 | 13,2 | 11,3 | 10,8 | 10,5 | 10,1 | 9,7 |
| Danemark | 4,3 | 0,4 | 4,1 | 3,4 | 3,3 | 4,5 | 1,2 | 0,5 | 0,5 | 0,2 | -0,1 | -0,5 |
| Suisse | 1,3 | -3,0 | -0,3 | 1,2 | 0,1 | 0,6 | 0,3 | 0,2 | 0,2 | 0,2 | 0,1 | 0,1 |
| Luxembourg | 2,7 | -3,1 | 1,0 | 0,2 | -0,8 | 1,0 | -0,8 | -1,3 | -1,4 | -1,9 | -2,1 | -2,1 |
| Suède | 0,4 | -3,2 | -0,1 | 1,0 | -0,8 | -1,7 | -1,4 | -0,7 | 0,1 | -0,0 | -0,0 | 0,0 |
| Canada | -0,02 | -10,9 | -3,1 | 0,6 | 0,1 | -2,1 | -1,9 | -1,6 | -1,4 | -1,2 | -1,0 | -0,8 |
| Pays-Bas | 1,8 | -3,6 | -2,2 | 0,0 | -0,4 | -1,1 | -1,9 | -2,7 | -2,0 | -2,2 | -2,6 | -2,7 |
| Australie | -4,4 | -8,7 | -6,4 | -2,2 | -0,9 | -2,2 | -2,6 | -1,6 | -1,3 | -1,5 | -1,8 | -2,0 |
| Allemagne | 1,3 | -4,4 | -3,2 | -2,1 | -2,5 | -2,8 | -3,0 | -3,5 | -3,9 | -4,1 | -4,3 | -4,4 |
Les projections du FMI sont fondées sur les comptes nationaux des administrations publiques, qui comprennent les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et locaux, ainsi que le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec. Les prévisions de l'ensemble des administrations publiques ne sont pas directement comparables aux projections budgétaires fédérales. Source : Moniteur des finances publiques du FMI, avril 2025 |
||||||||||||
| 2019 | 2020 | 2021 | 2022 | 2023 | 2024 | 2025 | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Le Canada parmi les pays du G7 | ||||||||||||
| Canada | 8,7 | 16,3 | 14,2 | 13,6 | 14,4 | 11,9 | 12,5 | 13,2 | 13,6 | 13,9 | 14,2 | 14,1 |
| Allemagne | 39,8 | 45,3 | 46,3 | 46,3 | 46,2 | 47,7 | 49,6 | 51,6 | 53,7 | 56,0 | 58,6 | 61,3 |
| Royaume-Uni | 75,8 | 93,1 | 91,7 | 89,8 | 91,8 | 93,7 | 95,1 | 96,4 | 97,1 | 97,5 | 97,4 | 97,0 |
| États-Unis | 81,1 | 95,6 | 95,5 | 91,6 | 94,0 | 96,5 | 98,0 | 99,2 | 100,4 | 101,4 | 102,7 | 104,0 |
| France | 89,0 | 101,6 | 100,5 | 101,1 | 101,6 | 105,0 | 108,2 | 111,0 | 113,5 | 115,8 | 118,0 | 120,3 |
| Italie | 121,4 | 140,9 | 133,6 | 127,1 | 124,1 | 125,1 | 127,3 | 128,8 | 129,2 | 129,0 | 128,8 | 129,0 |
| Japon | 151,6 | 162,0 | 156,0 | 149,5 | 136,0 | 134,6 | 134,2 | 134,3 | 134,2 | 134,8 | 136,2 | 138,1 |
| Le Canada parmi les pays ayant la cote AAA | ||||||||||||
| Norvège | -74,2 | -79,0 | -83,1 | -63,6 | -110,6 | -154,6 | -163,3 | -169,0 | -173,7 | -178,1 | -182,1 | -185,3 |
| Danemark | 12,3 | 14,5 | 9,0 | 4,7 | 1,5 | -3,1 | -4,2 | -4,6 | -4,9 | -5,0 | -4,7 | -4,1 |
| Luxembourg | -14,1 | -10,5 | -10,7 | -7,8 | -6,1 | -5,6 | -4,0 | -2,2 | -0,5 | 1,3 | 3,0 | 4,4 |
| Suède | 5,7 | 9,4 | 8,6 | 8,9 | 8,1 | 10,2 | 12,1 | 13,1 | 13,3 | 13,3 | 13,3 | 13,1 |
| Canada | 8,7 | 16,3 | 14,2 | 13,6 | 14,4 | 11,9 | 12,5 | 13,2 | 13,6 | 13,9 | 14,2 | 14,1 |
| Suisse | 17,3 | 20,4 | 20,5 | 16,7 | 18,2 | 17,1 | 16,4 | 15,5 | 14,6 | 13,6 | 12,8 | 11,9 |
| Australie | 27,9 | 36,1 | 35,6 | 31,5 | 29,5 | 30,1 | 31,8 | 31,5 | 30,7 | 30,2 | 30,1 | 30,1 |
| Pays-Bas | 39,2 | 44,0 | 41,6 | 39,8 | 37,2 | 35,6 | 35,7 | 36,6 | 36,9 | 37,4 | 38,4 | 39,3 |
| Allemagne | 39,8 | 45,3 | 46,3 | 46,3 | 46,2 | 47,7 | 49,6 | 51,6 | 53,7 | 56,0 | 58,6 | 61,3 |
Remarque : Pour chaque variable, les pays sont classés en fonction de leurs chiffres projetés pour 2025. Les projections du FMI sont fondées sur les comptes nationaux des administrations publiques, qui comprennent les gouvernements fédéral, provinciaux, territoriaux et locaux, ainsi que le Régime de pensions du Canada et le Régime de rentes du Québec. Les prévisions de l'ensemble des administrations publiques ne sont pas directement comparables aux projections budgétaires fédérales. Pour la dette nette, les nombres négatifs signifient une position d'actif net. Source : Moniteur des finances publiques du FMI, avril 2025 |
||||||||||||
FMI – Dette nette de l'ensemble des administrations publiques, Canada et 30 autres économies avancées
FMI – Solde budgétaire de l'ensemble des administrations publiques, Canada et 30 autres économies avancées
Épicerie à prix abordable/inflation alimentaire
Faits et chiffres clés
- L'inflation alimentaire demeure élevée dans de nombreuses économies avancées — le Canada n'est pas le seul à le constater.
- Les pressions les plus courantes observées récemment sur les coûts comprennent la hausse des coûts d'expédition, les conditions météorologiques graves qui perturbent les principales récoltes et font grimper les prix des produits de base, ainsi que la dépréciation de la monnaie par rapport au dollar américain à la fin de 2024, qui a fait grimper les coûts d'importation.
- Le Canada n'est pas épargné, mais nous passons à l'action — au moyen de mesures ciblées en matière d'accessibilité et d'efforts visant à renforcer les chaînes d'approvisionnement ici au pays.
- Le gouvernement fédéral adopte une approche à plusieurs volets pour rendre les produits d'épicerie plus abordables pour les Canadiens, notamment :
- La modernisation de la Loi sur la concurrence pour soutenir un marché plus concurrentiel et contribuer à stabiliser les prix.
- La promotion du Code d'épicerie du Canada pour instaurer davantage d'équité, de transparence et de prévisibilité dans la chaîne d'approvisionnement alimentaire du Canada, dans l'intérêt des consommateurs.
- L'amélioration de la transparence des prix des aliments en élargissant l'accès aux données grâce au Carrefour de données sur les prix des aliments.
Renseignements supplémentaires
La hausse des prix des aliments est un phénomène mondial
Le sommet de la hausse des prix des aliments au Canada, qui a atteint 10,4 % en janvier 2023, venait au deuxième rang le plus bas du G7, après le Japon.
L'inflation alimentaire a atteint en moyenne 2,6 % au cours des huit premiers mois de 2025 – soit la troisième la moins élevée du G7 (tableau 10). Cela dit, au niveau de 3,4 % en août 2025, l'inflation des prix des aliments demeure élevée par rapport aux normes historiques (moyenne historique de 2,1 % pour la période 2012-2019).
Voici des facteurs expliquant l'inflation récente des prix des aliments :
- La dépréciation du dollar canadien à la fin de 2024 et au début de 2025, qui a fait grimper le coût des aliments importés.
- Une hausse des prix des produits agricoles et du bétail au cours de la dernière année, et notamment de mauvaises conditions météorologiques qui ont perturbé les récoltes de denrées comme le café et le cacao.
- La flambée des coûts d'expédition à l'échelle mondiale à la fin de l'année dernière, qui a contribué à la hausse des coûts des intrants.
- Des coûts élevés de distribution et de transformation, notamment les coûts liés à l'énergie et à la main-d'œuvre.
Bien que plusieurs de ces pressions se soient atténuées récemment, leurs effets différés continuent de se répercuter sur les prix à la consommation.
| Pays | Pour cent |
|---|---|
| France | 1,0 |
| Allemagne | 2,1 |
| É.-U. | 3,2 |
| Canada | 3,4 |
| Italie | 3,4 |
| R.-U. | 4,8 |
| Japon | 6,5 |
|
1 Septembre 2025 pour l'Allemagne et l'Italie, août 2025 pour tous les autres pays |
|
Modernisation du cadre de la concurrence
Dans le cadre de la Loi d'exécution de l'énoncé économique de l'automne 2023 et de la Loi sur le logement et l'épicerie à prix abordable, le gouvernement du Canada a modifié la Loi sur la concurrence afin d'aider à :
- mettre fin aux pratiques de grandes entreprises, y compris les épiceries, qui tirent profit de contrats et de baux pour étouffer la concurrence;
- mettre fin aux fusions anticoncurrentielles qui font monter les prix et réduisent les choix des Canadiens;
- sévir contre les pratiques anticoncurrentielles des grandes entreprises en position dominante qui font grimper les prix;
- mettre davantage l'accent sur les répercussions sur la main-d'œuvre dans l'analyse de la concurrence;
- empêcher les fabricants de refuser de fournir les moyens de réparer des appareils d'une façon anticoncurrentielle.
Code de conduite pour les épiceries
Afin de garantir que le Canada dispose d'une chaîne d'approvisionnement des épiceries résiliente et concurrentielle, qui profite à tous, le gouvernement considère également qu'un code de conduite pour les épiceries pourrait jouer un rôle important dans l'amélioration de la prévisibilité, de la transparence et des principes de traitement équitable.
En juillet 2024, le gouvernement a annoncé que tous les grands détaillants avaient accepté d'adhérer au code de conduite pour les épiceries. En janvier 2025, le Bureau du code de conduite pour le secteur des produits d'épicerie a annoncé la nomination de Karen Proud comme présidente et surintendante.
Le code devrait être pleinement mis en œuvre à compter du 1er janvier 2026. Un processus officiel de gestion des différends devrait également être mis en place à compter du 1er janvier 2026. D'autres détails sur ce processus seront communiqués à l'automne 2025.
Autres initiatives gouvernementales pour soutenir une épicerie à prix abordable
En novembre 2023, le gouvernement a lancé le Carrefour de données sur les prix des aliments, qui fournit aux Canadiens des renseignements plus détaillés sur les prix des aliments et aide les consommateurs à prendre des décisions éclairées concernant leurs achats d'aliments. Le Carrefour de données sur les prix des aliments est le fruit d'une collaboration entre Statistique Canada, Industrie, Sciences et Développement économique, et Agriculture et Agroalimentaire Canada.
Le Budget 2024 avait prévu 14,9 millions de dollars sur trois ans, à compter de 2024-2025, pour le Fonds des initiatives pour les communautés nordiques isolées (FICNI), à l'Agence canadienne de développement économique du Nord, à Développement économique du Canada pour les régions du Québec et à l'Agence de promotion économique de l'Atlantique.
Le FICNI soutient les entreprises alimentaires et agricoles, ainsi que d'autres organisations publiques et privées. Les investissements du FICNI soutiennent les initiatives alimentaires nouvelles et existantes visant à renforcer et à diversifier l'activité économique dans le Nord. Les projets axés sur la sécurité alimentaire pour les communautés autochtones ou d'autres personnes vulnérables sont prioritaires.
Abordabilité du logement
Faits et chiffres clés
- Notre gouvernement s'est engagé à rendre les logements plus abordables pour la population canadienne. C'est pourquoi l'une de nos premières mesures a été de déposer un projet de loi visant à éliminer la TPS sur l'achat d'une première maison d'une valeur maximale de 1 million de dollars, ainsi qu'à réduire la TPS sur l'achat d'une maison dont la valeur se situe entre 1 million de dollars et 1,5 million de dollars.
- Nous nous sommes également engagés à doubler le rythme de la construction résidentielle au cours de la prochaine décennie. Pour y arriver, nous mettrons sur pied le programme Maisons Canada pour catalyser l'industrie de l'habitation en fournissant du financement et des terrains, tout en soutenant la demande des fabricants grâce à l'achat en vrac.
- Cette mesure s'appuie sur les efforts et les investissements consentis au cours des dernières années, notamment pour réduire les obstacles locaux à la construction, soutenir davantage le développement par le régime fiscal, comme l'élimination de la TPS sur les logements construits expressément pour la location, et augmenter considérablement le financement à la disposition des constructeurs.
- Parallèlement, le gouvernement a pris des mesures pour aligner l'immigration permanente et temporaire sur la capacité de logement, notamment réduire les cibles d'admissions de résidents permanents de 21 % en 2025 et maintenir des admissions plus faibles jusqu'en 2027, et plafonner le nombre total de travailleurs étrangers et d'étudiants étrangers à moins de 5 % de la population canadienne d'ici 2027.
Renseignements supplémentaires
La plateforme du gouvernement comprenait un certain nombre d'engagements importants, notamment :
- lancer Créer Maisons Canada (MC);
- éliminer la TPS pour les acheteurs d'une première habitation sur les habitations neuves d'une valeur maximale de 1 million de dollars et alléger la TPS pour les acheteurs d'une première habitation sur les habitations neuves dont la valeur se situe entre 1 million et 1,5 million de dollars;
- remettre en place l'incitatif fiscal pour les immeubles résidentiels à logements multiples (IRLM);
- réduire de moitié les redevances d'aménagement municipales pour les bâtiments résidentiels à logements multiples pendant cinq ans, en travaillant avec les provinces et les territoires;
- ramener l'immigration à des niveaux soutenables afin de réduire la pression sur le logement, l'infrastructure publique et les services sociaux.
Le gouvernement fédéral a investi massivement dans le logement au cours des dernières années, notamment au moyen des mesures ci-dessous.
Budget de 2024
- Lancement d'un nouveau Plan pour construire des logements sur des terrains publics, y compris un Fonds d'acquisition de terrains publics de 500 millions de dollars.
- Financement supplémentaire de 15 milliards de dollars en prêts pour des immeubles d'habitation construits expressément pour la location dans le cadre du Programme de prêts pour la construction d'appartements, à compter de 2025-2026. Allié aux investissements annoncés dans l'EEA 2023, il porte le financement total du programme à plus de 55 milliards de dollars, dans le but de soutenir plus de 131 000 logements.
- Octroi de 6 milliards de dollars sur 10 ans, à compter de 2024-2025, pour lancer un nouveau Fonds canadien pour les infrastructures liées au logement, afin d'accélérer la construction et la mise à niveau des infrastructures essentielles au logement.
- Complément de 400 millions de dollars supplémentaires sur quatre ans au Fonds pour accélérer la construction de logements de 4 milliards de dollars, à partir de 2024-2025, afin d'accélérer la construction de 12 000 logements supplémentaires.
- Financement supplémentaire de 1 milliard de dollars pour le Fonds pour le logement abordable. Le financement total du programme est ainsi porté à plus de 15 milliards de dollars, pour soutenir la construction de 60 000 nouveaux logements et la rénovation/réparation de 240 000 autres logements.
- Annonce d'un nouveau Fonds canadien de protection des loyers de 1,5 milliard de dollars pour préserver et accroître l'offre de logements abordables.
- Investissement de 1,3 milliard de dollars sur quatre ans, à compter de 2024-2025, dans Vers un chez-soi : la stratégie canadienne de lutte contre l'itinérance.
- Annonce de 1,1 milliard de dollars sur cinq ans, à compter de 2024‑2025, pour une déduction pour amortissement accéléré visant les nouveaux projets d'immeubles de logements locatifs.
Énoncé économique de l'automne 2023
- Un financement sous forme de prêts d'un montant de 15 milliards de dollars pour des immeubles d'habitation construits expressément pour la location dans le cadre du Programme de prêts pour la construction d'appartements à compter de 2025-2026.
- Un montant de 4,565 milliards de dollars sur six ans pour éliminer la TPS sur les logements construits expressément pour la location, à compter de 2023-2024.
- Des contributions à hauteur de 1 milliard de dollars de contributions pour le Fonds pour le logement abordable (FLA) à compter de 2025-2026.
- Un montant de 50 millions de dollars pour soutenir l'application, par les municipalités, des restrictions concernant la location à court terme.
- Refus des dépenses dans le calcul des revenus tirés d'une location à court terme non conforme.
- Un montant de 309 millions de dollars en investissements supplémentaires pour le Programme de développement de coopératives d'habitation, à compter de 2025-2026.
- La Charte hypothécaire canadienne, qui souligne l'allégement hypothécaire sur mesure que le gouvernement s'attend à ce que les banques offrent aux emprunteurs qui éprouvent des difficultés financières associées à l'hypothèque sur leur résidence principale (bonifié par la suite dans le budget de 2024).
Gestion de l'immigration
- Le gouvernement a également pris des mesures pour aligner plus étroitement l'immigration permanente et temporaire sur la capacité en matière de logement.
- Le Plan des niveaux d'immigration de 2025-2027 réduit les cibles de résidents permanents du Canada de 21 % en 2025 et maintient des admissions plus faibles jusqu'en 2027 : 395 000 en 2025, 380 000 en 2026 et 365 000 en 2027.
- Le discours du Trône a réaffirmé la volonté du gouvernement de limiter à moins de 5 % de la population canadienne, d'ici 2027, le nombre total de travailleurs étrangers et d'étudiants internationaux présents au pays.
- Selon Statistique Canada, on dénombrait 3 millions de résidents non permanents vivant au Canada au 1er janvier 2025 (c'est-à-dire les titulaires de permis de travail et d'études et les membres de leur famille, ainsi que les demandeurs d'asile), ce qui représente 7,3 % de la population globale.
- Les cibles actualisées en matière d'immigration et les autres mesures adoptées en 2024 pour freiner la croissance démographique attribuable à l'immigration commencent à alléger la pression sur la demande en matière de logements.
Consultations prébudgétaires en vue du budget de 2025
Faits et chiffres clés
- Du 15 juillet au 3 septembre, le gouvernement du Canada a mené des consultations prébudgétaires dans 26 villes au pays, dans le cadre desquelles il a tenu près de 50 tables rondes et de 60 réunions bilatérales avec des intervenants.
- Les discussions ont porté sur le commerce intérieur, la mobilité de la main-d'œuvre, les répercussions des droits de douane américains, la fabrication et l'innovation, l'immigration et le logement abordable.
- Quelque 84 075 Canadiens et Canadiennes ont fait part de leurs points de vue dans un sondage en ligne lancé le 14 juillet au sujet du prochain budget.
Renseignements supplémentaires
- Le gouvernement du Canada a mené des consultations nationales en vue du budget de 2025 pour faciliter l'établissement du plan retenu par le gouvernement fédéral afin de soutenir les entreprises canadiennes, et les Canadiennes et Canadiens en cette période marquée par des défis mondiaux qui s'intensifient, tout en bâtissant l'économie la plus forte du G7.
- Le ministre des Finances et du Revenu national, le secrétaire d'État (Agence du revenu du Canada et institutions financières), ainsi que les secrétaires parlementaires Ryan Turnbull et Rachel Bendayan ont rencontré un large éventail de parties prenantes, dont des travailleurs, des chefs d'entreprise, des communautés autochtones, des syndicats et des innovateurs.
- Du 14 juillet au 28 août, près de 84 075 Canadiens ont participé à un sondage en ligne pour partager leurs opinions sur le budget à venir. Leurs commentaires ont porté sur l'édification d'une économie forte, la réduction du coût de la vie au quotidien, et le renforcement de la défense et de la sécurité du Canada.
- Le 23 août, le ministre des Finances et du Revenu national a annoncé sur CTV News que le budget fédéral serait présenté en octobre 2025. Le premier ministre a également déclaré qu'il s'agira « d'un budget d'austérité et d'investissement ».
Biographies des membres du comité
À propos du comité
Le Comité permanent des finances, aux termes de l'article 108 du Règlement de la Chambre des communes, a pour mandat de faire étude et enquête sur toutes les questions qui lui sont renvoyées par la Chambre et peut convoquer des personnes, exiger la production de documents et de dossiers, dans le cadre de l'exercice de son mandat.
Les comités permanents sont autorisés à faire une étude et présenter un rapport sur toutes les questions relatives au mandat, à l'administration et au fonctionnement des ministères qui leur sont confiés de temps à autre par la Chambre. Pour le Comité permanent des finances, il s'agit notamment du ministère des Finances et de l'Agence du revenu du Canada.
Le comité est également tenu d'examiner la politique budgétaire, comme le prévoit l'article 83.1 du Règlement, notamment les études sur les propositions concernant les politiques budgétaires du gouvernement et le budget lui-même. Le comité entreprend normalement ses consultations prébudgétaires au cours de la première semaine de séance de septembre et présente son rapport au plus tard l'avant-dernier jour de séance de décembre, comme le prévoit le par. 28(2) du Règlement.
Lors de chaque session parlementaire, le comité peut :
- entreprendre des consultations prébudgétaires;
- tenir des séances d'information organisées par des fonctionnaires ministériels au sujet des programmes fédéraux;
- examiner des dépenses prévues du ministère des Finances et de l'Agence du revenu du Canada;
- examiner des nominations par décret;
- examiner des rapports sur la politique monétaire du gouverneur de la Banque du Canada;
- examiner les mises à jour économiques et financières du ministre des Finances;
- examiner des projets de loi;
- entreprendre des études spéciales sur des sujets relevant de son mandat;
- examiner des rapports des sous-comités.
Parti conservateur
Sandra Cobena
Parti conservateur, Newmarket—Aurora (Ontario)
Biographie
Sandra Cobena a été élue pour la première fois députée de la circonscription Newmarket—Aurora en 2025.
Avant d'entrer en politique, Mme Cobena a travaillé comme cadre supérieure à la Banque TD. Son parcours professionnel inclut le conseil à des entreprises ontariennes sur une vaste gamme de stratégies financières liées aux fusions, acquisitions, croissance et restructuration.
Mme Cobena a immigré au Canada depuis l'Équateur alors qu'elle était adolescente. Elle détient une maîtrise en gestion de la London School of Economics et un diplôme spécialisé combiné en commerce mondial et finance de la Western University.
Aperçu des questions soulevées
À la Chambre, Mme Cobena a parlé des préoccupations liées à l'abordabilité, de la croissance économique et du soutien aux forces de l'ordre pour assurer la sécurité de la communauté.
Jasraj Singh Hallan, vice-président
Parti conservateur, Calgary Est (Alberta)
Porte-parole de l'opposition pour les finances
Biographie
Jasraj Singh Hallan est député de la circonscription Calgary Est depuis 2019. Il est le porte-parole de l'opposition pour les finances, poursuivant ce rôle depuis la 44e législature.
Avant son rôle de porte-parole aux finances, il a été porte-parole de l'opposition pour l'immigration, les réfugiés et la citoyenneté de 2021 à 2022. À ce titre, M. Hallan, dans le cadre de ses activités parlementaires, a beaucoup eu à traiter de questions liées au système d'immigration du Canada, aux arriérés et aux délais de traitement des demandes, ainsi qu'à la situation des travailleurs étrangers temporaires.
M. Hallan a grandi dans le nord-est de Calgary, où il a obtenu un diplôme en comptabilité du Southern Alberta Institute of Technology. Il détient le titre de maître constructeur certifié (Master Builder) et a dirigé une entreprise de construction résidentielle à Calgary.
Aperçu des questions soulevées
Les questions de M. Hallan se sont concentrées sur la gestion de l'économie par le gouvernement et son impact sur le niveau de vie (c'est-à-dire l'abordabilité et le produit intérieur brut (PIB) par habitant), les niveaux de productivité et la création d'emplois. Lors de la dernière séance, il a lancé une étude en comité sur l'impact de l'inflation et des taux d'intérêt sur les hypothèques.
M. Hallan a également manifesté de l'intérêt pour les secteurs de l'énergie et des ressources naturelles du Canada, notamment le pétrole et le gaz. Il a remis en question la réglementation gouvernementale du secteur et l'impact de l'élimination progressive des combustibles fossiles sur l'économie et les travailleurs. Conformément à la position de son parti, M. Hallan a plaidé pour l'abrogation de la Loi sur l'évaluation d'impact, de la Loi sur la Régie canadienne de l'énergie et de la Loi sur le moratoire relatif aux pétroliers.
Projets de loi et motions émanant d'un député
Lors de la 43e législature, M. Hallan a présenté le projet de loi C-304, Loi modifiant le Code criminel (manipulation psychologique), qui a été retiré du Feuilleton en raison des élections de 2021. Le projet de loi visait à faire de la manipulation psychologique une circonstance aggravante lorsqu'un tribunal impose une peine pour certaines infractions sexuelles, mais aussi à la considérer comme une pratique par laquelle le délinquant communique ou entretient des relations avec des victimes dans l'intention de les amener à participer à l'infraction.
Pat Kelly
Parti conservateur, Calgary Crowfoot (Alberta)
Biographie
Pat Kelly est député de la circonscription Calgary Crowfoot depuis 2015. Il est porte-parole de l'opposition associé pour le développement économique des Prairies et conseiller économique auprès du chef du Parti conservateur.
Avant son élection, M. Kelly travaillait comme courtier hypothécaire et était copropriétaire d'une société de courtage. Il a été président de l'Alberta Mortgage Brokers' Association et a siégé au Real Estate Council of Alberta, un organisme provincial de réglementation. Il a également enseigné la formation préalable à la licence à l'Université Mount Royal.
M. Kelly est diplômé de l'Université de Calgary avec un baccalauréat en sciences politiques.
Aperçu des questions soulevées
À la Chambre, M. Kelly a parlé de la situation économique du Canada, des obstacles réglementaires au développement des ressources naturelles et du logement abordable pour les militaires canadiens. Conformément à la position de son parti, il s'oppose à des dépenses gouvernementales supplémentaires et à des barrières réglementaires aux projets de ressources naturelles. Il a plaidé pour l'abrogation de la Loi sur l'évaluation d'impact, de la Loi sur la Régie canadienne de l'énergie et de la Loi sur le moratoire relatif aux pétroliers.
Projets de loi et motions émanant d'un député
Lors de la 44e législature, M. Kelly a présenté le projet de loi C-266, Loi modifiant la Loi sur l'accise et la Loi de 2001 sur l'accise (droits ajustés – bière, liqueur de malt, spiritueux et vin), qui a été retiré du Feuilleton en raison des élections de 2025. Le projet de loi visait à abroger ou à modifier les articles prévoyant des ajustements annuels aux droits imposés à la bière, à la liqueur de malt, aux spiritueux et au vin.
Éric Lefebvre
Parti conservateur, Richmond—Arthabaska (Québec)
Biographie
Éric Lefebvre a été élu pour la première fois député de la circonscription Richmond—Arthabaska en 2025. M. Lefebvre est le porte-parole de l'opposition associé pour les finances.
M. Lefebvre a auparavant été député à l'Assemblée nationale du Québec en représentant la circonscription d'Arthabaska de 2016 à 2025. Il a été membre de la Coalition avenir Québec (CAQ) jusqu'à ce qu'il siège comme indépendant en 2024. De 2018 à 2024, il a été whip en chef du gouvernement.
De 2001 à 2008, M. Lefebvre a été conseiller municipal à Victoriaville, au Québec. Il a quitté ce poste pour se présenter aux élections fédérales de 2008. Pendant cette période, il a travaillé comme assistant principal auprès de l'ancien ministre conservateur Denis Lebel.
Il détient un baccalauréat en éducation physique de l'Université du Québec à Trois-Rivières.
Aperçu des questions soulevées
À la Chambre, M. Lefebvre a sollicité de l'information sur la situation budgétaire et les projections du déficit du Canada.Bloc Québécois
Jean-Denis Garon, vice-président
Bloc Québécois, Mirabel (Québec)
Biographie
Jean-Denis Garon est député de la circonscription Mirabel depuis 2021. Il est porte-parole du Bloc Québécois pour les finances, le revenu national et l'aéronautique.
Au Parlement, M. Garon a précédemment été vice-président du Comité permanent de l'industrie et de la technologie (INDU) et du Comité mixte permanent d'examen de la réglementation. Il a également été porte-parole du Bloc Québécois pour l'industrie et l'entrepreneuriat.
Avant d'entrer en politique, M. Garon était professeur d'économie à l'École de gestion de l'Université du Québec à Montréal (UQAM), enseignant aux niveaux baccalauréat, maîtrise et doctorat. De plus, il a été chroniqueur économique et commentateur pour le Journal de Montréal, TVA, QUB radio, CKOI, entre autres médias. Il a également été vice-président du transfert de connaissances au CIRANO (Centre interuniversitaire de recherche en analyse des organisations), un centre de recherche basé au Québec.
M. Garon est titulaire d'un doctorat en économie de l'Université Queens, ainsi que d'un baccalauréat et d'une maîtrise en économie de l'UQAM.
Aperçu des questions soulevées
À la Chambre, M. Garon s'est exprimé sur divers sujets, notamment la fraude fiscale, la protection des renseignements personnels et des données, le soutien aux petites entreprises et la lutte contre les changements climatiques. Il a exprimé des inquiétudes quant à l'impact du système bancaire ouvert sur les coopératives de crédit et les institutions financières réglementées par les provinces, soutenant que la participation devrait être optionnelle pour celles-ci. Selon son site Web, ses priorités incluent l'augmentation du Transfert canadien en matière de santé, l'inscription automatique au Supplément de revenu garanti, la création d'un crédit d'impôt pour les travailleurs aînés, la fin des subventions aux combustibles fossiles et l'élaboration d'une stratégie nationale pour l'aérospatiale. Conformément à la position de son parti, il défend les intérêts du Québec et une autonomie accrue sur ses propres affaires.
Projets de loi et motions émanant d'un député
Au cours de la 44e législature, M. Garon a présenté le projet de loi C-290, Loi modifiant la Loi sur la protection des fonctionnaires divulgateurs d'actes répréhensibles et apportant une modification corrélative à la Loi sur les conflits d'intérêts, qui a été retiré du Feuilleton en raison des élections de 2025. Le projet de loi visait à étendre l'application de la Loi à d'autres catégories de fonctionnaires et à prolonger le délai pour déposer une plainte en matière de représailles.
Parti libéral
L'honorable Karina Gould, présidente
Parti libéral, Burlington (Ontario)
Biographie
Karina Gould est députée de la circonscription Burlington depuis 2015.
Au Parlement, elle a occupé plusieurs fonctions, notamment celle de chef du gouvernement à la Chambre, ainsi que ministre des Familles, des Enfants et du Développement social, ministre du Développement international et ministre des Institutions démocratiques.
Avant d'entrer en politique, Mme Gould a travaillé comme spécialiste du commerce et de l'investissement pour la Délégation commerciale du Mexique à Toronto, consultante pour le programme Migration and Development (Migration et développement) de l'Organisation des États américains à Washington, D.C. Elle a aussi passé un an à faire du bénévolat dans un orphelinat au Mexique.
De plus, elle a fait du bénévolat dans sa communauté pour plusieurs organismes, dont le Iroquoia Bruce Trail Club, la section de Burlington de la Fédération canadienne des femmes diplômées des universités, la Mississauga Furniture Bank, Halton Women's Place, entre autres.
Mme Gould a fréquenté l'Université McGill et l'Université d'Oxford.
Aperçu des questions soulevées
Dans le cadre de ses fonctions de présidente du comité, Mme Gould veille au maintien de l'ordre et au respect des procédures. Elle n'intervient généralement pas pour exprimer son point de vue sur un sujet donné ou poser des questions aux témoins.
Carlos Leitão
Parti libéral, Marc-Aurèle-Fortin (Québec)
Biographie
Carlos Leitão a été élu pour la première fois député dans la circonscription Marc-Aurèle-Fortin en 2025.
M. Leitão a auparavant été député à l'Assemblée nationale du Québec en représentant la circonscription Robert-Baldwin de 2014 à 2022. Il était membre du Parti libéral du Québec et a été ministre des Finances du Québec de 2014 à 2018.
M. Leitão a travaillé dans le secteur financier pendant plus de 30 ans. Il a occupé différents postes à la Banque Royale du Canada avant de devenir économiste en chef des Valeurs mobilières Banque Laurentienne en 2003.
M. Leitão a immigré avec sa famille au Canada en 1975 en provenance du Portugal. Il détient un baccalauréat en économie de l'Université McGill.
Aperçu des questions soulevées
À la Chambre, M. Leitão a parlé de la nécessité de diversifier le commerce et de soutenir les entreprises en raison des droits de douane américains.
Kent MacDonald
Parti libéral, Cardigan (Île-du-Prince-Édouard)
Biographie
Kent MacDonald a été élu pour la première fois député de la circonscription Cardigan en 2025.
Avant d'entrer en politique, M. MacDonald exploitait Pondsedge Farms, l'exploitation laitière et bovine de sa famille. Il a été administrateur, vice-président et président de Dairy Farmers of PEI, ainsi que directeur et vice-président de la Fédération de l'agriculture de l'Î.-P.-É.
Aperçu des questions soulevées
Dans la presse, M. MacDonald a exprimé son soutien à la suppression des barrières commerciales interprovinciales, à l'augmentation des dépenses de défense et à la défense de la gestion de l'approvisionnement. Il a également manifesté de l'intérêt pour l'état des quais locaux après les dommages causés par l'ouragan Fiona.
Jake Sawatzky
Parti libéral, New Westminster—Burnaby—Maillardville (Colombie-Britannique)
Biographie
Jake Sawatzky a été élu pour la première fois député de la circonscription New Westminster—Burnaby—Maillardville en 2025.
M. Sawatzky a obtenu un baccalauréat en neurosciences de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC) en 2024. Pendant son passage à l'UBC, il était membre de la fraternité Beta Theta Pi et a été coprésident de leur événement annuel de hockey, « Drop the Puck for Mental Health », pour recueillir des fonds pour l'Association canadienne pour la santé mentale.
Aperçu des questions soulevées
Dans la presse, M. Sawatzky a parlé de santé mentale et de dépendance, de logements abordables et de sécurité publique.
Ryan Turnbull
Parti libéral, Whitby (Ontario)
Secrétaire parlementaire du ministre des Finances et du Revenu national et du Secrétaire d'État (Agence du revenu du Canada et institutions financières)
Biographie
Ryan Turnbull est député de la circonscription Whitby depuis 2019. Il est secrétaire parlementaire du ministre des Finances et du Revenu national ainsi que du secrétaire d'État (Agence du revenu du Canada et institutions financières).
Au Parlement, M. Turnbull a auparavant été secrétaire parlementaire du ministre de l'Innovation, des Sciences et de l'Industrie ainsi que du vice-premier ministre et ministre des Finances.
Avant d'entrer en politique, M. Turnbull a enseigné dans divers établissements postsecondaires au Canada et à l'étranger. Il a enseigné l'éthique des affaires en ce qui concerne la responsabilité sociale des entreprises à la Ted Rogers School of Business Management. M. Turnbull a fondé une société de conseil en gestion, Eco-Ethonomics Inc., axée sur l'innovation sociale et l'éthique. L'entreprise a réalisé plus de 350 contrats sur des projets tels que la prévention de la violence fondée sur le sexe, le renforcement de la santé mentale et de la résilience des jeunes, ainsi que la surveillance environnementale.
M. Turnbull détient un baccalauréat et une maîtrise en philosophie de l'Université Carleton.
Aperçu des questions soulevées
En tant que secrétaire parlementaire, le rôle de M. Turnbull au sein du comité vise à soutenir le travail du ministre et à lancer des études en comité sur la législation dirigée par le ministère. Cela dit, il a régulièrement posé des questions aux témoins sur divers sujets, notamment la lutte contre les changements climatiques, la finance durable et le soutien aux petites entreprises.