Épisode 24 : Rencontre avec le commissaire

Dessin décoratif d’Au-delà des prisons qui se lit comme suit :  « Au-delà des prisons, ép.. 24»

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Dans cet épisode, nous sommes ravis d’accueillir notre commissaire, Talal Dakalbab, au balado. Ayant récemment assumé ses fonctions, il entame un chapitre important non seulement pour l’organisation, mais aussi pour les membres du personnel qui travaillent chaque jour à assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens tout en favorisant la réhabilitation des délinquantes et délinquants.

Soyez des nôtres alors que le commissaire Dakalbab fait part de son point de vue sur les réalités de son poste et souligne le rôle essentiel que jouent chaque jour des milliers de membres du personnel du SCC partout au pays. Il parle également de ce qu’il a entendu de la part du personnel lors de ses visites dans les établissements au cours de ses premiers mois en poste et répond à des questions éclair afin que les membres du personnel et les Canadiennes et Canadiens puissent mieux connaître la personne derrière le titre.

Durée : 18 minutes et 55 secondes
Publié : 15 juin 2026 
Animatrice : Kirstan Gagnon
Invité : Commissaire Talal Dakalbab

Transcription

Commissaire Dakalbab : Moi, j'ai commencé à 25 ans au service correctionnel et aujourd'hui, quand je me promène, je suis vraiment fier de voir l'évolution. Donc je trouve qu’on a chacun notre rôle à la fin. C'est vraiment notre mandat de gérer et de travailler avec les délinquants, mais c'est important d'entendre ce que les autres ont à dire.

Kirstan : Bonjour, je m'appelle Kirstan Gagnon et je suis l'animatrice d'Au-delà des prisons. Si vous êtes à l'écoute pour la première fois, bienvenue. Chaque mois, nos auditeurs sont invités à explorer la face cachée du système correctionnel fédéral du Canada en répondant à vos plus grandes questions et en partageant des histoires de nos employés qui travaillent chaque jour à changer des vies et à protéger la population canadienne. Si cela vous intéresse, n'hésitez pas à vous abonner. Dans l'épisode d'aujourd'hui, je me suis entretenue avec Talal Dakalbab, le nouveau commissaire du service correctionnel du Canada.

Kirstan : Au cours de notre conversation, nous avons parlé de la façon dont sa vie et sa carrière l'ont menée à ce point, de sa vision pour le SCC et bien sûr, on a parlé du hockey. Voici ma conversation avec lui. Bon, tout d'abord, félicitations pour votre nomination, commissaire.

Commissaire Dakalbab : Merci beaucoup.

Kirstan : Comment vous vous sentez à l'idée d'entrer en fonction à titre de commissaire au Service correctionnel du Canada?

Commissaire Dakalbab : Je suis vraiment excité. C'est vraiment comme vous le savez maintenant, j'ai commencé ma carrière ici et de revenir pour gérer une organisation aussi impressionnante, c'est quand même un rêve que j'aurais jamais osé avoir. Mais je suis tellement fier. Je suis tellement heureux d'être ici.

Kirstan : Ah bien, on est content de t'avoir. Juste une couple de questions pour briser la glace. Quelle équipe de hockey que vous aimez le mieux?

Commissaire Dakalbab : Ah ça c'est pas mal facile, là c'est Habs, Montréal, les Canadiens de Montréal, ça a été mon équipe depuis toujours et ça le sera pour toujours. Les autres équipes canadiennes sont bien correctes. Bon peut être pas Toronto, là je les aime pas bien là, mais les autres vient après si les Canadiens sont pas dans les séries, mais cette année ça va super bien pour nous autres.

Kirstan : OK. Café ou thé?

Commissaire Dakalbab : Sans doute café, pas de sucre, pas de lait, rien là.

Kirstan : Quand vous allez au karaoké, quelle est votre chanson préférée?

Commissaire Dakalbab : Ouais c'est ça, j'aime beaucoup le karaoké, j'avais une chanson mais je suis pas bon là-dedans fait que j'ai dû la changer, c'était « Space Oddity » avec David Bowie, c'était ma chanson préférée, mais maintenant c'est vraiment « Country Road » fait que plus country ça va mieux avec ma voix un peu plus basse.

Kirstan : OK c'est bon. Votre activité préférée en dehors de du travail? Un sport ou un passe temps?

Commissaire Dakalbab : Oui, ça c'est pas évident parce que je n’ai pas grande activité en dehors du sport, en dehors du travail. Mais normalement c'est socialisé avec la famille, avec les amis, avec les voisins, les enfants. J'aime beaucoup jouer avec les enfants et ça me remplit d'énergie.

Kirstan : Quand vous êtes pas aux Canadiens de Montréal?

Commissaire Dakalbab : C'est ça, ouais.

Kirstan : Quel mot qui vous inspire dans votre job? Un mot pour décrire votre style de leadership?

Commissaire Dakalbab : Mon style de leadership inclusif et authentique. Honnêtement, je dirais pendant toute ma carrière maintenant c'est la rétroaction que j'ai reçu le plus, c'est l'authenticité de mon style de gestion dans le bon et le mauvais terme dans le sens ou je suis pas mal direct, je suis pas mal honnête. Le monde savent ce qu'ils entendent, c'est vraiment ce qui ce qui se passe dans ma tête et l'humanité. Je suis un leader qui est, qui a des attentes élevées, mais il y a toujours l'humain derrière de mon côté et de l'autre côté aussi fait que j'essaie de garder ça en tête.

Kirstan : Puis je vous décris un petit peu comme l'homme du peuple parce que vous passez sur les planchers ici dans la bâtisse pour connaître les gens. Vous dites bonjour à tout le monde dans l'ascenseur. C'est important pour vous apprendre à connaître les gens?

Commissaire Dakalbab : Très important. C'est sûr que là c'est une grosse équipe, on est encore plus que 20000 personnes normalement je connais tout le monde, plus ou moins tout le monde par nom et je connais leur histoire et je connais leur famille, mais ici ça va être différent. Mais effectivement je trouve que notre rôle comme gestionnaire c'est d'être là pour nos employés et j'essaie d'impliquer ça le plus que je peux avec des visites, avec des rencontres fait que c'est vraiment agréable hier je suis allé à Archambault, où j'ai commencé ma carrière, j'ai croisé des gens avec qui j'ai travaillé la première journée, que j'étais arrivé là. Fait que c'était vraiment le fun de reconnecter, de les voir à nouveau.

Kirstan : Puis quelque chose que je remarque que je vais en établissement. Souvent, les gens ont travaillé ici toute leur carrière par choix, pas pour le salaire, parce qu'ils croient vraiment ce qu'ils font. Est-ce que vous avez des réflexions là-dessus ?

Commissaire Dakalbab : Tout à fait. C'est vraiment une carrière, que ça soit les agents de correction, que ça soit les gens, les infirmières, les agents de libération conditionnelle, les aînés autochtones, c'est vraiment un service qu'on veut faire parce qu'on y croit. Les services alimentaires, les maintiens, toutes les services qu'on fait. Il y a d'autres possibilités à l'extérieur, mais quand on fait un choix de travailler au service correctionnel, travailler avec les délinquants, c'est un milieu qui est difficile. Mais comme tu l'as dit souvent, les gens sont là pour toute leur carrière et même il y en a certains qui m'ont dit qu'ils sont 3e ou 4e génération, qui ont travaillé au service correctionnel. Donc c'est quand même une vocation.

Kirstan : Oui. Puis c'est quoi que vous remarquez quand vous parlez aux employés par exemple leurs préoccupations, leurs ambitions, est-ce qu'ils sont inspirés par le futur?

Commissaire Dakalbab : Je pense que tout le monde est fier de leur travail et de ce qu'ils font, mais j'entends beaucoup des inquiétudes par rapport à la culture. Jusqu'à date, j'ai entendu plusieurs personnes qui m'ont parlé de le sentiment qu'ils ne sont pas considérés, que le sentiment que leur opinion n'est pas prise en compte. J'ai entendu plusieurs commentaires par rapport à milieu de travail difficile. C'est quand même inquiétant pour moi quand j'entends ces commentaires-là. Le Service a toujours été un milieu difficile, quand j'ai travaillé ici, ça a pas été facile. Il y avait des silos comme partout dans le gouvernement, pour être honnête, mais présentement, j'ai l'impression que c'est plus lourd. J'ai entendu beaucoup d'inquiétudes sur l'infrastructure, sur la situation de nos établissements et nos bureaux. Mais il y a toujours ce fond de fierté que les gens veulent être reconnus, veulent que leur travail soit démontré et je pense que on fait un bon travail. De plus en plus de de souligner le travail des gens, mais c'est pas mal les observations que j'ai eu jusqu'à date.

Kirstan : Donc c'est quoi qui vous inspire pour les mois à venir? Est-ce que vous avez des priorités? Est-ce que vous êtes en train de plus observer avant de faire votre plan de match?

Commissaire Dakalbab : Ouais, bien c'est sûr que j'ai beaucoup à apprendre encore et je suis à l'écoute. Je suis à l'écoute de tout le monde à travers le pays. S'il y a des observations que je peux amener jusqu'à date, c'est vraiment, comme j'ai mentionné, la culture et le sentiment de fierté. Il y a aussi la situation budgétaire. On est dans une situation quand même difficile où il y a des coupures. Le Service a toujours manqué d'argent, donc ça c'est quelque chose que c'est un mandat important pour moi de s'assurer un genre, une certaine stabilité dans l'avenir au niveau financier. Mais ce qui m'excite le plus, c'est de pouvoir avancer les dossiers et de pouvoir amener plus d'excitation et de joie dans le milieu de travail.

Kirstan : Je vais faire un petit peu un recul juste pour connaître un petit peu d'avantage sur vous. Donc votre enfance, vous avez immigré au Canada. Parlez-moi un petit peu de votre cheminement. Qu'est-ce qui vous a amené de postuler quand vous êtes arrivés au Canada au Service correctionnel du Canada?

Commissaire Dakalbab : Mais moi, je suis né en Arabie saoudite, j'ai grandi là-bas pendant un certain temps d'une famille syrienne qui vient de Damas, et on est retourné en Syrie quand j'étais enfant, où j'ai vécu jusqu'à à peu près l'âge de 15 ans quand on a émigré au Canada. Donc je suis un gars qui est l'adaptabilité, assez malléable. Je me suis habitué à changer de pays, changer de langue, apprendre le français à l'âge de 15 ans, c'était un gros défi que mon père était très clair. Quand on est déménagé, on a été accepté par l'immigration Québec et pour lui, il fallait que tous ses enfants apprennent le français. Un défi qui n'était pas facile, mais on est tellement reconnaissant aujourd'hui de pouvoir parler plusieurs langues. Je travaillais dans une OSBL (organisme à but non lucratif) qui s'en occupait surtout des adolescents dans la rue, et c'était beaucoup de prostitution juvénile et consommation de drogues. C'était un travail passionnant. Honnêtement, j'ai adoré faire ça.

Commissaire Dakalbab : Et par hasard, un jour, je faisais une recherche à la bibliothèque de l’université de l'UQAM et il y avait un kiosque. Et quelqu'un m'a donné un pamphlet pour me dire, si jamais vous voulez travailler au service correctionnel. Le gouvernement n'était pas un endroit où je voulais travailler. Des années plus tard, j'ai trouvé le pamphlet dans mon sac et j'ai envoyé un fax avec mon CV, j'étais appelé pour une entrevue. J'ai eu la job d’agent de libération conditionnelle au CRSM (Centre régional de santé mentale). Fait que c'était un hasard je dirais, mais ça nous montre quand même la valeur. J'espère que c'est une valeur rajoutée d'avoir ces kiosques et tout ça. Je sais pas si c'était qui cette personne là, mais s'il savait, qui ont donné le pamphlet au futur commissaire. Je suis sûr qu'il croirai pas à ce moment-là, mais moi je suis heureux d'être ici maintenant.

Kirstan : Puis je parle souvent des gens qui me demandent, pensez-vous que vous pouvez changer des gens qui ont commis des crimes assez graves? Puis je leur dis souvent, bien oui, je l'ai vu, si quelqu'un veut changer, les services sont disponibles. Donc je pense que c'est important ce concept de changement. Est-ce que vous avez des histoires personnelles par rapport à vos emplois passés qui vous ont marqués?

Commissaire Dakalbab : Oui, tout à fait. Il y a eu plusieurs cas. Il y a eu au début de ma carrière quand je travaillais en santé mentale. Il y a eu de certaines situations où j'ai rapidement appris que lorsque les délinquants sont stabilisés avec leur médication, leur problématique de santé mentale on voit vraiment un impact sur la violence et la criminalité. Il y a aussi eu une situation particulière où je travaillais dans la communauté. J'étais assez récent dans la communauté et il y a un délinquant qui a été libéré d'un maximum, jeune homme, qui a été appelé le « King de crack » dans l'établissement tellement qui était « tough. » Qui m'a dit dès la première journée, c'est pas moi ça. J'ai fait ça juste pour survivre en dedans, c'était une culture difficile et c'était ça où je me faisais abuser. Donc j'ai décidé d'être l’abuseur si tu veux. Et honnêtement, on doute tout le temps quand on entend ça parce qu'on l'entend trop souvent et dans ce cas-là c'était sincère.

Commissaire Dakalbab : Il est retourné vivre chez ses parents, il a fini ses études, il y a eu un emploi et vraiment c'était une autre personne. Si on lisait le dossier là, on croirait jamais que c'était l'individu qui a été libéré. Et ça, ça a été une bonne leçon pour moi. Que les gens à l'intérieur ne sont pas nécessairement les mêmes une fois qu'ils sont libérés, ça s'applique pas dans tous les cas. Bien entendu, il y en a encore beaucoup de délinquants qui ont du chemin à faire, mais c'est notre travail de les amener là.

Kirstan : Puis parlez-moi un petit peu plus de votre approche par rapport à tous les gens qu'on on sert dans le fond, les Canadiens, les victimes, les intervenants. C'est quoi votre approche?

Commissaire Dakalbab : Vous savez, on a chacun notre contribution à faire et pour moi c'est super important le travail qu'on fait par exemple avec les communautés autochtones. Moi je suis pas un expert, je peux pas éduquer nos délinquants ni nos agents de programme qui n'ont pas vécu la réalité. Il faut qu'on travaille en collaboration. Moi je suis pas un expert de santé, c'est pour ça qu'on a des experts de santé au service correctionnel. Moi je suis pas nécessairement non plus l'expert qui va savoir comment la sécurité fonctionne. Nos parlementaires, nos sénateurs, nos politiciens, nos collaborateurs à l'extérieur, ils ont tous un rôle à apporter. Ils ont tous une compréhension. Ça veut pas dire qu'ils ont raison, mais ils amènent une réflexion, ils nous amènent à prendre en considération, ils nous rend imputables et je pense, c'est beau parce que c'est super important qu'on ait cette vision globale quand on est en train de travailler. Et non pas seulement notre perspective qui comme humain, on est tous biaisés quelque part. Donc je trouve qu’on a chacun notre rôle à la fin. C'est vraiment notre mandat de gérer et de travailler avec les délinquants. Mais c'est important d'entendre ce que les autres ont à dire.

Kirstan : D'être à l'écoute.

Commissaire Dakalbab : D'être à l'écoute, de collaborer aussi là, au-delà de l'écoute, là, parce que honnêtement, je pense qu'il y a vraiment beaucoup à apprendre à l'extérieur et des erreurs des autres. On n'a pas besoin de répéter les mêmes erreurs que les gens. Moi, pour moi, je trouve ça super intéressant quand on parle au Parlement, quand on s'en va témoigner dans comité parlementaire pour pouvoir promouvoir le travail qu'on fait. Et c'est une bonne façon d'éduquer aussi par rapport à nos lois et notre mandat.

Kirstan : Ça peut être complexe, pour les gens à l'externe. Donc démystifier le service correctionnel, c'est un travail assez partagé et difficile. Je voulais parler un petit peu plus de vous parce que vous êtes une minorité visible. Puis, en tant que championne de l'antiracisme, l'équité, l'inclusion, je sais que nos employés sont inspirés souvent par le fait que vous amenez une approche diverse. Que pensez-vous de ça de donner l'espoir aux gens qui aimeraient avancer aussi dans leur carrière?

Commissaire Dakalbab : Écoute, je suis honoré d'être où est ce que je suis. Ça parle par exemple de cheminement qu'on a fait comme société en général et comme mon organisation. Moi, j'ai commencé y’a 25 ans au service correctionnel et aujourd'hui, quand je me promène, je suis vraiment fier de voir l'évolution juste à regarder la diversité parmi notre équipe et nos forces, à regarder comment que le monde parle. Et je vous mens pas il y a encore du chemin à faire, il y a beaucoup de chemin à faire. Je raconte une anecdote souvent quand ma mère on est déménagé ici, j'ai traversé la rue au milieu de la rue sur la lumière rouge et elle m'a fait comprendre à un moment donné que je porte sur moi une responsabilité au-delà de juste la personne que je suis maintenant qu'on est au Canada. Et elle m'avait expliqué que clairement, les gens vont voir ma mère qui est voilée ils vont dire, regarde l’immigrant, regarde les musulmans qui traversent au milieu de la rue et non pas regarde Talal qui traverse au milieu de la rue. Et j'ai pris ça comme leçon pour ma carrière et pour ma vie en général qui est pas facile.

Commissaire Dakalbab : Mais il y a ce fardeau là qu'on a à toujours mené avec nous. Mais en même temps, c'est une fierté parce que j'espère que j'inspire les gens de dire peu importe à quel point que c'est difficile, on peut s'y rendre. On regarde notre ministre, on regarde le commissaire aujourd'hui, c'est quand même inspirant comme société. Cependant, je vous mens pas que j'étais dans plein de réunions dans les derniers mois, incluant le dernier mois où j'ai observé des comportements, où j'ai observé des commentaires que les gens avaient pas l'intention d'être, d'avoir des jugements nécessairement, mais c'est comme ça que c'est reçu et il y a encore beaucoup de chemin à faire, que ça soit les micro agressions, que ça soit l'équité. Et comme je dis souvent, la diversité c'est peut-être une responsabilité de la gestion, mais l'inclusion c'est vraiment la responsabilité de tout le monde et ça on a encore du chemin à faire. Mais je suis heureux d'être là et j'espère que je vais pouvoir aider.

Kirstan : Fait qu'en fermeture, est-ce qu’il y a quelques mots que vous aimeriez dire au personnel ou aux Canadiens par rapport à votre nouveau rôle?

Commissaire Dakalbab : Mais je peux vous dire un quelle belle organisation que nous avons. Honnêtement oui, on a nos problèmes. Je dis, on est comme une petite famille un peu dysfonctionnelle, on s'aime tous mais on a nos défis. C'est toute une fierté d'être ici. On a une responsabilité unique. Il y a pas personne d'autre dans le gouvernement qui a une responsabilité comme le nôtre. On est responsable des délinquants qui ont commis des crimes, qui ont pas respecté la loi, qui sont privés de leurs droits de liberté, qui est quand même le principe de notre charte et on se fait confier cette responsabilité-là. Donc vraiment quel mandat exceptionnel. J'ai hâte de pouvoir supporter, aider et diriger de la meilleure façon que je peux. Mais j'espère que tout le monde prend un moment pour reconnaître et être fier de la contribution qu'on fait pour la sécurité des Canadiens. Sincèrement.

Kirstan : Une équipe service correctionnel.

Commissaire Dakalbab : On va trouver le slogan quand le temps arrivera, mais oui, quelque chose alentour de ça.

Kirstan : Merci beaucoup pour votre temps, puis d'avoir partagé les anecdotes personnelles et professionnelles avec nous aujourd'hui.

Commissaire Dakalbab : Bien, merci Kirstan, à toi et ton équipe, parce que franchement je regarde tout ce que vous faites et c'est exceptionnel. Fait que plaisir de revenir vous voir dans quelques mois.

Kirstan : OK parfait

Commissaire Dakalbab : merci

Kirstan : Au revoir! Merci au commissaire Dakalbab d'avoir pris le temps de se joindre à nous aujourd'hui. Pour en savoir davantage sur le commissaire et ce qu'il a fait durant son premier mois en poste, suivez-nous sur nos médias sociaux sur Instagram ou Facebook au Service correctionnel du Canada. C'était une production du Service correctionnel du Canada et je suis votre animatrice Kirstan Gagnon. Merci d'avoir été à l'écoute.

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2026-06-15