Page 6 : Lesley Howes à Pamela Laidler

Lesley Howes

Photo: Lesley Howes


À titre de biologiste du baguage des oiseaux du Service canadien de la faune, j’ai le grand plaisir de voir des oiseaux de très près, et souvent, de les avoir en main. Chaque automne, je suis responsable du baguage de la Petite Nyctale à l’Observatoire d’oiseaux d’Innis Point. J’adore voir le visage des gens s’illuminer lorsqu’ils voient ces merveilleux oiseaux pour la première fois. Chaque hibou qui vole en silence dans la nuit est une beauté et une merveille. Chaque personne repart avec des chouettes dans le coeur.

Marie-Anne Hudson

Photo: Barbara Frei

Grand corbeau

Photo: John McKay


En tant que coordonnatrice nationale du Relevé des oiseaux nicheurs d’Amérique du Nord au Canada, j’ai eu la chance d’effectuer des parcours du Relevé en Gaspésie (Québec) et au Labrador. J’ai vécu tant de moments merveilleux et importants durant la réalisation de ces relevés : des rencontres surprises (« est ce que c’est bien ce que je pense?! »), des comportements étranges, des levers de soleil époustouflants et des paysages magnifiques. Le fait que ces relevés soient un élément fondamental de la conservation des oiseaux en Amérique du Nord est simplement la « cerise sur le sundae ». Pouvoir observer (en fait, bien souvent seulement entendre) ces oiseaux est le sentiment le plus merveilleux qui soit.

Sarah Hudson

Photo: Ana Gonzalez

Macareux rhinocéros

Photo: Katie Studholme



En juillet 2016, je me suis jointe à des collègues à l’île Lucy, au large de la côte de Prince Rupert, en Colombie Britannique. Nous devions capturer des Macareux rhinocéros dans des terriers de nidification et y fixer des dispositifs de localisation GPS afin de délimiter leur habitat d’alimentation. Au petit matin, le 10 juillet, nous avons capturé un oiseau dans un terrier. « Wow, c’est une vieille bague ! » L’oiseau portait une bague abimée en acier inoxydable, et, après inspection, nous l’avons remis dans son terrier. Nous avons appris par la suite que cet individu avait été bagué alors qu’il était juvénile par Doug Bertram du Service canadien de la faune le 15 juillet 1985… soit 31 ans plus tôt, presque jour pour jour. Un nouveau record de longévité pour l’espèce!

Benoît Jobin

Photo: Benoît Jobin

Râle jaune

Photo: Christian Marcotte


J’ai eu la chance et le privilège de participer à des inventaires du Râle jaune, une espèce en péril au Canada, dans les marais côtiers du sud de la baie James au Québec, où se trouve le Refuge d’oiseaux migrateurs de la Baie-Boatswain. Après avoir survolé et délimité les transects d’inventaire durant la journée, mes collègues et moi-même étions transportés par hélicoptère à notre lieu de départ à la tombée du jour. L’inventaire débutait une fois la noirceur installée, puis nous marchions toute la nuit dans les marais à la lueur de nos lampes frontales. Près de vingt ans plus tard, le cliquetis des Râles jaunes résonne encore dans mes oreilles.

Sheldon Jordan

Photo: Anne-Brigitte Quirion

Chardonneret jaune

Photo: Suzanne Labbé



Ces créatures ailées exercent une profonde influence sur les humains, qui, d’un côté, admirent leur plumage et leurs acrobaties, et de l’autre, les chassent pour nourrir leurs familles. Nous travaillons de concert pour protéger les terres, les eaux, l’air et les arbres qui abritent les oiseaux. Il y a un siècle, les pays du continent ont lancé des efforts de collaboration pour les protéger conformément à notre premier traité environnemental moderne. Nous approchons maintenant du centenaire de la désignation du premier garde-chasse fédéral du Canada, Robie Tufts, qui devait assurer l’application de la Loi sur la Convention concernant les oiseaux migrateurs. De nombreux hommes et femmes ont suivi ses traces avec la mission de conserver, de protéger et de respecter la faune du Canada.

Laura Kaye

Photo: Peter Turnley

Merlebleu de l’Est

Photo: The Afternoon Birder


En tant que photographe d’oiseaux et auteure d’un blogue sur l’ornithologie, je passe beaucoup de temps dans la nature à interagir avec les oiseaux. Je me souviendrai toujours d’une rencontre qui a eu lieu à la fin de l’hiver dernier. La ville d’Ottawa était au milieu d’une saison tardive de bourrasques de neige, mais j’ai décidé d’aller observer les oiseaux quand même. C’est tout à fait extraordinaire, mais j’ai vu deux Merlebleus de l’Est en train de manger du sumac. C’était une belle surprise puisque nous n’observons généralement pas ces oiseaux avant la fin du printemps. Une des choses que j’aime le plus de l’ornithologie est que chaque journée est différente, et que nous ne savons jamais sur quelle espèce nous tomberons!

Judith Kennedy

Photo: Amélie Roberto-Charron

Paruline du Canada

Photo: Suzanne Labbé


Tant de moments me viennent à l’esprit : le baguage d’oiseaux, de l’Arctique jusqu’aux tropiques, aussi bien les bernaches que les colibris ; un crépuscule pourpre dans les fondrières des Prairies à observer des milliers et des milliers d’oiseaux aquatiques venant se reposer ; l’excitation de trouver un nid contenant ses oeufs précieux. Cependant, j’ai récemment trouvé très émouvant de récupérer un géolocalisateur sur une Paruline du Canada et de savoir que cet oiseau que je tenais dans ma main avait fait un spectaculaire voyage jusqu’en Colombie, qu’il avait survécu à tous les dangers posés par l’homme, puis qu’il était revenu dans la même zone de la même forêt d’où il était parti huit mois auparavant. Miraculeux!

Samantha Krause

Photo: Samantha Krause

Aigrette tricolore

Photo: Suzanne Labbé



L’ornithologie ne concerne pas seulement les oiseaux. C’est aussi une communauté. En avril dernier, une tempête de pluie verglaçante a touché Thunder Bay, en Ontario, et a amené un visiteur notable du sud des États Unis : une Aigrette tricolore. Heureusement, j’étais en ligne lorsque j’ai vu le rapport sur le terrain, et j’étais sur place 30 minutes plus tard. Après avoir pris une photo et l’avoir ajoutée à mon propre rapport, j’ai attendu. Au cours de l’heure suivante, les ornithologues amateurs ont commencé à arriver un par un, et j’ai enfin pu rencontrer des gens que je connaissais seulement de façon virtuelle. La fête improvisée de deux heures en bordure d’un marais a été marquée par des rires, des histoires et une aigrette égarée.

Suzanne Labbé

Photo: Pierre Bannon

Petit-duc maculé

Photo: Suzanne Labbé

J’observe les oiseaux depuis longtemps et il y a tellement de beaux moments passés en leur compagnie. Le Petit-duc maculé est un de mes coups de cœur. J’ai la chance de le croiser de temps en temps lors de mes sorties d’observations d’oiseaux. Mais cette journée de mai 2017, il s’est offert tel un beau cadeau dans une grande cavité à quelques mètres du sentier. Il dormait sans crainte après une nuit de chasse fort active ; enfin, c’est ce que j’imagine. Merci la nature.

Pamela Laidler

Photo: Karen Legasy



C’est le 6 juin 2015 que j’ai eu un coup de coeur pour l’observation d’oiseaux. Une magnifique Paruline à croupion jaune a captivé mon regard. Elle me dévisageait depuis la branche d’un pin blanc où elle venait de se poser. Dans l’est et le nord-est de l’Ontario, j’ai pu voir régulièrement des Merles d’Amérique, des Mésanges à tête noire, des Cardinaux rouges, des Plongeons huards, etc. Depuis juin 2015, je suis activement à la recherche d’oiseaux au Canada, et j’ai trouvé des créatures aussi spectaculaires et variées que la Paruline à gorge orangée, la Chouette rayée, le Macareux moine et le Fou de Bassan. Quel plaisir que de découvrir et d’apprécier leurs caractéristiques et leurs sons uniques.

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