Faire le grand saut : le personnel du SCC brave le froid pour une bonne cause

Se jeter dans le golfe du Saint-Laurent en avril n’a rien d’une baignade agréable pour personne. Mais depuis trois ans, c’est un incontournable pour le formateur correctionnel Martin Lamarche.

« Il fait froid, mais quand on plonge, on se remet debout et tout va bien, affirme Martin. On s’amuse, on rit; on a une bonne ambiance ».

Tout cela se passe au profit des Jeux olympiques spéciaux à l’Île-du-Prince-Édouard (Î.-P.-É.) alors que le personnel et les recrues de l’Académie nationale de formation satellite (ANFS) à Summerside participent au printemps au Polar Plunge, un événement de plongée en eaux glacées, pour amasser de l’argent pour les athlètes locaux. Martin en a d’abord entendu parler par un collègue et il contribue depuis à coordonner les efforts du SCC.

À l’automne, ils participent également à la Course au flambeau des agents de la paix pour la même cause. L’an dernier, plus de 30 recrues de l’ANFS ont pris part à ce relais de Summerside à Charlottetown, parcourant une distance de plus de 60 km.

Au cours des trois dernières années, l’équipe de l’ANFS a amassé plus de 5 000 $ pour les Jeux olympiques spéciaux à l’Î.-P.-É. grâce au Polar Plunge et à la Course au flambeau des agents de la paix. Cette année, le SCC a été le deuxième groupe à se jeter à l’eau, car il a amassé le deuxième montant le plus élevé dans la province. Des athlètes des Jeux olympiques spéciaux ainsi que des membres de la communauté d’application de la loi de l’Î.-P.-É. étaient présents pour voir Martin, Leon Doiron, Terry Lewis, Steve Gouthro et Danisa Jara s’avancer dans le golfe.

« On se demande chaque fois : "Pourquoi faisons-nous ça? Pourquoi? Pourquoi allons-nous nous jeter dans l’eau froide?", raconte Martin en riant. Mais quand on voit tous les agents de la paix et tous les athlètes, on comprend pourquoi on le fait. »

Cinq formateurs correctionnels se tiennent debout en uniforme sur une plage, posant pour une photo en compagnie de la mascotte du Polar Plunge qui porte un costume d’ours polaire.

Martin Lamarche, Leon Doiron, Terry Lewis, Steve Gouthro et Danisa Jara ont participé en avril au Polar Plunge. Depuis 2024, ils ont amassé plus de 5 000 $ pour les Jeux olympiques spéciaux à l’Î.-P.-É.

Comme il n’y a pas d’établissement du SCC à l’Î.-P.-É., Martin explique que de nombreuses personnes dans la collectivité ne connaissent pas bien le travail du SCC.

« Personne ne sait vraiment qui nous sommes parce que nous sommes derrière les murs. En participant à ces activités, nous avons obtenu une bonne visibilité positive, dit‑il. Et en plus, cela permet à nos recrues de s’impliquer dans leur collectivité et de sortir pour participer à une activité positive. »

Les recrues ne passent que quatre mois à l’ANFS avant d’obtenir leur diplôme et de commencer leur carrière ailleurs, ce qui rend difficile pour le SCC de s’intégrer à la collectivité de Summerside comme c’est le cas ailleurs. Des activités comme la Course au flambeau des agents de la paix et le Polar Plunge comptent parmi les rares occasions qu’ils ont de tisser des liens dans la collectivité avant leur départ.

Ces activités peuvent servir de tremplin à une plus grande implication dans la collectivité puisque certaines recrues ont commencé à jouer au basketball après les cours avec les athlètes des Jeux olympiques spéciaux qu’elles ont rencontrés grâce à celles-ci.

Quatre formateurs correctionnels en uniforme pataugent dans le golfe du Saint-Laurent pendant qu’un superviseur en gilet de sauvetage observe la scène.

Les conditions glaciales au large de l’Î.-P.-É. au printemps ne sauraient refroidir l’enthousiasme du personnel de l’ANFS.

« Grâce à ces efforts, la participation du SCC permet d’appuyer directement plus de 800 athlètes des Jeux olympiques spéciaux à l’échelle de l’Île‑du‑Prince‑Édouard en contribuant à offrir des occasions non seulement de faire du sport, mais aussi de favoriser la santé, la confiance, l’inclusion et le perfectionnement en leadership », affirme Forrest Spencer, coprésident de la Course au flambeau des agents de la paix. « Des partenariats comme celui‑ci sont extrêmement importants, et les responsables de la Course au flambeau des agents de la paix sont vraiment reconnaissants de la participation et du soutien continus du SCC. »

En inspirant aux nouvelles recrues un sentiment d’appartenance à la collectivité, Martin espère qu’elles l’emporteront avec elles et participeront à des activités semblables partout au pays.

Étant parti du Québec pour devenir formateur, Martin comprend les difficultés à s’intégrer dans la collectivité lorsqu’on est constamment en déplacement. Pour lui, les activités au profit des Jeux olympiques spéciaux sont avantageuses non seulement pour les athlètes, mais aussi pour le SCC dans son ensemble et pour lui-même sur le plan personnel. Malgré le froid glacial, il n’a pas l’intention d’arrêter de se jeter à l’eau de sitôt.

« Tant que je serai ici, je vais continuer. »

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2026-05-29