Ellen Desmond à la conférence annuelle de la Canadian Communication Systems Alliance (CCSA)

Discours

St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador
Le 11 septembre 2023

Ellen Desmond, conseillère pour la région de l’Atlantique et le Nunavut
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC)

Le discours prononcé fait foi

Merci pour cette gentille introduction.

Je commencerai par rappeler que nous sommes réunis sur le territoire traditionnel non cédé des Béothuks et des Mi’kmaq. Je remercie ces Nations et je rends hommage à leurs Aînés.

Je tiens également à remercier Jay Thomson, le directeur général sortant de la CCSA, pour le dynamisme dont il a fait preuve au cours des six dernières années. Au CRTC, nous connaissons bien Jay, évidemment. Il a commencé sa carrière chez nous, une carrière qui l’a également vu contribuer à la Canadian Media Producers Association (CMPA) et à l’Association canadienne des radiodiffuseurs (ACR). Jay, votre carrière a été couronnée de succès – nous vous souhaitons le meilleur pour votre retraite. Nous nous réjouissons également de travailler avec la personne qui vous succédera.

C’est avec plaisir que je participe à la toute première conférence de la CCSA à Terre-Neuve, et ce, pour plusieurs raisons. En tant que conseillère régionale représentant les régions de l’Atlantique et du Nunavut, et en tant que résidente des Maritimes, je trouve merveilleux que les délégués aient l’occasion de visiter cette magnifique région du pays.

J’espère que vous prendrez le temps de profiter de cette belle province et d’explorer tout ce que Terre-Neuve a à offrir.

Une autre raison pour laquelle j’apprécie le choix de l’emplacement de la CCSA est liée à l’histoire des télécommunications au Canada. C’est à Terre-Neuve qu’ont été posés plusieurs des jalons les plus importants de notre industrie : les premiers câbles télégraphiques et téléphoniques reliant l’Europe à l’Amérique du Nord, par exemple. Et à environ quatre kilomètres d’ici, Marconi a reçu le premier signal transatlantique sans fil. Chacune de ces avancées technologiques a marqué le début d’une nouvelle ère pour notre industrie et pour la population canadienne. Aujourd’hui, l’innovation technologique promet de nous faire entrer encore une fois dans une nouvelle ère. Il n’y a certainement pas de meilleur endroit pour discuter de l’avenir des télécommunications qu’à l’ombre de Signal Hill, lors d’une conférence qui marque une nouvelle étape importante.

Il y a trente ans, un groupe d’entrepreneurs indépendants du Canada atlantique a fondé la CCSA. Ils ont installé un bureau dans une arrière-salle de Fundy Cable à Saint John, au Nouveau-Brunswick. Originaire de Saint John, j’ai de bons souvenirs de Fundy Cable. Fundy Cable a été responsable, après tout, d’apporter le monde de la câblodistribution à plusieurs d’entre nous sur la côte est.

Et c’était tout un monde! Le numéro de décembre 1993 du Guide TV pour le Canada atlantique répertoriait un total de 45 chaînes, et les 45 chaînes n’étaient pas toutes disponibles partout. Bien sûr, le nombre de chaînes – ainsi que le nombre de façons dont les téléspectateurs peuvent y accéder – n’ont cessé d’augmenter depuis. L’année 1993 a également été marquée par l’introduction de Mosaic, le premier navigateur Web capable d’afficher des images en même temps que du texte. À l’époque, Internet n’en était qu’à ses balbutiements et n’était connu que des programmeurs informatiques et des passionnés de technologie. Peu de gens auraient pu deviner à quel point Internet allait changer les télécommunications.

Le début des années 1990 a également été une période de changements réglementaires importants pour notre industrie. C’est en 1993 que le Parlement a adopté la première législation complète sur les télécommunications au Canada. La Loi sur les télécommunications a largement créé l’environnement réglementaire dans lequel nous opérons aujourd’hui.

À l’époque, le CRTC s’efforçait de moderniser la Loi sur la radiodiffusion, relativement récente, face aux technologies émergentes, notamment la télévision directe par satellite. Comme beaucoup d’entre vous s’en souviennent, certains ont qualifié les satellites « d’étoiles de la mort » et ont affirmé que l’ère de la télévision par câble serait bientôt révolue. Bien sûr, nous reconnaissons aujourd’hui qu’Internet a eu des répercussions bien plus importantes sur notre industrie.

La vérité est que de nouvelles technologies émergent sans cesse et qu’il est pratiquement impossible de prédire lesquelles domineront. Cela est particulièrement vrai pour les médias de communication. Aujourd’hui, les gens peuvent accéder à leurs émissions et à leur musique préférées de plus de façons que jamais auparavant. Chaque technologie présente des avantages et des inconvénients uniques, et les fournisseurs se font concurrence sur cette base.

Ce n’est pas une nouveauté pour les membres de la CCSA, bien sûr. Les membres fondateurs de la CCSA ont reconnu les occasions créées par les nouvelles technologies et ont compris que la collaboration était le meilleur moyen de tirer parti de ces dernières.

Votre capacité constante à identifier et à déployer les technologies qui répondent le mieux aux besoins des clients a toujours été la clé de votre succès et de votre évolution, comme en témoigne la récente augmentation du nombre de membres de la CCSA, soit 20 % au cours des 16 derniers mois seulement. La croissance a été largement alimentée par les fournisseurs de services Internet qui proposent désormais des services de télévision. Le succès de la CCSA prouve une fois de plus qu’une collaboration efficace est la meilleure stratégie pour s’adapter aux changements technologiques.

L’organisation de conférences comme celle-ci est un autre exemple de la valeur considérable de la CCSA. La conférence est l’occasion de prendre des nouvelles des autres membres, d’examiner les derniers développements et de forger de nouveaux partenariats. Avec l’évolution rapide du secteur des communications au Canada, ces partenariats sont essentiels pour aller de l’avant.

Ce message est apparu clairement dans le discours prononcé par Mme Vicky Eatrides, présidente et première dirigeante du CRTC, à Banff il y a quelques mois. Pour décrire l’approche du Conseil en matière de changement, Mme Eatrides a cité un proverbe bien connu : « Si vous voulez aller vite, allez-y seul ». « Si vous voulez aller loin, allez-y ensemble ».

Pour que l’industrie canadienne des communications puisse aller loin, le CRTC continuera à collaborer avec toutes les parties prenantes. En fin de compte, nous servons tous le même client – et le succès continue de reposer sur notre capacité à bien servir la population canadienne.

En tant qu’organisme de réglementation, le CRTC cherche à protéger l’intérêt public. Nous voulons également que le Canada dispose d’un système de communication accessible et de classe mondiale qui favorise l’innovation et enrichit la vie de toutes les personnes au Canada. La vaste géographie de ce pays ainsi que la taille et l’emplacement de nos collectivités font qu’il est difficile de fournir des services de qualité supérieure, axés sur la clientèle, de manière rentable, particulièrement dans les régions éloignées.

Le CRTC reconnaît que l’évolution technologique est inévitable. Notre tâche consiste à mettre en place la structure et les outils réglementaires qui permettent aux fournisseurs de services et aux radiodiffuseurs de réussir et de répondre aux besoins de toute la population canadienne.

La CCSA et les organisations qui lui ressemblent ont un rôle essentiel à jouer en participant au processus réglementaire.

L’avis de la CCSA, par exemple, a influencé la décision du CRTC en février dernier concernant l’accès aux poteaux téléphoniques. Faciliter l’accès aux poteaux téléphoniques est essentiel pour développer les services à large bande. La décision soutient l’objectif mentionné du gouvernement du Canada de veiller à ce que toute la population canadienne puisse avoir accès aux services Internet haute vitesse d’ici 2030. Nous estimons la soumission de la CCSA.

Nous estimons également la contribution de la CCSA à notre examen du Fonds pour la large bande. Le Fonds a déjà engagé plus de 225 millions de dollars afin d’améliorer les services dans plus de 200 collectivités. Bien qu’il s’agisse d’un progrès important, un examen a été lancé en mars dans le but d’améliorer le Fonds et de brancher encore plus de Canadiens à Internet haute vitesse et aux services mobiles, en particulier dans les zones rurales. À ce sujet, nous évaluons actuellement les propositions que nous avons reçues à la suite de notre troisième appel à demandes.

Les contributions des parties prenantes aux consultations du CRTC permettent de garantir que notre système réglementaire est suffisamment souple pour s’adapter aux nouvelles technologies, comme la 5G. Le déploiement de la 5G nécessitera une abondance de petites cellules pour augmenter les vitesses d’accès. L’installation de ces petites cellules sur les poteaux téléphoniques, les lampadaires, les réverbères et d’autres infrastructures devrait poser un certain nombre de défis. Le CRTC est conscient de ces défis et je m’attends à ce que nous devrons examiner ceci à l’avenir.

La nouvelle Loi sur la radiodiffusion nous offre également une occasion unique de travailler ensemble à un moment où la diffusion en continu façonne le nouveau paysage concurrentiel. Nous savons que cette question préoccupe particulièrement les petits acteurs du système de radiodiffusion. Nous devons continuer à veiller à ce que les collectivités locales aient accès aux nouvelles locales et à ce que notre système de radiodiffusion soutienne la diversité des régions et des voix qui composent notre pays.

En travaillant ensemble, je suis convaincue que nous pourrons relever les nombreux défis auxquels notre secteur est confronté et continuer à satisfaire nos clients à l’ère numérique.

Le CRTC vise à garantir que le système dans son ensemble offre des occasions à tous les acteurs, quelle que soit leur taille. Pour réussir, nous devons, en permanence, recevoir l’apport de groupes comme la CCSA, ainsi que de chaque Canadien. Vos idées sont essentielles. Comme l’a dit le Mahatma Gandhi, « L’avenir dépend de ce que nous faisons dans le présent ».

Les contributions que les groupes industriels apportent aujourd’hui aident le CRTC à construire un meilleur cadre réglementaire pour l’avenir.

Il y a trente ans, peu de gens auraient pu imaginer les changements qui se sont produits : Internet, par exemple, et la connectivité mobile. Et personne ne peut prédire avec précision ce que les 30 prochaines années nous réservent. Cela dit, nous disposons aujourd’hui d’une multitude d’occasions passionnantes. Une large collaboration entre des groupes industriels comme la CCSA nous permet de maximiser ces occasions et d’obtenir des résultats pour la population canadienne.

Le travail de votre organisation est essentiel et vous êtes un partenaire estimé du système réglementaire.

En tant qu’organisation, vous êtes restés fidèles à vos racines, en faisant entendre la voix des fournisseurs ruraux et des Canadiens tout au long du processus réglementaire. Le CRTC estime la CCSA comme un partenaire précieux dans la poursuite de l’amélioration de notre système de communication. Nous nous réjouissons de poursuivre ce dialogue dans les années à venir – en avançant ensemble, je suis confiante que nous continuerons à aller loin.

Merci à nouveau de m’avoir donné l’occasion de participer aujourd’hui et bonne conférence.

Personnes-ressources

Relations avec les médias
819-997-9403

Renseignements généraux
819-997-0313
Numéro sans frais 1-877-249-CRTC (2782)
Ligne ATS 819-994-0423

Restez branchés
Suivez-nous sur Twitter @CRTCfra
Aimez-nous sur Facebook

Détails de la page

Date de modification :