Projets liés à l'exploration de la Lune : le Canada va de l'avant

Document d'information

Plusieurs pays se préparent actuellement au retour de l'humanité sur la Lune, ce qui ouvre les possibilités pour les entrepreneurs et les scientifiques canadiens de faire progresser les sciences et technologies lunaires, et de s'intégrer à la chaine d'approvisionnement mondiale hautement compétitive et innovante de la nouvelle économie lunaire.

L'annonce d'aujourd'hui souligne le soutien accordé récemment par le gouvernement canadien aux entreprises du secteur spatial canadien et les nouvelles possibilités offertes aux entrepreneurs et aux scientifiques canadiens pour qu'ils puissent prendre part à l'exploration de la Lune.

Démonstration de technologies canadiennes en orbite lunaire ou sur la Lune

L'Agence spatiale canadienne (ASC) finance des entreprises canadiennes au titre du Programme d'accélération de l'exploration lunaire pour le lancement et la démonstration de charges utiles technologiques en orbite lunaire ou sur la Lune.

  • Mission Control Space Services (Mission Control) cherchera à démontrer les capacités de ses nouvelles technologies de navigation et de calcul au cours d'une mission de rover lunaire dirigée par le centre spatial Mohammed-bin-Rashid des Émirats arabes unis. Mission Control utilisera un ordinateur de vol embarqué de pointe doté d'intelligence artificielle pour identifier et classifier les caractéristiques géologiques de la Lune, et testera un logiciel qui enverra les données en temps réel aux scientifiques, ce qui signifierait en quelque sorte une « distance réduite » entre la Terre et la Lune.

Deux autres projets de démonstration technologique ont été annoncés en . Ils seront aussi envoyés sur la Lune dans le cadre d'une mission internationale.

  • L'entreprise Canadensys Aerospace Corporation testera une caméra à 360° légère et à faible consommation d'énergie qui captera des images panoramiques spectaculaires de la surface lunaire.
  • L'entreprise NGC Aérospatiale Ltée fera la démonstration d'un système de positionnement semblable à la technologie GPS utilisée sur Terre. Ce système, qui se servira des caractéristiques de la surface de la Lune, guidera les véhicules lunaires vers un endroit précis et les fera atterrir en toute sécurité.

Faire progresser la science lunaire canadienne

L'ASC soutiendra les travaux de chercheurs universitaires canadiens destinés à approfondir les connaissances sur la surface de la Lune.

  • Le Pr Gordon Osinski de l'Université Western et d'autres chercheurs (Université de l'Alberta, Université de Sherbrooke, Université MacEwan) créeront un programme de recherche visant à répondre à des questions scientifiques fondamentales sur la géologie, la géophysique et la prospection. Il s'agit des trois grandes priorités établies par la communauté canadienne des sciences planétaires.
  • Behraad Bahreyni, professeur agrégé de l'Université Simon-Fraser, et d'autres chercheurs (Université du Manitoba, Université McGill) feront progresser les connaissances scientifiques fondamentales sur la Lune grâce à une caractérisation géophysique à haute résolution du sol lunaire souterrain. Les sismomètres et gravimètres miniaturisés utilisés serviront à développer de nouveaux modèles de la structure lunaire. Le projet permettra aussi de former huit chercheurs de troisième cycle et d'assurer ainsi la relève au Canada dans le domaine spatial.

Un rover canadien sur la Lune

L'ASC se prépare à l'envoi d'un rover canadien sur la Lune au cours des cinq prochaines années pour explorer une région polaire. Cette mission permettra de faire la démonstration de technologies essentielles et de réaliser des travaux scientifiques importants. Le rover embarquera au moins deux instruments scientifiques, un du Canada et l'autre des États-Unis. La mission visera à prendre des images et des mesures ainsi qu'à collecter des données de la surface de la Lune. La résistance du rover sera aussi testée pendant une nuit lunaire entière : ces nuits durent environ 14 jours terrestres et sont très froides et sombres, ce qui constitue un défi de taille sur le plan technologique.

Détails de la page

Date de modification :