Comment nous aidons les Canadiens

De : Emplois et Développement social Canada

Volet des talents mondiaux : Un scientifique étranger œuvrant dans une entreprise de technologie agricole transmet ses connaissances aux employés, aux étudiants et aux universitaires

Dans l’économie mondiale d’aujourd’hui, les entreprises canadiennes évoluent dans un environnement hautement concurrentiel et de plus en plus technologique. Trouver les bonnes personnes pour des emplois spécialisés est essentiel pour obtenir l’avantage nécessaire à la réussite et à la croissance.

Parfois, cependant, l’expertise dont une entreprise novatrice a besoin se trouve dans un autre pays.

C’est le défi que doivent relever des chefs de la direction comme Karn Manhas de Terramera, à Vancouver. Son entreprise de technologies propres pour l’agriculture durable recherche, développe et produit des biopesticides et des engrais à base de plantes sans danger pour l’environnement comme solution de rechange aux produits chimiques conventionnels qui ont des effets négatifs sur la santé et l’environnement.

Lorsque Karn a entrepris la mise au point d’un nouveau produit pour contrôler les nématodes parasites – des vers microscopiques qui causent des milliards de dollars de dommages à l’agriculture – il n’a pas trouvé l’expertise dont il avait besoin pour diriger la recherche.

« Nous avions besoin d’un nématologiste qui comprend le problème et qui est enthousiaste à l’idée d’utiliser des matériaux naturels pour combattre ce parasite » dit-il.

Heureusement, Terramera a pu profiter d’un nouveau processus du gouvernement canadien, le Volet des talents mondiaux, qui simplifie les approbations et les permis de travail, permettant aux entreprises novatrices d’attirer, d’embaucher et d’obtenir rapidement des experts étrangers.

C’est ainsi que Wiseborn Danquah, Ph. D., un scientifique spécialisé en nématologie, s’est joint à Terramera en octobre dernier. Wiseborn a étudié l’agriculture avec spécialisation en nématologie au Ghana et en Belgique avant d’obtenir un doctorat au Royaume Uni. Il a ensuite occupé différents postes de recherche aux États-Unis (université de l’État de la Caroline du Nord, département américain de l’Agriculture, université de la Californie et Bayer CropScience). Son dernier emploi avant de se joindre à Terramera, était de diriger un projet de recherche sur le développement des capacités des agriculteurs en Afrique.

« Notre modèle est de trouver des compétences spécialisées où qu’elles se trouvent dans le monde afin que nous puissions les amener ici pour commencer à former une équipe autour d’elles. M. Danquah en est un bon exemple; il développe le secteur de la nématologie de l’entreprise. » indique Karn.

Pour Wiseborn, le processus d’obtention d’un permis de travail pour le Canada était facile. « Cela n’a pris en tout que dix jours, dit-il. C’est plutôt rapide par rapport aux démarches nécessaires pour obtenir un permis de travail dans d’autres pays. »

Outre sa principale responsabilité de mettre au point un biopesticide pour contrôler les nématodes, Wiseborn respecte l’engagement de Terramera en matière de création d’emplois, de transfert des connaissances et de formation des travailleurs canadiens.

« Depuis que je me suis joint à Terramera, nous avons pu embaucher en permanence une associée en recherche n’ayant aucune formation en nématologie. Je lui ai transmis une partie de mes connaissances et elle est maintenant en mesure de réaliser elle-même la plupart des épreuves en nématologie. De plus, nous avons accueilli des étudiants inscrits dans des programmes coopératifs de l’Université de la Colombie Britannique et de l’Université Simon Fraser qui apprennent aussi de nouvelles compétences en nématologie. »

Wiseborn établit également des relations avec les chercheurs de ces universités en partageant ses connaissances et son expérience de la recherche en nématologie, qui à leur tour transféreront ses connaissances à leurs étudiants, les futurs scientifiques canadiens.

Pour Wiseborn, ce qu’il y a de mieux chez Terramera c’est l’équipe. « Chacun est toujours prêt à aider ses collègues. Avant même que je m’installe au Canada, un collègue m’avait trouvé un logement! »

« Nous disposons d’un large éventail de scientifiques, de professionnels et de chercheurs expérimentés, et il est très utile de pouvoir obtenir de l’aide et de l’information pour les domaines avec lesquels nous sont moins familiers. C’est une excellente équipe avec laquelle travailler et l’environnement est merveilleux. Le seul problème est la pluie à Vancouver. »

Bien que Wiseborn soit très conscient de son statut temporaire au Canada, s’il le pouvait, son séjour ici serait plus long que les deux années que lui permet son permis de travail. « J’aime ce que je fais et j’espère que je pourrai régulariser ma situation afin de prolonger mon séjour. »

Terramera a eu recours au Volet des talents mondiaux du gouvernement du Canada pour amener M. Wiseborn Danquah, Ph. D., au Canada afin de diriger leurs recherches en nématologie. Le Volet des talents mondiaux fait partie du Programme des travailleurs étrangers temporaires qui aide les entreprises novatrices à attirer les meilleurs talents internationaux pour faire croître leurs entreprises et créer des emplois pour les Canadiens. Pour en savoir plus, consultez la page Volet des talents mondiaux.

Emplois d'été Canada : Keisha s'est découvert une passion d'aider les femmes et les enfants

Keisha est originaire de Kitigan Zibi (Québec). Elle a travaillé au Minwaashin Lodge à Ottawa (Ontario), un centre offrant un éventail de programmes et services aux femmes et aux enfants des Premières Nations, inuits et métis qui ont été victimes de violence familiale et d'autres formes de violence. Le programme Emplois d'été Canada est important pour le Minwaashin Lodge, car celui ci est un organisme sans but lucratif, et le programme lui permet d'embaucher des employés et de leur donner la formation dont ils ont besoin pour appuyer le mieux possible les femmes autochtones au sein de leur collectivité. Keisha a acquis de nombreuses compétences dans l'exercice de ses fonctions, dont la planification de repas, l'élaboration de recettes et la cuisine, ainsi que la création et l'organisation d'activités pour les enfants.

« Je dois vraiment dire megwetch au [Minwaashin Lodge] de m'avoir accueillie dans les rangs de son personnel, car j'ai acquis une grande expérience et j'ai vraiment beaucoup appris au cours de ces deux années. Je tiens également à remercier Emplois d'été Canada, qui a fourni le financement pour rendre cela possible. J'ai eu la chance de vivre une expérience extraordinaire, et je recommanderais sans hésiter à d'autres femmes d'explorer les possibilités offertes par le programme. »

« J'aime beaucoup travailler avec les enfants; cela me rend vraiment heureuse. J'aime les voir sourire et s'amuser en prenant part aux activités que j'ai créées pour eux. »

Keisha, Minwaashin Lodge, Ottawa

Initiative de services de garde pour les Premières Nations et les Inuits : Des services de garde flexibles permettent à Amber, une mère célibataire d'établir un équilibre dans son horaire chargé

Amber Tanner a célébré le premier anniversaire de sa fille en tant que mère qui était en mesure d'assurer une sécurité financière plus que nécessaire à sa petite fille.

Toutefois, cela n'aurait pas été possible sans l'accès à des services de garde d'enfants abordables dans sa collectivité.

Amber est une mère célibataire âgée de 26 ans et qui habite à Waywayseecappo, une collectivité éloignée située à 350 kilomètres au nord ouest de Winnipeg.

« J'ai vécu à Wayway toute ma vie, mais je suis allée au collège et j'ai obtenu mon diplôme puis j'ai quitté la maison et j'ai décroché un bon emploi auprès des étudiants de ma collectivité. Peu de temps après, j'ai donné naissance à ma fille », raconte Amber.

Après la naissance de son enfant, la mère de famille monoparentale se demandait comment elle pourrait travailler à temps plein comme agente de liaison pour les élèves autochtones tout en s'occupant de son enfant.

Elle a trouvé sa solution à la garderie communautaire de Waywayseecappo.

Quand on lui a demandé ce que sa fille pensait de sa garderie, la réponse d'Amber a été catégorique : « Elle l'adore. Chaque jour elle me demande si c'est aujourd'hui qu'elle va à la garderie. Je peux constater qu'elle adore la garderie et à quel point elle lui est bénéfique ».

Un avantage supplémentaire pour cette mère occupée est le programme de repas du midi qui non seulement offre à sa fille des repas sains et équilibrés, mais apporte à Amber une aide très appréciée avec les matins mouvementés où elle doit préparer sa fille et parcourir 40 km pour aller travailler.

Aujourd'hui, après trois ans, Amber profite des avantages que lui offre la garderie, soit des services de garde flexibles et des heures d'ouverture tardives.

« Ma fille a commencé la prématernelle, mais ce n'est qu'un jour sur deux. Sans les services de garde flexibles de la garderie, je n'aurais pas pu coordonner seule ce nouvel horaire. »

Les heures d'ouverture tardives ont permis à Amber de parfaire sa formation et elle est maintenant aide enseignante. « Cela m'a beaucoup aidée. J'aurais manqué beaucoup de cours sinon. »

De plus, la garderie s'adapte aux événements imprévus. Amber a affirmé que le soutien aux élèves en temps de crise est un élément fondamental de son travail. « Je ne peux pas les laisser tant que leurs parents ne sont pas arrivés et cela ne serait pas possible sans la compréhension et les heures flexibles de la garderie. »

La petite Tanner commencera la maternelle à l'automne et sa mère compte suivre d'autres cours l'an prochain. Amber attribue au soutien que leur offre la garderie la chance qu'elle et sa fille ont de pouvoir explorer leur potentiel.

La garderie communautaire de Waywayseecappo a reçu des fonds dans le cadre de l'ISGPNI du gouvernement du Canada, qui soutient l'accès à des services de garde d'enfants abordables, de qualité et appropriés sur le plan culturel.

Amber Tanner, Première Nation de Waywayseecappo (Manitoba)

Passeport pour ma réussite : Les mentors de Leandre l'encouragent à exprimer ses points de vue

J'ai grandi dans le quartier Regent Park, où il m'était difficile d'avoir accès à la technologie et de faire le trajet de la maison à l'école. Je n'avais pas d'ordinateur portatif et j'avais du mal à prendre l'autobus en raison des tarifs élevés. Vers la fin de l'école intermédiaire, je passais beaucoup de temps dans la file d'attente afin de pouvoir utiliser l'ordinateur de la bibliothèque publique pour faire mes devoirs, et je devais marcher pendant plus d'une heure, tous les jours, pour me rendre à l'école et en revenir. J'avais l'impression d'être en retard par rapport à tous les autres parce que je n'avais pas assez de temps à consacrer à mes études.

Tout cela a changé lorsque j'ai commencé le programme Passeport. Grâce à ce programme, j'ai reçu des billets d'autobus, ce qui m'a permis de me rendre plus rapidement à l'école, on m'a donné accès aux ordinateurs du programme. Ainsi, puisque mon temps de déplacement était réduit de moitié et que j'avais toute l'information dont j'avais besoin sous la main, il m'était plus facile de terminer mes travaux scolaires et de réussir à l'école.

Avant de participer au programme Passeport, j'étais une élève discrète. Je m'inquiétais de la manière dont j'allais être perçue et je me demandais même si on allait accorder de l'importance à mes opinions. Toutefois, mes mentors m'ont vraiment encouragée à exprimer mes points de vue. En 10e année, je me suis initiée à l'art oratoire; puis, à ma dernière année au secondaire, je prononçais des discours devant près de 500 élèves sur différentes questions qui me tenaient à cœur.

Le programme Passeport m'a beaucoup aidée à titre personnel, mais selon moi, il apporte encore plus à la collectivité.

Aujourd'hui encore, je rencontre d'anciens élèves par hasard dans la ville et nous nous soutenons beaucoup les uns les autres, en plus d'appuyer les personnes qui nous entourent. C'est ce qui compte le plus. Le quartier Regent Park est soumis à un sort défavorable, mais le programme Passeport a fourni des outils aux membres de notre collectivité afin qu'ils suivent leur propre cheminement et améliorent ainsi la situation.

Le temps venu, j'espère travailler dans le domaine des médias numériques. J'aimerais également travailler comme bénévole pour aider les jeunes de ma communauté à réussir.

Passeport pour ma réussite est un organisme de bienfaisance national qui s'efforce de bâtir une génération de diplômés au Canada. En partenariat avec des organismes dévoués œuvrant dans des collectivités à faible revenu, Passeport aide les jeunes à obtenir leur diplôme d'études secondaires et à réaliser leur plein potentiel. Forte de 15 années d'activités couronnées de succès, notre combinaison primée de mesures de soutien scolaires, financières, sociales et individuelles continue de briser le cycle de la pauvreté grâce au pouvoir de l'éducation.

Le gouvernement du Canada soutient le programme Passeport pour ma réussite Canada depuis 2010. Dans le cadre du budget de 2017, le gouvernement a renouvelé le soutien qu'il offre au programme, lequel recevra 38 millions de dollars sur 4 ans à compter de l'année fiscale 2018 à 2019.

Emplois d'été Canada : Ziyad, un leader en formation

Ziyad a travaillé à la mosquée Jamiatul à Brampton (Ontario), en tant qu'administrateur de bureau, dans le cadre du programme Emplois d'été Canada. Le programme est conçu pour les jeunes de 15 à 30 ans qui sont étudiants et qui prévoient retourner aux études à temps plein lors de l'année scolaire suivante. « Le programme Emplois d'été Canada est un atout très important pour nous, étant donné que nous sommes un organisme sans but lucratif, dit-il. Comme le bon déroulement des activités de la mosquée repose entièrement sur des bénévoles, il est crucial de pouvoir compter sur un employé à temps plein. »

Parmi les fonctions qu'exerçait Ziyad à la mosquée, notons l'élaboration de programmes de loisirs et de programmes spirituels, ainsi que la planification des services sociaux nécessaires. Ziyad aimait relever le défi de développer et d'améliorer ses compétences organisationnelles, et d'apprendre à travailler efficacement.

Le programme Emplois d'été Canada met l'accent sur les priorités locales tout en permettant aux étudiants d'aider leur collectivité. « J'espère être en voie de devenir un leader, conclut-il, et je crois qu'une grande partie des compétences acquises dans le cadre de cet emploi m'aideront à continuer de servir la communauté qui fréquente la mosquée. »

L'initiative Emplois d'été Canada fait partie du programme Expérience emploi été. Elle offre des contributions salariales aux employeurs afin de créer des emplois pour les étudiants du secondaire et du postsecondaire. Emplois d'été Canada accorde du financement à des organismes sans but lucratif, des employeurs du secteur public ainsi qu'à des petites entreprises du secteur privé comptant 50 employés à temps plein ou moins afin qu'ils créent des possibilités d'emplois d'été pour les jeunes âgés de 15 à 30 ans qui étudient à temps plein et qui prévoient poursuivre leurs études lors de la prochaine année scolaire.

Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones : Heather trouve une carrière inspirée par la compassion d'une infirmière

Dès le premier abord, une aura de détermination et de compassion se dégage de Heather Waloshuk, une femme animée par le désir d'aider autrui et d'offrir un avenir sécuritaire à ses enfants. Son objectif de carrière était certes de devenir une infirmière de la santé publique, mais si Heather est la personne qu'elle est aujourd'hui, c'est surtout grâce à ses expériences de vie et aux personnes qui l'ont influencée.

Issue du milieu des logements sociaux, Heather a grandi dans un quartier miné par la criminalité, par la violence familiale et par d'autres fléaux menaçant la sécurité des enfants.

Enceinte à 15 ans, elle vivait déjà seule à l'âge de 16 ans en tant que mère de famille monoparentale. Elle est retournée à l'école secondaire, mais elle n'a pas terminé ses études, car elle est tombée enceinte de son deuxième enfant. Elle est aujourd'hui la mère de trois enfants.

Pour Heather, ces premiers stades de la vie ne sont pas synonymes d'infortune. C'était la vie, tout simplement.

« Lorsque j'ai appris que j'étais enceinte, ma mère m'a demandé ce que j'allais faire et comment je prévoyais terminer mes études. Il était inutile de s'apitoyer sur mon sort. Il fallait se concentrer sur les étapes à venir et continuer d'avancer. Cette attitude m'a vraiment aidée à surmonter tous les obstacles qui se sont dressés sur ma route. »

Elle n'a jamais douté qu'elle ferait des études universitaires, comme sa mère : « Ce n'était pas un projet difficile à imaginer pour moi. »

L'abandon n'a jamais été une option : « Abandonner aurait signifié que je renonçais à offrir une vie de qualité à mes enfants. C'est ce que je redoutais le plus dans la vie. Je ferais n'importe quoi pour m'assurer qu'ils partent du bon pied. »

En plus de sa mère, l'infirmière en santé communautaire qui l'a accompagnée lors de ses deux premières grossesses est elle aussi devenue une mentore et un modèle positif. « Elle a exercé une grande influence sur moi. Elle traitait ses patients avec respect et dignité. Elle s'adressait à nous en tant que jeunes parents, sans nous réduire au seul fait que nous étions des adolescentes enceintes. C'est elle qui m'a incitée à devenir infirmière. Encore aujourd'hui, je m'inspire de l'expérience que j'ai vécue il y a 12 ans. »

Heather a été acceptée au programme d'accès de l'Université du Manitoba pour se préparer à entreprendre des études en soins infirmiers. Elle faisait partie d'un groupe composé de 13 étudiants autochtones, tous issus d'un milieu semblable au sien; l'entraide était de mise pour surmonter les difficultés d'apprentissage et les problèmes familiaux ou personnels.

À l'entrée au programme officiel en soins infirmiers, ce groupe a été divisé. Lorsque Heather et certains de ses amis ont remarqué que d'autres membres du groupe abandonnaient le programme parce qu'ils n'arrivaient pas à jongler avec les études et leurs problèmes personnels, ils ont mis sur pied un cercle de soutien. Ils ont ainsi tenu des rencontres mensuelles pour échanger sur leur expérience et se tenir au courant des activités. Lorsqu'un membre du groupe était aux prises avec un problème personnel ou familial, le reste du groupe trouvait un moyen de l'aider.

Aujourd'hui infirmière en santé publique pour l'Office régional de la santé de Winnipeg, Heather est toujours animée par la même détermination et la compassion qui lui ont permis de réussir ses études en tant que mère de famille monoparentale. Elle travaille aujourd'hui dans le district de St. James et suit les pas de sa mentore. Parmi ses nombreuses responsabilités, elle s'occupe notamment d'aider les nouvelles mères en soins postnatals, d'animer des groupes d'éducation familiale, de traiter des maladies d'origine alimentaire et de trouver l'origine des maladies transmissibles qui sévissent dans son milieu.

Par l'entremise de la Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destinée aux Autochtones du gouvernement du Canada, la Fédération des Métis du Manitoba a offert un soutien financier à Heather Waloshuk pour couvrir une partie de ses études. Pour en apprendre davantage sur les offres de formation professionnelle destinées aux Autochtones, veuillez communiquer avec le signataire d'entente autochtone de votre région.

Expérience emploi été : Mikayla à stimuler son sens du leadership grâce à un emploi d'été

Mikayla a travaillé comme étudiante à la Réserve écologique de la Forêt la Blanche, située à Mayo (Québec), dans le cadre du programme Emplois d'été Canada. Le programme fournit du financement pour aider les employeurs, comme Les Amis de la Forêt-la-Blanche, à créer des emplois d'été pour les jeunes de 15 à 30 ans qui prévoient retourné aux études à temps plein lors de l'année scolaire suivante.

Le programme Emplois d'été Canada est conçu de façon à mettre l'accent sur les priorités locales, tout en aidant à la fois les étudiants et leur collectivité. La mission de la Forêt la Blanche consiste notamment à protéger le territoire contre le développement, à entretenir et à améliorer le réseau de sentiers, et à mener des activités éducatives et scientifiques à l'intérieur de la réserve écologique. « Dans cet emploi, j'ai une grande autonomie, et peu d'étudiants ont cette chance. Pourvu que je fasse bien mon travail, je suis libre de m'organiser comme je l'entends. »

Il existe, dans toutes les régions du Québec, plusieurs centres d'éducation forestière qui ont été mis sur pied pour amener les gens à mieux connaître et comprendre la conservation forestière ainsi qu'à en reconnaître la valeur. Mikayla aidait à l'entretien des sentiers publics et travaillait au centre d'accueil, où elle accueillait les groupes de visiteurs et leur indiquait, sur une carte, comment accéder aux sentiers offrant les meilleures vues. « Cet emploi me permet d'améliorer mes compétences en leadership. Je veux me spécialiser en biologie marine ou en biologie animale en général, et travailler ici me permet d'observer les animaux en milieu sauvage. »

L'initiative EÉC, qui fait partie du programme Expérience emploi été. Elle offre des contributions salariales aux employeurs afin de créer des emplois pour les étudiants du secondaire et du postsecondaire. EÉC accorde du financement à des organismes sans but lucratif, des employeurs du secteur public ainsi qu'à des petites entreprises du secteur privé comptant 50 employés à temps plein ou moins afin qu'ils créent des possibilités d'emplois d'été pour les jeunes âgés de 15 à 30 ans qui étudient à temps plein et qui prévoient poursuivre leurs études lors de la prochaine année scolaire.

Assurance-emploi : Theo traverse une période difficile et doit demander des prestations d’assurance-emploi

Malgré ses diplômes universitaires, Theo* était constamment à la recherche d’un emploi, acceptant des contrats à court terme les uns après les autres afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa partenaire Sarah*, enceinte.

Malheureusement, tout juste avant la naissance de leur premier enfant, son contrat a été résilié et Theo a perdu son emploi, devant alors remuer ciel et terre pour trouver un travail. Le poids des factures et des dépenses pour le bébé étant trop lourd à porter, il s’est tourné vers l’assurance-emploi, à laquelle il était admissible.

Afin d’obtenir un revenu additionnel tout en continuant ses recherches pour un emploi à temps plein, Theo s’est trouvé un emploi à temps partiel, bénéficiant ainsi du projet pilote du gouvernement du Canada, Travailler pendant une période de prestations. Ce projet permet aux prestataires de recevoir une partie de leurs prestations et de conserver toute la rémunération découlant de leur travail.

« Lors de la vérification hebdomadaire, je les ai informés que je travaillais à temps partiel, ce qui influence le montant des prestations. Travailler n’était pas une nécessité sur le plan financier, mais je devais sortir de la maison, pour le bien de ma santé mentale et celui de mon couple. »

Grâce au projet pilote, Theo a pu amasser un peu plus d’argent, recevant 0,50 $ de prestation d’assurance-emploi pour chaque dollar qu’il gagnait, jusqu’à concurrence de 90 % de son salaire assurable hebdomadaire.

La venue d’un nouveau-né change les choses dans toutes les familles, et une situation financière précaire est une source de stress supplémentaire. « Tout est plus difficile lorsque nos inquiétudes se portent sur l’agent, surtout si en plus, on cherche du travail. J’ai été surpris de la cohérence du processus d’assurance-emploi. »

Présenter une demande dans le cadre du projet pilote n’a jamais inquiété Theo, car il n’a pas eu besoin de le faire. Il a simplement dû informer Service Canada de tout revenu qu’il gagnait alors qu’il recevait des prestations, et le traitement se faisait automatiquement.

Theo remercie le régime d’assurance-emploi de les avoir aidé à traverser, sa famille et lui, une période difficile aussi inattendue qu’éprouvante, tant sur le plan financier qu’émotionnel. « Ça m’a aidé à garder la tête froide. Je vis dans un pays où je ne suis pas la victime d’un marché du travail limité, ce qui n’est pas ma faute. Le régime d’assurance-emploi m’a aidé à persévérer et a contribué à ma recherche d’emploi. »
Theo occupe maintenant un poste à temps plein, et sa partenaire Sarah et lui attendent leur deuxième enfant.

*Le nom a été changé.

L'assurance-emploi offre des prestations régulières aux personnes qui ont perdu leur emploi sans en être responsables (par exemple à la suite d'un manque de travail, parce qu'elles occupaient un travail saisonnier ou en raison d'une mise à pied massive) et qui sont disponibles pour travailler et qui sont prêtes à le faire, mais qui ne peuvent pas trouver de travail.

Le Programme d’aide préscolaire aux Autochtones dans les réserves : Des services de garde abordables donnent lieu à une carrière dans le domaine de la garde d’enfants pour Chanise

Chanise ne peut s’imaginer où elle serait aujourd’hui sans le soutien de sa garderie communautaire.
Si vous lui posez la question, elle vous répondra qu’elle n’aurait pas terminé ses études secondaires et qu’elle serait probablement à la maison, incapable de trouver un emploi.

Seulement quelques mois après la naissance de son fils, cette mère célibataire était impatiente de terminer ses études secondaires.

Malgré le défi que représente la charge de travail d’un parent célibataire d’un nouveau-né, Chanise était déterminée à atteindre son but. Cependant, elle avait du mal à trouver un service de garde abordable et fiable, et sans un service de garde, il lui était pratiquement impossible de retourner aux études.

Chanise a trouvé la solution à son problème à la garderie communautaire de Waywayseecappo, qui a offert à son fils un environnement à même sa communauté où il pouvait jouer et apprendre pendant qu’elle poursuivait ses études.

Au début, il était difficile pour Chanise de laisser son fils à la garderie, mais le soutien du personnel de la garderie lui a donné la paix d’esprit dont elle avait besoin pour se concentrer sur ses études. Elle a obtenu son diplôme d’études secondaires au cours de la même année.

Ce n’était que la première étape. Chanise désirait mener une carrière qui lui permettrait de redonner à la communauté; elle s’est donc inscrite au programme d’aide-éducateur au Collège communautaire Assiniboine.

Aujourd’hui, Chanise travaille à temps plein à la garderie que fréquente son fils. De plus, elle poursuit ses études.

Quant à ce dernier, il est âgé de trois ans, il adore le hockey et il a hâte de commencer la prématernelle.
Selon Chanise, ce qui est le plus gratifiant dans son travail auprès des enfants c’est de leur donner le meilleur départ possible dans la vie puis de les regarder grandir lorsqu’ils passent de la garderie à l’école.

La garderie communautaire de Waywayseecappo a reçu des fonds dans le cadre de l’ISGPNI du gouvernement du Canada, qui soutient l’accès à des services de garde d’enfants abordables, de qualité et appropriés sur le plan culturel.

Stratégie de formation pour les compétences et l'emploi destiné aux Autochtones : Eric obtient un coup de pouce pour démarrer une nouvelle carrière

Eric trouvait son travail monotone et il avait besoin de changement.

Il a donc communiqué avec la Manitoba Metis Federation pour savoir comment faire pour devenir plombier. Son raisonnement était le suivant : « Tout le monde a besoin d’un plombier, il y a donc de la sécurité d’emploi dans ce domaine. »

Mais avant d’entreprendre son apprentissage de plombier, Eric a dû suivre des cours préparatoires, notamment sur la sécurité de la construction et la réanimation cardio-respiratoire, de même que sur la rédaction d’une lettre de candidature et d’un CV.

Après son cours de trois semaines à la Manitoba Metis Federation, Eric est devenu apprenti chez Plumb-X Plumbing, à Winnipeg. Il a terminé le premier des cinq niveaux de son apprentissage et il est déterminé à tous les faire afin de devenir un plombier certifié Sceau rouge.

Eric était attiré par le fait qu’en plomberie, chaque travail est différent : « J’aime le fait qu’il faut beaucoup utiliser notre cerveau. Je veux dire que, même si les maisons où on va sont construites de la même façon, les solives et les accessoires fixes peuvent faire en sorte qu’on doive installer les choses différemment. C’est donc différent chaque fois. Et je trouve ce défi stimulant. »

Eric adore travailler chez Plumb-X : « Mes patrons sont super. La formation avec eux a vraiment été fantastique. »

Après avoir terminé le premier niveau de son apprentissage, Eric a demandé la Subvention incitative aux apprentis du gouvernement du Canada, d’une valeur de 1 000 $, et l’a reçue. Quand il sera un plombier certifié, Eric aura droit à la Subvention à l'achèvement de la formation d'apprenti, qui représente une somme supplémentaire de 1 000 $.

Durant son apprentissage, Eric reçoit une subvention salariale de la Manitoba Metis Federation, dans le cadre de la Stratégie de formation pour les compétences et l’emploi destinée aux Autochtones du gouvernement du Canada. Pour profiter des possibilités de formation pour les Autochtones, communiquez avec le signataire d'entente autochtone de votre région.

Skills Compétences : Une carrière pleine de premières pour Jennifer

Lorsque l’on voit Jennifer Green sur l’estrade, il est difficile de l’imaginer les mains pleines de graisse ou en train de monter sur une machine industrielle pour la réparer.

C’est pourtant ce qu’elle faisait en tant que mécanicienne industrielle (de chantier), une profession certifiée Sceau rouge où les femmes sont représentées dans une très faible proportion (3 %). Son travail consistait à entretenir et à réparer les machines industrielles, l’équipement mécanique et les systèmes automatisés dans les installations de l’entreprise Linamar, un fabricant international de pièces automobiles dont le siège est situé à Guelph, en Ontario.

Jenn n’avait pas envisagé de poursuivre une carrière dans les métiers, mais cette possibilité a piqué sa curiosité lorsqu’elle a eu l’occasion de prendre part à un programme d’enseignement coopératif quand elle était au secondaire. « J’aimais la technologie et j’avais de la facilité dans ce domaine, mais je m’en servais uniquement pour augmenter ma moyenne en vue d’entrer à l’université », admet‑elle. « Le programme d’enseignement coopératif m’a permis d’acquérir des connaissances pratiques et une expérience utile. »

Ce « petit bout de femme » ne le savait pas à l’époque, mais cela la mènerait loin. Elle apprenait un métier dans lequel les femmes sont très rares, et cela a retenu l’attention de Linamar. L’entreprise a accueilli Jenn dans ses rangs quand celle‑ci était en 12e année, et l’a par la suite embauchée à temps plein une fois ses études secondaires terminées.

Tout au long de son apprentissage et de sa carrière, Jenn a souvent été la première et la seule femme, que ce soit dans ses cours ou au sein d’un service d’entretien. Elle mentionne que Linamar, le Collège Conestoga et Compétences Ontario ont joué un rôle important dans sa réussite. « Linamar a cru en moi, et m’a continuellement appuyée pour me permettre d’apprendre, de participer aux Olympiades canadiennes des métiers et des technologies, d’obtenir mon accréditation professionnelle, de prendre la parole en public et d’agir en qualité de mentor. Si je suis ici aujourd’hui, c’est en grande partie grâce à l’entreprise », mentionne Jenn.

Le fait d’être une pionnière n’a pas toujours été facile, et Jenn s’est parfois sentie mal à l’aise. Quand elle étudiait au collège, Jenn était réticente à prendre part aux Olympiades de Compétences Ontario dans la catégorie Mécanicien‑monteur industriel, composée en très grande majorité d’hommes. Elle craignait qu’un échec ne fasse que renforcer les préjugés à l’égard des femmes dans les métiers. Cependant, l’un de ses professeurs lui a mentionné que l’ensemble des professeurs de mécanique de chantier du Collège Conestoga s’étaient consultés et avaient décidé de la choisir pour représenter l’établissement, car ils étaient convaincus qu’elle saurait relever le défi. Cela lui a donné la confiance nécessaire pour participer. Jenn a non seulement remporté l’or aux Olympiades de Compétences Ontario, mais elle a par la suite remporté l’argent aux Olympiades canadiennes des métiers et des technologies.

Dès le départ, Linamar et Compétences Canada l’ont encouragée à les représenter lors d’événements et de salons des carrières afin de faire la promotion des carrières dans les métiers.
Shaun Scott, directeur des ressources humaines chez Linamar, a mentionné ce qui suit : « Nous nous efforçons d’accroître la représentation des femmes dans le secteur de la fabrication depuis 2009. À l’époque, nous nous appuyions presque exclusivement sur Jenn, notre seule mécanicienne industrielle de chantier, pour recruter des jeunes femmes dans les métiers. Depuis 2012, nous avons mis en place des programmes qui nous ont permis d’accroître de façon importante la représentation des femmes dans les métiers au sein de l’entreprise. En 2018, nous souhaitons accueillir 11 jeunes femmes parmi nos apprentis dans le cadre de l’initiative que nous menons dans les écoles secondaires; cela représenterait 40 % de nos nouveaux apprentis. »

Jenn continue d’encourager non seulement les femmes, mais quiconque envisage une carrière dans les métiers. « Les pénuries de main‑d’œuvre dans les métiers spécialisés sont de plus en plus graves. On estime qu’il y avait environ 1,5 million de postes vacants dans le secteur des métiers en 2016, et l’on prévoit qu’il y en aura 2,6 millions d’ici 2021. À l’échelle nationale, 15,3 % des travailleurs dans les métiers spécialisés ont plus de 55 ans. »

La relation de Jenn avec Compétences Ontario demeure solide, et elle ne se contente pas de prendre la parole lors d’événements. À titre d’exemple, elle a récemment participé à la mise sur pied de l’Association des anciens de Compétences Ontario et est devenue sa présidente, une autre première.

Jenn s’efforce d’être un exemple à suivre, et sa contribution à ce titre a été soulignée. En 2013, le YMCA‑YWCA de Guelph a créé une catégorie des métiers pour le prix Femmes de mérite, et Jenn a été la première récipiendaire dans cette catégorie. La même année, elle a également remporté le Prix de distinction décerné aux anciens du Collège Conestoga dans la catégorie des métiers. 

Même si Jenn ne travaille plus comme mécanicienne industrielle de chantier, elle se sert toujours de ses compétences en mécanique, de son expérience de l’entretien et de ses connaissances en planification. Elle est actuellement gestionnaire et planificatrice de l’entretien pour le Conseil scolaire de district Upper Grand, qui compte 82 bâtiments à Guelph ainsi que dans les comtés de Wellington et de Dufferin. Elle est non seulement la première femme, mais la première personne à occuper ce poste.

Le gouvernement du Canada offre du soutien pour aider Compétences Canada à faire la promotion des carrières dans les secteurs des métiers spécialisés et de la technologie. Les Olympiades canadiennes des métiers et des technologies, qui ont lieu tous les ans, sont le principal événement tenu par l’organisme, et les organisations membres de celui‑ci organisent également des olympiades provinciales et territoriales.

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