Système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes

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Système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes

Le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes analyse rapidement les phénomènes météorologiques extrêmes et démontre dans quelle mesure les changements climatiques attribuables aux activités humaines peuvent influencer la probabilité que de tels phénomènes se produisent. On parle de phénomène météorologique extrême lorsque l’on observe des phénomènes extrêmes inhabituels ou hors saison par rapport aux données historiques.

Le système est nouveau au Canada et il est toujours en cours d’élaboration. Cette saison, Environnement et Changement climatique Canada a élargi le système d’attribution rapide des phénomènes météorologiques extrêmes pour mieux comprendre le rôle des changements climatiques dans les épisodes de précipitations extrêmes. Il faut environ 24 heures après la fin d’un épisode de forte précipitation pour obtenir des résultats. Les scientifiques s’appuient sur des modèles climatiques pour comparer deux climats différents : le climat des années 1800 et celui d’aujourd’hui.

Comprendre les précipitations

On entend par précipitations toute forme d’eau qui tombe du ciel – pluie, pluie verglaçante, grésil, grêle et neige. Le système analyse les épisodes de précipitations les plus extrêmes, qui sont le plus souvent des pluies abondantes. Les chercheurs utilisent des modèles climatiques pour déterminer dans quelle mesure les changements climatiques attribuables aux activités humaines influent sur la probabilité de chaque phénomène.

En moyenne, les taux de précipitations au Canada augmentent, mais la quantité de précipitations varie considérablement d’une région à l’autre du pays. Certains endroits sur la côte Ouest reçoivent en moyenne 3 000 millimètres de précipitations ou plus par année. Les précipitations annuelles peuvent être aussi faibles que 300 millimètres dans certaines parties des Prairies ou environ 200 millimètres dans le Grand Nord (chapitre 4 – RCCC2019).

Analyse des précipitations extrêmes

Depuis juin 2025, les chercheurs ont analysé 42 des phénomènes de précipitations les plus extrêmes dans tout le Canada et ont déterminé que pour 39 d’entre eux, la probabilité qu’ils se produisent a été amplifiée en raison des changements climatiques attribuables aux activités humaines.

Les chercheurs ont constaté que trois autres phénomènes ont été rendus beaucoup plus probables. Autrement dit, ces phénomènes étaient de 2 à 10 fois plus susceptibles de se produire dans le climat actuel que dans le climat préindustriel :

Canada atlantique : Happy Valley-Goose Bay, Labrador (est)

  • Date : 18 juillet 2025
  • Précipitations totales accumulées : 36,0 mm
  • Proportion de la moyenne des précipitations totales de juillet : 32,8 %

Sud de la région Qikiqtaaluk, ouest de l’île de Baffin, Nunavut

  • Date : 11 juillet 2025
  • Précipitations totales accumulées : 20,4 mm
  • Proportion de la moyenne des précipitations totales de juillet : 40,6 %

Canada atlantique : Happy Valley-Goose Bay, Labrador (est)

  • Date : 1er novembre 2025
  • Précipitations totales accumulées : 39,9 mm
  • Proportion de la moyenne des précipitations totales de novembre : 43,0 %

À mesure que les épisodes de précipitations extrêmes deviennent plus fréquents, la population canadienne est invitée à surveiller les prévisions météorologiques, à prendre toutes les alertes au sérieux, à se préparer en élaborant un plan d’urgence et à se tenir prête à modifier ses déplacements. Il est possible de télécharger l’application MétéoCAN afin de recevoir des notifications d’alertes météorologiques directement sur un appareil mobile.

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2025-12-11