Discours pour l'honorable Jane Philpott, ministre des Services aux Autochtones - Partenaires en réconciliation : reconnaître et respecter la santé autochtone

Discours

Allocution présentée au
Forum des politiques publiques
Partenaires en réconciliation : reconnaître et respecter la santé autochtone

Le 26 septembre 2017
Centre national des Arts
Ottawa (Ontario)


Merci beaucoup. C’est un véritable honneur d’être ici avec vous dans ce lieu splendide, sur les terres traditionnelles du peuple algonquin. Merci de m’avoir invitée. Je suis toujours heureuse d’être en présence de passionnés de politiques, et je suis ravie d’avoir l’occasion de présenter mon premier discours officiel à titre de ministre des Services aux Autochtones.

Lorsque vous m’avez invitée à assister à cet événement j’étais la ministre de la Santé du Canada et comme on a déjà dit il y a un mois j’ai été assermentée en tant que ministre des Services aux Autochtones, soit la première personne à agir à ce titre. Je suis ravie que le premier ministre ait nommé Ginette Petitpas Taylor comme nouvelle ministre fédérale de la Santé. J’attends avec impatience de travailler avec elle à poursuivre notre engagement commun d’améliorer la vie des Canadiens.

Permettez moi tout d’abord de vous raconter l’histoire d’une jeune femme nommée Eileen Cooney Lucy. Eileen est décédée dans la ville où nous nous trouvons en janvier dernier. Elle avait 15 ans. Elle venait d’une petite communauté de (langue autochtone) au Nunavut. Elle était malade depuis au moins deux ans, mais ce n’est que quelques heures avant son décès qu’elle a reçu un diagnostic : elle avait la tuberculose.

En 2017, à Ottawa, une jeune fille de 15 ans est décédée de la tuberculose, une maladie infectieuse qui peut être traitée. Selon moi, son infection bactérienne n’a été qu’un facteur parmi d’autres. D’autres facteurs ont mené au décès d’Eileen : une pénurie de personnel infirmier, des barrières linguistiques, des évacuations médicales, des délais causés par le mauvais temps, des retards de diagnostic et une épidémie qui persiste chez les Inuits du Canada depuis plus d’un siècle.

Je dédie le discours d’aujourd’hui à Eileen et à tous les autres jeunes Autochtones de notre pays qui souffrent et qui meurent inutilement. Ce sont pour ces jeunes que nous devons parler de ce qui se passe, afin d’empêcher d’autres jeunes Canadiens de connaître un sort similaire. Selon le matériel promotionnel de l’événement d’aujourd’hui, la conférence doit porter sur la réconciliation et sur des stratégies de mise en œuvre des appels à l’action en matière de santé de la Commission de vérité et réconciliation.

Aujourd’hui, je parlerai d’un appel à l’action en particulier. Il s’agit de l’appel à l’action numéro 18. Je ne sais pas si certains d’entre vous le connaissent par cœur, mais je vais le lire pour ceux qui ne le connaissent pas. Cet appel à l’action se lit comme suit : « Nous demandons au gouvernement fédéral, aux gouvernements provinciaux et territoriaux ainsi qu’aux gouvernements autochtones de reconnaître que la situation actuelle sur le plan de la santé des Autochtones au Canada est le résultat direct des politiques des précédents gouvernements canadiens, y compris en ce qui touche les pensionnats indiens, et de reconnaître et de mettre en application les droits des Autochtones en matière de soins de santé tels qu’ils sont prévus par le droit international et le droit constitutionnel, de même que par les traités. »

J’aimerais aborder trois points de cet appel à l’action. Premièrement, la situation actuelle sur le plan de la santé des Autochtones au Canada, deuxièmement, le rôle des politiques des précédents gouvernements et troisièmement, la reconnaissance des droits. Le rapport complet de la Commission de vérité et réconciliation, comme vous le savez sans doute, aborde largement la santé, en particulier les écarts dans les résultats en matière de santé entre les communautés autochtones et les communautés non autochtones au Canada.

Je suis certaine que si nous avions le temps, vous pourriez tous me décrire les écarts dans les résultats en matière de santé qui vous préoccupent particulièrement, mais voici ceux qui me préoccupent le plus : le taux de mortalité infantile chez les Premières Nations et les Inuits est de deux à trois fois plus élevé que celui rencontré chez la population non autochtone. Le taux de diabète chez les Premières Nations est de trois à quatre fois plus élevé que celui de la population non autochtone. Le taux d’incidence de la tuberculose chez les Inuits est 270 fois plus élevé que le taux observé dans la population non autochtone née au Canada.

Je pourrais énumérer de nombreux autres écarts dans les résultats en matière de santé. Nous pourrions passer le reste de la journée à discuter des raisons de ces écarts. Nous devrions alors parler des déterminants sociaux de la santé : l’éducation, l’emploi, le logement, etc. Nous devrions parler des effets du traumatisme intergénérationnel. Nous devrions aussi admettre que la discrimination raciale existe encore aujourd’hui dans les systèmes de santé de notre pays.

Si l’on cherche à expliquer brièvement comment ces écarts épouvantables ont pu se creuser, la réponse se trouve peut être dans cet appel à l’action de la Commission de vérité et réconciliation. Ces statistiques troublantes sont attribuables aux lois, aux politiques et aux pratiques de notre pays, notamment les pensionnats, les réinstallations forcées de masse et l’oppression culturelle intentionnelle.  

Il est plus que temps de mettre fin à cette discrimination enracinée non seulement parce que c’est la bonne chose à faire, mais parce que notre pays ne pourra jamais développer son plein potentiel jusqu’à ce que ces torts soient redressés et tous les Canadiens aient des occasions justes et véritables de prospérer. Je suis fière de faire partie d’un gouvernement qui a comme priorité le renouvellement de la relation avec les peuples autochtones, une relation fondée sur la reconnaissance des droits, le respect, la coopération et le partenariat.

L’an dernier, notre premier ministre a pris une importante décision en établissant un groupe de travail de ministres chargé d’examiner les lois, les politiques et les pratiques opérationnelles du gouvernement fédéral. Je suis très heureuse de faire partie de ce groupe de travail. Nous avons rencontré des dirigeants autochtones, des universitaires et des spécialistes en politiques pour examiner les lois et politiques qui devront être changées pour rétablir nos relations avec les peuples autochtones et éliminer les écarts socioéconomiques qui séparent nos communautés. Sur le plan de la santé, que révèle l’examen des lois et des politiques de notre pays?

Avant de commencer à répondre à cette question, j’aimerais vous rappeler un extrait du rapport de la Commission de vérité et réconciliation, qui se lit comme suit : L’accès aux soins de santé est un droit inscrit dans les lois internationales et constitutionnelles de même que dans les traités. La Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones reconnaît que les peuples autochtones ont le droit à l’intégrité physique et morale, de même que le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible.

C’est dans le contexte de ces droits que, lorsque l’on examine les lois de notre pays, on constate l’absence d’un cadre législatif clair portant précisément sur la santé et les soins de santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Au lieu de ce cadre, la question de la santé des Autochtones a été régie par une série de politiques ministérielles gérées par différentes institutions fédérales, soit par le ministère des Affaires indiennes au début des années 1900, puis par le ministère qui est maintenant Santé Canada depuis les années 1940.

Le mandat de la Direction générale de la santé des Premières Nations et des Inuits a été établi en vertu d’un document intitulé Politique de 1979 sur la santé des Indiens. Ce mandat n’avait pas été annoncé à l’occasion de la signature d’une entente, mais au moyen d’une télécopie, envoyée à ce qui s’appelait alors la Fraternité nationale des Indiens. Il n’a pas été mis à jour depuis. Outre les ambiguïtés législatives et l’âge de cette orientation stratégique, vieille de plusieurs décennies, il y a la question de la participation des peuples autochtones, qui n’a pas été sollicitée suffisamment dans les démarches de gouvernance, de leadership, de conception, de prestation et de contrôle touchant leurs propres services de santé.

Le financement est inadéquat, incertain et imprévisible, une situation qui entraîne la prise de décisions budgétaires ponctuelles, le plus souvent sans dialogue avec les Autochtones. Étant donné le manque chronique de financement, il faut gérer les crises par des mesures à court terme plutôt que de réaliser des investissements à long terme dans la promotion de la santé et la prévention des maladies. De même, en raison des incertitudes quant aux rôles et aux responsabilités des gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux, les peuples autochtones ont trop souvent été laissés de côté, victimes de querelles autour de questions liées aux champs de compétence, à savoir qui devait payer pour quoi.

Je crois qu’Alika a déjà fait référence à certains récits de ce type, des personnes qui, de façon tragique, avaient été laissées sur le carreau. Aux défis auxquels font face les Autochtones s’ajoute le fait qu’ils se sentent souvent en danger, incompris et stigmatisés dans les systèmes de santé dont les membres du personnel et de l’équipe d’administration sont pour la plupart des non Autochtones qui ne comprennent, voire ne respectent pas leurs connaissances et leurs pratiques. Ainsi, l’on comprend clairement pourquoi la Commission de vérité et réconciliation a demandé que l’on reconnaisse que la situation actuelle de la santé des Autochtones au Canada est une conséquence directe des anciennes politiques du gouvernement fédéral.

Bien entendu, je n’ai parlé que du fragile réseau de politiques gouvernementales qui touchent directement les soins de santé. Je pourrais parler bien longtemps d’autres politiques gouvernementales liées aux déterminants sociaux de la santé, des politiques relatives au logement, à l’éducation, à la sécurité publique et à presque tous les secteurs dans lesquels le gouvernement joue un rôle, dont les répercussions sont peut­être encore plus importantes sur la santé et la qualité de vie. Toutefois, je veux aussi aborder des éléments positifs.

Je veux vous donner des raisons de croire qu’il y a de l’espoir pour un avenir meilleur lorsque nous travaillons tous ensemble. Le groupe de travail des ministres sur l’examen des lois et des politiques a adopté un ensemble de 10 principes, appelés « Principes régissant la relation du gouvernement du Canada avec les peuples autochtones ». Ils témoignent d’une transformation de la relation, fondée sur la reconnaissance plutôt que sur le déni des droits.

Je vous invite à prendre connaissance de ces principes et à les assimiler. Selon le premier principe, toutes les relations avec les peuples autochtones doivent être fondées sur la reconnaissance et la mise en œuvre des droits des Autochtones, y compris leur droit inhérent à l’autodétermination et leur droit à l’autonomie gouvernementale. Ce concept de reconnaissance des droits prend sa source de l’appel à l’action 18 de la Commission de vérité et réconciliation, qui demandait précisément la reconnaissance et la mise en œuvre des droits en matière de soins de santé.

Le rapport de la Commission de vérité et réconciliation n’est pas le premier rapport publié de notre vivant à avoir présenté la reconnaissance des droits comme essentielle à la réconciliation. En effet, il y a un peu plus de 20 ans, la Commission royale sur les peuples autochtones avait déclaré que la reconnaissance des droits était un impératif. Cet appel à l’action de la Commission royale ressemble beaucoup à ceux de la Commission de vérité et réconciliation. Par exemple, si on lit le rapport de la Commission royale – ce que je vous encourage fortement à faire, ne serait ce que les grandes lignes –, voici ce qu’on y trouve :

« Les autochtones ne veulent pas de pitié ni d’aumône. Ce qu’ils veulent, c’est qu’on reconnaisse que tous ces problèmes sont en grande partie dus à la perte de leurs terres et de leurs ressources, à la destruction de leurs économies et de leurs institutions sociales, et à la négation de leurs identités nationales. Ils cherchent réparation pour ces injustices, mais ce qu’ils veulent surtout, c’est de pouvoir contrôler leurs vies. » La Commission royale sur les peuples autochtones a pleinement indiqué que les peuples autochtones auraient besoin de nouvelles structures.

Un des changements structurels recommandés par la Commission royale était d’éliminer le ministère des Affaires autochtones et du Nord. Pour remplacer le Ministère, la Commission a conseillé de créer deux nouveaux ministères, un ministère des Relations autochtones et un ministère des Services aux Autochtones. C’est exactement ce que nous avons fait il y a quatre semaines.  

À titre de ministre des Services aux autochtones mon travail sera de collaborer avec la ministre Bennett et la ministre Petitpas Taylor et tous mes collègues au Cabinet ainsi qu’avec une panoplie d’autres partenaires pour veiller à ce que les services soient uniformes et de haute qualité et améliorent la qualité de vie quotidienne des Premières Nations, des Inuits et de la Nation des Métis.

Nous nous employons à démanteler de vieilles structures coloniales et bureaucratiques, et à créer le nouveau ministère des Relations Couronne-Autochtones et des Affaires du Nord, dont le rôle principal sera de soutenir les peuples autochtones dans leurs efforts pour renforcer leurs institutions politiques, culturelles, juridiques et économiques distinctes, et pour gérer leurs propres affaires de façon autonome, notamment au moyen de la reconnaissance et de la mise en œuvre de l’autonomie gouvernementale comme expression d’autodétermination.

En parallèle, nous reconnaissons que le gouvernement fédéral fournit depuis longtemps des services aux peuples autochtones et qu’il a toujours un rôle à jouer en la matière. Ce rôle relèvera du nouveau ministère des Services aux Autochtones. Au fil du temps, les peuples autochtones assumeront dans une mesure de plus en plus grande la responsabilité d’offrir leurs propres programmes et services dans le cadre de leur passage vers l’autodétermination véritable. Cela dit, je comprends le scepticisme affiché par les peuples autochtones et par d’autres Canadiens.

Ils doutent de l’importance que notre gouvernement accorde à la réconciliation. Aujourd’hui, je tiens à vous assurer de la fermeté de notre engagement. Si les mots doivent s’accompagner de gestes, cela signifie, entre autres, que des ressources sont nécessaires pour faire le travail qui s’impose. Ce matin, j’ai rencontré les membres de l’exécutif de l’Assemblée des Premières Nations et l’aîné qui était présent a déclaré que les mots n’apportent pas de nourriture sur la table. J’ai pris cela à cœur.

Nous devons passer de la parole aux actes et mettre à profit les ressources et la détermination annoncées. Je suis heureuse de vous rappeler que dans le budget de 2016, comme vous le savez probablement déjà, nous avons prévu l’octroi de 8,4 milliards de dollars sur cinq ans pour contribuer à bâtir un avenir meilleur pour les peuples autochtones. Dans le budget de 2017, nous avons consenti un investissement supplémentaire de 3,4 milliards de dollars. De tels fonds sont nécessaires pour respecter nos engagements, notamment la levée de tous les avis sur la qualité de l’eau potable à long terme, la construction de meilleurs logements et l’élimination des inégalités dans les régimes de soins à l’enfance.

Au chapitre de la santé, nous avons dirigé les fonds dans les secteurs où les besoins sont les plus criants. Par exemple, nous avons appuyé la création de 32 équipes de bien-être mental, de sorte qu’il y a aujourd’hui 43 équipes de bien-être mental dans tout le pays. Ainsi, le nombre d’équipes chargées de renforcer les capacités et d’intervenir en cas de crise a presque quadruplé. De plus, nous avons financé des services comme la Ligne d’écoute d’espoir pour le mieux-être des Premières Nations et des Inuits, qui est maintenant accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, et offre des services en anglais, en français, en cri, en ojibwa et en inuktitut. J’espère que vous allez nous aider à en faire la promotion.

Le budget de 2017 a également octroyé 200 millions de dollars pour rehausser le soutien aux services de santé mentale au profit des Premières Nations et des Inuits, notamment pour améliorer l’accès à des professionnels de la santé mentale et à des guérisseurs traditionnels. Nous comblons les lacunes au chapitre des services grâce à la pleine mise en œuvre du principe de Jordan. Au mois dernier, on comptait 14 000 demandes approuvées et nous sommes déterminés à veiller à ce que tous les enfants aient accès aux soins dont ils ont besoin.

Il est essentiel de combler ce type de lacunes sur le plan du financement de la prestation de services pour faire une différence dans le quotidien des Canadiens autochtones, mais il en faut davantage pour changer de manière importante les résultats en matière de santé. Il faut une transformation audacieuse des structures en place. Il faut appliquer les recommandations de la Commission royale sur les peuples autochtones et donner aux Autochtones un plus grand contrôle sur leur vie, et ce dans tous les domaines, y compris la santé.

Il existe déjà de bons modèles de transformation, notamment l’Accord-cadre tripartite de la Colombie-Britannique sur la gouvernance de la santé des Premières Nations. Nous avons commencé à établir des initiatives et des ententes semblables, par exemple l’entente en matière de santé entre la province de l’Ontario, notre gouvernement et la Nation Nishnawbe Aski. Nous ne nous faisons pas d’illusions sur l’énormité de la tâche qui nous attend ni sur le temps qu’il faudra avant de voir des changements dans les résultats en matière de santé.

Un mandat de quatre ans n’est pas suffisant pour renouveler les relations qui ont été mises à mal par des années de négligence et de déni. La restauration de la justice et de l’équité pour les peuples autochtones du Canada exige toutefois des efforts de tous les Canadiens, et non seulement des gouvernements. Il doit y avoir une collaboration avec nos partenaires provinciaux et territoriaux. Plus particulièrement, dans le domaine de la santé, les idées et l’engagement de professionnels de la santé de partout au pays seront nécessaires.

On peut citer à cet égard les travaux de l’Autorité sanitaire des Premières Nations de la Colombie-Britannique et d’autres visant à assurer la sécurité culturelle. Je sais que bon nombre d’entre vous dans la salle abordent des enjeux similaires. Je crois qu’il faudra tous faire preuve d’humilité et de détermination et travailler dur pour gagner la confiance des collectivités autochtones et leurs dirigeants pour qu’ils voient que les Canadiens prennent la question de la réconciliation au sérieux.

Nous ne pouvons pas effacer les torts de notre histoire, mais nous pouvons les admettre et tirer des leçons et cesser la pratique discriminatoire qui existe encore. Nous ne pouvons pas défaire les injustices du passé, mais nous pouvons maintenant agir de façon juste. Vous savez à quel point c’est important. C’est important parce qu’en 2017, des adolescents comme Eileen meurent de tuberculose.

C’est important parce qu’en 2017, le taux de suicide chez les enfants et les adolescents autochtones est alarmant. C’est important parce que des milliers d’enfants autochtones sont séparés de leur famille par les régimes de soins à l’enfance qui ont des pratiques discriminatoires à leur endroit. Le statu quo n’est pas possible. Notre gouvernement est résolu. Nous avons la ferme intention d’assurer justice et équité à tous les Canadiens, y compris les Canadiens autochtones.  

Cette démarche demandera beaucoup d’humilité, de ténacité et de travail acharné, mais notre gouvernement demeurera fermement engagé sur le chemin de la réconciliation. J’espère que vous vous joindrez à nous dans ce cheminement. Merci beaucoup.


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