Faire avancer le secteur financier canadien pour les consommateurs
Discours
Allocution de Jeanne Pratt, Commissaire de la concurrence par intérim
Open Banking Expo Canada 2026
Le 5 mars 2026
Toronto (Ontario)
(Le discours prononcé fait foi)
Introduction
Bonjour à toutes et à tous,
Je vous remercie pour cet accueil chaleureux et je remercie les organisateurs de l’Open Banking Expo de nous réunir à un moment aussi déterminant pour l’avenir des services financiers au Canada.
J’aimerais tout d’abord reconnaître que le territoire sur lequel nous sommes réunis est le territoire traditionnel des Wendat, des Anishinaabeg, des Haudenosaunee, des Métis et de la Première Nation des Mississaugas de Credit.
C’est un honneur pour moi d’être ici pour prononcer mon premier discours en tant que commissaire de la concurrence par intérim. Ce plaisir est d’autant plus grand que je m’adresse à un auditoire composé d’innovateurs, de bâtisseurs et d’entrepreneurs qui remettent en question le statu quo et redéfinissent la manière dont les Canadiens et les Canadiennes accèdent aux services financiers.
Cette année, l’Expo se déroule à un moment charnière.
Avec l’introduction de la Loi sur les services bancaires axés sur les consommateurs, le Canada approche la ligne d’arrivée dans la mise en œuvre du système bancaire ouvert. Cette avancée promet de transformer les opérations bancaires quotidiennes afin de les rendre plus sûres, plus conviviales et de donner davantage de pouvoir aux consommateurs.
Au Bureau de la concurrence, nous considérons qu’il s’agit d’un moment crucial.
Priorité absolue : l’abordabilité
Lorsque nous établissons nos priorités au Bureau, que ce soit en matière d’application de la loi ou de promotion, nous nous concentrons sur l’abordabilité pour la population canadienne.
Chaque décision, chaque recommandation et chaque mesure d’application de la loi que nous prenons doit tenir compte de la réalité suivante : aujourd’hui, les Canadiens et les Canadiennes subissent des pressions de toutes parts. La population canadienne mérite des marchés concurrentiels, y compris des marchés financiers, qui leur offrent davantage de choix et de souplesse.
Pour nous au Bureau, cela signifie maintenir le cap malgré les vents contraires économiques et les changements structurels.
Car si l’abordabilité financière pour les Canadiens et Canadiennes est notre destination, la concurrence — une concurrence réelle, dynamique et axée sur l’innovation — est le moyen d’y parvenir.
Et cela est particulièrement vrai dans le secteur financier.
Un secteur prêt à être transformé
Le Canada est, à juste titre, fier de son système bancaire de classe mondiale. Nos cadres réglementaires ont permis au Canada de mieux traverser les tempêtes que la plupart des autres pays.
Mais nous ne devons pas confondre stabilité et immobilisme. Au fil du temps, les mêmes structures qui nous ont protégés en moment de crise ont également contribué à renforcer la concentration du marché et à ériger des obstacles à l’innovation en matière de produits et de services.
Aujourd’hui, les cinq plus grandes banques du Canada dominent le secteur financier, représentant la majorité des services offerts aux Canadiens et Canadiennes. Des obstacles importants rendent difficile l’entrée de nouveaux concurrents dans le secteur. Il existe également des obstacles au changement d’institution financière . Un sondage réalisé par Abacus Data en 2024 (en anglais uniquement) révèle que les deux tiers des Canadiens n’envisagent pas de changer d’institution financière au cours des deux prochaines années.
À notre avis, la transformation de ce secteur n’est pas un luxe, mais une nécessité. De nouveaux joueurs sont essentiels pour secouer le secteur et créer un environnement où les innovateurs peuvent défier les acteurs établis, et où ces derniers doivent innover et s’adapter. Les consommateurs pourraient ainsi bénéficier de la concurrence grâce à des prix plus bas, des meilleurs services et un plus grand choix.
Comme l’économiste Joseph Schumpeter l’a décrit avec le concept de la destruction créatrice, l’innovation stimule la croissance lorsque de nouvelles technologies et entreprises surpassent les anciennes. Nous le constatons dans le domaine de la technologie financière : il ne s’agit pas d’une théorie abstraite mais d’une réalité qui se produit chaque jour.
Les entreprises innovantes et perturbatrices créent une réelle valeur pour les consommateurs en :
simplifiant les processus;
réduisant les coûts;
offrant plus de choix dans les produits et services;
incitant les acteurs établis à innover ou à s’adapter.
Le Canada a besoin de cette vigueur concurrentielle dans un secteur aussi essentiel pour l’ensemble des Canadiens et des Canadiennes et pour notre économie.
Cependant, il ne suffit pas d’affirmer simplement que le secteur a besoin de plus de concurrence pour que cela se concrétise. Les décideurs politiques doivent agir pour garantir que notre environnement réglementaire permette aux nouveaux entrants d’exercer cette pression sur les acteurs établis, afin de créer le type de concurrence qui profite aux consommateurs.
Et comme nous l’avons constaté, les consommateurs du monde entier apprécient les résultats d’une rivalité passionnée canadienne.
C’est pourquoi le système bancaire ouvert et, plus largement, la portabilité des données sont fondamentaux. Ce système ne permet pas seulement de favoriser l’innovation, il met en place les conditions nécessaires à une pression concurrentielle continue. Cela permettra de donner davantage de pouvoir aux consommateurs, de réduire les obstacles pour les nouveaux entrants et d’inciter le marché à offrir de meilleurs produits et services aux Canadiens et aux Canadiennes.
Mais sans un cadre qui régit le système bancaire ouvert, comme celui proposé dans la Loi sur les services bancaires axés sur les consommateurs, la valeur de ce système restera limitée. L’industrie risque de stagner si elle manque l’opportunité d’évoluer vers un marché plus dynamique et axé sur le client. L’accès aux données demeurera sous le contrôle des acteurs établis, et les consommateurs resteront liés à leur fournisseur en raison des difficultés à changer, plutôt que par véritable choix.
Notre travail sur la portabilité des données
En tant que « chien de garde » de la concurrence au Canada, notre rôle au Bureau est de veiller à ce que les entreprises innovantes puissent défier les acteurs établis. Nous accomplissons notre rôle en faisant appliquer la loi et en plaidant auprès des décideurs canadiens pour des réglementations favorables à la concurrence dans tous les secteurs de l’économie.
Nous avons un long historique de travail dans le secteur financier, ce qui reflète son importance pour les Canadiens et les Canadiennes ainsi que pour notre économie.
Du côté de l’application de la loi, il existe de nombreux exemples de notre travail d’application au fil des ans, sous différents régimes et cadres législatifs.
Nos enquêtes portent un regard critique sur les pratiques commerciales qui pourraient restreindre la concurrence ou y nuire. Comme on dit, la lumière du soleil est le meilleur désinfectant. Notre récente enquête sur Interac et les virements électroniques en est un bon exemple.
En 2024, à la suite de préoccupations soulevées par le Comité permanent de l’industrie et de la technologie de la Chambre des communes, nous avons entrepris d’examiner la manière dont Interac facturait aux institutions financières l’utilisation du système de virement électronique.
Interac appliquait des tarifs différents selon le volume des transactions. Cette politique profitait aux plus grandes banques canadiennes – qui possèdent et contrôlent Interac et qui traitent des centaines de millions de virements électroniques chaque année. En revanche, elle imposait des coûts plus élevés aux petites institutions financières, dont le volume d’activité est beaucoup plus faible.
Peu après le début de notre enquête, Interac a annoncé qu’elle passait à un modèle de frais fixes pour les virements électroniques. Cette mesure contribuera à égaliser les chances et à favoriser la concurrence et l’innovation dans le secteur des services financiers du Canada. Cela permettra aussi aux Canadiens et aux Canadiennes de bénéficier davantage de choix, de prix plus bas et d’un meilleur service.
Interac a adopté ce nouveau modèle de tarification en novembre 2025. Nous continuerons à surveiller l’engagement d’Interac pour nous assurer qu’aucune barrière supplémentaire ne soit mise en place.
Cet exemple ne représente qu’une facette de notre travail d’application de la loi dans le secteur, qui comprend également l’examen des fusions.
Je vais maintenant passer à notre travail de promotion de la concurrence dans ce secteur.
Au cours de la dernière décennie, le Bureau a soutenu l’adoption du système bancaire ouvert et de la portabilité des données afin de favoriser une plus grande concurrence dans plusieurs secteurs, notamment dans le secteur financier.
En 2017, à la suite d’une étude approfondie, nous avons publié un rapport sur l’innovation axée sur les technologies dans le secteur canadien des services financiers.
Dans ce rapport, nous avons recommandé que « les décideurs […] devraient adopter un accès « ouvert » élargi aux systèmes et aux données à l'aide d'interfaces de programmation d'applications.»
Depuis, nous avons contribué aux nombreuses consultations sur le secteur, en mettant de l’avant les avantages d’un système bancaire ouvert et des cadres de services bancaires axés sur les consommateurs.
En 2022, nous avons publié les résultats de notre étude de marché sur les services de santé numériques. Le rapport mettait en évidence les avantages potentiels de l’exploitation des données de santé et démontrait les bénéfices pour la concurrence que pourrait engendrer la portabilité des données dans divers secteurs.
Notre rapport
Cela nous amène à cette année, où, en janvier, nous avons publié les résultats de notre étude novatrice sur la portabilité des données. En utilisant le secteur de l’assurance comme étude de cas, notre rapport démontre concrètement les avantages de la portabilité des données pour les consommateurs.
Notre rapport attribue une valeur monétaire à un argument que nous défendons depuis longtemps, que les avantages potentiels de la concurrence liés à la mise en place de la portabilité des données sont énormes.
L’étude a révélé qu’introduire la portabilité des données dans le secteur de l’assurance pourrait permettre aux Canadiens et Canadiennes d’économiser entre 1,1 et 3,8 milliards de dollars en coûts annuels. Ces économies proviennent du passage à des régimes d’assurance moins dispendieux et de la réduction du temps consacré à comparer les fournisseurs d’assurance pour trouver de meilleures offres.
Cependant, ces économies ne se concrétiseront pas simplement en introduisant la portabilité des données. Notre rapport met en lumière certains défis importants qu’il faudra relever pour que les Canadiens et les Canadiennes puissent profiter pleinement de ces avantages.
Nous avons constaté que la plupart des Canadiens et des Canadiennes ne connaissent pas bien la portabilité des données et ont une compréhension limitée de son fonctionnement et de ses avantages.
Nous avons également constaté que de nombreuses personnes au Canade ont des préoccupations générales concernant la protection de leur renseignements personnels, ce qui peut réduire leur volonté d’utiliser des outils de portabilité des données.
Nous avons aussi observé qu’aujourd’hui, les Canadiens et les Canadiennes font face à des obstacles lorsqu’ils souhaitent changer de fournisseur. Ces obstacles au changement limitent les bénéfices de la concurrence et rendent plus difficiles l’entrée et la croissance de nouveaux acteurs sur le marché.
Compte tenu de ces défis, notre rapport identifie les facteurs qui seront essentiels à la mise en place d’un cadre efficace de portabilité des données au Canada.
Premièrement, des protections solides en matière de confidentialité et de sécurité sont essentielles. Les Canadiens et les Canadiennes doivent avoir confiance que leurs données sont partagées de manière sûre et sécurisée. Sans cette confiance, les consommateurs hésiteront à utiliser le régime de portabilité des données.
Deuxièmement, des règles claires en matière de consentement sont nécessaires afin que les Canadiens et les Canadiennes comprennent comment et quand leurs données sont partagées, et sachent qu’ils ont le contrôle de leurs renseignements personnels.
Troisièmement, une interopérabilité élevée est importante, afin que les systèmes puissent fonctionner facilement ensemble. Il ne suffit pas que les consommateurs puissent accéder à leurs données. Si celles-ci ne peuvent pas être transférées facilement, les consommateurs pourraient hésiter à changer de fournisseur, ce qui freinerait la concurrence.
Quatrièmement, les coûts de conformité doivent être raisonnables, particulièrement pour les petites entreprises, afin de ne pas freiner leur participation et leur innovation. Par exemple, si les coûts liés à la mise en place de mécanismes sécurisés de partage de données et au respect des exigences sont trop élevés, les petites entreprises pourraient être incapables de concurrencer les acteurs établis ou de mettre de nouveaux produits sur le marché.
Enfin, une collaboration efficace entre les organismes de réglementation, les décideurs politiques et l’industrie sera importante pour soutenir la mise en œuvre équitable et réussie d’un tel cadre.
Mis ensemble, ces facteurs devraient constituer la base d’un futur cadre canadien de portabilité des données. Il est essentiel de bien faire les choses afin que les consommateurs puissent profiter pleinement des avantages liés à plus de choix, des prix plus bas et une innovation accrue.
Ce que cela signifie pour le système bancaire ouvert
Je souhaite maintenant aborder l’importance de ces conclusions pour le système bancaire ouvert.
Un système bancaire ouvert efficace favorisera la concurrence et soutiendra la création et l’expansion d’entreprises innovantes.
Il réduira les obstacles que rencontrent les consommateurs lorsqu’ils souhaitent changer de fournisseurs, facilitant ainsi le choix des services qui répondent le mieux à leurs besoins. Cela incitera également les entreprises à offrir de meilleurs produits, des prix plus bas et un meilleure service à la clientèle afin d’attirer et de fidéliser les clients.
Malgré ces avantages, de nombreuses personnes au Canada pourraient hésiter à changer de fournisseurs. Nous constatons quelques obstacles majeurs à l’adoption de ce régime :
- La crainte que le changement soit compliqué ou prenne trop de temps;
- La fidélité envers des marques familières;
- Le manque de sensibilisation quant aux véritables avantages du changement.
Un cadre règlementaire approprié peut contribuer à surmonter ces obstacles en rendant le transfert des données plus simple et sécurisé.
Nous avons constaté que cela fonctionne dans d’autres administrations. Le Royaume-Uni et l’Union européenne ont ouvert la voie en établissant, il y a environ une décennie, des systèmes de portabilité des données robustes.
L’expérience du Royaume-Uni en matière de système bancaire ouvert se distingue comme un exemple mature. L’utilisation y est en hausse, avec plus de 12 millions d’utilisateurs actifs, plus de 300 entreprises réglementées et une contribution estimée à 4 milliards de livres sterling à l’économie britannique.
L’adoption de la portabilité des données dans le système bancaire ouvert a également transformé les modèles bancaires traditionnels, facilitant ainsi le changement de fournisseur et l’accès à de nouveaux services financiers pour les consommateurs.
Par exemple, les clients peuvent autoriser des tiers à effectuer des paiements automatiques en leur nom, offrant ainsi de nouvelles alternatives aux méthodes de paiement traditionnelles.
Malheureusement, le Canada accuse un retard par rapport à ses pairs dans ce domaine. Nous ne pouvons pas nous permettre de creuser davantage ce retard alors que d’autres pays continuent d’avancer dans le développement d’écosystèmes axés sur les données.
Toutefois, une occasion importante s’offre également à nous :
Plutôt que de se contenter de suivre les traces des autres, nous pouvons tirer des leçons des succès et des défis rencontrés par ces administrations. En tirant parti de ces enseignements et en évitant les pièges observés ailleurs, nous pouvons concevoir un cadre canadien de portabilité des données qui non seulement rattrape son retard, mais le dépasse également. Nous avons le potentiel d’établir une nouvelle norme mondiale en matière de concurrence et d’innovation.
Nous pouvons y parvenir grâce à un cadre qui place l’autonomisation des consommateurs et la concurrence au cœur de ses préoccupations. Le Canada peut devenir un pionnier en la matière.
Élan gouvernemental
Nous constatons également des progrès significatifs de la part du gouvernement canadien en ce qui concerne la mise en œuvre des services bancaires ouverts.
Dans le budget de 2025, le gouvernement s’est engagé à faire progresser les services bancaires ouverts en présentant une législation visant à compléter la Loi sur les services bancaires axés sur les consommateurs, et en prévoyant un droit à la mobilité des données dans la Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques. Il s’agit d’étapes importantes pour faciliter le partage des données à l’ensemble de l’économie.
Dans ce budget, le gouvernement a également reconnu l’importance de renforcer la concurrence dans les services essentiels, y compris dans le secteur financier. Il a également déclaré que la concurrence jouera un rôle important dans l’agenda économique du gouvernement.
Le potentiel ici est immense—mais seulement si nous saisissons cette opportunité, agissons avec détermination et plaçons la concurrence au cœur de notre politique économique.
Rôle de l’industrie
Si le Canada souhaite mettre en place un écosystème bancaire ouvert, l’industrie a également un rôle important à jouer pour garantir son succès.
Notre recherche sur la portabilité des données révèle que, pour les consommateurs, les économies de temps et d’argent sont les principaux facteurs qui encouragent la participation. Ce constat est essentiel pour les entreprises, car la mise en place de services offrant de réelles économies de temps et d’argent permettra d’attirer les consommateurs.
Lorsque la portabilité des données facilite la comparaison et le changement entre les fournisseurs, le taux d’adoption augmente de manière significative. Si les consommateurs ne sont pas informés de ces avantages, ou de la facilité de changer de fournisseur, ils ne pourront pas en profiter.
Dans ce contexte, l’éducation joue donc un rôle clé. Les Canadiens et les Canadiennes qui comprennent comment fonctionne la portabilité des données et comment cela pourrait leur être bénéfique sont 37 % plus susceptibles de l’adopter. À l’inverse, ceux qui la perçoivent comme très risquée sont 65 % moins susceptibles de l’utiliser. Pour remédier à cette situation, l’industrie devra redoubler d’efforts en concevant des outils de consentement conviviaux, en investissant dans la cybersécurité et en communiquant clairement avec les consommateurs.
L’essentiel est que, si les consommateurs n’ont pas confiance dans le partage de leurs données, l’adoption de la portabilité des données sera limitée. Si c’est le cas, les avantages en matière de concurrence ne se matérialiseront pas.
Les Canadiens et les Canadiennes ont besoin d’action de la part de nous tous – agents d’application de la loi, organismes de réglementation, décideurs et innovateurs – pour faire du système bancaire ouvert une réalité.
Le succès du système bancaire ouvert donnera le ton aux réformes futures.
Si nous réussissons—si les consommateurs font confiance au système et l’utilisent—les leçons apprises guideront l’expansion de la portabilité des données dans d’autres secteurs tels que l’assurance, la santé, l’énergie et plusieurs autres.
Revenons maintenant à ce que nous pouvons faire au Bureau. Notre travail ne s’arrête pas à la publication de ce dernier rapport.
Nous continuerons de promouvoir la portabilité des données et d’être actifs dans le secteur financier.
Du côté de la promotion de la concurrence, nous menons actuellement une étude de marché sur l’état de la concurrence dans le secteur du financement des petites et moyennes entreprises au Canada. Cette étude vise à examiner les dynamiques concurrentielles ainsi que les barrières à l’entrée et au changement de fournisseurs dans le secteur.
Nous assurerons également une surveillance rigoureuse du secteur du point de vue de l’application de la loi.
Sur ce, et concernant notre travail dans le secteur financier, il est important pour moi de souligner que plusieurs personnes ici présentes ont exprimé leurs préoccupations concernant les obstacles à la concurrence auxquels vous faites face. Nous partageons ces préoccupations, et vos voix ont contribué à faire évoluer la situation.
Vous connaissez mieux que quiconque les obstacles à l’entrée sur le marché et à l’expansion auxquels vous êtes confrontés. Au fil des ans, ce sont vos idées et vos expériences qui nous ont aidés à orienter notre travail dans le secteur.
Vous connaissez les défis auxquels vous êtes confrontés mieux que quiconque. Je vous encourage donc à continuer de porter à notre attention les obstacles que vous rencontrez, qu’ils soient d’ordre réglementaire ou qu’ils proviennent d’autres acteurs du marché.
Message de clôture : L’économie que les Canadiens méritent
En conclusion, je souhaite revenir sur la priorité qui guide notre travail au Bureau : rendre la vie plus abordable pour les Canadiens et les Canadiennes.
La concurrence fait baisser les prix. Elle améliore la qualité des produits et services. Elle offre aux innovateurs davantage d’opportunités pour lancer et développer leurs entreprises. Elle permet aux entreprises de défier les acteurs établis dans des conditions de concurrence équitables.
C’est pourquoi je suis heureuse de m’adresser à vous aujourd’hui. De nombreux participants de cette Expo sont les forces motrices actuelles et futures du secteur financier canadien, et contribueront à façonner l’avenir de cette industrie.
Au Bureau, nous voulons créer un environnement où l’écosystème des technologies financières du Canada peut prospérer, où les consommateurs disposent d’un véritable pouvoir d’action et où la concurrence stimule à la fois l’innovation et l’abordabilité.
C’est pourquoi nous continuerons de promouvoir la concurrence dans le secteur et le système bancaire ouvert. Nous poursuivrons également notre travail pour demeurer à l’avant-garde dans la compréhension des enjeux émergents — tels que la cryptomonnaie stable et les agents de l’IA — et de leur impact sur la concurrence dans le secteur financier.
Le monde n’attend pas pour adopter des systèmes bancaires ouverts et la portabilité des données. Et nous non plus.
Allons de l’avant et poursuivons nos efforts pour faire de ce projet une réalité.
Merci.