Cahier d’information pour le comité HUMA : Comparution de la ministre de l’Emploi et des Familles – Le 28 mai, 2026

Titre officiel : Comparution par: ministre de l'Emploi et des Familles, Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) , Sujet: Budget principal des dépenses 2026-2027, Date: Le 28 mai 2026 - 8h15 à 9h15

Sur cette page

  1. Allocution d'ouverture
  2. Note de scénario
  3. Une Équipe Canada forte
  4. Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT) récemment signées
  5. Prestations parentales de l'assurance-emploi
  6. Nouvelle prestation d'assurance-emploi pour les parents adoptants ou ayant recours à la grossesse pour autrui
  7. Soutien d'assurance-emploi aux travailleurs des industries saisonnières
  8. Emploi d'été Canada
  9. Mesures clés d'aide financière aux étudiants - budget 2025
  10. La Modernisation du versement des prestations et la mise à jour économique du printemps 2026 - Aperçu
  11. Le déploiement de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et les modifications proposées au crédit d'impôt pour personnes handicapées
  12. Consultations sur le dossier Travail : Bâtir un Canada fort pour tous, propulsé par les travailleurs canadiens
  13. Enquête sur le travail non rémunéré dans le secteur aérien
  14. Dépôt du Budget principal des dépenses pour le ministère de l'Emploi et du Développement social pour l'exercice se terminant le 31 mars 2027
  15. Aperçu du Budget principal des dépenses 2026‑2027 d'EDSC
  16. Programme de la Sécurité de la vieillesse : augmentation des coûts pour les aînés plus âgés
  17. Latitudes dans les Accords d'AGJE à l'échelle du Canada

1. Allocution d'ouverture

Notes d'allocution pour la ministre de l'Emploi et des Familles et ministre responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l'Ontario, l'honorable Patty Hajdu, lors de sa comparution devant

le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) sur le Budget principal des dépenses pour l'exercice 2026‑2027.

Chambre des communes, 28 mai 2026.

Merci, Monsieur le Président.

Tout d'abord, j'aimerais souligner que le lieu où nous sommes rassemblés aujourd'hui fait partie du territoire traditionnel non cédé du peuple algonquin Anichinaabe.

Je suis accompagnée aujourd'hui par Paul Thompson, sous-ministre de l'Emploi et du Développement social, Cliff Groen, sous-ministre délégué de l'Emploi et du Développement social et chef de l'exploitation pour Service Canada, Rob Wright, sous-ministre du Travail et sous-ministre délégué de l'Emploi et du Développement social et Serena Francis Directrice financière.

Nous traversons une période critique, et cela vaut pour l'ensemble des Canadiens.

Beaucoup de personnes, les jeunes et les aînés, les employés et les employeurs, sont confrontées à des défis de taille.

Mais mon ministère peut les aider.

Emploi et Développement social Canada s'efforce de renforcer la sécurité économique et sociale du Canada, et de donner à tous les Canadiens une chance équitable de réussir à chaque étape de leur vie.

Cela consiste notamment à aider les Canadiens à acquérir les compétences dont ils ont besoin pour faire leur place dans un marché du travail en rapide évolution. Notre objectif est de veiller à ce que les jeunes soient en mesure de saisir les possibilités que l'avenir va leur offrir.

Travailleurs

Nous devons regarder la réalité en face : le Canada doit composer avec une grave pénurie de travailleurs qualifiés.

Notre Mise à jour économique du printemps de 2026 : Un Canada fort pour tous constitue un engagement clair à relever ce défi en renforçant la main-d'œuvre actuelle et en préparant les Canadiens afin qu'ils soient en mesure d'occuper les emplois dont notre économie a besoin de toute urgence.

Nous devons construire plus de logements. Nous devons mettre à niveau et construire des infrastructures majeures. Nous devons renforcer notre capacité de défense nationale.

La prospérité future de notre pays repose en grande partie sur la nouvelle génération de gens de métier, c'est-à-dire des personnes qui possèdent les compétences et la formation nécessaires et qui auront les possibilités voulues pour bâtir l'avenir du Canada.

Lorsqu'il est question des investissements dans les compétences et les métiers, cela ne se cantonne pas à l'emploi : cela concerne notre économie, nos collectivités et la force de notre pays, dans l'intérêt des générations à venir.

C'est pourquoi, dans la Mise à jour économique du printemps, le gouvernement a annoncé une initiative nationale dotée de 6 milliards de dollars pour le recrutement, la formation et l'embauche de 100 000 nouveaux travailleurs de métiers désignés Sceau rouge au cours des cinq prochaines années.

Cette stratégie ambitieuse repose sur trois piliers fondamentaux :

Nous devons faire une promotion plus efficace des métiers spécialisés auprès des jeunes Canadiens, et leur faire découvrir les possibilités bien réelles qui sont rattachées à ces carrières.

C'est dans cette optique que nous agissons.

Nous investissons 2 milliards de dollars pour amener les jeunes Canadiens à en apprendre davantage sur les métiers spécialisés et à en faire un choix de carrière.

Grâce à cet investissement, les jeunes pourront acquérir une expérience de travail dans le cadre de stages rémunérés, ce qui leur permettra d'apprendre les rudiments des métiers spécialisés et d'établir des liens avec des employeurs, tout en obtenant le soutien dont ils ont besoin pour faire carrière dans ces métiers.

Nous allons aussi aider les employeurs en couvrant jusqu'à 10 000 $ du salaire des apprentis durant la première année.

Nous allons moderniser le Programme du Sceau rouge et élargir la portée du Programme pour la formation et l'innovation en milieu syndical afin d'appuyer les certifications dans les métiers désignés Sceau rouge, grâce à un financement de 331 millions de dollars sur cinq ans à compter de 2026-2027.

Enfin, comme soutien financier direct, les apprentis recevront un supplément au revenu hebdomadaire de 400 $ pendant la formation obligatoire en classe, en plus des prestations d'assurance-emploi.

Nous allons en outre offrir une prime d'achèvement de la formation d'apprenti, soit une somme ponctuelle de 5 000 $ versée aux personnes qui obtiennent une certification dans un métier désigné Sceau rouge.

Jeunes

Les mesures proposées nous aideront à mobiliser les jeunes.

Au bout du compte, c'est l'abordabilité qui est importante.

Nous faisons donc en sorte de rendre les études plus abordables.

Nous avons prolongé la majoration temporaire de 40 % des bourses d'études canadiennes et la majoration temporaire de la limite hebdomadaire des prêts d'études canadiens de 300 $ pour l'année scolaire 2026-2027. Environ 571 000 étudiants devraient bénéficier de la majoration des bourses non remboursables, et 422 000 étudiants pourraient bénéficier de la majoration de la limite hebdomadaire des prêts.

Entreprises

Les mesures annoncées dans le budget de 2025 concernant la main-d'œuvre visaient à relever des défis immédiats. La Mise à jour économique du printemps de 2026 présente pour sa part des mesures proactives.

Cela inclut notamment le Fonds pour un Canada fort.

Comme l'a déclaré le premier ministre, le « prochain chapitre de la croissance du Canada passe d'abord par des investissements sur le territoire national ».

Depuis septembre 2025, le gouvernement a investi plus de 126 milliards de dollars pour appuyer la réalisation de grands projets dans les domaines de l'énergie, des minéraux critiques et des infrastructures de transport.

Dans la Mise à jour économique du printemps de 2026, le gouvernement a fait part de son intention de créer le Fonds pour un Canada fort. Au moyen d'une contribution fédérale initiale de 25 milliards de dollars, le Fonds permettra d'investir dans des projets stratégiques et dans des entreprises qui nous permettront de demeurer concurrentiels.

Et nous n'agirons pas seuls. Les entreprises canadiennes, de concert avec des investisseurs internationaux, nous aideront à bâtir les infrastructures dont le Canada a besoin dans les secteurs de l'énergie, des transports et des télécommunications.

Il importe aussi de souligner que les Canadiens eux-mêmes auront la possibilité d'investir dans le Fonds pour un Canada fort. De cette manière, ils pourront tirer profit de son rendement.

Conclusion

Monsieur le Président, la Mise à jour économique du printemps reflète les progrès que nous avons réalisés, ainsi que le travail qui reste à faire.

Le développement de notre main-d'œuvre comporte de grands défis. Mais nous sommes en bonne voie de tirer pleinement parti des possibilités qui nous attendent.

C'est de cette manière que nous bâtissons un Canada fort dans l'intérêt de tous.

Nous sommes maintenant à prêts à répondre à vos questions.

Merci, Monsieur le Président.

2. Note de scénario

Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA), Ministre de l'Emploi et des Familles, au sujet du Budget principal des dépenses de l'exercice 2026-2027, 28 mai 2026 - 8 h 15 - 9 h 15

Aperçu

Le jeudi 23 avril 2026, le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) a adopté par consentement unanime la motion suivante : « Que le ministre du Logement et de l'Infrastructure et la ministre de l'Emploi et des Familles soient invités à comparaître, d'ici la fin du mois de mai 2026, devant le Comité au sujet du Budget principal des dépenses 2026-2027, pendant au moins une heure chacun. »

La ministre a comparu devant le Comité le 26 mars 2026, pour discuter du Programme de modernisation du versement des prestations (MVP), ainsi que le 5 février 2026 concernant le projet de loi C-15, Loi no 1 d'exécution du budget de 2025. Le 7 mai 2026, des fonctionnaires d'EDSC ont comparu devant le Comité pour répondre à des questions sur le Programme de MVP.

Depuis la comparution précédente de la ministre, le Comité s'est consacré principalement à l'étude du projet de loi C-222, Loi modifiant la Loi sur l'assurance-emploi et le Code canadien du travail (décès d'un enfant), et du projet de loi C-20, Loi concernant la constitution de Maisons Canada; plus récemment, il a entamé l'étude des mises en chantier dans le cadre des programmes fédéraux. Au cours de la semaine du 25 mai, le Comité devrait entendre le ministre du Logement et de l'Infrastructure relativement au Budget principal des dépenses, reprendre l'étude des mises en chantier dans le cadre des programmes fédéraux et amorcer une nouvelle étude portant sur l'itinérance.

On peut s'attendre à ce que le Comité poursuive son étude du Programme de MVP, par suite de l'affectation de nouvelles ressources financières dans le cadre de la Mise à jour économique du printemps, et à ce qu'il se penche sur différentes questions concernant les bourses d'études, le régime d'assurance-emploi, l'emploi chez les jeunes et l'abordabilité. De plus, par suite de la proposition, annoncée par le Parti conservateur le 7 mai, concernant l'apport de « réformes concrètes qui rendraient le congé parental plus flexible, élargiraient l'offre de garderies et soutiendraient les familles pendant les premières années importantes de la vie d'un enfant », il est à prévoir que le Comité soulève des questions à ce propos. Il convient de souligner que le Comité a récemment adopté son rapport sur l'emploi des jeunes au Canada, qui devrait être déposé au cours de la semaine du 25 mai, et qu'il demandera au gouvernement de soumettre une réponse.

Délibérations du Comité

Pendant cette comparution, cinq minutes seront consacrées à la présentation d'une allocution d'ouverture. Les questions débuteront ensuite.

Les hauts fonctionnaires présents seront :

3. Une Équipe Canada forte

Enjeu

Le Canada a besoin d'un bassin plus solide et durable de travailleurs spécialisés pour composer avec les pénuries de main-d'œuvre et faire avancer les priorités d'intérêt national du pays, y compris les grands projets, le logement et l'infrastructure, et ce, tout en favorisant l'obtention de meilleurs résultats économiques pour les jeunes Canadiens.

Contexte

Faits saillants

Messages clés

4. Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT) récemment signées

EDMT récemment signées

Enjeu

Ententes sur le développement du marché du travail (EDMT) récemment signées avec chaque province et territoire

Contexte

Information clé

Allocations des EDMT et des EDMO 2026-2027 par province/territoire
Province/territoire Allocations combinées des EDMT et EDMO Allocation supplémentaire des EDMT pour la réponse tarifaire pour la main d'œuvre Nombre estimé de personnes desservies
Colombie-Britannique 395 M$ 41,8 M$ 88 000
Alberta 257,2 M$ 40,6 M$ 66 000
Saskatchewan 65 M$ 9 M$ 32 000
Manitoba 76,8 M$ 10,7 M$ 28 000
Ontario 930 M$ 132,8 M$ 270 000
Québec 740,5 M$ 72,4 M4 226 000
Nouveau-Brunswick 108 M$ 8,2 M$ 23 000
Nouvelle-Écosse 100 M$ 8,2 M$ 16 000
Terre-Neuve et Labrador 140 M$ 6,3 M$ 10 000
Île du Prince-Édouard 30 M$ 2,0 M$ 9 700
Yukon 5,6 M$ 914 000 $ 700
Nunavut 5,8 M$ 906 000 $ À confirmer
Territoires du Nord-Ouest 6,6 M$ 927 000 $ 440

5. Prestations parentales de l'assurance-emploi

Question

Les politiques actuelles du gouvernement sur des questions aux propositions du Parti conservateur du Canada (PCC) de modifier le système canadien de congé parental.

Contexte

Le 7 mai 2026, monsieur Garnett Genuis, Ministre du Cabinet fantôme responsable de l'Emploi pour le PCC, a publié un communiqué annonçant le lancement de trois propositions visant à renforcer les familles et à améliorer la souplesse et l'équité du système canadien de congé parental :

congé parental flexible : Permettre la suspension puis la reprise du congé parental, dans la limite de la durée maximale actuelle de 18 mois, et sur la base d'un accord mutuel entre l'employeur et l'employé;

formation pendant le congé : Veiller à ce que les parents puissent pouvoir poursuivre des études ou une formation professionnelle pendant leur congé parental sans perdre leur droit aux prestations;

exception liée à la prise en charge d'un proche concernant le recouvrement de prestations parentales de l'assurance-emploi : Introduire une exception aux recouvrements de prestations afin de ne pas pénaliser les parents qui fournissent une aide rémunérée supplémentaire à d'autres familles pour la garde de leur enfant tout en s'occupant de leurs propres enfants.

Prestations parentales de l'assurance-emploi

Les prestations parentales de l'assurance-emploi offrent un soutien du revenu temporaire pour appuyer les parents qui s'absentent du travail pour prendre soin de leur nouveau-né ou de leur enfant récemment adopté. Les parents peuvent choisir entre :

Les parents ont la possibilité de recevoir ces prestations au moment qui leur convient le mieux, en autant qu'elles soient versées au cours des périodes mentionnées plus haut. Par exemple, une mère qui a déjà reçu 15 semaines de prestations de maternité et qui planifie prendre 20 de semaines de prestations parentales standards pourrait décider de recevoir 10 semaines de prestations parentales, retourner au travail pendant 10 semaines et compléter les 10 semaines de prestations parentales restantes (si l'employeur était d'accord pour diviser le congé parental).

Les prestataires qui reçoivent des prestations parentales de l'assurance-emploi peuvent aussi travailler pendant qu'ils les reçoivent. Les règles actuelles relatives au travail pendant une période de prestations permettent aux prestataires de l'assurance-emploi de conserver 50 cents de leurs prestations pour chaque dollar gagné, jusqu'à 90 % de leur rémunération hebdomadaire utilisée pour calculer leur taux de prestations.

Les parents peuvent également entreprendre une formation (par exemple, une formation technique ou école à temps partiel) en même temps qu'ils reçoivent des prestations parentales en autant qu'ils peuvent démontrer qu'ils continuent de prendre soin de leur enfant, conformément à l'objectif des prestations parentales.

Des consultations ont eu lieu en 2016 concernant des prestations de maternité, parentales et pour proches aidants souples au cours desquelles des acteurs du monde des affaires ont exprimé de vives inquiétudes quant à la stabilité pour les entreprises de permettre la prise du congé par tranches au cours d'une période de 18 mois.

Normes du travail et congé parental

En vertu du Code canadien du travail (Code), les employés peuvent bénéficier d'un congé parental non rémunéré d'une durée maximale de 63 semaines pour s'occuper d'un nouveau-né ou d'un enfant qui leur sont confié en vue d'une adoption (les deux semaines supplémentaires tiennent compte de la période d'attente antérieure de deux semaines que les prestataires doivent servir en vertu du régime d'assurance-emploi avant de pouvoir recevoir des prestations). Les parents qui travaillent tous deux pour des employeurs sous réglementation fédérale peuvent se partager le congé parental afin de bénéficier de 8 semaines supplémentaires, pour un total de 71 semaines. Le congé doit être pris au cours de la période de 78 semaines qui débute le jour de la naissance de l'enfant ou, en cas d'adoption, le jour où l'enfant est confié à l'employé. Cela garantit que les employés du secteur privé sous réglementation fédérale ont accès à un congé avec protection de l'emploi pendant qu'ils reçoivent des prestations parentales de l'assurance-emploi.

Le congé parental prévu par le Code est normalement pris en une seule période continue et ininterrompue, et ne peut être interrompu que dans des circonstances limitées, par exemple lorsque l'employé a droit à un autre congé prévu par la loi (par exemple, un congé de maladie ou un congé de soignant), lorsque l'enfant est hospitalisé, ou si l'employeur accepte que le congé soit fractionné.

Dans toutes les provinces et territoires, le congé parental doit être pris sans interruption. Au Québec, un parent qui reçoit des prestations au titre du Régime québécois d'assurance parentale (à l'exception des prestations de maternité) peut retourner au travail à temps partiel ou de manière intermittente, au cours d'une période de 18 mois, avec l'accord de son employeur.

Faits saillants

Selon le Rapport de contrôle et d'évaluation de l'assurance-emploi, il y a eu un peu de 256 500 nouvelles demandes de prestations parentales en 2024­-2025.

Environ 81 % de ces demandes étaient pour des prestations parentales standards et 19 % pour des prestations parentales prolongées.

Messages clés

Établir un équilibre entre la famille, le travail et les considérations financières est une tâche difficile pour les Canadiens qui élèvent de jeunes enfants, et chaque famille a ses propres besoins.

C'est pourquoi plusieurs modifications ont été apportées depuis 2017, afin de donner aux parents une plus grande souplesse dans leur utilisation des prestations de maternité et parentales d'assurance-emploi, y compris la possibilité de choisir la durée des prestations parentales qui répond le mieux à leurs besoins familiaux.

Le gouvernement du Canada s'engage à simplifier et à améliorer le régime d'assurance-emploi afin de s'assurer qu'il réponde aux besoins de la main-d'œuvre canadienne d'aujourd'hui.

Nous explorons des moyens de continuer à améliorer le régime afin de garantir que les parents et les familles puissent compter sur un filet de protection sociale solide, tandis que le Canada se dote de la main-d'œuvre qualifiée de demain.

En cas de questions supplémentaires sur le Congé parental flexible

Les parents disposent d'une certaine souplesse pour fractionner leur congé parental, mais cette souplesse varie en fonction de leur situation.

Dans le cadre du régime d'assurance-emploi, les parents peuvent choisir quand demander leurs prestations parentales, y compris par tranches distinctes, à condition qu'elles soient versées dans des délais précis :

Toutefois, la législation sur les normes du travail prévoit généralement que le congé parental doit être pris en une seule période continue et ininterrompue. Si un employé assujetti au Code canadien du travail souhaite fractionner son congé, son employeur doit donner son accord.

En cas de questions supplémentaires sur la Formation pendant le congé

Les parents peuvent suivre une formation alors qu'ils reçoivent des parentales, mais ils doivent prouver qu'ils continuent à s'occuper de leur enfant pendant cette formation, ce qui est l'objectif même des prestations parentales.

Ces cas sont examinés au cas par cas.

En cas de questions supplémentaires sur l'Exception liée à la prise en charge d'un proche concernant le recouvrement de prestations parentales de l'assurance-emploi

Les personnes qui reçoivent des prestations parentales de l'assurance-emploi peuvent travailler au cours de leur période de prestations.

Les règles relatives au travail pendant la période de prestations permettent aux prestataires de l'assurance-emploi de conserver 50 cents de leurs prestations pour chaque dollar gagné, jusqu'à concurrence de 90 % de leur salaire hebdomadaire.

6. Nouvelle prestation d'assurance-emploi pour les parents adoptants ou ayant recours à la grossesse pour autrui

Question

Quand la nouvelle prestation d'adoption de l'assurance-emploi ainsi que le congé correspondant avec protection d'emploi en vertu du Code canadien du travail (Code) sera disponible, compte-tenu que la loi a reçu la sanction royale en juin 2024?

Contexte

Faits saillants

Messages clés

7. Soutien d'assurance-emploi aux travailleurs des industries saisonnières

Question

De nombreux travailleurs des industries saisonnières risquent de connaître une période sans revenu (« trou noir ») entre leurs emplois saisonniers et comptent sur les prestations d'assurance-emploi pour le soutien dont ils ont besoin pendant la saison morte.

Contexte

Faits saillants

Messages clés

8. Emploi d'été Canada

Objet

Investir dans les jeunes, leurs compétences et leur expérience par l'intermédiaire du programme Emplois d'été Canada (EEC) les aide à se diriger vers des carrières enrichissantes et bien rémunérées. En 2026, EEC aura pour objectif de soutenir jusqu'à 100 000 possibilités d'emploi destinées aux jeunes. Des données récentes montrent que le programme a des effets bénéfiques à long terme sur l'emploi et les revenus des jeunes et qu'il réduit leur dépendance à l'égard des mesures de soutien social.

Contexte

Le programme EEC, mis en œuvre par Emploi et Développement social Canada (EDSC) dans le cadre de la Stratégie emploi et compétences jeunesse (SECJ) créer des emplois d'été de qualité pour les jeunes âgés de 15 à 30 ans en offrant des contributions salariales afin d'aider les organismes à but non lucratif, les employeurs du secteur public ainsi que les employeurs du secteur privé comptant 50 employés à temps plein ou moins.

Pour de nombreux jeunes Canadiens/Canadiennes, EEC constitue une première expérience de travail déterminante qui les aide à acquérir les compétences sur le lieu de travail et l'expérience professionnelle nécessaires pour se préparer à entrer sur le marché du travail et faire des choix de carrière pour l'avenir. Le programme répond aux besoins du marché du travail à l'échelle nationale et locale.

Depuis 2019, EEC a financé la création de plus de 600 000 emplois de qualité pour les jeunes.

Les investissements récents incluent :

De récentes données démontrent l'efficacité d'EEC pour améliorer les résultats à long terme des jeunes sur le plan de l'emploi :

L'étude du programme EEC par HUMA en 2024

En 2024, le Comité permanent des ressources humaines, du développement des compétences, du développement social et de la condition des personnes handicapées (HUMA) a mené une étude sur le programme EEC. Le rapport du comité HUMA a mis en évidence le niveau de satisfaction élevé des jeunes et des employeurs participants, et a formulé sept recommandations clés visant à améliorer la flexibilité, la réceptivité aux besoins locaux, le service à la clientèle, l'accès aux jeunes et le recrutement équitable des jeunes.

Le Ministère a réagi au rapport en se concentrant sur trois thèmes généraux, tout en abordant chaque recommandation séparément. Les réponses ont porté principalement sur :  

Faits saillants

En avril 2026, le taux de chômage des jeunes (15 à 24 ans) s'élevait à 14,3 %, soit une amélioration par rapport au sommet enregistré en septembre (14,7 %), mais toujours supérieur à la moyenne de 10,8 % observée avant la pandémie (2017 à 2019).

À l'été 2025, le taux de chômage des étudiants retournant aux études était de 17,9 %, soit le taux le plus élevé depuis 2009 (à l'exception des années de la pandémie).

Les adolescents (15 à 19 ans) ont rencontré certaines difficultés, près d'un adolescent sur cinq n'ayant pas réussi à trouver un emploi (Point de vue économique de Desjardins, « Hausse du taux de chômage chez les jeunes : pourquoi si forte, pourquoi si rapide? »).

Les jeunes issus de groupes sous-représentés (p.ex. les jeunes autochtones) continuent d'afficher des taux de chômage nettement plus élevés que leurs pairs.

Depuis 2023, on constate une hausse marquée du nombre de jeunes ni en emploi, ni aux études, ni en formation (NEET). Cependant, la diminution de la population jeunesse en raison d'une immigration réduite a légèrement fait baisser le taux en 2026.

Messages clés

Le gouvernement du Canada reconnaît l'importance d'aider les jeunes Canadiens/Canadiennes à trouver des emplois et à perfectionner leurs compétences afin de lancer leur carrière professionnelle.

C'est la raison pour laquelle le budget de 2025 propose d'augmenter immédiatement le nombre de jeunes soutenus par Emplois d'été Canada jusqu'à 100 000 à l'été 2026.

Emplois d'été Canada est une initiative clé du gouvernement qui a pour but d'aider les jeunes (âgés de 15 à 30 ans) à acquérir de l'expérience de travail pendant l'été. Le programme offre aux jeunes la possibilité de développer et d'améliorer leurs compétences et, pour beaucoup d'entre eux, il s'agit d'une première expérience de travail déterminante.

Le programme répond aux besoins du marché du travail à l'échelle locale et nationale. La demande pour Emplois d'été Canada demeure élevée, les demandes dépassant chaque année les fonds disponibles.

Selon des données récentes, les jeunes qui participent à Emplois d'été Canada ont des revenus plus élevés à long terme et dépendent moins des mesures de soutien social.

9. Mesures clés d'aide financière aux étudiants - budget 2025

Sujet

Dans le budget de 2025, le gouvernement du Canada a annoncé qu'à partir de 2026-2027, il limitera généralement à l'intérieur du Canada l'accès à la Bourse d'études canadienne pour étudiants à temps plein (BEC-TP) aux étudiants fréquentant des établissements publics et privés à but non lucratif. Dans le budget, il a également été annoncé qu'à l'international, toute d'aide financière aux étudiants (AFE) fédérale sera restreinte pour les étudiants fréquentant des établissements internationaux privés à but lucratif à partir du 1er août 2026, avec une disposition transitoire pour les étudiants actuels.

Contexte

Faits importants

Messages principaux

10. La Modernisation du versement des prestations et la mise à jour économique du printemps 2026 - Aperçu

Enjeu

Aperçu du Programme de la Modernisation du versement des prestations (MVP) et de la mise à jour économique du printemps 2026.

Éléments clés

Autorité du programme

Incidence sur les clients

Résultats relatifs à la prestation de service

Migration et essais

Mise à jour économique du printemps 2026

Notes importantes

Contexte

11. Le déploiement de la Prestation canadienne pour les personnes handicapées et les modifications proposées au crédit d'impôt pour personnes handicapées

Enjeu

Le gouvernement pourrait-il fournir une mise à jour sur la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, ainsi que sur l'annonce récente concernant le crédit d'impôt pour personnes handicapées?

Contexte

Faits saillants

Principaux messages

Annonces dans le Budget de 2025

Annonces de la Mise à jour économique du printemps 2026 (L'ARC et le ministère des Finances sont responsables)

12. Consultations sur le dossier Travail : Bâtir un Canada fort pour tous, propulsé par les travailleurs canadiens

Enjeux

Consultations sur le dossier du Programme du travail intitulé « Bâtir un Canada fort pour tous, propulsé par les travailleurs canadiens ».

Contexte

Faits saillants

Messages clés

13. Enquête sur le travail non rémunéré dans le secteur aérien

Enjeu

En août 2025, la ministre de l'Emploi et des Familles et ministre responsable de l'Agence fédérale de développement économique pour le Nord de l'Ontario a lancé une enquête sur le travail non rémunéré dans le secteur du transport aérien, à la suite d'allégations concernant du travail non rémunéré effectué par les agentes et agents de bord.

Contexte

Faits saillants

Messages clés

Si l'on pose des questions sur la structure de rémunération des agents de bord et les exigences actuelles du Code

14. Dépôt du Budget principal des dépenses pour le ministère de l'Emploi et du Développement social pour l'exercice se terminant le 31 mars 2027

Objet

Quels sont les faits saillants financiers du Budget principal des dépenses pour l'exercice se terminant le 31 mars 2027 pour le ministère de l'Emploi et du Développement social?

Faits saillants

À la partie II du Budget principal des dépenses pour l'exercice se terminant le 31 mars 2027, le ministère de l'Emploi et du Développement social présente des dépenses budgétaires prévues de 110,2 milliards de dollars, soit 4,5 milliards de dollars de dollars de plus que les dépenses budgétaires prévues pour l'exercice se terminant le 31 mars 2026, qui s'établissaient à 105,7 milliards de dollars.

Réponse

Contexte

Tableau : Écart des dépenses budgétaires prévues pour l'exercice se terminant le 31 mars 2027 comparativement à l'exercice se terminant le 31 mars 2026 (en millions de dollars)
Budget principal des dépenses
par exercice
Crédit 1
Dépenses de fonctionnement
Crédit 5
Subventions et contributions
Crédit 10
Radiation des dettes
Postes législatifs Total
Budget principal des dépenses 2026‑2027 1 111,8 12 513,1 0 96 553,3 110 178,2
Budget principal des dépenses 2025‑2026 1 299,7 11 647,0 197,3 92 589,4 105 733,4
Augmentation / diminution -187,9 866,1 -197,3 3 963,9 4 444,8

Le Budget principal des dépenses 2026-2027 prévoit un financement budgétaire d'environ 110 178,2 millions de dollars (13 624,9 millions de dollars en crédits votés et 96 553,3 millions de dollars en dépenses législatives prévues) pour le ministère de l'Emploi et du Développement Social.

Près de 98 % des dépenses budgétaires prévues bénéficieront aux Canadiens par le biais des programmes de paiements de transfert votés et législatifs, y compris le programme de Sécurité de la vieillesse (SV), le Programme canadien d'aide financière aux étudiants et le Programme de prêts canadiens aux apprentis, le Programme canadien pour l'épargne-études, le Programme canadien pour l'épargne-invalidité, la Prestation canadienne pour les personnes handicapées, le programme pour l'Apprentissage et la garde des jeunes enfants, ainsi que les Ententes sur le développement de la main-d'œuvre.

Les prestations d'assurance-emploi et de Régime de pensions du Canada ainsi que les coûts administratifs connexes ne sont pas inclus dans le Budget principal des dépenses, mais sont reflétés dans le Plan ministériel.

Dans l'ensemble, les autorisations budgétaires totales du ministère de l'Emploi et du Développement social pour l'exercice se terminant le 31 mars 2027 montrent une augmentation nette de 4 444,8 millions de dollars, soit environ 4 % par rapport au total du Budget principal des dépenses de l'année précédente, qui s'élevait à 105 733,4 millions de dollars.

Cette augmentation est principalement attribuable aux éléments suivants :

Ces augmentations sont compensées par les diminutions suivantes :

En ce qui concerne les prêts non budgétaires, il y a une augmentation nette des autorisations de 528,2 millions de dollars par rapport au Budget principal des dépenses pour l'exercice se terminant le 31 mars 2026, principalement pour refléter des décaissements plus élevés des prêts canadiens aux étudiants, stimulés par l'augmentation des inscriptions d'étudiants admissibles, ainsi que la prolongation d'un an de l'augmentation de la limite hebdomadaire des prêts canadiens aux étudiants de 210 à 300 dollars jusqu'au 31 juillet 2026.

Citations

Sans objet

15. Aperçu du Budget principal des dépenses 2026‑2027 d'EDSC

Figure: Total des dépenses prévues et du Budget principal des dépenses d'EDSC
Total des dépenses prévues et du Budget principal des dépenses d'EDSC : la description suit
Texte descriptif

Figure de gauche: Le total des dépenses prévues d'EDSC est de 208,8 milliards de $

  • Les dépenses prévues en prestations d'assurance-emploi sont de 30,1 milliards de $ ou 13,7% du total des dépenses prévues
  • Les dépenses prévues en prestations du Régime de pensions du Canada (RPC) sont de 72,4 milliards de $ ou 33,1% du total des dépenses prévues
  • Les autres dépenses prévues en recouvrements de l'assurance-emploi, du RPC et de l'Indemnisation des accidentés du travail sont de 3,0 milliards de $ ou 1,4% du total des dépenses prévues
  • Les dépenses prévues en dépenses de fonctionnement de l'assurance-emploi et du RPC sont de 3,2 milliards de $ ou 1,5% du total des dépenses prévues
  • Le Budget principal des dépenses représente 110,2 milliards de $ ou 50,3% du total des dépenses prévues

Figure de droite: Le Budget principal des dépenses d'EDSC est de 110,2 milliards de $

  • Les dépenses prévues des postes législatifs sont de 96,6 milliards de $ ou 88% du total du Budget principal des dépenses
  • Les dépenses prévues du Crédit 1 - Dépenses de fonctionnement sont de 1,1 milliard de $ ou 1% du total du Budget principal des dépenses
  • Les dépenses prévues du Crédit 5 - Subventions et contributions sont de 12,5 milliards de $ ou 11% du total du Budget principal des dépenses

Sur les 110,2 milliards de $ de dépenses budgétaires prévues pour le Budget principal des dépenses de 2026‑2027 d'EDSC, 108,1 milliards de $ (98%) seront versés directement aux Canadiens dans le cadre des programmes de paiements de transfert législatifs et votés.

Les programmes compris dans les 95,6 milliards de $ en dépenses des postes législatif dans le Budget principal des dépenses d'ESDC pour 2026-2027 sont les suivants :

Les principaux programmes de subventions et contributions votées de 12,5 milliards de $ compris dans le Budget principal des dépenses de 2026‑2027 d'EDSC sont :

16. Programme de la Sécurité de la vieillesse : augmentation des coûts pour les aînés plus âgés

Questions et réponses

Q1. Pourquoi les aînés font-ils face à des coûts accrus en vieillissant?

A1. En vieillissant, les aînés ont tendance à avoir un revenu plus bas et font souvent face à des dépenses en soins de santé plus élevées en raison de l'apparition d'une maladie ou d'une incapacité. Cette vulnérabilité est exacerbée par une capacité réduite à compléter leur revenu par un emploi rémunéré, par le risque d'épuiser leurs économies personnelles et le risque de veuvage. Les données montrent que les aînés plus âgés :

Q2. Que fait le gouvernement pour aider les aînés à faire face à des coûts croissants en vieillissant?

A2. Le gouvernement reconnaît que les aînés font face à une vulnérabilité financière accrue en vieillissant.

En juillet 2022, la pension de la Sécurité de la vieillesse (SV) a été augmentée de façon permanente de 10 % pour les aînés de 75 ans et plus.

Grâce à cette mesure, en mai 2026, un aîné de 75 ans et plus admissible à une pension intégrale de la SV reçoit 817,36 $ par mois en pension de la SV (ou 9 808,32 $ par année). Cela représente 74,31 $ de plus par mois (ou 891,72 $ de plus par année) par rapport aux aînés âgés de 65 à 74 ans, qui reçoivent 743,05 $ par mois (ou 8 916,60 $ par année).

En avril 2026, parmi les 7,6 millions de pensionnés de la SV, 3,6 millions ont 75 ans et plus, et parmi ces aînés, 56 % (2,0 millions) sont des femmes et 44 % (1,6 million) sont des hommes.

Parmi les 4,0 millions de pensionnés de la SV âgés de 65 à 74 ans, environ 53 % (2,1 millions) sont des femmes et environ 48 % (1,9 million) sont des hommes (les pourcentages ne concordent pas en raison de l'arrondi).

Données supplémentaires sur tous les aînés

Prestations de soins

Logement

Le genre joue aussi un rôle, et Statistique Canada a révélé en 2023 que les femmes âgées de 65 et plus ont un revenu moyen qui est inférieur de 27 % à celui des hommes de 65 et plus, ce qui signifie qu'elles dépendent d'avantage du logement à faible coût.

17. Latitudes dans les Accords d'AGJE à l'échelle du Canada

Messages clés

Questions et réponses

1. Quelles sont les marges de manœuvre possibles dans les accords à l'échelle du Canada pour aider les provinces et les territoires à respecter leurs engagements en matière abordabilité et d'accès ?

Les accords conclus avec les provinces et les territoires prévoient une certaine souplesse pour leur permettre de respecter leurs engagements. Afin de réduire les frais liés aux services d'AGJE réglementés à l'échelle du pays, certaines provinces et certains territoires ont choisi de le faire au moyen d'un tarif fixe, tandis que d'autres procèdent à cette réduction par le biais de remboursements directs aux familles, de programmes de subventions pouvant être soumis à des critères de revenu, ou d'une combinaison de ces méthodes.

Contrairement à la réduction des frais, la création de nouvelles places en services de garde d'enfants est un projet complexe s'étalant sur plusieurs années, qui implique des étapes longues comme les exigences en matière de zonage, les études d'impact environnemental et les défis liés à la main-d'œuvre. Les plans d'action provinciaux et territoriaux prévoient une augmentation progressive des objectifs de création de places, les plus importantes augmentations étant prévues au cours des deux dernières années des accords.

En 2025, les accords ont été prolongés afin de garantir le maintien de l'accès à des programmes et services d'AGJE de grande qualité, abordables et inclusifs. Grâce à ces accords prolongés, certaines administrations ont bénéficié d'une plus grande souplesse pour continuer à œuvrer à la réalisation de leurs objectifs en matière d'abordabilité et d'accès au-delà de mars 2026.

Le gouvernement du Canada continue de collaborer avec les provinces et les territoires pour veiller à ce que les familles puissent avoir accès à des services de garde de grande qualité et abordables, notamment en accordant aux administrations la souplesse nécessaire pour répondre aux besoins et aux priorités de leurs collectivités.

2. Quelles sont les marges de manœuvre possibles dans les accords d'AGJE à l'échelle du Canada en matière de ratio entre les services sans but lucratif et les services à but lucratif ?

Les accords d'AGJE à l'échelle du Canada et la Loi sur l'apprentissage et la garde des jeunes enfants au Canada appuient principalement la croissance des secteurs des services de garde sans but lucratif, publics et en milieu familial. Mettre l'accent sur la croissance de ce secteur favorise une saine utilisation des fonds publics, notamment en garantissant que les excédents soient réinvestis dans les programmes et les services afin de permettre la croissance continue de programmes de meilleure qualité, plutôt que d'être distribués au profit personnel des propriétaires, des membres ou des investisseurs, ou pour accroître la valeur des actifs.

Toutefois, compte tenu du contexte unique des services d'AGJE à l'échelle du pays, le gouvernement du Canada reconnaît que les services de garde agréés à but lucratif continueront de jouer un rôle. Par le biais des accords sur l'AGJE, le gouvernement du Canada collabore avec les provinces et les territoires pour soutenir la croissance du nombre de places dans des services de garde de qualité à travers le pays, tout en veillant à ce que les familles bénéficiant de places agréées existantes - y compris dans des établissements à but lucratif - puissent profiter de services de garde plus abordables.

De plus, certains accords autorisent une croissance limitée du secteur à but lucratif et prévoient soit un ratio fixe, soit un plafond du nombre de places, ainsi que des mesures de contrôle strictes telles que des cadres de contrôle des coûts et une attention particulière aux communautés mal desservies, comme les communautés francophones minoritaires du Nouveau-Brunswick. Tous les accords sont adaptés pour refléter les réalités de chaque administration et permettre une certaine souplesse afin d'atteindre les objectifs du système à l'échelle du Canada.

3. Quelles sont les marges de manœuvre possibles pour les femmes entrepreneurs qui fournissent des services de garde d'enfants ?

Les femmes entrepreneurs, en particulier celles qui gèrent des services de garde d'enfants réglementés à domicile, jouent un rôle essentiel dans la réussite du système à l'échelle du Canada. Il n'y a aucune limite quant au nombre de places de services de garde d'enfants réglementés à domicile pouvant être financées dans le cadre des accords conclus avec les provinces et les territoires.

Toutefois, compte tenu de l'accent mis sur la croissance dans les secteurs sans but lucratif et public afin de favoriser des places de meilleure qualité et une saine utilisation des fonds publics, les accords prévoient une croissance limitée, voire nulle, dans le secteur à but lucratif. Tous les accords sont adaptés pour refléter les réalités de chaque administration et pour permettre une certaine souplesse afin d'atteindre les objectifs du système à l'échelle du Canada.

Détails de la page

2026-09-21