Protocole de Montréal – protéger la couche d’ozone et s’attaquer aux changements climatiques

Il y a 30 ans, les nations du monde entier se réunissaient à Montréal pour signer l’historique Protocole de Montréal, afin de afin de s’attaquer à un problème mondial considérable qui menaçait notre santé et notre environnement: l’appauvrissement de la couche d’ozone de la planète. Le Protocole a réussi à freiner l’appauvrissement de la couche d’ozone et, comme certaines substances visées avaient également pour effet de réchauffer la planète, le Protocole a aussi eu pour conséquence d’aider la communauté mondiale à faire un grand pas en avant dans la lutte contre les changements climatiques.

Cet automne, le Canada a accueilli une fois de plus les pays du monde entier, pour célébrer 30 années de collaboration pour protéger la couche d’ozone et lutter contre les changements climatiques.

Le 15 septembre, à la Maison du développement durable de Montréal, la ministre canadienne de l’’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, était accompagnée des leaders environnementaux mondiaux pour souligner le 30e anniversaire du Protocole de Montréal.

Dans le cadre des célébrations, les Nations Unies ont lancé la campagne des Héros de l’ozone des Nations Unies (en anglais seulement). Élaborée dans le cadre d’un partenariat entre les Nations Unies et Marvel, cette campagne vise à sensibiliser les gens sur la façon dont la communauté mondiale a collaboré pour s’attaquer au problème environnemental que représente l’appauvrissement de la couche d’ozone.

Transcription

Célébrons 30 années de protection de la couche d’ozone.

Le monde a uni ses efforts pour réduire et éliminer les substances chimiques qui détruisent la couche d’ozone.

Le Protocole de Montréal

À titre de chef de file des sciences de l’atmosphère, le Canada surveille et mesure la couche d’ozone en utilisant des observations satellitaires, des ballons-sondes spécialement équipés et des instruments au sol.

Le Protocole de Montréal et l’Amendement de Kigali aideront la couche d’ozone à poursuivre son rétablissement.

Un autre moyen pour le Canada d’agir contre les changements climatiques.

En s’appuyant sur le succès du Protocole de Montréal pour s’attaquer à l’appauvrissement de la couche d’ozone, les pays du monde entier luttent dorénavant contre les  changements climatiques en réduisant les hydrofluorocarbones qui contribuent au réchauffement du climat.

Le Canada s’est également engagé à fournir un appui financier accru au Fonds multilatéral du Protocole de Montréal en vue d’aider les pays en développement à réduire les hydrofluorocarbones de façon graduelle.

Les délégués et les chefs de file mondiaux en environnement se sont réunis à Montréal du 20 au 24 novembre 2017. La 11e Conférence des Parties à la Convention de Vienne et la 29e Réunion des Parties du Protocole de Montréal menées conjointement représentent l’occasion pour le monde de faire progresser encore son engagement à éliminer progressivement les hydrofluorocarbones et à lutter contre les changements climatiques.

Le Canada a ratifié l’Amendement de Kigali le 3 novembre 2017, devenant le 11e pays à le faire. Le Canada travaillera avec tous les pays maintenant que l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal sera mis en œuvre. La réduction graduelle des hydrofluorocarbones constitue une autre étape clé de la mise en œuvre du Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques.

Le gouvernement du Canada continuera d’assumer un rôle de chef de file pour protéger la couche d’ozone, lutter contre le changement climatique et aider notre pays ainsi que le monde entier à se doter d’une économie mondiale plus propre. Le monde reconnaît que la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la promotion de la croissance économique vont de pair.

Transcription

En 1987, le Protocole de Montréal a réuni le monde Pour réduire et éliminer l’utilisation des produits chimiques comme les chlorofluorocarbones (CFCs) qui causent l’amincissement de la Couche d’ozone

197 pays se sont engagés à agir.

Résultat, la couche d’ozone se reforme lentement. Les scientifiques estiment qu’elle sera restaurée vers le milieu du siècle. Le Protocole de Montréal est une mesure réussie dans la lutte mondiale contre les changements climatiques.

Prix Ozone du PNUE

Pour souligner le 30e anniversaire du Protocole de Montréal, le Secrétariat de l’ozone et le gouvernement du Canada ont organisé la cérémonie de remise des Prix Ozone. Cliquez ici pour découvrir qui sont les lauréats canadiens des Prix Ozone!

Chiffres et faits saillants

Le Protocole de Montréal a été ratifié par 197 pays, ce qui en fait le premier et le seul traité de l’histoire des Nations unies à obtenir une ratification universelle.

  • Avant le Protocole de Montréal, les substances appauvrissant la couche d’ozone étaient couramment utilisées au Canada dans les réfrigérateurs, les mousses d’isolation, les bombes aérosols et les climatiseurs.
  • Depuis 1987, le Protocole de Montréal a permis de :
    • éliminer plus de 99 % des substances responsables de l’amincissement de la couche d’ozone qui protège la Terre;
    • éviter, dans le monde entier, des millions de cas de cancer de la peau et de cataractes;
    • de prévenir, dès 2010, la formation de l’équivalent de plus de 135 milliards de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone, ce qui équivaut à près de 175 ans d'émissions de GES pour le Canada
  • En réduisant les HFC aux termes du Protocole de Montréal, la Terre pourrait éviter de gagner 0,5 degré Celsius d’ici la fin du siècle et la couche d’ozone serait protégée.
Jusqu'à 2 millions de cas de cancer de la peau par année pourraient être évités dans le monde d'ici 2030
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