Résumé : Estimations de l’incidence et de la prévalence du VIH, et des progrès réalisés par le Canada en ce qui concerne les cibles 90-90-90 pour le VIH, 2016

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Organisation : Agence de la santé publique du Canada

Publiée : Juillet 2018

Division de la surveillance et de l’épidémiologie | Division des lignes directrices professionnelles et des pratiques de santé publique | Centre de la lutte contre les maladies transmissibles et les infections | Agence de la santé publique du Canada

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Contexte

L’estimation nationale de l’incidence et de la prévalence du VIH, et des progrès réalisés en ce qui concerne les cibles 90-90-90 pour le VIH, est une activité entreprise à l’échelle mondiale pour surveiller les épidémies de VIH et pour orienter les programmes de prévention et de contrôle. Ces estimations aident l’ensemble des partenaires et des intervenants à mieux comprendre les populations et les lieux clés où des mesures doivent être prises pour réduire les répercussions du VIH et du sida sur la santé publique.

La compréhension de l’incidence du VIH, le taux de nouvelles infections, est essentielle pour surveiller les développements de pointe en regard de l’épidémie. Elle appuie également l’élaboration de programmes et de politiques qui renforcent la prévention, améliorent le dépistage, et contribuent à surveiller et à évaluer l’incidence des mesures de santé publique multisectorielles. L’estimation de la prévalence du VIH, le nombre de personnes vivant avec le VIH (cas diagnostiqués et non diagnostiqués), est primordiale lorsque vient le temps de guider la planification et l’investissement visant le traitement, les soins et le soutien continu des personnes qui vivent avec le VIH et le sida et les personnes qui sont touchées par le VIH et le sida.

Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/sida (ONUSIDA) et l’Organisation mondiale de la Santé ont établi une stratégie mondiale du secteur de la santé sur le VIH qui comprend des objectifs mondiaux qui créeront un élan pour éliminer la menace de santé publique que constitue le sida d’ici 2030Note de bas de page a . Le Canada appuie cette stratégie, y compris l’ensemble précis des cibles 90-90-90 qui veulent que d’ici 2020, 90 % des personnes vivant avec le VIH connaissent leur état, 90 % des personnes ayant reçu un diagnostic de VIH suivent un traitement antirétroviral, et 90 % des personnes suivant un traitement présentent des niveaux indétectables du virus.

Pour guider les efforts du Canada, un cadre intitulé « Réduction des répercussions sur la santé publique des infections transmissibles sexuellement et par le sang au Canada d’ici 2030 : Un cadre pancanadien pour une action collectiveNote de bas de page b » a été élaboré par l’Agence de la santé publique du Canada. Le cadre présente une approche globale et complète pour contrer les infections transmissibles sexuellement et par le sang, y compris le VIH. Il comprend 26 possibilités d’intervention qui peuvent être éclairées par les estimations des mesures 90-90-90.

Le présent rapport fournit une mise à jour pour 2016 sur les estimations de l’incidence et de la prévalence du VIH à l’échelle nationale et sur les progrès réalisés par le Canada pour atteindre les cibles 90-90-90 de l’ONUSIDA. Les rapports sur ces cibles appuient un plan d’action multisectoriel pancanadien pour la lutte contre le VIH/sida dans le cadre duquel les renseignements peuvent être utilisés de nouvelles façons pour mieux orienter la prévention du VIH et les soins.

Méthodologie

L’Agence de la santé publique du Canada a travaillé en étroite collaboration avec les provinces, les territoires et d’autres ministères pour mettre au point les estimations nationales de l’incidence et de la prévalence du VIH et les mesures 90-90-90 pour 2016Note de bas de page c  en utilisant des méthodes de modélisation statistique et les renseignements disponibles dans chaque province et territoire.

Les estimations du VIH en matière d’incidence et de prévalence et liées à la première cible 90-90-90 avaient été élaborées à l’aide de données de surveillance du VIH communiquées par les provinces et les territoires, de l’estimation du nombre de décès chez les personnes vivant avec le VIH, et de méthodes de modélisation statistique par rétrocalcul. Des détails supplémentaires sur ces méthodes sont fournis à l’annexe 1.

La production d’estimations pour les deuxième et troisième cibles 90-90-90 a nécessité des renseignements supplémentaires de la part des provinces et des territoires, notamment les éléments suivants lorsqu’ils étaient disponibles :

  • les données centralisées du programme de soins liés au VIH, y compris les données connexes sur les traitements et les données de laboratoire sur la charge virale;
  • les données sur les ordonnances de médicaments à l’échelle provinciale liées aux données de laboratoire sur le VIH;
  • les données non liées provenant des bases de données sur les ordonnances de médicaments, des laboratoires et des cliniques de traitement du VIH;
  • les cohortes de personnes ayant reçu un diagnostic qui reçoivent des soins liés au VIH.

Des définitions standard de chacune des mesures 90-90-90 ont été élaborées et utilisées dans la mesure du possible (annexe 2). Dans certains cas, toutefois, des définitions ont été adaptées par les provinces ou territoires pour tenir compte des différences entre les définitions de « personnes suivant un traitement » et de « charge virale supprimée ». Les mesures ont été peaufinées dans le cadre d’un processus itératif avec les provinces et les territoires, en particulier là où il fallait procéder à des ajustements pour prendre en compte l’incertitude due à des données incomplètes ou au manque de données représentatives. Les estimations nationales ont été obtenues en pondérant et en répercutant des estimations consensuelles de chaque province ou territoire.

Les systèmes de données, le type de données disponibles et la capacité à relier les renseignements des différentes sources varient selon les provinces et les territoires. Les mesures réalisées dans le cadre de ce processus devraient donc être interprétées dans le contexte des fourchettes plausibles pour chaque estimation, qui reflètent l’incertitude inhérente due à ces défis et limitations.

Les estimations publiées dans le présent rapport remplacent toutes les estimations précédentes publiées par l’Agence au sujet de la prévalence et de l’incidence du VIH et des cibles 90-90-90 au Canada. Les estimations de 2016 ne doivent pas être comparées directement aux estimations publiées précédemment : les hypothèses, les méthodes et les données utilisées pour produire les estimations ont changé parce que nous avons une meilleure connaissance de l’épidémie et que les données primaires fournies par les provinces et les territoires aux fins du modèle ont été précisées. Les révisions apportées aux méthodes et aux données signifient que les estimations des années précédentes du rapport peuvent être différentes des estimations publiées précédemment, et que les comparaisons des estimations pour 2016 avec les années précédentes doivent être faites seulement avec les estimations présentées dans le rapport.

Progrès réalisés par le Canada en ce qui concerne l’atteinte des cibles 90-90-90 pour le VIH

Au Canada, à la fin de 2016, 86 % (fourchette plausible de 78 % à 94 %) des 63 110 (fourchette plausible de 55 500 à 70 720) personnes qui vivent avec le VIH avaient reçu un diagnostic. Des personnes ayant reçu un diagnostic, on a estimé que 81 % suivaient un traitement (fourchette plausible de 75 % à 87 %) et que 91 % de ces personnes avaient des niveaux indétectables du virus (fourchette plausible de 87 % à 95 %) [figure 1].

Figure 1. Nombre et pourcentage estimés de personnes vivant avec le VIH, ayant reçu un diagnostic, suivant un traitement et ayant des niveaux indétectables du virus au Canada à la fin de 2016 (les barres verticales représentant les fourchettes plausibles).

Figure 1 - Équivalent du texte

Ce graphique montre les estimations du nombre de personnes vivant avec le VIH, ayant reçu un diagnostic, suivant un traitement ou ayant des niveaux indétectables du virus au Canada à la fin de l’année 2016. L’axe horizontal montre les quatre éléments qui ont été estimés (personnes vivant avec le VIH, ayant reçu un diagnostic de VIH, suivant un traitement, ayant des niveaux indétectables du virus). L’axe vertical indique le nombre estimé de personnes, ainsi que les estimations basse et haute associées à chaque élément.

Ce graphique illustre aussi l’estimation ponctuelle et la fourchette plausible pour chacune des trois cibles 90-90-90. La première cible est le pourcentage de personnes vivant avec le VIH qui ont reçu un diagnostic. La deuxième cible est le pourcentage de personnes ayant reçu un diagnostic qui suivent un traitement. La troisième cible est le pourcentage de personnes suivant un traitement qui ont des niveaux indétectables du virus.

Estimation du nombre de personnes Estimation basse Estimation ponctuelle Estimation élevée
Vivant avec le VIH 55 500 63 110 70 720
Ayant reçu un diagnostic de VIH 49 200 54 020 59 320
Suivant un traitement 40 520 43 680 47 000
Ayant une charge virale supprimée. 38 000 39 960 41 500

 

Estimations des mesures 90-90-90 Estimation basse Estimation ponctuelle Estimation élevée
Pourcentage de personnes vivant avec le VIH qui ont reçu un diagnostic 78 % 86 % 94 %
Pourcentage de personnes ayant reçu un diagnostic qui suivent un traitement 75 % 81 % 87 %
Pourcentage de personnes suivant un traitement qui ont une charge virale supprimée. 87 % 91 % 95 %

Le Canada a fait des progrès dans la réalisation des trois cibles 90-90-90 depuis 2014. À partir de méthodes et de données actuelles pour réviser les estimations précédentes, on a estimé qu’en 2014, 84 % (77-91%) de l’ensemble des personnes vivant avec le VIH connaissaient leur état sérologique, que 78 % (73-83%) des personnes ayant reçu un diagnostic suivaient un traitement antirétroviral, et que 89 % (86-92%) des personnes qui suivaient un traitement présentaient une charge virale supprimée. Il convient de noter que le Canada a maintenant atteint la troisième cible 90-90-90 : un pourcentage estimatif de 91 % des personnes suivant un traitement antirétroviral ont une charge virale supprimée.

Les estimations des mesures 90-90-90 du Canada pour 2016 se situent dans les fourchettes de valeurs fournies par d’autres pays développés comme les États-Unis, l’Australie, le Royaume-Uni, le Danemark et l’Allemagne.

Populations Clés

Estimations dans les établissements correctionnels fédéraux

On offre à tous les détenus des établissements correctionnels fédéraux une évaluation de la santé au moment de leur admission et, en 2016, 96 % d’entre eux ont accepté de passer un test de dépistage volontaire du VIH pour connaître leur état sérologiqueNote de bas de page d . Les détenus peuvent également demander de passer un test de dépistage du VIH ou être orientés pour en passer un à n’importe quel moment au cours de l’incarcération. En date du mois d’avril 2017, parmi les 170 détenus ayant reçu un diagnostic de VIH, 94 % suivaient un traitement et 91 % de ceux qui suivaient un traitement (dont on connaissait la charge virale) présentaient une charge virale supprimée [figure 2].

Figure 2. Pourcentage estimé de détenus ayant subi un test de dépistage du VIH, suivant un traitement et ayant une charge virale supprimée dans des établissements correctionnels fédéraux, avril 2017

Figure 2 - Équivalent du texte

Ce graphique montre le pourcentage estimé de détenus ayant subi un test de dépistage du VIH à leur admission, le pourcentage de détenus ayant reçu un diagnostic qui suivaient un traitement, et le pourcentage de détenus suivant un traitement qui avaient des niveaux indétectables du virus dans les établissements correctionnels en avril 2017.

Indicateurs Estimation ponctuelle
Pourcentage des détenus testés pour le VIH à leur admission 96 %
Pourcentage de détenus ayant un diagnostic de VIH qui suivaient un traitement 94 %
Pourcentage de détenus suivant un traitement qui avaient une charge virale supprimée. 91 %

Estimations pour les collectivités des Premières Nations vivant dans des réserves en Saskatchewan

Les données provenant de l’ensemble des collectivités des Premières Nations en Saskatchewan, qui représentent plus de 80 collectivités vivant dans des réserves, ont montré qu’à la fin de 2016, 77 % des personnes dont la séropositivité pour le VIH était connue suivaient un traitement, et que 75 % des personnes en traitement présentaient une charge virale supprimée [figure 3].Note de bas de page e 

Figure 3. Proportion estimée de personnes vivant avec un diagnostic de VIH qui suivaient un traitement et présentaient une charge virale supprimée, collectivités des Premières Nations vivant dans des réserves, Saskatchewan, 2016

Figure 3 - Équivalent du texte

Ce graphique montre le pourcentage estimé de personnes vivant avec un diagnostic de VIH qui suivaient un traitement, et le pourcentage de celles suivant un traitement qui avaient des niveaux indétectables du virus dans les collectivités des Premières Nations vivant dans des réserves en Saskatchewan, en 2016.

Indicateurs Estimation ponctuelle
Pourcentage de membres des Premières Nations vivant dans des réserves ayant un diagnostic de VIH qui suivaient un traitement 77 %
Pourcentage de membres des Premières Nations vivant dans des réserves suivant un traitement qui avaient une charge virale supprimée. 75 %

Plusieurs facteurs jouent un rôle dans l’atteinte de chacune des cibles 90-90-90. La couverture du dépistage du VIH s’est améliorée au fil des années; des obstacles subsistent toutefois. La facilitation de la détection précoce au moyen de la promotion et de la disponibilité du dépistage, plus particulièrement auprès des personnes à risque élevé, aidera le Canada à atteindre la première cible. Cela pourrait se faire grâce à l’appui des professionnels de la santé dans la mise en œuvre des programmes de dépistage, la recherche continue et l’amélioration de la disponibilité de technologies et d’approches de dépistage novatrices dans divers milieux.

L’estimation nationale quant à la deuxième cible 90-90-90 (proportion des personnes ayant reçu un diagnostic qui suivent un traitement) demeure la plus basse des trois cibles. On observe la même chose dans d’autres pays occidentaux, ce qui pourrait s’expliquer en partie par le fait que la recommandation visant à traiter toutes les personnes infectées par le VIH au moment du diagnostic est relativement récente. Diverses mesures pourraient aider à améliorer la deuxième mesure 90-90-90, notamment s’assurer de la disponibilité de ressources pédagogiques adaptées à la culture et au genre, éliminer les obstacles au traitement comme les coûts, soutenir les professionnels de la santé avec des ressources leur permettant d’offrir un traitement approprié et en temps opportun, et mettre au point de nouveaux traitements.

Après avoir entamé un traitement, de nombreux patients continuent de recevoir des soins continus pour le VIH et utilisent des services de suivi pour surveiller l’efficacité du traitement. Ces personnes peuvent continuer à présenter une charge virale supprimée si elles peuvent suivre le traitement du VIH comme il leur a été prescrit et prendre une combinaison de médicaments qui est efficace pour lutter contre la souche du VIH dont elles sont atteintes. L’efficacité d’un tel suivi peut expliquer pourquoi la troisième cible 90-90-90 est supérieure aux deux autres cibles, ce que l’on observe également dans d’autres pays occidentaux. Toutefois, certains facteurs sociaux, économiques et environnementaux, comme la stigmatisation et la discrimination, la pauvreté, l’instabilité relative au logement ou l’isolement social, peuvent influencer la possibilité qu’une personne arrive à présenter une charge virale supprimée ou non.

On peut arriver à une amélioration des mesures 90-90-90 en comprenant mieux les connaissances, les comportements, les attitudes et les expériences liés à la stigmatisation, à la discrimination et aux obstacles aux services, et en examinant les politiques qui influent sur les déterminants de la santé.

Estimation de nombre de nouvelles infections du VIH en 2016

L’Agence estime que 2 165 nouvelles infections (entre 1 200 et 3 150) ont été contractées au Canada en 2016. Cette estimation est légèrement supérieure à celle de l’année 2014 (1 960; entre 1 270 et 2 670) [tableau 1, figure 4]. Le taux d’incidence estimatif au Canada, en 2016, était donc de 6,0 pour 100 000 habitants (entre 3,3 et 8,7 pour 100 000 habitants), ce qui représente une estimation légèrement supérieure à celle de 2014 (5,5/100 000 habitants; entre 3,6 et 7,5 pour 100 000 habitants).

Figure 4. Incidence du VIH : Nombre estimé de nouvelles infections au VIH au Canada au cours de certaines années (y compris les fourchettes plausibles des estimations ponctuelles).

Figure 4 - Équivalent du texte

Ce graphique montre les estimations ponctuelles des nouvelles infections au VIH pour certaines années ainsi que les fourchettes plausibles associées pour les estimations ponctuelles. L’axe vertical montre le nombre estimé de nouveaux cas d’infection par le VIH par année, ainsi que les fourchettes faibles et élevées. L’axe horizontal montre certaines années pour lesquelles les estimations sont disponibles.

Année Estimation basse Estimation ponctuelle Estimation élevée
1975 0 0 0
1976 2 3 4
1977 45 60 75
1978 123 162 201
1979 177 230 283
1980 475 587 699
1981 1 499 1 874 2 249
1982 2 903 3 629 4 355
1983 3 657 4 571 5 485
1984 3 630 4 537 5 444
1985 3 251 4 064 4 877
1986 2 802 3 502 4 202
1987 2 477 3 096 3 715
1988 2 262 2 827 3 392
1999 2 062 2 577 3 092
1990 1 873 2 341 2 809
1993 1 578 1 973 2 368
1996 1 520 1 900 2 280
1999 1 625 2 031 2 437
2002 1 942 2 427 2 912
2005 2 114 2 643 3 172
2008 1 994 2 492 2 990
2011 1 372 1 960 2 548
2014 1 270 1 960 2 670
2016 1 200 2 165 3 150

Parmi les taux estimés de nouveaux cas d’infection en 2016, environ 1 136 nouvelles infections ont été attribuées aux hommes homosexuels, bisexuels et autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HARSAH), représentant plus de la moitié (52,5 %) de toutes les nouvelles infections au VIH en 2016 (tableau 1 et figure 5), même si cela ne représente qu’environ 2 % ou 3 % de la population adulte masculine au Canada. Deux cent quarante-quatre (244) des nouvelles infections estimées en 2016 concernaient les utilisateurs de drogues injectables, représentant 11,3 % des nouveaux cas d’infection. La proportion de nouvelles infections attribuées à des contacts hétérosexuels (régions non endémiques et endémiques) est demeurée stable à 33 % comparativement aux estimations de 2014.

Figure 5. Proportion de nouvelles infections au VIH par groupe à risque d’infection au VIH, Canada, 2016 (n =2 165) [voir les définitions à l’annexe 3]

Figure 5 - Équivalent du texte

Ce diagramme circulaire montre l’estimation ponctuelle, en pourcentage, des nouvelles infections au VIH par groupe à risque en 2016.

Groupe à risque Pourcentage
Homosexuels, bisexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HARSAH) 52,5 %
Utilisateurs de drogues injectables (UDI) 11 %
Contacts hétérosexuels (non endémique) 19,6 %
Contacts hétérosexuels (endémique) 13,6 %
HARSAH – UDI 3,0 %

Les Autochtones et les personnes provenant de pays où le VIH est endémique continuent d’être surreprésentés dans l’épidémie de VIH au Canada. Environ 245 nouvelles infections au VIH en 2016 ont été recensées chez des Autochtones (tableau 1), ce qui correspond à 11,3 % de toutes les nouvelles infections en 2016, et les Autochtones représentent 4,9 % de la population canadienne totale (selon le recensement de 2016). On estime à 294 le nombre de nouvelles infections attribuées à des contacts hétérosexuels chez des personnes nées dans un pays où le VIH est endémique (tableau 1 et annexe 3), ce qui représente 13,6 % des nouvelles infections au Canada en 2016. En revanche, les personnes nées dans un pays où le VIH est endémique représentaient environ 2,5 % de la population canadienne générale selon le recensement de 2011.

Environ 19,6 % des nouvelles infections au Canada en 2016 étaient attribuées à des contacts hétérosexuels chez les personnes nées au Canada ou dans un pays qui ne figure pas sur la liste des pays où le VIH est endémique. Le nombre de nouvelles infections au VIH chez les femmes au Canada en 2016 est estimé à 507 (tableau 1). Ce chiffre représente 23,4 % de toutes les nouvelles infections en 2016, ce qui est comparable à la proportion estimative pour l’année 2014. La majorité des femmes (78 %) ont contracté l’infection par contact hétérosexuel, alors que 22 % ont contracté l’infection par l’utilisation de drogues injectables.

Estimation du nombre de personnes vivant avec le VIH à la fin de l’année 2016

L’Agence estime qu’environ 63 110 personnes vivaient avec le VIH (y compris le sida) à la fin de l’année 2016 (entre 55 500 et 70 720). Ce chiffre représente une augmentation de 5 % par rapport à l’estimation de 60 165 (entre 52 900 et 67 430) à la fin de l’année 2014 (tableau 2, figure 6). Le taux de prévalence estimatif au Canada à la fin de l’année 2016 était de 173 pour 100 000 habitants (entre 152 et 194 pour 100 000 habitants).
Parmi le nombre estimatif de 63 100 personnes vivant avec le VIH au Canada à la fin de l’année 2016 :

  • Près de la moitié (49,1 %) était des homosexuels, des bisexuels et d’autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes;
  • 14,6 % étaient des utilisateurs de drogues injectables;
  • Les contacts hétérosexuels entre personnes nées au Canada ou dans un pays ne figurant pas sur la liste de pays où le VIH est endémique, et les contacts hétérosexuels avec des personnes nées dans un pays où le VIH est endémique, représentaient 17,6 % et 15,0 %, respectivement, de ce total;
  • Un peu moins d’une personne sur dix était Autochtone (9,6 %), et environ 6 055 Autochtones vivaient avec le VIH à la fin de 2016. Cela représente une augmentation de 5 % par rapport à l’estimation de 5 760 personnes en 2014. Le taux de prévalence estimatif du VIH chez les Autochtones au Canada en 2016 était de 362 pour 100 000 habitants, c’est-à-dire deux fois plus élevé que le taux de prévalence dans la population générale;
  • On compte environ une femme sur cinq (23 %); cette proportion est semblable à ce qui avait été estimé pour 2014.

Figure 6. Prévalence du VIH : Nombre estimé de personnes vivant avec le VIH au Canada par année

Figure 6 - Équivalent du texte

Ce graphique montre le nombre estimé de personnes vivant avec le VIH par année. L’axe vertical montre le nombre estimé de personnes vivant avec le VIH, ainsi que les estimations faible et élevée associées. L’axe horizontal indique l’année civile.

Année Estimation faible Estimation ponctuelle Estimation élevée
1980 940 1 070 1 200
1981 2 600 2 950 3 310
1982 5 980 6 790 7 610
1983 10 230 11 620 13 020
1984 14 220 16 160 18 100
1985 17 580 19 980 22 380
1986 20 310 23 080 25 850
1987 22 510 25 580 28 640
1988 24 360 27 680 31 000
1989 25 820 29 340 32 860
1990 26 950 30 630 34 310
1991 27 710 31 490 35 270
1992 28 200 32 040 35 890
1993 28 390 32 270 36 140
1994 28 410 32 280 36 160
1995 28 250 32 110 35 960
1996 28 540 32 430 36 320
1997 29 360 33 370 37 370
1998 30 450 34 600 38 760
1999 31 580 35 890 40 190
2000 32 750 37 220 41 680
2001 34 230 38 890 43 560
2002 35 830 40 720 45 600
2003 37 550 42 670 47 800
2004 39 330 44 690 50 050
2005 41 060 46 660 52 250
2006 42 780 48 610 54 450
2007 44 430 50 490 56 550
2008 45 920 52 180 58 440
2009 47 270 53 720 60 160
2010 48 580 55 200 61 830
2011 49 740 56 530 63 310
2012 50 710 57 620 64 540
2013 51 680 58 730 65 780
2014 52 900 60 165 67 430
2015 54 220 61 610 69 010
2016 55 500 63 110 70 720

Conclusion

L’ensemble des estimations nationales concernant le VIH pour l’année 2016 fournit des données à jour sur les tendances liées au VIH au Canada. Des progrès ont été réalisés dans la lutte contre le VIH/sida, mais il reste encore du travail à faire pour atteindre les cibles 90-90-90 d’ici 2020.

L’incidence estimative du VIH au Canada a diminué entre 2005 et 2011, mais elle est demeurée stable, ou est possiblement supérieure, depuis 2011. Toutefois, étant donné les larges fourchettes plausibles des estimations pour les périodes les plus récentes, on ne sait pas avec certitude si cela représente une augmentation réelle du nombre sous-jacent de nouvelles infections. Des années de données supplémentaires sont nécessaires pour déterminer si cela représente une hausse réelle de l’incidence du VIH. L’augmentation possible de l’incidence estimative du VIH pourrait aussi être causée en partie par une récente hausse des tests de dépistage du VIH dans le cadre des initiatives de dépistage provinciales et d’initiatives semblables, notamment « Know Your Status » (Connaissez votre état sérologique). C’est que le dépistage fréquent du VIH fait augmenter le nombre de nouveaux diagnostics de VIH, lesquels peuvent influencer l’estimation modélisée de l’incidence du VIH.

La répartition des nouvelles infections continue d’affecter de façon disproportionnelle certaines populations au Canada, y compris les homosexuels, les bisexuels et les autres hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes, les Autochtones et les personnes originaires de pays où le VIH est endémique. Cela met en évidence le besoin continu de programmes fondés sur des données probantes qui sont adaptés à la culture, à l’âge et au genre afin qu’ils tiennent compte des aspects uniques de ces populations et de ces collectivités. En outre, une nouvelle infection sur cinq en 2016 était le résultat de contacts hétérosexuels entre personnes nées au Canada ou dans un pays ne figurant pas sur la liste des pays où le VIH est endémique, ce qui met aussi l’accent sur le besoin d’une éducation continue et élargie en matière de santé sexuelle.

À la fin de 2016, environ 14 % des 63 110 personnes vivant avec le VIH au Canada ignoraient qu’elles étaient infectées. N’étant pas prises en charge par les systèmes de santé et de surveillance des maladies, ces personnes ne peuvent tirer parti des services appropriés de prévention, de traitement, de soins continus et de soutien avant de subir un dépistage et de recevoir un diagnostic. Comme les traitements du VIH ont diminué la mortalité liée au VIH, et puisque les nouvelles infections surviennent à un taux supérieur au nombre de décès, le nombre total de Canadiens vivant avec le VIH continuera vraisemblablement d’augmenter dans les prochaines années. Cela fera en sorte d’augmenter la demande en soins et en traitements liés au VIH. Des stratégies novatrices visant à rejoindre la population n’ayant pas reçu de diagnostic et à hausser le nombre de personnes qui suivent un traitement pourraient aider le Canada à réaliser les deux premières cibles 90-90-90.

L’Agence de la santé publique du Canada continuera de travailler de près avec les provinces et les territoires afin de peaufiner la méthodologie et d’améliorer les sources de données, de sorte à augmenter la capacité à mesurer et à évaluer les progrès réalisés en regard des cibles 90-90-90. Certaines provinces et certains territoires élaborent des méthodes pour évaluer séparément les mesures 90-90-90 par sous-population afin de guider les interventions plus efficacement; les futurs travaux viseront notamment à évaluer la possibilité de faire cela à l’échelle nationale également. Les estimations de l’incidence et de la prévalence du VIH et des progrès réalisés quant aux cibles 90-90-90 appuieront le cadre pancanadien visant la réduction des infections transmissibles sexuellement et par le sang, récemment publié, pour aider à guider les mesures multisectorielles afin de prévenir et contrôler le VIH au Canada.

Tableau 1. Incidence du VIH : Nombre estimé de nouvelles infections au VIH et fourchettes plausibles au Canada en 2016 et en 2014, selon le groupe à risque d’infection au VIHNote de bas de page *, le sexe et l’ethnicité/origine.
Catégorie 2016 2014
Estimation ponctuelle FourchetteNote de bas de page ** Pourcentage Estimation ponctuelle FourchetteNote de bas de page ** Pourcentage
Note *

Voir la définition de groupe à risque à l’annexe 3.

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Note **

Les fourchettes plausibles sont arrondies à la dizaine près.

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Groupe à risque d’infection au VIH
HARSAH 1 136 620 - 1 660 52,5 % 1 053 680 - 1 440 53,7 %
HARSAH - UDI 66 30 - 110 3,0 % 47 30 - 70 2,4 %
UDI 244 130 - 360 11,3 % 219 140 - 300 11,2 %
Hétérosexuels – région non endémique 425 230 - 620 19,6 % 369 240 - 510 18,8 %
Hétérosexuels – région endémique 294 160 - 430 13,6 % 272 170 - 380 13,9 %
Autre < 5 0 - 10 <0,2% < 5 0 - 10 <0,3%
Sexe
Femmes 507 270 - 750 23,4 % 436 280 - 600 22,2 %
Hommes 1 658 910 - 2 410 76,6 % 1 524 990 - 2 070 77,8 %
Ethnicité/origine
Autochtones 245 130 - 360 11,3 % 217 140 - 300 11,1 %
Non-Autochtones 1 920 1 050 - 2 800 88,7 % 1 743 1 130 - 2 370 88,9 %
Total 2 165 1 200 - 3 150 100 % 1 960 1 270 - 2 670 100 %

 

Tableau 2. Prévalence du VIH : Nombre estimé de personnes vivant avec le VIH et les fourchettes plausibles au Canada à la fin de 2016 et de 2014, selon le groupe à risque d’infection au VIHNote de bas de page *, le sexe et l’ethnicité/origine.
Catégorie 2016 2014
Estimation ponctuelle FourchetteNote de bas de page ** Pourcentage Estimation ponctuelle FourchetteNote de bas de page ** Pourcentage
Note *

Voir la définition de groupe à risque à l’annexe 3.

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Note **

Les fourchettes plausibles sont arrondies à la dizaine près.

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Groupe à risque d’infection au VIH
HARSAH 30 980 26 360-35 600 49,1 % 29 386 25 000 - 33 770 48,9 %
HARSAH - UDI 1 782 1 410 - 2 150 2,8 % 1 714 1 350 - 2 080 2,9 %
UDI 9 204 7 640 - 10 770 14,6 % 8 980 7 460 - 10 500 14,9 %
Hétérosexuels – région non endémique 11 105 9 300 - 12 910 17,6 % 10 489 8 800 - 12 180 17,4 %
Hétérosexuels – région endémique 9 438 7 830 - 11 050 15,0 % 8 980 7 460 - 10 500 14,9 %
Autre 601 420 - 780 0,9 % 616 430 - 800 1,0 %
Sexe
Femmes 14 520 12 200 - 16 840 23,0 % 13 765 11 530 - 16 000 22,9 %
Hommes 48 590 42 280 - 54 900 77,0 % 46 400 40 400 - 52 400 77,1 %
Ethnicité/origine
Autochtones 6 055 5 000 - 7 110 9,6 % 5 760 4 800 - 6 720 9,6 %
Non-Autochtones 57 055 49 610 - 64 500 90,4 % 54 405 47 310 - 61 500 90,4 %
Total 63 110 55 500 - 70 720 100 % 60 165 52 900 - 67 430 100 %

Annexe 1. Détails supplémentaires liés à la méthode de modélisation du Canada

Référence : Yan, Ping; Zhang, Fan; and Wand, Handan (2011). Using HIV Diagnostic Data to Estimate HIV Incidence: Method and Simulation. Statistical Communications in Infectious Diseases: Vol. 3: Iss. 1, Article 6.

La méthode de modélisation statistique qui a été utilisée pour estimer le nombre de nouvelles infections au VIH au Canada est fondée sur une méthode de rétrocalcul qui combine les données de diagnostic sur le VIH et le sida (tirées de la surveillance nationale habituelle du VIH/sida) et les données sur les proportions d’infections récentes parmi les personnes ayant récemment reçu un diagnostic de séropositivité (tirées d’algorithmes spécialisés de dépistage en laboratoire des infections récemment diagnostiquées). Comme les données de surveillance peuvent seulement indiquer la date du diagnostic et non la date de l’infection (qui est antérieure au diagnostic), un modèle est nécessaire pour estimer la tendance en matière de temps du nombre d’infections au VIH antérieures, jusqu’à aujourd’hui (2016 dans ce cas). À partir de cette tendance quant aux infections au VIH antérieures, le modèle fait une projection et calcule le nombre prévu de diagnostics de VIH (au moyen d’une formule mathématique calculant le temps entre l’infection au VIH et le diagnostic en fonction des données de l’algorithme des infections récentes et des hypothèses du modèle). La tendance la plus probable quant aux infections au VIH antérieures est choisie comme étant celle qui produit la tendance de temps des diagnostics de VIH calculés qui correspond le mieux aux données observées sur les diagnostics de VIH. La méthode de rétrocalcul utilisée pour l’estimation de l’incidence au Canada est semblable aux méthodes utilisées dans l’Union européenne, aux États-Unis et en Australie.

Une fois que la tendance de temps liée aux infections au VIH antérieures a été estimée, l’incidence cumulative du VIH est calculée en additionnant les estimations d’incidence pour toutes les années jusqu’à l’année la plus récente et incluant cette dernière. La prévalence pour l’année la plus récente est alors calculée comme étant l’incidence cumulative moins la mortalité totale estimée chez les personnes infectées par le VIH. Pour cela, la mortalité totale doit être estimée (à partir de données de Statistique Canada, de statistiques sur l’état civil dans les provinces et les territoires, de rapports nationaux sur les décès attribuables au sida, et d’études de recherche canadienne), étant donné que les données statistiques sur l’état civil n’enregistrent que la mortalité chez les personnes qui sont décédées de causes liées au VIH. Veuillez noter que des renseignements supplémentaires ne sont pas discutés ici, comme le fait de tenir compte des personnes n’ayant pas reçu précédemment un diagnostic d’infection au VIH ou des personnes qui ont probablement été infectées dans une autre province, un autre territoire ou un autre pays.

Le nombre de personnes n’ayant pas reçu de diagnostic qui vivent avec une infection au VIH au Canada est calculé en tant que nombre actuel d’infections prévalentes (ce qui comprend les cas diagnostiqués et non diagnostiqués) moins le nombre de personnes vivant avec un diagnostic de VIH. Le nombre de personnes vivant avec un diagnostic de VIH est calculé en tant que nombre cumulatif de cas diagnostiqués, ajusté en fonction de la mortalité et (où les données étaient disponibles) de la migration intérieure/extérieure. La première mesure 90-90-90 est alors calculée en tant que nombre de personnes vivant avec un diagnostic de VIH divisé par la prévalence estimée.

Annexe 2. Définitions utilisées dans les estimations nationales des mesures 90-90-90 du Canada en 2016

 
Mesure Définition Numérateur Dénominateur
Première cible
90-90-90
Des personnes que l’on a estimé vivre avec le VIH au Canada à la fin de 2016, la proportion (%) de qui ont reçu un diagnostic Nombre de personnes vivant avec un diagnostic de VIH Nombre de personnes vivant avec le VIH (cas diagnostiqués et non diagnostiqués)
Deuxième cible 90-90-90 Des personnes vivant avec un diagnostic de VIH, la proportion (%) de personnes ayant suivi ≥ 1 traitement antirétroviral en 2016 (prescrit, délivré ou inscrit sur les formulaires du patient) Nombre de personnes suivant un traitement Nombre de personnes vivant avec un diagnostic de VIH
Troisième cible 
90-90-90
Des personnes suivant un traitement, la proportion (%) de personnes dont la dernière mesure du taux d’ARN du VIH en 2016 était de < 200 copies/ml Nombre de personnes avec < 200 copies/ml au dernier test de leur charge virale en 2016 Nombre de personnes suivant un traitement

Annexe 3. Groupes à risque d’infection utilisés dans les estimations nationales de l’incidence et de la prévalence du VIH

 
Groupe à risque Type d’exposition
Note *

L’Agence de la santé publique du Canada définit les pays où le VIH est endémique comme ceux où la prévalence du VIH chez les personnes adultes (âgées de 15 à 49 ans) est égale ou supérieure à 1 %, en plus de présenter une des caractéristiques suivantes : 50 % des cas de VIH ou plus sont attribuables à la transmission hétérosexuelle; le rapport hommes-femmes pour les infections prévalentes est de 2:1 ou moins; la prévalence du VIH chez les femmes recevant des soins prénataux est égale ou supérieure à 2 %.

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Homosexuels, bisexuels et autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HARSAH) Exposition durant un contact sexuel entre hommes
Utilisateurs de drogues injectables (UDI) Exposition pendant l’utilisation de drogues injectables
HARSAH - UDI Exposition pendant les contacts sexuels entre hommes ou utilisation de drogues injectables (pour les personnes ayant été soumises aux deux catégories d’exposition)
Hétérosexuels – région endémique Exposition pendant les contacts hétérosexuels pour une personne née dans un pays où le VIH est endémiqueNote de bas de page *
Hétérosexuels – région non endémique Exposition pendant les contacts hétérosexuels pour une personne née au Canada ou dans un pays qui ne figure pas sur la liste de ceux où le VIH est endémique
Autre Exposition attribuée à une transfusion de sang ou à l’administration de facteurs de coagulation, exposition périnatale ou exposition professionnelle

Remerciements

L’Agence de la santé publique remercie les autorités de santé publique des provinces et des territoires et d’autres ministères de leur contribution aux estimations nationales de l’incidence et de la prévalence du VIH, et des progrès réalisés quant aux cibles 90-90-90.

L’Agence de la santé publique remercie les partenaires des Premières Nations de leurs efforts dans la prévention des infections au VIH, dans les soins prodigués aux personnes vivant avec le VIH, et dans leur contribution à l’estimation des indicateurs de VIH pour les Premières Nations dans les réserves pour la première fois en Saskatchewan.

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