Questions et réponses : L'identité sexuelle à l'école – Que sait-on de l’identité sexuelle ?

Que sait-on de l’identité sexuelle ?

IDENTITÉ SEXUELLE : L’impression ou le sentiment d’être un homme ou une femme, lesquels peuvent ou non correspondre à son sexe biologique

Le terme « identité sexuelle » renvoie au sentiment qu’a une personne d’être un homme ou une femme, de se situer entre les deux ou de n’appartenir à aucune de ces catégoriesNote de bas de page Note de bas de page 6 . L’identité sexuelle de la majorité des gens correspond à leur sexe anatomique et/ou aux attentes sociétales envers le sexe masculin et le sexe féminin. Toutefois, il y a des personnes dont l’identité sexuelle ne correspond pas à leur sexe anatomique ou entre en conflit avec les attentes sociétales envers les personnes de sexe masculin et celles de sexe féminin. Il existe diverses identités et expressions sur un continuum entre le sexe masculin et le sexe féminin, notamment les travestis (p. ex. hommes travelos, femmes travelos), les transgenres et les personnes à genre variable, les non conformistes sexuels et les personnes bispirituelles. À des fins d’uniformité dans le présent document, nous utilisons le terme « transgenre » pour désigner toutes les identités sexuelles mentionnées ci-dessus qui existent entre le sexe masculin et le sexe féminin sur ce continuum.

Les personnes transgenres sont-elles toutes gaies, lesbiennes ou bisexuelles ?

ORIENTATION SEXUELLE: Affection et attirance ressentie pour autrui sans égard au sexe de la personne.

On croit couramment à tort que les personnes transgenres sont gaies, lesbiennes ou bisexuelles, mais la majorité des personnes transgenres ne s’identifient pas comme des gais, des lesbiennes ou des bisexuelsNote de bas de page Note de bas de page 7 . Cela tient au fait que les identités gaie, lesbienne et bisexuelle renvoient à l’« orientation sexuelle » de la personne, qui diffère de l’identité sexuelle de la personne. L’orientation sexuelle renvoie à l’attirance affective et sexuelle soit pour les personnes du même ou de l’autre sexe, soit pour les deux. Il est possible que des personnes transgenres soient incertaines quant à leur orientation sexuelle, mais ce document ne s’attarde pas à cette question précisément et ne traite que de l’identité sexuelle. C’est dans un autre document intitulé « Questions & réponses : L’orientation sexuelle à l’école » que sont explorées plus à fond ces questionsNote de bas de page Note de bas de page 8 .

GAI : Une personne attirée physiquement et affectivement par quelqu’un du même sexe. Le mot peut renvoyer tant aux hommes qu’aux femmes, mais il est habituellement utilisé en référence aux hommes seulement.

LESBIENNE : Une femme attirée physiquement et affectivement par d’autres femmes.

BISEXUEL : Une personne attirée physiquement et affectivement à la fois par les hommes et les femmes.

Les personnes transgenres ont-elles toujours existé ?

Bien que le vocabulaire de l’identité sexuelle soit contemporain, les personnes qui remettent en question les catégories de genre stéréotypées existent depuis une bonne part de l’histoire humaine. Les personnes transgenres existent dans de nombreuses cultures, y compris les cultures indigènesNote de bas de page Note de bas de page 9 , de l’Asie du Sud-EstNote de bas de page Note de bas de page 10 , de l’Amérique du SudNote de bas de page Note de bas de page 11 , des CaraïbesNote de bas de page Note de bas de page 12 , de l’EuropeNote de bas de page Note de bas de page 13 , et des tribus africainesNote de bas de page Note de bas de page 14 . Les mieux documentées de ces identités transgenres existent au sein des cultures indigènes. Les personnes « bispirituelles » des Premières nations sont des Autochtones « altersexuels » en ce sens qu’elles sont capables de passer d’une catégorie de genre traditionnelle à l’autre et d’exprimer les deux genres. Ces personnes sont reconnues comment étant du « troisième genre » et sont honorées et respectées à titre de guérisseurs, auxquels on fait appel aux fins d’orientation et d’appuiNote de bas de page Note de bas de page 15 .

BISPIRITUEL : Certains Autochtones se considèrent comme bispirituels plutôt que comme gais, lesbiennes ou transgenres. Historiquement, dans nombre de cultures autochtones, les personnes bispirituelles étaient des chefs et des chamans respectés. Avant la colonisation, les personnes bispirituelles jouissaient d’un statut particulier à cause de leurs aptitudes singulières à comprendre à la fois le point de vue des hommes et des femmes.

Les gens sont-ils transgenres par choix ?

Les recherches sur le développement des identités transgenres donnent à penser que celles-ci sont liées à un certain nombre de facteurs, notamment des influences neurologiquesNote de bas de page Note de bas de page 16 , hormonalesNote de bas de page Note de bas de page 17 , biologiquesNote de bas de page Note de bas de page 18 , sociales et relationnellesNote de bas de page Note de bas de page 19  et ne constituent pas une « phase passagère »Note de bas de page Note de bas de page 20 . Le développement de l’identité sexuelle, y compris l’identité transgenre, se produit plutôt par étapes toute la vie durantNote de bas de page Note de bas de page 21 . Les études sur des personnes transgenres laissent entendre que la prise de conscience et l’expérience du fait d’être « différent » débutent dans l’enfance, et qu’il existe de longs antécédents de tension interne entre le sexe anatomique et le sentiment de genre de la personne, qui s’étend à l’adolescence et, dans certains cas, au-delà de celle-ciNote de bas de page Note de bas de page 22 .

Il existe de nombreux termes pour discuter des identités sexuelles. Quels sont les termes pertinents et comment savoir quand il convient de les utiliser ?

ALTERSEXUEL
(« genderqueer ») :
Ce terme désigne individus qui perçoivent leur identité sexuelle comme n’étant ni masculine ni féminine, mais en dehors du binôme homme/femme.

Le vocabulaire employé pour décrire les identités transgenres évolue continuellement et il peut être difficile de s’y retrouver. Les jeunes transgenres s’identifient de nombreuses façons et ont établi un vocabulaire se rapportant à leurs identités et à leurs expériences, que les autres doivent absolument comprendre et respecter. Par exemple, les jeunes transgenres peuvent s’identifier au moyen de plusieurs termes, notamment « trans » ou « altersexuel ». Étant donné qu’un grand nombre de ces termes soulèvent la controverse, y compris en ce qui a trait à leur utilisation dénigrante, on ne sait pas clairement comment s’adresser et répondre aux jeunes transgenres avec délicatesse. Si vous n’êtes pas certain du genre auquel une personne s’identifie, ne faites pas de suppositions. Laissez le jeune vous indiquer à quel genre il s’identifie. Il est beaucoup plus respectueux d’admettre que vous ne savez pas comment la personne s’identifie que de présumer le savoir et d’utiliser les mauvais termes.

En plus d’adopter le vocabulaire que les jeunes mêmes préfèrent utiliser, il faut prendre en considération d’autres points importants. Tenez-vous au courant du vocabulaire employé en classe et au cours des activités scolaires. Par exemple, les textes et les leçons où l’on retrouve le binaire « elle/il » ne tiennent pas compte de l’éventail d’identités sexuelles dont il est question dans le présent document. Non seulement l’utilisation d’un vocabulaire plus inclusif, comme « ils » au lieu de « elle » ou « il », fera-t-elle en sorte que les jeunes transgenres se sentiront plus soutenus, mais elle permettra aussi de sensibiliser la collectivité scolaire tout entière à la diversité sexuelle.

Assurez-vous d’utiliser les pronoms et les noms appropriés en ce qui concerne tous les étudiants en transition. Faites référence à un jeune transgenre au moyen du nom et des pronoms qu’il a choisis par rapport à son identité sexuelle plutôt que d’utiliser son prénom d’origine, qui est susceptible de le rendre vulnérable au harcèlement, à la ridiculisation ou à la violence de la part d’autres étudiants Note de bas de page 23 .

Il n’y a pas de jeunes transgenres dans mon école. Pourquoi aborder ces questions ?

Il y a des étudiants transgenres dans les écoles canadiennes et ce, que les autres étudiants, le personnel ou les administrateurs le sachent ou non. Il y a plusieurs raisons pour lesquelles les étudiants transgenres peuvent passer inaperçus au sein de la collectivité scolaire. Premièrement, la plupart des jeunes transgenres demeurent invisibles parce qu’ils craignent pour leur sécurité Note de bas de page 24. Les personnes dont les comportements ne sont pas conformes aux attentes sociétales stéréotypées à l’égard des sexes masculin et féminin sont vulnérables à la discrimination, à la violence verbale, à l’intimidation, et à la violence physiqueNote de bas de page 25. Deuxièmement, bien que le but de certaines personnes transgenres soit d’effectuer une « transition », un processus dans le cadre duquel leur apparence est modifiée pour passer à l’autre sexe Note de bas de page 26, d’autres personnes transgenres ne font pas des changements aussi radicaux. Le reste de ces personnes adoptent des identités transgenres se situant à divers points le long du continuum. Par exemple, certaines d’entre elles choisissent de modifier seulement leur tenue vestimentaire. En dernier lieu, le fait de présumer qu’il n’y a pas de jeunes transgenres dans les écoles crée un obstacle qui empêche les jeunes transgenres de révéler leur identité, ou de reconnaître les étudiants qui se posent peut-être des questions à ce sujet.

De nombreux étudiants transgenres demeurent invisibles pour les raisons mentionnées ci-dessus, mais le nombre d’étudiants qui s’identifient ouvertement comme étant « transgenres » et/ou qui se posent ouvertement des questions au sujet de leur identité sexuelle s’est accru au cours de la dernière décennie.Note de bas de page27Des études de recherche sur la proportion de personnes transgenres au sein d’une population ont révélé des proportions aussi basses que de 2 % et aussi hautes que 10%Note de bas de page Note de bas de page 28. Compte tenu de cette prévalence au sein de la population, il est probable que les éducateurs, les administrateurs scolaires, et les professionnels de la santé ont rencontré ou rencontreront au moins un jeune transgenre au cours de leur carrière professionnelleNote de bas de page 29 . Le fait d’aborder les questions d’identité sexuelle à l’école est avantageux pour la collectivité scolaire tout entière, car cela crée des milieux d’apprentissage sécuritaires et optimaux pour tous les étudiants, en plus d’accroître la capacité de l’ensemble de la collectivité scolaire de tolérer la différence et de respecter les expériences uniques de chacunNote de bas de page 30. La détermination des rôles et des attentes fondés sur le sexe ainsi que la façon dont ils s’expriment dans divers milieux, y compris en milieu scolaire (même sans que les étudiants divulguent leur identité transgenre), favorise le développement sain de tous les étudiants car cela permet de créer des lieux sécuritaires, de prévenir la violence, et d’éviter les problèmes de santé mentale, comme la dépression et le suicide, qui surviennent en l’absence de telles mesures dans les écolesNote de bas de page 31.

Quelles sont les préoccupations des étudiants transgenres en matière de santé, de sécurité et d’éducation à l’heure actuelle dans nos écoles ?

Harcèlement et violence verbale

Par définition, les personnes transgenres remettent en question les rôles traditionnels assignés à chacun des sexes. Les jeunes qui sont ciblés par leurs pairs parce qu’ils n’assument pas les rôles traditionnels réservés aux deux sexes peuvent faire l’objet de harcèlement et d’intimidation à un jeune âge. Étant donné qu’elles ne se conforment pas aux attentes sociales, ces personnes sont vulnérables à la violence verbaleNote de bas de page 32 , à la violence physiqueNote de bas de page 33  et même à la violence sexuelleNote de bas de page 34  à des taux supérieurs à celui auquel sont exposés leurs pairs conformistes sexuelsNote de bas de page Note de bas de page 35 . Des études indiquent que dans le milieu scolaire, près de 96 % des jeunes transgenres font l’objet de harcèlement verbal et que près de 83 % d’entre eux sont victimes de harcèlement physiqueNote de bas de page Note de bas de page 36 . Par conséquent, près des trois quarts des jeunes transgenres disent ne pas se sentir en sécurité à l’école et trois de ces jeunes sur quatre disent avoir décrochéNote de bas de page Note de bas de page 37 .

CHIRURGIE DE CHANGEMENT DE SEXE : On utilise parfois l’expression « changement de sexe » ou « réassignement sexuel chirurgical ». Il s’agit d’un geste médical qui permet à une personne de modifier ses parties génitales et ses caractéristiques sexuelles secondaires afin d’acquérir par la chirurgie l’apparence physique du sexe opposé.

Santé mentale

En 1980, l’American Psychiatric Association a inscrit le « trouble de l’identité sexuelle » (TIS) dans son manuel diagnostique des troubles mentaux (DSM IV) et depuis, certains professionnels de la santé mentale considèrent l’état « transgenre » comme une maladie mentale. Certaines personnes considèrent que l’inclusion du TIS a inutilement étiqueté les personnes présentant une variance sexuelle comme étant atteintes d’une « maladie » ou d’une déficience mentale et en préconisent le retraitNote de bas de page Note de bas de page 38 . D’autres estiment qu’il ne serait pas avantageux de retirer le TIS du DSM IV car il est souvent nécessaire de poser un diagnostic de TIS pour que les personnes transgenres puissent entreprendre un traitement médical et chirurgical à des fins de transition sexuelleNote de bas de page Note de bas de page 39 . En outre, le diagnostic de TIS sert de fondement à la prestation de counselling d’appoint visant à réduire la souffrance morale découlant de l’identité sexuelle. Cette tension illustre l’éventail de perspectives évoquées par la discussion des identités sexuelles.

Il est important de souligner que les jeunes transgenres font face aux mêmes facteurs de risque généraux de dépression et de suicide que les autres jeunes. Cependant, les effets de faible estime de soi et de dépression peuvent être graves chez les jeunes transgenres en raison de leur expérience de discrimination, de stigmatisation, de harcèlement, de violence verbale et de rejetNote de bas de page Note de bas de page 40 .

Bien que les personnes transgenres n’éprouvent pas toutes une faible estime de soi et ne sont pas toutes victimes de dépression par comparaison à leurs pairs conformistes sexuelsNote de bas de page Note de bas de page 41 , il existe un lien étroit entre les problèmes de santé mentale et le sentiment d’aliénation découlant du fait de ne pas s’intégrer, en particulier en milieu scolaire où les étudiants peuvent se montrer très critiques envers les personnes qui sont différentes. Lorsqu’ils font face à un environnement social négatif, certains jeunes transgenres ressentent de la confusionNote de bas de page Note de bas de page 42 , une faible estime de soiNote de bas de page Note de bas de page 43 , de la dépressionNote de bas de page Note de bas de page 44  et présentent des problèmes de comportementNote de bas de page Note de bas de page 45 . En outre, il arrive souvent que les jeunes transgenres ne disposent pas de renseignements exacts, de réseaux de soutien, ni de modèles de rôle en matière de santé émotionnelle et mentale et de bien-être physique en tant que personne transgenreNote de bas de page Note de bas de page 46 . En l’absence de ressources ou de soutien, les jeunes transgenres peuvent être plus enclins à intérioriser leurs expériences négatives, à ressentir de la honteNote de bas de page Note de bas de page 47  et de l’anxiétéNote de bas de page Note de bas de page 48 , à se détesterNote de bas de page Note de bas de page 49  et souvent, à commettre des actes autodestructeursNote de bas de page Note de bas de page 50 . Par exemple, une étude sur les actes autodestructeurs chez des personnes transgenres indique que l’automutilation génitale survient chez 2 % à 9 % d’entre elles. Au manque de soutien que connaissent les jeunes transgenres, s’ajoute le fait qu’ils sont susceptibles d’hésiter à demander de l’aide. Ils peuvent éprouver un profond sentiment de honte parce qu’ils ne se conforment pas aux normes sexuelles, et les jeunes transgenres peuvent se taire et tenter d’agir « normalement ». Il se peut également que ces jeunes ne demandent pas de soutien par crainte d’une réaction négative de la part de leurs parents ou des personnes responsables, de leurs enseignants, de leurs pairs et des professionnels de la santé.

HOMOPHOBIE INTÉRIORISÉE : Diminution de l’estime de soi ou du sentiment de sa valeur ressentie par un individu en présence de l’homophobie réelle ou présumée d’autrui.

Suicide

Dans certaines circonstances, la violence accrue et le désarroi émotif auxquels font face les jeunes transgenres peuvent entraîner des résultats désespérés. On estime que plus du tiers de toutes les tentatives de suicide et de tous les suicides survenant chez les adolescents sont commis par des lesbiennes, des gais, des bisexuels et des jeunes transgenres. Les tentatives de suicide sont plus nombreuses chez les jeunes transgenres que chez les jeunes lesbiennes, gais et bisexuelsNote de bas de page Note de bas de page 51 , et certains rapports indiquent qu'approximativement le tiers des jeunes transgenres ont tenté de se suiciderNote de bas de page Note de bas de page 52 . La violence interpersonnelle et le manque de soutien de la part de la famille et des pairs sont des raisons avancées pour expliquer les taux accrus de tentatives de suicide chez les personnes transgenresNote de bas de page Note de bas de page 53 .

TRANSITION: Ce terme désigne le processus par lequel une personne change le sexe dont elle a hérité à la naissance pour le sexe auquel elle s’est identifiée. Ce processus peut inciter une personne à s’habiller en fonction des attributs du sexe auquel elle s’est identifiée, à modifier son nom afin qu’il corresponde au sexe choisi et à subir une thérapie hormonale et/ou une chirurgie de changement de sexe afin de modifier ses caractéristiques sexuelles secondaires afin qu’elles correspondent à celles du sexe auquel elle s’est identifiée.

Hormonothérapie

Les changements associés à la puberté peuvent être troublants pour tous les jeunes, mais l’expression physique des attributs du sexe biologique peut engendrer une détresse encore plus grande chez les jeunes transgenres. Le développement des caractéristiques sexuelles secondaires qui, pour eux, ne correspondent pas à leur genre peut avoir des effets préjudiciables sur les plans mental et émotionnelNote de bas de page Note de bas de page 54 . Il faut examiner soigneusement le cas des adolescents qui souhaitent avoir recours à l’hormonothérapie pour effectuer la transition d'un sexe à l’autre car l'hormonothérapie peut avoir des effets irréversibles sur le corps. De plus, les professionnels de la santé doivent être conscients que les jeunes qui expriment le désir de prendre des hormones afin d’effectuer la transition au sexe auquel ils s’identifient n’éprouveront pas tous toujours le même sentiment une fois parvenus à l’âge adulte. Les recherches ont démontré qu’une proportion variant entre 80 % et 90 % de préadolescents chez qui un diagnostic de trouble de l’identité sexuelle avait été établi n’ont plus éprouvé ce problème à l’adolescenceNote de bas de page Note de bas de page 55 . Cependant, le fait de retarder le début du traitement hormonal au-delà de la puberté a été associé à la dépression, à des tentatives de suicide, à l’anorexie et à des phobies socialesNote de bas de page Note de bas de page 56 . Les changements survenant dans leur corps peuvent être si troublants que certains jeunes qui ne reçoivent pas d’hormonothérapie auprès d’un professionnel de la santé sont susceptibles de se tourner vers la rue pour obtenir des hormones non réglementées. Sans les conseils d’un médecin, il peut être difficile pour les jeunes de réguler l’équilibre hormonal de façon appropriée pour effectuer la transition d’un sexe à l’autre. L’utilisation inappropriée des hormones peut occasionner de graves problèmes de santé, avoir une incidence sur la croissance pubertaire, et exposer les jeunes au risque d’infection au VIH et à l’hépatite C en raison de l’usage de seringues contaminéesNote de bas de page Note de bas de page 57 .

TRANSSEXUEL : Personne qui ressent un malaise émotionnel intense avec le sexe dont elle a hérité à la naissance, et qui peut entreprendre des traitements (p. ex. hormonaux et/ou chirurgicaux) pour passer à l’autre sexe.

Autres risques pour la santé

Les jeunes transgenres peuvent aussi courir un risque accru d’infections transmissibles sexuellement (ITS), y compris le VIH. Le désespoir et les tendances suicidaires ont été associés à des comportements sexuels à risque élevé, ce qui rend les jeunes transgenres particulièrement vulnérables aux infections transmissibles sexuellement, notamment le VIHNote de bas de page 58 . Une étude menée auprès de jeunes transgenres membres de minorités ethniques révèle que les sujets afro-américains de sexe masculin effectuant la transition vers une identité féminine sont huit fois plus susceptibles de déclarer être séropositifs pour le VIH que ceux des autres minorités ethniques. La même étude signale des cas d’agression sexuelle et de relations sexuelles anales non protégées chez les participants et que jusqu’à 59 % des jeunes ont aussi déclaré avoir eu des relations sexuelles en échange d’argent, d’un abri et/ou de drogues. Les jeunes transgenres sont susceptibles de s'enfuir de la maison pour diverses raisons, y compris pour échapper à un milieu familial négatifNote de bas de page Note de bas de page 59  et de se retrouver dans la rue, où ils deviennent des travailleurs du sexe pour survivre, ce qui les expose aux risques d’ITS, y compris le VIHNote de bas de page Note de bas de page 60 .

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