L’herpès génital : Outil de counselling

Introduction

L'herpès génital est causé par le virus Herpès simplex (VHS). C'est une infection virale chronique fréquente chez les personnes sexuellement actives. Le diagnostic peut provoquer une importante détresse psychologique, sociale, relationnelle et sexuelle chez les personnes atteintes. S'ajuster au diagnostic d'herpès génital est essentiel pour prendre en charge efficacement l'infection et réduire le risque de transmission.Note de bas de page 1Note de bas de page 2 La prise en charge de l'infection et les messages de counselling transmis à la personne atteinte dépendront du type d'herpès génital — le VHS-1, le VHS-2 ou les deux. En principe, un diagnostic clinique de VHS devrait être confirmé par des tests en laboratoire spécifiques au type de virus (p. ex. culture virale ou test d'amplification des acides nucléiques [TAAN].Note de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 5 Une sérologie spécifique de type VHS peut être utile dans certaines circonstances, mais comme les résultats de ces tests ne sont qu'un marqueur indirect d'une infection par le VHS, ils sont plus complexes à interpréter qu'un test positif d'identification virale.

Des études ont démontré l'utilité du counselling auprès des personnes qui ont reçu un diagnostic d'une infection transmise sexuellement (ITS) afin de les aider à surmonter leur détresse, à la prise en charge de l'infection et à réduire le risque de transmission.Note de bas de page 6Note de bas de page 7Note de bas de page 8 Par conséquent, fournir du counselling de soutien pour aider les personnes atteintes à comprendre l'infection et à y faire face est un rôle central des praticiennes et des praticiens, de tout milieu de pratique.Note de bas de page 2Note de bas de page 9Note de bas de page 10

Le présent outil a pour objet d'aider les praticiennes et les praticiens à être plus à l'aise et à savoir mieux s'y prendre lorsqu'il s'agit de fournir du counselling aux personnes qui ont reçu un diagnostic d'herpès génital. Il s'agit d'un complément du chapitre sur les infections génitales au virus Herpès simplex (VHS) des Lignes directrices canadiennes sur les infections transmissibles sexuellement.

Répercussions d'un diagnostic d'herpès génital

En tant que praticienne ou praticien, vous pourrez faire face à diverses réactions chez les personnes qui reçoivent un diagnostic d'herpès génital allant de l'indifférence à la dévastation. Certaines de ces personnes manifesteront de fortes émotions et de l'anxiété attribuables à la façon dont elles perçoivent l'infection et la stigmatisation qui s'y rattache.

Les réactions de détresse psychologique, sociale et sexuelle courantes peuvent comprendre les suivantes :

  • honte, culpabilité, colère
  • peur de la transmission continue
  • anxiété au sujet des répercussions sur la fertilité/les grossesses
  • dépression, faible estime de soi et isolement qui en résulte
  • peur d'être jugé(e), stigmatisé(e), rejeté(e) par des partenaires
  • confusion, dénégation (particulièrement en cas de présentation atypique)
  • incapacité de révéler la présence de l'herpès génital qui se traduit par sa dissimulation

Ces séquelles émotionnelles peuvent dissuader les personnes atteintes de demander des soins plus poussés, de divulguer leur situation à des partenaires sexuels ou même de mener pleinement leur vie au quotidien. Par exemple, une faible estime de soi peut se traduire par une diminution du sentiment de désirabilité et avoir des conséquences négatives sur les relations romantiques et sexuelles. Certaines personnes peuvent penser n'elles ne sont plus attrayantes ou dignes d'une relation amoureuse en raison de leur infection.Note de bas de page 1Note de bas de page 11Note de bas de page 12

Le counselling de soutien a pour objet d'aider ces personnes :

  • à comprendre l'infection, notamment sa fréquence, et à en gérer les épisodes d'herpès;
  • à comprendre les options de traitement;
  • à faire face aux problèmes psychologiques qu'elles associent à l'herpès génital dont elles sont atteintes;
  • à accéder à des ressources d'information et de soutien systématiques;
  • à divulguer qu'elles ont une infection à leurs partenaires sexuels et à en discuter avec eux/elles
  • à savoir comment réduire le risque de transmission et prévenir l'herpès néonatal;
  • à comprendre les facteurs de risques psychosociaux et comportementaux des infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS).

Approche en matière de counselling

L'outil de counselling propose aux praticiennes et aux praticiens des interventions basées sur des pratiques exemplaires et des messages conçus expressément pour les personnes soupçonnées d'être atteintes de l'herpès génital ou qui ont reçu un diagnostic d'herpès génital.

La façon dont une praticienne ou un praticien informe et conseille une personne atteinte de l'herpès génital influencera souvent l'adaptation à long terme de cette personne à son infection.Note de bas de page 6Note de bas de page 7Note de bas de page 11Note de bas de page 12 Il peut être difficile d'expliquer un résultat positif au test de VHS, étant donné les nombreux enjeux complexes devant être abordés. Atténuer l'inconfort en commençant par le reconnaître puis en donnant de l'information au sujet de l'infection à la personne atteinte, qui peut lui permettre d'accroitre sa capacité à gérer efficacement l'infection.

Prenez le temps de vous demander quelles sont vos opinions au sujet de l'herpès génital. Sensibilisez-vous aux attitudes et croyances stigmatisantes qui peuvent représenter un obstacle aux efforts de counselling.

Principales activités de counsellingNote de bas de page 9Note de bas de page 13Note de bas de page 14

  • Rassurez la personne en lui expliquant que l'herpès génital est une infection gérable.
  • Adoptez une approche axée sur la personne et mettez l'accent sur ce qu'elle ressent et les répercussions possibles du diagnostic.
  • Invitez la personne à prendre part à des discussions en l'écoutant attentivement, en faisant preuve d'empathie à son égard et en la rassurant.
  • Utilisez un langage simple à la portée de la personne et qui ne porte pas de jugement.
  • Résumez l'information et vérifiez si la personne vous comprend tout au long de la consultation.
  • Aidez à dissiper les mythes, les angoisses et la stigmatisation se rapportant à l'infection par le VHS en répondant aux questions (voir la partie « Qu'est-ce que c'est » dans les Points de discussion de la section Le counselling préalable aux tests ci-dessous).
  • Encouragez la personne à discuter de son herpès génital avec son ou ses partenaires sexuels actuels et futurs, même si ça peut être difficile.
  • Discutez de l'importance et des limites des tests sérologiques pour les partenaires afin de déterminer leur risque de contracter le VHS.
  • Au besoin, référez la personne à d'autres professionnels pour du counselling individuel ou du counselling de couple (par exemple cliniques de santé sexuelle, sexothérapeutes, psychologues).

Counselling préalable aux tests

Certaines personnes pourraient être en état de choc et éprouver de la détresse à la seule idée qu'elles puissent être atteintes de l'herpès génital. La praticienne ou le praticien qui soupçonne une infection par le VHS au moment d'effectuer des tests de laboratoire, doit être en mesure de fournir des renseignements de base et d'offrir un counselling initial.

Le counselling devrait être axé sur la personne et tenir compte de sa situation/de ses besoins individuels. Selon la façon dont se déroule la première consultation, vous devrez peut-être avoir à fournir du counselling à des personnes ou à des couples atteints d'une infection aiguë, à des personnes montrant des lésions qui reviennent de manière chronique ou à des personnes qui auront un épisode unique sans récurrence.

Les cliniciens des services d'urgence devraient orienter les patients vers des cliniciens de première ligne qui assureront un suivi.

Offrez de la documentation ou proposez des ressources en ligne comme soutien complémentaire (comme le feuillet d'information L'herpès génital produit par La Source canadienne de renseignements sur le VIH et l'hépatite C [CATIE]) et donnez à la patiente ou au patient les coordonnées de conseillers, de groupes de soutien locaux, de lignes téléphoniques d'information sur la santé sexuelle ou de cliniques de santé sexuelle.

Plusieurs patients (es) seront plus à même d'assimiler de l'information sur les aspects chroniques de l'herpès génital après la phase aiguë de l'infection ou quand leur niveau initial de détresse aura diminué. Par conséquent, il est recommandé pour la personne infectée de prendre un rendez-vous de suivi au cours duquel il sera question des mécanismes d'adaptation pour une autogestion à plus long terme.Note de bas de page 15

Points de discussion :

Qu'est-ce que c'est

  • Il y a deux types de virus de l'Herpès simplex, le VHS-1 et le VHS-2. Les deux peuvent causer l'herpès génital. Toutefois, le VHS-2 cause rarement l'herpès labial (qui se manifeste par des boutons de fièvre [des « feux sauvages »] sur les lèvres).Note de bas de page 16
  • Les adjectifs « génital » et « labial » indiquent les sites d'infection et non pas les types d'herpès. Par exemple, le VHS-1 génital peut se transmettre lors de rapports sexuels oraux avec quelqu'un qui a un bouton de fièvre sur la lèvre.
  • La poussée primaire (premier épisode) d'herpès génital peut prendre de 2 à 3 semaines à guérir sans traitement. Les épisodes suivants, s'il y en a, guérissent souvent plus rapidement.Note de bas de page 17
  • La manifestation d'un premier épisode ne veut pas nécessairement dire que vous venez d'être infecté(e). Les symptômes peuvent se manifester quelques jours, des semaines, des mois ou même des années après l'infection.Note de bas de page 18 Les personnes qui ont des lésions, une inflammation des ganglions et d'autres symptômes systémiques comme de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires peu après un rapport sexuel ont contracté le plus vraisemblablement une infection primaire. D'autres ne sauront peut-être jamais quand ou par qui l'infection leur a été transmise. Il faut également savoir que dans le cas des patients qui présentent pour la première fois des symptômes et des signes localisés, il peut s'agir d'une infection récurrente plutôt qu'initiale.
  • L'herpès génital est un problème de santé courant. Une analyse estime que 14 % des personnes d'entre 14 et 59 ans au Canada ont le VHS-2.Note de bas de page 19
  • L'herpès génital est une infection chronique récurrente; toutefois, elle est gérable. Vos boutons de fièvre/vos cloques vont guérir et vous pourrez avoir une vie sexuelle satisfaisante malgré cette infection virale dont la récurrence varie. Toutefois, les personnes immunodéficientes présentent des risques de maladies graves et elles bénéficieraient donc d'un traitement suppressif. Chez les femmes enceintes, une infection par l'herpès génital peut avoir de graves conséquences pour le fœtus et le nouveau-né.

Histoire naturelle

  • La plupart des personnes qui ont un herpès génital ne savent pas qu'elles sont infectées parce qu'elles ne présentent pas de symptômes ou parce que leurs symptômes sont bénins et de courte durée, ou parce qu'elles pensent que les symptômes sont causés par un autre problème de santé (p. ex. une infection fongique, des furoncles, des morsures d'insecte, des brûlures dues au frottement).Note de bas de page 13Note de bas de page 15Note de bas de page 19Note de bas de page 20
  • Certaines personnes ont un premier épisode aigu (poussée primaire) pendant lequel elles présentent des symptômes s'apparentant à ceux de la grippe, une inflammation des ganglions et des cloques/boutons de fièvre évidents.

Transmission

  • L'herpès se transmet par contact direct avec la peau d'une personne infectée. La plupart des infections par le VHS-2 se transmettent par relation sexuelle avec pénétration, par exemple pénétration vaginale ou anale, mais le virus peut aussi se transmettre par des relations sexuelles sans pénétration, par exemple un contact génito-génital. Pour ce qui est des infections de type 1, la plupart se transmettent par relation sexuelle orale.

Prévention

  • Comme dans le cas d'autres infections transmises sexuellement (ITS), les condoms, s'ils sont utilisés systématiquement et correctement, vont réduire le risque de transmission ou d'acquisition du VHS, sans toutefois l'éliminer. Ils doivent protéger ou complètement recouvrir la zone infectée ou la zone d'exposition potentielle. Ils peuvent également servir de protection dans le cadre de relations sexuelles orales si votre partenaire a des antécédents de boutons de fièvre.Note de bas de page 21Note de bas de page 22Note de bas de page 23
  • Vous devriez vous abstenir d'avoir des relations sexuelles jusqu'à votre rendez-vous de suivi.

Dépistage, tests et diagnostic

  • En tenant compte de vos antécédents et des observations cliniques, nous pouvons prélever un échantillon pour faire un test de dépistage du VHS. Les tests sont recommandés pour confirmer ou exclure une infection.Note de bas de page 3Note de bas de page 4Note de bas de page 5
  • Le test va également pouvoir identifier le type d'infection (type 1 ou type 2) et c'est important que vous le sachiez pour la prise en charge à long terme de l'infection. [Note pour les praticiennes et les praticiens : il faut faire comprendre aux cliniciens et aux patients l'importance de toujours déterminer le type de virus, soit par un test virologique (TAAN de la lésion ou culture), soit par un test sérologique.]
  • Vous devrez peut-être revenir pour d'autres tests si vos résultats sont négatifs pour le VHS, mais que vos symptômes réapparaissent.
  • Prenez un rendez-vous afin que vous puissiez recevoir vos résultats.
  • Des tests sanguins de dépistage du VHS pour les personnes qui n'ont pas de symptômes de l'herpès ne sont généralement pas recommandés ; cependant ils sont parfois utiles pour les personnes asymptomatiques dont les partenaires sexuels ont l'herpès. Ces tests permettent de déceler la présence d'anticorps du VHS (la réaction de votre système immunitaire) dans le sang, et non pas la présence du VHS à proprement parler. Leurs résultats peuvent être trompeurs. Ils peuvent ne pas déceler certaines infections par le VHS et ils donnent parfois des résultats faussement positifs chez des personnes qui ne sont pas infectées.
    [Note pour les praticiennes et les praticiens : des tests sérologiques pour dépister des anticorps propres à l'un ou l'autre type du VHS peuvent faciliter le diagnostic chez des patients qui ont des lésions récurrentes ou pour recommander des mesures de prévention à un couple potentiellement sérodifférent. Il faut savoir que les tests sérologiques ne sont pas recommandés à des fins de dépistage, compte tenu des taux élevés de résultats faussement positifs ou faussement négatifs qu'ils donnent. Étant donné la complexité de l'interprétation des résultats, il faudra peut-être consulter un collègue expérimenté.]Note de bas de page 24 Par exemple, dans certains cas, la séroconversion du VHS peut prendre plus de six mois et il y a également des problèmes de réactivité croisée entre le VHS-1 et le VHS-2.

Approches de traitement

  • Des médicaments antiviraux administrés par voie orale peuvent réduire la durée et la gravité d'un épisode d'herpès.Note de bas de page 15Note de bas de page 25Note de bas de page 26
  • Le premier épisode d'herpès génital est normalement traité au moyen de médicaments antiviraux, à moins que toutes les lésions soient complètement guéries.
  • Dans un épisode récurrent il faut commencer à prendre le médicament au stade prodromique, ou au tout début de l'épisode, pour qu'il soit efficace (c'est-à-dire pour que le médicament puisse permettre d'empêcher la manifestation de l'épisode ou de le raccourcir).
    [Note pour les praticiennes et les praticiens : il existe deux options de traitement : un traitement épisodique ou un traitement suppressif. Les deux donnent lieu à des améliorations cliniquement importantes de la qualité de vie perçue.Note de bas de page 27Note de bas de page 28 Il convient de discuter des deux options avec tous les patients. Même si un traitement épisodique des épisodes récurrents va se révéler efficace pour certains patients, il ne le sera pas dans la plupart des cas. Comme les épisodes récurrents sont rares chez les patients atteints du VHS-1 génital, il n'est pas nécessaire d'offrir cette option à la plupart d'entre eux. Le choix entre le traitement épisodique et le traitement suppressif devrait être individualisé.]

Counselling après un test qui montre des résultats positifs

Après avoir reçu les résultats d'un test du VHS, vous pouvez transmettre des renseignements plus détaillés à la patiente ou au patient à la visite de rappel.

Il arrivera souvent que les personnes infectées aient des préoccupations au sujet de la fréquence et de la gravité des épisodes, de l'origine de l'infection, de leurs relations sexuelles actuelles et futures, de la possibilité qu'elles transmettent l'infection à d'autres personnes et des répercussions sur la procréation. Il conviendrait que les praticiennes et les praticiens réservent du temps pour offrir du counselling ou qu'ils aiguillent la patiente ou le patient vers un autre service de soutien.

La notification des partenaires en cas d'herpès génital n'est pas requise à titre de mesure de santé publique; toutefois, vous devriez encourager votre patiente ou votre patient à le divulguer à ses partenaires sexuels pour réduire la transmission. Selon les antécédents, le ou les partenaires les plus récents, le ou les partenaires actuels et le ou les futur(s) partenaires devraient être informés. Les partenaires précédents et les partenaires actuels devraient être encouragés à parler à leurs fournisseurs de soins de santé; ces derniers pourront évaluer leur risque et déterminer s'il y a lieu de faire des tests de sérologie spécifiques de type VHS en l'absence d'antécédents de lésions ou des tests virologiques en présence de signes et de symptômes.

Il pourrait être utile que les partenaires précédents, actuels et futurs fassent l'objet d'une évaluation, reçoivent du counselling et passent des tests sérologiques de dépistage du type de VHS, ce qui permettrait de déterminer s'ils ont contracté l'infection et, le cas échéant, de prévenir l'herpès néonatal et de réduire le risque de transmission de l'herpès à de nouveaux partenaires. Les couples seront ainsi en mesure de prendre des décisions éclairées au sujet de l'ampleur des mesures de protection qu'ils souhaitent adopter. Suggérez cette option à votre patiente ou à votre patient et, si possible, offrez-lui une séance de counselling avec sa ou son partenaire pour faciliter la divulgation et le choix de mesures de prévention particulières à adopter (voir la section Prévention dans les points de discussions qui suivent).

Dans les couples où une infection au VHS-2 est diagnostiquée chez un partenaire asymptomatique au moyen d'un test sérologique spécifique, il convient d'offrir à cette personne le même counselling qu'aux personnes qui ont une infection symptomatique. Informez ces personnes que les signes cliniques peuvent se manifester dans un délai d'un anNote de bas de page 29 et dites-leur de revenir vous voir si/quand des lésions apparaissent pour que vous puissiez demander un test de confirmation au moyen d'une culture ou d'un TAAN.

Quand les résultats des tests sont communiqués, certaines personnes éprouvent un niveau de détresse élevée pour pouvoir bénéficier pleinement du counselling. Il est donc bon de leur remettre de la documentation et de leur proposer des ressources en ligne (comme le feuillet d'information sur l'herpès génital de CATIE [source canadienne de renseignements sur le VIH et l'hépatite C]) et de leur donner les coordonnées de conseillers, de groupes de soutien de la localité, de lignes téléphoniques d'information sur la santé sexuelle ou de cliniques de santé sexuelle.

Points de discussion :

Consultez la section Principales activités de counselling pour de meilleures pratiques.

Au sujet de l'herpès

  • L'herpès est causé par un virus commun et il entraîne fréquemment de la détresse émotionnelle chez les personnes qui apprennent qu'elles en sont infectées. Travailler avec une conseillère ou un conseiller pourra vous aider à apprendre comment divulguer votre infection par le virus de l'herpès à une nouvelle partenaire ou à un nouveau partenaire, à continuer d'avoir des relations sexuelles satisfaisantes et à réduire le risque de transmission aux nouveaux partenaires et à un nouveau-né si vous désirez avoir un enfant et au moment où vous le désirez.
  • La plupart des gens qui sont atteints de l'herpès génital ne le savent pas parce qu'ils n'ont que des symptômes bénins, voire aucun symptôme ou encore parce que leurs symptômes ne durent pas longtemps, ou parce qu'ils pensent qu'il s'agit d'un autre problème de santé. Une étude canadienne a montré que 94 % des personnes atteintes d'une infection par le VHS-2 confirmée à l'aide de test effectué en laboratoire ne savaient pas qu'elles étaient infectées.Note de bas de page 19
  • Le VHS-1 et le VHS-2 peuvent être présents longtemps dans votre organisme — pendant des mois ou des années — sans être détectés ou diagnostiqués; il est donc très difficile de savoir depuis combien de temps vous avez le virus et qui a pu vous le transmettre. Le premier épisode est souvent le pire et il peut se produire longtemps après que vous avez contracté le virus.
  • Comprendre comment le VHS est transmis, quand recourir à un traitement antiviral ou même s'il y a lieu d'y recourir, utiliser systématiquement des condoms, divulguer votre statut sérologique et demander à votre ou à vos partenaires de se faire tester, toutes ces mesures peuvent donner la tranquillité d'esprit. Toutes ces mesures combinées peuvent également fournir à votre ou vos partenaires la plus grande protection contre l'herpès génital.

Histoire naturelle et récurrences

Le VHS-2 est la principale cause de l'herpès génital récurrent. [Note pour les praticiennes et les praticiens : il convient de fournir beaucoup d'information aux patients pour les aider à comprendre clairement la différence entre l'évolution naturelle de l'herpès génital causé par le VHS-1 et celle de l'herpès génital causé par le VHS-2 ainsi que les répercussions en matière de prise en charge des symptômes, le potentiel de transmission par voie sexuelle et les traitements, particulièrement les traitements suppressifs.]

  • La plupart des gens qui connaissent un premier épisode du VHS-2, auront des récurrences, mais ces récurrences sont souvent moins intenses et leur fréquence peut diminuer au fil du temps. Dans l'année qui suit l'infection initiale, on observe des récurrences chez environ 70 % à 90 % des personnes qui ont le VHS-2 et chez 20 % à 30 % des personnes qui ont le VHS-1.Note de bas de page 30Note de bas de page 31Note de bas de page 32
  • Il arrive communément que le VHS-1 soit à l'origine d'un épisode initial d'herpès génital initial, mais le VHS-2 est encore la cause la plus courante de l'herpès génital récurrent. L'herpès génital causé par le VHS-1 tend à causer moins de récurrences.Note de bas de page 32Note de bas de page 33
    Une infection génitale causée par le VHS-1 réapparait environ une fois par année, tandis qu'une infection causée par VHS-2 réapparait environ quatre ou cinq fois par année s'il n'y a pas eu de traitement antiviral après le premier épisode, et environ 40 % des personnes infectées ont au moins six épisodes et 20 % plus de 10 épisodes la première année.Note de bas de page 34Note de bas de page 35
    Après un épisode, le virus de l'herpès entre dans une période de latenceNote de bas de page 36, mais il peut quand même continuer à se reproduire dans les muqueuses ou dans la peau et les tissus nerveux.
  • Avant une récidive vous pourriez ressentir des signes avant-coureurs appelés symptômes prodromiques. Ceux-ci surviennent quelques heures ou quelques jours avant l'apparition des lésions et des vésicules. Les symptômes prodromiques peuvent comprendre notamment des sensations de démangeaison, de brûlure, de picotement ou d'inconfort aux endroits où les lésions ou les vésicules sont apparus pendant le premier épisode.Note de bas de page 37 Ils indiquent que le virus est en train de redevenir actif et pendant cette période, vous serez contagieuse ou contagieux et vous pourrez transmettre le virus même en l'absence de lésions visibles.
  • Les facteurs qui déclenchent la réactivation du virus sont rarement évidents, mais ils peuvent être de nature physique (p. ex. exposition au soleil, changements hormonaux, activité sexuelle) ou émotionnelle (p. ex. stress) ou peuvent s'expliquer par tout ce qui peut affecter votre système immunitaire. Nous ne savons pas si les facteurs déclenchants signalés par les patientes ou les patients sont des coïncidences ou ont une relation causale
  • Quand le virus redevient actif, il se reproduit et emprunte les voies neuronales jusqu'à la surface de la peau. La réactivation du VHS peut être précédée ou non de signes avant-coureurs ou de symptômes.

Transmission

  • Même sans signes ou symptômes visibles, vous pouvez être contagieuse ou contagieux et transmettre le virus, parce que celui-ci commence déjà à s'excréter par la peau avant même que les lésions ou les vésicules apparaissent (c'est ce qu'on appelle « l'excrétion virale asymptomatique »).
  • On dit qu'il y a une excrétion virale asymptomatique lorsque le virus est présent en quantité suffisante pour être contagieux, mais sans provoquer de lésions sur votre peau. Il est très important de comprendre cette notion, c'est-à-dire de ne pas savoir à quel moment le virus s'excrète, pour réduire le risque de transmission du VHS.
  • Vous pouvez infecter votre partenaire quand vous avez des symptômes prodromiques, pendant un épisode lorsque des lésions ou des vésicules sont présents, pendant les périodes d'inactivité du virus entre des épisodes et à divers moments au hasard quand vous n'avez pas de symptômes. Le risque est plus élevé pendant les prodromes ou les épisodes.
  • Pendant l'infection initiale, vous pourriez même transmettre l'herpès à d'autres parties de votre propre corps c'est ce qu'on appelle l'auto-inoculation. Par exemple, vous pouvez transmettre le VHS-1 d'une lésion à vos mains puis à vos yeux, vos bras, vos cuisses ou vos organes génitaux. Il est important de retenir que l'auto-inoculation n'est pas un risque significatif de l'herpès récurrent. [Note pour les praticiennes et les praticiens : discutez de l'importance de l'hygiène des mains. Par mesure de précaution, lavez-vous les mains après avoir touché le site d'une éclosion labiale ou génitale.]
  • Si vous avez le VHS-2, le risque de contracter le VIH d'une partenaire ou d'un partenaire infecté par le VIH est deux fois plus élevé chez les personnes qui n'ont pas le VHS-2.Note de bas de page 38Note de bas de page 39Note de bas de page 40

Prévention

  • Évitez les relations sexuelles quand vous avez des symptômes avant-coureurs (sensations de démangeaison, de brûlure, de picotement ou d'inconfort au site) ou pendant un épisode (vésicules/lésions) ; vous pourrez ainsi réduire (mais non pas éliminer) le risque de transmettre le virus à des partenaires qui ne sont pas infectés.Note de bas de page 25Note de bas de page 26Note de bas de page 41Note de bas de page 42
  • Utilisez un condom pendant les relations sexuelles vaginales ou anales et un condom ou une digue dentaire pendant les relations orales.
  • Quand vous et votre ou vos partenaires utilisez des condoms systématiquement et correctement (c'est-à-dire que la région infectée ou le site d'exposition possible est recouvert/protégé), vous pouvez réduire (mais non pas éliminer) le risque de transmettre le virus à des partenaires qui ne sont pas infectés.Note de bas de page 21Note de bas de page 22Note de bas de page 23
  • Envisagez de suivre un traitement antiviral suppressif, qui pourra réduire (mais non pas éliminer) le risque de transmettre le virus à votre partenaire si vous le suivez exactement comme il vous a été prescrit. Certaines données probantes semblent indiquer une réduction du risque de transmission du VHS-2 chez les personnes qui suivent scrupuleusement leur traitement.Note de bas de page 25

Co-infection VHS/VIH

  • Si vous êtes co-infecté(e) par le VIH, un traitement antiviral suppressif quotidien du VHS peut ne pas réduire votre risque de transmettre le VHS à des partenaires qui ne sont pas infectés.Note de bas de page 43
  • [Note pour les praticiennes et les praticiens : La consultation de collègues qui ont de l'expérience dans le traitement du VIH ou le fait de référer des patients à ces collègues seront peut-être nécessaires.]

Traitement

  • Il existe des options de traitement sûres et efficaces.Note de bas de page 44 Vous pouvez suivre un traitement antiviral épisodique par voie orale — dès que vous ressentez les symptômes avant-coureurs — et cela peut raccourcir ou prévenir un épisode ou réduire la gravité de vos lésions/de vos vésicules.
  • Vous pouvez choisir un traitement antiviral suppressif quotidien par voie orale qui peut réduire, mais pas éliminer : le nombre de réapparitions des lésions/des vésicules, la période pendant laquelle vous excrétez le virus sans avoir de symptômes et le risque de transmettre le virus à des partenaires (sans toutefois les éliminer) — et ce, dans la mesure où vous le suivez tel qu'il vous a été prescrit.Note de bas de page 15Note de bas de page 25Note de bas de page 26Note de bas de page 28Note de bas de page 41Note de bas de page 42Note de bas de page 45Note de bas de page 46
  • Un traitement topique peut aider certaines personnes, mais il n'est généralement pas recommandé pour l'épisode initial ou les épisodes récurrents. [Note pour les praticiennes et les praticiens : les médicaments antiviraux topiques sont peu efficaces et présentent peu d'avantages cliniques.Note de bas de page 47]

Divulgation et tests des partenaires

Vous êtes fortement encouragé(e) à divulguer votre herpès génital à votre ou à vos partenaires sexuels actuels ainsi qu'aux plus récents et à vos partenaires futurs. Il peut être difficile et pénible de parler de votre herpès à vos partenaires sexuels, mais la divulgation peut avoir des retombées positives. C'est une importante stratégie pour prévenir la propagation du virus. Il a été montré que la divulgation d'une infection par le virus de l'herpès à ses partenaires sexuels peut réduire le risque de transmission dans des proportions d'environ 50 %.Note de bas de page 48

[Note pour les praticiennes et les praticiens :

  • Selon les antécédents, l'épisode initial par rapport aux épisodes récurrents, les partenaires sexuels actuels ainsi que les plus récents et les partenaires futurs doivent être informés.
  • Les récurrences de l'herpès génital causé par le VHS-1 sont moins fréquentes que celles de l'herpès génital causé par le VHS-2; par conséquent, le risque de transmission du VHS-1 est moindre que celui du VHS-2. Il peut être indiqué d'envisager un traitement suppressif pour les personnes qui ont des récurrences fréquentes ou graves. Cela peut permettre d'éviter que les partenaires soient infectés.]
  • Pour vous préparer à divulguer votre situation à votre ou à vos partenaires, vous trouverez peut-être utile de vous joindre à un groupe de soutien ou d'obtenir du counselling individuel ou du counselling de couple supplémentaire; ou encore, une clinique de santé pourra vous aider dans la mesure où elle le peut pour faciliter une divulgation efficace.
  • La divulgation de votre situation peut vous aider à réduire le risque de transmettre le virus à votre ou à vos partenaires. Elle pourra donner lieu à des conversations franches au sujet des mesures de sécurité qu'il convient de prendre, par exemple pratiquer l'abstinence périodique, faire des choix concernant l'usage de condoms, prendre tous les jours un médicament antiviral par voie orale et déterminer si votre relation est sérodifférente.
  • Si votre partenaire actuel(le) est asymptomatique, il ou elle voudra peut-être envisager de passer un test sanguin de dépistage du VHS pour déterminer si il ou elle a déjà été exposé(e) à votre VHS. Les résultats de tels tests peuvent vous aider à choisir les méthodes de prévention à utiliser pour que vous et vos partenaires soyez protégés d'une autre transmission.Note de bas de page 24
  • Si vous demandez à vos partenaires sexuels actuels ou futurs de passer un test, cela vous permettra de savoir si vos partenaires sont déjà infectés ou s'ils présentent des risques d'être infectés.
  • La plupart des personnes qui ont le VHS présentent une forte résistance ou sont entièrement immunisés à d'autres infections par le même type de virus que celui qu'elles ont déjà contracté n'importe où sur le corps. Par conséquent, si les deux partenaires d'un couple sont déjà infectés par le même type de VHS, ils n'ont pas besoin de se préoccuper de réinfection ou de transmission réciproque de ce type de VHS et aucune précaution n'est nécessaire.

Grossesse

  • L'herpès génital ne vous empêchera pas d'avoir d'enfants. Les femmes qui ont le virus et celles dont le partenaire masculin a le virus devront informer la praticienne ou le praticien qui s'occupe d'elles pendant la grossesse du fait qu'elles ou leurs partenaires ont une infection par le VHS pour prévenir la transmission au nouveau-né. Les deux parents devraient participer à toute stratégie visant à prévenir l'herpès néonatal.
  • Le VHS peut se transmettre au nouveau-né dans le canal génital au cours de l'accouchement et l'enfant peut être infecté par l'herpès néonatal, qui est une infection grave et parfois mortelle.
  • Le plus grand risque d'herpès néonatal se manifeste si la femme est infectée par un herpès génital tard pendant la grossesse. En effet, une mère nouvellement infectée n'a pas d'anticorps contre le virus et aura vraisemblablement une infection en phase active et il sera donc plus probable que le virus se trouve dans le canal génital au moment de l'accouchement.
    [Note pour les praticiennes et les praticiens : Les preuves concernant la prévalence comparative des deux types de VHS chez les femmes enceintes sont contradictoires; une étude canadienne a démontré que la majorité des cas de VHS chez les nouveau-nés était de type 1, alors que selon des études précédentes, c'est le VHS-2 qui est plus prévalent].Note de bas de page 49
  • Si vous êtes infecté(e) et que votre partenaire enceinte ne l'est pas :
    • Le fournisseur de soins de santé pourra demander un test sanguin de dépistage du VHS pour votre partenaire enceinte. [Note pour les praticiennes et les praticiens : les fournisseurs de soins de santé doivent être sensibilisés aux limites des tests sérologiques pour le VHS et à l'absence de recommandations ou de consensus au sujet du recours au test à des fins de dépistage et du meilleur moment pour faire le test. Pour en savoir plus en ce qui concerne les tests sérologiques, reportez-vous à la section « Tests de dépistage et diagnostic » dans les points de discussions de la section Le counselling préalable aux tests].
    • Si vous avez l'herpès génital, abstenez-vous de sexe oral, vaginal ou anal ou utilisez des condoms pour toutes les activités sexuelles avec pénétration, particulièrement pendant les trois derniers mois de la grossesse. Un traitement antiviral suppressif devrait être envisagé pour le partenaire de sexe masculin infecté, même si des condoms sont utilisés.
    • Si vous avez un herpès labial, évitez les relations sexuelles orales pendant les trois derniers mois de la grossesse.
  • Si vous avez un herpès génital récurrent, un traitement antiviral suppressif peut être prescrit pendant les dernières semaines de la grossesse afin de réduire l'excrétion virale (symptomatique ou asymptomatique) et éviter un épisode qui, autrement, pourrait nécessiter un accouchement par césarienne.Note de bas de page 17Note de bas de page 50

FAQ : Outil de référence rapide

On trouvera ici des questions fréquemment posées par les personnes qui ont reçu un diagnostic d'herpès génital ainsi que des réponses proposées. Cette information est conçue pour offrir aux praticiennes et aux praticiens des options supplémentaires pour conseiller les personnes à la suite d'un diagnostic de VHS.

Questions/préoccupations fréquentes Approches et réponses possibles

C'est terrible. Je ne sais pas quoi faire.

Faires preuve d'empathie et adaptez les messages aux besoins de la personne.

  • Écoute réflexive : « Je comprends que vous soyez bouleversé(e) et préoccupé(e) par cette information. Avez-vous des questions à poser ? »
  • Réponse rassurante : « Nous avons appris par les réactions d'autres personnes que c'est un choc de recevoir ce genre de diagnostic et que votre image de soi peut en être altérée. Vous allez probablement vivre un grand nombre d'émotions. »

Où est-ce que j'ai attrapé ça? Qui me l'a donné?

  • « Le VHS-1 et le VHS-2 peuvent vivre longtemps dans l'organisme — des mois ou des années — sans être détectés ou diagnostiqués, alors c'est très difficile de savoir depuis quand vous avez le virus et qui a pu vous le transmettre. »

Je n'ai jamais été avec quelqu'un qui avait des lésions ou des vésicules

  • « L'herpès génital peut se transmettre d'une personne à une autre sans signe visible du virus. Il arrive souvent que les gens n'aient pas de symptômes, mais soient quand même contagieux. »

Est-ce que ça va revenir souvent?

  • « La première fois que les symptômes apparaissent est souvent la pire expérience, et avec le temps, les lésions et les vésicules deviennent moins intenses et apparaissent moins souvent. »

Est-ce que je peux le transmettre à d'autres personnes?

  • « C'est très important que vous utilisiez des condoms quand vous avez des relations sexuelles avec des partenaires qui ne sont pas infectés. Si vous et votre ou vos partenaires utilisez des condoms systématiquement et correctement, vous pourrez réduire (mais non pas éliminer) le risque de transmettre l'herpès génital à des personnes qui ne sont pas infectées. »
  • « Il y a aussi des médicaments antiviraux qui sont pris tous les jours qui peuvent réduire le risque de transmission. Vous pourrez envisager cette option. »

Est-ce que je suis contagieuse/contagieux tout le temps?

  • « Non, vous ne l'êtes pas. Mais vous ne pouvez pas savoir à quel moment vous l'êtes et à quel moment vous ne l'êtes pas, sauf si vous ressentez les symptômes prodromiques ou si vous avez des lésions ou des vésicules. L'excrétion asymptomatique va se produire au hasard, ce qui veut dire qu'il y aura des jours où vous êtes contagieuse ou contagieux sans ressentir ou voir d'indication que vous êtes en train d'excréter le virus. »

Qu'est-ce que ça veut dire pour ma vie sexuelle?

  • « Vous pouvez avoir une vie sexuelle satisfaisante. Le VHS est une infection chronique, mais vous pouvez vous y adapter. Avec le temps, vous serez capable d'y faire face et de le gérer. Utiliser des condoms, divulguer votre statut sérologique, recourir à du counselling de couple, demander à votre ou à vos partenaires de passer un test et envisager de recourir à des traitements antiviraux, tout cela va vous aider à gérer les risques de transmission à votre ou à vos partenaires. »
  • « Il y a d'autres ressources locales à votre disposition. Il pourra vous être utile de consulter un sexothérapeute, un psychologue ou un thérapeute de couple. Si vous voulez, je peux vous indiquer les services qui sont disponibles. »

Est-ce que je dois le dire à ma partenaire ou à mon partenaire?

  • « C'est très important d'informer votre ou vos partenaires sexuels actuels et tout partenaire futur que vous avez l'herpès génital avant d'avoir des relations sexuelles. »
  • « Essayez de le faire de manière naturelle et directe. Abordez le sujet dans le cadre d'une conversation. Dites simplement que vous avez le virus qui cause l'herpès génital, que c'est un virus très fréquent et que la plupart des gens qui l'ont ne le savent même pas. Si vous commencez en disant « J'ai une très mauvaise nouvelle pour toi… » ou « Ne panique pas, mais… », votre partenaire va tout de suite penser que c'est grave. »
  • « Demandez à votre partenaire s'il en a déjà entendu parler. Préparez-vous à discuter de la façon dont le virus agit et comment on peut l'empêcher de se transmettre (p. ex. en utilisant des condoms, en prenant un médicament antiviral suppressif par voie orale, en s'abstenant d'avoir des relations sexuelles pendant les épisodes et la phase prodromique). Expliquez-lui que le fait d'avoir l'herpès génital n'est qu'une petite partie de votre vie et que vous prenez des moyens pour le gérer. »
  • « Divulguer votre statut sérologique est la bonne chose à faire, alors sentez-vous à l'aise d'en parler. »

J'ai entendu dire que les médicaments pour le VHS peuvent entraîner des maladies du foie.

  • « Les études démontrent que les médicaments antiviraux se sont révélés sûrs et efficaces pour le traitement et la suppression de l'herpès génital pendant de longues périodes. »

Je veux concevoir un enfant, est-ce que je peux le faire en toute sécurité?

  • « L'herpès génital n'est pas un obstacle à la fertilité. Mais dites à votre obstétricien (ne) ou à votre sage-femme que vous ou votre partenaire êtes infecté par le VHS, afin de prévenir la transmission à votre nouveau-né . »

Remerciements

Le gouvernement du Canada aimerait remercier les individus suivants pour leur contribution à l'élaboration de cet outil.

  • Sous-groupe de travail sur l'herpès génital : Dr. Marc Steben, MD., Dr. William A. Fisher, PhD.,
  • Réviseurs externes: Dr. H. Hunter Handsfield. MD., Geneviève Boily, B.Sc.N, M.Sc

Références

Note de bas de page 1

Steben, M., et K. Sénéchal. « Prévenir la transmission de l'herpès génital : une question de négociation! », Le Médecin du Québec, vol. 41 nº 1 (2016), pp. 63-67.

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