Protéger la sécurité nationale en partenariat avec tous les Canadiens

Discours

Allocution de M. David Vigneault, directeur du SCRS, à l'Université de la Colombie‑Britannique

4 mai 2022

Bonjour! Avant de commencer, je tiens à reconnaître que nous sommes réunis aujourd’hui sur le territoire ancestral traditionnel et non cédé du peuple de Musqueam. Je reconnais que nombre d’entre vous écoutent ceci en des lieux différents et, par conséquent, sur différents territoires autochtones traditionnels. À titre de représentant du gouvernement et de Canadien soucieux du processus de réconciliation en cours, je vous invite à prendre un moment de réflexion et à reconnaître cet état de fait. 

Je tiens aussi à remercier sincèrement Tim et Kai de leur aimable introduction et, bien sûr, de m’avoir invité à m’adresser à vous à l’Institut de recherche asiatique de l’Université de la Colombie-Britannique au cours du Mois du patrimoine asiatique. Par ailleurs, j’accueille favorablement la possibilité qui m’est offerte de porter une cravate, phénomène qui s’est immensément raréfié ces deux dernières années. Surtout, je tiens à féliciter l’Institut pour les travaux extrêmement importants et bienvenus qu’il effectue depuis 1978, c’est-à-dire faciliter des recherches de premier plan, le dialogue et l’engagement afin d’accroître les connaissances sur une gamme de questions nationales, régionales et mondiales d’importance. En la matière, l’Institut a obtenu des résultats, et il continue de chercher à atteindre ses objectifs. C’est exactement la raison de ma présence ici aujourd’hui, et le SCRS est fier des relations qu’il entretient avec le corps enseignant et les étudiants et étudiantes de l’Institut. 

À titre de directeur du Service canadien du renseignement de sécurité, ou SCRS, j’ai eu de nombreuses occasions de souligner l’importance de tenir, avec la population canadienne, des conversations éclairées et franches sur les questions de sécurité nationale et de renseignement. Les menaces qui pèsent aujourd’hui sur le Canada et les défis qu’il doit relever changent et évoluent rapidement et ne cessent de compliquer le contexte opérationnel. Le Canada doit réagir avec la même détermination. L’un des meilleurs moyens d’atténuer la menace consiste à rendre les cibles moins accessibles. Autrement dit, il s’agit de renforcer les défenses et de compliquer le plus possible la tâche à quiconque cherche à nous nuire. Une telle approche exige la tenue de la discussion empreinte de maturité à laquelle je fais allusion, qui commence par l’accroissement de la transparence et le renforcement de la confiance. 

Pour sa part, le SCRS travaille dur pour améliorer son ouverture et sa transparence envers la population, reconnaissant que la confiance n’est pas acquise d’avance. Le SCRS choisit d’investir dans l’établissement de relations solides et porteuses avec celles et ceux qu’il a l’honneur de protéger et dont l’aide lui est précieuse pour l’accomplissement de sa mission. Ces questions sont trop importantes et beaucoup trop complexes pour être du ressort exclusif des organismes gouvernementaux. Le SCRS sert l’ensemble de la population, des communautés et des secteurs qui soutiennent notre démocratie inclusive. Ces liens doivent être renforcés pour veiller à la protection de notre pays merveilleux. Ici, je m’adresse à toutes et à tous : le SCRS est votre partenaire, fort et dévoué. Nous avons besoin de vous pour assurer la sécurité du pays et renforcer la résilience collective contre les menaces.

Je ne surprendrai personne ici ou ailleurs en disant que je crois que le monde se trouve à une époque charnière. Les répercussions de la pandémie de COVID-19 continuent de se faire sentir et ont un effet catalyseur sur l’imprévisibilité du contexte actuel. Les changements géopolitiques, économiques, sociaux, environnementaux et technologiques en cours redessinent le monde à un rythme accéléré. Partout sur la planète, les gens sont aux prises avec les répercussions humaines, sociales et économiques de ces changements. Tout cela joue sur le contexte de la menace et, par conséquent, sur le service de renseignement qu’est le SCRS. 

D’un côté, les régimes autoritaires exploitent des technologies tant nouvelles que traditionnelles pour étendre leur sphère d’influence et de contrôle; de l’autre, il incombe aux démocraties de préserver leur mode de vie et l’ordre mondial fondé sur des règles. En attestent de manière éloquente, par exemple, l’invasion injustifiable de l’Ukraine par la Fédération de Russie et la dévastation subséquente pour le peuple ukrainien, qui provoquent des ondes de choc planétaires. Il ne saurait être question de perdre le combat pour la démocratie.

Le monde change à un rythme étourdissant, et le Canada n’échappe pas à ce phénomène. Les valeurs démocratiques qui nous sont si précieuses sont en péril, et la confiance en nos institutions ne cesse de s’effriter. Il ne saurait être question de tenir pour acquises notre démocratie ni nos institutions. C’est exactement pour cette raison que le SCRS doit faire preuve de toute la transparence possible envers toute la population.

Le recours aux médias sociaux et à d’autres tribunes en ligne comme vecteurs de désinformation, de propagande et de haine, tant par des individus que par des États, ne cesse de s’intensifier. Une telle manipulation de l’information et de propagande peut avoir des conséquences graves : elle peut ébranler la confiance envers les institutions démocratiques ainsi qu’envers les discussions raisonnées et la science. Elle provoque le clivage de l’opinion publique et amplifie les messages et discours contradictoires. 

Combinés, des événements très perturbateurs comme la pandémie, l’influence croissante des médias sociaux et la propagation des théories conspirationnistes créent un contexte propice à l’exploitation par les influenceurs et les extrémistes, contexte susceptible de pousser à la perpétration d’actes de violence. La menace que fait peser l’extrémisme violent à caractère idéologique, habituellement appelé EVCI évolue constamment et est alimentée par les opinions extrémistes sur la race, le genre, le pouvoir et l’autorité. Tant en ligne que dans le monde réel, les propos haineux liés à de telles idéologies se normalisent et s’infiltrent dans le mode de pensée habituel. L’extrémisme violent représente toujours une menace grave pour la sécurité publique, qu’il soit motivé par une idéologie ou par la religion – songez à des groupes comme al Qaïda et Daesh.

Depuis 2014, des Canadiens motivés en tout ou en partie par une idéologie extrémiste ont fait 26 morts et 40 blessés en sol canadien. L’an dernier, le gouvernement du Canada a ajouté quatre groupes liés à l’EVCI à sa liste des entités terroristes, tandis que le nombre d’attentats liés à l’EVCI au Canada et ailleurs dans le monde continue d’augmenter. La principale menace liée à l’EVCI émane de personnes agissant seule, comme en atteste l’attaque tragique commise à London, en Ontario, en juin de l’an dernier, lorsque des membres d’une même famille ont été pris pour cible délibérément parce qu’ils étaient musulmans. Quatre d’entre eux sont décédés, l’autre a été grièvement blessé.

Le SCRS augmente les ressources financières, humaines et opérationnelles qu’il consacre aux enquêtes et aux analyses portant sur les menaces qui émanent de l’EVCI. Bien que toute la population soit menacée par l’EVCI et les dynamiques toxiques qui le rendent possible, le sentiment de peur est particulièrement profond pour les Peuples autochtones, les personnes de couleur, les minorités religieuses, les membres de la communauté LGBTQ2+ et d’autres groupes qui subissent habituellement le racisme, la discrimination et le harcèlement. C’est catégoriquement inacceptable et répréhensible. Je refuse de mâcher mes mots au sujet de cette menace. L’islamophobie, l’antisémitisme et la haine, quelle qu’en soit la forme, n’ont aucunement leur place au Canada.

Des chercheurs et des spécialistes éminents qui étudient la menace que représente l’extrémisme violent ont souligné l’importance de faire participer la société civile à une intervention globale et multidimensionnelle pour la contrer. Pour lutter contre l’extrémisme violent, les services de renseignement et les organismes d’application de la loi doivent déployer des efforts concertés et coordonnés en collaboration avec des dirigeants de la société civile et des communautés, des chercheurs universitaires et d’autres intervenants. 

Je peux affirmer que le SCRS accorde la priorité à la collaboration avec les dirigeants, membres et groupes de défense des communautés dans le cadre de son engagement envers la sécurité de toute la population canadienne. Nous ne pouvons pas lutter seul contre ces menaces. Nous sommes est conscient que certaines personnes ont eu de mauvaises expériences avec les services de renseignement et d’application de la loi, incluant le SCRS, expériences qui peuvent avoir des répercussions douloureuses au sein d’une communauté toute entière. Nous sommes aussi conscient qu’il lui faut travailler à améliorer ces relations, à rétablir la confiance et à renforcer les liens. Je peux vous dire que c’est un processus difficile qui ne donne pas toujours les résultats escomptés. En soi, ce n’est pas surprenant. Toutefois, à titre de directeur du SCRS, je peux aussi affirmer que moi même et les spécialistes du renseignement sommes résolus à établir des liens de confiance avec les communautés de l’ensemble du pays avec diligence et respect et, forts d’une meilleure compréhension des besoins respectifs, à atteindre l’objectif commun : protéger notre pays et sa population.

S’il est possible de constater des tendances inquiétantes au pays, l’attention se porte toutefois en grande partie sur les actes de régimes autoritaires et leurs répercussions sur les personnes, les collectivités et les institutions au Canada. 

Il est impossible d’ignorer ce qui se passe à l’extérieur des frontières : le Canada ne se trouve pas dans une bulle protectrice. Plus que jamais, il est nécessaire, pour les comprendre, de placer les menaces dans leur contexte international afin de mieux protéger la population du Canada ainsi que nos intérêts, tant au pays qu’à l’étranger. Le Canada doit collaborer avec ses alliés pour contrer les menaces qui pèsent sur la démocratie et les citoyennes et citoyens. 

L’ingérence étrangère est l’une des activités menaçantes que mène des États qui cherchent à exercer une influence déplacée sur le Canada et sa population en vue de favoriser ses intérêts. L’ingérence étrangère diffère de la conduite diplomatique normale et des simples pressions politiques qu’exercent les États. Les diplomates canadiens travaillent tous les jours à l’avancement des intérêts du pays, et ce, avec fierté et au grand jour. L’ingérence étrangère, quant à elle, est une activité intentionnellement clandestine et trompeuse. Un État franchit une limite chaque fois qu’il mène des activités qui visent à menacer des citoyens, à compromettre le mode de vie, à fragiliser les processus démocratiques ou à nuire à la prospérité économique. De telles activités s’intensifient dans toutes les couches de la société et au sein de tous les ordres de gouvernement.  

Les institutions fondamentales du Canada, notamment la presse et le milieu universitaire libres, les entreprises et les institutions démocratiques, sont toutes visées par l’ingérence étrangère. À ce propos, faire preuve de transparence constitue la meilleure démarche. En effet, la plupart des cibles d’ingérence étrangère l’ignorent. De plus en plus, le SCRS communique ce que nous savons des tactiques et des outils utilisés par des États étrangers et des secteurs qu’ils peuvent viser par leurs activités hostiles. Cette démarche doit se faire en partenariat avec chacune et chacun d’entre vous.

Sur les campus universitaires, des États étrangers cherchent à exercer une influence indue, clandestinement et au moyen d’intermédiaires. Ainsi, ils harcèlent des dissidents et entravent la liberté d’expression et les libertés universitaires lorsque cela ne cadre pas avec leurs intérêts politiques. 

De même, ils peuvent tenter d’influencer l’opinion et le débat publics au Canada en s’immisçant dans la presse et les médias en ligne. Pour un État, les campagnes de désinformation constituent une manière de discréditer les institutions gouvernementales et de miner la cohésion sociale au moyen d’activités hostiles.

Des élus et des représentants officiels de tous les ordres de gouvernement, tous partis politiques confondus, leur personnel et les fonctionnaires peuvent aussi être visés par l’ingérence étrangère. En pratique, quiconque contribue au processus décisionnel public ou l’influence est une cible intéressante pour quiconque cherche à faire progresser ses intérêts en secret.

Même si le Canada dispose d’un système électoral solide, l’ingérence étrangère menace l’intégrité de nos institutions démocratiques et la confiance dans ces dernières, son système politique, les libertés et les droits fondamentaux de la population et, en fin de compte, sa souveraineté. C’est exactement pour cette raison que le SCRS donne des séances d’informations à des élus de tous les ordres de gouvernement pour les sensibiliser à la menace et leur présenter les possibilités qui s’offrent à eux pour les atténuer.

Pour un État, les activités d’ingérence visant les institutions et processus démocratiques peuvent être un moyen efficace d’atteindre ses objectifs stratégiques immédiats, à moyen et à long terme, même si cela se fait au détriment de ceux du pays visé. Ces activités menacent la prospérité, les intérêts stratégiques et la sécurité nationale du Canada. J’ai mentionné plus tôt l’incertitude et l’ambigüité relatives au contexte géopolitique qui évolue rapidement. L’ingérence étrangère est une activité hostile qui peut permettre à un État d’y acquérir un avantage concurrentiel et de mieux s’y positionner.

Le Canada se caractérise par l’ouverture de ses systèmes politiques, ses processus démocratiques, sa cohésion sociale, sa liberté universitaire et sa prospérité, et c’est pourquoi des personnes choisissent d’en faire leur pays. Malheureusement, cela explique aussi que le Canada constitue une cible attrayante pour l’ingérence étrangère. Lorsqu’il cherche à influencer des communautés canadiennes par la menace, la manipulation ou la coercition, l’acteur étatique qui mène des activités hostiles s’attaque également à la structure même de la société multiculturelle du pays. L’État délinquant exploite certaines de ces communautés pour servir ses propres intérêts. Des États étrangers et leurs agents se livrent au cyberespionnage, répandent des informations mensongères dans les médias sociaux et, par la menace, font taire quiconque s’exprime publiquement contre eux. Il n’est donc pas surprenant que ces activités menaçantes aillent à l’encontre des valeurs du Canada, de la liberté qui le caractérise et de ses intérêts nationaux. 

Je m’en voudrais de ne pas signaler que, pour l’essentiel, cette activité se déroule dans le monde virtuel. Le Canada demeure la cible de cyberactivités malveillantes d’espionnage, de sabotage, d’ingérence étrangère et de terrorisme. Les outils informatiques de pointe offrent de nouvelles possibilités à des États qui, auparavant, ne représentaient pas une menace sur ce plan.

Le SCRS exerce les pouvoirs prévus par sa loi habilitante pour enquêter sur ces menaces. En outre, nous collaborons étroitement avec nos partenaires canadiens et étrangers et avec le secteur privé. Compte tenu du rythme auquel se développe le cyberespace et de l’apparition rapide de nouvelles technologies, par exemple l’intelligence artificielle et l’informatique quantique, il est nécessaire de conclure des partenariats solides avec des entreprises, des universités et des communautés pour veiller à ce que ces technologies transformatrices ne soient pas utilisées au détriment des intérêts en matière de sécurité nationale. Le Service a déployé des efforts considérables pour nouer des relations avec des universités et des entreprises, mais il lui reste beaucoup de chemin à parcourir. Je rappelle que les deux parties doivent établir une relation de confiance si elles veulent établir d’un commun accord la meilleure marche à suivre et en déterminer l’importance.

Voilà pour ce qui est du contexte de la menace. Maintenant, laissez-moi vous entretenir des mesures que prend le SCRS pour s’adapter, se moderniser et évoluer afin d’assurer la sécurité de toute la population. Me viennent à l’esprit, en premier lieu, les efforts déployés pour améliorer la diversité, l’équité et l’inclusion au sein de l’effectif et dans le milieu de travail et pour intégrer ces principes à toutes les activités.  

Le SCRS cherche à éliminer les obstacles systémiques et à mieux comprendre et apprécier la diversité sous tous ses angles. Nous reconnaissons que la diversité et l’inclusion dans ses pratiques et ses politiques l’aident à accomplir son mandat plus efficacement. Il nous sera plus facile d’établir des liens avec l’ensemble de la population et de la servir si nous acquérons une sensibilité culturelle, comprenons l’approche intersectionnelle et apprenons à l’adopter.

Il est aussi sur le point de se doter d’une stratégie en matière de diversité, d’équité et d’inclusion, qui découle d’un examen approfondi des obstacles systémiques, de la discrimination et du racisme au SCRS. Élaborée de concert avec le personnel, la stratégie prévoit un plan d’action concret assorti d’objectifs mesurables, d’un échéancier et de mesures permettant d’assurer la responsabilisation et la transparence en cours de mise en œuvre. 

Le SCRS doit à son personnel actuel et futur d’accorder une très haute priorité à ces questions. À ce propos, l’équipe de direction est pleinement résolue à déployer sans relâche les efforts considérables qui s’imposeront.

Le SCRS doit recruter et maintenir en poste des professionnels du renseignement représentatifs du milieu dans lequel il mène ses activités. Il a récemment lancé une campagne de recrutement d’agent de renseignement visant à accroître la représentation au sein des groupes visés par l’équité en matière d’emploi, et ce, dans l’ensemble du Canada, afin d’aller cherche des personnes talentueuses à l’extérieur de la région de la capitale nationale.

Comme toute autre organisation, au cours des dernières années, le SCRS a été touché par un ensemble de facteurs qui ont perturbé la nature du travail et le milieu de travail. Étant donné notre mandat sans pareille et nos exigences élevées en matière de sécurité, nos bureaux sont restés ouverts pendant la pandémie. Comme directeur, je suis incroyablement fier des membres du personnel du SCRS, et je tiens à leur exprimer ma reconnaissance pour leur dévouement et pour les services qu’ils rendent à la population. Ainsi, le SCRS a pu continuer d’accomplir sa mission essentielle, non sans composer avec de nouvelles difficultés. Nous vivons actuellement une période de changements visant la modernisation de l’effectif en conséquence. Puisque notre personnel doit encore se rendre sur place, le SCRS est résolu à faire du milieu de travail le meilleur possible. Parallèlement, nous tentons de mettre à profit la technologie pour accroître la souplesse des modalités de travail, tirer le maximum des données et recruter, pour l’avenir, des professionnels du renseignement nés dans l’ère numérique.

À ce propos, ici et maintenant, au cœur d’un établissement d’enseignement supérieur reconnu et respecté, je souligne sans gêne aux étudiantes et aux étudiants que le SCRS est un excellent employeur. Jetez un coup d’œil au site Web et abonnez-vous au compte Twitter pour consulter les offres d’emploi et, bien sûr, postuler. Le SCRS offre de très nombreuses possibilités intéressantes et stimulantes vers un avenir prometteur. Je m’excuse, mais il fallait que je le dise. Je profite toujours des occasions qui s’offrent à moi!

Le rythme étourdissant des changements technologiques a une incidence considérable sur le SCRS et le monde. Le SCRS doit réaliser des investissements importants pour tirer parti des technologies en vue d’accomplir notre mission et de fournir, à l’avenir, le matériel nécessaire à notre personnel. Si elles offrent des possibilités immenses, ces technologies font peser une menace considérable sur un service qui doit protéger des ressources, des informations et des méthodes sensibles. Le SCRS doit travailler de concert avec le secteur des affaires et les universités pour s’assurer de pouvoir s’adapter à un avenir axé sur les données et hautement technologique. Une telle démarche est absolument essentielle à l’atteinte de l’objectif commun : assurer la sécurité nationale.

D’entrée de jeu, j’ai parlé de la nécessité de rendre les cibles moins accessibles, travail qui ne peut se faire qu’en équipe et qui ne peut être couronné de succès que s’il repose sur des relations solides fondées sur la confiance et la transparence. J’ai ensuite exposé le contexte de la menace et ses différentes manifestations. Ce faisant, j’entendais démontrer qu’il est nécessaire de leur faire face au moyen d’une démarche cohérente, adoptée en collaboration. L’établissement de relations durables entre les services chargés de la sécurité nationale et les personnes qu’ils servent prend une importance sans précédent. C’est une tâche parfois compliquée et très difficile. Il nous arrive de ne pas être en mesure de communiquer des informations ou de donner notre version des faits, parce que des vies peuvent être en jeu, celles de sources humaines ou de membres du personnel. Je suis toutefois conscient qu’il faut tenter chaque jour de gagner la confiance de la population et des communautés, et ce, avec toute la transparence possible.

L’efficacité du SCRS repose sur les relations que nous entretenons. Nous en avons de besoin pour fournir des renseignements et des conseils fiables et prendre les mesures qui s’imposent pour assurer la protection du Canada. Nous nous engageons à établir avec vous des relations fondées sur la confiance et la transparence. Je vous invite à vous joindre à nous pour atteindre cet objectif. C’est essentiel à la réussite, à la prospérité et à la sécurité du pays, et ce, pour vous, pour moi, pour nos familles et pour nos enfants.

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