Instructions sur la tenue | Section 3 Accommodements religieux et spirituels

Table des matières

SENSIBILITÉ RELIGIEUSE

  1. Les besoins religieux et spirituels de divers groupes devraient être respectés, surtout durant les moments d’expression religieuse. En cas de conflit, les FAC doivent faire la différence entre les principes de dévotion, dont l’expression doit être permise si cela est faisable dans le contexte militaire, et les coutumes religieuses et spirituelles d’un groupe particulier, lesquelles peuvent faire l’objet d’accommodements lorsque cela est possible. Il convient que le choix des militaires désirant n’avoir aucune affiliation religieuse soit également respecté. Dans les cas extrêmes, on peut obtenir des conseils, suivant la chaîne de commandement, auprès de l’aumônier de la base/l’escadre ou encore de l’Aumônier général ou du Directeur – Droits de la personne et diversité (DDPD), au QGDN. Voir également section 1, alinéas 12.d. et e. et section 2, alinéa 5.c.
  2. Religious items or accessories (e.g., a Christian Cross) which are not visible or otherwise apparent are unregulated and may always be worn provided they do not interfere with the proper wear and use of uniform items, accoutrements, or equipment.

PORT DE LA COIFFURE

  1. Introduction. Le port d’une coiffure militaire à diverses occasions est l’expression d’une combinaison de l’étiquette culturelle de la société canadienne, de coutumes militaires et de pratiques religieuses. De façon générale, les règles de l’étiquette devraient être suivies. Les paragraphes qui suivent donnent d’autres directives sur le port de la coiffure dans des situations courantes. Ces directives mettent en lumière les différences entre les coutumes exigeant le retrait de la coiffure en signe de respect, en particulier par les hommes dans des circonstances religieuses (chrétiens d’Europe et d’Amérique du Nord), et celles qui obligent à se couvrir la tête pour des raisons religieuses (juifs ou autres, selon les circonstances). Des demandes similaires visant à ne pas retirer la coiffure peuvent également provenir de militaires qui choisissent de n’avoir aucune affiliation religieuse. De plus :
    1. Les militaires de confession juive peuvent porter une kippa noire de modèle uni avec la tenue de cérémonie, la tenue de mess, la tenue de service et la tenue de combat de la Marine, et une kippa DCamC RBT ou DCamC RA avec les tenues opérationnelles, lorsqu’ils ne portent aucune autre coiffure.
    2. Les paragraphes 14. à 21. de la présente section donnent les détails s’appliquant aux sikhs.
    3. Le paragraphe 22. de la présente section donne les détails s’appliquant aux musulmans.
    4. Le paragraphe 25. de la présente section donne les détails s’appliquant aux adeptes des traditions spirituelles autochtones.
  2. Funérailles militaires. Les porteurs, y compris leur commandant, doivent enlever leur coiffure lorsqu’ils portent le cercueil (sauf dans le cas des funérailles juives ou lorsque le port de la coiffure est indiqué par d’autres pratiques religieuses).
  3. Attestation. Les recrues ne doivent pas porter de coiffure (sauf si cela est exigé pour des raisons spirituelles ou religieuses) lorsqu’elles se présentent devant l’officier chargé de l’attestation. Ce dernier et l’escorte doivent porter la coiffure et l’enlever (sauf si le port en est exigé pour des raisons spirituelles ou religieuses) lors de la prestation du serment d’allégeance ou lors de l’affirmation solennelle. Par la suite, les personnes qui s’étaient découvertes doivent se recoiffer.
  4. Procès par voie sommaire. L’accusé doit se découvrir (sauf si le port de la coiffure est exigé pour des raisons spirituelles ou religieuses) lorsqu’il comparaît aux fins de procès par voie sommaire et il doit retirer tout article pouvant servir de projectile. Avant la prestation des serments, tous les militaires présents doivent recevoir l’ordre de retirer leur coiffure (sauf si le port en est exigé pour des raisons spirituelles ou religieuses). Après l’assermentation, les militaires présents qui s’étaient découverts, à l’exception de l’accusé, se voient donner l’ordre de se recoiffer.
  5. Cour martiale. La coiffure est portée ou enlevée conformément à l’étiquette de la cour. Voir l’A-LG-007- 000/AG-001, Procédures devant la cour martiale. Guide des participants et du public. Lorsque leurs pratiques religieuses le leur prescrivent (p. ex. dans le cas des sikhs), les membres des FAC n’ont pas à se découvrir lors de l’assermentation. Les témoins civils de sexe masculin (y compris les policiers civils) ne doivent pas porter de coiffure à la cour, sauf s’ils sont adeptes de confessions religieuses dans lesquelles il n’est ni permis ni acceptable de retirer la coiffure (p. ex. les juifs ou les sikhs).
  6. Immeubles consacrés. Les membres des FAC doivent se conformer à la coutume en ce qui concerne le port de la coiffure lorsqu’ils se trouvent dans un immeuble consacré, quelle qu’en soit la confession. Toutefois, les membres des FAC qui participent à une veille lors de l’exposition en chapelle ardente d’un dignitaire décédé ou qui, en tant que membres de la garde de drapeau consacré, présentent ou reçoivent les drapeaux doivent porter leur coiffure. Dans le cas des églises chrétiennes, il faut se découvrir à l’entrée de l’église (sauf les militaires de sexe féminin si telle est la coutume de la confession en question) et se couvrir à la sortie de l’église. Dans tous les cas, on doit demander conseil aux officiants du clergé et se conformer à leurs directives.
  7. Mess et cantines. Les militaires se prévalant des privilèges offerts par un mess ou une cantine doivent se découvrir en arrivant sur les lieux. À l’exception du personnel du mess ou de la cantine, les personnes qui y entrent afin d’y accomplir une tâche ou une inspection ou dans le but d’y maintenir ou d’y faire respecter l’ordre ou encore lorsque le port de la coiffure est indiqué par des pratiques religieuses (p. ex. la religion sikhe) n’ont habituellement pas à se découvrir.
  8. Immeubles civils. En règle générale, le personnel des FAC doit conserver la coiffure dans les endroits publics, y compris les ascenseurs. Cependant, il peut respecter l’usage civil concernant le port de la coiffure dans certains endroits publics comme les restaurants, les salles de spectacle et les tribunaux civils. Le personnel en service qui agit à titre d’escorte armée dans un tribunal civil doit demeurer coiffé.
  9. Transports en commun. Les membres des FAC qui utilisent les véhicules publics locaux pour se déplacer peuvent enlever leur coiffure. Ceux qui se déplacent sur de longues distances en autobus, en train ou en avion peuvent retirer leur coiffure pendant le trajet, mais doivent la remettre avant de descendre.
  10. Véhicules militaires et véhicules personnels
    1. Le militaire en uniforme doit porter la coiffure appropriée lorsqu’il conduit un véhicule militaire ou lorsqu’il est passager d’un tel véhicule, sauf dans les cas suivants :
      1. si le toit du véhicule est trop bas pour que le militaire puisse porter sa coiffure sans qu’elle ne nuise à son confort et à sa sécurité;
      2. pendant les voyages de longue durée;
      3. si le militaire qui détient le grade le plus élevé parmi les passagers donne l’ordre de l’enlever;
      4. dans une voiture d’état-major, dans son véhicule personnel ou en autobus.

NOTA

Tous les véhicules loués par le MDN sont considérés comme des véhicules militaires.

    1. Lorsque le militaire a retiré sa coiffure conformément aux instructions figurant ci-dessus, il doit la remettre :
      1. en approchant ou en s’éloignant d’un établissement militaire;
      2. immédiatement en sortant d’un véhicule militaire ou d’un véhicule personnel.
  1. Rassemblements. Tous les militaires qui participent à un rassemblement doivent retirer leur coiffure lorsque l’ordre en est donné, à l’exception des musiciens et des porte-drapeau consacré/porte-drapeau et de leurs escortes. Les sentinelles situées à proximité peuvent être autorisées à garder leur coiffure habituelle durant un rassemblement alors que les autres enlèvent la leur, afin d’éviter des complications pendant l’exercice militaire. Lorsque le retrait de la coiffure est exigé dans le cadre d’un service religieux, il revient aux militaires de décider s’ils la conservent ou non.

SIKHS

  1. Les membres des FAC adeptes de la religion sikhe (keshadharis) doivent porter les uniformes des FAC et observer la politique et les instructions des FAC en matière de tenue. Toutefois, les exceptions suivantes s’appliquent :
    1. Le militaire adepte de la religion sikhe doit porter la barbe et les cheveux non taillés, à condition que cela ne risque pas de compromettre la sécurité ni la mission opérationnelle lorsqu’il doit porter certaines pièces d’équipement opérationnel ou professionnel telles que masque à gaz, masque à oxygène, casque de combat, casque d’équipage de véhicule, casque d’aviateur, casque de protection, masque de plongée, etc. Lorsqu’il existe effectivement un danger, le militaire doit modifier ses cheveux ou sa barbe, ou les deux, de façon à pouvoir porter l’équipement requis.
    2. En plus des cheveux non taillés, le personnel masculin et féminin de religion sikhe est autorisé à porter quatre autres attributs symboliques (voir paragraphe 16.) avec toutes les tenues réglementaires. Dans l’éventualité d’un conflit entre la nécessité de porter des articles d’habillement et d’équipement opérationnels ou de sécurité et ces symboles religieux, la façon de porter ces derniers doit être modifiée. Les commandants d’unité conservent le droit de dicter le genre d’ajustement nécessaire pour satisfaire à des exigences opérationnelles et de sécurité légitimes.
    3. Les membres sikhs des FAC doivent porter le turban avec les tenues de cérémonie, de mess et de service. Le turban doit aussi être porté avec les tenues de travail spécialisées et opérationnelles, sous réserve des impératifs opérationnels et de sécurité décrits à l’alinéa a. Lorsqu’ils participent à des opérations de combat ou à de l’entraînement opérationnel ou qu’ils servent au sein de contingents multinationaux ou de maintien de la paix, les adeptes de la religion sikhe doivent, quand cela est jugé essentiel, se couvrir la tête d’un patka ou d’un autre article vestimentaire traditionnel (voir paragraphe 21.) par-dessus lequel ils doivent porter la coiffure (y compris le casque de combat) et autres articles d’équipement militaire, selon les ordres du commandant.
  2. Compte tenu des exceptions prévues au paragraphe 14., le personnel en uniforme ne doit pas retirer le turban ni la coiffure additionnelle pour femmes qui est autorisée. De même, le personnel en service portant des vêtements civils ne doit pas retirer le turban civil ni la coiffure civile pour femmes appropriée. Plus particulièrement, le personnel ne doit pas retirer ces types de coiffure dans les circonstances suivantes :
    1. lors d’un rassemblement;
    2. à des funérailles militaires, lorsque la personne est l’un des porteurs;
    3. pendant que l’officier chargé de l’attestation fait prêter le serment d’allégeance
    4. lors de la comparution, à titre d’accusé, devant un officier habilité à juger, lors d’un procès ou d’une enquête sommaire;
    5. lors de la comparution devant une cour martiale à titre d’accusé;
    6. en entrant dans un immeuble consacré;
    7. en entrant dans un mess, une cantine ou une salle à manger;
    8. lors d’activités officielles ou non officielles, alors que le retrait de la coiffure pourrait par ailleurs être jugé à propos.
  3. Les adeptes de la religion sikhe doivent, sous réserve des dispositions du paragraphe 14., observer les cinq exigences symboliques suivantes:
    1. Kesh – ne pas se tailler les cheveux ni la barbe, ni couper aucun poil du corps;
    2. Kanga – porter le peigne;
    3. Kara – porter le bracelet de fer;
    4. Kacha – porter des sous-vêtements d’un modèle particulier;
    5. Kirpan – porter le poignard symbolique dont la longueur totale, y compris le manche et la gaine, ne dépasse pas 23 cm.
  4. Les couleurs des turbans et des hidjabs sont les suivantes (voir également chapitre 5, section 1) :
    1. Marine – blanc ou bleu marine (noir) lorsque le port du béret de la Marine est obligatoire;
    2. Armée – vert foncé ou autre couleur permise;
    3. Force aérienne – bleu clair;
    4. tenues de combat – vert canadien moyen;
    5. grande et petite tenues – couleur qui s’agence avec la couleur de la coiffure habituelle. Les articles composant la grande et la petite tenue sont décrits au chapitre 6. Les unités doivent obtenir l’approbation comme il est décrit au chapitre 2, section 1, paragraphes 24. à 26., suivant la chaîne de commandement, y compris les conseillers de branche.
  5. Les militaires peuvent porter des rubans croisés sur le turban de la Marine, de l’Armée et de la Force aérienne conformément aux coutumes des branches ou régiments, comme le montre la figure 2-3-1.
  6. Les policiers militaires doivent porter deux rubans écarlates d’une largeur de 3 cm.
  7. Le puggaree (voir figure 2-3-1) doit être de la même couleur que le turban.
  8. Façon de porter les articles sikhs. Les directives figurant ci-dessous n’ont pas pour objet d’indiquer en détail la façon de se coiffer, de porter le peigne ou d’enrouler le turban. Elles visent plutôt à garantir l’uniformité de la tenue chez les membres sikhs des FAC. Les symboles religieux et les insignes doivent donc se porter comme suit :
    1. Turban. Porté bas, à la manière sikhe, et enroulé de telle sorte que le côté droit recouvre le côté gauche, sur le front. Le bord inférieur des rubans, s’il y a lieu, est placé à 2 cm du bord inférieur du turban, sur les côtés de la tête, et les deux rubans se croisent au centre du front, le droit par-dessus le gauche. On fixe ces rubans en rentrant leurs extrémités dans les replis du turban, à l’avant et à l’arrière.
    2. Insigne de coiffure. Se porte centré sur le devant du turban, au point d’intersection des rubans. L’insigne doit être modifié sur place de telle sorte qu’on puisse le fixer au tissu par une agrafe.
    3. Patka. Coiffure traditionnelle sikhe en toile qui remplace au besoin le turban, p. ex. sous le casque de combat, d’aviateur ou de plongée ou encore durant la pratique de sports ou les périodes d’activité physique ardue (voir figure 2-3-1).
    4. Kesh (cheveux). Dans le cas du personnel masculin, les cheveux sont noués sur le sommet de la tête et la barbe est fixée sous le menton, de façon à donner une apparence soignée. Dans le cas du personnel féminin, les cheveux sont coiffés en chignon à l’arrière de la tête, pour faciliter le port de la coiffure standard des FAC.
    5. Kanga (peigne). Dissimulé dans la chevelure.
    6. Kara (bracelet). Se porte au poignet droit.
    7. Kirpan (poignard). Doit rester dans la gaine, sauf pour certains rites religieux et aux fins de nettoyage. Le kirpan engainé, porté sous la chemise ou la veste de dessus, est suspendu à une bretelle de tissu noir passant de l’épaule droite au côté gauche. Si le kirpan nuit au port de certains attributs de l’uniforme ou articles d’équipement, il peut être porté du côté droit, la bretelle étant posée sur l’épaule gauche.

MUSULMANS

  1. Les membres des FAC de sexe féminin qui sont de confession musulmane doivent porter les uniformes des FAC et observer les règles et instructions sur la tenue des FAC, comme il est indiqué à la section 1, sous-sous-alinéa 12.(d)(2)(b). Pour des raisons spirituelles et religieuses, les femmes militaires sont autorisées à porter le hidjab, une chemise à manches longues modifiée au lieu de la chemise à manches courtes de la tenue réglementaire 3B et une jupe de tenue de service modifiée allant à la cheville en remplacement de la jupe de tenue de service plus courte. Elles peuvent se coiffer du hidjab en tenant compte des normes de sécurité applicables et dans la mesure où le port de cette coiffure ne nuit pas à celui du masque à gaz, du masque à oxygène, du casque de combat/d’équipage de véhicule/d’aviateur/de protection, du masque de plongée, etc. Au besoin, elles doivent modifier leur style de coiffure ou le hidjab, ou les deux, de façon à pouvoir porter correctement ces articles d’équipement.
  2. Façon de porter le hidjab
    1. Les femmes musulmanes qui choisissent de porter le hidjab porteront le modèle approuvé de la couleur UDA appropriée. Un hidjab blanc sera porté avec la tenue de mess. Le hidjab doit être porté de façon à permettre de porter correctement toute coiffure des FAC et tout équipement de sécurité requis.
    2. Lorsque la chemise à manches longues des FAC modifiée est portée en remplacement de la chemise à manches courtes de la tenue de service (tenue réglementaire 3B), tous les attributs habituellement portés sur la chemise à manches courtes, notamment les rubans et les insignes de spécialiste, seront portés sur la chemise à manches longues. Les boutons et attaches seront tous attachés. Cette tenue ne comprendra aucune cravate, et le hidjab sera porté à l’intérieur du col de chemise. La chemise tombera par-dessus la jupe ou le pantalon. Le hidjab et la chemise modifiée doivent être portés ensemble.
    3. La chemise de tenue de service modifiée et le hidjab peuvent être portés avec les tenues réglementaires nos 1 et 3. Avec ces tenues, une cravate sera portée.
  3. Les exigences spécifiques concernant le port du hidjab sont les suivantes :
    1. Le hidjab doit être polyvalent, confortable, d’apparence soignée, perméable à l’air et facile à enlever. Il doit également fournir à la personne qui le porte une protection adéquate contre les conditions d’entraînement particulières à chaque environnement et climat.
    2. Le hidjab doit comporter deux parties.
    3. Le hidjab doit être ajusté au visage de la personne qui le porte et doit permettre le port des coiffures et casques militaires. Le hidjab doit également être en conformité avec les couleurs et le style des uniformes, UDA et tenues de mess, portés dans les trois armées.

NOTA

Les cheveux doivent être coiffés comme il est indiqué à la section 2, paragraphe 5.

AUTOCHTONES

  1. Port du médaillon des anciens combattants autochtones et de la ceinture fléchée des Métis. Les membres autochtones et métis des FAC en uniforme peuvent porter le médaillon des anciens combattants autochtones et la ceinture fléchée des Métis lors des activités à l’intention des Autochtones (p. ex. festival autochtone, Prix d’excellence décernés aux Autochtones, pow-wows, etc.) et, avec l’autorisation du commandant local, lors des défilés et des cérémonies servant à honorer les membres autochtones des FAC, ainsi que le jour du Souvenir. Lorsqu’ils sont autorités, ces attributs spirituels doivent être portés de la façon suivante :
    1. Medallion. Du côté droit de l’uniforme, sous la plaquette patronymique.
    2. Les hommes et les femmes doivent porter la ceinture autour de la taille, par-dessus la tunique ou la veste. Elle doit être attachée du côté gauche, les bouts reposant sur la jambe gauche. La ceinture fléchée se porte sous le ceinturon de cérémonie

Figure 2-3-1 Articles sikhs dont le port est autorisé

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