Le Fonds du programme de maladies infectieuses et de changements climatiques

Document d'information

Mars 2019

Le gouvernement du Canada travaille en étroite collaboration avec ses partenaires pour appuyer et mettre en œuvre le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques. Une partie de cet engagement consiste à donner accès et à renforcer cet accès aux sciences, à l'expertise, à l'éducation et à la sensibilisation en matière de maladies infectieuses.

L'Agence de la santé publique du Canada travaille en collaboration avec des partenaires et des intervenants, comme les provinces et les territoires, des professionnels de la santé et des collectivités, pour donner accès et renforcer cet accès à la sensibilisation, à l'éducation et aux données probantes scientifiques en matière de maladies infectieuses au moyen du Programme de maladies infectieuses et de changements climatiques (PMICC).

Établi en 2016, le PMICC vise à faire des préparatifs et à protéger la population canadienne contre les maladies infectieuses d'origine zoonotique (maladies transmissibles des animaux ou des insectes aux humains), alimentaire ou hydrique découlant des changements climatiques. Le PMICC soutient le suivi et la surveillance des maladies infectieuses, les évaluations des risques, la modélisation, le diagnostic en laboratoire ainsi que des activités d'éducation des professionnels de la santé et de sensibilisation du public. Le travail se poursuivra aussi en vue de faire progresser la compréhension ainsi que les connaissances scientifiques relatives aux risques pour la santé et aux pratiques exemplaires d'adaptation aux effets des changements climatiques sur la santé humaine.

Voici les objectifs du PMICC.

  1. Accroître la capacité de l'ASPC de répondre aux demandes croissantes liées aux maladies infectieuses d'origine zoonotique, alimentaire ou hydrique découlant des changements climatiques
  2. Donner aux Canadiens accès à de l'information actuelle et exacte permettant de mieux comprendre les risques pour eux et de prendre des mesures pour prévenir les infections
  3. Renforcer la capacité d'adaptation ou la résilience aux effets des maladies infectieuses découlant des changements climatiques sur la santé grâce au suivi et à la surveillance, au renforcement des capacités de diagnostic en laboratoire ainsi qu'à l'accès à des outils d'éducation et de sensibilisation

Dans le contexte du PMICC, le Fonds du programme de maladies infectieuses et de changements climatiques (subventions et contributions) a été lancé en 2017 et fournit un financement de jusqu'à 2 millions de dollars par année, échelonné sur 11 ans, axé sur les secteurs prioritaires qui suivent.

  • Suivi et surveillance
    • Suivre et analyser les mouvements des maladies infectieuses (maladies virales, bactériennes, parasitaires et fongiques ainsi que maladies à prions) pour établir des données de référence, améliorer les prédictions concernant les maladies découlant des changements climatiques et intervenir contre ces maladies
  • Éducation et sensibilisation
    • Favoriser l'élaboration, l'utilisation et la distribution de ressources d'éducation et de sensibilisation mises à la disposition des professionnels de la santé
    • Faciliter l'éducation, la sensibilisation et la diffusion d'outils et de pratiques exemplaires dans les collectivités canadiennes

L'ASPC investit au total 1,7 million de dollars dans 8 nouveaux projets, pour faire progresser les sciences, la surveillance, l'éducation et la sensibilisation en matière de maladies infectieuses. Ces projets s'ajoutent aux cinq projets concernant la maladie de Lyme annoncés en octobre 2018.
Voici les projets annoncés aujourd'hui.

  • Financement de 78 498 $ versé à l'Université Memorial de Terre-Neuve pour l'étude de la diversité et de la distribution des populations de moustiques, des pathogènes viraux et des effets possibles des changements climatiques sur les risques pour la santé humaine dans la province de Terre-Neuve-et-Labrador et dans la collectivité d'outre-mer de Saint-Pierre-et-Miquelon
  • Financement de 62 352 $ versé à l'Université Lakehead pour la prévention des maladies infectieuses découlant de phénomènes météorologiques extrêmes et la lutte contre ces maladies au moyen d'interventions pédagogiques offertes à un groupe diversifié et multisectoriel d'apprenants en vue du renforcement des compétences
  • Financement de 81 814 $ versé à l'Université de la Saskatchewan pour connaître l'effet des techniques létales de lutte contre le rat (Rattus spp.) sur l'écologie des pathogènes zoonotiques à transmission vectorielle favorisés par les changements climatiques et les risques connexes pour la santé humaine dans les centres urbains.
  • Financement de 101 915 $ versé à l'Université Mount Allison pour suivre l'incidence de la leptospirose, maladie bactérienne touchant les humains et les animaux, et identifier les régions des Maritimes où le risque de maladie est élevé ainsi que les espèces à haut risque d'infection
  • Financement de 200 000 $ versé à l'Université de la Saskatchewan pour le 5e Congrès international d'Une seule santé, qui réunira 1 000 décideurs et praticiens scientifiques des universités, des gouvernements et de l'industrie qui travaillent pour créer des approches intégrées et des interventions efficaces par rapport à des problèmes de santé mondiale complexes
  • Financement de 293 402 $ versé à l'Université de Sherbrooke pour un projet sur l'épidémiologie de l'infection fongique à Blastomyces dermatitidis, transmise par l'environnement, au Québec
  • Financement de 347 880 $ versé au Conseil de la Nation huronne-wendat pour des activités de surveillance ainsi que pour la sensibilisation des membres de la Nation huronne-wendat au risque de contracter la maladie de Lyme et à la prévention de cette maladie
  • Financement de 525 274 $ versé à la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada pour : examiner les éléments probants actuels concernant les effets de la maladie de Lyme et d'autres maladies transmises par les tiques sur la grossesse et les issues de grossesse; déterminer l'état des connaissances et des pratiques actuelles des professionnels de la santé en matière de prévention et de traitement; créer et diffuser des ressources, notamment des lignes directrices de pratique clinique, destinées aux femmes et aux professionnels de la santé qui s'en occupent dans le but de réduire au minimum les risques et de prévenir l'exposition.

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