Avis de santé publique - Éclosion d’infections à E. coli associées à la laitue romaine

9 février 2018 – Dernière mise à jour

Ceci est la dernière mise à jour concernant cette éclosion. L'enquête est maintenant terminée. Aucun cas supplémentaire n'a été signalé depuis la dernière mise à jour. Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont également annoncé que leur éclosion semble être terminée.

Pourquoi tenir compte du présent avis

L’Agence de la santé publique du Canada a collaboré avec ses partenaires provinciaux de la santé publique, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, pour faire enquête sur une éclosion à Escherichia coli O157, couramment appelé E. coli. L’éclosion a touché cinq provinces de l’Est. D’après les conclusions tirées de l’enquête menée pendant l’éclosion, la source de l’éclosion est l’exposition à la laitue romaine, mais la cause de la contamination n’a pas été déterminée. La maladie ne s’est pas déclarée chez qui que ce soit après le 12 décembre 2017. Par conséquent, l’enquête a pris fin. Le risque pour les Canadiens est faible.

Avis concernant la santé publique

L'Agence de la santé publique du Canada recommande néanmoins aux Canadiens de toujours suivre les conseils sur la manipulation sécuritaire des aliments lorsqu'ils préparent de la laitue. Elle ne recommande plus aux résidents de l'Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador d'envisager de consommer des types de laitues autres que la romaine.

Comment la bactérie E. coli contamine-t-elle la laitue?

L'E. coli est une bactérie qui vit à l'état naturel dans les intestins de bovins, de volailles et d'autres animaux. Les fruits et légumes crus qui ont été en contact avec des fèces d'animaux infectés sont une source fréquente d'infections à E. coli. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent être contaminés dans les champs par de la terre, de l'eau contaminée, des animaux ou du fumier mal composté. La laitue peut également être contaminée par des bactéries pendant sa récolte ou après, lors de la manipulation, de l'entreposage ou du transport. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l'épicerie, dans le réfrigérateur, sur le comptoir de cuisine et sur une planche à découper par une contamination croisée avec les bactéries nocives provenant de viande, de volaille, de poisson ou de fruits de mer à l'état cru. La plupart des souches d'E. coli sont sans danger pour l'humain, mais certaines peuvent rendre malade.

Résumé de l'enquête

Au total, 42 cas d'infection à E. coli O157 ont été signalés dans cinq provinces de l'Est : Ontario (8), Québec (15), Nouveau-Brunswick (5), Nouvelle-Écosse (1) et Terre-Neuve-et-Labrador (13). Les personnes sont devenues malades en novembre et au début de décembre 2017. Dix-sept personnes ont été hospitalisées. Une personne est décédée. Les malades étaient âgés de 3 à 85 ans. Dans la plupart des cas (74 %), il s'agissait de filles et de femmes. Rien n'indique que les provinces de l'Ouest canadien ont été touchées par cette éclosion.

La majorité des personnes qui sont tombées malades ont déclaré avoir mangé de la laitue romaine avant que ne se manifeste la maladie. Elles ont dit en avoir mangé à la maison, ainsi que dans des salades préparées vendues en magasin, dans des restaurants et des chaînes de restauration rapide. L'ACIA a collaboré avec les responsables de la santé publique afin de déterminer la provenance de la laitue romaine à laquelle les personnes malades ont été exposées. Elle a fait des analyses de divers échantillons de laitue romaine pour dépister la présence de la bactérie E. coli dans le cadre de l'enquête de salubrité des aliments sur la cause de la contamination. Tous les échantillons ont obtenu un résultat négatif, et aucune source de contamination n'a été déterminée.

Le 28 décembre 2017, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) des États-Unis ont publié une déclaration de presse (en anglais seulement) concernant une éclosion d'infections à E. coli dans de multiples États qui étaient génétiquement liées à l'éclosion touchant le Canada. Le 25 janvier 2018, les CDC des États-Unis ont indiqué que leur éclosion semblait avoir pris fin (en anglais seulement).

Qui est le plus à risque?

Même si n'importe qui peut contracter une infection à E. coli, les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées sont plus susceptibles de développer des complications graves. C'est particulièrement vrai de la souche d'E. coli à l'origine de cette éclosion (E. coli O157), qui entraîne plus fréquemment des cas d'infection grave que les autres souches d'E. coli au Canada.

La plupart des personnes infectées par la bactérie E. coli sont malades pendant quelques jours, puis se remettent complètement. Bien que ce soit rare, certaines infections à E. coli peuvent mettre la vie en danger.

Ce que vous devez faire pour protéger votre santé

Il est difficile de savoir si un produit est contaminé par l'E. coli, car la bactérie est invisible, inodore et sans saveur. La meilleure façon de protéger votre santé consiste à appliquer tous les jours les pratiques de manipulation sécuritaire des aliments. En suivant les conseils ci-dessous sur la salubrité de la laitue, vous réduirez le risque d'infection à E. coli, mais vous ne l'éliminerez pas complètement.

  • Lavez-vous les mains soigneusement à l'eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes avant de manipuler de la laitue et après l'avoir fait.
  • La laitue non lavée, y compris les pommes de laitue vendues en sac scellé, doit être manipulée et lavée comme suit :
    • Enlevez les feuilles enveloppantes de la laitue fraîche.
    • Lavez les feuilles détachées de la laitue à l'eau courante fraîche. Il n'est pas nécessaire d'utiliser autre chose que de l'eau pour laver la laitue. Un rinçage en douceur avec de l'eau est tout aussi efficace que d'employer des nettoyants.
    • Rincez la laitue jusqu'à ce que les saletés disparaissent.
    • Ne trempez pas la laitue dans un évier rempli d'eau. Les bactéries de l'évier pourraient la contaminer.
    • N'entreposez pas la laitue dans le réfrigérateur pendant plus de sept jours. Jetez-la si les feuilles sont flétries ou roussies.
    • Utilisez de l'eau tiède et du savon pour laver à fond tous les ustensiles, les comptoirs, les planches à découper et les contenants de conservation avant de manipuler la laitue et après l'avoir fait pour éviter la contamination croisée.
  • Il est inutile de laver de nouveau les laitues prêtes à manger vendues dans un emballage scellé portant les mentions « lavé », « prélavé » ou « lavé trois fois ». Ces produits doivent également être mis au réfrigérateur et consommés avant la date de péremption.

Quels sont les symptômes?

Les personnes infectées à l'E. coli peuvent développer une multitude de symptômes. Certaines ne se rendent pas malades du tout, bien qu'elles puissent quand même transmettre l'infection à d'autres. D'autres peuvent ressentir de sérieux maux d'estomac. Dans certains cas, les personnes deviennent grièvement malades et doivent être hospitalisées.

Voici les symptômes qui peuvent se manifester entre le premier et le dixième jour après un contact avec les bactéries :

  • nausées;
  • vomissements;
  • maux de tête;
  • légère fièvre;
  • violentes crampes d'estomac;
  • diarrhée liquide ou sanglante.

La plupart des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours. Alors que la plupart des personnes se rétablissent complètement d'elles-mêmes, certaines seront beaucoup plus malades au point qu'il faudra les hospitaliser. L'infection peut même entraîner des effets persistants sur leur état de santé. Dans de rares cas, des symptômes potentiellement mortels peuvent se manifester, y compris un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une crise d'épilepsie.

Il n'y a pas vraiment de traitement contre les infections à E. coli, autrement que de surveiller l'évolution de la maladie, assurer le confort du malade et éviter la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les gens qui développent des complications pourraient nécessiter des soins plus poussés, comme une dialyse dans les cas d'insuffisance rénale. Si les symptômes persistent, vous devriez communiquer avec votre professionnel de la santé.

Ce que fait le gouvernement du Canada

Le gouvernement a à cœur la salubrité des aliments. L'Agence de la santé publique du Canada dirige le volet sur la santé humaine de l'enquête liée à cette éclosion. Elle est constamment en communication avec ses partenaires fédéraux et provinciaux de manière à surveiller la situation et à prendre des mesures concertées pour la combattre.

Santé Canada effectue des évaluations des risques pour la santé afin de déterminer si la présence de certaines substances ou certains microorganismes dans les aliments constituent un risque pour la santé des consommateurs.

L'ACIA mène des enquêtes sur la salubrité des aliments afin de vérifier si une éclosion tire son origine d'un aliment.

Le gouvernement du Canada tiendra la population canadienne au courant de tout fait nouveau relatif à cette enquête.

Renseignements supplémentaires

Personnes-ressources pour les médias

Agence de la santé publique du Canada
Relations avec les médias
613-957-2983

Renseignements au public
Numéro sans frais : 1-866-225-0709
Courriel : info@hc-sc.gc.ca

10 janvier 2018 – Mise à jour

Le présent avis a été mis à jour pour indiquer que l’éclosion semble terminée. Le risque pour les Canadiens est de nouveau faible, et l’Agence de la santé publique du Canada ne recommande plus aux résidents des provinces touchées d’envisager de consommer des types de laitue autres que la romaine.

Pourquoi tenir compte du présent avis

L’Agence de la santé publique du Canada collabore avec ses partenaires provinciaux de la santé publique, l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, pour faire enquête sur une éclosion à Escherichia coli O157, couramment appelé E. coli. L’éclosion touche cinq provinces de l’Est. D’après les conclusions tirées de l’enquête à ce jour, la source de l’éclosion serait l’exposition à la laitue romaine, mais la cause de la contamination n’a pas été déterminée. La maladie ne s’est pas déclarée chez qui que ce soit après le 12 décembre 2017. Par conséquent, l’éclosion semble terminée, et le risque pour les Canadiens est de nouveau faible.

L’Agence canadienne d’inspection des aliments a terminé son enquête sur la salubrité des aliments. Tous les échantillons analysés ont obtenu un résultat négatif à l’épreuve de dépistage de la bactérie E. coli O157.

L’Agence de la santé publique du Canada recommande néanmoins aux Canadiens de toujours suivre les conseils sur la manipulation sécuritaire des aliments lorsqu’ils préparent de la laitue. Elle ne recommande plus aux résidents de l’Ontario, du Québec, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse et de Terre-Neuve-et-Labrador d’envisager de consommer des types de laitues autres que la romaine.

L'enquête sur la provenance possible du produit contaminé se poursuit aux États-Unis (en anglais seulement). Le présent avis de santé publique sera mis à jour si de nouveaux renseignements sur la source de la contamination sont obtenus ou lorsque l'enquête prendra fin.

Comment la bactérie E. coli contamine-t-elle la laitue?

L’E. coli est une bactérie qui vit à l’état naturel dans les intestins de bovins, de volailles et d’autres animaux. Les fruits et légumes crus qui ont été en contact avec des fèces d’animaux infectés sont une source fréquente d’infections à E. coli. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent être contaminés dans les champs par de la terre, de l’eau contaminée, des animaux ou du fumier mal composté. La laitue peut également être contaminée par des bactéries pendant sa récolte ou après, lors de la manipulation, de l’entreposage ou du transport. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l’épicerie, dans le réfrigérateur, sur le comptoir de cuisine et sur une planche à découper par une contamination croisée avec les bactéries nocives provenant de viande, de volaille, de poisson ou de fruits de mer à l’état cru. La plupart des souches d’E. coli sont sans danger pour l’humain, mais certaines peuvent rendre malade.

Résumé de l’enquête

Au 10 janvier 2018, 42 cas d’infection à E. coli O157 ont été signalés dans cinq provinces de l’Est : Ontario (8), Québec (15), Nouveau-Brunswick (5), Nouvelle-Écosse (1) et Terre-Neuve-et-Labrador (13). Les personnes sont devenues malades en novembre et au début de décembre 2017. Dix-sept personnes ont été hospitalisées. Une personne est décédée. Les malades étaient âgés de 3 à 85 ans. Dans la plupart des cas (74 %), il s’agissait de filles et de femmes. Rien ne donne à penser que les provinces de l’Ouest canadien ont été touchées par cette éclosion.

La majorité des personnes qui sont tombées malades ont déclaré avoir mangé de la laitue romaine avant que ne se manifeste la maladie. Elles ont dit en avoir mangé à la maison, ainsi que dans des salades préparées vendues en magasin, dans des restaurants et des chaînes de restauration rapide. L’ACIA a collaboré avec les responsables de la santé publique afin de déterminer la provenance de la laitue romaine à laquelle les personnes malades ont été exposées. Elle a fait des analyses de laitue romaine pour dépister la présence de la bactérie E. coli dans le cadre de l’enquête de salubrité des aliments sur la cause de la contamination. Tous les échantillons ont obtenu un résultat négatif, et aucune source de contamination n’a été décelée.

Le 28 décembre 2017, les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont publié une déclaration de presse (en anglais seulement) concernant une éclosion d’infections à E. coli dans de multiples États qui sont génétiquement liées à l’éclosion touchant le Canada. Le 10 janvier 2018, ils ont diffusé une nouvelle déclaration de presse (en anglais seulement).

Qui est le plus à risque?

Même si n’importe qui peut contracter une infection à E. coli, les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées sont plus susceptibles de développer des complications graves. C’est particulièrement vrai de la souche d’E. coli à l’origine de cette éclosion (E. coli O157), qui entraîne plus fréquemment des cas d’infection grave que les autres souches d’E. coli au Canada.

La plupart des personnes infectées par la bactérie E. coli sont malades pendant quelques jours, puis se remettent complètement. Bien que ce soit rare, certaines infections à E. coli peuvent mettre la vie en danger.

Ce que vous devez faire pour protéger votre santé

Il est difficile de savoir si un produit est contaminé par l’E. coli, car la bactérie est invisible, inodore et sans saveur. La meilleure façon de protéger votre santé consiste à appliquer tous les jours les pratiques de manipulation sécuritaire des aliments. En suivant les conseils ci-dessous sur la salubrité de la laitue, vous réduirez le risque d’infection à E. coli, mais vous ne l’éliminerez pas complètement.

  • Lavez-vous les mains soigneusement à l’eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes avant de manipuler de la laitue et après l’avoir fait.
  • La laitue non lavée, y compris les pommes de laitue vendues en sac scellé, doit être manipulée et lavée comme suit :
    • Enlevez les feuilles enveloppantes de la laitue fraîche.
    • Lavez les feuilles détachées de la laitue à l’eau courante fraîche. Il n’est pas nécessaire d’utiliser autre chose que de l’eau pour laver la laitue. Un rinçage en douceur avec de l’eau est tout aussi efficace que d’employer des nettoyants.
    • Rincez la laitue jusqu’à ce que les saletés disparaissent.
    • Ne trempez pas la laitue dans un évier rempli d’eau. Les bactéries de l’évier pourraient la contaminer.
    • N’entreposez pas la laitue dans le réfrigérateur pendant plus de sept jours. Jetez-la si les feuilles sont flétries ou roussies.
    • Utilisez de l’eau tiède et du savon pour laver à fond tous les ustensiles, les comptoirs, les planches à découper et les contenants de conservation avant de manipuler la laitue et après l’avoir fait pour éviter la contamination croisée.
  • Il est inutile de laver de nouveau les laitues prêtes à manger vendues dans un emballage scellé portant les mentions « lavé », « prélavé » ou « lavé trois fois ». Ces produits doivent également être mis au réfrigérateur et consommés avant la date de péremption.

Quels sont les symptômes?

Les personnes infectées à l’E. coli peuvent développer une multitude de symptômes. Certaines ne se rendent pas malades du tout, bien qu’elles puissent quand même transmettre l’infection à d’autres. D’autres peuvent ressentir de sérieux maux d’estomac. Dans certains cas, les personnes deviennent grièvement malades et doivent être hospitalisées.
Voici les symptômes qui peuvent se manifester entre le premier et le dixième jour après un contact avec les bactéries :

  • nausées;
  • vomissements;
  • maux de tête;
  • légère fièvre;
  • violentes crampes d’estomac;
  • diarrhée liquide ou sanglante.

La plupart des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours. Alors que la plupart des personnes se rétablissent complètement d’elles-mêmes, certaines seront beaucoup plus malades au point qu’il faudra les hospitaliser. L’infection peut même entraîner des effets persistants sur leur état de santé. Dans de rares cas, des symptômes potentiellement mortels peuvent se manifester, y compris un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une crise d’épilepsie.
Il n’y a pas vraiment de traitement contre les infections à E. coli, autrement que de surveiller l’évolution de la maladie, assurer le confort du malade et éviter la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les gens qui développent des complications pourraient nécessiter des soins plus poussés, comme une dialyse dans les cas d’insuffisance rénale. Si les symptômes persistent, vous devriez communiquer avec votre professionnel de la santé.

Ce que fait le gouvernement du Canada

Le gouvernement a à cœur la salubrité des aliments. L’Agence de la santé publique du Canada dirige le volet sur la santé humaine de l’enquête liée à cette éclosion. Elle est constamment en communication avec ses partenaires fédéraux et provinciaux de manière à surveiller la situation et à prendre des mesures concertées pour la combattre.

Santé Canada effectue des évaluations des risques pour la santé afin de déterminer si la présence de certaines substances ou certains microorganismes dans les aliments constituent un risque pour la santé des consommateurs.

L’ACIA mène des enquêtes sur la salubrité des aliments afin de vérifier si une éclosion tire son origine d’un aliment.

Le gouvernement du Canada tiendra la population canadienne au courant de tout fait nouveau relatif à cette enquête.

Renseignements supplémentaires

Personnes-ressources pour les médias

Agence de la santé publique du Canada
Relations avec les médias
613-957-2983

Renseignements au public

 

Le 28 décembre 2017 - mise à jour

Le présent avis a été mis à jour pour inclure un nouveau cas rapporté faisant partie de l'éclosion, ce qui porte à 41 le nombre total de cas d'infection à E. coli O157 visés par l'enquête. Il semble toujours y avoir un risque d'infection à E. coli associé à la consommation de laitue romaine dans les provinces de l'Est du Canada. Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont publié une déclaration aux médias (en anglais seulement) concernant une éclosion d'infections à E. coli dans de multiples États qui semble être génétiquement liée à l'éclosion touchant le Canada.

Pourquoi tenir compte du présent avis

L'Agence de la santé publique du Canada collabore avec ses partenaires provinciaux de la santé publique, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, pour faire enquête sur une éclosion à Escherichia coli O157, couramment appelé E. coli. L'éclosion touche cinq provinces de l'Est. D'après les conclusions de l'enquête à ce jour, la source de l'éclosion serait l'exposition à la laitue romaine, mais la cause de la contamination n'a pas encore été déterminée. L'éclosion semble se poursuivre, car des cas de maladies liées à la laitue romaine continuent d'être signalés à l'Agence de la santé publique du Canada. Ces cas indiquent que la laitue romaine contaminée pourrait encore se trouver sur le marché (y compris dans les restaurants, les épiceries et tout établissement qui vend des aliments). À l'heure actuelle, les données de l'enquête donnent à penser qu'il continue d'y avoir un risque d'infection à E. coli associé à la consommation de laitue romaine.

En raison du risque persistant dans l'Est du Canada, l'Agence de la santé publique du Canada recommande aux personnes qui se trouvent en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador d'envisager de consommer des types de laitues autres que la romaine jusqu'à ce qu'elle en sache plus sur l'éclosion et la cause de la contamination.

L'enquête sur l'éclosion se poursuit, et le présent avis de santé publique sera mis à jour régulièrement à mesure que l'enquête évolue.

Comment la bactérie E. coli contamine-t-elle la laitue?

L'E. coli est une bactérie qui vit à l'état naturel dans les intestins de bovins, de volailles et d'autres animaux. Les fruits et légumes crus qui ont été en contact avec des fèces d'animaux infectés sont une source fréquente d'infections à E. coli. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent être contaminés dans les champs par de la terre, de l'eau contaminée, des animaux ou du fumier mal composté. La laitue peut également être contaminée par des bactéries pendant sa récolte ou après, lors de la manipulation, de l'entreposage ou du transport. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l'épicerie, dans le réfrigérateur, sur le comptoir de cuisine et sur une planche à découper par une contamination croisée avec les bactéries nocives provenant de viande, de volaille, de poisson ou de fruits de mer à l'état cru. La plupart des souches d'E. coli sont sans danger pour l'humain, mais certaines peuvent rendre malade.

Résumé de l'enquête

À l'heure actuelle, 41 cas d'infection à E. coli O157 faisaient l'objet d'une enquête dans cinq provinces de l'Est : en Ontario (8), au Québec (14), au Nouveau-Brunswick (5), en Nouvelle-Écosse (1) et à Terre-Neuve-et-Labrador (13). Les personnes sont devenues malades en novembre et au début de décembre 2017. Dix-sept personnes ont été hospitalisées. Une personne est décédée. Les malades sont âgés de 4 à 85 ans. Dans la plupart des cas (73 %), il s'agit de filles et de femmes.

La majorité des personnes qui sont tombées malades ont déclaré avoir mangé de la laitue romaine avant que ne se manifeste la maladie. Elles ont dit en avoir mangé à la maison, ainsi que dans des salades préparées vendues en magasin, dans des restaurants et des chaînes de restauration rapide. L'ACIA collabore avec les responsables de la santé publique afin de déterminer la provenance de la laitue romaine à laquelle les personnes malades ont été exposées. L'ACIA fait des analyses de laitue romaine pour dépister la présence de la bactérie E. coli dans le cadre de l'enquête de salubrité des aliments sur la source de la contamination. Aucune source de contamination n'a été identifiée pour le moment. Rien ne donne à penser que l'éclosion touche aussi les provinces de l'Ouest canadien.

Les Centers for Disease Control and Prevention des États-Unis ont publié une déclaration aux médias (en anglais seulement) concernant une éclosion d'infections à E. coli dans de multiples États qui semble être génétiquement liée à l'éclosion touchant le Canada.

Qui est le plus à risque?

Même si n'importe qui peut contracter une infection à E. coli, les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées sont plus susceptibles de développer des complications graves. C'est particulièrement vrai de la souche d'E. coli à l'origine de cette éclosion (E. coli O157), qui entraîne plus fréquemment des cas d'infection grave que les autres souches d'E. coli au Canada.

La plupart des personnes infectées par la bactérie E. coli sont malades pendant quelques jours, puis se remettent complètement. Bien que ce soit rare, certaines infections à E. coli peuvent mettre la vie en danger.

Ce que vous devez faire pour protéger votre santé

Il est difficile de savoir si un produit est contaminé par l'E. coli, car la bactérie est invisible, inodore et sans saveur. La laitue romaine peut avoir une durée de conservation allant jusqu'à cinq semaines; il est donc possible que la laitue romaine contaminée achetée au cours des dernières semaines se trouve encore dans votre maison. Les personnes qui se trouvent en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador devraient consommer des types de laitues autres que la romaine jusqu'à que l'on en sache plus sur l'éclosion et la cause de la contamination.

Si vous décidez tout de même de manger de la laitue romaine, les conseils de manipulation des aliments qui suivent peuvent aider à réduire le risque d'infection, mais ils n'éliminent pas entièrement le risque de maladie.

  • Lavez-vous les mains soigneusement à l'eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes avant de manipuler de la laitue et après l'avoir fait.
  • La laitue non lavée, y compris les pommes de laitue vendues en sac scellé, doit être manipulée et lavée comme suit :
    • Enlevez les feuilles enveloppantes de la laitue fraîche.
    • Lavez les feuilles détachées de la laitue à l'eau courante fraîche. Il n'est pas nécessaire d'utiliser autre chose que de l'eau pour laver la laitue. Un rinçage en douceur avec de l'eau est tout aussi efficace que d'employer des nettoyants.
    • Rincez la laitue jusqu'à ce que les saletés disparaissent.
    • Ne trempez pas la laitue dans un évier rempli d'eau. Les bactéries de l'évier pourraient la contaminer.
    • N'entreposez pas la laitue dans le réfrigérateur pendant plus de sept jours. Jetez-la si les feuilles sont flétries ou roussies.
    • Utilisez de l'eau tiède et du savon pour laver à fond tous les ustensiles, les comptoirs, les planches à découper et les contenants de conservation avant de manipuler la laitue et après l'avoir fait pour éviter la contamination croisée.
  • Il est inutile de laver de nouveau les laitues prêtes à manger vendues dans un emballage scellé portant les mentions « lavé », « prélavé » ou « lavé trois fois ». Ces produits doivent également être mis au réfrigérateur et consommés avant la date de péremption.

Quels sont les symptômes?

Les personnes infectées à l'E. coli peuvent développer une multitude de symptômes. Certaines ne se rendent pas malades du tout, bien qu'elles puissent quand même transmettre l'infection à d'autres. D'autres peuvent ressentir de sérieux maux d'estomac. Dans certains cas, les personnes deviennent grièvement malades et doivent être hospitalisées.
Voici les symptômes qui peuvent se manifester entre le premier et le dixième jour après un contact avec les bactéries :

  • nausées;
  • vomissements;
  • maux de tête;
  • légère fièvre;
  • violentes crampes d'estomac;
  • diarrhée liquide ou sanglante.

La plupart des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours. Alors que la plupart des personnes se rétablissent complètement d'elles-mêmes, certaines seront beaucoup plus malades au point qu'il faudra les hospitaliser. L'infection peut même entraîner des effets persistants sur leur état de santé. Dans de rares cas, des symptômes potentiellement mortels peuvent se manifester, y compris un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une crise d'épilepsie.
Il n'y a pas vraiment de traitement contre les infections à E. coli, autrement que de surveiller l'évolution de la maladie, assurer le confort du malade et éviter la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les gens qui développent des complications pourraient nécessiter des soins plus poussés, comme une dialyse dans les cas d'insuffisance rénale. Si les symptômes persistent, vous devriez communiquer avec votre professionnel de la santé.

Ce que fait le gouvernement du Canada

Le gouvernement a à cœur la salubrité des aliments. L'Agence de la santé publique du Canada dirige le volet sur la santé humaine de l'enquête liée à cette éclosion. Elle est constamment en communication avec ses partenaires fédéraux et provinciaux de manière à surveiller la situation et à prendre des mesures concertées pour la combattre.

Santé Canada effectue des évaluations des risques pour la santé afin de déterminer si la présence de certaines substances ou certains microorganismes dans les aliments constituent un risque pour la santé des consommateurs.

L'ACIA mène des enquêtes sur la salubrité des aliments afin de vérifier si une éclosion tire son origine d'un aliment.

Le gouvernement du Canada tiendra la population canadienne au courant de tout fait nouveau relatif à cette enquête.

Renseignements supplémentaires

Personnes-ressources pour les médias

Agence de la santé publique du Canada
Relations avec les médias
613-957-2983

Renseignements au public

 

Le 21 décembre 2017 - mise à jour

Le présent avis a été mis à jour pour inclure 10 nouveaux cas qui ont été rapportés dans le cadre de l'éclosion, ce qui porte à 40 le total de cas d'E. coli O157 visés par l'enquête. Il semble y avoir un risque continu d'infection à E. coli associé à la consommation de laitue romaine. On recommande aux personnes qui se trouvent en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador de consommer d'autres types de laitue que de la laitue romaine jusqu'à qu'on en sache plus sur l'éclosion et la cause de la contamination.

Pourquoi tenir compte du présent avis

L'Agence de la santé publique du Canada collabore avec ses partenaires provinciaux de la santé publique, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, pour faire enquête sur une éclosion à Escherichia coli O157, couramment appelé E. coli. L'éclosion touche cinq provinces de l'Est. D'après les conclusions de l'enquête à ce jour, la source de l'éclosion serait l'exposition à la laitue romaine, mais la cause de la contamination n'a pas encore été déterminée. L'éclosion semble se poursuivre, car des cas de maladies liées à la laitue romaine continuent d'être signalés à l'Agence de la santé publique du Canada. Ces cas indiquent que la laitue romaine contaminée pourrait encore se trouver sur le marché (y compris dans les restaurants, les épiceries et tout établissement qui vend des aliments). À l'heure actuelle, les données issues de l'enquête donnent à penser qu'il continue d'avoir un risque d'infection à E. coli associée à la consommation de laitue romaine.

En raison du risque persistant dans l'Est du Canada, l'Agence de la santé publique du Canada recommande aux personnes qui se trouvent en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador de consommer d'autres types de laitue plutôt que de la laitue romaine jusqu'à ce qu'elle en sache plus sur l'éclosion et la cause de la contamination.

L'enquête sur l'éclosion se poursuit et le présent avis de santé publique sera mis à jour régulièrement à mesure que l'enquête évolue.

Comment la laitue se contamine-t-elle à l'E. coli?

L'E. coli est une bactérie qui vit à l'état naturel dans les intestins de bovins, de volailles et d'autres animaux. Les fruits et légumes crus qui ont été en contact avec des fèces infectées d'animaux sont une source fréquente d'infections à E. coli. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent se contaminer dans les champs par la terre, l'eau contaminée, les animaux ou du fumier mal composté. La laitue peut également se contaminer par des bactéries au cours de la récolte ou après, lors de la manipulation, l'entreposage et le transport de ce produit horticole. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l'épicerie, dans le réfrigérateur ou sur le comptoir et la planche à découper par une contamination croisée avec les bactéries nocives de viandes, de volaille, de poissons ou de fruits de mer à l'état cru. La plupart des souches d'E. coli sont sans danger pour l'humain, mais certaines variétés peuvent rendre malade.

Résumé de l'enquête

Au moment de rédiger ces lignes, 40 cas d'infections à l'E. coli O157 faisaient l'objet d'une enquête dans cinq provinces de l'Est : en Ontario (8), au Québec (13), au Nouveau-Brunswick (5), en Nouvelle-Écosse (1) et à Terre-Neuve-et-Labrador (13). Les personnes sont devenues malades au mois de novembre et au début décembre 2017. Seize personnes ont été hospitalisées et un décès a été constaté. Les personnes qui sont tombées malades sont âgées de 4 à 85 ans. Dans la plupart des cas (73 %), ce sont des filles et des femmes.

La majorité des personnes qui sont tombées malades ont déclaré avoir mangé de la laitue romaine avant que ne se manifeste la maladie. Elles ont dit en avoir mangé à la maison, ainsi que dans des salades préparées vendues en magasin, dans des restaurants et des chaînes de restauration rapide. L'Agence canadienne d'inspection des aliments collabore avec les responsables de la santé publique afin de déterminer la provenance de la laitue romaine à laquelle les personnes malades ont été exposées. Rien ne donne à penser pour l'instant que les provinces de l'Ouest canadien sont touchées par cette éclosion.

Qui est le plus à risque?

La souche d'E. coli à l'origine de cette éclosion (E. coli 0157) est une des souches les plus susceptibles de causer de graves symptômes. Les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les jeunes enfants et les personnes âgées sont plus susceptibles de développer des complications graves.

Ce que vous devez faire pour préserver votre santé

Il est difficile de savoir si un produit est contaminé par l'E. coli, car la bactérie est invisible, inodore et sans saveur. La laitue romaine peut avoir une durée de conservation allant jusqu'à cinq semaines; il est donc possible que la laitue romaine contaminée achetée au cours des dernières semaines se trouve encore dans votre maison. Les personnes en Ontario, au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse et à Terre-Neuve-et-Labrador devraient consommer d'autres types de laitue que de la laitue romaine jusqu'à qu'on en sache plus sur l'éclosion et la cause de la contamination.

Si vous décidez tout de même de manger de la laitue romaine, les conseils de manipulation des aliments qui suivent peuvent aider à réduire le risque d'infection, mais ils n'éliminent pas entièrement le risque de maladie.

  • Lavez-vous les mains soigneusement à l'eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes avant de manipuler de la laitue et après l'avoir fait.
  • La laitue non lavée, y compris les pommes de laitue vendues en sac scellé, doit être manipulée et lavée comme suit :
    • Enlevez les feuilles enveloppantes de la laitue fraîche.
    • Lavez les feuilles détachées de la laitue à l'eau courante fraîche. Il n'est pas nécessaire d'utiliser autre chose que de l'eau pour laver la laitue. Un rinçage en douceur avec de l'eau est tout aussi efficace que d'employer des nettoyants.
    • Rincez la laitue jusqu'à ce que les saletés disparaissent.
    • Ne trempez pas la laitue dans un évier rempli d'eau. Les bactéries de l'évier pourraient la contaminer.
    • N'entreposez pas la laitue dans le réfrigérateur pendant plus de sept jours. Jetez-la si les feuilles sont flétries ou roussies.
    • Utilisez de l'eau tiède et du savon pour laver à fond tous les ustensiles, les comptoirs, les planches à découper et les contenants de conservation avant de manipuler la laitue et après l'avoir fait pour éviter la contamination croisée.
  • Il est inutile de laver de nouveau les laitues prêtes à manger vendues dans un emballage scellé portant les mentions « lavé », « prélavé » ou « lavé trois fois ». Ces produits doivent également être mis au réfrigérateur et consommés avant la date de péremption.

Quels sont les symptômes?

Les personnes infectées à l'E. coli peuvent développer une multitude de symptômes. Certaines ne se rendent pas malades du tout, bien qu'elles puissent quand même transmettre l'infection à d'autres. D'autres peuvent ressentir de sérieux maux d'estomac. Dans certains cas, les personnes deviennent grièvement malades et doivent être hospitalisées.
Voici les symptômes qui peuvent se manifester entre le premier et le dixième jour après un contact avec les bactéries :

  • des nausées
  • des vomissements
  • des maux de tête
  • une légère fièvre
  • de violentes crampes d'estomac
  • des diarrhées liquides ou sanglantes

La plupart des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours. Alors que la plupart des personnes se rétablissent complètement d'elles-mêmes, certaines seront beaucoup plus malades au point qu'il faudra les hospitaliser. L'infection peut même entraîner des effets persistants sur leur état de santé. Dans de rares cas, des symptômes potentiellement mortels peuvent se manifester, y compris un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une crise d'épilepsie.

Il n'y a pas vraiment de traitement contre les infections à E. coli, autrement que de surveiller l'évolution de la maladie, assurer le confort du malade et éviter la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les gens qui développent des complications pourraient nécessiter des soins plus poussés, comme une dialyse dans les cas d'insuffisance rénale. Si les symptômes persistent, vous devriez communiquer avec votre professionnel de la santé.

Ce que fait le gouvernement du Canada

Le gouvernement a à cœur la salubrité des aliments. L'Agence de la santé publique du Canada dirige le volet sur la santé humaine de l'enquête liée à cette éclosion. Elle est constamment en communication avec ses partenaires fédéraux et provinciaux de manière à surveiller la situation et à prendre des mesures concertées pour la combattre.

Santé Canada effectue des évaluations des risques pour la santé afin de déterminer si la présence de certaines substances ou certains microorganismes dans les aliments constituent un risque pour la santé des consommateurs.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments mène des enquêtes sur la salubrité des aliments afin de vérifier si une éclosion tire son origine d'un aliment.

Le gouvernement du Canada tiendra les Canadiens informés de tout fait nouveau relatif à cette enquête.

Renseignements supplémentaires

Personne-ressource pour les médias :

Agence de la santé publique du Canada
Relations avec les médias
613-957-2983

Demandes de renseignements de la population

 

Le 14 décembre 2017 - mise à jour

Le présent avis a été mis à jour pour inclure deux autres provinces, l'Ontario et la Nouvelle-Écosse, où des cas de maladie liée à cette éclosion ont été rapportés. Depuis la publication de l'avis initial, neuf nouveaux cas d'E. coli ont été ajoutés à l'enquête sur l'éclosion, ce qui porte à 30 le total de cas d'E. coli O157 visés par l'enquête. Un décès a été signalé.

Pourquoi tenir compte du présent avis

L'Agence de la santé publique du Canada collabore avec ses partenaires provinciaux de la santé publique, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, pour faire enquête sur une éclosion à Escherichia coli O157, couramment appelé E. coli. L'éclosion, associée à de la laitue romaine, touche cinq provinces. À ce stade-ci, aucun rappel de produits associés à cette éclosion n'a été déclenché. L'enquête sur l'éclosion est en cours et le présent avis de santé publique sera mis à jour régulièrement à mesure que l'enquête évolue.

Le risque pour les Canadiens est faible. Cependant, il y a lieu de rappeler aux Canadiens d'adopter des pratiques sécuritaires de manipulations de la laitue pour ne pas se rendre malades. La plupart des gens infectés par l'E. coli sont malades pendant quelques jours seulement, puis ils se rétablissent totalement. Bien que ce soit exceptionnel, certaines infections à E. coli sont potentiellement mortelles.

Comment la laitue se contamine-t-elle à l'E. coli?

L'E. coli est une bactérie qui vit à l'état naturel dans les intestins de bovins, de volailles et d'autres animaux. Les fruits et légumes crus qui ont été en contact avec des fèces infectées d'animaux sont une source fréquente d'infections à E. coli. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent se contaminer dans les champs par la terre, l'eau contaminée, les animaux ou du fumier mal composté. La laitue peut également se contaminer par des bactéries au cours de la récolte ou après, lors de la manipulation, l'entreposage et le transport de ce produit horticole. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l'épicerie, dans le réfrigérateur ou sur le comptoir et la planche à découper par une contamination croisée avec les bactéries nocives de viandes, de volaille, de poissons ou de fruits de mer à l'état cru. La plupart des souches d'E. coli sont sans danger pour l'humain, mais certaines variétés peuvent rendre malade.

Résumé de l'enquête

Au moment de rédiger ces lignes, 30 cas d'infections à l'E. coli O157 faisaient l'objet d'une enquête dans cinq provinces : en Ontario (6), au Québec (5), au Nouveau-Brunswick (5), en Nouvelle-Écosse (1) et à Terre-Neuve-et-Labrador (13). Les personnes sont devenues malades au cours du mois de novembre et décembre 2017. Douze personnes ont été hospitalisées et un décès a été constaté. Les personnes qui sont tombées malades sont âgées de 4 à 80 ans. Dans la plupart des cas (70 %), ce sont des filles et des femmes.

Plusieurs des personnes qui sont tombées malades ont déclaré avoir mangé de la romaine avant que se manifeste la maladie. L'Agence canadienne d'inspection des aliments collabore avec les responsables de la santé publique afin de déterminer la provenance de la laitue romaine à laquelle les personnes malades ont été exposées.

Qui est le plus à risque?

Bien que n'importe qui puisse s'infecter à l'E. coli, les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les enfants en bas âge et les personnes âgées sont les plus à risque de complications graves.

Ce que vous devez faire pour préserver votre santé

Voici quelques conseils concernant la salubrité des aliments et la laitue qui vous aideront à atténuer le risque de vous infecter à l'E. coli.

  • Lavez-vous les mains soigneusement à l'eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes avant de manipuler de la laitue et après l'avoir fait.
  • La laitue non lavée, y compris les pommes de laitue vendues en sac scellé, doit être manipulée et lavée comme suit :
    • Enlevez les feuilles enveloppantes de la laitue fraîche.
    • Lavez les feuilles détachées de la laitue à l'eau courante fraîche. Il n'est pas nécessaire d'utiliser autre chose que de l'eau pour laver la laitue. Un rinçage en douceur avec de l'eau est tout aussi efficace que d'employer des nettoyants.
    • Rincez la laitue jusqu'à ce que les saletés disparaissent.
    • Ne trempez pas la laitue dans un évier rempli d'eau. Les bactéries de l'évier pourraient la contaminer.
    • N'entreposez pas la laitue dans le réfrigérateur pendant plus de sept jours. Jetez-la si les feuilles sont flétries ou roussies.
    • Utilisez de l'eau tiède et du savon pour laver à fond tous les ustensiles, les comptoirs et les planches à découper avant de manipuler la laitue et après l'avoir fait pour éviter la contamination croisée.
  • Il est inutile de laver de nouveau les laitues prêtes à manger vendues dans un emballage scellé portant les mentions « lavé », « prélavé » ou « lavé trois fois ». Ces produits doivent également être mis au réfrigérateur et consommés avant la date de péremption.

Quels sont les symptômes?

Les personnes infectées à l'E. coli peuvent développer une multitude de symptômes. Certaines ne se rendent pas malades du tout, bien qu'elles puissent quand même transmettre l'infection à d'autres. D'autres peuvent ressentir de sérieux maux d'estomac. Dans certains cas, les personnes deviennent grièvement malades et doivent être hospitalisées.

Voici les symptômes qui peuvent se manifester entre le premier et le dixième jour après un contact avec les bactéries :

  • des nausées
  • des vomissements
  • des maux de tête
  • une légère fièvre
  • de violentes crampes d'estomac
  • des diarrhées liquides ou sanglantes

La plupart des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours. Alors que la plupart des personnes se rétablissent complètement d'elles-mêmes, certaines seront beaucoup plus malades au point qu'il faudra les hospitaliser. L'infection peut même entraîner des effets persistants sur leur état de santé. Dans de rares cas, des symptômes potentiellement mortels peuvent se manifester, y compris un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une crise d'épilepsie.

Il n'y a pas vraiment de traitement contre les infections à E. coli, autrement que de surveiller l'évolution de la maladie, assurer le confort du malade et éviter la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les gens qui développent des complications pourraient nécessiter des soins plus poussés, comme une dialyse dans les cas d'insuffisance rénale. Si les symptômes persistent, vous devriez communiquer avec votre professionnel de la santé.

Ce que fait le gouvernement du Canada

Le gouvernement a à cœur la salubrité des aliments. L'Agence de la santé publique du Canada dirige le volet sur la santé humaine de l'enquête liée à cette éclosion. Elle est constamment en communication avec ses partenaires fédéraux et provinciaux de manière à surveiller la situation et à prendre des mesures concertées pour la combattre.

Santé Canada effectue des évaluations des risques pour la santé afin de déterminer si la présence de certaines substances ou certains microorganismes dans les aliments constituent un risque pour la santé des consommateurs.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments mène des enquêtes sur la salubrité des aliments afin de vérifier si une éclosion tire son origine d'un aliment.

Le gouvernement du Canada tiendra les Canadiens informés de tout fait nouveau relatif à cette enquête.

Renseignements supplémentaires

Personne-ressource pour les médias :

Agence de la santé publique du Canada
Relations avec les médias
613-957-2983

Demandes de renseignements de la population

 

Le 11 décembre 2017 (original)

Pourquoi tenir compte du présent avis

L'Agence de la santé publique du Canada collabore avec ses partenaires provinciaux de la santé publique, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et Santé Canada, pour faire enquête sur une éclosion à Escherichia coli O157, couramment appelé E. coli. L'éclosion, associée à de la laitue romaine, touche trois provinces. À ce stade-ci, aucun rappel de produits associés à cette éclosion n'a été déclenché. L'enquête sur l'éclosion est en cours et le présent avis de santé publique sera mis à jour régulièrement à mesure que l'enquête évolue.

Le risque pour les Canadiens est faible. Cependant, il y a lieu de rappeler aux Canadiens d'adopter des pratiques sécuritaires de manipulations de la laitue pour ne pas se rendre malades. La plupart des gens infectés par l'E. coli sont malades pendant quelques jours seulement, puis ils se rétablissent totalement. Bien que ce soit exceptionnel, certaines infections à E. coli sont potentiellement mortelles.

Comment la laitue se contamine-t-elle à l'E. coli?

L' E. coli est une bactérie qui vit à l'état naturel dans les intestins de bovins, de volailles et d'autres animaux. Les fruits et légumes crus qui ont été en contact avec des fèces infectées d'animaux sont une source fréquente d'infections à E. coli. Les légumes-feuilles, comme la laitue, peuvent se contaminer dans les champs par la terre, l'eau contaminée, les animaux ou du fumier mal composté. La laitue peut également se contaminer par des bactéries au cours de la récolte ou après, lors de la manipulation, l'entreposage et le transport de ce produit horticole. La contamination de la laitue peut aussi se produire à l'épicerie, dans le réfrigérateur ou sur le comptoir et la planche à découper par une contamination croisée avec les bactéries nocives de viandes, de volaille, de poissons ou de fruits de mer à l'état cru. La plupart des souches d'E. coli sont sans danger pour l'humain, mais certaines variétés peuvent rendre malade.

Résumé de l'enquête

Au moment de rédiger ces lignes, 21 cas d'infections à l'E. coli O157 faisaient l'objet d'une enquête dans trois provinces : au Québec (3), au Nouveau-Brunswick (5), et à Terre-Neuve-et-Labrador (13). Des personnes sont devenues malades au cours du mois de novembre 2017. Dix personnes ont été hospitalisées. Aucun décès n'a été constaté. Les personnes qui sont tombées malades sont âgées de 5 à 72 ans. Dans la plupart des cas (71 %), ce sont des filles et des femmes.

Plusieurs des personnes qui sont tombées malades ont déclaré avoir mangé de la romaine avant que se manifeste la maladie. L'Agence canadienne d'inspection des aliments collabore avec les responsables de la santé publique afin de déterminer la provenance de la laitue romaine auquel les personnes malades ont été exposées.

Qui est le plus à risque?

Bien que n'importe qui puisse s'infecter à l'E. coli, les femmes enceintes, les personnes dont le système immunitaire est affaibli, les enfants en bas âge et les personnes âgées sont les plus à risque de complications graves.

Ce que vous devez faire pour préserver votre santé

Voici quelques conseils concernant la salubrité des aliments et la laitue qui vous aideront à atténuer le risque de vous infecter à l'E. coli.

  • Lavez-vous les mains soigneusement à l'eau tiède et au savon pendant au moins 20 secondes avant de manipuler de la laitue et après l'avoir fait.
  • Enlevez les feuilles enveloppantes de la laitue fraîche.
  • Lavez les feuilles détachées de la laitue à l'eau courante fraîche. Ce n'est pas nécessaire d'utiliser autre chose que de l'eau pour laver la laitue. Un rinçage en douceur avec de l'eau est tout aussi efficace que d'employer des nettoyants.
  • Rincez votre laitue jusqu'à ce que les saletés disparaissent.
  • Ne trempez pas la laitue dans un évier rempli d'eau. Elle peut se contaminer par les bactéries de l'évier.
  • Il est inutile de laver de nouveau les laitues prêtes à manger vendues dans un emballage scellé portant les mentions « lavé », « prélavé » ou « lavé trois fois ».
  • Utilisez de l'eau tiède et du savon pour laver à fond tous les ustensiles, les comptoirs et les planches à découper avant de manipuler la laitue et après l'avoir fait.
  • N'entreposez pas la laitue dans le réfrigérateur pendant plus de sept jours. Enlevez les feuilles dès qu'elles flétrissent ou qu'elles roussissent.
  • Les produits de laitues ensachés, prêts à manger et prélavés devraient également être mis au réfrigérateur et consommés avant la date de péremption.

Quels sont les symptômes?

Les personnes infectées à l'E. coli peuvent développer une multitude de symptômes. Certaines ne se rendent pas malades du tout, bien qu'elles puissent quand même transmettre l'infection à d'autres. D'autres peuvent ressentir de sérieux maux d'estomac. Dans certains cas, les personnes deviennent grièvement malades et doivent être hospitalisées.

Voici les symptômes qui peuvent se manifester entre le premier et le dixième jour après un contact avec les bactéries :

  • des nausées
  • des vomissements
  • des maux de tête
  • une légère fièvre
  • de violentes crampes d'estomac
  • des diarrhées liquides ou sanglantes

La plupart des symptômes disparaissent au bout de cinq à dix jours. Alors que la plupart des personnes se rétablissent complètement d'elles-mêmes, certaines seront beaucoup plus malades au point qu'il faudra les hospitaliser. L'infection peut même entraîner des effets persistants sur leur état de santé. Dans de rares cas, des symptômes potentiellement mortels peuvent se manifester, y compris un accident vasculaire cérébral, une insuffisance rénale ou une crise d'épilepsie.

Il n'y a pas vraiment de traitement contre les infections à E. coli, autrement que de surveiller l'évolution de la maladie, assurer le confort du malade et éviter la déshydratation par une hydratation et une alimentation adéquates. Les gens qui développent des complications pourraient nécessiter des soins plus poussés, comme une dialyse dans les cas d'insuffisance rénale. Si les symptômes persistent, vous devriez communiquer avec votre professionnel de la santé.

Ce que fait le gouvernement du Canada

Le gouvernement a à cœur la salubrité des aliments. L'Agence de la santé publique du Canada dirige le volet sur la santé humaine de l'enquête liée à cette éclosion. Elle est constamment en communication avec ses partenaires fédéraux et provinciaux de manière à surveiller la situation et à prendre des mesures concertées pour la combattre.

Santé Canada effectue des évaluations des risques pour la santé afin de déterminer si la présence de certaines substances ou certains microorganismes dans les aliments constituent un risque pour la santé des consommateurs.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments mène des enquêtes sur la salubrité des aliments afin de vérifier si une éclosion tire son origine d'un aliment.

Le gouvernement du Canada tiendra les Canadiens informés de tout fait nouveau relatif à cette enquête.

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