Fiche Technique Santé-Sécurité : Agents Pathogènes – Streptococcus pyogenes

FICHE TECHNIQUE SANTÉ-SÉCURITÉ: AGENTS PATHOGÈNES

SECTION I – AGENT INFECTIEUX

NOM: Streptococcus pyogenes

SYNONYME OU RENVOI : Streptocoque du groupe A (β-hémolytique) (SGA), angine streptococcique, angine à streptocoques, pharyngite, scarlatine, impétigo, érysipèle, fièvre puerpérale, fasciite nécrosante, syndrome de choc toxique, septicémie, fièvre rhumatismale aiguë, glomérulonéphrite post-streptococcique aiguë, gangrène gazeuse.

CARACTÉRISTIQUES: Streptococcus pyogenes est une bactérie aérobie extracellulaire Gram positif(1, 2). Il est constitué de coccus non mobiles et non sporulés de moins de 2 µm de longueur, disposés en chaînettes et formant de grosses colonies de plus de 0,5 mm(3, 4). Il présente un profil de croissance bêta-hémolytique sur gélose au sang. Il existe plus de 60 souches de cette bactérie(5, 6).

SECTION II – DÉTERMINATION DU RISQUE

PATHOGÉNICITÉ ET TOXICITÉ: Cette bactérie est responsable d’un grand nombre d’infections(7, 8). Elle peut causer l’angine streptococcique caractérisée par de la fièvre, une hypertrophie des amygdales, un exsudat amygdalien, une sensibilité des ganglions lymphatiques cervicaux et une sensation de malaise(6, 9). Si l’angine streptococcique n’est pas traitée, elle peut durer de 7 à 10 jours(9). La scarlatine (éruption de coloration rose-rouge et fièvre), l’impétigo (infection des couches superficielles de la peau) et la pneumonie sont également causés par cette bactérie(3, 6, 7, 10). Bien que cela soit plus rare, S. pyogenes peut également causer une septicémie, une otite moyenne, une mastite, un sepsis, une cellulite, un érysipèle, une myosite, une ostéomyélite, une arthrite septique, une méningite, une endocardite, une péricardite et des infections néonatales(3, 6, 7). Certaines des complications graves associées aux infections à S. pyogenes comprennent le syndrome de choc toxique streptococcique, la fièvre rhumatismale aiguë (inflammation des articulations, cardite et complications du système nerveux central), la glomérulonéphrite post-streptococcique (inflammation, hématurie, fièvre, œdème, hypertension, anomalies du sédiment urinaire et douleurs rénales intenses) et la fasciite nécrosante (infection rapide et progressive du tissu sous-cutané, inflammation massive générale, bulles hémorragiques, crépitation et destruction tissulaire)(1, 6-8). On compte chaque année au moins 517 000 décès attribuables à une grave infection à S. pyogenes à l’échelle mondiale; quant à la fièvre rhumatismale, elle cause à elle seule 233 000 décès(8). Chaque année, aux États-Unis, on signale 1 800 décès causés par une infection invasive à S. pyogenes; la fasciite nécrosante tue environ 30 % des patients, et le taux de mortalité associé au syndrome de choc toxique streptococcique varie de 30 % à 70 %(3, 11, 12).

ÉPIDÉMIOLOGIE: La fréquence des différentes manifestations cliniques associées aux infections par cette bactérie varie selon les différentes parties du monde. La pharyngite streptococcique est plus fréquente dans les zones tempérées et atteint un point culminant à la fin de l’hiver et au début du printemps(5, 9). Chaque année, on compte 616 millions de cas de pharyngite causée par S. pyogenes partout dans le monde(5, 8). De 15 % à 20 % des enfants d’âge scolaire sont porteurs de S. pyogenes à l’état latent au niveau de la gorge; ils sont donc plus susceptibles d’être atteints de la maladie(5, 9). L’impétigo est plus fréquent chez les enfants vivant dans des pays où le climat est chaud et humide. On signale 111 millions de cas annuels d’impétigo à l’échelle mondiale(5). On dénombre 115,6 millions de cas annuels de rhumatisme cardiaque et au moins 18,1 millions de cas d’infections invasives, principalement chez les personnes âgées(3, 8). La glomérulonéphrite post-streptococcique est saisonnière et touche plus souvent les enfants, les jeunes adultes et les hommes(1). Le surpeuplement et les mauvaises conditions d’hygiène augmentent le risque d’éclosions d’infection à SGA(1).

GAMME D’HÔTES: S. pyogenes est exclusivement pathogène chez l’humain(5, 7).

DOSE INFECTIEUSE: Inconnue.

MODE DE TRANSMISSION: La transmission par des gouttelettes respiratoires, par contact des mains avec des écoulements nasaux et par contact cutané avec des lésions d’impétigo sont les principaux modes de transmission(5, 9, 13). L’agent pathogène peut être détecté à l’état latent dans l’anus, le vagin, la peau et le pharynx; tout contact avec ces structures anatomiques peut propager l’infection(5, 14, 15). La bactérie peut être transmise aux bovins, puis aux humains par le lait cru, bien que les bovins ne contractent pas la maladie. Elle peut aussi être transmise par des sources alimentaires contaminées (salade, lait et œuf)(16-18). La fasciite nécrosante survient habituellement après la contamination de lésions cutanées ou de plaies par l’agent infectieux(12).

PÉRIODE D’INCUBATION: La période d’incubation varie habituellement de 1 à 3 jours(9).

TRANSMISSIBILITÉ: S’ils ne sont pas traités, les patients présentant une pharyngite streptococcique demeurent infectieux durant la phase aiguë de la maladie, qui dure habituellement de 7 à 10 jours, et la semaine suivante. Cependant, si des antibiotiques sont administrés, la période infectieuse est réduite à 24 heures(9). La bactérie peut demeurer dans l’organisme à l’état latent sans provoquer l’infection chez l’hôte pendant des semaines ou des mois; elle est toutefois transmissible lorsqu’elle se trouve à l’état latent(5).

SECTION III - DISSÉMINATION

RÉSERVOIR: Les humains sont le principal réservoir de cette bactérie(5, 7), bien que les bovins puissent également servir de réservoir(16-18).

ZOONOSE: Les vaches infectées par les humains sont des hôtes intermédiaires et peuvent transmettre la bactérie dans leur lait. Si ce lait est consommé sans avoir été pasteurisé, il peut infecter d’autres humains(16).

VECTEURS: Aucun.

SECTION IV - VIABILITÉ ET STABILITÉ

SENSIBILITÉ AUX MÉDICAMENTS: S. pyogenes est sensible à divers médicaments, notamment à l’érythromycine, à la clindamycine, à l’imipénem, à la rifampicine, à la vancomycine, aux macrolides, à la lincomycine et aux bêta-lactamines, comme la pénicilline. On a toutefois constaté que certaines souches de la bactérie sont résistantes aux macrolides, à la lincomycine, au chloramphénicol, aux tétracyclines et au cotrimoxazole(5, 7, 19, 20).

SENSIBILITÉ AUX DÉSINFECTANTS: Cette bactérie est sensible à l’hypochlorite de sodium 1 %, au formaldéhyde 4 %, au glutaraldéhyde 2 %, à l’éthanol 70 %, au propanol 70 %, à l’acide peracétique 2 %, au peroxyde d’hydrogène 3 à 6 % et à l’iode 0,16 %(2).

INACTIVATION PHYSIQUE: La bactérie est sensible à la chaleur humide (121 °C pendant au moins 15 minutes) et à la chaleur sèche (170 °C pendant au moins 1 heure)(21).

SURVIE À L'EXTÉRIEUR DE L'HÔTE: La bactérie peut survivre sur les surfaces sèches de 3 jours à 6,5 mois(22). On a découvert qu’elle peut survivre dans la crème glacée (18 jours), dans le lait cru et le lait pasteurisé à une température de 15 à 37 °C (96 heures), dans le beurre à température ambiante (48 heures) et dans le beurre neutralisé (12 à 17 jours)(17). On a constaté que le SGA peut survivre plusieurs jours dans des salades froides à température ambiante(18).

SECTION V - PREMIERS SOINS ET ASPECTS MÉDICAUX

SURVEILLANCE: Rechercher les symptômes. Confirmer l’infection par des analyses bactériologiques et sérologiques, par agglutination à des billes de latex, par immunofluorescence ou par ELISA(6).

Remarque : Les méthodes de diagnostic ne sont pas nécessairement toutes disponibles dans tous les pays.

PREMIERS SOINS ET TRAITEMENT: Un traitement antibiotique approprié est nécessaire en cas d’infection à S. pyogenes. On administre de la pénicilline pour traiter les infections des voies respiratoires (pharyngite); en cas d’allergie, on administre des macrolides ou des lincosamides(5, 6). On peut administrer de la clindamycine pour traiter la fasciite nécrosante, et il faut procéder au débridement chirurgical de la partie touchée(2, 5).

IMMUNISATION: n’existe aucun vaccin(6).

PROPHYLAXIE: L’administration de pénicilline aux sujets porteurs s’est révélée efficace pour réduire le nombre de personnes infectées durant une éclosion d’angine streptococcique(18).

SECTION VI - DANGERS POUR LE PERSONNEL DE LABORATOIRE

INFECTIONS CONTRACTÉES AU LABORATOIRE: Depuis 1983, on a déclaré 78 cas d’infection à streptocoque contractés en laboratoire(2).

SOURCES ET ÉCHANTILLONS: L’agent infectieux est présent dans les échantillons des voies respiratoires, les lésions cutanées, le sang, les expectorations et les exsudats de plaies(5, 13, 23).

DANGERS PRIMAIRES: L’inhalation d’aérosols infectieux et la contamination des lésions cutanéo-muqueuses sont les principaux risques associés à la manipulation de cet agent pathogène(1, 2, 10).

DANGERS PARTICULIERS: Aucun.

SECTION VII - CONTRÔLE DE L'EXPOSITION ET PROTECTION PERSONNELLE

CLASSIFICATION PAR GROUPE DE RISQUE: Groupe de risque 2 (24).

EXIGENCES DE CONFINEMENT: Installations, équipement et pratiques opérationnelles de niveau de confinement 2 pour le travail avec des matières, cultures ou animaux infectieux ou potentiellement infectieux.

VÊTEMENTS DE PROTECTION: Sarrau. Gants, lorsqu’un contact direct de la peau avec des matières infectées ou des animaux est inévitable. Une protection pour les yeux doit être utilisée lorsqu’il y a un risque connu ou potentiel d’éclaboussure (25).

AUTRES PRÉCAUTIONS: Toutes les procédures pouvant produire des aérosols ou mettant en cause des concentrations ou des quantités élevées doivent s’effectuer dans une enceinte de sécurité biologique (ESB) (25). L’utilisation d’aiguilles, de seringues et d’autres objets tranchants doit être strictement restreinte. Des précautions supplémentaires doivent être envisagées pour les activités avec des animaux ou à grande échelle (25).

SECTION VIII - MANUTENTION ET ENTREPOSAGE

DÉVERSEMENTS : Laisser les aérosols se poser et, tout en portant des vêtements de protection, couvrir délicatement le déversement avec des essuie‑tout et appliquer un désinfectant approprié, en commençant par le périmètre et en se rapprochant du centre. Laisser agir suffisamment longtemps avant de nettoyer (25).

ÉLIMINATION: Décontaminer les déchets par stérilisation à la vapeur, incinération ou désinfection chimique (25).

ENTREPOSAGE: Dans des contenants étanches et scellés, étiquetés de façon appropriée et placés en lieu sûr (25).

SECTION IX – RENSEIGNEMENTS SUR LA RÉGLEMENTATION ET AUTRES

INFORMATION SUR LA RÉGLEMENTATION : L’importation, le transport et l’utilisation de pathogènes au Canada sont régis par de nombreux organismes de réglementation, dont l’Agence de la santé publique du Canada, Santé Canada, l’Agence canadienne d’inspection des aliments, Environnement Canada et Transports Canada. Il incombe aux utilisateurs de veiller à respecter tous les règlements et toutes les lois, directives et normes applicables.

DERNIÈRE MISE À JOUR: Juillet 2010

PRÉPARÉE PAR: Direction de la règlementation des agents pathogènes, agence de la santé publique du Canada.

Bien que les renseignements, opinions et recommandations présentés dans cette Fiche de renseignements proviennent de sources que nous jugeons fiables, nous ne nous rendons pas responsables de leur justesse, de leur caractère exhaustif ou de leur fiabilité, ni des pertes ou blessures pouvant résulter de l’utilisation de ces renseignements. Comme on découvre fréquemment de nouveaux dangers, il est possible que ces renseignements ne soient pas tout à fait à jour.

Tous droits réservés

© Agence de la santé publique du Canada, 2010

Canada

RÉFÉRENCES:

  1. Cunningham, M. W. (2008). Pathogenesis of group A streptococcal infections and their sequelae. Advances in Experimental Medicine and Biology, 609, 29-42. doi:10.1007/978-0-387-73960-1_3.
     
  2. Collins, C. H., & Kennedy, D. A. (Eds.). (1983). Laboratory-acquired Infections (4th ed.). Oxford: Butterworth-Heinermann.
     
  3. Murray, P. R., Baron, E. J., Jorgensen, J. H., Landry, M. L., & Pfaller, M. A. (Eds.). (2007). Manual of Clinical Microbiology (9th ed.). Washington: ASM Press.
     
  4. Kilian, M. (1998). Streptococcus and Lactobacillus. In A. Balows, & B. I. Duerden (Eds.), Topley & Wilson’s microbiology and microbial infections (9th ed., pp. 633-668). London: Arnold.
     
  5. Bessen, D. E. (2009). Population biology of the human restricted pathogen, Streptococcus pyogenes. Infection, Genetics and Evolution : Journal of Molecular Epidemiology and Evolutionary Genetics in Infectious Diseases, 9(4), 581-593. doi:10.1016/j.meegid.2009.03.002.
     
  6. Brock, T. D., Madigan, M. T., Martinko, J. M., & Parker, J. (2000). Biology of Microorganisms (9th ed.). New Jersey, USA: Prentice-Hall, Inc.
     
  7. Cohen, R., Aujard, Y., Bidet, P., Bourrillon, A., Bingen, E., Foucaud, P., Francois, M., Garnier, J. M., Gendrel, D., Guillot, M., Hau, I., Olivier, C., Quinet, B., & Raymond, J. (2005). Streptococcus pyogenes an emerging pathogen. [Le streptocoque du groupe A. Un pathogene majeur pour la prochaine decennie?] Archives De Pediatrie : Organe Officiel De La Societe Francaise De Pediatrie, 12(7), 1065-1067. doi:10.1016/j.arcped.2005.01.021.
     
  8. Carapetis, J. R., Steer, A. C., Mulholland, E. K., & Weber, M. (2005). The global burden of group A streptococcal diseases. The Lancet Infectious Diseases, 5(11), 685-694. doi:10.1016/S1473-3099(05)70267-X.
     
  9. Vincent, M. T., Celestin, N., & Hussain, A. N. (2004). Pharyngitis. American Family Physician, 69(6), 1465-1470.
     
  10. Fleming D & Hunt D (Ed.). (2006). Biological Safety Principles and Practices (4th ed.). Washington: ASM Press.
     
  11. Stevens, D. L. (1995). Streptococcal toxic-shock syndrome: spectrum of disease, pathogenesis, and new concepts in treatment. Emerging Infectious Diseases, 1(3), 69-78.
     
  12. Torralba, K. D., & Quismorio, F. P.,Jr. (2009). Soft tissue infections. Rheumatic Diseases Clinics of North America, 35(1), 45-62. doi:10.1016/j.rdc.2009.03.002.
     
  13. Ryan, K. J., & Ray, C. G. (Eds.). (2004.). Sherris Medical Microbiology: An Introduction to Infectious Disease. (Fourth Edition. ed.). New York.: McGraw-Hill.
     
  14. Rasi, A., & Pour-Heidari, N. (2009). Association between plaque-type psoriasis and perianal streptococcal cellulitis and review of the literature. Archives of Iranian Medicine, 12(6), 591-594.
     
  15. Mead, P. B., & Winn, W. C. (2000). Vaginal-rectal colonization with group A streptococci in late pregnancy. Infectious Diseases in Obstetrics and Gynecology, 8(5-6), 217-219. doi:10.1155/S1064744900000302.
     
  16. Henningsen, E. J., & Ernst, J. (1938). Milk epidemic of angina, originating from a cow with mastitis and due to Streptococcus pyogenes (Lancefield group A). The Journal of Hygiene, 38(3), 384-391.
     
  17. International Commission on Microbiological Specifications for Foods. (1996).
    Microbiological specifications of food pathogens
    Springer.
     
  18. Katzenell, U., Shemer, J., & Bar-Dayan, Y. (2001). Streptococcal contamination of food: an unusual cause of epidemic pharyngitis. Epidemiology and Infection, 127(2), 179-184.
     
  19. Bernaldo de Quiros, J. C., Moreno, S., Cercenado, E., Diaz, D., Berenguer, J., Miralles, P., Catalan, P., & Bouza, E. (1997). Group A streptococcal bacteremia. A 10-year prospective study. Medicine, 76(4), 238-248.
     
  20. Nakae, M., Murai, T., Kaneko, Y., & Mitsuhashi, S. (1977). Drug resistance in Streptococcus pyogenes isolated in Japan. Antimicrobial Agents and Chemotherapy, 12(3), 427-428.
     
  21. Joslyn, L. J. (2001). Sterilization by Heat. In S. S. Block (Ed.), Disinfection, Sterilization, and Preservation (5th ed., pp. 695). Philadelphia: Lippincott Williams & Wilkins.
     
  22. Kramer, A., Schwebke, I., & Kampf, G. (2006). How long do nosocomial pathogens persist on inanimate surfaces? A systematic review. BMC Infectious Diseases, 6, 130. doi:10.1186/1471-2334-6-130.
     
  23. Lacy, M. D., & Horn, K. (2009). Nosocomial transmission of invasive group a streptococcus from patient to health care worker. Clinical Infectious Diseases : An Official Publication of the Infectious Diseases Society of America, 49(3), 354-357. doi:10.1086/599832.
     
  24. Human pathogens and toxins act. S.C. 2009, c. 24, Second Session, Fortieth Parliament, 57-58 Elizabeth II, 2009. (2009).
     
  25. Public Health Agency of Canada. (2004). In Best M., Graham M. L., Leitner R., Ouellette M. and Ugwu K. (Eds.), Laboratory Biosafety Guidelines (3rd ed.). Canada: Public Health Agency of Canada.
     
Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez cocher toutes les réponses pertinentes :

Déclaration de confidentialité

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :