ARCHIVÉE - Se préparer à faire face à des événements menaçants ou stressants : Guide pratique pour les employés

Avis au lecteur :
Cette page contient un extrait du document qui a été publié. En 2010, le Programme de santé au travail et de sécurité du public (
PSTSP
) est devenu la Direction des mesures d'urgence et de la santé au travail (
DMUST
).

Table des matières

1. Objet du Guide pratique électronique pour les employés

Le présent guide pratique est conçu pour aider les employés à jouer un rôle actif afin de :

  • renforcer leur résilience face aux événements menaçants ou stressants. L'état de préparation et la connaissance renforcent notre endurance et notre volonté innées de survivre et de vivre pleinement après des événements traumatiques ou potentiellement traumatiques;

  • renforcer la connaissance sur ce qu'il faut faire à la suite d'événements menaçants ou stressants. Vous pouvez faire beaucoup par la suite afin d'atténuer vos réactions à court et à long terme face à un événement.

2. Avant et pendant un événement et le renforcement de la résilience

La résilience est la capacité humaine de maintenir un état d'équilibre et des niveaux positifs de comportements psychologique et physique face à des événements tragiques. La grande majorité des gens ayant subi un événement traumatique ou potentiellement traumatique continuent de vivre des expériences émotives positives et ne manifestent que quelques signes d'égarement mineurs ou temporaires au niveau de leur comportement.

2.1 Être conscient et améliorer vos points forts, compétences et autonomie personnels

Il existe de nombreux moyens personnels que vous pouvez utiliser afin de maintenir votre équilibre et de renforcer votre endurance face à des événements très pénibles. Étant donné l'aspect important qu'ils revêtent, vous devez en être conscient et les améliorer dans la mesure du possible.

  1. Endurance
    Être décidé à trouver une signification et un objet à la vie, être persuadé que vous pouvez influer sur l'issue d'un « événement » et que vous pouvez apprendre et vous améliorer à la suite d'événements positifs ou négatifs vous aideront à retrouver un sentiment de contrôle.

  2. Amélioration de soi
    Une véritable estime de soi, pouvoir déterminer vos besoins personnels face à des événements qui vous menacent directement et le maintient des réseaux sociaux actifs vous aideront à renforcer votre résilience.

  3. Contrôle émotionnel
    Au cours d'un événement menaçant, une certaine répression émotionnelle et une négation de la réalité peuvent se révéler très utiles. À long terme, cependant, il n'est pas constructif d'écarter les pensées, les sentiments et les souvenirs pénibles. Il vaut mieux trouver quelqu'un avec qui vous serez à l'aise de parler.

  4. Les émotions positives et le rire
    Les émotions positives (gratitude, intérêt, amour, etc.) et le rire sont des façons de se protéger qui vous permettent de faire face à l'adversité.

  5. Participation à des activités ayant un but
    Le fait de participer à des activités, aussi restreintes soient-elles, destinées à améliorer les choses pour vous-même et pour les autres est de nature à vous renforcer et à susciter l'espoir. Le fait d'agir est un puissant moyen de triompher de l'absurdité du traumatisme et d'autres circonstances négatives.

(Bonanno; Janoff-Bulman; Lightsey)

2.2 Entretenir des rapports de soutien au niveau émotionnel à la maison comme au travail

Les humains sont des êtres naturellement sociaux, et les rapports avec d'autres personnes qui comptent pour nous constituent une fonction centrale qui nous aide à rebondir dans les situations de grand stress ou de traumatisme et nous permettent de trouver un sens à la catastrophe ou à la tragédie.

On a aussi remarqué que le lieu de travail offre un haut degré de soutien émotionnel. Le fait de participer avec vos collègues et votre superviseur à la préparation et à l'élaboration d'un plan d'action en cas d'urgence est l'un des moyens qui vous permettront de vous préparer à faire face aux événements traumatiques qui pourraient survenir en milieu de travail.

Le fait de maintenir le contact avec les autres nous donne le sentiment d'être moins seuls, lorsqu'un événement se produit, et nous aide à déterminer nos réactions face aux événements. Il faut se réconforter mutuellement. Pensez aux gens qui, dans votre réseau social, ont actuellement le plus d'importance dans votre vie. Pensez à votre famille, à vos amis, à votre partenaire, à vos collègues ou à des professionnels comme votre médecin de famille. Assurez-vous que vous avez leur numéro de téléphone à la maison et au travail. Examinez ce que vous faites pour maintenir votre réseau social et déterminez si vous devez vous rapprocher davantage d'autres personnes dans votre vie.

Si vous avez des enfants, passez plus de temps avec eux. Posez-leur des questions au sujet de leurs réactions face à l'événement. Les changements soudains dans les habitudes familiales, ainsi que les craintes et les angoisses dues à leur exposition à une catastrophe, peuvent modifier le comportement des enfants et des adolescents. Faites-les participer aux activités de rétablissement. Les petits enfants, en particulier, ont besoin de plus d'attention physique, d'être pris dans les bras et d'être rassurés. Pour plus de renseignements sur la façon  d'aider les enfants et les adolescents à surmonter l'épreuve, visitez le  site Web du Bureau des services d'interventions d'urgence de l'Agence de santé publique du Canada.

2.3 Vous tenir au courant de ce qui se passe dans votre milieu

Le fait d'être le mieux informé possible au sujet de la catastrophe ou de l'événement traumatique, d'avoir un plan d'action en cas d'urgence (y compris le fait d'être au courant du plan d'action en cas d'urgence de votre lieu de travail ainsi que de créer un plan d'action en cas d'urgence pour vous-même et pour votre famille) et de connaître vos ressources personnelles, les ressources disponibles dans votre collectivité et votre lieu de travail contribuent à vous donner un sentiment de contrôle, de force et résilience. Après l'événement, le fait de chercher à comprendre ce qui est arrivé peut être déterminant pour votre rétablissement. Le fait de partager avec les autres ce dont vous avez été témoin peut aussi vous aider à mieux évaluer ce qui est arrivé ainsi que les conséquences pour vous-même et pour les autres.

2.4 Être conscient des réactions émotionnelles, physiques et comportementales typiques face aux traumatismes et connaître vos réactions personnelles face au stress

Un « traumatisme » est une blessure. Comme dans le cas d'une blessure physique, le traumatisme peut peser lourdement sur « l'organisme ». Il peut provoquer des blessures émotionnelles qui sont douloureuses et qui mettent du temps à se cicatriser. Le rétablissement exige par conséquent de la patience avant que vous ne commenciez à ressentir et à exprimer vos réactions et à vous rapprocher de ceux qui peuvent vous soutenir et recevoir votre soutien. Grâce au soutien de la famille et des amis, les gens peuvent se rétablir sans problèmes en peu de temps.

En fait, la plupart des gens subissent des perturbations temporaires à la suite d'un événement particulièrement pénible, et ils sont nombreux à ne pas subir une blessure particulièrement durable et à reprendre leur fonctionnement normal assez rapidement.

Ceci dit, chaque fois que nous considérons que notre vie est menacée, notre instinct de survie inné se manifeste de façon automatique. Notre corps et notre esprit se mobilisent et se disposent à combattre le danger ou à s'en éloigner. Voici une liste des réactions typiques qui se manifestent chaque fois que nous sommes en mode de réaction de combat ou de fuite.

  1. Réactions de votre organisme : au départ, vous pouvez avoir :

    • un rythme cardiaque et une respiration rapides;
    • les mains moites;
    • un estomac dérangé et de la diarrhée;
    • la bouche sèche, un noeud à l'estomac et un tremblement incontrôlable;
    • de la tension musculaire, de la douleur et de l'incapacité à vous détendre.

  2. Réactions au niveau de la pensée

    • confusion, désorientation, incapacité à vous concentrer;
    • négation, incrédulité, sentiment d'irréel, détachement;
    • conscience aiguë de certains détails;
    • illusion de se trouver au centre des événements;
    • étourdissement, perplexité.

    Plusieurs jours ou plusieurs semaines après l'événement, vous aurez toujours de la difficulté à ne plus penser à l'événement, à vous rappeler les choses quotidiennes et vous vous sentirez désorienté aussi bien au travail qu'à la maison. Vous pourrez avoir des rappels éclairs de l'événement et beaucoup de difficulté à prendre des décisions.

  3. Réactions au niveau de ce que vous ressentez

    • peur, angoisse, choc;
    • impuissance, détresse;
    • horreur, terreur, colère;
    • engourdissement;
    • sentiment de perte;
    • sentiment de fragilité et de vulnérabilité, sentiment d'abandon.

    Des jours et des semaines après l'événement, vous pouvez craindre qu'un événement similaire ne se produise. S'il y a eu des pertes de vie ou des blessures, vous pouvez avoir un sentiment de culpabilité parce que vous êtes encore en vie, de colère pour l'absurdité et l'injustice de l'événement ainsi que de tristesse pour les pertes et de l'angoisse face à l'avenir. Vous pouvez vous sentir incapable de rire ou d'éprouver du plaisir ou vous sentir constamment inquiet, nerveux ou contrarié. Vous pouvez vous sentir désespéré face à l'avenir et détaché et indifférent au sujet des autres.

  4. Réactions au niveau de votre comportement : au début, vous pouvez :

    • essayer de confirmer le danger, de vous mettre à l'abri ou essayer de fuir;
    • chercher quelqu'un pour vous aider ou vous conseiller;
    • protéger ou sauver votre famille ou vos collègues;
    • perdre vos moyens, perdre connaissance, pleurer, crier ou faire la même chose sans arrêt.

    Après un certain temps, vous pouvez :

    • vous isoler de votre famille et de vos amis;
    • négliger de faire des exercices, d'adopter un régime alimentaire sain, de pratiquer une sexualité saine et de prendre régulièrement soin de vous-même;
    • dépendre du tabac, de l'alcool ou de la nourriture pour surmonter l'épreuve.

Pour plus de renseignements sur la façon de surmonter votre stress, prière de vous adresser à votre PAE.

2.5 Mener une vie saine et prendre bien soin de soi avant une tragédie

Il existe un certain nombre de situations potentiellement prolongées au cours desquelles les fonctionnaires peuvent travailler en mode de réaction à une crise, notamment en situation de pandémie et lors d'autres catastrophes. Dans le cadre de leur travail, les fonctionnaires fédéraux peuvent être appelés à fournir un large éventail de services communautaires. Dans ces cas-là, le fait d'avoir un plan d'autonomie en matière de santé peut se révéler particulièrement important.

Un style de vie qui renouvelle et soutient la santé émotionnelle et physique exige de vous que vous soyez conscient des facteurs clés qui vous aideront à maintenir et à renouveler votre énergie. Mettez au point un plan d'autonomie en matière de santé adapté à vos besoins particuliers, déterminez les moyens qui vous permettront d'améliorer et de maintenir votre niveau d'énergie afin de prendre soin de vous-même en cas de catastrophe ou d'événement menaçant. Parmi les éléments à prévoir lors de vos préparatifs figurent les suivants :

  1. Maintenir les habitudes qui caractérisent votre style de vie

    Les tâches et habitudes quotidiennes sont souvent accomplies sans trop y penser. Ces habitudes sont des contributions importantes pour le maintien du bien-être émotionnel et physique. Déterminez si vous devez revoir les priorités pour vos activités quotidiennes et maintenez toutes les habitudes saines possibles chaque fois que vous traversez une période de travail intense ou que vous faites face à un stress excessif ou à un traumatisme.

  2. Maintenir la forme physique et prévoir des divertissements

    La forme physique et les divertissements renouvellent notre corps et notre esprit. Pensez aux activités physiques que vous pratiquez actuellement et qui sont intégrées dans vos habitudes d'autonomie en matière de santé. Déterminez si vous devez entreprendre un plus grand nombre d'activités de ce genre. Si vous ne faites pas de l'exercice régulièrement, pensez aux possibilités d'accroître votre activité physique sur une base quotidienne (c.-à-d. en marchant entre votre domicile et votre lieu de travail, pour vous rendre à l'autobus ou à la station de métro). Pour plus de renseignements, voir le Guide d'activité physique canadien.

  3. Maintenir une saine alimentation

    Une alimentation saine est nécessaire lorsque notre organisme et notre esprit ont un rendement qui dépasse nos attentes normales. C'est pendant les moments de grand stress que nous sommes le plus vulnérable et que nous négligeons nos saines habitudes alimentaires pour succomber face à la camelote alimentaire. Nous risquons aussi de faire un usage excessif de nos stimulants ou calmants favoris pendant les périodes de grand stress.

    Mangez sainement, consommez des repas bien équilibrés pendant les périodes de grand stress. On sait que le fait de consommer des repas, petits ou modérés, ainsi que des collations fréquentes aide l'organisme à digérer la nourriture et permet de prendre des pauses pendant le travail. N'oubliez pas de bien vous hydrater en buvant beaucoup d'eau et de jus de fruits. Pour plus de renseignements, visitez le Guide alimentaire canadien.

  4. Maintenir des habitudes de travail efficaces

    Certaines habitudes de travail sont plus efficaces pendant les périodes prolongées de travail très intense. Par exemple, faites alterner les tâches à haute intensité et les tâches à faible intensité; analysez les tâches et décomposez-les en éléments faciles à gérer; lorsque vous ne trouvez pas de solution, prenez une pause et parlez-en avec un collègue ou un gestionnaire.

    Comprenez qu'il n'y a qu'un nombre limité d'heures dans la journée et que vous ne pouvez réellement accomplir qu'un certain nombre de tâches pendant ce temps-là. Soyez conscient de ce que vous pouvez réellement accomplir pendant une période de temps donnée et du fait qu'en vous surmenant vous allez réduire votre énergie, votre concentration et votre productivité.

2.6 Avoir des plans d'action en cas d'urgence

  1. Plan d'intervention pour la famille et les proches (Plan d'intervention d'urgence pour la famille)

    Mettez au point un plan d'intervention d'urgence, de sorte que s'il survient quoi que ce soit pendant que vous êtes au travail, vos êtres chers sauront comment se protéger. Le fait d'avoir un plan d'intervention d'urgence pour la famille atténuera vos préoccupations au sujet de son bien-être. Prévoyez un plan pour la famille en cas de catastrophe exigeant une évacuation, p. ex. les catastrophes naturelles, le terrorisme, le bioterrorisme ou les menaces de pandémie. Faites participer toute la famille à la préparation de ce plan. Déterminez aussi les principales responsabilités familiales qui vous incombent normalement et envisagez des solutions de rechange (c.-à-d. les fournisseurs de soins facultatifs). Voici les éléments essentiels de ce plan :

    • Santé : ayez un approvisionnement supplémentaire de fournitures médicales. Discutez des plans concernant les besoins médicaux, avant l'avènement d'une catastrophe, avec vos enfants d'âge adulte qui vivent à l'extérieur du foyer et avec les membres de la famille plus âgés. Soyez prêt à affronter des circonstances imprévues comme les quarantaines et le soin des personnes infectées par la grippe à la maison.
    • Une trousse toujours prête : plus d'eau que d'habitude, des boissons en bouteille, des aliments énergétiques favoris non périssables; des lampes de poche et des piles, des trousses de premiers soins, un poste radio, des médicaments, le lieu de destination après l'évacuation, y compris des trajets de rechange, des cartes et des numéros de téléphone.
    • Sachez où se trouve votre famille ou comment la localiser; cela est essentiel pour réduire votre angoisse.

  2. Plan d'intervention en cas d'urgence au travail

    Un plan d'intervention en cas d'urgence bien conçu vous aidera, vous-même ainsi que vos collègues, à réagir de façon rapide et efficace. Informez-vous si votre unité a un plan d'urgence. S'il y a un Plan d'intervention en cas d'urgence qui relève de vous, tenez-vous toujours au courant des risques possibles et de leurs répercussions sur votre sécurité. Dans le cas contraire, parlez-en avec votre gestionnaire pour lui indiquer l'importance que revêt un tel plan. Votre gestionnaire pourrait vouloir consulter le document Se préparer et intervenir face à un incident traumatique au travail: un livret pour gestionnaires (et le document Se préparer et intervenir face à un incident traumatique au travail: Guide électronique pour gestionnaires), où vous trouverez des suggestions. Vous trouverez aussi une trousse de sécurité en milieu de travail Workplace Safety Toolkit (disponible en anglais seulement) à l'adresse http://www.nonprofitrisk.org/ws-ps/concepts/injuries-ps.htm qui pourrait vous être utile.

3. Surmonter l'épreuve par la suite

Quelques jours ou quelques semaines plus tard, les fortes réactions initiales peuvent commencer à s'estomper. Il est encore important de continuer à gérer vos réactions de stress durant les semaines et les mois qui suivent un événement afin de faciliter votre rétablissement, car il pourrait y avoir des réactions différées. Maintenez votre plan d'autonomie en matière de soins et continuez de surveiller vos réactions au stress. De plus, vous trouverez ci-dessous d'autres outils qui vous aideront à surmonter l'épreuve par la suite.

3.1 Savoir ce qu'il faut faire les premiers jours qui suivent un événement traumatique

  • a. F.C.S.F. : la faim, la colère, la solitude et la fatigue sont à proscrire.

    • La faim : Soyez attentif aux signaux de la faim. Mangez comme il faut. Réduisez votre stress en nourrissant votre organisme par des collations et des repas réguliers.Évitez ou réduisez les boissons caféinées comme le café et les colas. La caféine est un stimulant qui peut aggraver vos sentiments de stress, votre agitation et déranger votre sommeil. Pour obtenir des idées au sujet de votre alimentation, visitez le Guide alimentaire canadien.

    • La colère : Trouvez des moyens positifs de contrôler la colère, p. ex. en prenant une marche rapide ou en vous livrant à tout autre type d'exercice. Faites part de vos sentiments à d'autres personnes.

    • La solitude : Soyez attentif aux signes de solitude et de retrait. Le rôle positif que joue le soutien social est associé à l'endurance face à un traumatisme. Le fait de parler avec les membres de votre famille, vos amis et vos collègues ou d'écrire au sujet de votre expérience :

      • est un moyen sain de faire face et d'intérioriser ce qui est arrivé;
      • peut aider les gens à déterminer les sentiments ou les pensées qu'ils avaient avant, durant et après leur expérience traumatique;
      • peut aider à susciter un sentiment de contrôle par rapport à certaines de vos réactions et vous aider à vous sentir moins seul;
      • peut réduire l'intensité émotionnelle, définir les sentiments, réduire l'isolement, normaliser l'expérience et donner un sentiment de soulagement;
      • peut constituer une autre façon de mieux comprendre vos réactions personnelles face au stress et au traumatisme et de les surmonter.

      Il est courant d'évoquer souvent son expérience lorsqu'on a vécu un événement. Lorsque vous écrirez, assurez-vous d'inclure des faits positifs en même temps que vos préoccupations. Si vous n'avez pas d'être cher ou de collègue avec qui parler, appelez une ligne d'écoute téléphonique, toute autre ressource communautaire ou un membre du clergé, qui sont là pour vous aider. Vous pouvez aussi vous adresser à votre Programme d'aide aux employés.

    • La fatigue : Soyez attentif aux signaux de fatigue. Rappelez-vous que la « réaction de combat ou de fuite » peut épuiser vos énergies. Le sommeil, le repos et la détente figurent parmi les meilleurs moyens de restaurer l'équilibre et la santé de votre organisme et de votre esprit. Après une bonne sieste, l'intensité de certaines réactions s'atténuera, mais si vous avez vécu une expérience qui a mis votre vie en danger attendez-vous à ce que certaines réactions conservent leur intensité. Prévoyez chaque jour un certain temps pour la détente et la respiration profonde.

Pour vous aider à surmonter l'épreuve par la suite, ayez les éléments suivants présents à l'esprit :

  • b. Les médias

    • évitez de parler aux médias immédiatement après un événement traumatique;
    • les médias peuvent vous presser afin d'obtenir une réaction de victime, et cela peut vous épuiser émotionnellement et susciter de nouvelles réactions.

  • c. L'exercice physique

    • l'exercice nous aide à nous sentir mieux, il clarifie nos pensées et nous aide à penser de façon positive;
    • il ne faut pas exagérer en matière d'exercices. Si vous n'avez pas l'habitude de faire de l'exercice, allez-y graduellement et faites de l'exercice avec modération;
    • Pour obtenir des idées au sujet des exercices, consulter le Guide d'activité physique canadien ou appelez le 1-888-334-9769.

  • d. Comprenez vos craintes et vos angoisses

    • la peur est une réaction d'adaptation normale, en fait une réaction qui peut nous sauver la vie;
    • la peur peut nous avertir des dangers qui nous menacent de près;
    • les réactions de peur normales assurent notre sécurité dans une situation de danger;
    • la peur nous pousse à nous montrer prudents, à nous tenir sur nos gardes et à mobiliser nos forces;
    • souvent, le sentiment de peur prévaut longuement après que le danger a disparu;
    • vous pouvez vous surprendre à être trop vigilant, vous pouvez sursauter facilement et prêter une trop grande attention au danger;
    • la crainte que le danger ou l'événement puisse se reproduire peut dominer vos pensées et vos sentiments et susciter des angoisses;
    • la crainte qu'un événement puisse se reproduire peut être suscitée par la vue, l'ouïe, l'odorat ou tout autre stimulus qui vous rappellera l'incident. Par exemple, les victimes d'inondations peuvent avoir de la difficulté à s'endormir lorsqu'il pleut, parce qu'elles craignent que les eaux dévastatrices n'emportent leur maison pendant leur sommeil. Certains survivants de tornades chercheront refuge dans les sous-sols au moindre coup de tonnerre;
    • Ces craintes sont des réactions normales et elles s'estomperont probablement avec le passage du temps.

  • e. Parlez de façon positive

    • « Il est normal et très bien de se sentir ainsi après un événement aussi stressant »;
    • « Je peux le faire, j'ai des réactions de stress normales qui finiront par s'estomper »;
    • « Il y a des gens qui se préoccupent à mon sujet et qui m'aideront à surmonter cette épreuve.»

  • f. Revenez à vos habitudes normales aussitôt que vous pourrez le faire sans trop de difficulté.

    Cela vous aidera à recouvrer le sentiment de sûreté, de sécurité et de contrôle. (Voir la section suivante pour obtenir plus de détails.)

3.2 Reprise du travail après un événement traumatique

Si un incident a eu lieu au travail et si vous avez des hésitations à y retourner, en tant qu'employé vous pouvez demander un certificat attestant que le lieu de travail ne présente aucun danger. Le Programme de santé au travail et de sécurité du public (PSTSP) de Santé Canada peut aider votre employeur à vous assurer qu'il n'y a aucun danger à reprendre le travail.

  • a. Valeur de la reprise du travail

    La reprise du travail après un événement traumatique peut s'accompagner d'un grand stress. Le souvenir de ce qui est arrivé, des pertes de vie ou des blessures subies par les collègues, peut s'avérer accablant. Toutefois, le lieu de travail est le meilleur endroit auquel vous puissiez retourner à la suite d'un événement traumatique, étant donné que le retour aux habitudes normales parmi vos collègues peut contribuer à votre rétablissement physique et émotionnel et vous offrir, à vous-même ainsi qu'à vos collègues, la possibilité de :

    • vous retrouver dans un lieu familier, entourés de gens que vous connaissez;
    • parler de l'événement avec des gens qui ont partagé une expérience similaire et qui essayent de comprendre ce qui est arrivé.

  • b. Si vous avez été blessé et vous sentez prêt à reprendre le travail

    Ne soyez pas surpris si vous avez des réactions de stress lorsque vous serez prêt à reprendre le travail. La détresse initiale s'atténue à mesure que vous serez plus rassuré au sujet de la sûreté et de la sécurité du lieu de travail. Adressez-vous à votre PAE si vos réactions de stress persistent.

    Si vous avez été sérieusement blessé, il peut être nécessaire que la reprise du travail se fasse graduellement, avec un plan de travail approprié et une réorientation. Ceci doit être examiné et accepté par le médecin fonctionnaire en santé au travail du Programme de santé au travail et de sécurité du public chargé d'effectuer l'évaluation de l'aptitude au travail et l'évaluation médicale de l'employé qui reprend le travail.

  • c. Conseils qui vous aideront lors de la reprise du travail

    • Pratiquez une auto-surveillance et adoptez un rythme adapté à votre personne;
    • Communiquez régulièrement tous les jours avec vos collègues, votre famille et vos amis;
    • Parlez de l'incident avec vos amis, votre famille et vos collègues;
    • Consommez des repas réguliers et bien équilibrés ainsi que des collations nutritives;
    • Buvez beaucoup d'eau, de jus de fruits ou des tisanes;
    • Éliminez ou réduisez votre consommation de caféine (café, thé, colas, chocolat);
    • Apprenez à vous détendre et accordez-vous une pause physique et mentale durant les périodes de travail intense, au lieu de compter sur des substances stimulantes;
    • Faites un peu d'exercice physique, même si vous n'en avez pas envie;
    • Prenez de courtes marches, changez de position ou faites des exercices de détente;
    • Prenez de courtes pauses de détente et de gestion du stress;
    • Maintenez votre style de vie habituel dans toute la mesure du possible;
    • Encouragez la souplesse, la patience et la tolérance;
    • Prenez suffisamment de repos et dormez bien;
    • Faites tout votre possible afin de ne pas consommer de l'alcool, des drogues illicites ou des quantités excessives de médicaments d'ordonnance, qui pourraient déséquilibrer vos cycles de sommeil.

3.3 Trouver un sens à l'adversité : se rapprocher des autres, donner et recevoir du soutien

Les êtres humains font preuve d'une étonnante résilience dans leurs réactions face aux catastrophes et aux événements traumatiques. Ils s'adaptent aux changements majeurs dans leur vie. Ils doivent faire le deuil de leurs pertes, trouver un logement temporaire, réparer ou reconstruire leur maison, trouver de nouveaux emplois, surmonter des incapacités physiques ou des blessures et faire face à des crises d'ordre physique ou personnel. La rupture au niveau des relations, des rôles et des habitudes peuvent rendre la vie peu familière et imprévisible. Plusieurs mois ou même une année peuvent s'écouler avant que la vie ne redevienne normale.

Un moyen important qui permet aux gens de maintenir leur résilience personnelle, de donner un sens à une tragédie et à la réalité navrante selon laquelle le monde n'est pas un endroit tout à fait sûr réside dans le fait d'entreprendre des activités ayant un but et de rechercher de l'aide auprès des autres. Les dangers et les menaces existent, et il faut désormais les prendre en considération. Même si une personne est honnête et bienveillante, elle peut devenir la victime de mauvais événements. À mesure que ces nouvelles expériences de la réalité sont comprises, nous rajustons notre vision du monde. En essayant de soutenir les autres et de rechercher leur soutien, nous pouvons modifier et redéfinir notre expérience traumatique et l'intégrer lentement à notre expérience de vie et à notre histoire personnelle. On trouvera dans le site Web du Bureau des services d'urgence de l'Agence de santé publique du Canada les brochures portant sur les sujets suivants :

4. Circonstances particulières

4.1 Quarantaine et isolation social

Dans certains cas, le lieu de travail, les moyens de transport, les écoles, les magasins, etc. deviendront inaccessibles dans votre collectivité, p. ex. au plus fort de l'éclosion d'une pandémie ou durant une menace CBRN. Dans ces cas-là, le Plan de continuité des opérations doit comprendre des dispositions autorisant le travail à domicile. Parmi les sites qu'il convient de visiter, citons le suivant :  http://www.bearingpoint.com/esp (disponible en anglais seulement). Consultez aussi le document de Santé Canada sur la planification des soins personnels et pour la famille en cas de pandémie (Pandemic Self & Family Care Planning) pour obtenir plus de renseignements au sujet des quarantaines, de l'isolement social et des directives s'appliquant aux soins psychosociaux personnels.

5. Quand doit-on chercher de l'aide?

Si vous êtes affectés par l'un ou l'autre des facteurs ci-dessous, pensez à chercher du soutien auprès d'un professionnel de la santé ou du PAE. De plus, si vous observez les mêmes préoccupations chez un collègue, encouragez-le à s'adresser à un professionnel de la santé ou au PAE.

Essayez d'obtenir de l'aide si vous êtes affecté par un ou plusieurs des facteurs suivants :

  • Les pensées, les comportements ou les émotions pénibles durent plus de 3 à 4 semaines (voir les signes de stress traumatique);
  • Vous avez toujours de la difficulté à fonctionner comme vous le feriez normalement au travail, au sein de votre famille ou lors d'activités sociales de caractère récréatif;
  • Vous avez des symptômes physiques continus, c.-à-d. des maux d'estomac et indispositions, la nausée, la diarrhée, des crampes intestinales, une accélération du rythme cardiaque ou de l'hypertension qui persistent encore après un jour ou deux;
  • Consommation problématique d'alcool ou de drogues;
  • À tout moment, vous avez un sentiment de désespoir ou d'impuissance au sujet de vos émotions, de vos comportements ou de la vie;
  • Vous êtes préoccupé parce que vous vous identifiez trop ou vous sentez accablé par le deuil des victimes ou des familles.

La bonne nouvelle, c'est qu'il existe des soutiens et des traitements efficaces pour les problèmes liés au stress, y compris le stress consécutif à un traumatisme. De nos jours, le counseling ou la thérapie consiste à avoir des conversations pratiques avec un professionnel compétent de la santé mentale. Cela comprend une discussion confidentielle au sujet d'une difficulté et les divers moyens d'améliorer les compétences personnelles et (ou) la conviction de pouvoir changer ou surmonter la situation. Il est utile de travailler avec les professionnels de la santé mentale qui sont disponibles grâce à votre PAE.

6. D'autres ressources disponibles

6.1 Ressources internes

Les fonctionnaires fédéraux ont accès à un certain nombre de programmes et de ressources qui peuvent se révéler utiles dans les jours et les semaines qui suivent un événement traumatique, à savoir :

  1. Programme d'aide aux employés

    Votre PAE est une excellente ressource pour ce qui est de l'information au sujet des réactions au stress et de la gestion du stress à la suite d'un événement traumatique. Si vous désirez parler avec quelqu'un au sujet de votre expérience ou de vos réactions traumatiques, demandez au personnel des ressources humaines de vous indiquer le nom et le numéro de téléphone de votre responsable du PAE.

  2. Services de prise en charge des traumatismes

    Les Services de prise en charge des traumatismes et les Premiers soins psychologiques sont des modèles largement utilisés pour aider les personnes à atténuer et à gérer leurs réactions face aux événements traumatiques. Ces services peuvent être compris dans votre PAE ou constituer un programme distinct. Pour plus de renseignements, adressez-vous au coordonnateur de votre PAE ou au personnel des ressources humaines.

  3. Équipe d'intervention psychosociale d'urgence

    Le Bureau des Services d'aide aux employés de Santé Canada a mis sur pied et formé une Équipe d'intervention psychosociale d'urgence. Cette équipe composée de spécialistes du stress à travers le Canada peut aider les ministères ou organismes fédéraux à gérer les interventions psychologiques et sociales ainsi que les activités de rétablissement lors d'un événement traumatique se produit en milieu de travail. Les membres de l'équipe travaillent en collaboration avec les PAE des ministères fédéraux pour répondre aux besoins psychosociaux des employés. Ils fournissent aussi des services de consultation pour aider les employés à gérer les nombreux problèmes qui peuvent survenir à la suite d'un événement traumatique. Pour plus de renseignements, téléphonez au numéro 1-888-366-8213.

  4. Ressources humaines

    Les Ressources humaines et Rémunérations et avantages peuvent vous être d'une grande utilité en vous expliquant et en vous aidant à appliquer les différents avantages offerts par l'employeur :

    • Prestations de retraite;
    • Prestations médicales;
    • Congé de maladie;
    • Prestations d'invalidité.

    Les Ressources humaines peuvent aussi aider les employés à élaborer un calendrier et un plan de travail de transition lorsqu'ils reprennent le travail. Le médecin de famille de l'employé et le fonctionnaire en santé au travail du Programme de santé au travail et de sécurité du public participent eux aussi à l'exercice visant à déterminer si l'employé est apte à reprendre ses fonctions.

  5. Représentants syndicaux

    Les employés pourraient souhaiter consulter leurs représentants syndicaux pour différents types d'aide, p. ex. la rémunération, l'incapacité, la reprise du travail. Certains syndicats offrent une aide et des avantages additionnels dont peuvent se prévaloir les familles des employés.

  6. Agent de sécurité du Ministère

    Conformément à la Politique sur la Sécurité du Conseil du Trésor, l'agent de sécurité du Ministère (ASM) dans chaque ministère et organisation du gouvernement fédéral est désigné comme étant l'agent chargé de diriger l'élaboration des programmes de sécurité pour les fins suivantes :

    • la protection des employés (les occupants de l'immeuble);
    • les fonds d'information sensible;
    • les biens matériels

    L'ASM est chargé d'élaborer et de mettre en oeuvre les politiques, programmes et outils pertinents et de fournir des avis d'expert en matière de sécurité, des services de consultation et des services d'intervention d'urgence. Si vous désirez vous renseigner au sujet des plans d'urgence pour votre immeuble ou votre étage, vous pouvez vous adresser à votre ASM pour obtenir ces renseignements.

  7. Information au sujet de la grippe pandémique

    Le site Web du gouvernement du Canada où vous trouverez de l'information concernant la grippe pandémique; le site Web du gouvernement des États-Unis où vous trouverez de l'information concernant la grippe pandémique (disponible en anglais seulement).

6.2 Ressources externes

  1. Équipes municipales de gestion des traumatismes

    Dans le cadre de leurs plans d'intervention d'urgence, de nombreuses municipalités à travers le Canada ont une équipe de gestion des traumatismes pour aider les citoyens affectés par un événement traumatique majeur. Ces équipes offrent un large éventail de services de soutien émotionnel aux personnes victimes d'un événement traumatique majeur. Appelez votre unité d'urgence locale, les services sociaux ou les organismes de santé publique de votre localité pour vous renseigner au sujet des services de soutien offerts en cas de traumatisme.

  2. Ressources communautaires

    La plupart des collectivités à travers le Canada ont un large éventail d'agences et d'organisations qui peuvent offrir des services de soutien émotionnel à court et à long terme aux personnes affectées par un événement traumatique. Voici les principales organisations qui pourraient vous aider :

    • les services à l'enfance et à la famille;
    • l'Association canadienne pour la santé mentale;
    • l'hôpital local;
    • les lignes d'écoute téléphonique;
    • les services de secours;
    • les services aux familles en deuil.

    Assurez-vous que le numéro de la ligne d'aide de votre région ainsi que les numéros de téléphone des fournisseurs de soins de santé habituels de votre famille sont affichés en un endroit où vous pourrez facilement les trouver.

7. Références

  1. Meissner, Dirk.  Government union calls for inquest in Kamloops murder-suicide. Yahoo! Canada News.
  2. Volpe, Joseph E. (1996). Traumatic Stress: An Overview (disponible en anglais seulement). The American Academy of Experts on Traumatic Stress
  3. Case Western University . (2002). Traumatic Event (disponible en anglais seulement)
  4. County of Santa Clara . (2002). After a Traumatic Event (disponible en anglais seulement).
  5. Agence de santé publique du Canada. (1990). Services personnels: Planification psychosociale en cas de sinistres. Ottawa: ministre de l'Approvisionnement et des Services.
  6. American Federation of State, County and Municipal Employees . (AFL-CIO). (2002). Are You Prepared? An AFSCME Guide to Emergency Planning in the Workplace (disponible en anglais seulement).
  7. Government of Western Australia, Consumer and Employment Protection . (2000). Code of Practice: Workplace Violence (disponible en anglais seulement).
  8. Queensland Government, Division of Workplace Health & Safety, Department of Employment, Training and Industrial Relations . (1999).  Violence at Work: A Workplace Health and Safety Guide .
  9. Santé Canada, Centre de mesures et d'interventions d'urgence, Bureau des services d'urgence. (2002). Service d'inscription et de renseignements. Ottawa: ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux.
  10. County of Santa Clara . (2002). After a Traumatic Event (disponible en anglais seulement).
  11. Santé Canada. L'Unité de la promotion de la santé mentale, en collaboration avec le Bureau des services d'urgence. (2002). Prendre soin de soi, de sa famille et de sa collectivité.
  12. Commission de la sécurité professionnelle et de l'assurance contre les accidents du travail. Coping with a traumatic event (disponible en anglais seulement).
  13. Anxiety and Stress Disorders Institute of Maryland , LLP. (2003). Understanding your response to trauma (disponible en anglais seulement).
  14. Janoff-Bullman, Ronnie. (1985). The Aftermath of Victimization: Rebuilding Shattered Assumptions In Trauma and Its Wake: The Study and Treatment of Post-Traumatic Stress Disorder , 15-35. Charles R. Figley, (Ed.) New York: Brunner/Mazel Publishers.
  15. Janoff-Bulman, Ronnie, Shattered Assumptions: Towards a New Psychology of Trauma, New York: The Free Press , 1992.
  16. National Institute of Mental Health , The Long-Term Impact of a Traumatic Event: What to Expect in Your Personal, Family, Work, and Financial Life (disponible en anglais seulement), United States Department of Health and Human Services, Substance Abuse and Mental Health Services
  17. Anxiety and Stress Disorders Institute of Maryland , LLP. (2003). Your Mental Health Resource : Coping With Stress in Hard Times (disponible en anglais seulement).
  18. Mayo Clinic. (2001). Post Traumatic Stress Disorder (disponible en anglais seulement), MayoClinic.com
  19. National Center for Post-Traumatic Stress Disorder, Department of Veterans Affairs , Brief Tips about Self-Care and Self-Help Following Disasters (disponible en anglais seulement)
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