Mise à jour de l'avis de santé publique : Grippe aviaire H7N9

Les renseignements sont régulièrement examinés et mis à jour au besoin.

30 janvier 2015

Pourquoi tenir compte du présent avis

Depuis le premier avis à la fin de mars 2013, la Chine signale à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) les cas confirmés d'infection à un type de virus de la grippe aviaire identifié comme A(H7N9). La plupart des personnes infectées développent une pneumonie grave et d'importantes difficultés à respirer ayant dans certains cas causé la mort. Les chiffres officiels se trouvent ici.

Les résultats du dépistage de deux personnes en Colombie-Britannique étaient positif pour la souche de la grippe aviaire H7N9. Elles sont revenues de la Chine au Canada le 12 janvier 2015. Elles n’avaient aucun symptôme pendant le voyage et ne sont devenues malades qu'après leur arrivée au Canada. Leur état n’a pas exigé d’hospitalisation. Il s’agit des premiers cas prouvés d’infection humaine par le virus H7N9 en Amérique du Nord.

À propos du risques pour les Canadiens

Le risque pour les Canadiens de contracter le virus H7N9 demeure très faible, car les éléments probants montrent que le virus ne se transmet pas facilement de personne à personne.

Le virus de la grippe aviaire H7N9 ayant infecté des personnes en Chine n'a pas été observé chez des oiseaux au Canada.

En plus de ces cas canadiens, des cas importés ont été confirmés à l'extérieur de la Chine continentale, soit à Taïwan, à Hong Kong et en Malaisie, après une exposition à des volailles retracée à un certain nombre de provinces de l'est de la Chine. Il n'y a cependant pas d'indication d'une propagation internationale, car les proches des voyageurs n'ont pas contracté la maladie.

Selon toutes les données relatives aux cas canadiens, les personnes ont probablement été infectées après une exposition en Chine. Elles n’avaient aucun symptôme pendant leur voyage et ne sont devenues malades qu’après leur arrivée au Canada. Toutes les personnes avec qui elles ont eu des contacts étroits ont été identifiées, et leur état de santé est surveillé par les autorités provinciales de la santé publique.

Il n'y a aucun risque de contracter le virus de la grippe en mangeant de la volaille bien cuite. Le Canada n'importe pas de volaille crue ou de produits de volaille crue de la Chine.

Les Canadiens peuvent contribuer à se protéger et à protéger leurs concitoyens contre la grippe en général en faisant ce qui suit.

Information à l'intention des voyageurs

Bien qu'à l'heure actuelle l'Agence n'impose aucune restriction de voyage relative à cette situation, des conseils de santé aux voyageurs ont été affichés pour guider les voyageurs canadiens. Nous continuerons de surveiller la situation de très près et tiendrons les Canadiens au courant comme il convient.

Ce que fait l'Agence de la santé publique du Canada

L'Agence de la santé publique travaille de près avec ses partenaires nationaux et internationaux, y compris l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), pour suivre l'activité grippale au Canada et dans le monde.

L'Agence a avisé la Chine, l'OMS et d'autres partenaires internationaux du cas, conformément à ses engagements en vertu du Règlement sanitaire international.

Les autorités chinoises de la santé et les experts de l'OMS poursuivent leur enquête pour déterminer la portée totale de l'éclosion en Chine. La plupart des infections seraient toutefois le résultat d'une exposition à une volaille infectée ou à des environnements contaminés.

L'Agence participe notamment aux activités suivantes :

Le Laboratoire national de microbiologie (LNM) de l'Agence possède des tests diagnostiques qui permettent de détecter rapidement le virus H7N9 et les anticorps contre ce virus. Ce laboratoire, situé à Winnipeg, a confirmé le diagnostic de la grippe H7N9 chez les cas canadiens.

La capacité de détecter les anticorps contre le virus H7N9 chez les personnes est importante, car il s’agit d’un signe d’une exposition au virus.

De plus, le LNM de l’Agence :

Tous les travaux de recherche avec le virus H7N9 vivant sont réalisés dans des conditions strictement contrôlées au sein de laboratoires de bioconfinement élevé.

Renseignements additionnels

Personne-ressource pour les médias

Agence de la santé publique du Canada
Relations avec les médias
(613) 957-2983

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2017-06-20