Rapport de contrôle et d'évaluation de l’assurance-emploi 2014-2015  Chapitre I - Contexte du marché du travail

Introduction

Ce chapitre rend compte des principaux développements du marché du travail et de la situation économique qui régnait au Canada au cours de l’exercice 2014-2015, soit la période d’évaluation du régime d’assurance-emploi couverte par le présent rapport. Note de bas de page 1 La section 1 de ce chapitre présente un aperçu général et un contexte historique de la situation économique de l’exercice 2014-2015, tandis que la section 2 résume les principaux développements du marché du travail. Note de bas de page 2 , Note de bas de page 3 L’annexe 1 renferme des renseignements plus détaillés sur les éléments abordés dans ce chapitre.

1. Aperçu économique

1.1 Croissance économique

L’économie canadienne a affiché une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel pour une cinquième année consécutive en 2014-2015. Note de bas de page 4 Le Canada a enregistré une hausse du PIB réel de 2,4 % en 2014-2015, et son niveau était estimé à 1,98 trillion de dollars en valeur nominale, ou 1,76 trillion de dollars en valeur réelle (en dollars enchaînés de 2007). La croissance du PIB réel en 2014-2015 était la même qu’en 2013-2014, mais était plus élevée que les taux de croissance observés en 2012-2013 et plus basse que ceux observés en 2010-2011 et 2011-2012 (voir le graphique 1).

Graphique 1 - Croissance du produit intérieur brut réel, Canada, 2007-2008 à 2014-2015
Graphique 1 : la description suit
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Produit intérieur brut (axe de gauche) Croissance du produit intérieur brut (axe de droite)
2007-2008 1579714 2,1 %
2008-2009 1580283 0,0 %
2009-2010 1549030 -2,0 %
2010-2011 1602283 3,4 %
2011-2012 1649702 3,0 %
2012-2013 1675468 1,6 %
2013-2014 1714964 2,4 %
2014-2015 1756778 2,4 %
  • Remarque : La partie ombrée correspond à une période de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Système canadien des comptes macroéconomiques, CANSIM, tableau 380-0064.

Après avoir enregistré le plus important déclin trimestriel en pourcentage du PIB réel depuis 1981 au cours du premier trimestre de 2009, l’économie canadienne s’est reprise au cours des trimestres suivants, présentant des taux de croissance positifs chaque trimestre jusqu’à ce qu’une contraction de l’économie survienne au premier trimestre de 2015. Note de bas de page 5 La croissance du PIB du Canada a été modérée depuis le premier trimestre de 2012 comparativement aux taux observés juste après la récession de 2008, le PIB enregistrant une croissance trimestrielle de 0,5 % ou moins dans huit des treize derniers trimestres (voir le graphique 2).

Graphique 2 - Croissance du produit intérieur brut réel, par trimestre, Canada, 2007/2008 à 2014/2015
Graphique 2 : la description suit
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Canada
2007 T2 1 %
T3 0,4 %
T4 0,1 %
2008 T1 0,1 %
T2 0,3 %
T3 0,8 %
T4 -1,2 %
2009 T1 -2,3 %
T2 -1,1 %
T3 0,5 %
T4 1,2 %
2010 T1 1,2 %
T2 0,5 %
T3 0,7 %
T4 1,1 %
2011 T1 0,7 %
T2 0,2 %
T3 1,4 %
T4 0,8 %
2012 T1 0 %
T2 0,3 %
T3 0,2 %
T4 0,1 %
2013 T1 1 %
T2 0,4 %
T3 0,7 %
T4 1 %
2014 T1 0,1 %
T2 0,9 %
T3 0,5 %
T4 0,8 %
2015 T1 -0,2 %
  • Remarque : La partie ombrée correspond à une période de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Système canadien des comptes macroéconomiques, CANSIM, tableau 380-0064.

Comparativement à d’autres pays du Groupe des Sept (G-7), le Canada présentait le deuxième plus haut taux de croissance du PIB réel en 2014, derrière le Royaume-Uni et ex æquo avec les États-Unis (voir le graphique 3). Une autre façon de comparer le rendement du Canada sur la scène internationale en ce qui a trait au PIB est en ayant recours à des mesures qui comparent le PIB par habitant. L’utilisation du PIB par habitant permet d’évaluer la manière dont les résultats économiques d’un pays se comparent aux autres lorsqu’ils sont adaptés pour la population de chaque pays, offrant une comparaison des niveaux de vie globaux des économies évaluées. Selon les données disponibles les plus récentes de la Banque mondiale, en 2014, le PIB par habitant du Canada avait baissé par rapport aux résultats observés en 2013, ce qui était principalement attribuable à une combinaison de la diminution graduelle de la valeur du prix des produits de base à l’échelle mondiale au cours de la période évaluée (également constatée dans le déclin du PIB par habitant des pays dont la croissance dépend fortement des fluctuations des prix des produits de base, notamment la Fédération de Russie, la Norvège, l’Australie, le Koweït, et le Ghana), et la hausse de la population totale du Canada liée aux augmentations observées au niveau de la participation à la population active. Avec un niveau de 50 235 $, le Canada s’est classé au 14e rang mondial en ce qui a trait au PIB par habitant en 2014, et se classait 2e parmi les membres du G-7, juste derrière les États-Unis. Note de bas de page 6 Parmi les pays membres du G-7 en 2014, le Royaume-Uni (+ 9,5 %), les États-Unis (+ 3,1 %), l’Allemagne (+ 3,0 %), et la France (+ 0,2 %) ont enregistré des hausses au niveau du PIB par habitant, tandis que l’Italie (- 1,4 %), le Canada (- 4,0 %) et le Japon (- 6,3 %) ont enregistré des baisses (voir le graphique 3).

Graphique 3 - Variation de la croissance du produit intérieur brut réel et de la croissance du PIB par habitant, pays du G-7, 2013 à 2014
Graphique 3 : la description suit
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2013 2014
Canada Produit intérieur brut par habitant

(prix actuels, en dollars américain)

 52 305  $  50 235  $
Produit intérieur brut réel (variation annuelle en pourcentage,

prix constants en monnaie nationale)

2,0 % 2,4 %
France Produit intérieur brut par habitant

(prix actuels, en dollars américain)

 42 628  $  42 733  $
Produit intérieur brut réel (variation annuelle en pourcentage,

prix constants en monnaie nationale)

0,7 % 0,2 %
Allemagne Produit intérieur brut par habitant

(prix actuels, en dollars américain)

 46 442  $  47 822  $
Produit intérieur brut réel (variation annuelle en pourcentage,

prix constants en monnaie nationale)

0,4 % 1,6 %
Italie Produit intérieur brut par habitant

(prix actuels, en dollars américain)

 35 421  $  34 909  $
Produit intérieur brut réel (variation annuelle en pourcentage,

prix constants en monnaie nationale)

-1,7 % -0,4 %
Japon Produit intérieur brut par habitant

(prix actuels, en dollars américain)

 38 634  $  36 194  $
Produit intérieur brut réel (variation annuelle en pourcentage,

prix constants en monnaie nationale)

1,6 % -0,1 %
Royaume-Uni Produit intérieur brut par habitant

(prix actuels, en dollars américain)

 42 309  $  46 332  $
Produit intérieur brut réel (variation annuelle en pourcentage,

prix constants en monnaie nationale)

1,7 % 3,0 %
États-Unis Produit intérieur brut par habitant

(prix actuels, en dollars américain)

 52 980  $  54 629  $
Produit intérieur brut réel (variation annuelle en pourcentage,

prix constants en monnaie nationale)

1,5 % 2,4 %
  • Source : Banque mondiale. Indicateurs du développement dans le monde. Données des comptes nationeaux, décembre 2015 (pour les données sure le PIB par habitant), et le fonds monétaire international, World Economic Outlook Database, octobre 2015 (pour les données sur les variations du PIB réel aux prix du marché).

En 2014-2015, le secteur de la production de biens et le secteur des services ont enregistré une croissance du PIB positive au Canada. Les industries du secteur des services (+ 2,4 %) ont légèrement surpassé les taux de croissance des industries du secteur de la production de biens (+ 1,9 %). Malgré les enjeux liés à la baisse des prix du pétrole au début de la deuxième moitié de 2014, l’industrie de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière, et de l’extraction de pétrole et de gaz a affiché une croissance annuelle moyenne de 4,7 % entre 2013-2014 et 2014 2015. Malgré la croissance annuelle positive observée dans cette industrie, des variations dans les données mensuelles montrent que ce secteur avait commencé une période de contraction en novembre 2014 qui a persisté jusqu’à la fin de 2014-2015. Les sous-secteurs de l’industrie qui ont été les plus touchés par la chute des prix du pétrole en 2014-2015 n’étaient pas les entreprises participant directement aux activités d’extraction de pétrole et de gaz, mais les entreprises qui offraient des activités et des services de soutien à l’extraction minière, pétrolière et gazière.

Les deux industries Note de bas de page 7 du Système de classification des industries de l’Amérique du Nord qui ont affiché les plus hauts taux de croissance du PIB réel pour 2014-2015 étaient l’industrie du commerce de gros (+ 5,2 %) et l’industrie de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière, et de l’extraction de pétrole et de gaz (+ 4,7 %). Les deux secteurs industriels qui ont affiché les taux de croissance économique les plus bas étaient l’industrie de l’agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse (- 8,6 %) et l’industrie de la gestion de sociétés et d’entreprises (- 0,8 %). Note de bas de page 8 .

1.2 Principaux développements économiques

La productivité du travail des entreprises canadiennes a enregistré une croissance de 2,6 % en 2014 2015, après avoir connu une augmentation de 1,8 % en 2013-2014 et un déclin de 0,7 % en 2012-2013. La croissance du taux de productivité du travail observée au Canada en 2014-2015 est le taux le plus élevé enregistré depuis près d’une décennie (voir le graphique 4).

Graphique 4 - Croissance de la productivité du travail, Canada, 2004-2005 à 2014-2015
Graphique 4 : la description suit
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Croissance de la productivité du travail
2004-2005 0,8 %
2005-2006 2,7 %
2006-2007 0,3 %
2007-2008 -0,5 %
2008-2009 0,1 %
2009-2010 0,7 %
2010-2011 1,2 %
2011-2012 1,6 %
2012-2013 -0,7 %
2013-2014 1,8 %
2014-2015 2,6 %
  • Remarque : La partie ombrée correspond à une période de récession de l'économique canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Indices de la productivité du travail, CANSIM, tableau 383-0008

En 2014, le niveau de productivité du travail au Canada se classait au quatrième rang parmi les pays du G 7, comparativement au cinquième rang en 2013. La productivité du travail au Canada se situait à 11 % sous la moyenne du G-7 en 2014, et à 5 % au-dessus de la moyenne de tous les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) (voir le graphique 5).

Graphique 5 - Productivité du travail, moyenne des pays du G-7 et de l'OCDE, 2014
Graphique 5 : la description suit
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2014
Japon 39,40 $
Italie 47,00 $
Royaume-Uni 47,40 $
Canada 48,30 $
Allemagne 58,90 $
France 59,80 $
États-Unis 62,50 $
G-7 54,50 $
OCDE - Total 45,90 $
  • Remarque : Les totaux indiqués ont été arrondis au dollar près selon les montants présentés par l'OCDE.
  • Source : Organisation de coopération et développement économiques, Base de données sur la productivité de l'OCDE, juin 2015.

Un des plus importants événements économiques pour le Canada le monde entier en 2014-2015 était la baisse des prix du pétrole, les prix ayant chuté considérablement à partir de juillet 2014. Le prix moyen au comptant du pétrole de West Texas Intermediate (WTI), une référence mondiale en matière de prix de l’énergie, a diminué, passant de 105,79 $ US le baril au début de juin 2014 à 47,22 $ US le baril au début de janvier 2015, enregistrant un déclin de 55 % au cours de cette période. Note de bas de page 9 . La baisse du prix des produits de base a entraîné de grandes réductions au niveau de l’emploi dans l’industrie de la foresterie, de la pêche, et de l’extraction de pétrole et de gaz de l’économie albertaine pendant six mois, le nombre total de salariés passant de 185 500 en septembre 2014 à 161 500 en mars 2015. Note de bas de page 10 . Entre novembre 2014 et avril 2015, des baisses de prix ont aussi été observées en ce qui a trait au gaz naturel (- 38,6 %), au bois d’œuvre (- 22,4 %), aux métaux de base (- 14,9 %), et aux produits agricoles ( 9,7 %). Toutefois, les baisses pour ces produits de base n’ont pas été aussi sévères que la chute des prix du pétrole pendant la deuxième moitié de 2014-2015. Note de bas de page 11 .

2. Aperçu du marché du travail

2.1 Population active

La taille totale de la population active Note de bas de page 12 du Canada s’est accrue au rythme de 0,4 % (+ 72 300) pour atteindre 19,14 millions en 2014 2015, soit moins que la moitié du taux de croissance observé en 2013-2014 (+ 1,0 %). La croissance de la population active a été plus importante en Alberta (+ 56 000) et en Ontario (+ 19 800), tandis que toutes les provinces de l’Atlantique et la Colombie-Britannique ont enregistré un déclin en 2014-2015.

La croissance de la population canadienne en âge de travailler (c.-à-d., la population âgée de 15 ans et plus) a surpassé ou a été égale à la croissance de la population active au Canada chaque année depuis 2008-2009 (voir le graphique 6).

Graphique 6 - Croissance de la population et croissance de la population active, Canada, 1977-1978 à 2014-2015
Graphique 6 : la description suit
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Croissance de la population (personnes âgées de 15 ans et plus) Croissance de la population active
1977-1978 2,1 % 2,6 %
1978-1979 1,9 % 3,6 %
1979-1980 1,9 % 3,2 %
1980-1981 2,0 % 2,8 %
1981-1982 1,7 % 2,5 %
1982-1983 1,5 % 0,6 %
1983-1984 1,3 % 1,8 %
1984-1985 1,2 % 1,9 %
1985-1986 1,2 % 2,1 %
1986-1987 1,2 % 1,7 %
1987-1988 1,3 % 2,0 %
1988-1989 1,3 % 1,9 %
1989-1990 1,4 % 1,8 %
1990-1991 1,5 % 1,2 %
1991-1992 1,4 % 0,4 %
1992-1993 1,3 % 0,2 %
1993-1994 1,2 % 0,8 %
1994-1995 1,3 % 1,1 %
1995-1996 1,3 % 0,6 %
1996-1997 1,3 % 1,2 %
1997-1998 1,2 % 1,7 %
1998-1999 1,1 % 1,6 %
1999-2000 1,2 % 1,7 %
2000-2001 1,3 % 1,7 %
2001-2002 1,4 % 1,7 %
2002-2003 1,4 % 3,0 %
2003-2004 1,2 % 1,9 %
2004-2005 1,3 % 1,1 %
2005-2006 1,4 % 0,8 %
2006-2007 1,4 % 1,5 %
2007-2008 1,3 % 1,8 %
2008-2009 1,4 % 1,3 %
2009-2010 1,4 % 0,7 %
2010-2011 1,3 % 1,2 %
2011-2012 1,2 % 0,8 %
2012-2013 1,3 % 1,3 %
2013-2014 1,3 % 1,0 %
2014-2015 1,1 % 0,4 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001.

Le nombre de personnes en âge de travailler qui ne sont pas sur le marché du travail augmente plus rapidement que le nombre de personnes sur le marché du travail, et par conséquent, le taux d’activité Note de bas de page 13 du Canada enregistre un déclin d’une année à l’autre depuis 2008-2009 malgré une augmentation du nombre de Canadiens sur le marché du travail. À la suite d’une chute de 0,2 point de pourcentage pour s’établir à 66,4 % en 2013-2014. Le taux d’activité du Canada a encore une fois diminué d’un demi-point de pourcentage en 2014-2015 pour atteindre 65,9 % (voir le graphique 7).

Au cours des dix derniers exercices financiers, le taux d’activité a fluctué d’un sommet de 67,5 % en 2007 2008 à un creux de 65,9 % en 2014-2015, et est demeuré, en moyenne, à un niveau supérieur aux taux observés au cours des décennies précédentes (voir le graphique 7). En comparaison, le pourcentage d’Américains en âge de travailler (défini par le U.S. Bureau of Labor Statistics comme étant les personnes âgées de 16 ans et plus) qui ont participé au marché du travail des É.-U. a atteint son plus bas niveau en 35 ans en 2014-2015, chutant de 0,3 point de pourcentage depuis l’année précédente, s’établissant à 62,8 %.

Graphique 7 - Taux d'activité du Canada et des États-Unis, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 7 : la description suit
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Canada États-Unis
1976-1977 61,60 % 61,72 %
1977-1978 62,00 % 62,47 %
1978-1979 63,10 % 63,39 %
1979-1980 63,80 % 63,69 %
1980-1981 64,40 % 63,79 %
1981-1982 64,90 % 63,83 %
1982-1983 64,40 % 64,00 %
1983-1984 64,80 % 64,07 %
1984-1985 65,20 % 64,55 %
1985-1986 65,80 % 64,87 %
1986-1987 66,10 % 65,36 %
1987-1988 66,60 % 65,66 %
1988-1989 67,00 % 66,05 %
1989-1990 67,20 % 66,53 %
1990-1991 67,00 % 66,41 %
1991-1992 66,30 % 66,18 %
1992-1993 65,60 % 66,42 %
1993-1994 65,30 % 66,39 %
1994-1995 65,20 % 66,63 %
1995-1996 64,70 % 66,57 %
1996-1997 64,60 % 66,88 %
1997-1998 64,90 % 67,13 %
1998-1999 65,30 % 67,09 %
1999-2000 65,60 % 67,13 %
2000-2001 65,80 % 67,03 %
2001-2002 66,00 % 66,70 %
2002-2003 67,10 % 66,52 %
2003-2004 67,60 % 66,16 %
2004-2005 67,40 % 65,94 %
2005-2006 67,10 % 66,09 %
2006-2007 67,20 % 66,22 %
2007-2008 67,50 % 65,98 %
2008-2009 67,40 % 65,93 %
2009-2010 67,00 % 65,19 %
2010-2011 66,90 % 64,54 %
2011-2012 66,60 % 64,01 %
2012-2013 66,60 % 63,63 %
2013-2014 66,40 % 63,14 %
2014-2015 65,90 % 62,81 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001 (pour les données canadiennes), United States Department of Labour (Bureau of Labor Statistics), Current Population Survey (pour les données des É.-U.).

Toutes les provinces et les territoires ont aussi indiqué une baisse légère au niveau des taux d’activité depuis 2012 2013 (voir le graphique 8).

Graphique 8 - Taux d'activité, selon la province et le territoire, Canada, 2012-2013 à 2014-2015
Graphique 8 : la description suit
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2012-2013 2013-2014 2014-2015
T.-N.-L. 62,3 % 61,5 % 60,8 %
Î.-P.-É. 69,4 % 69,4 % 68,4 %
N.-É. 64,4 % 63,3 % 62,7 %
N.-B. 63,4 % 63,5 % 63,1 %
Qc 65,0 % 65,0 % 64,6 %
Ont. 66,2 % 66,2 % 65,7 %
Man. 69,0 % 68,3 % 68,0 %
Sask. 69,9 % 70,1 % 69,6 %
Alb. 73,4 % 73,1 % 72,8 %
C.-B. 64,7 % 63,9 % 63,1 %
Yn 74,9 % 74,2 % 74,4 %
T.N.-O. 77,0 % 76,9 % 74,2 %
Nt 64,8 % 65,5 % 61,4 %
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001 (pour les données provinciales), et totalisations spéciales (pour les données territoriales).

Selon le sexe, le taux d’activité des hommes au Canada continue d’être supérieur à celui des femmes. Bien que l’écart entre les taux d’activité ait beaucoup diminué au fil du temps, le taux d’activité des femmes qui participent au marché du travail s’est stabilisé depuis 2002-2003. L’écart entre les taux d’activité des hommes et des femmes en 2014-2015 était de 9,1 points de pourcentage. La réduction de l’écart entre les taux d’activité des hommes et des femmes depuis 1990-1991 est attribuable à l’augmentation du taux d’activité des femmes et au déclin du taux d’activité des hommes observés au cours de cette période (voir le graphique 9).

Graphique 9 - Taux d'activité, selon le sexe, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 9 : la description suit
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Canada (les deux sexes) Hommes Femmes
1976-1977 61,6 % 77,6 % 45,9 %
1977-1978 62,0 % 77,6 % 46,7 %
1978-1979 63,1 % 78,1 % 48,4 %
1979-1980 63,9 % 78,4 % 49,7 %
1980-1981 64,4 % 78,4 % 50,9 %
1981-1982 65,0 % 78,1 % 52,2 %
1982-1983 64,4 % 76,9 % 52,3 %
1983-1984 64,8 % 76,8 % 53,1 %
1984-1985 65,2 % 76,8 % 54,1 %
1985-1986 65,8 % 76,8 % 55,2 %
1986-1987 66,2 % 76,8 % 55,8 %
1987-1988 66,6 % 76,9 % 56,7 %
1988-1989 67,0 % 76,6 % 57,7 %
1989-1990 67,2 % 76,6 % 58,2 %
1990-1991 67,0 % 75,9 % 58,5 %
1991-1992 66,3 % 74,7 % 58,3 %
1992-1993 65,6 % 73,7 % 57,7 %
1993-1994 65,3 % 73,2 % 57,6 %
1994-1995 65,2 % 73,0 % 57,6 %
1995-1996 64,7 % 72,4 % 57,4 %
1996-1997 64,7 % 72,1 % 57,5 %
1997-1998 64,9 % 72,2 % 57,9 %
1998-1999 65,2 % 72,2 % 58,6 %
1999-2000 65,6 % 72,4 % 59,0 %
2000-2001 65,8 % 72,4 % 59,5 %
2001-2002 66,0 % 72,4 % 59,9 %
2002-2003 67,1 % 73,2 % 61,3 %
2003-2004 67,6 % 73,4 % 62,0 %
2004-2005 67,4 % 73,1 % 61,9 %
2005-2006 67,1 % 72,7 % 61,6 %
2006-2007 67,2 % 72,4 % 62,1 %
2007-2008 67,5 % 72,6 % 62,5 %
2008-2009 67,5 % 72,6 % 62,5 %
2009-2010 67,0 % 71,7 % 62,5 %
2010-2011 66,9 % 71,6 % 62,4 %
2011-2012 66,6 % 71,2 % 62,1 %
2012-2013 66,6 % 71,0 % 62,2 %
2013-2014 66,4 % 70,9 % 62,0 %
2014-2015 65,9 % 70,5 % 61,4 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économique canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001.

Selon l’âge, le taux d’activité du groupe d’âge moyen (les 25 à 54 ans) est demeuré relativement au fil du temps jusqu’à ce qu’il chute de 0,4 point de pourcentage entre 2013-2014 (86,6 %) et 2014-2015 (86,2 %). Un changement important qui est survenu dans le marché du travail du Canada était l’important augmentation du taux d’activité observée parmi les personnes âgées de 55 ans et plus, passant de 25,6 % en 2000-2001 à 37,1 % en 2014-2015, malgré une diminution de 0,2 point de pourcentage de 2013-2014 à 2014-2015, soit le premier déclin enregistré par ce groupe en 19 ans. En revanche, la cohorte de jeunes (les 15 à 24 ans) a affiché, en moyenne, des augmentations en ce qui a trait aux taux d’activité de 2000-2001 à 2008-2009, et affiche une baisse depuis. Cette tendance pourrait commencer à s’inverser puisque les taux d’activité de la cohorte de jeunes ont augmenté d’une année à l’autre entre 2012-2013 (63,7 %) et 2014-2015 (64,3 %) puisque les conditions économiques se sont améliorées (voir le graphique 10).

Graphique 10 - Taux d'activité, selon le groupe d'âge, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 10 : la description suit
Montrer le tableau de données
15 à 24 ans 25 à 54 ans 55 ans et plus
1976-1977 63,9 % 73,7 % 31,2 %
1977-1978 64,7 % 74,3 % 30,5 %
1978-1979 66,1 % 75,9 % 30,5 %
1979-1980 67,9 % 76,6 % 30,5 %
1980-1981 68,8 % 77,6 % 29,9 %
1981-1982 68,9 % 78,8 % 29,7 %
1982-1983 67,2 % 78,7 % 29,3 %
1983-1984 67,6 % 79,5 % 28,9 %
1984-1985 68,1 % 80,4 % 28,4 %
1985-1986 69,0 % 81,4 % 28,1 %
1986-1987 69,8 % 82,1 % 27,1 %
1987-1988 70,5 % 82,8 % 26,8 %
1988-1989 70,8 % 83,5 % 26,6 %
1989-1990 71,0 % 84,0 % 26,1 %
1990-1991 69,4 % 84,3 % 25,7 %
1991-1992 67,6 % 83,9 % 25,2 %
1992-1993 65,6 % 83,3 % 24,8 %
1993-1994 64,3 % 83,5 % 24,3 %
1994-1995 63,8 % 83,4 % 24,5 %
1995-1996 62,9 % 83,2 % 23,7 %
1996-1997 62,0 % 83,4 % 23,8 %
1997-1998 61,3 % 84,1 % 24,4 %
1998-1999 62,4 % 84,4 % 24,7 %
1999-2000 63,6 % 84,7 % 25,2 %
2000-2001 64,7 % 84,9 % 25,6 %
2001-2002 64,9 % 85,2 % 26,4 %
2002-2003 66,9 % 86,1 % 28,4 %
2003-2004 67,2 % 86,5 % 30,3 %
2004-2005 66,6 % 86,5 % 30,9 %
2005-2006 66,0 % 86,2 % 31,7 %
2006-2007 66,3 % 86,3 % 32,4 %
2007-2008 67,1 % 86,6 % 33,6 %
2008-2009 67,1 % 86,7 % 34,3 %
2009-2010 65,1 % 86,4 % 35,2 %
2010-2011 64,4 % 86,4 % 36,0 %
2011-2012 64,2 % 86,4 % 36,3 %
2012-2013 63,7 % 86,7 % 36,8 %
2013-2014 63,8 % 86,6 % 37,3 %
2014-2015 64,3 % 86,2 % 37,1 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001.

Les changements qui se sont produits au niveau des taux d’activité parmi les groupes d’âge sont beaucoup plus évidents si l’on divise les cohortes de personnes qui ne se situent pas dans le groupe d’âge moyen (c.-à-d., les personnes âgées de 15 à 24 ans et de 55 ans et plus) par tranches de cinq ans. Entre 2000-2001 et 2014-2015, les deux changements les plus importants observés parmi ces groupes d’âge pour ce qui est des taux d’activité se sont produits chez les personnes âgées de 60 à 64 ans (+ 16,8 points de pourcentage entre 2000-2001 et 2014 2015) et chez les personnes âgées de 55 à 59 ans (+ 11,2 points de pourcentage). Le phénomène contraire, un déclin des taux d’activité, s’est produit chez les jeunes, le taux d’activité baissant légèrement chez les jeunes âgés de 20 à 24 ans (- 1,5 point de pourcentage entre 2008-2009 et 2014-2015) et baissant fortement chez les jeunes âgés de 15 à 19 ans (- 6,0 points de pourcentage) (voir le graphique 11). Selon ces résultats, l’économie canadienne dépend désormais fortement des travailleurs plus âgés, et l’éventuel départ à la retraite d’un grand nombre de ces travailleurs dans les années à venir pourrait être une source de défis à relever afin de répondre à la demande de main d’œuvre.

Graphique 11 - Taux d'activité, selon le groupe d'âge, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 11 : la description suit
Montrer le tableau de données
15 à 19 ans 20 à 24 ans 25 à 54 ans 55 à 59 ans 60 à 64 ans 65 ans et plus
1976-1977 50,6 % 77,9 % 73,7 % 60,3 % 44,8 % 8,8 %
1977-1978 51,5 % 78,5 % 74,3 % 59,6 % 43,2 % 8,5 %
1978-1979 52,9 % 79,6 % 75,9 % 59,5 % 44,0 % 8,3 %
1979-1980 55,5 % 80,4 % 76,6 % 59,9 % 44,3 % 8,3 %
1980-1981 56,2 % 81,2 % 77,6 % 59,8 % 43,1 % 7,9 %
1981-1982 56,0 % 81,0 % 78,8 % 59,8 % 43,1 % 7,7 %
1982-1983 53,0 % 80,2 % 78,7 % 59,8 % 42,0 % 7,7 %
1983-1984 52,6 % 80,5 % 79,5 % 59,7 % 41,5 % 7,3 %
1984-1985 53,1 % 80,4 % 80,4 % 59,4 % 40,7 % 7,2 %
1985-1986 54,2 % 80,9 % 81,4 % 61,2 % 38,6 % 7,1 %
1986-1987 55,4 % 81,6 % 82,1 % 59,8 % 38,1 % 6,6 %
1987-1988 57,1 % 81,7 % 82,8 % 60,5 % 37,3 % 6,8 %
1988-1989 58,4 % 81,7 % 83,5 % 61,4 % 36,9 % 6,7 %
1989-1990 59,2 % 81,6 % 84,0 % 60,9 % 36,5 % 6,7 %
1990-1991 57,9 % 80,0 % 84,3 % 60,5 % 37,0 % 6,6 %
1991-1992 54,9 % 79,5 % 83,9 % 61,1 % 34,9 % 6,8 %
1992-1993 52,4 % 78,0 % 83,3 % 60,9 % 35,7 % 6,3 %
1993-1994 50,8 % 77,2 % 83,5 % 59,7 % 35,0 % 6,4 %
1994-1995 50,0 % 77,1 % 83,4 % 60,4 % 35,4 % 6,4 %
1995-1996 49,8 % 75,9 % 83,2 % 59,9 % 32,7 % 6,2 %
1996-1997 47,7 % 76,5 % 83,4 % 59,6 % 33,7 % 6,1 %
1997-1998 46,9 % 75,8 % 84,1 % 60,2 % 34,6 % 6,4 %
1998-1999 48,7 % 76,3 % 84,4 % 60,3 % 35,0 % 6,5 %
1999-2000 50,3 % 77,1 % 84,7 % 61,7 % 36,0 % 6,1 %
2000-2001 52,4 % 77,1 % 84,9 % 62,6 % 36,5 % 5,9 %
2001-2002 52,6 % 77,3 % 85,2 % 62,9 % 37,1 % 6,3 %
2002-2003 55,1 % 78,6 % 86,1 % 64,6 % 40,7 % 6,9 %
2003-2004 54,8 % 79,2 % 86,5 % 67,9 % 42,2 % 7,6 %
2004-2005 54,4 % 78,6 % 86,5 % 67,6 % 44,0 % 7,7 %
2005-2006 53,3 % 78,4 % 86,2 % 68,4 % 44,1 % 8,3 %
2006-2007 54,1 % 78,4 % 86,3 % 69,5 % 45,5 % 8,4 %
2007-2008 55,4 % 78,6 % 86,6 % 70,9 % 47,5 % 9,2 %
2008-2009 55,9 % 78,2 % 86,7 % 71,4 % 47,8 % 10,1 %
2009-2010 52,3 % 77,6 % 86,4 % 71,2 % 50,3 % 10,8 %
2010-2011 51,6 % 76,8 % 86,4 % 72,9 % 50,7 % 11,4 %
2011-2012 50,7 % 77,0 % 86,4 % 72,7 % 51,1 % 12,0 %
2012-2013 50,0 % 76,2 % 86,7 % 74,0 % 51,5 % 12,6 %
2013-2014 49,6 % 76,3 % 86,6 % 73,6 % 53,6 % 13,2 %
2014-2015 49,9 % 76,7 % 86,2 % 73,8 % 53,3 % 13,3 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001.

2.2 L’emploi

Le Canada a affiché une augmentation de l’emploi modérée en 2014-2015, avec un gain net de 103 000 postes (+ 0,6 %) de 2013-2014 à 2014-2015, atteignant une moyenne annuelle de 17,83 millions de salariés. Il s’agissait de la cinquième année consécutive de croissance au chapitre de l’emploi au Canada depuis le déclin survenu en 2009-2010 à la suite des répercussions de la récession de 2008. Note de bas de page 14 .

Comparativement aux autres économies avancées, selon les années civiles, le Canada (+ 0,6 %) s’est classé au cinquième rang pour ce qui est de la croissance de l’emploi parmi les pays membres du G-7 en 2014, en pourcentage (p. ex., le taux de croissance) et en nombre (p. ex., le nombre total de postes créés), derrière le Royaume-Uni (+ 2,3 %), les États-Unis (+ 1,6 %), l’Allemagne (+ 0,9 %) et légèrement derrière le Japon (+ 0,6 %), tout en demeurant devant l’Italie (+ 0,4 %) et la France (+ 0,2 %). Note de bas de page 15 .

Malgré les augmentations au niveau de l’emploi en 2014-2015, le taux d’emploi national pour 2014-2015 (61,4 %) a décliné pour la deuxième année consécutive de 0,3 point de pourcentage par rapport au taux observé en 2013 2014 (61,7 %). Note de bas de page 16 . Le taux de chômage national est demeuré relativement stable depuis la récession de 2008, semblable à celui des années suivant la première période de reprise après la récession du début des années 1990, et contraire aux augmentations stables observées pendant la période de reprise économique suivant la récession du début des années 1980 (voir le graphique 12).

Graphique 12 - Taux d'emploi, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 12 : la description suit
Montrer le tableau de données
Taux d'emploi
1976-1977 57,1 %
1977-1978 56,9 %
1978-1979 57,8 %
1979-1980 59,2 %
1980-1981 59,6 %
1981-1982 59,8 %
1982-1983 56,7 %
1983-1984 57,2 %
1984-1985 57,9 %
1985-1986 59,1 %
1986-1987 59,8 %
1987-1988 61,0 %
1988-1989 61,8 %
1989-1990 62,2 %
1990-1991 61,1 %
1991-1992 59,4 %
1992-1993 58,2 %
1993-1994 57,9 %
1994-1995 58,6 %
1995-1996 58,6 %
1996-1997 58,5 %
1997-1998 59,2 %
1998-1999 60,0 %
1999-2000 60,8 %
2000-2001 61,3 %
2001-2002 61,1 %
2002-2003 62,1 %
2003-2004 62,5 %
2004-2005 62,6 %
2005-2006 62,6 %
2006-2007 63,0 %
2007-2008 63,5 %
2008-2009 63,0 %
2009-2010 61,4 %
2010-2011 61,6 %
2011-2012 61,6 %
2012-2013 61,8 %
2013-2014 61,7 %
2014-2015 61,4 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM ,tableau 282-0001.

2.2.1 L’emploi, selon la province, le territoire, le sexe et l’âge

Les gains d’emploi enregistrés dans l’économie canadienne varient d’une province ou d’un territoire à l’autre en 2014 2015. L’Alberta (+ 2,1 %), le Yukon (+ 2,1 %), la Saskatchewan (+ 1,0 %) et le Manitoba (+ 1,0 %) ont affiché les plus importantes augmentations du pourcentage au chapitre de l’emploi de 2013-2014 à 2014-2015, tandis que les Territoires du Nord-Ouest (- 4,8 %), le Nunavut (- 2,4 %), Terre-Neuve-et-Labrador (- 1,9 %) et le Nouveau Brunswick (- 0,8 %) ont affiché les plus importants déclins du pourcentage au cours de la même période.

Graphique 13 - Croissance de l'emploi, selon la province et le territoire, Canada, 2013/2014 à 2014/2015
Graphique 13 : la description suit
Montrer le tableau de données
Croissance de 2013/2014 à 2014/2015
T.-N.-L. -1,9 %
Î.-P.-É. 0,0 %
N.-É. -0,6 %
N.-B. -0,8 %
Qc. 0,1 %
Ont. 0,6 %
Man. 1,0 %
Sask. 1,0 %
Alb. 2,1 %
C.-B. 0,4 %
Yn 2,1 %
T.N.-O. -4,8 %
Nt -2,4 %
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001 (pour les données provinciales), et totalisations spéciales (pour les données territoriales).

L’Ontario (6,89 millions de travailleurs) et le Québec (4,07 millions de travailleurs) représentaient plus de 60 % de l’ensemble de l’emploi au Canada en 2014-2015. L’Alberta (2,29 millions d’emplois) est passée au troisième rang pour ce qui est du nombre total de travailleurs, dépassant légèrement la Colombie-Britannique (2,28 millions d’emplois) (voir le tableau 1).

Tableau 1 Dénombrement annuel moyen des travailleurs (en milliers), selon la province, 2014-2015
2014-2015 % du nombre total de travailleurs - Canada
Terre-Neuve-et-Labrador 237,1 1,3 %
Île-du-Prince-Édouard 73,9 0,4 %
Nouvelle-Écosse 447,9 2,5 %
Nouveau-Brunswick 352,9 2,0 %
Québec 4 065,5 22,8 %
Ontario 6 886,0 38,6 %
Manitoba 630,0 3,5 %
Saskatchewan 571,4 3,2 %
Alberta 2 286,0 12,8 %
Colombie-Britannique 2 279,0 12,8 %
Canada 17 829,6 100,0 %
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0087.

Conformément aux tendances historiques, d’importantes variations ont été observées dans les taux d’emploi de l’ensemble des provinces et territoires, avec un écart de 17,9 points de pourcentage entre la province ou le territoire affichant le plus haut taux d’emploi (le Yukon) et le taux le plus faible (le Nunavut). Le Yukon (71,0 %), l’Alberta (69,2 %), les Territoires du Nord-Ouest (68,1 %), la Saskatchewan (66,8 %) et le Manitoba (64,3 %) ont tous affiché des taux d’emploi supérieurs à la moyenne nationale de 61,4 % (voir le graphique 14).

Graphique 14 - Taux d'emploi, selon la province et le territoire, Canada, 2009-2010 à 2014-2015
Graphique 14 : la description suit
Montrer le tableau de données
2008-2009 2009-2010 2013-2014 2014-2015
T.-N.-L. 51,2 % 49,8 % 54,4 % 53,5 %
Î.-P.-É. 60,2 % 59,9 % 61,4 % 61,2 %
N.-É. 58,8 % 58,1 % 57,7 % 57,2 %
N.-B. 59,0 % 58,5 % 57,1 % 56,8 %
Qc 60,5 % 59,6 % 60,0 % 59,7 %
Ont. 62,8 % 60,7 % 61,2 % 61,0 %
Man. 66,2 % 65,4 % 64,5 % 64,3 %
Sask. 67,3 % 66,7 % 67,2 % 66,8 %
Alb. 71,7 % 68,9 % 69,7 % 69,2 %
C.-B. 62,6 % 60,7 % 59,8 % 59,4 %
Yn 71,4 % 67,2 % 70,3 % 71,0 %
T.N.-O. 70,2 % 65,5 % 70,9 % 68,1 %
Nt 53,3 % 53,0 % 56,2 % 53,1 %
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001 (pour les données provinciales), et totalisations spéciales (four les données territoriales).
2.2.1.1 Répartition de l’emploi, selon le sexe et l’âge

Pour ce qui est de l’emploi selon le sexe, semblablement aux taux d’activité des dernières années (voir le graphique 9), il y a eu un rétrécissement de l’écart entre les proportions d’hommes et de femmes occupant un emploi au Canada. En 2014-2015, les hommes représentaient 52,4 % de tous les travailleurs canadiens tandis que les femmes représentaient 47,6 %. L’écart entre les proportions d’emploi a grandement diminué au fil du temps, jusqu’à l’exercice 2009-2010 (lorsque 52,0 % de tous les travailleurs étaient des hommes et que 48,0 % étaient des femmes), et s’est légèrement accentué depuis (voir le graphique 15).

Selon le sexe, en 2014-2015 les hommes occupaient 56,9 % de tous les emplois à temps plein tandis que les femmes occupaient 43,1 % des postes à temps plein. Un écart encore plus important entre les sexes au chapitre du pourcentage des proportions de l’emploi est observé chez les personnes qui occupent des postes à temps partiel, les femmes occupant 66,5 % des emplois à temps partiel et les hommes occupant 33,5 % de ces emplois au Canada en 2014-2015. Les proportions des hommes et des femmes occupant des postes à temps plein et à temps partiel sont demeurées relativement stables au cours des années suivant la récession de 2008.

Le vieillissement de la population canadienne a aussi contribué aux changements importants de la composition de la population active au cours des quinze dernières années, le nombre de travailleurs plus âgés (55 ans et plus) faisant plus que doubler, passant de 1,5 million en 2000-2001 à 3,5 millions en 2014-2015. Entre-temps, le nombre de travailleurs d’âge moyen (25 à 54 ans) n’a augmenté que légèrement, passant de 11,0 millions en 2000 2001 à 11,8 millions en 2014-2015. La population de jeunes travailleurs (15 à 24 ans) est demeurée relativement stable, passant de 2,3 millions en 2000-2001 à 2,5 millions en 2014-2015. La majorité des augmentations au niveau de l’emploi observées au cours des dernières années se sont donc produites au sein des groupes démographiques ne faisant pas partie de la « moyenne d’âge » traditionnelle de la population active, les Canadiens âgés de 55 ans et plus ayant affiché la plus importante proportion des augmentations au chapitre de l’emploi (voir le graphique 15).

Graphique 15 - Proportion de l'emploi, selon le sexe et le groupe d'âge, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 15 : la description suit
Montrer le tableau de données
15 à 24 ans (axe de gauche) 15 à 24 ans (axe de gauche) 25 à 54 ans (axe de gauche) 55 ans et plus (axe de gauche) % de la proportion d'emploi - Hommes (axe de droite) % de la proportion d'emploi - Femmes (axe de droite)
1976-1977 9,8 2,5 6,1 1,1 62,7 % 37,3 %
1977-1978 10,0 2,6 6,2 1,1 62,3 % 37,7 %
1978-1979 10,3 2,7 6,5 1,2 61,6 % 38,4 %
1979-1980 10,8 2,8 6,8 1,2 61,0 % 39,0 %
1980-1981 11,1 2,8 7,0 1,2 60,3 % 39,7 %
1981-1982 11,3 2,8 7,2 1,2 59,5 % 40,5 %
1982-1983 10,9 2,5 7,1 1,2 58,6 % 41,4 %
1983-1984 11,1 2,5 7,4 1,2 58,1 % 41,9 %
1984-1985 11,4 2,5 7,6 1,2 57,9 % 42,1 %
1985-1986 11,8 2,6 8,0 1,2 57,4 % 42,6 %
1986-1987 12,1 2,6 8,3 1,2 57,2 % 42,8 %
1987-1988 12,5 2,6 8,6 1,3 56,9 % 43,1 %
1988-1989 12,8 2,6 9,0 1,3 56,3 % 43,7 %
1989-1990 13,0 2,5 9,3 1,3 56,0 % 44,0 %
1990-1991 13,0 2,4 9,4 1,3 55,4 % 44,6 %
1991-1992 12,8 2,2 9,4 1,2 54,9 % 45,1 %
1992-1993 12,7 2,1 9,4 1,2 54,7 % 45,3 %
1993-1994 12,8 2,1 9,5 1,2 54,6 % 45,4 %
1994-1995 13,2 2,1 9,8 1,3 54,7 % 45,3 %
1995-1996 13,3 2,1 10,0 1,3 54,6 % 45,4 %
1996-1997 13,5 2,1 10,1 1,3 54,5 % 45,5 %
1997-1998 13,8 2,0 10,4 1,4 54,5 % 45,5 %
1998-1999 14,1 2,1 10,6 1,4 54,1 % 45,9 %
1999-2000 14,5 2,2 10,8 1,5 54,1 % 45,9 %
2000-2001 14,8 2,3 11,0 1,5 53,9 % 46,1 %
2001-2002 15,0 2,3 11,0 1,6 53,7 % 46,3 %
2002-2003 15,4 2,4 11,2 1,8 53,4 % 46,6 %
2003-2004 15,7 2,4 11,3 2,0 53,2 % 46,8 %
2004-2005 16,0 2,5 11,4 2,1 53,2 % 46,8 %
2005-2006 16,2 2,5 11,4 2,2 53,2 % 46,8 %
2006-2007 16,5 2,6 11,6 2,4 52,9 % 47,1 %
2007-2008 16,9 2,6 11,7 2,5 52,7 % 47,3 %
2008-2009 17,0 2,6 11,7 2,7 52,6 % 47,4 %
2009-2010 16,7 2,4 11,5 2,8 52,0 % 48,0 %
2010-2011 17,0 2,4 11,6 3,0 52,3 % 47,7 %
2011-2012 17,3 2,5 11,7 3,1 52,4 % 47,6 %
2012-2013 17,5 2,5 11,8 3,2 52,3 % 47,7 %
2013-2014 17,7 2,5 11,8 3,4 52,3 % 47,7 %
2014-2015 17,8 2,5 11,8 3,5 52,4 % 47,6 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent à des périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0001.

2.2.2 L’emploi, selon le niveau de scolarité, l’industrie et le secteur

À mesure que la technologie évolue et que les industries demandent davantage de travailleurs ayant des compétences spécialisées, les Canadiens doivent accroître leur taux d’inscription aux études secondaires et postsecondaires, ainsi que leur taux d’achèvement afin d’augmenter leurs chances d’obtenir un emploi. Cela peut être observé en examinant les taux d’emploi selon le niveau de scolarité, où les taux d’emploi ont tendance à augmenter pour chaque niveau d’études supplémentaires atteint par les membres de la population active, tandis que les différences au niveau des taux d’emploi entre ceux qui ont un niveau de scolarité plus faible et la moyenne nationale se sont accrues au fil du temps (voir le tableau 2).

Tableau 2 - Taux d’emploi, selon le niveau de scolarité, Canada, 2004-2005 à 2014-2015
2005-2006 2006-2007 2007-2008 2008-2009 2009-2010 2010-2011 2011-2012 2012-2013 2013-2014 2014-2015
0 à la 8e année 21,5 % 21,5 % 21,1 % 20,4 % 20,1 % 19,3 % 19,9 % 20,2 % 19,6 % 18,9 %
Études secondaires non terminées 44,7 % 45,0 % 45,4 % 44,6 % 40,8 % 40,3 % 40,1 % 39,5 % 39,3 % 39,0 %
Diplôme d’études secondaires 65,4 % 65,1 % 65,5 % 63,8 % 61,6 % 61,6 % 61,6 % 61,0 % 60,5 % 59,6 %
Études postsecondaires non terminées 63,2 % 64,0 % 64,3 % 63,8 % 60,7 % 60,8 % 60,2 % 60,6 % 59,7 % 58,5 %
Certificat ou diplôme d’études postsecondaires 72,7 % 72,5 % 72,8 % 72,4 % 70,8 % 71,0 % 70,7 % 70,5 % 70,6 % 70,1 %
Baccalauréat 76,3 % 76,9 % 76,7 % 76,0 % 75,5 % 75,0 % 74,3 % 74,6 % 74,4 % 74,0 %
Études supérieures au baccalauréat 77,3 % 77,0 % 76,5 % 76,2 % 75,8 % 75,0 % 75,2 % 75,2 % 74,5 % 74,1 %
Canada 62,6 % 63,0 % 63,5 % 63,0 % 61,4 % 61,6 % 61,6 % 61,8 % 61,7 % 61,4 %
  • Source : Statistique Canada. Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0003.

L’augmentation de 0,6 % au chapitre de l’emploi en 2014-2015 provenait entièrement des industries des services (+ 127 900 travailleurs, ou + 0,9 %), en particulier dans l’industrie des soins de santé et de l’assistance sociale (+ 42 400, ou 1,9 %), l’industrie de l’hébergement et de la restauration (+ 35 500, ou 3,0 %), l’industrie du commerce de gros (+ 31 400, ou 5,2 %) et l’industrie des services d’enseignement (+ 30 200, ou 2,5 %). Ces augmentations ont été partiellement contrebalancées par des déclins dans l’industrie du commerce de détail (baisse de l’emploi de 21 100, ou – 1,0 %). Combinées, les industries de production des biens ont enregistré une réduction de 25 000 (- 0,6 %) du nombre de travailleurs. Malgré la forte baisse du prix du pétrole, l’industrie de l’extraction minière, pétrolière et gazière (- 1 700 emplois, ou - 0,6 %) a connu en 2014-2015 une variation du pourcentage semblable aux moyennes observées dans les autres industries de la production des services.

En 2014-2015, le nombre total de travailleurs dans le secteur privé a augmenté de 0,7 % comparativement à 0,4 % dans le secteur public, tandis que le nombre de personnes qui se déclarent travailleurs autonomes a aussi augmenté de 0,4 %. Au total, en 2014-2015 les salariés du secteur privé représentaient 64,7 % de l’ensemble des emplois (11,5 millions), suivi par les salariés du secteur public avec 20,0 % des emplois (3,6 millions) et les travailleurs autonomes avec 15,4 % (2,7 millions), cette répartition demeurant relativement stable au cours des dernières années.

2.2.3 L’emploi, selon le type d’emploi et la couverture syndicale

L’emploi à temps plein a augmenté de 0,4 %, ce taux de croissance se multipliant par trois pour ce qui est de l’emploi à temps partiel (1,2 %) en 2014-2015. L’emploi à temps plein représentait 80,8 % (14,4 millions d’emplois) de tous les emplois au Canada en 2014-2015. Le 19,2 % restant (3,4 millions d’emplois) était lié aux emplois à temps partiel. Les travailleurs canadiens avaient aussi tendance, en moyenne, à indiquer une grande moyenne en pourcentage d’heures travaillées à leur emploi principal par rapport aux autres emplois qu’ils occupaient, ce qui signifie que si une personne occupait plus d’un emploi à la fois, elle accorderait une très grande partie de son total d’heures de travail réelles au cours d’une semaine donnée à son emploi principal par rapport à tous les autres emplois qu’elle occupe (98,8 % des heures de travail réelles des employés à temps plein étaient destinées à leur emploi principal comparativement à 93,5 % des heures de travail réelles destinées à l’emploi principal des employés à temps partiel). Note de bas de page 18 .

Deux tendances importantes qui ont été observées dans l’économie canadienne au cours de la dernière décennie étaient de faibles, mais constantes augmentations supplémentaires annuelles dans la part des travailleurs à temps partiel de l’économie (de 18,5 % des emplois en 2004-2005 à 19,2 % en 2014-2015) et la part constante d’une année à l’autre de tous les travailleurs de l’économie qui se déclarent travailleurs autonomes (en moyenne, chaque année, 15,5 % des travailleurs canadiens se déclarent travailleurs autonomes). Note de bas de page 19 . Étant donné la composition actuelle du marché du travail canadien et des critères d’admissibilité des prestations régulières d’assurance emploi, un travailleur sur six dans l’économie canadienne ne serait pas couvert par les prestations régulières d’assurance emploi en raison de la manière dont les emplois assurables sont définis dans le régime d’assurance emploi. Les travailleurs autonomes ne sont généralement pas admissibles aux prestations régulières d’assurance-emploi en raison de la nature de leur emploi, mais sont admissibles aux prestations spéciales d’assurance-emploi s’ils choisissent de payer les cotisations au régime d’assurance emploi pendant 52 semaines avant de présenter une demande de prestations spéciales et s’ils répondent aux critères d’admissibilité.

Un des changements importants en 2014-2015 était le déclin du nombre total de salariés occupant un emploi qui reçoit une couverture syndicale Note de bas de page 20 , leur part totale de salariés ayant diminué de 0,9 % (42 600 emplois) par rapport à 2013-2014 (voir le graphique 16). Ce changement est important en ce qui a trait au régime d’assurance-emploi puisque les entreprises ayant mis en place des conventions collectives ont tendance à offrir des congés et des prestations négociés qui bien souvent remplacent ou complètent les prestations spéciales d’assurance emploi. Le déclin du nombre de postes syndiqués en 2014-2015 est grandement attribuable aux pertes d’emplois syndiqués du secteur privé (- 2,2 %, ou 43 500 emplois). Cela pourrait indiquer que certains emplois syndiqués du secteur privé qui offraient anciennement des prestations supplémentaires au moyen de conventions collectives négociées sont désormais moins fréquemment couverts par les dispositions des conventions collectives dont la nature est semblable à ce qu’offrent les prestations spéciales d’assurance-emploi. Cela pourrait signifier que le nombre de demandes de prestations spéciales du régime d’assurance-emploi pourrait augmenter au cours des années à venir puisque le nombre d’emplois couverts par des prestations supplémentaires négociées dans les conventions collectives est en déclin dans l’économie canadienne.

Graphique 16 - Croissance de l'emploi, selon le type d'emploi, le secteur, la couverture syndicale et la permanence de l'emploi, 2013-2014 et 2014-2015
Graphique 16 : la description suit
Montrer le tableau de données
2013/2014 2014/2015
Tous les emplois 1,2 % 0,6 %
Emplois à temps plein 0,9 % 0,4 %
Emplois à temps partiel 2,2 % 1,2 %
Employés 1,1 % 0,6 %
Employés du secteur public 0,4 % 0,4 %
Employés du secteur privé 1,3 % 0,7 %
Travailleurs autonomes 1,4 % 0,4 %
Employés syndiqués -0,6 % -0,9 %
Employés syndiqués du secteur public 0,2 % 0,0 %
Employés syndiqués du secteur privé -1,6 % -2,2 %
Employés non-syndiqués 1,9 % 1,3 %
Employés non-syndiqués du secteur public 1,3 % 1,3 %
Employés non-syndiqués du secteur privé 2,0 % 1,3 %
Employés permanents 1,5 % 0,5 %
Employés temporaires -1,2 % 1,2 %
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableaux 282-0001 (pour les données sur l'emploi), 282-0077(pour les données sur la couverture syndicale), 282-0079 (pour les données sur la permanence de l'emploi), et 282-0089 (pour les données sur le type d'emploi).

2.2.4. Les heures travaillées

En 2014-2015, le nombre moyen d’heures travaillées par semaine, y compris les heures supplémentaires, pour tous les salariés de l’économie canadienne est demeuré le même, soit 30,4 heures par rapport à 2013-2014. Avant 2013 2014, le nombre moyen d’heures travaillées avait augmenté à chacune des trois années précédentes après que la moyenne nationale ait chuté à 30,0 heures par semaines à la suite des répercussions de la récession de 2008. Les heures travaillées sont importantes pour l’administration du régime d’assurance emploi puisque l’admissibilité au régime est fondée en partie sur le nombre d’heures d’emploi assurable travaillées pendant l’année précédente.

La répartition des heures travaillées par les salariés canadiens à tous les emplois qu’ils occupent avait affiché une augmentation dans la proportion de tous les travailleurs qui effectuent moins de 35 heures par semaine, et avait affiché un déclin dans la proportion des salariés qui effectuent plus de 35 heures par semaine, entre 2012 2013 et 2014 2015. Bien que la majorité (56,2 %) des travailleurs canadiens continuent d’indiquer qu’ils travaillent un total de 35 heures ou plus par semaine, la proportion des salariés effectuant un nombre d’heures total équivalent à un poste à temps plein a enregistré un déclin de 4,7 points de pourcentage entre 2012-2013 et 2014-2015. La seule catégorie d’heures équivalentes à un emploi à temps plein qui a enregistré des gains dans sa proportion de salariés (de 2,9 points de pourcentage entre 2012-2013 et 2014-2015) était celle où les salariés travaillaient entre 30 et 34 heures par semaine. Le nombre de salariés ne travaillant aucune heure, mais étant tout de même considérés comme salariés a aussi augmenté de 0,3 point de pourcentage pendant cette période. Dans l’ensemble, l’économie canadienne a affiché une réduction du nombre moyen total d’heures travaillées depuis les dernières années, une proportion grandissante de salariés canadiens travaillant un nombre d’heures très près de la limite entre les heures à temps plein et les heures à temps partiel (voir le graphique 17).

Graphique 17 - Répartition du nombre total d'heures travaillées dans tous les emplois, Canada, 2012-2013 à 2014-2015
Graphique 17 : la description suit
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2012-2013 2013-2014 2014-2015
0 heures 8,2 % 8,3 % 8,7 %
1 à 14 heures 6,9 % 7,0 % 7,2 %
15 à 29 heures 14,0 % 14,7 % 15,5 %
30 à 34 heures 10,0 % 11,0 % 13,2 %
35 à 39 heures 14,7 % 14,6 % 14,0 %
40 heures 22,5 % 22,4 % 21,2 %
41 à 49 heures 11,2 % 11,0 % 10,5 %
50 heures et plus 12,5 % 12,2 % 11,6 %
  • Remarque : La répartition reflète le nombre actuel d'heures travaillées pendant la semaine de référence de l'Enquête sur la population active pour tous les emplois occupés par des employés canadiens.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0017.

La répartition des heures travaillées varie considérablement selon le sexe et l’âge. Selon le sexe, les femmes représentaient la majorité des travailleurs dans chaque catégorie d’heures travaillées jusqu’à 35 à 39 heures, tandis que les hommes représentaient la majorité des travailleurs qui effectuaient 40 heures et plus par semaine. Selon l’âge, les deux tendances observées étaient que les travailleurs âgés de 15 à 24 ans représentaient la plus importante proportion (40,5 % en 2014-2015) de ceux qui travaillaient de 1 à 14 heures chaque semaine de référence, et que les membres du groupe d’âge moyen (25 à 54 ans) représentaient la plus forte proportion de travailleurs (67,9 % en 2014-2015) qui effectuaient une moyenne de zéro heure dans une semaine de référence donnée. La répartition des heures travaillées selon le groupe d’âge est demeurée relativement stable au sein de l’économie canadienne depuis 2012-2013.

Les salariés des Territoires du Nord-Ouest (33,3), de l’Alberta (32,7), de Terre-Neuve-et-Labrador (32,5) et du Nouveau Brunswick (31,5) ont travaillé en moyenne le plus grand nombre d’heures par semaine. En 2014-2015, les salariés du Yukon (29,1), de la Colombie-Britannique (29,4), de la Nouvelle-Écosse (29,9), de l’Île du Prince Édouard (30,0) et du Manitoba (30,0) ont travaillé en moyenne le plus petit nombre d’heures. Il y avait un écart de 4,2 heures entre les provinces et territoires ayant affiché les moyennes d’heures travaillées par semaine les plus élevées et les plus basses (voir le graphique 18).

Graphique 18 - Moyenne d'heures travaillées par semaine (y compris les heures supplémentaires), selon la province et le territoire, Canada, 2013-2014 a 2014-2015
Graphique 18 : la description suit
Montrer le tableau de données
2013-2014 2014-2015
T.-N.-L. 32,2 32,5
Î.-P.-É. 29,7 30
N.-É. 30 29,9
N.-B. 31,2 31,5
Qc 30,1 30,2
Ont. 30,3 30,2
Man. 29,6 30
Sask. 30,4 30,3
Alb. 32,7 32,7
C.-B. 29,5 29,4
Yn 29,5 29,1
T.N.-O. 32,1 33,3
Nt 29,5 31
Moyenne nationale 30,4
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail, CANSIM, tableau 281-0032.

D’importants changements relatifs au classement des provinces et des territoires en ce qui a trait aux heures travaillées par semaine ont eu lieu entre 2004-2005 et 2014-2015, le nombre d’heures travaillées ayant enregistré des hausses importantes en en Alberta, à Terre-Neuve-et-Labrador, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle Écosse tandis que des baisses ont été enregistrées en Ontario, au Québec et en Colombie-Britannique. Les Territoires du Nord Ouest ont aussi affiché une importante augmentation du nombre moyen d’heures travaillées depuis la récession de 2008, les niveaux retournant aux niveaux observés avant la récession.

Les salariés des industries de production de biens ont continué à afficher une moyenne de 37,4 heures travaillées par semaine en 2014-2015, le même niveau que celui affiché en 2013-2014. Les salariés des industries des services quant à eux ont travaillé en moyenne 28,5 heures par semaine en 2014-2015, affichant aussi le même niveau qu’en 2013-2014 (voir le graphique 19).

Graphique 19 - Moyenne d'heures travaillées par semaine (y compris les heures supplémentaires), selon l'industry, Canada, de 2013-2014 a 2014-2015
Graphique 19 : la description suit
Montrer le tableau de données
2013-2014 2014-2015
Industries de la production de biens 37,4 37,4
Foresterie, exploitation et soutien 38,2 39,8
Extraction minière, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz 40 41
Services publics 39 40,8
Construction 37,4 37
Fabrication 37,1 37,1
Industries des services 28,5 28,5
Commerce de gros 36,3 36
Commerce de détail 26,4 26,2
Transport et entreposage 34,4 34,8
Finances et assurances 28,7 30,1
Services immobiliers et services de location et de location à bail 30 30,3
Services professionnels, scientifiques et techniques 33 32,7
Gestion de sociétés et d'entreprises 30,6 29,7
Services d'enseignement 16,2 17
Soins de santé et assistance sociale 29,9 30,1
Services d'hébergement et de restauration 22,8 23,1
Industrie de l'information et industrie culturelle 27,8 27,3
Autres services (sauf les administrations publiques) 28,8 29,1
Moyenne nationale 30,4
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail, CANSIM, tableau 281-0032.

2.2.5 Les salaires

La rémunération hebdomadaire moyenne nominale du Canada, y compris les montants touchés par les salariés pour leurs heures supplémentaires, a augmenté de 2,7 % pour atteindre 942 $ en 2014-2015, comparativement à 917 $ en 2013-2014. Note de bas de page 21 . La rémunération sert à déterminer les cotisations d’assurance-emploi que versent les employeurs et les salariés, ainsi que le taux de prestation que peuvent toucher les prestataires. Ce taux est établi en proportion de la rémunération d’un prestataire jusqu’à concurrence du maximum de la rémunération assurable.

En 2014-2015, semblablement aux années précédentes, l’Alberta avait affiché une rémunération hebdomadaire moyenne pour la province de 1 157 $ par semaine, suivie de Terre-Neuve-et-Labrador (1 001 $), la Saskatchewan (982 $) et l’Ontario (945 $). La rémunération moyenne dans les six autres provinces a continué de descendre sous la moyenne nationale (942 $). La province ou le territoire avec la plus haute rémunération hebdomadaire moyenne était les Territoires du Nord-Ouest avec 1 409 $. Chacun des territoires canadiens a affiché une rémunération nominale moyenne plus élevée que dans toutes les provinces du Canada, à l’exception de l’Alberta (voir le graphique 20).

Graphique 20 - Rémunération hebdomadaire moyenne nominale, selon la province et le territoire, Canada 2013-2014 à 2014-2015
Graphique 20 : la description suit
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2013-2014 2014-2015
T.-N.-L.   960  $  1 001  $
Î.-P.-É. 759  $ 780  $
N.-É.   803  $   824  $
N.-B.   809  $   841  $
Qc   837  $   854  $
Ont.   925  $   945  $
Man.   834  $   868  $
Sask.   949  $   982  $
Alb.  1 119  $  1 157  $
C.-B.   881  $   901  $
Yn  1 020  $  1 048  $
T.N.-O.  1 350  $  1 409  $
Nt  1 190  $  1 245  $
Canada   917  $   942  $
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail, CANSIM, tableau 281-0026.

Six provinces (Terre-Neuve-et-Labrador, l’Île-du-Prince-Édouard, le Nouveau-Brunswick, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta) ont surpassées l’augmentation du salaire national moyen de 2,7 %, tandis que le Québec, l’Ontario et la Colombie-Britannique ont enregistré les croissances du salaire les plus faibles (2,1 %, 2,2 % et 2,3 % respectivement). Le graphique 21 compare l’augmentation de la rémunération selon la province ou le territoire avec le taux d’inflation de la province ou du territoire, mesuré par l’indice des prix à la consommation. L’Ontario était, de peu, la seule province ayant enregistré une croissance de la rémunération plus faible que la croissance de son indice des prix à la consommation de 2013-2014 à 2014-2015.

Graphique 21 - Augmentations moyennes de la rémunération hebdomadaire nominale et de l'indice des prix à la consommation, selon la province et le territoire, variation de 2013-2014 à 2014-2015
Graphique 21 : la description suit
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% Changement des gains 2013-2014 to 2014-2015 % Changement de IPC 2013-2014 à 2014-2015
Canada 2,7 % 1,9 %
T.-N.-L. 4,3 % 1,4 %
Î.-P.-É. 2,8 % 0,5 %
N.-É. 2,7 % 1,3 %
N.-B. 4,0 % 1,1 %
Qc 2,1 % 1,5 %
Ont. 2,2 % 2,3 %
Man. 4,0 % 1,5 %
Sask. 3,4 % 2,1 %
Alb. 3,4 % 2,0 %
C.-B. 2,3 % 1,3 %
Yn 3,0 % 0,4 %
T.N.-O. 5,2 % 1,6 %
Nt 4,6 % 1,3 %
  • Sources : Statistique Canada, Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail, CANSIM, tableau 281-0026 (pour les données sur la rémunération nominale), et Statistique Canada, Mesures de l'indice des prix à la consommation, CANSIM, tableau 326-0020 (pour les données sur l'IPC).

En 2014-2015, les salariés des secteurs de la production de biens ont continué d’afficher une rémunération hebdomadaire moyenne nominale supérieure (1 223 $) à celle des salariés du secteur des services (878 $). Les travailleurs de l’industrie de l’extraction minière, de l’exploitation en carrière, et de l’extraction de pétrole et de gaz ont enregistré la rémunération hebdomadaire moyenne la plus élevée (2 064 $) suivis par les travailleurs de l’industrie des services (1 805 $). Entre temps, l’industrie des services d’hébergement et de restauration affichait la rémunération hebdomadaire moyenne nominale la plus basse pour la deuxième année consécutive (372 $), suivie par les travailleurs de l’industrie du commerce de détail (544 $). En 2014-2015, la croissance de la rémunération hebdomadaire moyenne nominale a connu des variations considérables dans l’ensemble des industries, passant de – 0,1 % (industrie des services d’enseignements) à un sommet de 7,7 % (industrie d’extraction minières, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz) (voir le graphique 22).

Graphique 22 - Rémunération hebdomadaire moyenne nominale, selon l'industrie, Canada, 2013-2014 à 2014-2015
Graphique 22 : la description suit
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2013-2014 à 2014-2015
Foresterie, exploitation et soutien 3,5 %
Extraction minière, exploitation en carrière, et extraction de pétrole et de gaz 7,7 %
 Services publics 7,8 %
 Construction 1,6 %
 Fabrication 2,5 %
Commerce de gros 4,4 %
Commerce de détail 2,3 %
Transport et entreposage 4,4 %
Industrie de l'information et industrie culturelle 2,5 %
Finance et assurances 5,3 %
 Services immobiliers et services de location et de location à bail 6,0 %
Services professionnels, scientifiques et techniques 3,0 %
 Services d'enseignement -0,1 %
 Soins de santé et assistance sociale 2,4 %
Services d'hébergement et de restauration 2,4 %
Autres services, sauf les administrations publiques 1,3 %
Administrations publiques 2,1 %
Ensemble des industries excluant les entreprises non classifiées 2,7 %
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur l'emploi, la rémunération et les heures de travail, CANSIM, tableau 281-0026.

Lorsqu’on observe les changements au niveau des taux de rémunération au Canada pour 2014-2015 selon le sexe, les hommes gagnaient un salaire horaire moyen de 26,44 $, tandis que les femmes gagnaient un salaire horaire moyen de 22,78 $, un écart de 3,66 $ par heure qui est égal à 16,1 % du salaire horaire moyen des femmes.

Lorsqu’on examine les salaires horaires médians Note de bas de page 22 , les hommes gagnaient un salaire horaire médian de 23,34 $ (soit 3,10 $ de moins que le salaire horaire moyen chez les hommes) tandis que les femmes gagnaient un salaire médian de 19,82 $ (soit 2,96 $ de moins que le salaire horaire moyen chez les femmes). Bien que les salaires horaires aient connu une croissance similaire tant chez les hommes que chez les femmes au cours des quinze dernières années, l’écart entre les salaires horaires chez les hommes et les femmes persiste (voir le graphique 23).

Graphique 23 - Salaire nominal moyen et médian, selon le sexe, Canada, 1997-1998 à 2014-2015
Graphique 23 : la description suit
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Salaire horaire moyen - Hommes Salaire horaire médian - Hommes Salaire horaire moyen - Femmes Salaire horaire médian - Femmes
1997-1998 17,12 15,72 14 12,42
1998-1999 17,43 16,09 14,16 12,65
1999-2000 17,93 16,46 14,54 12,9
2000-2001 18,56 16,98 14,92 13,35
2001-2002 19,11 17,42 15,49 13,88
2002-2003 19,47 17,62 15,93 14,18
2003-2004 19,86 17,94 16,41 14,65
2004-2005 20,32 18,32 16,87 14,92
2005-2006 20,91 18,74 17,53 15,36
2006-2007 21,54 19,31 18,06 15,81
2007-2008 22,44 19,89 18,8 16,59
2008-2009 23,38 20,58 19,61 17,33
2009-2010 23,95 21,23 20,29 17,77
2010-2011 24,35 21,6 20,79 18,24
2011-2012 24,75 21,84 21,29 18,47
2012-2013 25,5 22,52 21,86 19,02
2013-2014 26,02 22,85 22,36 19,51
2014-2015 26,44 23,34 22,78 19,82
  • Remarque : La partie ombrée correspond à une période de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0073.

La diminution du nombre d’emplois syndiqués dans le secteur privé en 2014-2015 (voir le graphique 16) pourrait mené à de futurs déclins en ce qui a trait au taux de croissance des salaires moyens enregistré pour les travailleurs canadiens puisque les emplois syndiqués ont toujours offert aux employés des salaires moyens et médians plus élevés. Au cours des prochaines années, si le nombre d’emplois syndiqués du secteur privé au sein de l’économie continue à décliner au même rythme que celui observé en 2014-2015, cela pourrait avoir des répercussions sur les niveaux de croissance des salaires moyens et médians enregistrés au sein de l’économie canadienne, les faisant diminuer progressivement. Le salaire horaire moyen d’un salarié syndiqué était de 28,27 $ en 2014-2015 par rapport au salaire horaire moyen des salariés qui n’ont pas de couverture syndicale, soit 23,03 $, un écart de 5,24 $ par heure. Un écart salarial plus important peut être observé lorsque l’on calcul les salaires horaires médians, les employés syndiqués gagnant 26,12 $ en 2014-2015 comparativement au salaire médian des employés n’ayant pas de couverture syndicale, soit 19,05 $, un écart de 7,07 $ par heure (voir le graphique 24).

Les résultats ci-dessus sont importants pour le régime d’assurance-emploi puisque la rémunération sert à déterminer les cotisations d’assurance-emploi que versent les employeurs et les salariés, ainsi que le taux des prestations que peuvent toucher les prestataires. Ce taux est établi en proportion de la rémunération d’un prestataire jusqu’à concurrence du maximum de la rémunération assurable. Alors que la rémunération change, les salaires moyen et médian connexes touchés par les salariés pourraient aussi, en moyenne, croître plus lentement. Cette constatation, si la tendance observée en 2014-2015 se poursuit, pourrait avoir une influence sur le montant moyen des cotisations d’assurance-emploi versées par les employeurs et les salariés au compte des opérations de l’assurance emploi alors que la croissance des salaires ralentit, et pourrait entraîner une croissance plus lente de l’augmentation du taux maximum de la rémunération assurable des prestataires d’assurance-emploi. Une augmentation des demandes de prestations d’assurance-emploi et une diminution des montants moyens des demandes pourraient aussi se produire puisque la proportion grandissante de tous les salariés occupant un poste n’ayant pas de couverture syndicale pourrait mener la réduction de la permanence des emplois.

Graphique 24 - Salaire nominal moyen et médian, selon le sexe, Canada, 2014-2015
Graphique 24 : la description suit
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2014-2015
Salaire moyen - Tous les employés 24,63
Salaire moyen - Employés syndiqués 28,27
Salaire moyen - Employés non-syndiqués 23,03
Salaire médian - Tous les employés 21,38
Salaire médian - Employés syndiqués 26,12
Salaire médian - Employés non-syndiqués 19,05
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0073.
2.2.5.1 Les travailleurs touchant un salaire minimum

La proportion des salariés touchant un salaire minimum varie dans l’ensemble du Canada étant donné les caractéristiques précises des marchés du travail de chaque province et territoire, et les politiques particulières des gouvernements provinciaux qui sont responsables d’établir les taux de salaire minimum. La fréquence de l’augmentation des salaires minimum au fil du temps a été irrégulière, les provinces choisissant d’approuver des augmentations à des moments différents selon les considérations touchant l’économie et le marché du travail propres à leur province ou leur territoire, pouvant changer au fil du temps. Les salaires minimums dans l’ensemble du Canada variaient de 10,20 $ à 11,00 $ par heure en 2014 (voir le tableau 3), et certaines provinces ont choisi de mettre en place des augmentations supplémentaires depuis ce temps.

Tableau 3 - Salaires minimums et proportion du nombre total de salariés touchant un salaire minimum, selon la province, Canada, 2014
Salaire horaire minimum1 Salaire horaire minimum par rapport à la proportion (en %) du salaire horaire moyen, selon la province2 Proportion (en %) des salariés touchant un salaire minimum dans chaque province3
Terre-Neuve-et-Labrador 10,25 $ 46,4 % 5,4 %
Île-du-Prince-Édouard 10,35 $ 46,8 % 6,1 %
Nouvelle-Écosse 10,40 $ 47,1 % 6,7 %
Nouveau-Brunswick 10,30 $ 46,6 % 5,7 %
Québec 10,35 $ 44,9 % 6,0 %
Ontario 11,00 $ 44,3 % 10,9 %
Manitoba 10,70 $ 47,9 % 5,1 %
Saskatchewan 10,20 $ 40,3 % 3,5 %
Alberta 10,20 $ 36,3 % 1,7 %
Colombie-Britannique 10,25 $ 42,2 % 5,9 %
Canada4 Ne s’applique pas Ne s’applique pas 7,2 %
  • 1 Les salaires indiqués dans cette colonne sont fondés sur une demande spéciale de la base de données du Programme du travail d’EDSC sur les salaires minimums historiques pour les travailleurs adultes au Canada en 2014, reflétant les derniers changements au niveau des salaires minimums enregistrés pour toutes les provinces pendant l’année 2014.
  • 2 Les données concernant les salaires horaires moyens ne sont pas disponibles pour les provinces de l’Atlantique pour le tableau CANSIM cité. La proportion des salaires minimums pour chaque province de l’Atlantique indiquée dans cette colonne se fonde sur les salaires minimums de chaque province par rapport à la proportion des salaires horaires moyens des régions de l’Atlantique en 2014 (22,10 $). Les données fournies concernant les salaires horaires ne comprennent pas les calculs des territoires du Canada.
  • Source : Statistique Canada. Enquête sur la population active. CANSIM, tableau 282-0233.
  • 3 Statistique Canada. « Le salaire minimum au Canada depuis 1975. » Le Quotidien – Mégatendances canadiennes. Janvier 2016.
  • 4 Actuellement, le gouvernement du Canada n’a pas de salaire minimum défini pour les fonctionnaires fédéraux réguliers, choisissant plutôt d’implanter le salaire minimum général pour les travailleurs adultes couverts par la Partie III du Code canadien du travail pour tous les travaux sous réglementation fédérale entrepris dans la province ou le territoire. Par conséquent, un salaire minimum pour le Canada n’est pas fourni. Le pourcentage indiqué reflète le regroupement des totaux de toutes les données provinciales sur les travailleurs touchant un salaire minimum.
  • Source : EDSC. « Les salaires minimums au Canada demande spéciale. » Programme du travail. 2015.

La moyenne nationale de la proportion de tous les salariés touchant un salaire minimum est fortement influencée par les résultats de l’Ontario, la seule province affichant une proportion de salariés touchant un salaire minimum supérieur à la moyenne nationale, soit 10,9 %. En revanche, en 2014, les provinces ayant enregistré les plus faibles proportions de tous les salariés occupant un poste à salaire minimum étaient l’Alberta (1,7 %), la Saskatchewan (3,5 %) et le Manitoba (5,1 %). La moyenne élevée du Canada par rapport à celle de la plupart des provinces s’explique en partie par la taille relative du marché du travail de l’Ontario. L’Ontario avait aussi mis en place des augmentations progressives du taux de son salaire minimum au cours des dernières années. Lorsque les taux de salaire minimum augmentent, la proportion de salariés touchant un salaire minimum a aussi tendance à augmenter puisque certains des salariés qui touchaient des salaires légèrement au-dessus du salaire minimum avant que les augmentations soient mises en place font désormais partie de la population de salariés touchant un salaire minimum si leurs salaires n’ont pas augmenté en conséquence. Note de bas de page 23 .

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les taux de salaire minimum sont des outils stratégiques clés pour aider à empêcher les travailleurs et leur famille à sombrer dans la pauvreté, et la réussite des taux de salaire minimum dépend du taux de salaire versé et le montant net des revenus touché. Les taux de salaire minimum du Canada sont présentement fixés à un niveau valant en moyenne 44,1 % des taux de salaire médian enregistrés dans l’économie canadienne, soit plus élevés que le taux enregistré aux États-Unis (37,3 %). Les travailleurs du Canada tendent aussi à toucher des salaires nets très près des taux de salaire versés par les employeurs, ce qui veut dire que peu d’occasions supplémentaires sont disponibles afin de compenser les possibles pertes de revenus au moyen des avantages fiscaux et des subventions. Note de bas de page 24 Après avoir été ajustée en fonction de l’inflation, la valeur moyenne du salaire minimum au Canada en 2014 était de 10,39 $ par heure, un taux comparable à la valeur réelle du salaire minimum touché à la fin des années 1970. Note de bas de page 25

Une importante tendance récente concernant la répartition des travailleurs touchant un salaire minimum est la forte augmentation de la proportion de salariés âgés de 15 à 19 touchant un salaire minimum, et les salariés âgés de plus de 65 ans entre 2013 et 2014. D’importants déclins en ce qui a trait à la proportion de travailleurs touchant un salaire minimum ont été enregistrés parmi les membres du groupe d’âge moyen du marché du travail au cours de la même période.

Graphique 25 - Proportion des salariés touchant un salaire minimum, selon le groupe d'âge, Canada, 2013 et 2014
Graphique 25 : la description suit
Montrer le tableau de données
2013 2014
15 à 19 39,8 % 48,4 %
20 à 24 21,0 % 15,0 %
25 à 34 12,0 % 4,0 %
35 à 64 24,8 % 5,1 %
65 et plus 2,5 % 7,3 %
  • Source : Galarneau, D. et E. Fecteau. 2014. « Les hauts et les bas du salaire minimum, » Regards sur la société canadienne, Statistique Canada, Enquête sur la population active.

2.3 Le chômage

Pour une cinquième année consécutive, le taux de chômage Note de bas de page 26 au Canada a diminué pour s’établir en dessous de 7,0 % pour la première fois depuis la fin de la récession de 2008. Le taux de chômage était de 6,9 % en 2014 2015, une chute de 0,1 point de pourcentage depuis 2013-2014. En 2014-2015, en moyenne, 1,31 million de personnes étaient au chômage Note de bas de page 27 comparativement à 1,34 million en 2013-2014, ce qui représente une diminution de 2,3 %. Le taux de chômage annuel du Canada est demeuré 0,9 point de pourcentage au-dessus du taux de 6,0 % enregistré en 2007-2008 avant le début de la récession de 2008, le taux de chômage annuel le plus faible observé depuis 1976-1977.

La durée des périodes de chômage fluctue en raison d’un certain nombre de facteurs, notamment des changements concernant l’offre et la demande de main-d’œuvre, des changements concernant les compétences requises sur le marché du travail, et la saisonnalité de divers métiers.

En 2014-2015, la durée moyenne du chômage Note de bas de page 28 au Canada avait légèrement diminué pour s’établir à 20,6 semaines par rapport au taux de 21,1 semaines observé en 2013-2014. La durée moyenne du chômage enregistrée en 2014-2015 était la même que celle observée en 2012-2013. La durée du chômage a tendance à être liée aux fluctuations du taux de chômage, et les importantes hausses de la durée moyenne du chômage ont tendance à suivre les périodes de récession. Toutefois, la durée du chômage enregistrée chaque année est demeurée relativement stable depuis 2010-2011 et n’a pas suivi les tendances historiques observées lors des reprises économiques précédentes où la durée moyenne du chômage chutait pendant la période de reprise (voir le graphique 26).

Graphique 26 - Taux de chômage et durée du chômage, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 26 : la description suit
Montrer le tableau de données
Taux de chômage Durée moyenne du chômage (semaines), pas de limite supérieure  Durée moyenne du chômage (semaines), limite de 99 semaines 
1976-1977 7,3 % Pas de données 14,0
1977-1978 8,2 % Pas de données 14,6
1978-1979 8,3 % Pas de données 15,5
1979-1980 7,4 % Pas de données 14,7
1980-1981 7,5 % Pas de données 15,0
1981-1982 8,0 % Pas de données 15,2
1982-1983 12,0 % Pas de données 18,7
1983-1984 11,6 % Pas de données 22,0
1984-1985 11,2 % Pas de données 21,7
1985-1986 10,2 % Pas de données 21,4
1986-1987 9,5 % Pas de données 20,4
1987-1988 8,4 % Pas de données 19,7
1988-1989 7,7 % Pas de données 18,5
1989-1990 7,6 % Pas de données 17,7
1990-1991 8,8 % Pas de données 17,0
1991-1992 10,4 % Pas de données 20,4
1992-1993 11,3 % Pas de données 23,4
1993-1994 11,4 % Pas de données 25,4
1994-1995 10,0 % Pas de données 25,7
1995-1996 9,5 % Pas de données 24,2
1996-1997 9,6 % Pas de données 23,6
1997-1998 8,9 % 26,0 21,9
1998-1999 8,1 % 23,4 19,9
1999-2000 7,3 % 21,9 18,6
2000-2001 6,9 % 19,2 16,6
2001-2002 7,5 % 18,1 15,6
2002-2003 7,5 % 18,1 16,0
2003-2004 7,6 % 17,5 15,9
2004-2005 7,1 % 16,9 15,6
2005-2006 6,6 % 17,1 15,2
2006-2007 6,3 % 16,4 14,4
2007-2008 6,0 % 15,3 14,0
2008-2009 6,6 % 14,9 13,7
2009-2010 8,5 % 18,4 16,8
2010-2011 7,9 % 20,4 18,6
2011-2012 7,4 % 21,1 18,7
2012-2013 7,2 % 20,6 18,2
2013-2014 7,0 % 21,1 18,5
2014-2015 6,9 % 20,6 18,2
  • Remarque : Les totaux indiqués dans le texte et les autres graphiques du chapitre 1 concernant la durée moyenne du chômage reflètent les durées moyennes du chômage sous la catégorie sans limite supérieure, Voir la note en bas de page numéro 26 pour davantage de renseignements.
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableaux 282-0047 (pour les données sur la durée du chômage) et 282-0001 (pour les données sur le taux de chômage)

2.3.1 Le taux de chômage et la durée du chômage, selon la province et le territoire, le sexe, et l’âge

À l’image de 2013-2014, les taux de chômage dans l’Ouest canadien sont demeurés beaucoup plus faibles que la moyenne nationale en raison du bon rendement économique de cette région au cours des dernières années. La province de la Saskatchewan a enregistré le plus faible taux de chômage (4,0 %) pour une sixième année consécutive en 2014-2015, suivie de l’Alberta (4,9 %), le Manitoba (5,4 %) et la Colombie-Britannique (6,0 %) (voir le graphique 27).

Graphique 27 - Taux de chômage, selon la province et le territoire, Canada, 2012-2013 à 2014-2015
Graphique 27 : la description suit
Montrer le tableau de données
2012-2013 2013-2014 2014-2015
T.-N.-L. 12,1 % 11,6 % 12,2 %
Î.-P.-É. 11,2 % 11,5 % 10,5 %
N.-É. 9,4 % 9,0 % 8,9 %
N.-B. 10,5 % 10,0 % 10,1 %
Qc. 7,6 % 7,7 % 7,6 %
Ont. 7,9 % 7,5 % 7,2 %
Man. 5,2 % 5,5 % 5,4 %
Sask. 4,5 % 4,2 % 4,0 %
Alb. 4,5 % 4,6 % 4,9 %
C.-B. 6,8 % 6,5 % 6,0 %
Yn 6,8 % 5,1 % 4,6 %
T.N.-O. 8,0 % 7,8 % 8,1 %
Nt 14,7 % 14,2 % 13,4 %
Canada 6,9 %
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0087.

Les résidents du Québec ont affiché la durée moyenne du chômage la plus longue avec 23,5 semaines en 2014 2015, suivi par les résidents de l’Ontario avec 21,6 semaines. Toutes les autres provinces se situaient sous la moyenne nationale de 20,6 semaines, la durée la plus courte ayant été observée en Saskatchewan avec 13,3 semaines, suivie de l’Alberta avec 14,1 semaines. Comparativement à 2013-2014, Terre Neuve et Labrador a enregistré la plus grande augmentation en ce qui a trait à la durée moyenne du chômage (+ 0,4 semaine), suive par l’Île-du-Prince-Édouard (+ 0,3 semaine) et le Nouveau-Brunswick (+ 0,2 semaine). Toutes les autres provinces ont affiché une diminution de la durée moyenne du chômage, menées par le Manitoba (- 1,0 semaine), la Saskatchewan (- 1,0 semaine) et la Colombie-Britannique (- 0,9 semaine) (voir le graphique 28).

Graphique 28 - Durée du chômage, selon la province, Canada, 2012-2013 à 2014-2015
Graphique 28 : la description suit
Montrer le tableau de données
2012-2013 2013-2014 2014-2015
T.-N.-L. 16,9 16,8 17,2
Î.-P.-É. 13,7 15,9 16,2
N.-É. 17,2 19,9 19,3
N.-B. 16,5 19,4 19,6
Qc 23,3 23,9 23,5
Ont. 22 22 21,6
Man. 16,3 17,2 16,2
Sask. 15,2 14,3 13,3
Alb. 13,1 14,3 14,1
C.-B. 19,4 20,7 19,8
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0047.

Les hommes (7,4 %) ont affiché un taux de chômage supérieur à celui des femmes (6,3 %) en 2014-2015. Le taux de chômage chez les hommes a diminué pour la cinquième année consécutive tandis que le taux de chômage chez les femmes a diminué pour la quatrième année consécutive. Le taux de chômage a chuté de 0,1 point de pourcentage chez les hommes et de 0,2 point de pourcentage chez les femmes en 2014-2015 par rapport à 2013 2014.

Comme l’illustre le graphique 29, l’écart entre les sexes en ce qui a trait au taux de chômage s’est inversé en 1990 1991. Depuis ce temps, les taux de chômage chez les femmes sont demeurés plus faibles que ceux des hommes, de 0,9 point de pourcentage par année en moyenne. En 2009-2010, l’écart entre le taux de chômage chez les hommes et chez les femmes avait atteint 2,5 points de pourcentage, soit le plus important écart enregistré depuis que des données comparables sont recueillies, mais s’est réduit depuis puisque les conditions économiques se sont améliorées. Historiquement, les hommes ont aussi enregistré une durée moyenne du chômage plus longue que celle observée chez les femmes.

Graphique 29 - Taux de chômage et durée du chômage, selon le sexe, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 29 : la description suit
Montrer le tableau de données
Taux de chômage (%) - Hommes  Taux de chômage (%) - Femmes  Durée moyenne du chômage, pas de limite supérieure - Hommes  Durée moyenne du chômage, pas de limite supérieure - Femmes  Durée moyenne du chômage, limite est 99 semaines - Hommes  Durée moyenne du chômage, limite est 99 semaines - Femmes 
1976-1977 6,7 % 8,4 % Pas de données Pas de données 14,3 13,6
1977-1978 7,6 % 9,3 % Pas de données Pas de données 14,6 14,7
1978-1979 7,5 % 9,5 % Pas de données Pas de données 16,0 15,0
1979-1980 6,7 % 8,5 % Pas de données Pas de données 15,1 14,3
1980-1981 7,0 % 8,2 % Pas de données Pas de données 15,6 14,3
1981-1982 7,7 % 8,5 % Pas de données Pas de données 16,1 14,2
1982-1983 12,4 % 11,5 % Pas de données Pas de données 19,4 17,6
1983-1984 11,9 % 11,3 % Pas de données Pas de données 23,5 19,8
1984-1985 11,3 % 11,2 % Pas de données Pas de données 23,0 20,0
1985-1986 10,1 % 10,4 % Pas de données Pas de données 23,0 19,4
1986-1987 9,4 % 9,7 % Pas de données Pas de données 21,6 18,8
1987-1988 8,1 % 8,8 % Pas de données Pas de données 21,4 17,8
1988-1989 7,4 % 8,1 % Pas de données Pas de données 19,8 17,2
1989-1990 7,4 % 7,7 % Pas de données Pas de données 18,9 16,3
1990-1991 9,0 % 8,6 % Pas de données Pas de données 17,6 16,4
1991-1992 11,0 % 9,7 % Pas de données Pas de données 21,2 19,3
1992-1993 12,1 % 10,3 % Pas de données Pas de données 24,8 21,5
1993-1994 11,9 % 10,6 % Pas de données Pas de données 26,9 23,4
1994-1995 10,4 % 9,6 % Pas de données Pas de données 27,4 23,6
1995-1996 9,8 % 9,0 % Pas de données Pas de données 25,6 22,5
1996-1997 9,9 % 9,3 % Pas de données Pas de données 24,8 22,4
1997-1998 9,0 % 8,8 % 28,5 23,1 23,6 19,8
1998-1999 8,4 % 7,7 % 25,1 21,3 21,1 18,4
1999-2000 7,5 % 7,0 % 24,0 19,4 19,9 17,0
2000-2001 7,1 % 6,7 % 20,5 17,6 17,5 15,6
2001-2002 7,9 % 7,0 % 19,7 16,1 16,4 14,6
2002-2003 7,9 % 7,1 % 19,3 16,5 16,8 14,9
2003-2004 7,9 % 7,1 % 18,7 15,9 17,0 14,5
2004-2005 7,3 % 6,8 % 18,0 15,6 16,3 14,7
2005-2006 6,8 % 6,4 % 17,8 16,3 15,6 14,7
2006-2007 6,5 % 5,9 % 16,9 15,7 14,7 14,1
2007-2008 6,3 % 5,6 % 16,8 13,5 15,0 12,7
2008-2009 7,3 % 5,9 % 15,8 13,6 14,3 13,0
2009-2010 9,6 % 7,1 % 19,3 17,0 17,5 15,7
2010-2011 8,5 % 7,2 % 21,6 19,0 19,5 17,6
2011-2012 7,9 % 7,0 % 22,6 19,2 19,6 17,7
2012-2013 7,6 % 6,7 % 21,2 19,9 18,6 17,7
2013-2014 7,5 % 6,5 % 21,9 20,2 18,9 18,1
2014-2015 7,4 % 6,3 % 21,5 19,5 18,6 17,7
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableaux 202-0047 (pour les données sur la durée du chômage) et 282-0001 (pour les données sur le taux de chômage)

En 2014-2015, le taux de chômage chez les personnes âgées de 25 à 54 ans a diminué de 0.1 point de pourcentage pour atteindre 5,7 %, tandis que le taux chez les personnes âgées de 55 ans et plus a chuté de 0,3 point de pourcentage pour atteindre lui aussi 5,7 %. Les personnes âgées de 15 à 24 ans ont vu leur taux de chômage diminuer de 0,3 point de pourcentage pour atteindre 13,3 % en 2014-2015.

Le taux de chômage chez les jeunes demeure plus de deux fois supérieur aux taux de chômage enregistrés par le groupe d’âge moyen et les travailleurs plus âgés. Toutefois, l’écart en ce qui a trait aux taux de chômage entre les jeunes et les travailleurs d’âge moyen a diminué, passant de 7,8 points de pourcentage en 2013-14 à 7,6 points de pourcentage en 2014-2015, l’écart le plus faible observé entre ces cohortes d’âges depuis 2008-2009. Bien que les jeunes canadiens ont fait face à des taux de chômage plus élevés que ceux des cohortes plus âgées en 2014 2015, la durée moyenne du chômage chez les jeunes travailleurs était beaucoup plus courte, soit 12,1 semaines, que les durées enregistrées chez les travailleurs d’âge moyen et plus âgés, s’établissant à 22,6 et 29,9 semaines respectivement (voir le graphique 30). En d’autres mots, les périodes de chômage durent généralement plus longtemps chez les travailleurs plus âgés, bien qu’ils soient moins susceptibles que les jeunes de se retrouver au chômage.

Graphique 30 - Taux de chômage et durée du chômage, selon le groupe d'âge, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 30 : la description suit
Montrer le tableau de données
Taux de chômage - 15 à 24 ans  Taux de chômage - 25 à 54 ans  Taux de chômage - 55 ans et plus  Durée moyenne du chômage, pas de limite supérieure - 15 à 24 ans  Durée moyenne du chômage, pas de limite supérieure - 25 à 54 ans  Durée moyenne du chômage, pas de limite supérieure - 55 ans et plus 
1976-1977 12,7 % 5,5 % 4,0 % Pas de données Pas de données Pas de données
1977-1978 14,1 % 6,2 % 4,9 % Pas de données Pas de données Pas de données
1978-1979 13,9 % 6,3 % 5,0 % Pas de données Pas de données Pas de données
1979-1980 12,5 % 5,7 % 4,4 % Pas de données Pas de données Pas de données
1980-1981 12,8 % 5,7 % 4,2 % Pas de données Pas de données Pas de données
1981-1982 13,6 % 6,3 % 4,4 % Pas de données Pas de données Pas de données
1982-1983 19,5 % 9,8 % 7,2 % Pas de données Pas de données Pas de données
1983-1984 18,7 % 9,7 % 7,3 % Pas de données Pas de données Pas de données
1984-1985 17,0 % 9,7 % 7,6 % Pas de données Pas de données Pas de données
1985-1986 15,7 % 8,8 % 7,4 % Pas de données Pas de données Pas de données
1986-1987 14,4 % 8,3 % 6,8 % Pas de données Pas de données Pas de données
1987-1988 12,5 % 7,4 % 6,4 % Pas de données Pas de données Pas de données
1988-1989 11,4 % 6,9 % 5,6 % Pas de données Pas de données Pas de données
1989-1990 11,1 % 6,8 % 5,6 % Pas de données Pas de données Pas de données
1990-1991 13,5 % 7,9 % 6,0 % Pas de données Pas de données Pas de données
1991-1992 16,0 % 9,4 % 7,8 % Pas de données Pas de données Pas de données
1992-1993 17,2 % 10,2 % 8,8 % Pas de données Pas de données Pas de données
1993-1994 17,2 % 10,2 % 9,4 % Pas de données Pas de données Pas de données
1994-1995 15,2 % 9,1 % 8,2 % Pas de données Pas de données Pas de données
1995-1996 15,0 % 8,4 % 7,4 % Pas de données Pas de données Pas de données
1996-1997 15,6 % 8,5 % 7,3 % Pas de données Pas de données Pas de données
1997-1998 16,2 % 7,6 % 6,7 % 13,6 30,1 41,4
1998-1999 14,8 % 6,9 % 6,2 % 12,4 27,1 36,7
1999-2000 13,7 % 6,2 % 5,1 % 11,1 25,4 39,3
2000-2001 12,6 % 5,8 % 5,2 % 10,0 22,6 29,7
2001-2002 13,2 % 6,4 % 5,7 % 9,5 21,0 27,7
2002-2003 13,4 % 6,4 % 5,9 % 9,1 20,4 33,0
2003-2004 13,8 % 6,4 % 5,8 % 9,4 19,6 30,2
2004-2005 13,1 % 6,0 % 5,4 % 8,9 19,7 25,3
2005-2006 12,2 % 5,6 % 5,1 % 9,0 19,3 28,0
2006-2007 11,5 % 5,2 % 5,1 % 8,0 18,6 27,2
2007-2008 11,2 % 5,0 % 4,8 % 7,8 18,0 22,1
2008-2009 12,4 % 5,5 % 5,4 % 7,9 16,9 23,1
2009-2010 15,6 % 7,2 % 6,6 % 10,4 20,0 29,6
2010-2011 14,6 % 6,7 % 6,4 % 11,0 22,7 30,6
2011-2012 14,2 % 6,2 % 6,2 % 11,3 22,9 34,2
2012-2013 14,3 % 6,0 % 5,9 % 11,4 23,2 29,9
2013-2014 13,6 % 5,8 % 6,0 % 12,1 23,1 31,0
2014-2015 13,3 % 5,7 % 5,7 % 12,1 22,6 29,9
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableaux 282-0047 (pour les données sur la durée du chômage) et 282-0001 (pour les données sur le taux de chômage).

2.3.2 Le chômage, selon le niveau de scolarité et la raison du chômage

En 2014-2015, le taux de chômage chez les détenteurs d’un grade universitaire Note de bas de page 29 était de 4,8 %, comparativement à 5,4 % chez ceux qui possédaient un certificat ou un diplôme d’études postsecondaires Note de bas de page 30 , tandis que le taux de chômage se situait à 8,2 % chez ceux ayant un diplôme d’études secondaires (y compris ceux ayant partiellement achevé des études postsecondaires) et à 13,6 % chez ceux n’ayant pas terminé des études secondaires ou moins. Note de bas de page 31 .

Le chômage s’explique par un certain nombre de facteurs et les raisons pour lesquelles une personne est au chômage sont un facteur clé dans la détermination de l’admissibilité à des prestations d’assurance emploi. Note de bas de page 32 Généralement, les prestations sont accessibles pour les personnes qui ont perdu leur emploi sans en être responsables ou qui l’ont quitté pour un motif valable. En 2014-2015, les personnes qui se sont retrouvées en chômage en raison d’une perte d’emploi représentaient la plus importante proportion de la population de chômeurs au Canada (43,5 %); cependant, cette proportion a légèrement diminué par rapport aux totaux enregistrés en 2013-2014 (43,8 %). Les personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi représentaient la plus petite proportion de la population de chômeurs (18,6 %) bien que leur proportion soit celle qui a le plus augmenté (+ 0,7 point de pourcentage) entre 2013-2014 et 2014-2015.

La proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi est parfois désignée par les décideurs comme étant un indicateur potentiel de l’amélioration des conditions économiques. Note de bas de page 33 Un taux croissant de travailleurs qui quittent leur emploi volontairement peut indiquer que les conditions du marché du travail se sont améliorées et que les travailleurs sont capables de se trouver un emploi qui répond mieux à leurs besoins ou qui leur offre de meilleures conditions de travail. Note de bas de page 34 .

La proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi est demeurée plus stable d’une année à l’autre depuis la fin de la récession de 2008. Cette observation ne concorde pas avec les tendances observées dans la proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi pendant les reprises économiques précédentes au Canada, la proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi ayant augmenté de façon constante au cours des années suivant la récession du début des années 1980, et l’augmentation lente, mais stable pendant la reprise économique du début des années 1990 (voir le graphique 31).

Une relation inverse peut être observée entre les personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi et les personnes qui n’ont pas travaillé durant l’année précédente ou qui n’ont jamais travaillé, en ce qui a trait au fait que quand la proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi augmente, la proportion de personnes qui n’ont pas travaillé durant l’année précédente ou qui n’ont jamais travaillé a tendance à diminuer. Cela pourrait indiquer que la proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi dans l’économie canadienne a tendance à augmenter lorsque la concurrence pour des emplois au sein du marché du travail est moins intense, et lorsque les personnes ont tendance à rester en chômage plus longtemps. Cette relation pourrait indiquer qu’au cours des dernières années, les travailleurs étaient moins susceptibles de quitter leur emploi pour poursuivre d’autres occasions d’emploi potentielles puisqu’ils n’étaient pas convaincus d’être en mesure de trouver de nouvelles conditions de travail qui répondaient à leurs besoins.

Les personnes qui n’ont pas travaillé durant l’année précédente ou qui n’ont jamais travaillé représentaient 37,9 % des chômeurs en 2014-2015. Comme l’indique le graphique 29, les totaux pour chaque groupe de chômeurs, selon la raison, étaient semblables aux nombres enregistrés au cours des quatre dernières années. Cependant, ces nombres diffèrent considérablement des nombres observés avant la récession en 2007-2008. Le plus important changement depuis la récession de 2008 est dans la proportion de chômeurs qui n’ont pas travaillé durant l’année précédente ou qui n’ont jamais travaillé, celle-ci ayant augmenté de 7,7 points de pourcentage entre 2007-2008 et 2014-2015. La proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage parce qu’elles avaient quitté leur emploi entre 2007-2008 et 2014-2015 a diminué de 5,6 points de pourcentage, tandis que la proportion de personnes qui se sont retrouvées en chômage en raison d’une perte d’emploi a chuté de 2,2 points de pourcentage pendant cette période.

Graphique 31 - Proportion de la population de chômeurs, selon la raison du chômage, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 31 : la description suit
Montrer le tableau de données
Ont quitté leur emploi Ont perdu leur emploi N'ont pas travaillé au cours de la dernière année ou n'ont jamais travaillé
1976-1977 30,1 % 50,9 % 19,0 %
1977-1978 26,4 % 53,0 % 20,6 %
1978-1979 27,0 % 51,3 % 21,7 %
1979-1980 26,7 % 51,5 % 21,8 %
1980-1981 27,2 % 51,7 % 21,1 %
1981-1982 25,0 % 54,5 % 20,5 %
1982-1983 17,6 % 60,3 % 22,1 %
1983-1984 16,5 % 55,0 % 28,5 %
1984-1985 18,6 % 53,8 % 27,5 %
1985-1986 21,1 % 52,8 % 26,1 %
1986-1987 21,9 % 53,8 % 24,4 %
1987-1988 24,1 % 52,2 % 23,7 %
1988-1989 27,0 % 51,2 % 21,8 %
1989-1990 26,2 % 53,1 % 20,7 %
1990-1991 23,4 % 57,6 % 19,0 %
1991-1992 19,1 % 57,3 % 23,6 %
1992-1993 15,9 % 55,3 % 28,8 %
1993-1994 15,5 % 51,5 % 33,0 %
1994-1995 15,7 % 49,4 % 35,0 %
1995-1996 15,9 % 50,4 % 33,6 %
1996-1997 16,2 % 47,5 % 36,4 %
1997-1998 17,7 % 44,4 % 37,9 %
1998-1999 18,0 % 46,5 % 35,5 %
1999-2000 19,0 % 46,9 % 34,1 %
2000-2001 21,5 % 44,4 % 34,1 %
2001-2002 20,8 % 47,2 % 32,0 %
2002-2003 21,5 % 47,3 % 31,2 %
2003-2004 21,7 % 47,0 % 31,2 %
2004-2005 22,5 % 45,6 % 32,0 %
2005-2006 22,2 % 45,4 % 32,4 %
2006-2007 23,1 % 45,4 % 31,6 %
2007-2008 24,2 % 45,7 % 30,1 %
2008-2009 22,1 % 48,9 % 29,0 %
2009-2010 18,0 % 51,7 % 30,4 %
2010-2011 17,6 % 45,4 % 37,0 %
2011-2012 18,2 % 42,4 % 39,4 %
2012-2013 18,4 % 42,9 % 38,7 %
2013-2014 17,9 % 43,8 % 38,3 %
2014-2015 18,6 % 43,5 % 37,8 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0216.

2.3.3 Les chômeurs de longue date

En 2014-2015, une grande majorité de chômeurs (76,4 %) ont été en chômage pendant 26 semaines ou moins, tandis qu’un tiers (33,8 %) de la population de chômeurs a connu cette situation pendant quatre semaines ou moins. Les personnes en chômage pendant 52 semaines ou plus, les chômeurs de longue date, représentaient 12,1 % de la population de chômeurs en 2014-2015 et étaient donc inadmissibles à des prestations régulières d’assurance emploi (voir le graphique 32). L’admissibilité aux prestations régulières d’assurance emploi est fondée sur le nombre d’heures d’emploi assurable accumulées par une personne au cours des 52 dernières semaines, ce qui, selon la définition, rendrait les chômeurs de longue date inadmissibles aux prestations.

Graphique 32 - Proportion des chômeurs de longue date par rapport à l'ensemble des chômeurs, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 32 : la description suit
Montrer le tableau de données
Proportion des chômeurs de longue date par rapport à l'ensemble des chômeurs
1976-1977 4,0 %
1977-1978 4,5 %
1978-1979 5,3 %
1979-1980 5,2 %
1980-1981 5,3 %
1981-1982 5,6 %
1982-1983 8,1 %
1983-1984 12,4 %
1984-1985 11,8 %
1985-1986 11,6 %
1986-1987 10,4 %
1987-1988 9,9 %
1988-1989 8,8 %
1989-1990 7,8 %
1990-1991 7,1 %
1991-1992 10,2 %
1992-1993 14,0 %
1993-1994 16,7 %
1994-1995 17,5 %
1995-1996 15,9 %
1996-1997 16,3 %
1997-1998 15,0 %
1998-1999 12,9 %
1999-2000 11,2 %
2000-2001 10,3 %
2001-2002 9,0 %
2002-2003 9,3 %
2003-2004 9,6 %
2004-2005 9,1 %
2005-2006 8,8 %
2006-2007 8,0 %
2007-2008 7,0 %
2008-2009 6,8 %
2009-2010 8,6 %
2010-2011 12,1 %
2011-2012 13,1 %
2012-2013 12,2 %
2013-2014 12,2 %
2014-2015 12,1 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0047.

La proportion de chômeurs de longue date a presque doublé depuis le début de la récession de 2008. Toutefois, cette proportion n’a pas atteint les taux observés à la suite de la récession du début des années 1990 lorsque le taux avait plafonné à 17,5 % en 1994-1995. Le taux de décroissance dans la proportion de chômeurs de longue date a aussi été plus lent à la suite de la récession de 2008 qu’au cours des périodes de reprises précédentes pour lesquelles des données sont disponibles. Une majorité de chômeurs canadiens (60,9 %) ont trouvé un emploi dans les trois mois suivant le début de leurs recherches en 2014-2015 (voir le graphique 33).

Graphique 33 - Proportion du chômage, selon la durée de la recherche d'emploi, Canada, 1976-1977 à 2014-2015
Graphique 33 : la description suit
Montrer le tableau de données
1 à 4 semaines 5 à 13 semaines 14 à 25 semaines 26 à 51 semaines 52 semaines et plus Durée inconnue
1976-1977 31,3 % 31,1 % 18,8 % 10,7 % 4,0 % 4,0 %
1977-1978 30,5 % 30,5 % 19,5 % 11,5 % 4,5 % 3,4 %
1978-1979 29,6 % 30,2 % 19,2 % 12,3 % 5,3 % 3,4 %
1979-1980 32,7 % 30,2 % 17,6 % 11,1 % 5,2 % 3,4 %
1980-1981 32,2 % 29,8 % 18,1 % 11,3 % 5,3 % 3,3 %
1981-1982 32,2 % 30,1 % 17,7 % 11,2 % 5,6 % 3,2 %
1982-1983 24,8 % 28,2 % 20,7 % 16,2 % 8,1 % 2,0 %
1983-1984 23,8 % 25,9 % 18,9 % 17,1 % 12,4 % 1,9 %
1984-1985 25,8 % 26,0 % 18,6 % 15,8 % 11,8 % 2,1 %
1985-1986 26,9 % 26,3 % 18,2 % 14,9 % 11,6 % 2,2 %
1986-1987 28,1 % 26,7 % 18,1 % 14,7 % 10,4 % 2,1 %
1987-1988 29,1 % 26,9 % 17,7 % 13,8 % 9,9 % 2,5 %
1988-1989 30,1 % 27,3 % 17,9 % 13,1 % 8,8 % 2,8 %
1989-1990 30,8 % 27,8 % 17,5 % 13,3 % 7,8 % 2,8 %
1990-1991 29,8 % 28,9 % 19,0 % 12,8 % 7,1 % 2,3 %
1991-1992 25,5 % 26,6 % 19,6 % 16,4 % 10,2 % 1,6 %
1992-1993 24,0 % 25,3 % 18,3 % 16,9 % 14,0 % 1,5 %
1993-1994 23,4 % 24,8 % 17,7 % 15,6 % 16,7 % 1,8 %
1994-1995 24,6 % 24,5 % 16,8 % 14,1 % 17,5 % 2,5 %
1995-1996 26,1 % 26,2 % 17,1 % 12,3 % 15,9 % 2,5 %
1996-1997 29,6 % 24,1 % 15,5 % 12,0 % 16,3 % 2,5 %
1997-1998 31,7 % 25,0 % 14,8 % 10,4 % 15,0 % 3,2 %
1998-1999 32,0 % 26,8 % 15,3 % 9,5 % 12,9 % 3,5 %
1999-2000 32,7 % 27,2 % 15,6 % 9,4 % 11,2 % 3,9 %
2000-2001 35,8 % 27,8 % 14,0 % 7,4 % 10,3 % 4,6 %
2001-2002 36,1 % 28,5 % 14,5 % 7,6 % 9,0 % 4,4 %
2002-2003 36,2 % 27,6 % 14,5 % 8,3 % 9,3 % 4,2 %
2003-2004 36,5 % 27,3 % 14,3 % 7,8 % 9,6 % 4,4 %
2004-2005 37,3 % 27,2 % 14,0 % 7,7 % 9,1 % 4,7 %
2005-2006 37,8 % 27,7 % 13,7 % 7,3 % 8,8 % 4,7 %
2006-2007 39,6 % 27,7 % 12,7 % 6,6 % 8,0 % 5,3 %
2007-2008 40,3 % 27,3 % 13,1 % 7,2 % 7,0 % 5,2 %
2008-2009 39,8 % 28,0 % 13,5 % 7,1 % 6,8 % 4,8 %
2009-2010 31,9 % 27,8 % 17,1 % 10,8 % 8,6 % 3,7 %
2010-2011 31,9 % 26,4 % 15,2 % 10,3 % 12,1 % 4,1 %
2011-2012 33,5 % 26,1 % 14,2 % 9,1 % 13,1 % 4,1 %
2012-2013 33,8 % 26,4 % 14,9 % 8,4 % 12,2 % 4,3 %
2013-2014 32,8 % 26,9 % 14,7 % 9,1 % 12,2 % 4,2 %
2014-2015 33,8 % 27,1 % 14,3 % 8,8 % 12,1 % 4,0 %
  • Remarque : Les parties ombrées correspondent aux périodes de récession de l'économie canadienne.
  • Source : Statistique Canada, Enquête sur la population active, CANSIM, tableau 282-0047.

Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la population de chômeurs de longue date du Canada représentait 12,9 % de la population totale de chômeurs en 2014 (voir le graphique 34). Note de bas de page 35 . Ce taux était bien en dessous de la proportion de chômeurs de longue date enregistrée dans tous les autres pays du G 7, ainsi que bien en dessous de la moyenne des pays membres de l’OCDE.

Graphique 34 - Proportion de tous les chômeurs considérés comme étant des chômeurs de longue date, moyenne des pays du G-7 et de l'OCDE, 2014
Graphique 34 : la description suit
Montrer le tableau de données
Canada 12,9 %
États-Unis 23,0 %
Royaume-Uni 35,7 %
Japon 37,6 %
France 42,7 %
Allemagne 44,3 %
Italie 61,4 %
Moyenne des pays du G-7 34,5 %
Moyenne des pays de l'OCDE 35,2 %
  • Source : Organisation de coopération et de développement économiques, Statistiques sur l'emploi et le marché du travail, Taux de chômage de longue durée. (Paris : OCDE, 2016)

Enfin, un autre indicateur de l’état du marché du travail est le nombre total de travailleurs considérés comme étant sous-employés, c’est-à-dire, ceux qui sont obligés d’occuper un poste à temps partiel de manière involontaire ou qui occupent un poste équivalent temps plein, mais travaillent à temps partiel en raison du manque de travail à plein temps. Lorsque l’on utilise cette définition du sous-emploi, si le nombre total de travailleurs sous-employés était compris dans la définition du taux de chômage officiel du Canada pour la population active, il représenterait une augmentation de la moyenne du taux de chômage au Canada de 2,4 points de pourcentage en 2014-2015 (faisant augmenter le niveau d’un taux officiel de chômage de 6,9 % à un taux de chômage et de sous-emploi de 9,3 %). Le taux de sous-emploi en 2014-2015 était légèrement plus faible que l’écart de 2,5 points de pourcentage supplémentaires entre le taux de chômage et le taux de sous-emploi par rapport au taux de chômage officiel observé au cours de la dernière année de la période de récession la plus récente, soit en 2009-2010. Note de bas de page 36

Bibliographie Footnote 37

« À propos du produit intérieur brut. » Statistique Canada. Le 10 avril 2015. http://www.statcan.gc.ca/fra/cen/apropos/pib    

EDSC. « Les salaires minimums au Canada demande spéciale. » Programme du travail. 2015.

Fonds monétaire international. World Economic Outlook Database. Octobre 2015. https://www.imf.org/external/pubs/ft/weo/2015/02/weodata/index.aspx (en anglais seulement)

Gouvernement de l’Alberta. « Energy Prices ». Economic Dashboard. Selon les taux présentés par U.S. Energy Information Administration (West Texas Intermediate - WTI) et Alberta Energy (Western Canada Select - WCS) http://economicdashboard.albertacanada.com/EnergyPrice (en anglais seulement)

« Guide de l’Enquête sur la population active. » Statistique Canada (Division de la statistique du travail). Ottawa. 2015. http://www.statcan.gc.ca/pub/71-543-g/71-543-g2015001-fra.htm

«  Job Openings and Labor Turnover Summary – June 2015 . » Economic News Release. Bureau of Labor Statistics. United States Department of Labor. Août 2015. Consulté le 14 août 2015. http://www.bls.gov/news.release/jolts.nr0.htm (en anglais seulement)

Ministère des Finances. « Le budget de 2015. » Ottawa. Le 21 avril 2015. http://plandaction.gc.ca/fr/blogue/plan‑daction-economique-2015

« PIB par heure travaillé, mesuré en USD (prix constants). » Base de données de l’Organisation de coopération et de développement économiques. 2015.

Poloz, Stephen, Carolyn Wilkins et coll. « Rapport sur la politique monétaire – juillet 2015. » Banque du Canada. Le 15 juillet 2015. http://www.banqueducanada.ca/wp-content/uploads/2015/07/rpm-2015-07-15.pdf

Statistique Canada. « Le salaire minimum au Canada depuis 1975. » Le Quotidien – Mégatendances canadiennes. Janvier 2016. http://www.statcan.gc.ca/pub/11-630-x/11-630-x2015006-fra.htm

« Taux de chômage de longue durée (indicateur). » Organisation de coopération et de développement économiques. Extraits des données statistiques sur l’emploi et le marché du travail de l’OCDE. https://data.oecd.org/fr/unemp/taux-de-chomage-de-longue-duree.htm

Yellen, Janet. « Challenges Confronting Monetary Policy. » Board of Governors of the Federal Reserve System. Speech to the 2013 National Association for Business Economics Policy Conference. Washington, D.C. Le 4 mars 2013. http://www.federalreserve.gov/newsevents/speech/yellen20130302a.htm (en anglais seulement)

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