Protocole de Montréal : protéger la couche d’ozone et s’attaquer aux changements climatiques

Le Protocole de Montréal a permis de freiner la destruction de la couche d’ozone. À l’échelle mondiale, il constitue une avancée significative dans la lutte contre les changements climatiques.

Au Canada et dans le monde entier, le Protocole de Montréal réglemente la production et la consommation de près de 100 substances qui appauvrissent la couche d’ozone, le bouclier atmosphérique de la Terre qui protège les êtres humains et les autres formes de vie des rayonnements ultraviolets.

Transcription

En 1987, le Protocole de Montréal a réuni le monde.

Pour réduire et éliminer l’utilisation des produits chimiques comme les chlorofluorocarbones (CFCs).

Qui causent l’amincissement de la Couche d’ozone 197 pays se sont engagés à agir.

Résultat, la couche d’ozone se reforme lentement.

Les scientifiques estiment qu’elle sera restaurée vers le milieu du siècle.

Le Protocole de Montréal est une mesure réussie dans la lutte mondiale contre les changements climatiques.

32 ans et en voie de guérison

Le 16 septembre 2019 a marqué le 32e anniversaire de l’un des accords environnementaux mondiaux les plus réussis de tous les temps. En 1987, les nations se sont réunies à Montréal (Québec) pour signer un pacte historique visant à lutter contre l’appauvrissement de la couche d’ozone de l’atmosphère, un problème qui menaçait l’environnement et la santé humaine sur l’ensemble de la planète.

Au cours des années qui ont suivi, les 197 pays signataires du Protocole de Montréal l’ont ratifié et ont convenu de travailler ensemble pour réparer le trou dans la couche d’ozone de la Terre. Depuis sa mise en place, le Protocole de Montréal a contribué à prévenir des millions de cas de cancers de la peau et de cataractes. Il a également aidé à éliminer progressivement 99 p. 100 de la production et de la consommation de substances appauvrissant la couche d’ozone. Chaque année, le 16 septembre, Journée mondiale de l’ozone décrétée par l’ONU, nous rendons hommage aux efforts continus déployés pour réparer la couche d’ozone et protéger la santé de toutes les nations et notre environnement commun.

Le Protocole de Montréal contribue à la lutte contre les changements climatiques

Saviez-vous que certaines substances appauvrissant la couche d’ozone sont aussi de puissants gaz à effet de serre? En 2010, le Protocole de Montréal avait déjà permis d’éliminer l’équivalent de plus de 135 milliards de tonnes d’émissions de dioxyde de carbone dans le monde entier, soit à peu près ce que le Canada aurait produit en 175 ans!

Aujourd’hui, le Protocole de Montréal aide à réduire progressivement les produits chimiques à base d’hydrofluorocarbones qui réchauffent le climat et qui ont été introduits comme produits de remplacement sans danger pour la couche d’ozone. Le 1er janvier 2019, l’Amendement de Kigali au Protocole de Montréal, qui a imposé une réduction progressive des hydrofluorocarbones à l’échelle mondiale, est entré en vigueur. Il deviendra plus rigoureux dans les années à venir. La mise à jour du règlement sur les hydrofluorocarbones contribue à rendre les nouveaux réfrigérateurs, climatiseurs et produits en mousse plus respectueux du climat.

La réduction des hydrofluorocarbones aux termes du Protocole de Montréal permettra d’éviter que la température du globe s’élève de 0,5 degré Celsius d’ici à la fin du présent siècle. Le Canada continue de collaborer avec tous les pays pour mettre en œuvre l’Amendement de Kigali. Le Canada s’est également engagé à apporter un soutien financier accru au Fonds multilatéral du Protocole de Montréal afin d’aider les pays en développement à mettre en œuvre une élimination progressive des hydrofluorocarbones.

Regardez la vidéo sur la manière dont l’Amendement de Kigali réduit les changements climatiques (en anglais seulement).

Poursuivre le rétablissement

Le monde doit poursuivre ses efforts pour assurer le rétablissement complet de la couche d’ozone et de nouvelles réductions des émissions des hydrofluorocarbones. Le Canada continue de diriger les efforts internationaux par le biais de ses programmes de surveillance atmosphérique, de l’élaboration de politiques et de la collaboration avec d’autres pays.

Dans le cadre des contributions du Canada aux réseaux mondiaux d’observation, Environnement et Changement climatique Canada est responsable du Centre mondial de données sur l’ozone et le rayonnement ultraviolet de l’Organisation météorologique mondiale et de l’une des normes mondiales en matière de mesures de l’ozone stratosphérique. Les scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada travaillent avec d’autres chercheurs et organisations. Par exemple, ils collaborent avec l’Agence spatiale canadienne afin de surveiller les concentrations de produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone depuis l’espace dans le cadre de la mission satellitaire canadienne SCISAT – Expérience sur la chimie atmosphérique. Ces données servent à évaluer les modèles canadiens qui contribuent aux projections du rétablissement de l’ozone dans la stratosphère.

Malheureusement, la surveillance atmosphérique récente a permis de déceler une augmentation de certains produits chimiques appauvrissant la couche d’ozone au-dessus de l’Asie orientale, découlant possiblement de la fabrication illégale de produits. Environnement et Changement climatique Canada collabore avec d’autres pays et le Programme des Nations Unies pour l’environnement afin de trouver des solutions mondiales à ce problème.

Participez au rétablissement de la couche d’ozone

Nous pouvons participer individuellement au rétablissement de la couche d’ozone et à la réduction des émissions d’hydrofluorocarbones qui réchauffent le climat. Voici quelques moyens :

  • Éliminer les réfrigérateurs, congélateurs et climatiseurs de manière responsable et conformément aux exigences locales – de nombreuses collectivités offrent des services gratuits pour s’assurer que les produits chimiques des vieux appareils sont récupérés et éliminés de façon adéquate afin d’éviter le rejet de produits chimiques dans l’atmosphère;
  • Vérifier l’étanchéité des climatiseurs de la voiture et de la maison – les appareils qui fuient doivent être réparés avant d’être rechargés;
  • Garder les pièces fraîches la nuit en période de chaleur grâce à la ventilation, si possible sans climatisation – rappelez-vous qu’un réglage plus élevé de votre thermostat permet également d’économiser de l’énergie;
  • Allumer le climatiseur de la voiture après avoir conduit pendant quelques minutes les vitres ouvertes;
  • Stationner les voitures à l’ombre lorsque c’est possible afin de réduire l’utilisation du climatiseur.

Pour en savoir plus

À propos du Protocole de Montréal (en anglais seulement)

31e Réunion des Parties au Protocole de Montréal (en anglais seulement)

Journée mondiale de l’ozone 2019 – 32 ans et en voie de guérison (en anglais seulement)

En savoir plus sur les hydrofluorocarbones

SCISAT et l’expérience sur la chimie atmosphérique

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