Une nouvelle analyse confirme que la tarification du carbone fonctionne : elle permettra de réduire considérablement la pollution tout en faisant croître notre économie

Communiqué de presse

Le 30 avril 2018 – Ottawa (Ontario)

Les Canadiens savent que la pollution a un prix. Les événements météorologiques graves imputables aux changements climatiques coûtent déjà des milliards de dollars par année en assurance aux Canadiens. Partout au pays, les Canadiens ont été victimes d’incendies de forêt dévastateurs, de très fortes inondations, de graves sécheresses et de tempêtes plus violentes. Les Canadiens sont très largement en faveur des mesures touchant les changements climatiques et la croissance de l’économie.

Une nouvelle analyse menée par Environnement et Changement climatique Canada confirme qu’une tarification de la pollution, partout au pays, permettra de réduire considérablement la pollution par le carbone, tout en maintenant une économie solide et en croissance.

La tarification du carbone constitue la clé de tout plan crédible en matière de climat puisqu’il s’agit d’un moyen rentable de réduire considérablement la pollution tout en favorisant l’innovation propre et en créant de nouveaux emplois. La tarification du carbone fonctionne parce qu’elle constitue un puissant incitatif à réduire la pollution, en incitant les gens et les entreprises à économiser de l’argent en faisant des choix plus propres, comme en isolant leur maison ou en modernisant leur équipement, au profit de modèles plus efficients. De ce fait, la tarification du carbone constitue une pierre angulaire du plan d’action du Canada sur la croissance propre et les changements climatiques.

L’étude a permis de conclure qu’une tarification nationale de la pollution causée par le carbone conforme à la norme fédérale permettrait d’éliminer de 80 à 90 millions de tonnes d’émissions de gaz à effet de serre d’ici 2022. Cela représenterait une importante contribution à l’atteinte de l’objectif climatique du Canada dans le cadre de l’Accord de Paris. Cela équivaut à retirer de la route de 23 à 26 millions de voitures ou à mettre fin aux activités de 20 à 23 centrales au charbon pendant un an.

L’étude a en outre permis de démontrer que la croissance du PIB demeurerait solide malgré la tarification nationale de la pollution par le carbone. Le PIB national devrait augmenter d’environ 2 p. 100 par année d’ici 2022, que la tarification du carbone soit mise en place ou non. Ceci n’inclut pas la formidable occasion que présentera l’innovation propre soutenue par la tarification du carbone pour aider les entreprises canadiennes à créer des emplois et à être concurrentielles dans le marché mondial en plein virage vers une croissance plus propre – occasion dont la Banque mondiale estime qu’elle représentera 23 mille milliards de dollars, à l’échelle mondiale, d’ici 2030.

Quatre Canadiens sur cinq vivent dans une province qui s’est déjà dotée d’un système de tarification de la pollution. Ces quatre provinces, soit le Québec, l’Ontario, l’Alberta et la Colombie-Britannique ont connu, l’an dernier, la plus forte croissance économique du pays. En veillant à ce que toutes les parties du Canada tarifient la pollution selon la même norme, le gouvernement fédéral peut contribuer à faire en sorte que nous réduisions nos émissions et que nous assurions la croissance de notre économie.

L’Alberta, la Colombie-Britannique, l’Ontario et le Québec ont choisi de réinvestir les recettes issues de la tarification dans leur propre province, par le biais de mesures comme :

  • des remises ciblées ou des réductions d’impôt consenties aux ménages et aux entreprises;
  • des investissements en matière de croissance propre qui profiteront tant aux particuliers qu’aux entreprises, comme sous la forme de programmes de modernisation des maisons, d’appuis pour les entreprises à l’égard des solutions propres et d’une amélioration du transport en commun.

Chaque province et territoire est tenu d’élaborer un système de tarification du carbone qui respecte la norme fédérale. Le gouvernement fédéral a établi clairement que toutes les recettes issues de la tarification de la pollution demeureront dans la province ou dans le territoire d’où elles proviennent. Notre approche concède aux provinces et aux territoires la souplesse nécessaire pour concevoir leur propre système, pour autant qu’il respecte la norme fédérale, en plus de décider eux-mêmes du meilleur usage qui peut être fait des recettes issues de la tarification de la pollution afin d’appuyer les particuliers et les entreprises de leur administration et d’assurer la croissance d’une économie propre.

L’analyse menée par Environnement et Changement climatique Canada sur les résultats de la tarification du carbone se fonde sur des estimations préliminaires. Les résultats finaux seront tributaires de la façon dont les provinces et les territoires conçoivent leur système de tarification du carbone de même que des choix qu’ils prendront quant à la façon de réinvestir les recettes issues de la tarification du carbone dans leur propre économie. L’effet net de la tarification de la pollution sur les ménages dépendra de ces choix.

Citations

« Les Canadiens s’attendent à ce que le gouvernement fédéral prenne des mesures sérieuses, pratiques et rentables à l’égard des changements climatiques tout en positionnant le Canada de manière à ce qu’il puisse tirer parti de l’occasion qu’offre l’économie de la croissance propre qui représente plusieurs milliers de milliards de dollars. Tous les partis représentés au Parlement appuient le respect de nos cibles aux termes de l’Accord de Paris – et tout plan crédible de lutte contre les changements climatiques doit inclure une tarification de la pollution. L’expérience au Canada et à travers le monde confirme que la tarification de la pollution fonctionne : elle stimule l’innovation propre, crée de bons emplois pour la classe moyenne et encourage les familles et les entreprises à faire des choix qui les aideront à économiser de l’énergie et de l’argent. L’environnement et l’économie sont liés. »

– Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique

Faits en bref

  • Quatre-vingts pour cent des Canadiens vivent dans une province qui a établi une tarification de la pollution causée par le carbone, et en 2017, ces provinces – la Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario et le Québec – sont celles qui ont enregistré la plus forte croissance de PIB au Canada. (Source)

  • La tarification de la pollution causée par le carbone aide les entreprises canadiennes à créer des emplois et à être concurrentielles dans le marché mondial en plein virage vers une croissance plus propre : une occasion que la Banque mondiale estime valoir 23 mille milliards de dollars mondialement d’ici 2030.

  • De 1983 à 2004, les réclamations d’assurance au Canada découlant d’événements météorologiques graves se sont élevées à un peu moins de 400 millions de dollars par année. Au cours de la dernière décennie, ce montant a triplé pour atteindre plus d’un milliard de dollars par année.

  • Selon la Banque mondiale, près de la moitié de l’économie mondiale a déjà mis en place un système de tarification de la pollution, incluant la Chine, la Californie et l’Union européenne.

  • À titre de membres de la Coalition pour le leadership en matière de tarification du carbone, les cinq banques les plus importantes du Canada ainsi que de nombreuses entreprises dans les secteurs des biens de consommation, de l’énergie et de l’exploitation des ressources, appuient également l’établissement d’une tarification de la pollution. Cette Coalition compte 32 gouvernements nationaux et sous-nationaux, 150 entreprises et 67 partenaires stratégiques qui collaborent mondialement pour appuyer et accélérer la tarification du carbone à travers le monde.

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