Histoires de réussite : L'alphabétisation et les compétences essentielles

Emploi et Développement social Canada et ses partenaires du portefeuille ont une incidence quotidienne sur la vie des Canadiens. Les histoires de réussite qui suivent sont celles de Canadiens qui ont vu leur vie, ou celle d’autres personnes s’améliorer.

Liste d'histoires

  • Une décision qui change une vie

    14 juin, 2011

    « Lorsque vous tentez de décider si un retour aux études est pour vous une option viable, explique Ken Culleton, il faut tenir compte des raisons pour lesquelles vous devez le faire, plutôt que de chercher des excuses pour ne pas le faire. »

    Ken, qui habite à Summerside, à l’Île-du-Prince-Édouard, a décidé d’améliorer son niveau d’alphabétisation et ses compétences essentielles après avoir remarqué une annonce dans son journal local. Cette annonce présentait des statistiques concernant les faibles possibilités d’emploi des personnes ayant un niveau d’éducation inférieur à une douzième année.

    Ken travaillait alors comme gérant dans un magasin d’articles de sport. Même s’il aimait son travail, Ken était parfois frustré parce qu’il lui était impossible de tirer parti des possibilités d’avancement à son travail étant donné qu’il ne possédait qu’une neuvième année d’éducation.

    Le plus grand défi auquel Ken a dû faire face a été le fait de prendre la décision de retourner aux études, ce qui a changé sa vie. Une fois qu’il a franchi cette étape, il s’est inscrit à des programmes d’alphabétisation financés par le Bureau de l’alphabétisation et des compétences essentielles d'Emploi et Développement social Canada et offerts par le département de l’Adult and Community Education du Collège Holland, à Summerside. Après que Ken a franchi cette première étape importante, tout le reste a semblé suivre pour lui.

    Après avoir obtenu son diplôme de douzième année, Ken a reçu une bourse d’études nationale offerte dans le cadre du programme Bourses de mérite collégiales Garfield Weston. Il s’est ensuite vu décerner le prix du programme pour l’esprit d’initiative et l’excellence après avoir terminé un cours de deux ans l’ayant mené à l’obtention d’un diplôme collégial. Il étudie maintenant activement pour obtenir un deuxième diplôme collégial et en juin 2009, il obtiendra son certificat en éducation des adultes, ce qui lui permettra d’entreprendre une carrière en enseignement. Il prévoit ensuite poursuivre ses études dans le but d’obtenir un baccalauréat en éducation.

    Le fait pour Ken d’avoir poursuivi ses études a renouvelé sa confiance en lui-même et lui a permis de se rendre compte que tout un monde de possibilités l’attendait. Il dit que le sentiment de satisfaction qu’il en tire est extraordinaire.

    Au départ, le plan de carrière de Ken était de lancer sa propre entreprise à titre de technicien informatique. Il déclare avoir franchi les étapes une à une et que, maintenant, il enseigne dans les mêmes classes où il était retourné étudier en 2000! Selon Ken, l’une des expériences les plus gratifiantes est d’être en mesure de faire une différence dans la vie des gens.

    Son épouse et ses enfants sont très fiers de ses accomplissements. Maintenant, Ken mène une vie plus épanouissante. Il tente activement de sensibiliser les gens au sujet des nombreuses possibilités pouvant découler de l’obtention d’un niveau d’éducation supérieur.

  • La découverte d’un tout nouveau monde

    27 octobre, 2011

    Sault Ste. Marie (Ontario) - On pourrait dire que la vie de Michael Shaughnessy a changé en raison d'une simple publicité télévisée.

    C'est en effet de cette façon qu'il a entendu parler du programme Read. Cette initiative, financée par le Bureau de l'alphabétisation et des compétences essentielles de Emploi et Développement social Canada, apprend la lecture et les mathématiques aux adultes. Michael dit qu'il a dû voir et revoir cette publicité pendant un an avant de se décider à faire cet appel important.

    Auparavant, Michael ne pouvait accomplir par lui-même de nombreuses activités quotidiennes en raison de son incapacité à lire. Il ne pouvait pas prendre seul l'autobus ni aller au cinéma. Il demandait des directions pour se rendre à un rendez-vous, puis inventait finalement des excuses pour ne pas s'y être présenté. Tout cela, parce qu'il n'était pas capable de lire les panneaux routiers.

    Même si Michael possédait un diplôme de douzième année, il était sorti de l'école sans être capable de lire. Lorsque, dans le cadre du programme Read, il a été jumelé à un tuteur bénévole, il a décidé de se consacrer à l'amélioration de son niveau d'alphabétisation et de ses compétences essentielles, même si, à ce moment-là, il pensait que c'était peut-être une perte de temps. Lorsqu'il jette aujourd'hui un regard sur le passé, Michael est très fier d'avoir décidé de poursuivre ses efforts.

    Selon Michael, un des meilleurs aspects de cette expérience a été le dévouement, la bienveillance et la compassion que lui ont témoignés les membres du programme Read. Cette expérience l'a motivé et lui a ouvert des portes dont il avait toujours ignoré l'existence. Malgré qu'il ait débuté au niveau 1, Michael a progressé jusqu'au niveau 5 (niveau collégial) dans ses études avec le programme Read et au Collège Sault. Il a aussi décidé de redonner autant que possible au programme d'alphabétisation et de compétences essentielles.

    Michael fait du bénévolat comme tuteur en informatique. Il est aussi devenu membre du conseil d'administration du programme Read et de la Coalition de l'alphabétisation de l'Ontario. Il participe de plus en plus à des activités dans sa collectivité, particulièrement en ce qui concerne les problèmes de pauvreté et d'accessibilité. Il suit également des cours du soir et de jour, lorsqu'il ne fait pas de bénévolat. Il a également démarré sa propre entreprise de menuiserie.

    Michael affirme avoir maintenant un meilleur franc-parler, être plus indépendant, avoir rencontré des tas de gens et s'être fait de nouveaux amis. Il dit que, auparavant, il était excellent pour cacher à ses amis le fait qu'il ne pouvait pas lire, mais, maintenant, il est heureux de parler de ses réalisations et de ses succès.

    Il encourage toutes les personnes peu alphabétisées ou ayant des compétences essentielles limitées à prendre les mesures nécessaires pour améliorer leurs capacités. Michael leur adresse le conseil suivant : « Lorsque vous avez le soutien adéquat, tout est possible. Un tout nouveau monde, dont j'ignorais l'existence auparavant, m'attend. »

  • Apprendre à lire et à écrire a changé ma vie

    27 octobre, 2011

    Edmonton (Alberta) - Demander de l'aide est la première étape à franchir, mais c'est souvent la plus difficile.

    Une des craintes les plus courantes chez les adultes qui ont de la difficulté à lire et à écrire ou qui ont des compétences essentielles limitées est de voir les gens porter un jugement négatif à leur endroit. C'était le cas de Danny Haines, qui a découvert que son plus grand défi était d'admettre qu'il avait besoin d'aide pour améliorer ses compétences.

    Tout a commencé lorsque Danny était en période de convalescence par suite d'un accident de travail. C'est à ce moment-là qu'il s'est rendu compte que s'il avait un niveau d'alphabétisation plus élevé et de meilleures compétences essentielles, il serait en mesure d'obtenir un meilleur emploi et de mieux réussir dans la vie.

    Mais Danny était gêné de demander de l'aide. Au fil des ans, il s'était fait offrir des promotions ou un emploi de bureau, mais en raison de ses difficultés en lecture et en écriture, ainsi que de son manque de compétences essentielles, il a toujours refusé ces offres de peur que quelqu'un découvre ses points faibles. Lorsque, plus tard, sa femme a téléphoné à la Project Adult Literacy Society (PALS), qui est financée par le Bureau de l'alphabétisation et des compétences essentielles de Emploi et Développement social Canada (EDSC), pour lui fixer un premier rendez-vous, Danny a pris une décision qui a changé sa vie : il a décidé de s'inscrire à un programme d'alphabétisation.

    Il pense maintenant que le fait d'avoir amélioré ses compétences lui a ouvert des portes et lui a offert des possibilités qu'il n'avait jamais envisagées par le passé. Il a davantage confiance en lui et est devenu le représentant des apprenants en alphabétisation de l'Alberta au sein du Movement for Canadian Literacy (MCL), qui est un organisme d'envergure nationale. Il est également vice-président de l'équipe d'animation du Learners Advisory Network (LAN), qui fait partie du Conseil du MCL.

    Au fur et à mesure que Danny s'est investi dans le milieu de l'alphabétisation, il s'est rendu compte qu'il n'était pas seul : en effet, de nombreux adultes comme lui avaient besoin d'aide. Un des événements les plus exceptionnels que Danny a eu l'occasion de vivre depuis est survenu au printemps de 2007, lorsqu'il s'est rendu à Ottawa pour livrer un exposé devant un comité sénatorial sur l'alphabétisation. Danny n'aime pas beaucoup parler de lui, mais en tant qu'ardent défenseur de la cause de l'alphabétisation, il pense que si son histoire peut inciter d'autres personnes à faire les démarches pour apprendre à lire et à écrire, alors le jeu en vaut la chandelle. Si on lui avait dit il y a cinq ans qu'un jour il présenterait un exposé devant le Sénat du Canada, il n'y aurait pas cru. Il n'aurait jamais cru non plus qu'il recevrait en septembre 2008 le Prix d'alphabétisation du Conseil de la fédération pour l'Alberta.

    Lorsqu'on lui a demandé si cette expérience avait changé sa vie, Danny s'est exclamé : « Cela n'a pas seulement changé ma vie, je crois vraiment que ça m'a sauvé la vie! » Il a ajouté qu'il désirait que les gens entendent son histoire, parce que cela pourrait les encourager à demander de l'aide. D'ailleurs, pour lui, il s'agit d'une façon de rendre un peu à ceux qui l'ont aidé. Grâce à EDSC, à la PALS et au soutien des membres de sa famille, qui se réjouissent de la façon dont il a transformé sa vie, Danny a encore de nombreuses années de succès devant lui.

  • L’histoire d’Ellen

    27 octobre, 2011

    Victoria (Colombie-Britannique) - L'histoire d'Ellen Szita débute en Angleterre, où elle est née dans une famille de huit enfants. Dès l'âge de 14 ans, très peu scolarisée, elle a commencé à travailler dans une usine. Marquée par une enfance dysfonctionnelle, elle n'avait aucune confiance en elle et a tenté de se suicider à 15 ans.

    En 1960, à l'âge de 18 ans, Ellen a immigré au Canada, dans la province de Québec. Dix ans plus tard, elle est déménagée en Colombie-Britannique avec son mari et ses quatre enfants. Après l'échec de son mariage, elle a vécu de l'aide sociale pendant de nombreuses années parce qu'elle savait à peine lire et qu'elle possédait peu de compétences essentielles. Ayant sombré dans la dépression, elle a suivi une thérapie. C'est d'ailleurs durant une visite chez son thérapeute qu'elle a découvert qu'elle était dyslexique. Son médecin l'a alors encouragée à améliorer ses compétences en lecture, en écriture et en calcul en suivant un programme offert par la Victoria READ Society et financé par le Bureau de l'alphabétisation et des compétences essentielles de Emploi et Développement social Canada.

    C'est à l'époque où elle était à la Victoria READ Society qu'Ellen a constaté le nombre élevé de personnes ayant de faibles compétences en lecture et en écriture au Canada. Comme trois de ses quatre enfants avaient abandonné l'école entre la 7e et la 10e année, Ellen a découvert que « l'analphabétisme engendre l'analphabétisme ». Cette prise de conscience l'a amenée à participer activement au sein du Movement for Canadian Literacy à Ottawa, dont elle est toujours membre du conseil.

    Sobre depuis 25 ans, Ellen siège aujourd'hui à trois conseils d'administration pour l'alphabétisation. Elle a participé à divers groupes d'experts et a présenté des exposés dans les écoles secondaires, les collèges, les universités. Elle a parlé devant des détenus, les membres d'organismes du secteur de la santé et de nombreux autres groupes. Elle a suivi un cours de counseling, ce qui lui permet maintenant d'aider les apprenants qui ont besoin de soutien. Ellen a aussi été interviewée à la radio et à la télévision et a fait l'objet de plusieurs articles de journaux et de revues visant à sensibiliser les gens sur l'alphabétisation.

    Ellen a aussi écrit de la poésie, des nouvelles et des articles qui ont été publiés, et a reçu plusieurs prix d'alphabétisation. Le 8 septembre 1994, à l'occasion de la Journée internationale de l'alphabétisation, elle a reçu du gouverneur général du Canada le Prix « Envol vers la liberté ». Puis, dix ans plus tard, encore une fois lors de la Journée internationale de l'alphabétisation, Ellen a été honorée à titre de finaliste pour le Prix d'alphabétisation du Conseil de la fédération. De plus, on a réalisé un documentaire sur sa vie. Intitulé Ellen's Story, il a reçu plusieurs prix et a été présenté sur les écrans d'Amérique du Nord et d'Europe. Dans son autobiographie publiée récemment, également intitulée Ellen's Story, elle témoigne de ses 25 ans de travail acharné pour promouvoir l'alphabétisation. Dernièrement, Ellen a été nommée héroïne de 2009 par le Readers' Digest.

  • Une entrepreneure couronnée de succès

    7 juin, 2012

    Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard)—Dianne Smith est une entrepreneure prospère qui a franchi un à un les échelons qui l’ont menée au succès.

    Tout a commencé au cours d’une conversation avec un alphabétiseur bénévole lorsqu’elle travaillait au marché public.

    Dianne a obtenu des renseignements au sujet d’un programme local de perfectionnement des capacités de lecture et d’écriture offert par l’Alliance pour l’alphabétisation de l’Île-du-Prince-Édouard et financé par le Bureau de l’alphabétisation et des compétences essentielles de Emploi et Développement social Canada. Selon elle, si elle n’avait pas suivi le conseil que lui a donné le tuteur bénévole il y quelques années, elle n’aurait pu accéder au niveau de vie qu’elle a actuellement.

    Avant de s’inscrire au programme d’alphabétisation, Dianne exerçait trois emplois afin de subvenir aux besoins de sa famille. Au fil des ans, elle avait fait du travail manuel, et elle vieillissait. Elle savait qu’elle ne pourrait maintenir ce rythme. Puis, Dianne s’est rendu compte qu’elle devait commencer par travailler de façon plus « intelligente » au lieu de s’épuiser au travail.

    Les efforts que Dianne a investis à l’école ont finalement été récompensés. Elle a obtenu son diplôme de douzième année à la veille de son cinquantième anniversaire; ce  cadeau qu’elle s’offrait lui procurerait un avenir plus positif et une retraite sûre.

    Le fait d’améliorer son niveau d’alphabétisation lui a aussi ouvert de nouvelles portes. Cela lui a permis d’accroître son estime de soi et l’a aidée à mettre sur pied son propre établissement autorisé de soins communautaires à Charlottetown, à l’Île-du-Prince-Édouard.

    Dianne se réjouit du fait que ses enfants aient suivis son exemple et qu’ils aient aussi décidé de poursuivre leurs études. Leurs succès lui rappellent constamment l’importance de ses efforts, non seulement pour elle, mais également pour ses enfants. Tous ses enfants occupent un emploi bien rémunéré et ont du succès dans leur carrière.

    À l’heure actuelle, à titre de membre du conseil de l’Alliance pour l’alphabétisation de l’Île-du-Prince-Édouard, Dianne participe à de nombreuses activités bénévoles. Elle a souvent l’occasion de discuter des défis en matière d’alphabétisation que les adultes doivent relever dans sa collectivité, avec des représentants du gouvernement.

    « Je suis tellement heureuse d’avoir eu le courage de prendre un risque et de ne pas avoir douté de ma réussite, a-t-elle affirmé. Je ne fais plus de travaux à un salaire de misère. Je n’ai jamais été aussi heureuse de ma vie. »

  • Le perfectionnement des compétences essentielles : la clé pour former une main-d’œuvre efficace

    Calgary (Alberta) - Carewest est un fournisseur de soins de santé publique important qui administre 11 établissements de soins de longue durée comptant 1 400 lits. Son mandat consiste à aider les adultes ayant des besoins médicaux complexes à vivre de façon plus autonome. Carewest investit des millions de dollars chaque année pour former son personnel dans divers domaines comme la salubrité des aliments et les médicaments dangereux.

    Blair Phillips, le directeur des ressources humaines et des installations de Carewest, affirme que c'est parce que de nombreux membres du personnel avaient de la difficulté à mettre en pratique les connaissances et les compétences cliniques qu'ils avaient acquises que l'organisation a décidé d'examiner les causes profondes de ce problème. Carewest a donc retenu les services de l'Essential Skills Group Inc. (ESG), un chef de file du domaine du perfectionnement des compétences et du développement de la main d'œuvre, pour examiner les compétences dont les professionnels de la santé de première ligne ont besoin pour accomplir leur travail. La première étape de cet examen consistait à analyser les profils des compétences essentielles d'Emploi et Développement social Canada qui ont été mis à jour récemment.

    Les compétences comme la lecture, l'utilisation de documents, le calcul, la communication orale et la capacité de raisonnement sont essentielles pour former une main-d’œuvre efficace. Les travailleurs qui n'ont pas acquis le niveau de compétences essentielles dont ils ont besoin pour effectuer leur travail ont de la difficulté à comprendre les concepts sous-jacents de leur formation technique. Ils ont également de la difficulté à s'adapter aux nouvelles situations et aux besoins complexes des clients et ils sont plus susceptibles de commettre des erreurs. Par exemple, une infirmière auxiliaire autorisée dont le niveau de compétence en calcul est faible pourrait ne pas comprendre les méthodes de calcul des ratios et des proportions.

    Au cours des trois prochaines années, Carewest investira 3,5 millions de dollars dans des activités relatives aux compétences essentielles, notamment pour évaluer les compétences essentielles de plus de 1 000 employés ainsi que pour fournir aux employés une formation interne qui les aidera à perfectionner leurs compétences. L'acquisition de compétences essentielles sera intégrée à la formation technique, et une formation d'une trentaine d'heures sur les compétences essentielles sera fournie chaque année aux employés de première ligne.

    Blair Phillips a demandé à l'ESG de créer quatre évaluations personnalisées fondées sur les niveaux de complexité définis par Emploi et Développement social Canada. Ces évaluations sur papier permettront de mesurer les cinq compétences essentielles suivantes : la lecture, l'utilisation de documents, le calcul, la communication orale et la capacité de raisonnement.

    Carewest prévoit évaluer les compétences essentielles de près de 1 000 personnes qui postulent un emploi chaque année. L'organisation prévoit également soumettre 1 000 employés à cette évaluation. L'ESG saisira les résultats de l'évaluation dans une application Web pour ensuite produire un rapport sur les résultats et un plan d'apprentissage personnalisé pour chaque employé.

    Le rapport sur les résultats indiquera le niveau de chacune des compétences essentielles de l'employé en plus de préciser les domaines qui nécessitent une supervision supplémentaire et un soutien à la formation. Le plan d'apprentissage contiendra une liste des ressources offertes à l'employé et il mettra l'accent sur les compétences pour lesquelles l'employé aurait besoin d'un perfectionnement.

    Cette application Web aidera également Carewest à établir un cadre de référence des compétences essentielles de son effectif pour chaque groupe professionnel, emplacement ou travailleur, et à faire un suivi à cet égard. L'organisation utilisera cette information pour prendre des décisions stratégiques sur l'embauche, la supervision et le perfectionnement du personnel.

    Avec l'aide de l'ESG, Carewest prend des mesures immédiates pour réduire la complexité des documents de travail utilisés par le personnel. Un formulaire particulièrement complexe qui contenait des termes médicaux qui portaient à confusion a été modifié. Le nouveau formulaire a été simplifié par le recours à un langage clair, à des exemples précis, à des images et à diverses couleurs. Le nouveau formulaire a été mis à l'essai auprès d'un groupe de consultation composé d'infirmières auxiliaires autorisées, et d'autres améliorations ont été apportées.

    Carewest a également entrepris l'amélioration d'autres documents, notamment le module d'autoformation en premiers soins. Le niveau de lecture requis pour la version initiale du module correspondait à plus de 16 ans d'études, ce qui équivaut à 4 années d'études postsecondaires, tandis que la version révisée en langage clair correspond à 9 ans d'études.

    Blair Phillips espère que d'autres organisations du domaine des soins de santé bénéficieront de l'expérience de Carewest. « Nous prenons très au sérieux le slogan de Carewest : des soins de santé novateurs, a-t-il confié. Nous espérons que cette expérience sera utile à l'ensemble de l'industrie. »

    Compte tenu du fait que le total des dépenses en soins de santé au Canada était d'approximativement 200 milliards de dollars en 2011, même un modeste accroissement de l'efficacité du personnel pourrait permettre de réaliser des gains d'efficience considérables et d'améliorer les résultats dans le domaine des soins de santé.

    Michael Herzog, un partenaire de l'ESG, a affirmé que « Carewest est un excellent exemple de la façon dont l'industrie exploite la recherche sur les compétences essentielles de Emploi et Développement social Canada dans l'intérêt des Canadiens. »

  • Relever de nouveaux défis dans le milieu des services de garde d’enfants : L’histoire de Marie Morris

    J’ai commencé à travailler dans une garderie il y a neuf ans en tant que superviseure adjointe, et grâce à ma détermination, je suis devenue superviseure à plein temps. Voici comment j’ai pu gagner en assurance et faire progresser ma carrière en misant sur les compétences essentielles.

    La formation continue a toujours été importante pour moi. J’ai participé à de nombreuses activités de formation pour améliorer mes compétences essentielles. Lorsque j’ai commencé à travailler en garderie, je ne pensais pas devenir un jour superviseure. Je ne croyais pas avoir les compétences nécessaires pour assumer cet emploi. Cependant, ma patronne m’a encouragée sans réserve à assumer des risques sur le plan professionnel. Grâce à elle, j’ai trouvé la motivation nécessaire pour poursuivre ma formation. Je suis retournée à l’école du soir afin d’obtenir un diplôme en administration et en supervision de l’éducation de la petite enfance.

    En tant que superviseure, je dois assumer de nombreuses responsabilités. Ainsi, je prépare les horaires des équipes et je supervise la paie et la facturation. J’apporte également les ajustements nécessaires aux factures lorsque la structure de prix est modifiée, et je m’assure qu’il n’y a pas d’erreurs dans la rémunération des employés. Ces tâches requièrent des compétences marquées en calcul et en informatique, que j’ai acquises en suivant des cours et des ateliers offerts par l’entreprise.

    Les compétences en communication verbale sont aussi importantes pour moi. Je suis en effet amenée à résoudre des conflits pouvant survenir parmi les membres de l’équipe et à rencontrer des parents afin de discuter de leurs désirs et de leurs préoccupations à l’endroit de leur enfant. J’ai participé au programme Toastmasters en vue de développer et de perfectionner mes compétences en communication. Maintenant, je peux aisément prendre la parole devant des groupes, petits ou grands.

    Je n’ai jamais pensé que je serais un jour responsable d’un centre de la petite enfance, mais je le suis grâce au fait que j’ai amélioré mes compétences essentielles. Aujourd’hui, forte de mes capacités professionnelles, mon objectif pour l’avenir est de contribuer à mettre sur pied un nouveau centre de la petite enfance et de continuer à perfectionner mes compétences.

  • Une source d’inspiration pour les mécaniciens industriels de chantier : L’histoire de Cathy Lewis

    Après avoir étudié au Collège Fanshawe à London, en Ontario, je suis devenue apprentie dans l’industrie de la construction automobile. Voici comment j’ai perfectionné mes compétences essentielles et comment je les ai utilisées pour surmonter les défis qui se présentaient à moi, et devenir ainsi mécanicienne industrielle de chantier.

    Le travail d’équipe est une compétence importante, mais elle n’est pas toujours facile à mettre en pratique. J’ai été la première femme à exercer un métier spécialisé dans l’entreprise, et gagner le respect de certains collègues n’a pas été chose facile. J’ai dû prouver que j’étais hautement qualifiée et que j’étais capable de travailler dans ce secteur. J’ai appris comment gérer des situations difficiles propres au milieu de travail en pratiquant l’écoute active et en faisant preuve de tact auprès de mes collègues. On m’a finalement acceptée au sein de l’équipe parce que j’étais capable de respecter les sentiments de mes collègues tout en faisant preuve d’assurance.

    La formation continue dispensée par certains de mes collègues a également joué un rôle dans ma réussite. Ils m’ont enseigné des leçons et permis d’acquérir des compétences qui ont fait évoluer ma carrière dans les métiers spécialisés. Un collègue m’a aidée à améliorer ma capacité de raisonnement en me conseillant relativement à la prise de décision et à la résolution de problèmes. J’ai aussi été inspirée par une autre personne qui m’a appris comment être fière de mon travail et avoir confiance en mes capacités professionnelles. Le contact de mes collègues m’a donné envie de conseiller d’autres nouveaux employés. Je fais appel à mes compétences en communication verbale pour orienter et encadrer un nouvel apprenti.

    Je me suis perfectionnée au cours des années, tant sur le plan personnel que sur le plan professionnel. Je suis prête à relever tout défi qui se présentera à moi. Depuis que j’ai obtenu ma licence de mécanicienne, l’entreprise pour laquelle je travaille a embauché trois autres femmes. Je suis certaine que je dois ma réussite à mes compétences essentielles et à ma persévérance.

  • Envisager l’avenir : L’histoire de Brendon McAskill

    Comme je vis à l’Île-du-Prince-Édouard et que j’avais peu d’instruction, j’ai souvent dû occuper des emplois saisonniers à temps partiel. Lorsque je me suis marié et que je suis devenu père, mon cheminement professionnel a changé. Voici comment le fait d’améliorer mes compétences essentielles m’a permis de bâtir un meilleur avenir pour ma famille.

    Du recensement du parc automobile en passant par la préparation de béton manufacturé, j’ai fait mille et un métiers. Cependant, aucun de ces emplois n’a débouché sur un poste permanent. Après mon mariage, j’ai décidé d’améliorer mes compétences essentielles dans l’espoir de trouver un travail permanent et mieux rémunéré.

    La formation continue a joué un rôle important dans l’évolution de ma carrière. Plus jeune, je n’aimais pas beaucoup les études. Adulte, je vois cela davantage comme un investissement personnel. J’ai décidé de retourner à l’école pour améliorer mes compétences en calcul. Pour obtenir les équivalents de la 12e année en mathématiques et en physique, j’ai dû commencer à partir de la 7e année. En me montrant persévérant, j’ai obtenu les crédits requis.

    Ensuite, j’ai passé deux ans à obtenir tous les préalables nécessaires pour suivre un programme en technologie de la construction offert au collège de ma région. J’ai terminé ce programme et je travaille pour la ville en tant que contremaître de chantier.

    Mon travail exige de bonnes compétences dans l’utilisation des documents. Je dois présenter l’information recueillie sur le chantier lors de l’entretien des égouts et des aqueducs ou lors des réparations dans un schéma d’ensemble. La ville est ainsi informée de l’état de ses aqueducs et de ses réseaux d’assainissement des eaux.

    Je continue d’améliorer mes compétences en suivant des cours comme celui sur les matières dangereuses utilisées au travail. La ville exige que tous les employés permanents à temps plein du service des aqueducs et des égouts détiennent un diplôme d’études secondaires. J’ai pour objectif d’obtenir mon équivalent du cours secondaire de 12e année en suivant un programme de formation générale. Je prévois continuer d’améliorer mes compétences de manière à obtenir un emploi permanent et mieux subvenir aux besoins de ma famille.

  • L’abattage des arbres, la suite : L’histoire de Mel Lively

    J’ai touché à presque tous les aspects de l’industrie forestière. Quand j’étais gosse, je voulais être bûcheron. J’ai exercé ce métier pendant de nombreuses années, malheureusement un grave accident m’a contraint de laisser tomber le milieu forestier et de chercher un autre travail. Voici comment les compétences essentielles m’ont aidé à faire face à ce changement soudain et à améliorer mon sort.

    La formation continue a toujours fait partie de ma vie. Très jeune, je suis allé travailler dans les bois pour aider à subvenir aux besoins de ma famille. Mon frère et moi avons appris à couper des piquets de clôture et du bois de chauffage. J’ai appris tout ce qu’il fallait savoir sur l’exploitation forestière, depuis la construction d’une passerelle sur le côté de la route jusqu’à l’abattage des arbres.

    À 43 ans, ma vie a changé du tout au tout. J’ai été victime d’un important accident qui m’a obligé à trouver un travail de bureau. C’est à ce moment-là que j’ai entendu parler du perfectionnement des compétences essentielles. Avec le soutien de mon employeur et du ministère de l’Éducation de la Nouvelle-Écosse, j’ai appris à lire et à écrire. À présent, je suis capable de lire des documents et des graphiques au travail, et de participer au bulletin de l’entreprise.

    J’ai même écrit un livre qui parle de ma vie dans les bois, lequel d’ailleurs connaît un grand succès auprès des enfants de 3e année de la région. Ils adorent lire comment je m’y prenais pour abattre les arbres. Je prévois même écrire un autre livre sur le sujet. Inutile de vous dire que mes petits-enfants l’attendent avec impatience!

    Le fait d’améliorer mes compétences essentielles m’a procuré plus d’avantages que je ne l’avais imaginé. Bien que je ne puisse plus travailler comme bûcheron, j’ai trouvé une nouvelle façon de partager ma passion et mon plaisir pour la vie dans les bois avec d’autres personnes.

  • Emboîter le pas au secteur de la conserve : L’histoire d’Anne McKenna

    C’est en travaillant sur une chaîne de production dans une conserverie que j’ai trouvé la clé de ma réussite. Voici comment la formation sur les compétences essentielles m’a ouvert de nouveaux horizons, tant sur le plan personnel que professionnel.

    J’ai arrêté l’école secondaire après la 10e année et je suis allée travailler sur une chaîne de production dans une conserverie de la région. Quelques années plus tard, j’ai postulé un emploi lié au contrôle de la qualité. Le directeur m’a mise à l’essai pour voir comment je me débrouillais. J’ai obtenu l’emploi du fait de mon expérience et aussi parce que je suis une personne qui apprend facilement. Toutefois, pour conserver ce poste, j’ai dû perfectionner mes compétences essentielles.

    Le programme de formation continue offert par l’entreprise m’a aidée. J’ai obtenu mon diplôme d’études secondaires grâce au programme de formation générale (FG). Comme beaucoup de personnes qui ont quitté l’école depuis longtemps, j’appréhendais de reprendre mes études. Pourtant, je me savais prête et j’ai beaucoup apprécié cette expérience.

    Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai canalisé mes efforts vers le perfectionnement des compétences qui étaient importantes pour mon emploi. J’ai suivi un cours du soir au collège de ma région pour améliorer mes compétences en lecture, en calcul et en communication verbale et j’ai obtenu un certificat de l’American Society for Quality. C’est avec une plus grande confiance en moi et une meilleure préparation que j’ai abordé des discussions avec les permanents syndicaux et les représentants du siège social.

    Ayant amélioré certaines de mes compétences essentielles, j’ai pu bien comprendre mes points forts. J’ai toujours aimé l’histoire et les anecdotes sur le vieux bâtiment où j’ai travaillé m’ont toujours fascinée. J’ai alors commencé à travailler avec un écrivain et historien de la région pour en savoir davantage sur ce bâtiment et j’ai mis à contribution mes compétences en rédaction. Nous avons finalement terminé un manuscrit que de nombreux collègues ont plaisir à lire.

    Aujourd’hui, j’ai un nouvel emploi dans une importante entreprise alimentaire. J’ai accédé à cet emploi parce que j’ai su dépasser mes peurs et je me suis ouverte à d’autres horizons en me consacrant aux compétences essentielles. J’ai hâte de savoir ce que me réserve l’avenir, et je sais que ma vie ne pourra être faite que d’apprentissages.

  • D’un emploi après l’école à une brillante carrière : L’histoire de Nicole Linde

    À16 ans, j’ai décroché un emploi à temps partiel comme téléphoniste dans un centre d’appels. J’ai maintenant 22 ans, et je dirige les opérations relatives aux technologies de l’information et des communications au même endroit. Voici comment j’ai gravi les échelons en améliorant mes compétences essentielles.

    Lorsque j’ai commencé à travailler à ce centre d’appels, une de mes premières tâches a été d’apprendre comment fonctionnait le système informatique et téléphonique de pointe de l’entreprise. J’ai commencé par améliorer mes compétences en informatique. Les outils changeaient constamment et je devais tenir le rythme.

    Cela a représenté un grand défi. De nombreux employés quittaient le centre d’appels et l’information essentielle n’était pas transmise aux nouvelles recrues. Mon directeur a constaté le problème et a décidé que les membres de l’équipe devaient perfectionner leurs compétences liées au travail d’équipe.

    La formation continue sur le lieu du travail et en classe nous a permis de mieux travailler ensemble. Nous avons constaté la valeur de la mise en commun de l’information et des meilleures pratiques. Nos capacités de raisonnement se sont améliorées. Ainsi, il était plus facile de résoudre des problèmes et de prendre des décisions, et nous avons appris à régler les conflits au travail. Après quelques années, les gens étaient plus heureux au travail et moins susceptibles de quitter leur emploi. Toutes ces compétences m’ont servi à finalement devenir chef d’équipe et directrice.

    Maintenant, je m’occupe de la maintenance du système et du service à la clientèle, de la préparation des comptes et des ventes. Selon moi, chaque jour présente des nouveaux défis. Je sais que l’industrie de pointe exige beaucoup de connaissances. Cependant, je pense que mes compétences essentielles m’ont donné la confiance et les aptitudes nécessaires pour réussir dans ce cadre de travail passionnant qui change rapidement.

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