Soulève-moi
« Soulève-moi » est une série de Service correctionnel Canada (SCC) qui met l’accent sur la façon dont nous changeons des vies et protégeons les Canadiens et les Canadiennes : elle parle d’humains qui aident d’autres humains.
Tous nos employés, bénévoles et partenaires communautaires contribuent au succès de la réhabilitation et de la réinsertion sociale des personnes incarcérées, tout en assurant la sécurité de la population et en respectant les droits des victimes.
Nous sommes allés au-delà des murs de nos établissements afin de vous montrer les répercussions et les résultats. Nous souhaitons faire ressortir l’aspect humain de notre travail et la façon dont la vie quotidienne de ces personnes a été améliorée par nos employés et nos bénévoles, ainsi que les changements et les résultats concrets apportés par notre système correctionnel fédéral.
Notre nouvelle série « Soulève-moi » témoigne de cette touche humaine à travers des histoires inspirantes. Elle permet également de mieux faire connaître la devise du SCC « Transformons des vies. Protégeons les Canadiens. »
À visionner
Nathan, ancien détenu
Faites la connaissance de Nathan, un ancien détenu qui prend son avenir en main. L’histoire de Nathan au sein du système de justice pénale est caractérisée par la résilience et la responsabilisation.
Transcription de la vidéo
Soulève-moi – Nathan
C’est difficile de suivre la bonne voie, mais c’est possible. Durant mon incarcération, j’ai choisi de suivre la bonne voie. Je n’ai pas toujours choisi la bonne voie, alors je sais ce que c’est que de suivre la bonne voie et la mauvaise. Donc, cela a vraiment mis en valeur les choix… les choix et les conséquences. Et c’est ce qui m’a été utile, la prise de responsabilités, et vraiment découvrir que, ok, c’est la faute de personne d’autre. Personne d’autre n’en est responsable. C’est de ma faute.
C’EST DE MA FAUTE
Nathan
Ancien détenu
Salut! Je m’appelle Nathan. Je suis un ex-détenu, un ex-condamné, un ex-libéré conditionnel qui fait juste avancer dans la vie.
Donc, ma vie avant l’incarcération, c’était une courte période de ma vie. C’était le premier tiers de ma vie, car j’ai commencé à faire de la taule à 15 ans. J’ai maintenant 47 ans, je viens d’avoir 47 ans.
La prison m’a appris, m’a vraiment appris les conséquences de bien et de mal agir. Non seulement pour le délinquant, mais pour la famille qui vient te donner de l’argent, paye pour les avocats, la cantine et les visites, trouve du temps après le travail pour sortir de la ville afin de te visiter lorsque tu es dans un pénitencier.
Donc, ça te permet non seulement de voir les conséquences de tes gestes et de tes comportements sur toi-même, mais aussi sur les autres. J’ai commencé à réaliser que j’avais besoin de suivre des programmes. Que j’avais besoin de suivre des cours de gestion de la colère. Que j’avais besoin de suivre des cours sur l’impulsivité. Que je devais faire face au deuil et à la perte. Que j’avais besoin de programmes axés sur la toxicomanie. Que j’avais besoin de pratiquer la prise de conscience du moment présent et la méditation. Que je devais prendre davantage conscience de mes émotions, de mes éléments déclencheurs, des choses qui m’ont amené à prendre de mauvaises décisions. Ils abordent les traumatismes, ils abordent les éléments déclencheurs, ils abordent l’impulsivité, ils abordent ce qui nous pousse à nous tourner vers la criminalité, la violence et tout ça. Dans tous les programmes que j’ai suivis, on m’a donné l’information, la littérature et les ressources dont j’avais besoin pour apporter des changements afin de réussir dans la vie.
Si vous vous souvenez des choses pour lesquelles vous êtes reconnaissants, réintégrer la société n’est pas si difficile. Les attitudes positives, les choix positifs, ça finit par payer. Vous vous rendrez compte qu’une foule de possibilités s’offre à vous lorsque vous vous y attendez le moins. Donc, une attitude positive.
Bill Staubi
Voici Bill Staubi. Tout au long de ses 35 ans de carrière, il a exercé une influence durable à l’échelle du SCC par son soutien à l’égard de la communauté 2ELGBTQ+. Aujourd’hui, le Prix Bill Staubi pour le leadership 2ELGBTQIA+ inspire le changement et continuera de le faire pour les années à venir.
Transcription de la vidéo
Campagne « Soulève-moi »
Bill Staubi
Ce que j’aime d’être entouré d’œuvres d’art, c’est l’interaction constante. Ce sont bien plus que de simples décorations pour moi, ce sont des choses dynamiques dans ma vie. J’ai toujours pensé que si l’on veut vivre dans un environnement créatif, et bien, on doit faire quelque chose pour que cela se concrétise. Soit on crée des œuvres d’art ou on fabrique des objets créatifs, soit on soutient des artistes en effectuant des achats, comme dans mon cas.
RENFORCER
LA COMMUNAUTÉ.
Bill Staubi
Prix Bill Staubi pour le leadership 2ELGBTQI+
Je m’appelle Bill Staubi. Je suis un collectionneur d’art, ancien employé du Service correctionnel du Canada (SCC) et gai bon vivant.
N’eût été la bonté de Dieu, cela aurait pu être la plupart de nous. Il nous suffirait tous et toutes d’un seul mauvais ami pour être au mauvais endroit au mauvais moment. Il suffirait que de deux bières pour que l’impensable se produise. Nous sommes à une crise d’être plus agressifs que nous l’aurions voulu. Les personnes incarcérées ne sont pas toutes de mauvaises personnes. Elles ont fait de mauvaises choses, mais elles ne sont pas nécessairement de mauvaises personnes. Et vous pouvez voir la mesure dans laquelle l’expérience qu’elles ont vécue lors de leur arrestation, de leur incarcération et de leur passage dans le système peut les écraser et créer des biais à leur égard.
L’une des choses qui m’ont toujours frustré tout au long de ma carrière est le grand paradoxe. Dans la société canadienne, nous utilisons des expressions comme « payer sa dette à la société », mais la dette n’est jamais payée. Les personnes payent constamment des intérêts sur cette dette. Nous voulons qu’elles vivent dans un quartier exempt de criminalité, mais pas le nôtre. Nous voulons qu’elles rencontrent une personne sympathique et qu’elles adoptent un style de vie prosocial, mais nous ne voulons pas qu’elles fréquentent nos enfants.
Nous voulons qu’elles décrochent un emploi à temps plein qui est assez payant pour qu’elles n’aient pas à envisager de commettre des crimes, mais pas où nous travaillons. Comment pouvons-nous nous attendre à ce que cette magie s’opère si nous ne sommes pas prêts à participer et à contribuer à ce processus?
Ces expériences vous en apprennent beaucoup sur la société dans son ensemble et sur la façon dont les choses fonctionnent, et vous apprenez aussi comment accomplir des choses, parce que vous travaillez dans un milieu non conventionnel.
Cela relevait de ma responsabilité non seulement parce que j’étais une personne queer au travail, mais également parce que j’occupais un poste de cadre.
Mon travail consistait à créer un milieu de travail exempt de harcèlement ou plus respectueux des gens qui offrait un endroit où les gens voulaient travailler parce qu’il s’agissait d’un endroit où il faisait bon travailler.
Cela me ramène à ma perception de la communauté créative. Si vous souhaitez que le monde soit d’une certaine façon, vous pouvez attendre que d’autres personnes fassent le travail nécessaire. Si vous êtes chanceux, elles le feront, mais si l’on se fie à l’histoire de l’humanité, il ne s’agit pas vraiment d’une bonne stratégie. Si vous souhaitez que le monde soit d’une certaine façon, vous devez faire quelque chose pour qu’il le soit. Vous ne changerez pas le monde entier, mais vous pouvez changer votre environnement immédiat. Je devais sortir du placard de façon très visible, et c’est ce que j’ai fait. J’ai commencé à parler de ce que c’est que d’être gai, d’être queer, et ce, très ouvertement, en essayant de trouver ma place dans cette partie de l’organisation. À cette époque, il n’y avait pas beaucoup de personnes sorties du placard. J’ai trouvé que soit les gens étaient extrêmement patients, disant des choses comme « il passera éventuellement à autre chose et se taira », soit ils m’appuyaient. Je n’ai aucun doute que certaines personnes désapprouvaient. Je n’ai aucun doute que certaines personnes étaient offusquées. Je n’ai aucun doute que certaines personnes ont vu leurs croyances spirituelles ébranlées, etc.
Le monde est composé de toutes sortes de personnes différentes et le SCC n’est pas différent du reste du monde.
Comme je n’avais pas de mentor, d’homme gai d’âge mûr et plus chevronné au sein de l’organisation pour me dire « d’accord, voici comment tu dois faire ta place dans ce monde », cela m’a poussé à devenir un tel mentor pour les autres.
Je me dis toujours que si on aide une personne à surmonter ses difficultés, on peut l’aider à s’améliorer.
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Prix Bill Staubi pour le leadership 2ELGBTQI+
Le Service correctionnel du Canada établit un prix en l’honneur de Bill Staubi qui vise à reconnaître tout employé du Service ayant eu un impact durable et important en soutenant activement la communauté 2ELGBTQI+ au sein du Service.
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Je ne voudrais pas que cela crée l’illusion que c’est moi qui ai opéré ce changement. J’ai contribué à l’apport de changements que d’autres personnes souhaitaient concrétiser.
D’autres personnes faisaient leur propre affaire, de leur propre façon, pour concrétiser ces types de changements.
Il est toutefois gratifiant de penser que les gens se rappellent que certaines des choses que j’ai faites ont eu une incidence positive et c’est aussi une leçon d’humilité. Initialement, lorsque des gens me parlaient du prix, il était important pour moi qu’il y ait une composante à un moment donné qui permette de reconnaître que les délinquants vivent dans ce monde. Ils ne font pas que passer; ils y vivent. C’est leur communauté.
Et ils font énormément de travail, en silence et souvent dans l’ombre, pour essayer d’en faire un environnement sécuritaire pour les personnes 2ELGBTQI+, tant pour les membres du personnel que pour les détenus.
Ce que je trouve difficile à ce stade de ma vie, c’est que je n’étais vraiment pas conscient de l’ampleur de l’impact.
C’est juste que pour moi, c’était – c’est la façon dont je fais mon chemin dans le monde, c’est la façon dont que je veux que les gens m’accompagnent dans le monde.
Le fait qu’on me rappelle maintenant qu’en fait, pour certaines personnes, c’était extraordinaire ou imprévu et apprécié, a été incroyablement gratifiant et une leçon d’humilité.
Jon, directeur adjoint, Opérations
Voici Jon, directeur adjoint, Opérations, pour CORCAN Construction dans la région du Pacifique. Il parle dans ses propres mots de l’important travail que lui et son équipe accomplissent.
Transcription de la vidéo
Construire est quelque chose que j’ai toujours aimé faire et qui me procure de la satisfaction. Mon grand-père était charpentier. À un jeune âge, je l’ai regardé construire des bâtiments autour de sa maison et c’est quelque chose qui m’a tout de suite intéressé.
Bonjour, je m’appelle Jon et je suis directeur adjoint, Opérations, pour CORCAN Construction, dans la région du Pacifique.
CORCAN Construction est une division du Service correctionnel du Canada. CORCAN est en fait l’abréviation de Corrections Canada.
Nous sommes d’abord et avant tout un programme. Nous permettons aux délinquants d’acquérir des compétences améliorant l’employabilité et nous fonctionnons comme une entreprise. Notre objectif est donc de créer un produit pour nos clients et de le construire dans les délais et dans les limites du budget. Nous proposons des heures d’apprentissage dans les domaines de la menuiserie, de l’électricité, de la plomberie et des systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation. Ce sont les possibilités qu’ont ces hommes et ces femmes lorsqu’ils viennent travailler pour CORCAN.
Mes expériences du travail auprès des délinquants sont positives. Ce que je vois, quand ces hommes et ces femmes viennent travailler avec nous, c’est qu’ils n’ont généralement aucune compétence. Nous commençons donc par leur présenter les outils et nous leur apprenons à lire un ruban à mesurer et à faire des calculs de base.
Vous pouvez les voir devenir des gens sûrs d’eux. Lorsqu’ils commencent, ils sont timides, ils sont silencieux, puis on les voit grandir lentement; ils partagent et interagissent avec le personnel et les autres délinquants qui travaillent avec nous. Ils comprennent l’importance de travailler pour CORCAN, et ils peuvent voir qu’ils acquièrent des compétences pratiques qu’ils pourront utiliser lorsqu’ils seront libérés pour postuler dans le secteur privé et obtenir un bon emploi.
Ce qui s’est passé à Jasper l’été dernier, c’est qu’ils ont été touchés par des feux de forêt. Je crois qu’environ 350 structures ont été endommagées. CORCAN Construction a communiqué avec Parcs Canada pour lui faire savoir que nous étions là pour les aider à répondre à tous leurs besoins en matière de construction.
Jusqu’à présent, nous avons expédié quatre maisons à Jasper, où elles ont été placées sur des fondations temporaires. Au cours des six prochains mois, nous en construirons 20 autres afin que le personnel puisse venir en été pour reconstruire les sentiers et le parc. Ces maisons les accueilleront donc temporairement et, pendant ce temps, nous formerons et placerons les fondations permanentes et, une fois qu’elles seront terminées, ils transporteront les maisons sur ces fondations à l’aide d’une grue.
Je suis très chanceux de me réveiller chaque jour et d’avoir hâte de venir travailler. Aussi, le fait que nous travaillons auprès de délinquants qui sont incarcérés et qui n’ont pas eu l’occasion de s’épanouir lorsqu’ils étaient enfants, et que nous leur enseignons ces capacités, ces compétences et ces compétences de base est quelque chose qui reste avec moi chaque jour lorsque je retourne à la maison.
Offrir un avenir meilleur aux délinquants grâce à l’imprimerie
Cet atelier d'imprimerie montre des trucs et des techniques utiles du métier et des compétences sociales positives à 30 délinquants afin de les aider dans leur réinsertion sociale.
Visages du SCC : Gérald Max Désilus
La vie de Gérald Max Désilus est marquée par les contrastes, les défis et la rédemption. Il est passé de jeune en difficulté et détenu à mentor inspirant et poète.
Le Groupe sur les antécédents sociaux des Noirs : lauréats du Prix du multiculturalisme Emerson Douyon 2023 à 2024
Félicitations aux membres du Groupe sur les antécédents sociaux des Noirs du Service correctionnel du Canada (SCC) de la région de l’Ontario, lauréats du Prix du multiculturalisme Emerson Douyon 2023 à 2024!
Comment sauvegarder des images sur votre ordinateur ou appareil mobile
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Affiche de Soulève-moi
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Affiche de Soulève-moi - version en texte
Une affiche avec des tons vifs de bleu et de violet présente deux mains qui se soutiennent et l’une d’elles soulève l’autre.
Le titre de la campagne « Soulève-moi » ainsi que la devise du SCC « Transformons des vies. Protégeons les Canadiens. » se trouvent dans le coin supérieur droit de l’affiche.
L’image de marque du Service correctionnel du Canada se trouve en bas à gauche.
Le mot-symbole « Canada » est en bas à droite.
Arrière-plan virtuel pour les vidéoconférences
La version en texte de base de l’arrière-plan virtuel est présente à la suite de celle en format JPG.
Arrière-plan virtuel de Soulève-moi - version en texte
Une image avec des tons vifs de bleu et de violet présente deux mains qui se soutiennent et l’une d’elles soulève l’autre.
Le titre de la campagne « Soulève-moi » ainsi que la devise du SCC « Transformons des vies. Protégeons les Canadiens. » se trouvent au centre de l’image.
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Protégeons les Canadiens. » Le mot-symbole « Canada » est dans le coin inférieur droit.
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Protégeons les Canadiens. » Le mot-symbole « Canada » est dans le coin inférieur droit.
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