Plan sur accessibilité du Service correctionnel du Canada, 2026 à 2029
ISSN 2817-1950
Sur cette page
- Message du champion national pour les personnes en situation de handicap
- Généralités
- Emploi
- Environnement bâti
- Acquisition des biens, de services et d’installations
- Communications, autres que les technologies de l’information et des communications
- Technologies de l’information et des communications
- Conception et prestation de programmes et de services
- Transport
- Consultation
Liste des abréviations
- ASV
- Agent des services aux victimes
- BPR
- Bureau de première responsabilité
- CLCC
- Commission des libérations conditionnelles du Canada
- CMR
- Cadre de mesure du rendement
- DC
- Directive du commissaire
- DPA
- Disponibilité au sein de la population active
- EE
- Équité en matière d’emploi
- ESE
- Examen des systèmes d’emploi
- LCA
- Loi canadienne sur l’accessibilité
- MAV
- Modernisation des applications pour les victimes
- OPDMA
- Obligation de prendre des mesures d’adaptation
- RCA
- Règlement canadien sur l'accessibilité
- SAFF
- Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux
- SCASI
- Sous-commissaire adjoint, Services intégrés
- SCC
- Service correctionnel du Canada
- SCT
- Secrétariat du Conseil du Trésor du Canada
- SPAC
- Services publics et Approvisionnement Canada
- TIC
- Technologies de l’information et des communications
- WCAG
- Règles pour l’accessibilité des contenus Web
Message du champion national pour les personnes en situation de handicap
En tant que champion national pour les personnes en situation de handicap, j’ai l’honneur de présenter le Plan d’accessibilité de notre organisation pour la période 2026 à 2029. Ce nouveau plan s’appuie sur les fondements établis par nos efforts initiaux dans le Plan d’accessibilité de 2022 à 2025, tout en poursuivant notre engagement à identifier, éliminer et prévenir les obstacles à l’accessibilité qui peuvent entraver la pleine participation des employés, des délinquantsNote de bas de page 1 , des victimes et des membres du public aux communications avec le Service correctionnel du Canada (SCC).
Fondé sur la Loi canadienne sur l’accessibilité (LCA), le Plan vise à contribuer à une fonction publique qui soit adaptable et qui réponde aux besoins des personnes en situation de handicap. Il reflète, en outre, les intentions de la stratégie fédérale « Rien sans nous », qui souligne que l’accessibilité doit être façonnée par les expériences vécues par les personnes en situation de handicap. Depuis 2013, le SCC échange avec les employés de son organisation qui s’identifient comme ayant un handicap et, en 2016, il a établi un plan d’action intitulé Travailler ensemble pour donner la priorité aux personnes : notre chemin vers l’inclusion, qui se fondait sur des consultations menées à l’échelle nationale. Je suis fier de dire que nous continuons à discuter avec les employés qui ont une expérience vécue afin d’instaurer un milieu de travail plus accessible.
Notre plan prévoit des actions ciblées pour éliminer les obstacles dans l’ensemble de l’organisation, en s’appuyant sur les valeurs du SCC que sont le respect, l’équité, le professionnalisme, l’inclusion et la responsabilisation. Il ne s’agit donc pas d’un simple document de conformité, mais d’un engagement en faveur d’un changement de culture, d’une amélioration continue et d’une responsabilité significative.
J’invite tous les employés à prendre connaissance de ce plan, à réfléchir à ses objectifs et à participer à sa mise en œuvre. Ensemble, nous pouvons créer un milieu de travail où l’accessibilité est intégrée dans tout ce que nous faisons et où chaque personne, quelles que soient ses capacités, peut s’épanouir.
Salutations sincères,
Tony Matson, champion national pour les personnes en situation de handicap
Généralités
Cette section fournit des informations sur le SCC, explique les objectifs du présent document et la manière dont nous avons élaboré notre plan. Il s’agit également de vous expliquer comment vous pouvez nous faire part de vos commentaires ou demander d’autres formats pour ce document.
Pour nous joindre
Nous voulons connaître votre opinion! Le SCC s’est engagé à mettre en place un processus de rétroaction ouvert et transparent, non seulement pour les employés, mais pour tous les Canadiens.
Pour nous faire part de votre rétroaction
Vous pouvez fournir vos commentaires au SCC en communiquant avec l’équipe chargée de l’accessibilité. La directrice, Planification des ressources humaines, langues officielles et équité en matière d’emploi, veillera à ce que tous les commentaires soient transmis aux intervenants concernés de l’organisation afin qu’ils en tiennent compte dans leurs efforts visant à prévenir et à éliminer les obstacles.
- Formulaire de rétroaction sur l’accessibilité
- Courriel : CSC_Accessibility_Feedback-Retroaction_Accessibilite_SCC.GEN-NAT@CSC-SCC.GC.CA
- Téléphone : 1-833-390-4053
- Poste :
Directrice, Division de la planification des ressources humaines, des langues officielles et de l’équité en matière d’emploi
Service Correctionnel Canada
Case postale no 9
340, AVE Laurier O
OTTAWA ON K1A 0P9
On accusera réception de la rétroaction par le même moyen que celui utilisé pour l’envoi, à moins qu’elle n’ait été communiquée de manière anonyme.
Pour fournir une rétroaction de façon anonyme
Si vous souhaitez nous faire part de votre rétroaction en gardant l’anonymat :
- Ne mentionnez pas votre nom et ne fournissez pas d’autres informations permettant de vous identifier (par exemple, votre adresse courriel ou votre numéro de téléphone);
- Indiquez que vous voulez fournir votre rétroaction de manière anonyme si votre nom figure dans votre adresse courriel;
- N’inscrivez pas votre adresse de retour sur l’enveloppe si vous envoyez vos commentaires par la poste.
L’équipe chargée de l’accessibilité accusera réception de vos commentaires en utilisant la même méthode que celle que vous avez employée pour communiquer avec nous. Cela ne s’applique pas à la rétroaction fournie de manière anonyme.
Pour obtenir une réponse
Si vous demandez une réponse, nous vous répondrons par la même méthode que celle que vous avez utilisée pour communiquer avec nous.
Toutefois, trouver des réponses à des questions plus complexes peut prendre un certain temps. Si tel est le cas pour vos commentaires, nous communiquerons avec vous pour vous informer de ce que nous faisons.
Formulaire en ligne
ou rétroaction par courriel
Nous répondrons par courriel dans les 5 jours ouvrables.
Rétroaction par téléphone
Nous répondrons par téléphone dans les 5 jours ouvrables.
Rétroaction par courrier
Nous répondrons par courrier dans les 15 jours ouvrables suivant la réception de votre correspondance, ce qui exclut le délai d’envoi.
Ce que nous faisons de
votre rétroaction
Nous analysons la rétroaction pour déceler les tendances. Nous ne mentionnons aucun nom dans nos rapports.
Le seul moment où votre rétroaction sera liée à vous est lorsque vous demandez une réponse personnelle à notre équipe chargée de l’accessibilité.
Nous publions des rapports d’étape annuels dans les années entre 2 plans d’accessibilité. Dans ces rapports d’étape, nous rendons compte de la rétroaction que nous recevons et de la manière dont nous en tenons compte.
Commentaires concernant la mise en œuvre du Plan d’accessibilité
Les employés du SCC seront consultés à l’égard de la mise en œuvre du Plan d’accessibilité dans le cadre du processus obligatoire de mise à jour annuelle. Conformément à la LCA 2019, les rapports d’étape annuels sur ce plan doivent comprendre les commentaires reçus par le SCC concernant la mise en œuvre du plan et la façon dont ces commentaires ont été pris en compte. Au moment de l’audit, la documentation sera fournie au commissaire à l’accessibilité.
Les membres du public peuvent soumettre leurs commentaires sur la mise en œuvre du plan en utilisant un des moyens énumérés ci-dessus.
Les délinquants confiés aux soins et à la garde du SCC seront consultés sur la mise en œuvre du plan par l’intermédiaire des comités de détenus, conformément aux politiques et aux lois, et notamment à l’article 74 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC).
Rétroaction concernant l’accessibilité d’une installation du SCC
Les membres du public qui souhaitent faire part de leurs commentaires concernant l’accessibilité d’une installation du SCC peuvent communiquer directement avec l’administration de l’établissement. Les coordonnées (numéro de téléphone et adresse postale) figurent dans le Répertoire des installations nationales.
Toute plainte, préoccupation ou observation de délinquants concernant l’accessibilité des installations peut être soumise au moyen du formulaire de demande des délinquants et, si nécessaire, acheminée au palier supérieur du processus décrit dans la Directive du commissaire 081 : Plaintes et griefs des délinquants.
Commentaires concernant les obstacles rencontrés par les employés
Le SCC recueille des commentaires anonymes sur l’expérience d’emploi des personnes en situation de handicap dans le cadre du Sondage annuel auprès des fonctionnaires fédéraux. Les employés sont encouragés à s’adresser à leur gestionnaire s’ils rencontrent des obstacles dans leur situation professionnelle. L’obligation de prendre des mesures d’adaptation (OPDMA) en milieu de travail est l’obligation légale pour les employeurs de déterminer et de revoir les règles, les pratiques, les attentes ou les procédures qui ont ou pourraient avoir une incidence discriminatoire sur une personne ou un groupe. Cette obligation s’applique aux employés et au public. Les mesures d’adaptation visent à répondre aux besoins des individus. L’objectif de l’accessibilité est de prévenir les obstacles de manière proactive, plutôt que par une approche rétroactive, laquelle est souvent requise quand il s’agit de prendre des mesures d’adaptation.
Vous pouvez communiquer avec le programme chargé de l’obligation de prendre des mesures d’adaptation à l’adresse suivante : GEN-NATDTA-OPDMA@CSC-SCC.GC.CA. La liste des coordonnées des conseillers régionaux en matière d’OPDMA est accessible aux employés sur le réseau interne (Hub). Le formulaire sur les mesures d’adaptation (CSC/SCC 1555) est le formulaire de demande de mesures d’adaptation pour un employé, qui doit être soumis au gestionnaire de l’employé.
Commentaires sur les programmes et les services
Toute personne qui interagit avec le SCC peut formuler des commentaires sur les obstacles qu’elle rencontre dans le cadre des programmes et des services. La Directive du commissaire 726 : Programmes correctionnels indique que le sous-commissaire adjoint, Services intégrés (SCASI), de chaque région est le superviseur de la qualité et de la cohérence de la prestation des programmes correctionnels à tous les délinquants dans leur région respective. Il est possible de communiquer avec le SCASI régional à l’administration régionale, par téléphone ou par écrit, à l’adresse figurant dans le Répertoire des installations nationales.
Afin de favoriser l’indépendance clinique et les soins axés sur le patient, le Secteur des services de santé est, depuis novembre 2019, responsable des plaintes et des griefs liés aux services de santé. Par conséquent, les plaintes et les préoccupations peuvent être adressées par écrit au dirigeant principal des Services de santé de l’établissement.
Toute autre plainte, préoccupation ou observation de délinquants concernant l’accessibilité des programmes et des services peut être soumise au moyen du formulaire de demande des délinquants et, si nécessaire, acheminée au palier supérieur du processus décrit dans la Directive du commissaire 081 : Plaintes et griefs des délinquants.
Autres formats
Pour obtenir les documents se rapportant à notre processus de rétroaction, à nos plans d’accessibilité ou à nos rapports d’étape dans un autre format, veuillez en faire la demande par :
- Courriel : CSC_Accessibility_Feedback-Retroaction_Accessibilite_SCC.GEN-NAT@CSC-SCC.GC.CA
- Téléphone : 1-833-390-4053
- Courrier :
Directrice, Division de la planification des ressources humaines, des langues officielles et de l’équité en matière d’emploi
Service Correctionnel Canada
Case postale no 9
340, AVE Laurier O
OTTAWA ON K1A 0P9
À propos du Service correctionnel du Canada
Notre mandat
Le SCC a pour mandat de contribuer à la sécurité publique en incitant activement et en aidant les délinquants à devenir des citoyens respectueux des lois, tout en exerçant sur eux un contrôle raisonnable, sûr, sécuritaire et humain.
Notre travail
Le SCC est l’organisme fédéral chargé de l’administration des peines de 2 ans ou plus imposées par les tribunaux. Il gère des établissements de divers niveaux de sécurité et surveille les délinquants qui sont mis en liberté sous condition dans la collectivité.
Nos priorités
Le Service correctionnel du Canada se concentre sur 6 priorités stratégiques :
- La gestion en toute sécurité et la surveillance des délinquants durant leur transition de l’établissement à la collectivité;
- La sécurité des membres du public, y compris des victimes, du personnel et des délinquants dans les établissements et la collectivité;
- La prestation d’interventions efficaces et adaptées à la culture des délinquants des Premières Nations, métis et inuits pour faciliter leur réinsertion sociale;
- La prestation d’interventions efficaces et en temps opportun pour répondre aux besoins en santé mentale des délinquants;
- Des pratiques de gestion efficaces et efficientes qui reflètent un leadership axé sur les valeurs dans un environnement en évolution;
- Des relations productives avec divers partenaires, intervenants, et groupes de victimes et d’autres parties intéressées contribuant à la sécurité publique.
Énoncé sur l’accessibilité
Le SCC s’engage à favoriser un environnement inclusif et accessible à tous les individus, y compris les personnes en situation de handicap. Nous nous efforçons de veiller à ce que nos services, nos installations, nos plateformes numériques et nos communications soient accessibles et sans obstacles, conformément à la législation canadienne et à nos valeurs organisationnelles. Nous apprécions et comprenons l’importance d’agir de manière proactive plutôt que réactive et visons à créer une culture organisationnelle axée sur un modèle social du handicap, où la priorité consiste à éliminer les obstacles systémiques et environnementaux plutôt qu’à se concentrer sur l’individu.
Cadre législatif
Nos efforts en matière d’accessibilité s’appuient sur la législation suivante :
- Loi canadienne sur l’accessibilité (LCA) : Exige que les organisations sous réglementation fédérale identifient, éliminent et préviennent les obstacles dans des domaines tels que l’emploi, l’environnement bâti, les technologies de l’information et de la communication, la communication, l’approvisionnement, la prestation de programmes et de services, et les transports;
- Règlement canadien sur l’accessibilité : Définit les exigences précises pour les plans d’accessibilité, les mécanismes de rétroaction, les rapports d’étape et les autres supports;
- Loi canadienne sur les droits de la personne : Interdit la discrimination fondée sur le handicap et soutient un accès équitable aux services et aux possibilités;
- Charte canadienne des droits et libertés : Garantit les droits à l’égalité et la protection contre la discrimination, y compris celle fondée sur le handicap.
Élaboration de notre plan d’accessibilité
Le Plan d’accessibilité de 2026 à 2029 a été élaboré dans le cadre d’un processus global et inclusif qui s’appuie sur la consultation, la rétroaction et l’alignement sur les engagements stratégiques existants. Le Plan reflète les voix et les expériences de divers intervenants et est conçu pour susciter des changements significatifs dans l’ensemble de l’organisation.
Consultations
Pour s’assurer que le Plan reflète les expériences vécues et les réalités systémiques, le SCC a mené des consultations ciblées auprès de groupes clés :
- Groupe de travail national et réseau pour les personnes en situation de handicap
- Employés en situation de handicap
- Comités de détenus
- Experts en la matière et intervenants de l’ensemble de l’organisation
Les obstacles ont également été tirés des principales conclusions de l’examen des systèmes d’emploi (ESE) du SCC, qui a été achevé en 2024 à 2025. Cet examen est une analyse approfondie des systèmes, politiques et pratiques en matière d’emploi, officiels et informels, ainsi que de la manière dont ils sont mis en œuvre.
Mécanismes de rétroaction
La rétroaction continue des employés, des intervenants et des partenaires communautaires a été intégrée afin d’affiner les priorités et les mesures à prendre. Cette approche permet de s’assurer que le plan reste réactif et ancré dans les expériences du monde réel.
Fondements du Plan d’accessibilité de 2022 à 2025
Le plan actuel repose sur les fondements établis par le Plan d’accessibilité de 2022 à 2025 : il reprend les engagements clés tout en introduisant de nouvelles actions basées sur des données actualisées et les commentaires des intervenants.
La présentation du plan est conforme aux exigences de la LCA et du Règlement canadien sur l’accessibilité (RCA). Ainsi, toutes les actions ont trait aux piliers suivants de la LCA :
- l’emploi
- l’environnement bâti
- les technologies de l’information et des communications
- les communications, autres que les technologies de l’information et des communications
- l’acquisition de biens, de services et d’installations
- la conception et la prestation de programmes et de services
- le transport
Emploi
Vue d’ensemble
Le SCC compte près de 19 000 employés travaillant partout au Canada et contribuant à la réalisation de son mandat de maintien de la sécurité publique. Sur ce total, environ 14 000 postes sont considérés comme des postes opérationnels de première ligne, y compris les agents correctionnels, le personnel d’intervention (c’est-à-dire les agents de programmes, les agents de libération conditionnelle, etc.), le personnel des services de santé et le personnel des services de soutien qui se consacrent au soutien des délinquants dans les établissements ou dans la collectivité.
Le reste du personnel contribue aux services internes du SCC, comme les politiques, les programmes, les ressources humaines, les technologies, les communications et les finances.
Diversité
Le SCC s’efforce de créer un effectif représentatif de la population canadienne. En 2025, la disponibilité de la main-d’œuvre pour les personnes en situation de handicap au Canada était de 12,1 %. Cependant, au SCC, 6,6 % des personnes disent avoir un handicap, ce qui représente un écart de 5,5 %. En réponse à cela, le SCC a fixé des objectifs de recrutement précis qui visent à réduire cet écart et continue à travailler pour éliminer les principaux défis qui ont un impact sur l’embauche et le maintien en poste des employés.
Le SCC a un défi unique pour répondre à la disponibilité au sein de la population active des personnes en situation de handicap, compte tenu de sa forte dépendance aux agents correctionnels. Les exigences médicales et psychologiques spécifiques à certains emplois constituent des obstacles importants pour de nombreuses personnes en situation de handicap. Afin de les soutenir, le SCC a mis sur pied un comité médical chargé d’examiner et de statuer sur l’aptitude d’un candidat lorsque Santé Canada l’informe que celui-ci répond aux exigences, mais présente des limitations. Le comité d’examen analyse les renseignements afin de déterminer si les limitations peuvent être prises en compte en milieu de travail, dans la limite de la contrainte excessive.
Sondage auprès des fonctionnaires fédéraux
Selon les résultats du SAFF de 2024, les personnes en situation de handicap au SCC continuent d’avoir les expériences d’emploi les moins favorables, surtout lorsqu’on les compare aux autres employés du SCC et, dans certains cas, aux autres groupes visés par l’équité en matière d’emploi. Ces résultats ont un impact sur la façon dont les employés vivent la santé, la sécurité, le respect et l’inclusion en milieu de travail, la confiance à l’égard des cadres et des systèmes du ministère, et l’accès à des occasions équitables de perfectionnement professionnel.
Mesures d’adaptation
Parmi les personnes en situation de handicap interrogées, le nombre de demandes de mesures d’adaptation a augmenté, ce qui indique un besoin croissant de soutien. Bien qu’il y ait eu une augmentation de 6 % dans la satisfaction globale quant à la façon dont les mesures d’adaptation ont été mises en œuvre pour les personnes en situation de handicap (de 56 % en 2022 à 62 % en 2024), les taux de satisfaction sont plus élevés pour les personnes sans handicap (73 % en 2024). Plus de 50 % des personnes en situation de handicap interrogées affirmaient se sentir à l’aise de demander une mesure d’adaptation à leur supérieur hiérarchique direct (59 % en 2024, 58 % en 2022, et 57 % en 2020).
Leadership
Les personnes en situation de handicap ont donné les réponses les moins positives en ce qui concerne la perception des cadres supérieurs : environ un tiers des personnes en situation de handicap interrogées ont indiqué qu’elles faisaient confiance aux cadres supérieurs (28 %) ou qu’elles étaient d’avis que les cadres supérieurs avaient un comportement éthique (33 %). Pour les personnes sans handicap, le taux était de 47 %.
Le leadership fait partie intégrante de l’établissement de valeurs et d’une culture positive dans n’importe quelle organisation. Bien que divers facteurs puissent influer sur la perception des employés du SCC, le fait que 54 % des personnes en situation de handicap ne croient pas que leurs dirigeants se comportent de manière éthique peut avoir une incidence sur leur sentiment d’inclusion et de bien-être, ce qui pourrait aggraver la stigmatisation.
Environnement physique
Au niveau ministériel, le SCC a constaté une baisse continue en ce qui concerne la satisfaction des employés à l’égard de leur environnement physique (de 63 % en 2020 à 53 % en 2024). Chez les personnes en situation de handicap, 46 % ont répondu que leur environnement était adapté et 44 % ont dit disposer des informations et des équipements nécessaires pour assurer leur santé et leur sécurité au travail.
Discrimination
Les réponses aux sondage relative à la discrimination à l’égard des personnes en situation de handicap ont augmenté, 39 % de ces personnes se déclarant victimes de discrimination, ce qui représente une hausse de 6 % depuis 2022 et reste le taux le plus élevé parmi tous les groupes visés par l’équité en matière d’emploi.
En outre, 58 % des personnes interrogées ont affirmé avoir fait l’objet d’une discrimination fondée sur un handicap, ce qui n’a pas changé depuis 2022 et 2020.
Obstacles et plan d’action
D’après les résultats issus de diverses sources de rétroaction, les obstacles suivants nécessitent la prise de mesures dans le domaine de l’emploi :
Obstacle n° 1 et mesures
Auto-identification : Les personnes en situation de handicap hésitent à s’auto-identifier, parce qu’elles craignent la stigmatisation ou la discrimination ainsi que les répercussions que cela pourrait avoir sur d’éventuelles possibilités d’emploi. Les employés affirment :
- qu’il existe dans le milieu de travail des croyances négatives et des stéréotypes concernant les handicaps
- que la culture organisationnelle n’est pas favorable aux différences
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
Créer un sentiment d’appartenance chez les personnes en situation de handicap au SCC :
- Maintenir un champion et un président pour les personnes en situation de handicap ou renouveler leur nomination avec un mandat clair établi pour une durée de 2 ans (31 mars 2026);
- Identifier un champion et un président pour le réseau des employés neurodivergents (31 mars 2026);
- Cocréer une vision claire pour le réseau des employés neurodivergents (2026 à 2027);
- Promouvoir l’importance de l’auto-identification (2026 à 2029).
- Dès le lancement de la plateforme d’auto-identification modernisée du Secrétariat du Conseil du Trésor, intégrer et communiquer la nouvelle application (En attente du lancement).
Obstacle n° 2 et mesures
Processus de mesures d’adaptation : Le processus de mesures d’adaptation peut s’avérer long pour les personnes qui demandent une mesure d’adaptation en vertu de l’OPDMA, en raison de la documentation et des exigences détaillées de la procédure. Le SCC s’aligne sur le modèle médical pour la prise de mesures, qui met l’accent sur les limitations et restrictions fonctionnelles et les attestations médicales qui démontrent qu’une personne a besoin de certaines mesures d’adaptation.
Les obstacles et les causes de retards identifiés comprennent les points suivants :
- la confusion entre les rôles et les responsabilités des conseillers de l’OPDMA et des gestionnaires chargés de l’obligation de prendre des mesures d’adaptation
- le niveau d’aise des gestionnaires appelés à discuter avec les employés de leurs besoins personnels en matière de mesures d’adaptation
- les préjugés personnels qui entrent en ligne de compte dans le processus de l’OPDMA
Depuis le lancement du Passeport pour l’accessibilité du gouvernement du Canada, le SCC accepte le format papier; toutefois, compte tenu de la nature opérationnelle du travail du SCC, il a été difficile d’élaborer des politiques et des communications claires sur la manière de présenter une demande et d’intégrer l’initiative, et l’information n’a donc pas été transmise aux gestionnaires pour accroître la sensibilisation ou permettre de bien comprendre la mise en œuvre.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 2
Améliorer le processus de prise de mesures d’adaptation en milieu de travail :
- Définir l’approche du SCC afin de poursuivre l’intégration du Passeport d’accessibilité du gouvernement du Canada (Passeport).
- Planifier et élaborer des lignes directrices claires concernant l’approche de mise en œuvre ainsi que l’utilisation et l’intégration du Passeport (mars 2026);
- Établir un plan de communication décrivant les détails de la mise en œuvre du Passeport à communiquer à tous les employés (juin 2026);
- Déterminer la faisabilité de l’intégration du Passeport numérique (septembre 2026).
- Promouvoir le processus relatif à l’OPDMA sur le site Web interne du SCC (2026).
- Créer un visuel clair, écrit et étape par étape du processus relatif à l'obligation de prendre des mesures d'adaptation au SCC;
- Définir clairement les rôles et responsabilités de toutes les parties impliquées dans un processus relatif à l'obligation de prendre des mesures d'adaptation.
- Transmettre et promouvoir les ressources de communication auprès des cadres et des employés.
- Créer un plan de communication triennal axé sur la sensibilisation aux expériences vécues par les personnes en situation de handicap, sur l’importance de s’attaquer aux obstacles et sur les outils disponibles pour soutenir les employés (avril 2026).
Obstacle n° 3 et mesures
Le perfectionnement professionnel et l’avancement de carrière ne bénéficient pas d’un appui adéquat pour les groupes visés par l’équité en matière d’emploi.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 3
Soutenir les possibilités d’avancement et de mentorat pour les personnes en situation de handicap :
- Accorder un accès prioritaire au Programme national de mentorat aux groupes visés par l’équité en matière d’emploi et aux employés en quête d’équité, y compris les personnes en situation de handicap.
- Lancer le cycle du Programme national de mentorat de 2026 et inclure les employés EX moins 1, 2 et 3 en priorisant l’acceptation des employés visés par l’équité en matière d’emploi et des employés en quête d’équité (mars 2026);
- Inclure au moins un mentor qui s’identifie comme ayant un handicap (mars 2026).
- Créer une initiative de parrainage sous la direction du champion national pour les personnes en situation de handicap et mettre à contribution les commissaires adjoints et les sous-commissaires régionaux afin qu’ils parrainent au moins un employé qui s’identifie comme ayant un handicap (2026 à 2027).
Obstacle n° 4 et mesures
Promotion des outils et ressources de dotation à la disposition du personnel des Ressources humaines et des gestionnaires d’embauche. Les gestionnaires d’embauche ne sont pas toujours au courant des outils existants ou de la manière de les utiliser pour combler les lacunes ou éliminer les obstacles auxquels se heurtent les personnes en situation de handicap dans le cadre du processus de recrutement ou d’embauche. On pourrait en faire davantage pour éduquer, former et soutenir les gestionnaires et le personnel relativement à l’accessibilité, aux mesures d’adaptation et à la sensibilisation à l’accessibilité.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 4
Améliorer les efforts du recrutement et du maintien en poste de personnes en situation de handicap :
- Accroître la représentation, y compris des personnes en situation de handicap, parmi les membres des comités d’évaluation pour les agents correctionnels et parmi les agents de sensibilisation du SCC.
- Mettre en place un document de suivi pour surveiller la représentation (mars 2026);
- Veiller à inclure dans la déclaration d’intérêt un énoncé indiquant que le SCC est à la recherche de candidats qui s’identifient comme faisant partie d’un groupe visé par l’équité en matière d’emploi, y compris les personnes en situation de handicap (2026 à 2029).
- Revoir les formulations relatives aux mesures d’adaptation dans l’affichage de postes, les invitations et les sites Web afin d’aider les candidats à comprendre quand et comment demander des mesures d’adaptation dans le cadre du processus de recrutement des agents correctionnels.
- Revoir les formulations relatives aux mesures d’adaptation et s’assurer d’utiliser un langage clair et compréhensible (septembre 2026).
- Veiller à ce que les conseillers et les adjoints en Ressources humaines (RH) qui sont chargés du recrutement du personnel de première ligne connaissent les droits et les exigences concernant les mesures d’adaptation.
- Proposer des séances d’information, des formations d’appoint et des ressources au personnel susceptible d’être en contact avec les candidats, afin d’accroître la sensibilisation et la compréhension quant aux droits et aux exigences concernant les mesures d’adaptation, de façon à mieux soutenir les candidats tout au long du processus (mars 2026).
- Clarifier les attentes concernant l’obligation d’éliminer ou d’atténuer les préjugés et les obstacles dans le processus d’évaluation.
- Modifier les listes de contrôle, les procédures et les outils de navigation pour la dotation en personnel au SCC afin de préciser les attentes quant à la manière d’utiliser correctement l’Outil sur l’atténuation des préjugés et obstacles en matière d’évaluation (mars 2026).
- Prévoir des activités d’apprentissage, des formations et des activités de sensibilisation à l’intention des conseillers en dotation pour les aider à reconnaître les préjugés et les obstacles dans les méthodes d’évaluation aux fins du recrutement et de la dotation.
- Exiger que tous les conseillers en dotation suivent une formation d’appoint sur l’utilisation adéquate de l’Outil sur l’atténuation des préjugés et obstacles en matière d’évaluation (juin 2026).
Résultats et suivi
Cadre de mesure du rendement – équité en matière d’emploi, diversité et inclusion
En 2025, le SCC a mis en place un CMR, outil destiné à soutenir et créer un milieu de travail que les employés trouvent diversifié, équitable et inclusif. Le CMR repose sur 4 résultats, dont 3 peuvent être liés à l’avancement du Plan d’accessibilité et sont accompagnés d’un ensemble d’indicateurs qui seront utilisés pour suivre les progrès et les tendances du SCC.
Vous trouverez ci-après les résultats et les indicateurs utilisés pour surveiller certains obstacles et certaines mesures du plan :
- Résultat : L’effectif du SCC est représentatif de la population diversifiée que nous servons (Obstacle n° 1);
- Indicateurs : taux de représentation nationale; taux de départ (le pourcentage d’employés qui ont quitté le SCC), taux d’embauche; et pourcentage nécessaire pour éliminer l’écart de représentation à l’échelle nationale;
- Résultat : Tous les employés ont les moyens et les mêmes chances de faire progresser leur carrière et de s’épanouir pleinement (Obstacle n° 3);
- Indicateurs : résultats du SAFF aux questions (28, 43, 45 et 57), données des ressources humaines sur les taux de promotion et d'intérim;
- Résultat : Les employés ressentent un profond sentiment d’appartenance, d’inclusion et de respect dans leur milieu de travail au SCC (Obstacles n° 1 et n° 2);
- Indicateurs : nombre et pourcentage d’employés qui se sont auto-identifiés et résultats du SAFF aux questions (21, 22, 23, 24, 42, 47, 58, 65, 87, 88). Prenez note que les questions 87 et 88 portent sur l’expérience des employés en ce qui concerne les mesures d’adaptation au sein du SCC.
Mesures supplémentaires
Le SCC mesurera aussi les progrès réalisés dans les domaines qui suivent :
- Promotion et perfectionnement professionnel, selon les indicateurs suivants :
- Nombre de personnes en situation de handicap ayant participé au Programme national de mentorat;
- Nombre de mentors s’étant déclarés comme ayant un handicap dans le cadre du Programme national de mentorat;
- Nombre d’employés ayant accédé aux possibilités de parrainage.
- Éducation, sensibilisation et promotion d’outils et de ressources en matière de dotation pour les conseillers de dotation, les gestionnaires d’embauche, et le personnel selon les indicateurs suivants :
- Augmentation du pourcentage des membres des comités d’évaluation pour les agents correctionnels du SCC s’étant déclarés comme une personne faisant partie d’un ou de plusieurs groupes visés par l’équité en matière d’emploi ou méritant l’équité;
- Réalisation d’un examen de la documentation et mise à jour des avis de concours, des sites Web, des invitations, des listes de contrôle du personnel, des procédures et des outils de navigation;
- Offre de séances d’information et de ressources au personnel responsable du recrutement de première ligne sur les droits et les exigences en matière de mesures d’adaptation;
- Nombre de conseillers en dotation qui suivent une formation sur les méthodes d’évaluation équitable.
Environnement bâti
Depuis la publication du Plan d’accessibilité 2022 à 2025, le SCC a travaillé à l’élaboration de lignes directrices pour la conception accessible dans le but de les appliquer aux environnements correctionnels.
Obstacles et plan d’action
Obstacle n° 1
En matière d’accessibilité, l’environnement bâti du SCC présente un défi unique qui affecte à la fois les employés des établissements et les détenus. Nombre de ses bâtiments, en particulier dans les établissements, sont âgés et conçus dans un souci de sécurité, ce qui peut parfois entrer en conflit avec les normes d’accessibilité. La modernisation de ces environnements est particulièrement complexe en raison de leur nature axée sur la sécurité : toute modification de la conception doit respecter des protocoles de sécurité rigoureux, réduire au minimum les perturbations opérationnelles et tenir compte des besoins particuliers des délinquants, des visiteurs et du personnel. L’approche adoptée pour éliminer les obstacles dans l’environnement bâti varie selon le type d’établissement. Pour faire progresser l’accessibilité au sein des établissements du SCC, il faut élaborer des solutions qui concilient les besoins d’accessibilité et les exigences de sécurité.
Bien que les lignes directrices pour la conception accessible visent à éliminer les obstacles dans l’environnement bâti, certains obstacles subsistent en raison du vieillissement de l’infrastructure et des exigences de sécurité des bâtiments. Ces obstacles peuvent avoir une incidence sur le personnel, les délinquants et les autres personnes qui fréquentent les installations du SCC (visiteurs, bénévoles, etc.).
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
Continuer à éliminer les obstacles dans la mesure du possible dans les installations du SCC :
- Revoir les normes d’accessibilité en consultation avec des experts, des intervenants et des personnes en situation de handicap, y compris les employés et les délinquants (printemps 2026).
- Réaliser des évaluations complètes de l'accessibilité des installations du SCC afin de cerner les obstacles dans l'environnement bâti et les points à améliorer;
- Élaborer des lignes directrices en matière de conception accessible, en consultation avec les personnes en situation de handicap et en fonction des résultats des évaluations réalisées dans les installations du SCC;
- Utiliser les lignes directrices élaborées pour orienter la modification de diverses normes techniques du SCC, comme le document sur les critères techniques, les normes d’aménagement et d’autres documents touchant la conception, afin qu’elles tiennent compte des normes d’accessibilité approuvées dans le contexte de la sécurité, de l’exploitation et du type d’installation.
- Évaluer toute nouvelle construction ou tout projet de rénovation d’une installation existante pour s’assurer que les besoins en matière d’accessibilité sont pris en compte (À partir du printemps 2026, selon le calendrier de chaque projet d’infrastructure).
- Consulter de façon continue les personnes en situation de handicap, y compris les employés, les délinquants et les autres intervenants selon le calendrier de chaque projet.
- Fournir les ressources nécessaires pour combler les lacunes cernées dans le cadre des évaluations de l’accessibilité (En tout temps).
- Surveiller constamment les progrès réalisés par rapport aux normes d’accessibilité actualisées du SCC.
- Se concentrer sur les différents types d’installations du SCC (établissements, centres correctionnels communautaires, bureaux de district et de libération conditionnelle, et installations de formation).
- Consulter les personnes en situation de handicap afin qu’elles puissent donner leur avis aux étapes clés du processus de planification des nouvelles constructions et des rénovations majeures (En cours).
Objectifs et suivi
Le SCC souhaite créer des environnements correctionnels sûrs et protégés, tout en intégrant l’accessibilité dans la planification, la conception et la construction de tous ses types d’installations.
Le rendement sera mesuré selon les indicateurs qui suivent :
- L’élaboration et l’intégration d’un processus de consultation avec des experts, des intervenants et des personnes en situation de handicap lors de la planification de nouveaux projets de construction et de grands projets de rénovation;
- La réalisation d’évaluations de différents types d’établissements du SCC (établissements, centres correctionnels communautaires, bureaux de district et de libération conditionnelle, bureaux administratifs (non loués) et centres de formation) afin de déterminer les obstacles existants;
- L’élaboration de lignes directrices pour la conception accessible et de matériel d’évaluation pouvant être appliqués à divers types d’installations du SCC (établissements, centres correctionnels communautaires, bureaux de district et de libération conditionnelle, bureaux administratifs non loués et installations de formation);
- L’établissement d’une liste de projets prioritaires en fonction des évaluations de l’accessibilité réalisées dans les installations du SCC à soumettre pour financement dans le cadre du Programme de travaux d’immobilisations;
- La réalisation de projets selon l’ordre de priorité établi pour assurer la conformité aux normes d’accessibilité du SCC, si le financement le permet;
- La réalisation d’évaluations pour divers autres types d’installations (établissements, centres correctionnels communautaires, bureaux de district et de libération conditionnelle et installations de formation).
Lorsque les lignes directrices pour la conception accessible seront terminées, toutes les nouvelles constructions et les rénovations importantes d’installations existantes respecteront ces normes afin d'éliminer autant que possible les obstacles, tout en respectant les exigences de sécurité d'un milieu correctionnel. En outre, les personnes en situation de handicap et les intervenants continueront d’être consultés dans le cadre de ces projets.
Acquisition des biens, de services et d’installations
L’acquisition de biens et de services accessibles est une étape cruciale dans la création d’une culture et d’un environnement inclusifs par leur conception. L’acquisition de biens, d’outils et de services que nous utilisons chaque jour au travail constitue un investissement. Le SCC s’engage à faire en sorte que ses investissements contribuent à éliminer les obstacles pour les autres.
Les propriétaires d’entreprises et les autorités contractantes jouent un rôle important dans l’acquisition accessible. Il incombe aux propriétaires fonctionnels de veiller à ce que l’accessibilité soit prise en compte dès le départ pour les biens, les services et la construction. Ils s’assurent ainsi que les produits livrables comportent des caractéristiques d’accessibilité. Les autorités contractantes s’assurent que les propriétaires fonctionnels tiennent compte de toutes les considérations relatives à la passation des marchés pour faire en sorte que la procédure soit équitable et transparente, ce qui comprend l’inclusion des facteurs d’accessibilité.
Obstacles et plan d’action
Le SCC a constaté que les obstacles qui suivent dans le processus d’acquisition sont principalement liés aux attitudes, aux pratiques et aux outils utilisés :
Obstacle n° 1 et mesures
Temps et planification : Les processus d’acquisition peuvent prendre beaucoup de temps et nécessiter une planification importante, surtout s’il s’agit d’articles de grande valeur. Les contraintes de temps et les pressions opérationnelles peuvent précipiter la planification, ce qui nuit à notre capacité de respecter les objectifs d’accessibilité. Pour remédier à ce problème, le SCC a mis en place un solide exercice pluriannuel de planification nationale des acquisitions. Cet exercice permet d’établir tôt les principales activités d’acquisition, ce qui favorise la planification inclusive.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
Informer et orienter les propriétaires d’entreprise quant aux exigences d’accessibilité à prendre en compte dès les premières étapes du processus d’acquisition (2026 à 2027) :
- Publier de l’information sur les exigences et les renseignements en matière d’accessibilité dans le bulletin des Services de contrats et de gestion du matériel;
- Revoir et renforcer les considérations et les exigences en matière d’accessibilité dans les cours sur la passation de marchés du SCC à l’intention des gestionnaires de budget;
- Encourager les propriétaires fonctionnels à suivre la même formation que les autorités contractantesNote de bas de page 2 en matière d’accessibilité par le biais d’un bulletin mensuel envoyé à tous les gestionnaires de budgets dans l’organisation. Ceux-ci incluront des articles sur la formation en matière d’accessibilité.
Obstacle n° 2 et mesures
Disponibilité sur le marché : Le nombre de fournisseurs capables de fournir des biens et des services accessibles peut être limité, ce qui peut retarder l’acquisition de produits, de services et de projets de construction accessibles. Toutefois, le SCC s’attend à ce que le marché se développe au fur et à mesure que les appels d’offres incluront des critères d’accessibilité et que les normes d’accessibilité seront mieux définies.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 2
Augmenter la disponibilité sur le marché au moyen de la mesure suivante :
- Mise à jour du formulaire de demande de contrat pour inclure une attestation appliquant les considérations d’accessibilité dans les marchés publics (2026 à 2027).
Obstacle n° 3 et mesures
Sensibilisation et connaissance : Le manque de sensibilisation et de connaissances sur les questions d’accessibilité dans le processus d’acquisition peut créer des obstacles pour les employés et les clients, car les produits, les services et les installations peuvent ne pas être accessibles. Afin d’améliorer la sensibilisation et d’encourager les comportements inclusifs, le SCC met en place des formations et des possibilités d’apprentissage formelles et informelles.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 3
Offrir aux autorités contractantes une formation sur les facteurs d’accessibilité à prendre en considération dans le processus d’acquisition (2026 à 2028) :
- Toutes les autorités contractantes participeront à une séance obligatoire de SPAC sur l’accessibilité dans le processus d’acquisition qui sera adaptée au SCC.
- Afin d’améliorer les résultats en matière d’acquisition, les autorités contractantes seront invitées à suivre 2 formations spécialisées sur l’accessibilité offertes par l’École de la fonction publique du Canada :
- Favoriser l’inclusion des personnes en situation de handicap et la levée des obstacles à l’accessibilité;
- Gestion de l’incapacité et mieux-être en milieu de travail.
- Un analyste principal des politiques désigné continuera à participer au groupe de travail sur l’accessibilité de SPACNote de bas de page 3 .
Mettre à jour les instruments de formation et de politique sur l’acquisition du SCC afin qu’ils soient conformes aux normes et aux lignes directrices (2026 à 2029) :
- Rendre accessibles les cours sur la passation des marchés destinés aux propriétaires fonctionnels et aux autorités contractantes;
- Élaborer un cadre fondamental pour les instruments politiques, qui comprendra des modèles, des cadres, des procédures opérationnelles normalisées et des bulletins d’information intégrant des modèles accessibles.
Rendre publics les rapports sur les acquisitions dans des formats accessibles (2026 à 2027).
- Les rapports seront rendus accessibles et le resteront.
Objectifs et suivi
Le SCC se concentrera sur ces objectifs et suivra les progrès accomplis selon les indicateurs suivants :
- Formation sur l’acquisition accessible : Veiller à ce que toutes les autorités contractantes suivent une formation sur l’acquisition accessible.
- Mesure : Pourcentage des autorités contractantes ayant suivi une formation sur l’acquisition accessible.
- Pratiques en matière d’acquisition accessible : Veiller à ce que les pratiques d’acquisition soient accessibles et conformes aux normes et aux lignes directrices.
- Mesure : Pourcentage des documents sur les appels d’offres qui contiennent des critères d’accessibilité selon le formulaire de demande d’acquisition CSC/SCC 0286 dûment rempli.
- Sensibilisation des propriétaires fonctionnels : Veiller à ce que les propriétaires fonctionnels soient informés et comprennent leur obligation de prendre en compte l’accessibilité dans leurs décisions en matière d’acquisition.
- Mesure : Pourcentage de secteurs et de régions ayant confirmé des exigences et des obligations en matière d’accessibilité dans le cadre de l’exercice annuel de planification nationale des acquisitions.
- Instruments de politique accessibles : Veiller à ce que les instruments de formation et de politique sur le processus d’acquisition du SCC soient conformes aux normes et aux lignes directrices.
- Mesure : Nombre d’instruments de politique mis à jour de façon à ce qu’ils respectent les normes d’accessibilité.
Communications, autres que les technologies de l’information et des communications
Le SCC a comme priorité de s’assurer que ses produits et ses outils de communication respectent les normes et lignes directrices existantes en matière d’accessibilité et que les employés sont conscients de ces normes lorsqu’ils créent des documents à distribuer, que ce soit à l'`externe ou à l`'interne.
Le SCC s’efforce de veiller à ce que ses communications externes demeurent accessibles, et le passage à Canada.ca a grandement facilité le travail. Les conseillers en communication et en Web s’efforcent aussi de garantir l’accessibilité des publications.
Bien que des formations soient toujours disponibles pour les employés, ainsi que des ressources pour les guider, des lacunes subsistent dans les documents internes.
Obstacles et plan d’action
Obstacle n° 1
Les employés ne sont pas toujours au courant des normes d’accessibilité en vigueur pour les documents ou la manière de les consulter. Cela a empêché les employés de tenir compte de l’accessibilité dans leurs documents. Le SCC est bien outillé pour soutenir les documents publiés sur Canada.ca, mais les communications internes ne sont pas toujours accessibles.
Comme exemples, citons les documents de politique interne et les modèles de conception (c’est-à-dire les directives du commissaire (DC)). Les directives du commissaire peuvent être consultées sur Canada.ca dans des formats accessibles (HTML), mais les versions .pdf ne sont pas accessibles, de même que les modèles utilisés pour les créer. En outre, les détenus et les personnes incarcérées n’ont pas facilement accès à des formats alternatifs, ce qui constitue un obstacle évident pour ceux qui souhaitent accéder aux politiques.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
Créer des documents de politique accessibles :
- Publier des modèles actualisés, adaptés et accessibles destinés à être utilisés par les employés (mars 2026).
- Consulter la population des délinquants au sujet de l’accessibilité des directives du commissaire et des lignes directrices et proposer des solutions pour remédier aux lacunes (automne 2026).
Objectifs et suivi
Le SCC a pour objectif de s’assurer que ses produits et ses outils de communication respectent les normes et lignes directrices en matière d’accessibilité en vigueur et que les employés sont au courant de ces normes lorsqu’ils créent des documents à distribuer à l'`externe ou à l'`interne.
Le SCC suivra les progrès accomplis selon les indicateurs suivants :
- La création d’un nouveau modèle accessible d’ici mars 2026.
- Le nombre de directives du commissaire suivant le nouveau modèle accessible.
- La création d’une approche pour combler les lacunes des personnes incarcérées et leur accès aux documents de politique.
Technologies de l’information et des communications
Ces dernières années, le SCC a réalisé d’importantes avancées pour répondre aux besoins d’accessibilité dans le domaine des Technologies de l’information et des communications (TIC). Entre autres, il a fondé le Centre d’expertise en matière d’accessibilité, qui comprend des membres de toutes les directions du Secteur des services numériques du SCC. Le mandat du Centre consiste à lever les obstacles qui entravent l’accessibilité des TIC au SCC. Les mesures présentées dans cette rubrique reposent sur le travail que le Centre effectue au sein de l’organisation.
Obstacles et plan d’action
À la suite de consultations, le SCC a relevé les obstacles suivants :
Obstacle n° 1 et mesures
Les employés ont une connaissance limitée des obligations à respecter et des outils à utiliser dans le domaine de l’accessibilité des TIC. Plus précisément, la plupart des employés ignorent les Règles pour l’accessibilité des contenus Web (WCAG), la façon de s’assurer que les médias numériques sont compatibles avec les technologies d’assistance et d’autres aspects importants, comme l’utilisation d’un langage clair.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
Le SCC prévoit de créer une formation visant à établir une approche globale et durable de l’accessibilité des TIC dans l’ensemble de l’organisation. Cette formation s’adressera à tous les employés. Elle présentera les principes fondamentaux de l’accessibilité des TIC, soulignera leur importance et comprendra des démonstrations des technologies d’assistance les plus courantes. De plus, elle fournira les Règles pour l’accessibilité des contenus Web en se concentrant sur les 4 principes « perceptible, utilisable, compréhensible et robuste », et sur la manière dont ils cadrent avec les normes et les pratiques exemplaires du gouvernement du Canada. Les participants apprendront à utiliser le vérificateur d’accessibilité intégré de Microsoft, à interpréter ses résultats et à remédier aux violations les plus courantes. Il sera aussi question de sujets avancés, comme l’ordre de lecture et le regroupement d’images dans PowerPoint, ainsi que des problèmes d’accessibilité non détectés par les outils automatisés. Au cours des 3 prochaines années, le SCC prendra les mesures suivantes :
- Élaborer un plan pour créer une formation sur l’accessibilité des TIC, qui comprendra un inventaire des formations existantes afin d’assurer leur harmonisation (2026).
- Élaborer des contenus de formation (2027).
- Lancer la formation (2028).
Obstacle n° 2 et mesures
Les applications Web ne sont pas entièrement accessibles à tous les utilisateurs.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 2
Se pencher sur les obstacles à l’accessibilité des applications Web :
- Veiller à ce que toutes les applications Web soient conformes et respectent les normes d’accessibilité (2028).
Obstacle n° 3 et mesures
Il n’existe pas de cadre pour mettre à l’essai les applications de bureau. Des employés en situation de handicap ont indiqué qu’ils n’ont pas été inclus dans les essais, ce qui fait que leurs besoins en accessibilité ont été ignorés.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 3
Créer un cadre pour mettre à l’essai les applications de bureau en utilisant les listes de contrôle existantes et en consultant les utilisateurs (y compris des personnes en situation de handicap) :
- Élaborer un processus et une méthodologie pour la mise à l’essai des applications de bureau (2026).
- Essayer le processus avec les utilisateurs et les applications pour s’assurer de son efficacité (2027).
- Mettre en œuvre le cadre de mise à l’essai des applications de bureau (2028).
Obstacle n° 4 et mesures
Les pages internes et externes du SCC ne sont pas entièrement conformes aux normes d’accessibilité.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 4
Résoudre les problèmes de conformité en matière d’accessibilité des pages internes et externes du SCC :
- Remédier aux problèmes des pages publiques sur Canada.ca et des pages internes (2026 à 2029).
Objectifs et suivi
Le SCC évaluera ses progrès par rapport à ses objectifs liés aux TIC selon les indicateurs suivants :
- Création d’un plan de formation sur l’accessibilité des TIC :
- Réalisation de consultations auprès des intervenants;
- Nombre de modules de formation créés.
- Résolution des lacunes des applications Web :
- Pourcentage d’applications Web rendues accessibles. L’objectif est de rendre accessibles 33 % des applications Web chaque année.
- Cadre pour mettre à l’essai les applications de bureau :
- Élaboration d’un processus et d’une méthodologie;
- Note attribuée par les utilisateurs après la mise à l’essai la deuxième année;
- Adoption officielle du cadre la troisième année; pourcentage d’applications de bureau essayées à partir du cadre.
- Résolution des lacunes des pages Web externes et internes :
- Pourcentage de pages Web externes et internes conformes aux Règles pour l’accessibilité des contenus Web.
Conception et prestation de programmes et de services
Services aux victimes
Le SCC est responsable de fournir des services aux victimes et aux survivants d’actes criminels lorsque le contrevenant purge une peine de deux ans ou plus. La Charte canadienne des droits des victimes et la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition définissent une victime comme toute personne ayant subi un préjudice physique ou psychologique, des dommages matériels ou une perte économique à la suite d’une infraction. Actuellement, le SCC offre des services à plus de 9 000 personnes.
Les besoins en matière d’accessibilité sont signalés par les victimes lorsqu’elles remplissent le formulaire d’inscription ou à tout moment lorsqu’elles reçoivent des renseignements sur un délinquant. Les victimes fournissent généralement les renseignements de leur propre initiative.
Le SCC s’engage à garantir aux victimes un accès équitable aux renseignements et aux services. C’est-à-dire qu’il reconnaît que les victimes peuvent vivre des situations différentes et avoir des besoins différents et qu’il prend des mesures pour leur offrir un soutien approprié afin qu’elles puissent toutes profiter pleinement des services qui leur sont offerts.
Afin de tenir compte des préférences variées et des exigences en matière d’accessibilité, le SCC offre ses services de différentes façons, notamment par courrier, téléphone, télécopieur et par le portail sécurisé en ligne pour les victimes. Cette flexibilité permet aux victimes d’accéder aux renseignements de la manière qui répond le mieux à leurs propres besoins. Le SCC utilise le Module d’application des victimes (MAV) pour conserver les renseignements importants concernant les victimes inscrites, dont les besoins en matière d’accessibilité.
Si une victime a des besoins en matière d’accessibilité, le SCC peut apporter son aide de plusieurs manières. Par exemple, il peut fournir une aide à la mobilité aux victimes qui assistent aux audiences, et il peut fournir des notifications en gros caractères ou pouvant être consultées à l’aide d’une liseuse numérique sur le Portail des victimes. Le Portail des victimes constitue également une solution de rechange aux communications téléphoniques, car il aide les victimes qui ont des problèmes de vision, d’élocution ou d’audition.
Obstacles et plan d’action
Obstacle n° 1
Actuellement, le Programme national des services aux victimes n’exige pas officiellement qu’on demande aux victimes quels sont leurs besoins en matière d’accessibilité (par exemple, mobilité, communication, difficultés sensorielles, cognitives) que le SCC ou la Commission des libérations conditionnelles du Canada (CLCC) devraient prendre en considération. Ces besoins ne sont consignés que si la victime fournit volontairement l’information, soit lors de l’inscription, soit par l’intermédiaire du Portail des victimes, soit en communiquant directement avec le SCC ou la CLCC.
Ainsi, la section sur les besoins en matière d'accessibilité du MAV reste vide, à moins que la victime ne fournisse l’information de son propre gré. Ce champ vide crée une lacune potentielle dans les services, car il peut donner l’impression que la victime n’a pas de besoins en matière d’accessibilité, alors qu’on aurait pu cerner ces besoins et y répondre si on avait posé la question.
En outre, le MAV ne permet pour l’instant que la saisie des besoins en accessibilité sous forme de texte libre, sans possibilité d’entrer des données structurées ni de savoir d’où elles viennent. Cela limite la capacité du SCC à analyser les tendances ou à évaluer la cohérence de la documentation d’un cas à l’autre. Le SCC envisagera d’améliorer le MAV pour qu’il accepte les données structurées, comme des listes déroulantes ou des cases à cocher pour sélectionner les catégories de besoins en accessibilité, et pour qu’il soit possible de déterminer la provenance de l’information.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
S’engager à soutenir la participation pleine et équitable des victimes dans les services correctionnels et la libération conditionnelle en identifiant de manière proactive leurs besoins en matière d’accessibilité et en y répondant dans toutes les interactions avec le SCC. Il s’agit notamment de veiller à ce que les victimes puissent participer aux audiences de libération conditionnelle, recevoir des renseignements sous une forme adaptée à leurs besoins et communiquer efficacement avec le personnel. Pour renforcer cette approche, le SCC mettra en œuvre les actions suivantes :
- Ajouter à la Liste de contrôle pour l’entrevue avec la victime et le protocole connexe une question standard sur les besoins en matière d’accessibilité (par exemple, mobilité, communication, difficultés sensorielles, cognitives) que le SCC ou la CLCC devraient connaître. Cette question incitera les agents des services aux victimes (ASV) à demander souvent aux victimes si elles ont des besoins en matière d’accessibilité, même après le processus d’inscription (2026);
- Donner des séances d’information aux ASV pour favoriser une approche uniforme et respectueuse concernant les besoins en accessibilité (2026 à 2027);
- Explorer les améliorations à apporter au MAV pour prendre en charge la saisie de données structurées et suivre la source des besoins en matière de mesures d’adaptation (2026);
- Suivre le nombre de demandes d’accessibilité consignées dans la section sur les besoins en matière d’accessibilité du MAV. Le SCC rendra compte du nombre total de victimes ayant indiqué des besoins en matière d’accessibilité dans ce champ. Cette statistique nous permettra d’examiner les tendances d’une année à l’autre pour voir si les changements susmentionnés ont eu un effet positif (avril 2029).
Objectifs et suivi
- Déterminer annuellement le nombre de dossiers de victimes dont la section sur les besoins en ``matière d’accessibilité du MAV a été remplie à compter de l’exercice 2025 à 2026, et le nombre de ce premier exercice deviendra la référence pour le suivi et l’évaluation des progrès.
- Comparer d’une année à l’autre le nombre de sections sur les besoins en matière d’accessibilité ayant été remplies par rapport au nombre total de victimes inscrites, de façon à déterminer s’il y a une augmentation de l’identification proactive. En outre, effectuer des contrôles ponctuels des renseignements qualitatifs entrés dans le champ de texte libre afin de déceler des tendances dans la consignation.
- Surveiller les entrées dans le MAV afin d’évaluer si le nouveau protocole fait en sorte qu’on demande et qu’on consigne de façon plus uniforme les besoins en matière d’accessibilité. Cette mesure permettra de déterminer si les changements apportés aux pratiques d’entrevue améliorent la détermination et la consignation des besoins en matière d’accessibilité.
Programmes offerts aux délinquants
Obstacles et plan d’action
Des obstacles subsistent quant à l’accès à divers programmes et services destinés aux délinquants. Il est nécessaire de procéder à des évaluations continues et de mettre en place des systèmes qui permettront aux délinquants d’exprimer leurs préoccupations en matière d’accessibilité.
Obstacle n° 1
L’accessibilité des services est essentielle pour les personnes sous la responsabilité du SCC. Elle favorise la sécurité publique et une réinsertion réussie, en assurant à tous les délinquants une participation équitable aux programmes et aux échanges avec leur équipe de gestion de cas.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
Améliorer l’accès des délinquants aux programmes et aux services :
- Cerner les obstacles précis à l’accès aux interventions, programmes et services :
- Recueillir les commentaires des délinquants et des facilitateurs sur les besoins en matière d’accessibilité dans toutes les interventions, tous les programmes et tous les services (2026 à 2028).
- Se pencher sur les obstacles à l’accès aux programmes et aux interventions et les prévenir :
- Éliminer les obstacles cernés et veiller à ce que tout nouveau programme ou toute nouvelle initiative pour les délinquants réponde aux exigences en matière d’accessibilité (2026 à 2028).
Objectifs et suivi
Les progrès seront mesurés au moyen des indicateurs suivants :
- Suivi du statut de problèmes d’accessibilité résolus figurant dans la base de données de rétroaction nationale centralisée pour assurer que chaque problème est résolu;
- Nombre d’obstacles éliminés et modifications apportées aux programmes, initiatives et documents pour les délinquants.
Mesures d’adaptation pour les délinquants
Le SCC travaille à offrir des mesures d’adaptation aux détenus en mettant les gens au centre des services et en utilisant des technologies médicales fiables dans un milieu très sécurisé, c’est-à-dire les établissements. Le vieillissement de la population carcérale est un autre élément à prendre en compte.
Obstacles et plan d’action
Obstacle n° 1 et mesures
Certains délinquants se sentent déresponsabilisés ou exclus de leurs propres soins et de leur planification
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 1
Améliorer l’accessibilité en faisant participer les patients aux services de santé du SCC (2026 à 2029) :
- Intégrer des pratiques de soins axées sur les personnes qui impliquent activement les patients et leurs proches dans la planification des soins, la sécurité et l’amélioration des services;
- Recueillir et utiliser les commentaires des clients pour orienter les initiatives d’amélioration de la qualité.
Obstacle n° 2 et mesures
La technologie a progressé pour améliorer l’accessibilité au public. Cependant, dans les milieux sécurisés, en particulier les établissements, l’utilisation de la plupart des technologies intelligentes est limitée (par exemple, la technologie sans fil). Les environnements sécurisés, en particulier les établissements, imposent des restrictions à l’adoption de technologies intelligentes en raison des risques inhérents que ces technologies présentent pour la sécurité du personnel, des délinquants, de l’établissement et de la collectivité en général. La Directive du commissaire 566-1 : Contrôle des entrées et sorties des établissements interdit l’utilisation de ces technologies, ce qui empêche les délinquants d’avoir accès aux technologies intelligentes ou sans fils.
Mesures pour éliminer l’obstacle n° 2
Combler les lacunes dans la prise en compte des besoins des délinquants :
- Envisager l’utilisation de technologies éprouvées qui améliorent l’accessibilité, dont les technologies compatibles avec Bluetooth et soutenues par l’IA à des fins de soins et l’accès des délinquants à des dispositifs d’assistance et à des appareils intelligents (2026 à 2028);
- Évaluer les stratégies d’atténuation des risques liés aux technologies intelligentes et identifier les technologies modernes pouvant être mises en œuvre sans compromettre la sûreté ni la sécurité (2026 à 2029);
- Accroître l’accessibilité culturelle des détenus dans un contexte clinique (c’est-à-dire intégrer les guérisseurs et les Aînés dans les soins aux patients et la gestion des cas) (2025 à 2027);
- Définir la surveillance des mesures d’adaptation pour délinquants afin de :
- Formaliser les orientations politiques concernant les exigences en matière de mesures d’adaptation des délinquants (2026).
- Examiner les litiges et les plaintes concernant les droits de la personne, y compris les résultats et les décisions, afin de relever les lacunes ou les obstacles systémiques et de communiquer les conclusions aux bureaux de première responsabilité (BPR) pour qu’ils envisagent des modifications proactives aux programmes ou aux politiques :
- Réaliser l’examen (décembre 2026);
- Présenter les résultats au Groupe de travail national sur les litiges et au Comité directeur sur les litiges et les questions juridiques (été 2027);
- Communiquer les résultats aux BPR concernés au sein du SCC pour qu’ils envisagent ou mettent en œuvre des stratégies d’atténuation (2027 à 2029).
Objectifs et suivi
- Les approches structurées utilisées pour faire participer des personnes à la planification, à la prise de décision ou à l’amélioration du service font l’objet d’un suivi et sont signalées;
- Des outils et des processus permettant aux délinquants de partager leurs commentaires sur les services et les expériences sont en place;
- Changements précis apportés aux services ou à la prestation des soins en conséquence directe de la rétroaction des patients;
- Fournir des directives claires en matière de politique pour les mesures d’adaptation destinées aux délinquants;
- Réalisation de l’examen et de l’analyse des litiges et des plaintes concernant les droits de la personne;
- Mise en œuvre de stratégies fondées sur les résultats.
Transport
Le SCC a revu ses politiques, pratiques, programmes et services et reconnaît l’existence d’obstacles en matière de transport. Bien que le volet transport ait des répercussions limitées pour la plupart des employés du SCC – qui, en général, n’utilisent pas les services de transport du SCC pour leurs tâches quotidiennes – ces obstacles peuvent tout de même avoir une incidence sur la population carcérale. Le SCC s’engage à collaborer avec les intervenants afin de cerner et de mettre en œuvre des mesures concrètes pour éliminer ces obstacles et intégrera ces mesures au plan pour les prochaines années.
Consultation
Au fil des ans, le SCC a consulté les personnes en situation de handicap pour orienter et façonner son approche visant à créer une organisation accessible. De plus, pour élaborer cette itération du plan et les mesures à prendre, le SCC a consulté les groupes suivants :
- Le Groupe de travail national pour les personnes en situation de handicap
- Les employés en situation de handicap au SCC
- Les comités de détenus du SCC
Groupe de travail national pour les personnes en situation de handicap
Le 26 septembre 2025, le Groupe de travail national pour les personnes en situation de handicap a reçu une copie du Plan, ainsi qu’une série de questions d’orientation. Les membres ont eu la possibilité de fournir une rétroaction écrite ou verbale. Le Plan a été présenté à une réunion du groupe de travail le 8 octobre 2025.
Les questions posées étaient les suivantes :
- En général, que pensez-vous des résultats/objectifs, des obstacles et des mesures proposées dans le Plan d’accessibilité de 2026 à 2029.
- Croyez-vous que les mesures proposées permettront d’éliminer les obstacles cernés? Si la réponse est « non », veuillez expliquer.
- Les bureaux de première responsabilité (BPR) ont fourni des mesures de rendement pour surveiller les progrès réalisés grâce aux mesures prises et en assurer le suivi. Que suggérez-vous d’autre pour surveiller les progrès que ces mesures permettront de réaliser.
- Quel autre sujet aimeriez-vous que le groupe de travail aborde.
- Le document est-il clair? Des précisions doivent-elles être apportées.
Les points suivants ont été soulevés au cours de la séance de consultation :
- Obligation de prendre des mesures d’adaptation : Les membres ont exprimé l’espoir que le Passeport pour l’accessibilité en milieu de travail du GC soit un élément clé du plan. Cependant, ils ont soulevé des préoccupations au sujet du processus actuel pour présenter une demande de mesures d’adaptation. Il a été noté que bien que le Passeport puisse aider dans certains cas, il ne peut pas résoudre tous les retards. Le processus existant doit encore être examiné pour résoudre ces problèmes. Les suggestions comprenaient de la consultation de personnes en situation de handicap et des sondages éclairs. Les commentaires ont été communiqués à l’équipe de l’OPDMA.
- Passeport pour l’accessibilité du GC : Il a été suggéré de raccourcir le calendrier de mise en œuvre du Passeport; toutefois, compte tenu des ressources actuelles, le calendrier n’a pas été ajusté.
- Formation sur l’accessibilité : Des préoccupations ont été soulevées concernant la création d’une nouvelle formation sur l’accessibilité, compte tenu du fait que l’École de la fonction publique du Canada offre déjà une formation. Le SCC veillera à ce qu’il n’y ait pas de répétition et se concentrera sur les éléments propres au SCC.
- Champion national pour les personnes en situation de handicap : Les discussions ont porté sur la possibilité de nommer un champion distinct pour les employés neurodivergents ou de modifier le titre pour inclure les employés neurodivergents. Le Groupe de travail national pour les personnes en situation de handicap s’est également engagé à soutenir l’équipe de l’OPDMA pour ce qui est des consultations et des modifications aux politiques.
Employés en situation de handicap
Le 10 novembre 2025, le SCC a envoyé une communication interne à l’intention de tous les employés en situation de handicap afin d’obtenir leurs commentaires sur le Plan d’accessibilité. Les employés ont été invités à fournir des commentaires par écrit en utilisant les questions suivantes comme guide :
- Quelle est votre opinion générale sur le Plan d’accessibilité de 2026 à 2029? Veuillez nous faire part de vos commentaires ou observations.
- Le rapport est-il simple, clair et concis? Dans la négative, veuillez indiquer les aspects du document qui manquent de clarté ou de concision.
- Dans l’ensemble, que pensez-vous des résultats/objectifs, des obstacles et des mesures proposées dans le Plan d’accessibilité de 2026 à 2029.
- Croyez-vous que les mesures proposées permettront d’éliminer les obstacles cernés? Si la réponse est « non », veuillez expliquer.
- Les bureaux de première responsabilité (BPR) ont fourni des mesures de rendement pour surveiller les progrès réalisés grâce aux mesures prises et en assurer le suivi. Que suggérez-vous d’autre pour surveiller les progrès que ces mesures permettront de réaliser.
- Avez-vous d’autres commentaires concernant des points qui n’ont pas été traités dans les questions précédentes? N’hésitez pas à nous faire part de tout autre commentaire ou de toute autre préoccupation.
Les employés ont soulevé des thèmes similaires au groupe de travail :
- Obligation de prendre des mesures d’adaptation : Les employés se disaient optimistes quant à l’inclusion du Passeport pour l’accessibilité du gouvernement du Canada. Des frustrations ont été communiquées quant à la mise en œuvre actuelle du Passeport; certains répondants ont indiqué qu’ils ont dû remplir le formulaire de demande de mesures d’adaptation actuel pour des articles qu’ils avaient déjà inclus dans leur Passeport.
- De plus, les employés aimeraient que des directives plus claires sur le processus relatif à l’obligation de prendre des mesures d’adaptation soient communiquées aux employés et aux gestionnaires.
- Commentaires : En plus du processus de rétroaction, certains employés ont suggéré des sondages éclair périodiques pour évaluer le point de vue des employés sur la façon dont les mesures décrites dans le Plan progressent.
Comités de détenus
Le SCC a également fait appel aux comités de détenus pour obtenir les points de vue des détenus sur l’accessibilité. Les comités de détenus constituent une tribune par laquelle les détenus peuvent formuler des commentaires sur les activités de l’établissement.
Pour orienter leurs commentaires, les comités de détenus ont été priés de donner leurs points de vue en utilisant les questions suivantes concernant les obstacles dans leur vie quotidienne ainsi que les questions générales sur les mesures décrites dans le nouveau Plan d’accessibilité :
- Avez-vous remarqué des obstacles dans l’environnement bâti.
- Avez-vous remarqué des obstacles dans les communications, autres que les technologies de l’information et des communications (TIC)
- Avez-vous remarqué des obstacles dans la conception et la prestation des programmes, des biens et des services
- Avez-vous des suggestions quant à des éléments qui devraient être inclus dans le Plan
Vous trouverez ci-dessous un résumé des points soulignés par les comités de détenus :
Environnement bâti
Bien que certains établissements aient signalé des changements positifs au cours des dernières années, il y avait de nombreux obstacles semblables dans tous les établissements du SCC. Ces obstacles comprenaient des entrées et des cadres de porte étroits, des zones inaccessibles aux personnes ayant des problèmes de mobilité et des voies d’accès endommagées. Plus précisément, des préoccupations ont été soulevées sur ce qui suit :
- besoin de portes électriques dans tous les établissements
- chambres non accessibles aux utilisateurs de fauteuil roulant
- la cour n’est pas accessible dans de nombreux établissements
- la chaussée est endommagée, ce qui complique la tâche des personnes à mobilité réduite
- voies d’accès pas assez larges
Communications autres que les TIC
Dans l’ensemble, les délinquants croient que le SCC peut être plus efficace dans la communication avec les établissements, car il y a souvent un manque de communication quant à ce que le SCC fait pour améliorer l’accessibilité des délinquants en général.
Conception et prestation de programmes et de services
Selon les comités de détenus, la demande de participation à divers programmes demeure élevée, ce qui mène à de longues listes d’attente pour l’inscription. De plus, les programmes ne sont pas tous offerts en formats alternatifs pour les personnes en situation de handicap. Des formats de communication supplémentaires doivent être disponibles pour aider les délinquants qui ont des difficultés à lire. Il faut du temps pour se procurer l’équipement requis pour combler des besoins médicaux. Voici quelques exemples :
- ne pas être en mesure d’utiliser les ordinateurs pour se préparer à des examens
- programmes non adaptés aux troubles visuels ou auditifs
- l’absence de copies numériques des programmes fait en sorte que les détenus ne peuvent pas utiliser un lecteur
- longs temps d’attente pour les services de santé, ce qui a une incidence supplémentaire sur les personnes qui ont besoin de consulter un spécialiste
- les cellules doivent être mieux équipées pour permettre la prestation de services de santé
Dans l’ensemble, les comités de détenus ont souligné que le SCC devait accorder une plus grande importance aux besoins des délinquants dans le Plan d’accessibilité et faire diligence pour éliminer les obstacles à l’accessibilité.